Le blog de La Sorcière
 

112 : You'll be the death of me

Bon, ben c'était très bien, cette petite série toute neuve ! Je suis très contente, moi. Ca m'a beaucoup divertie, je me suis plongée avec délectation dans cet univers et j'ai vraiment hâte de poursuivre l'aventure.
Mais pour commencer, je tiens à saluer l'exceptionnelle composition de Michael Raymond-James. Phénoménal, le psychopathe à roulettes. J'avais donc compris que Rene était le tueur et j'ai pris un plaisir de folie à le regarder jouer son double jeu. J'ai ri comme une bossue devant ses petits sourires terrifiants, et j'ai flippé comme une malade quand il perd son accent de bouseux cajun.

D'ailleurs, avant de savoir qu'il était le tueur, je m'étais renseignée sur son état-civil ( ) et j'avais ainsi appris qu'il était le seul de la troupe à avoir engagé un coach pour son accent. J'ai donc eu un sourire mauvais lorsqu'Arlene découvre que...

(PTDR d'ailleurs la scène avec les deux mouflets qui regardent avec application la vidéo où la regrettée Maudette se fait défoncer par le non moins regretté Liam.)

Non, et puis ses petits rictus, ses petits rires alors qu'il poursuit la Sookie terrifiée dans le cimetière, c'est énorme, c'est magistral, c'est impérial.

Rene : Come on sookie, let's be friends. I'm sorry. I didn't mean to scare you.

Arf.

Bref, tout cela arrive très vite, incroyablement, d'ailleurs. Même si cette demeurée de Sookie percute bien tard. La scène de la cavale où elle ne peut s'empêcher d'entrevoir les méfaits du tueur est parfaitement terrifiante. Pauvre mamie, massacrée par ce cinglé. Brrrr...

J'ai également adoré le fait que la scène surréaliste où Sam reniflait les draps de Dawn (je ne m'en étais jamais remise) prenne enfin tout son sens lorsqu'il tombe sur le gilet de Rene.

Grand moment de triomphe où on se dit que supertoutou va voler au secours de la sotte de service. Ah, c'était grand, ça.
On ajoute à ça mon Bill renié qui se réveille dans sa planque et qui va affronter les rayons du soleil pour tenter de sauver sa belle, se faisant griller comme une merguez au passage. Pauvre Bill, j'en étais malade d'horreur.

Enfin, après un coup de pelle salvateur...

(Ouh, que ça doit être désagréable de mourir comme ça !)

... voilà la Sookie qui se prend dans la tronche sa bêtise d'avoir renvoyé sur les roses le mec prêt à se cramer tout vivant pour elle.

Et plus que jamais j'ai adoré Sam qui, nu comme un ver et avec une délicatesse et une dignité inégalables, nous ensevelit le Billou comme il se doit. Merci, Sam. Vraiment, merci. Sérieux, on lui doit tout, à toutou.

Contente, donc, qu'une fois le devoir accompli, Sookie ait l'élégance (quelque peu assaisonnée aux anti-douleurs rapport aux torgnoles qu'elle vient de se prendre) de reconnaître le mérite de Sam. Ah, pas trop tôt.

Sookie : Sam. You need to let people see the real you. Because you're kind, and brave. There's nothing there not to love.
Sam : Right back at you.

Ahem.

(Winkwink.)

Beaucoup aimé l'adorable défilé de tous ces braves gens au chevet de la rescapée, chacun avec sa merde passant au second plan. Lafayette.

Sam et Tara et leurs problèmes à régler.

Jason dont le séjour en prison n'a visiblement pas amélioré les facultés intellectuelles puisqu'il joue à présent les bons frères et les illuminés.

Et Arlene qui m'a fait mourir de rire, la pauvre, envisageant déjà un remplaçant à feu son fiancé dégénéré.

Arlene : Some day, if I ever find another man, I want you to look inside his head and tell me everything that's in there.

Mais n'importe quoi !!!

Remplaçant qu'on peut d'ores et déjà imaginer être Terry "PTSD" Bellefleur, l'homme aux mille métaphores guerrières.

Terry : Your hair is like a sunset after a bomb went off.

On boucle la boucle en nous rendant un Bill comme neuf et plus chevaleresque que jamais. Ca tombe bien, la péronnelle semble maintenant convaincue de sa bonne foi. Ca, c'est fait.

