112 : You'll be the death of me
Par La Sorcière, mercredi 3 décembre 2008 | Rubrique: True Blood | 41 commentaires
Bon, ben c'était très bien, cette petite série toute neuve ! Je suis très contente, moi. Ca m'a beaucoup divertie, je me suis plongée avec délectation dans cet univers et j'ai vraiment hâte de poursuivre l'aventure.
Mais pour commencer, je tiens à saluer l'exceptionnelle composition de Michael Raymond-James. Phénoménal, le psychopathe à roulettes. J'avais donc compris que Rene était le tueur et j'ai pris un plaisir de folie à le regarder jouer son double jeu. J'ai ri comme une bossue devant ses petits sourires terrifiants, et j'ai flippé comme une malade quand il perd son accent de bouseux cajun.


D'ailleurs, avant de savoir qu'il était le tueur, je m'étais renseignée sur son état-civil (
) et j'avais ainsi appris qu'il était le seul de la troupe à avoir engagé un coach pour son accent. J'ai donc eu un sourire mauvais lorsqu'Arlene découvre que...

(PTDR d'ailleurs la scène avec les deux mouflets qui regardent avec application la vidéo où la regrettée Maudette se fait défoncer par le non moins regretté Liam.)
Non, et puis ses petits rictus, ses petits rires alors qu'il poursuit la Sookie terrifiée dans le cimetière, c'est énorme, c'est magistral, c'est impérial.
Rene : Come on sookie, let's be friends. I'm sorry. I didn't mean to scare you.
Arf. ![]()
Bref, tout cela arrive très vite, incroyablement, d'ailleurs. Même si cette demeurée de Sookie percute bien tard. La scène de la cavale où elle ne peut s'empêcher d'entrevoir les méfaits du tueur est parfaitement terrifiante. Pauvre mamie, massacrée par ce cinglé. Brrrr...
J'ai également adoré le fait que la scène surréaliste où Sam reniflait les draps de Dawn (je ne m'en étais jamais remise) prenne enfin tout son sens lorsqu'il tombe sur le gilet de Rene.


Grand moment de triomphe où on se dit que supertoutou va voler au secours de la sotte de service. Ah, c'était grand, ça.
On ajoute à ça mon Bill renié qui se réveille dans sa planque et qui va affronter les rayons du soleil pour tenter de sauver sa belle, se faisant griller comme une merguez au passage. Pauvre Bill, j'en étais malade d'horreur.

Enfin, après un coup de pelle salvateur...

(Ouh, que ça doit être désagréable de mourir comme ça !)
... voilà la Sookie qui se prend dans la tronche sa bêtise d'avoir renvoyé sur les roses le mec prêt à se cramer tout vivant pour elle.

Et plus que jamais j'ai adoré Sam qui, nu comme un ver et avec une délicatesse et une dignité inégalables, nous ensevelit le Billou comme il se doit. Merci, Sam. Vraiment, merci. Sérieux, on lui doit tout, à toutou.


Contente, donc, qu'une fois le devoir accompli, Sookie ait l'élégance (quelque peu assaisonnée aux anti-douleurs rapport aux torgnoles qu'elle vient de se prendre) de reconnaître le mérite de Sam. Ah, pas trop tôt.

Sookie : Sam. You need to let people see the real you. Because you're kind, and brave. There's nothing there not to love.
Sam : Right back at you.

Ahem.

(Winkwink.)
Beaucoup aimé l'adorable défilé de tous ces braves gens au chevet de la rescapée, chacun avec sa merde passant au second plan. Lafayette.

Sam et Tara et leurs problèmes à régler.

Jason dont le séjour en prison n'a visiblement pas amélioré les facultés intellectuelles puisqu'il joue à présent les bons frères et les illuminés.


Et Arlene qui m'a fait mourir de rire, la pauvre, envisageant déjà un remplaçant à feu son fiancé dégénéré.
Arlene : Some day, if I ever find another man, I want you to look inside his head and tell me everything that's in there.

Mais n'importe quoi !!! ![]()
Remplaçant qu'on peut d'ores et déjà imaginer être Terry "PTSD" Bellefleur, l'homme aux mille métaphores guerrières.

Terry : Your hair is like a sunset after a bomb went off.
On boucle la boucle en nous rendant un Bill comme neuf et plus chevaleresque que jamais. Ca tombe bien, la péronnelle semble maintenant convaincue de sa bonne foi. Ca, c'est fait.

Bref, au terme de ces quelques minutes de quasi-perfection, tout semble enfin à sa place, du moins si on choisit de fermer les yeux sur les quelques miettes de poil à gratter semées par l'auteur. Le tueur bouffe les pissenlits par la racine, Jason est innocenté et rayonne de sérénité, Tara est de nouveau sur les rails et semble enfin consciente de sa valeur, Sookie et Bill peuvent envisager les épousailles. Sauf que rien à faire, ça gratte un peu de partout.
Jason, esprit faible s'il en est, n'a trouvé l'équilibre que grâce à la doctrine d'une secte de la pire espèce.

(Rien que le logo et l'intitulé... hum.)
Dans un autre genre, Tara n'en est pas loin, tombant sous la coupe d'une prédatrice qui recueille les chiens errants sans doute pour les bouffer, voire pire.

(Au passage, j'en boufferais bien à tous les repas, moi, du chien errant qui joue de la guitare. Yummy !
)
On se demande d'ailleurs quels sont les liens de cette dame avec Sam qu'elle traite de "silly dog".
Du côté de Bill, ça pue quelque chose de bien. Voilà-t-y pas qu'Eric renonce à la garde de Roulduku, sa petite rejetonne, qui m'a tout l'air d'être une toupie de première.

Quant à Lafayette, j'en parle même pas. Par tous les saints, j'ai rien compris au film. Dites-moi qu'ils n'ont pas osé nous le liquider ?

*se tord les mains* Pitiééééé. ![]()
Et on finit donc la saison comme on a fini pratiquement chaque épisode : par un double hurlement à réveiller les morts.
Enfin voilà. J'ai pris un certain pied, je ne vous le cache pas. Je suis prête à repartir pour la deuxième saison sans aucune hésitation, j'ai pris mes marques, j'attends avec impatience la suite de l'histoire. Il eût été impensable d'interrompre là les aventures de l'insupportable Sookie Stackhouse. J'ai hâte de pouvoir me prendre le chou devant ses âneries l'été prochain. Et de m'attendrir de nouveau devant tous ces personnages ingrats, mal-aimés, aux neurones cramés par le soleil de Louisiane, tous tellement terrifiés à l'idée d'aimer ou d'être aimés qu'ils en deviennent désespérément attachants.
Ô, grand Alan Ball, puisses-tu daigner nous éclairer de ta lumière encore très longtemps. ![]()






























































































































