Bref, au terme de ces quelques minutes de quasi-perfection, tout semble enfin à sa place, du moins si on choisit de fermer les yeux sur les quelques miettes de poil à gratter semées par l'auteur. Le tueur bouffe les pissenlits par la racine, Jason est innocenté et rayonne de sérénité, Tara est de nouveau sur les rails et semble enfin consciente de sa valeur, Sookie et Bill peuvent envisager les épousailles. Sauf que rien à faire, ça gratte un peu de partout.
Jason, esprit faible s'il en est, n'a trouvé l'équilibre que grâce à la doctrine d'une secte de la pire espèce.

(Rien que le logo et l'intitulé... hum.)

Dans un autre genre, Tara n'en est pas loin, tombant sous la coupe d'une prédatrice qui recueille les chiens errants sans doute pour les bouffer, voire pire.

(Au passage, j'en boufferais bien à tous les repas, moi, du chien errant qui joue de la guitare. Yummy ! )

On se demande d'ailleurs quels sont les liens de cette dame avec Sam qu'elle traite de "silly dog".

Du côté de Bill, ça pue quelque chose de bien. Voilà-t-y pas qu'Eric renonce à la garde de Roulduku, sa petite rejetonne, qui m'a tout l'air d'être une toupie de première.

Quant à Lafayette, j'en parle même pas. Par tous les saints, j'ai rien compris au film. Dites-moi qu'ils n'ont pas osé nous le liquider ?

*se tord les mains* Pitiééééé.

Et on finit donc la saison comme on a fini pratiquement chaque épisode : par un double hurlement à réveiller les morts.

Enfin voilà. J'ai pris un certain pied, je ne vous le cache pas. Je suis prête à repartir pour la deuxième saison sans aucune hésitation, j'ai pris mes marques, j'attends avec impatience la suite de l'histoire. Il eût été impensable d'interrompre là les aventures de l'insupportable Sookie Stackhouse. J'ai hâte de pouvoir me prendre le chou devant ses âneries l'été prochain. Et de m'attendrir de nouveau devant tous ces personnages ingrats, mal-aimés, aux neurones cramés par le soleil de Louisiane, tous tellement terrifiés à l'idée d'aimer ou d'être aimés qu'ils en deviennent désespérément attachants.
Ô, grand Alan Ball, puisses-tu daigner nous éclairer de ta lumière encore très longtemps.

 

111 : To love is to bury

Ne cliquez pas...

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110 : I don't wanna know

Je vous préviens tout de suite : ne lisez pas cette review si vous ne voulez pas savoir qui est le tueur. A priori, après cet épisode, vous devriez avoir capté. Moi, je peux plus, faut que je lâche. A vos risques et périls, sachant que je peux AUSSI me tromper. (C'est rare, mais ça arrive. Hein, Sweets ?)

Alors là, franchement, si vous avez pas tous trouvé qui c'est, je ne peux plus rien faire pour vous !
N'empêche, chuis contente, ça se passe exactement comme je l'avais prévu. Chuis fière, même !

Mais pour commencer, un grand "OUAF" d'amour pour Sam que je trouve absolument adorable, drôle et touchant dans son rôle de... shapeshifter, donc, c'est-à-dire métamorphe puisque c'est ce qu'il est. J'attendais avec impatience la confrontation qui suit le petit réveil mouvementé de la Sook'. Elle est à la hauteur de mes espérances.

D'autant qu'après neuf épisodes à voir Ryan Kwanten à oilp, on n'est pas mécontent(e)s d'avoir un nouveau client.

Rah, la scène où Sookie se réfugie dans la salle de bains, armée d'un terrible loofah, et écarte le rideau de la douche pour voir derrière chienchien en train de tirer innocemment la langue...

... avant de se transformer sous les yeux en Sam...

Sam : I'm not a killer, I swear. I'm a shapeshifter.
Sookie : Shut the fuck up !

Génial !
S'ensuivent ensuite toutes les questions auxquelles ont cherchait réponse auparavant. Sam peut donc se transformer en ce qu'il veut, il a une grosse préférence pour le chien, par contre, les hommes, trop complexes. (C'est déjà ça.)

Sookie : I used to scratch your belly in the parking lot of the bar !

Mais nan patate, ça, c'était le vrai iench !

Et puis en passant, voilà qui promet :

Sam : Don't call me a werewolf.
Sookie : Werewolves exist too ? Whatelse is there ?
Sam : More than you can imagine.

Uh uh !

Ah, bref, c'est excellent. Et pauvre Sam. Quel passé de merde il se traîne. Le flashback où l'on est témoins de son abandon est terrible. Une maison désertée et seule sa chambre d'ado restée telle quelle.

Laissé derrière comme un vulgaire cabot abandonné sur le bord de la route. C'est horrible. Il ne m'en est que plus sympathique.

Et Sookie qui se demande pourquoi il ne lui en a jamais parlé. Tssss...

L'autre qui m'a fait de la peine, dans cet épisode, c'est Tara. Evidemment, à aucun moment je n'ai cru à cette histoire d'exorcisme, pas plus que je ne crois aux tarots ou aux arts divinatoires. Pour moi, c'est de la fantaisie pure et simple et je crois que je préfère croire aux métamorphes qu'à ce genre de trucs de cirque. Curieusement, pour True Blood, en tout cas.

C'est du reste très futé de parvenir à nous faire davantage avaler ces histoires de créatures extraordinaires que des us et coutumes pourtant très répandus dans cette région du globe et dans d'autres.
Toujours est-il qu'il est d'une évidence totale que la pauvre Tara se fait embobiner par cette sorcière de pacotille, avec ses grigris et ses boissons ignobles. Rien d'étonnant à ce qu'elle parte en syncope et se voie poignarder une petite fille démoniaque.

(Hello, Supernatural ! )

Bref, si comme moi on ne croit pas à ces âneries mais davantage au pouvoir de l'auto-suggestion, on se dit : soit. Qu'elle y croie, la pauvre enfant, tout comme sa mère l'a suffisamment cru pour se débarrasser, temporairement ou pas, de son alcoolisme.
Hélas, la rédemption ne dure pas longtemps.

Puisque après avoir fêté ça, Tara tombe nez-à-nez avec sa sauveuse, vendeuse de supermarché.

Pauvre Tara.
Manque plus qu'elle découvre qu'elle couche avec une bête de foire et le tableau sera complet.

Du côté de Jason, ça va pas mieux. Il est grand temps qu'il se rende compte que sa meuf est une psychopathe de première et que non, on ne s'attache pas un vampire, aussi bonhomme soit-il, comme on s'attacherait un cabot de gouttière pour qu'il vous suive partout.

En l'occurrence, ça pue pour Eddy. Ca pue d'ailleurs tellement qu'à la fin de l'épisode, cette tarée, pas contente que Jason veuille le libérer, lui enfonce un pieu improvisé dans le buffet. CHIENNAAAAASSE !!!

A priori, Jason devrait avoir capté.

Maintenant, comment on fait pour se débarrasser d'une telle foldingue, je vous prie ???

Et donc, c'est là que je vous sors ma carte tueur. Il y a quinze jours, j'ai été particulièrement frappée par une scène, j'en avais même parlé en reviewant l'épisode : celle où Rene fait sa demande en mariage. Il n'y avait pas moyen que cette scène, terrifiante jusqu'au moment où il déballe la bagouze, soit gratuite. Elle m'a ensuite trotté dans la tête toute la semaine, jusqu'à ce que je parvienne à faire le lien entre l'angoisse que m'avait suscité cette séquence et la construction de la série. Après avoir mis en place pendant les deux tiers de la saison tous les personnages secondaires (les vampires de Fangtasia, les Terry, Bellefleur et autres Amy), il fallait que le tueur se trouve parmi eux. C'était tout simplement trop tard pour en balancer un nouveau. A ce stade de la série, qui plus est, il est temps que le tueur soit exposé un peu plus que les autres, qu'on le tire de l'ombre pour en faire un personnage important qui petit à petit va occuper plus de temps d'écran. De préférence en nous le rendant sympathique. Ajoutez à cela une amoureuse d'une naïveté qui frôle la débilité légère et qui ne cesse de crier à la magnificence du tueur et c'est bon, je veux pas dire, mais tout pointe vers lui. Reste à déterminer le pourquoi de cette rage meurtrière. Ce sera certainement pour le dernier épisode de la saison. Rene, donc, plus sympatoche que jamais dans cet épisode, tout auréolé de son statut de meilleur pote de Jason et de gentil fiancé qui fait guincher les jeunes filles solitaires, est sans conteste mon candidat favori.

D'ailleurs, je me suis à peine étonnée de le voir la courser dans le bar après leur conversation sur Bill et autres petites choses qui ont dû exciter sa soif de tuer. Maintenant, ce que je ne comprends pas, c'est comment Sookie qui le fréquente si souvent aurait pu laisser passer une chose pareille, elle qui a tendance à avoir son radar grand ouvert ? Comment Rene aurait-il pu déguiser de telles actions ? Qui est-il vraiment ?

En tout cas, heureusement que Sam est dans le coin. Si seulement Sookie pouvait arrêter d'être aussi désagréable avec lui et accepter qu'il la protège comme Bill le lui a demandé, ce serait super.

Et notre Bill, donc. Ah, Bill, tu es dans la merde, mon cher. Autant le tribunal vampirique m'a paru théâtral et factice comme pas permis, sorte d'extension de Fangtasia, gothique à souhaits avec motards, lumière bleue et dégénérés à longues dents applaudissant à la moindre goutte de sang, autant je me dis que c'est logique et surtout que c'est génial de voir les rouages de leur société nous être dévoilés tels qu'ils le sont là.

(Vous êtes grotesque, mon ami.)

A première vue, Bill n'a vraiment pas grand-chose à voir avec ces gens. Mais il fait partie de leur communauté et aussi tenté soit-il de se fondre dans la société des vivants, il n'en est pas moins soumis aux règles des siens... qui sont assez fantaisistes, il faut bien le dire. Bill a tué un vampire pour protéger une humaine et il doit payer en rendant aux vampires la vie qu'il leur a prise, enfin si l'on veut.

Allez, Bill, dessine-moi un vampire.

Eric est en retrait mais j'avoue que sa présence m'a électrisée. J'ai vraiment envie d'en savoir plus sur lui, il a l'air partagé entre plusieurs trucs et ça m'intrigue.

J'espère vraiment qu'ils vont développer sur son statut de "shérif" parce que tout ça me paraît fascinant.
Et sinon, comme si tout ça ne suffisait pas...

WHAAAAAAAT ?!
L'amirale CAIN ! HOLY FRAKKING MOLLY ! J'L'AVAIS PAS VUE VENIR, CELLE-LA !!!

Bon, calmons-nous, ma bonne sorcière. Pour finir, j'ai trouvé assez délicieuse toute la petite métaphore sur les animaux domestiques, entre Sam qui se transforme en Lassie chien fidèle, Amy qui veut faire d'Eddy son toutou et les vampires qui considèrent les humains comme leurs animaux de compagnie. Chaque fois que l'une des deux espèces va plus loin dans l'horreur, l'autre se dépêche de la rattraper. Mais jusqu'où vont-ils aller, ces splendides abrutis ?

 

109 : Plaisir d'amour

Z'escuserez le côté un peu touriste de la propriétaire de céans dernièrement. Pas que je me croie déjà en vacances mais pfiou, c'est que je cavale toute la sainte journée, en ce moment. Et reviewer True Blood trois jours après avoir vu l'épisode, ben ça me fait proprement iech mais je n'ai même pas trouvé dix secondes jusqu'à présent pour ne serait-ce que balancer quelques réflexions dessus. On est mal.

Alors je vais essayer de faire concis. Quelques passages forts se détachent encore dans ce qui me reste de bulbe malgré le petit délai. Et pour commencer, je vais vous dire que je sais qui est le tueur. Pour des raisons très simples de rythme et de construction de la série et pour quelques petits indices délicieux disséminés de-ci de-là, j'ai fini par deviner mardi matin au réveil après en avoir légèrement cauchemardé. (Mon inconscient résout les énigmes à ma place, si c'est pas génial.) Et je sais que j'ai raison donc je crois que je ne vais plus en parler d'ici à ce que le jour soit fait sur cette affaire.

A part ça, j'adoooore les vampires de Fangtasia ! Eric est génial avec son air ennuyé de très vieux vampire à qui on ne la fait plus. Et Pam a une classe folle. La scène de début où ils regardent nonchalamment Longshadow choper Sookie qui l'a démasqué, puis Bill transformer celui-ci en petit bois sous les hurlements parfaitement hystériques de Ginger, c'était grand, c'était immense. J'en pouvais plus de rigolade alors que... hello, c'est quand même super flippant, tout ça !

( )

Ah nan, sérieux, leurs tronches, c'est collector.

Et l'autre qui beugle tant qu'elle peut, arf.
Tiens, on en profite pour découvrir que les vampires de True Blood, on les occis à l'ancienne, au pieu, donc, ou si comme un branleur on sort sans son pieu dans son sac à main, au manche de pompe à bière.
Donc après cette grosseuh rigoladeuh, rafraîchissement immédiat. Bill a tué l'un des siens pour protéger une humaine. Ca fait moyen sur un CV de sangsue. Visiblement, ça va chauffer pour son matricule puisque Eric, débordant d'enthousiasme (hem) le convoque dans son bureau.

Eric : Not smart, Bill. Not smart at all.

(Drôle de casting, quand même. Je n'arrive pas à savoir s'il me fascine ou me fait horreur. L'acteur comme le personnage, d'ailleurs.)

Donc Eric et Pam, trop bieng, love them. Pareil à la fin, la manière qu'ils ont de reluquer tranquillou Billou et Sook' qui se bisouillent d'adieu, c'était très divertissant. Genre Pam qui dit que si elle pouvait, elle verserait bien sa larme, mais bon.

Ah, Bill, qu'allons-nous bien pouvoir faire de toi ?

Charming et chevaleresque... *soupir*
J'aime vraiment de plus en plus Bill qui se trimballe une classe assez remarquable et dont certains pourraient s'inspirer. Pas étonnant que Sookie n'ait d'yeux que pour lui.

Bon, il y en a un autre qui pourrait valoir la peine qu'on le sauve des petits cochons qui voudraient bien le manger, c'est Jason. Pauvre Jason qui se fait manipuler par le bout du zguègue comme c'est pas permis par sa tarée de crudiste. Et vas-y que je te saute devant le pauvre vampire prisonnier...

Et vas-y que je pique-nique mon casse-croûte végétalien (après avoir bu du sang de vampire, en passant) dans les fourrés en faisant comme si juste à côté, le gars n'était pas en train de hurler de peur et de douleur.

Ravissante, y a pas à dire, mais complètement azimutée, voire irrécupérable. Cela a le mérite de nous montrer Jason sous un jour plus intime, plus attachant. Il a beau être écoeuré par les vampires, il n'empêche qu'une fois Amy partie, il finit par nourrir le gus et même par philosopher et forger des liens avec lui. Intéressé qu'il est par son parcours, il en vient même à se confier à lui.

J'ai trouvé ça vraiment intéressant. Il est bon bougre, ce petit Jason. On se rend bien compte que si gamin, il avait eu un minimum de repères, il n'en serait pas là aujourd'hui, à faire des conneries grosses comme lui, sans se rendre compte quand il va trop loin. Comme sa crise au sujet des racines de l'arbre que Rene s'apprête à flinguer. C'était n'importe quoi. C'était surtout très triste. C'est le genre de personnage qui chaque fois qu'il se prend un coup s'enfonce un peu plus dans sa bêtise et son manque de discernement. Je ne sais pas ce qu'il faudrait pour le remettre sur les rails. Il fonctionne tellement impulsivement que je me demande ce qui le pourrait.

Pareil pour Tara dont les efforts pour essayer de mener une existence normale sont vraiment émouvants. Elle sait qu'elle est complètement flinguée et elle est même prête à tenter de se faire exorciser, c'est dire si elle est désespérée.

Le personnage se dessine de plus en plus et commence à acquérir une belle profondeur. Ca donne de tout petits moments de grâce que Rutina Wesley mérite amplement.

En parallèle avec Sam qui lui aussi déploie des efforts immenses pour concilier sa part d'ombre et sa vie normale, c'est vraiment sympathique. Bien aimé que les deux finissent par mettre les choses à plat concernant leur relation. On devine bien depuis deux ou trois épisodes qu'ils ont beaucoup de tendresse l'un pour l'autre et que s'ils n'étaient pas aussi esquintés, ça pourrait super bien coller entre eux. J'admire la sagesse de Sam qui a bien compris qu'il ne pouvait rien attendre de Sookie et qui tente de passer à autre chose.

Dommage que celle-ci le surprenne en train de culbuter Tara et qu'histoire d'en rajouter une couche, Vampire-Bill lui-même vienne lui demander de veiller sur Miss-Psychic. Ca ne va pas lui faciliter les choses. D'autant qu'il a à présent Bellefleur qui lui colle au train.
Pour en revenir à Billou, je me demande bien comment ça va tourner, cette affaire. Il a l'air plutôt détaché, comme ça, m'enfin le fait qu'il se fasse escorter par toute la clique pour venir faire ses adieux, c'est quand même pas super bon signe. Encore une fois, Eric et Pam at Merlotte's... Oh dear God.

La scène de séparation entre Bill et Sookie est super charmante... 3615 I love you.

D'ailleurs, ça sèche tout le monde sur place, y compris Tara.

Et limite Eric se met à taper de la patte genre bon, c'est l'heure, là, Bill. A suivre, donc.

Evidemment ZE scène de l'épisode, c'est Sam qui à force de se faire débraguetter clandestinement rate le départ de Sookie alors qu'il vient de jurer de la protéger. Avisant la première cabine téléphonique qui passe, le voilà qui sort son habit de Supertoutou pour détaler incognito entre les pattes de Bellefleur.

Et filer Sookie jusque chez Bill où elle a l'intention de passer la nuit.
Sans mentir, il est fabuleux, ce corniaud. Limite on lit davantage d'intelligence dans son regard que dans celui de la moitié des personnages de la série.

Donc la pauvre Sookie ravie d'avoir un gardien lui raconte sa life, le baptise et se dénippe devant lui sans aucun complexe.
Sauf que le clebs, bof, il a pas super envie de la voir à oilp.

Sookie : Look at you looking away, what a gentleman !

Et comme on le sentait venir, en pleine nuit, le chien prenant toute la place, Sookie se réveille en sursaut et découvre Sam ! Tout nuhuhuhu !

Je sens qu'il y a de l'explication dans l'air !

En tout cas, j'ai vraiment hâte d'avoir toutes les cartes en main, de voir les trois derniers épisodes et d'avoir enfin une vue générale de la saison et de l'enquête. J'ai hâte aussi qu'on développe la mythologie des vampires, de découvrir leurs règles, leurs lois, leurs leaders. Ca peut vraiment être passionnant. Encore une fois, vivement la suite.

 

108 : The fourth man in the fire

Ouh là là, mes amis, y avait de la scène choc, dans cet épisode !!!

Rah, que j'aime ça quand une série me laisse bouche bée comme ça, en train de me poser vingt questions à la milliseconde.
Le pire, c'est qu'on a tous compris que le rôti de Billou, on va se le garder pour plus tard. L'intéressant, c'est de savoir pourquoi et comment Bill ne se trouvait pas dans la maison des Raptouts. Au passage, je suis presque triste pour Malcolm, Diane et Liam. Je les aimais bien. Ca m'aurait plu qu'ils restent un peu plus longtemps pour foutre la merde à Bon Temps. Enfin, paix à leur... euh... âme, si je puis dire.

Donc non, notre Bill n'est pas (re)mort, le coquin. L'ennui, c'est qu'on a beau en être certains, ben, il en met du temps à se repointer. Au point qu'il nous ferait presque douter, dites donc. Elles paraissent donc bien longues, les scènes où Sookie se retrouve seule à récurer, encore une fois, le sol souillé de sa maison.

(The exact same spot... pas de bol, quand même.)

Et à attendre dehors qu'il se passe quelque chose, à guetter des fois qu'il reviendrait. Mais non. Rien.

C'est dans ces moments que j'arrive à ressentir une vraie tendresse pour elle. Seule, Sookie est bien plus attachante, bien plus profonde qu'entourée de tous ces singes qui la rendent bête.

C'est dans ces moments-là qu'elle a le geste parfait. Eclater en sanglots devant une part de tarte. Ou aller rendre pieds nus un dernier hommage à son amant d'une nuit dont elle avait trouvé la vieille tombe lors de l'enterrement de mère-grand.

Et là, mazette, cte scène de ouf. Un truc, mes enfants, que j'ai rien compris au film. Rêve ? Réalité ? Nouveau monstre venu enrichir la mythologie de True Blood ? Toujours est-il qu'après versé quelques larmes, Sookie se fait choper par la cheville par une main sépulcrale émergeant des entrailles de la terre.

Et qui sort de là nu comme un ver je vous prie ? Ah, Bill, vieux farceur, va !

Bon, je vous fais pas un dessin. Ce qui s'ensuit m'a littéralement séchée sur place. Ah ben dites donc, les préliminaires sont prestement expédiés !

Nan mais c'est bien. Les chandelles, les feux de cheminée, tout ça, ça va bien dix secondes. Rien de tel que se la jouer un peu moi Tarzan toi Jane alors roulons-boulons dans la gadoue, de temps en temps.
C'est vrai, pour la gaudriole, quoi de mieux qu'un petit roupillon souterrain ?
Mais à part ça, quel compagnon, ce Bill. Que poète quand il nous vous fait pas un remake de Thriller interdit aux moins de 18 ans histoire de célébrer la vie.

Ok, malgré ce spectaculaire et très romantique rétablissement, il aura toujours un peu du mal à vous préparer les pancakes au sirop d'érable avec le lever du soleil. Hein, Sook' ?

Et c'est là que je vous ressors Céline Dion. Ah, vous la croyiez enterrée, elle aussi, hein ?

C'est sûr qu'il ne vaut mieux pas avoir envie de mener une petite vie de famille ordinaire. D'ailleurs, dans le monde de Charlaine Harris, les vampires peuvent-ils procréer ? Je parie que non.
Malheureusement, cet épisode insiste lourdement là-dessus. Avec les enfants d'Arlene que Sookie doit baby-sitter, notamment. D'ailleurs, elle est pas nette, elle. Elle a ENFIN un mec et elle joue les bouche-trous pendant que la rousse se fait demander en mariage par son R'né ? Hello ???

Enfin, pas à dire, Bill est formidable avec les gosses. Drôle, gentil, attentionnée. Pauvre vieux. Dire qu'il aura si peu profité des siens.

En parlant de la demande en mariage... oh my God, je ne sais pas ce qui s'est passé avec cette scène... mais j'ai bien cru qu'Arlene n'allait pas en revenir vivante. C'est tellement glauque, cette panne de bagnole. Tellement noir. Et lui qui la force à sortir avec la lampe de poche. Pour finalement trouver la bague dedans et se foutre à quatre pattes devant elle. Jesus, j'étais terrifiée !

Et puis forcément, les fiancés qui viennent exhiber la bagouze sous le nez de Sookie, en insistant bien lourdement sur le fait que c'est peut-être eux les prochains... enfin, quand ce sera légal. (!) Comment dire. Je crois pas, gars.
Bref, malgré tout le côté choupinet de cette histoire, malgré Sookie qui débarque encore au bar en répandant paix, amour, rigolitude et petits chatons sur une assistance qui n'en demande pas tant, tout ça est voué tôt ou tard à l'échec. Je ne sais pas si c'est Sookie qui va percuter la première ou Bill qui va bien finir par comprendre que leur histoire va direct dans le mur. Pour l'instant, chacun y trouve son compte et c'est très bien. Mais dans un mois ? Trois mois ? Trois ans ? Mmmmmh. En fait, on pourrait directement suggérer à Sookie de lire Twilight, ça irait plus vite.

Donc ça.
Sinon, vous aussi vous avez cru pendant trois secondes que Jason avait ENFIN trouvé une nana bien pour lui ? Ca fait drôle, hein ? Ptain, j'avais trop envie d'y croire. Surtout quand elle lui annonce que ah non, mon bonhomme, pas de zizi-panpan, moi être jeune fille respectable, moi pas coucher premier soir, d'ailleurs la preuve, moi avoir toujours culotte !

Leçon numéro 1, donc : le sexe, c'est bien, mais il y a d'autres choses dans la vie, Jason.
Leçon numéro 2 (et là limite on aurait peut-être dû se méfier) : non, Jason, tu n'es pas un lamentable morceau de merde, tu es un être humain, et qui sait, tu pourrais peut-être être quelqu'un si tu arrêtais de te faire plus bête que tu ne l'es histoire d'oublier que tu es bouffé de culpabilité au sujet de la mort de tes vieux.

Ca m'a carrément fait de la peine pour ce petit con. De voir qu'il est parfaitement incapable de la croire une seconde quand elle lui dit qu'elle le trouve hors du commun.

Amy : You're an extraordinary being.
Jason : What's that supposed to mean ?

Euh, exactement ce que ça veut dire, tête d'hareng !

Enfin, on n'a jamais entendu Jason parler aussi longtemps. Pour en arriver à cette conclusion :

Jason : I am the worst brother in the world.

Ok, donc c'est pas gagné. D'autant que si sa copine l'a remis sur les rails l'espace de 24h, elle le refout quand même bien en l'air avec son manque. Hallucinant.
J'en arrive donc à Lafayette. Que c'était glauque cette affaire de vampire enfermé chez lui devant la télé et qui attend ses lundis avec impatience parce qu'il y a Heroes et la visite de son mignon qui lui taxe du sang en échange de ses faveurs.

C'est d'une tristesse !

Et c'est évidemment à ce pauvre bougre que cette foldingue va s'en prendre avec tout son attirail de voleuse d'hémoglobine. Ah, la drôlesse !
J'ai trouvé toute cette scène énorme. Du moment où le type prend son pied en regardant VTV (la chaîne des vampirophiles) jusqu'à celui où Jason, embringué dans cette sordide affaire, aide Amy à le coincer et à le jeter dans sa caisse pour aller le saigner à blanc. Plus ça va et plus je trouve que c'est superbement géré, cette confrontation entre deux espèces qui sont décidément si différentes, tour à tour chasseurs et chassés... Quelle inversion des rôles, quand même. Si maintenant ce sont les humains qui poursuivent les vampires pour leur sang.
On a vraiment envie de se demander si elles peuvent finalement vivre côte-à-côte, ces deux espèces, voire se mélanger. C'est un concept ancestral mais ça continue à marcher, et j'en suis la première étonnée.
Quant à Amy, toute ravissante qu'elle soit, pour moi, elle est à Jason ce que Lila était à Dexter dans la saison 2. Et ça, c'est pas une très bonne nouvelle pour Jason.

Bon sinon, une pour qui ça marche pas super fort, dans cet épisode, c'est Tara. Alors oui, sa reum lui prépare des bons gâteaux au saut du lit et elle fait le ménage par le vide dans le bar familial, mais ça ne rattrapera pas tout ce que Tara a vécu jusqu'à présent. Bref, ça ne va pas changer grand-chose à son caractère de merde et à toutes les vacheries qu'elle balance aussitôt qu'elle se sent menacée. Que ce soit à sa mère qui revient de l'église avec un bibi pas possible sur le crâne, à Sookie qui en prend pour son grade, ou à Sam que l'on surprend pourtant à faire quelque effort pour qu'il se passe quelque chose entre eux.

Chose amusante, ils ont au lit la même conversation que Sookie et Bill. Sauf que là, et c'est d'un ridicule consommé, ça se finit par des portes qui claquent. Tout ça à cause d'un tout petit commentaire sur les émissions sonores de la demoiselle.

Tara : Because I'm black I sound like Serena Williams ?
Sam : That's not what I said !
Tara : You racist son of a bitch !
Sam : How can I be a racist, I just had sex with you !

Sam, en tout cas, qu'on commence à surveiller de près car il s'enfonce avec ses histoires de parents nudistes. Ca marche peut-être avec Terry, le philosophe de Falloujah qui m'a fait mourir avec les clavicules d'Arlene, mais avec Andy Bellefleur, ça n'est pas aussi simple.

M'est avis qu'on ne tardera pas à découvrir son petit secret à celui-là.

Et puis enfin, pour clore cette superbe galerie de portraits, on a le retour en force de Vampire!Eric qui ma foi a le goût de la mise en scène.

Donc ça y est, Eric et sa clique sont au courant pour le don de Sookie et ils veulent se servir d'elle pour identifier un voleur. Mmmmh. Sacré deal. Et on imagine bien que Bill peut difficilement refuser.

Et comme il s'avère que le voleur n'est autre que le barman, lui-même vampire, eh ben ça s'annonce super musclé pour le prochain épisode. Vu la bande-annonce, ça le sera.

Nandidiou, déjà huit épisodes. Plus que quatre !

 

107 : Burning house of love

Ok, donc je pense qu'à l'heure actuelle, Sookie Stackhouse pourrait aisément concourir avec Dean Winchester pour décrocher la palme de la plus grosse vie de merde.
D'abord son frère se fait accuser de meurtre, puis sa collègue se fait assassiner, son frère se refait accuser de meurtre, elle se fait démonter la gueule, elle tombe amoureuse mais tout le monde l'emmerde avec ça, sauf sa grand-mère qui bien entendu se fait buter. Le tout sachant qu'elle est orpheline, anciennement molestée par un oncle vicelard et encore vierge à 25 ans ! Hem. Statut auquel remédie avec force bougies et feu crépitant le chevaleresque et néanmoins cadavérique Vampire-Bill dans le présent épisode, ce qui la comble d'aise, la pauvre enfant... et voilà qu'on finit le truc en le soupçonnant de se trouver entre quatre planches en sapin ! Vous avouerez quand même qu'elle a un peu pas de bol, la Sookie !

Enfin, ce qu'il y a de bien, au moins, avec True Blood, c'est qu'on reprend immédiatement là où on s'était arrêtés. Difficile, d'ailleurs, d'oublier qu'on en était à peu près là.

Et moi de me dire que ça doit être un tout petit peu euh... collant à tourner, ce genre de scène. Ah, c'était ta cuisse, là ? Oui, donc ça, c'est mon genou, enchanté.
Sans compter toutes les questions que ce genre de "rencontre" fait fleurir dans mon cerveau un peu tordu. Genre, et sans mordre, ça marche aussi ? Nan mais c'est juste pour savoir, hein. Parce que ça a quand même vachement l'air de le motiver, le Billou. Enfin bon, au moins, pas besoin de faire jouer la métaphore de la morsure/défloration, on a tout ça imprimé sur la rétine, c'est charmant.

Charmant, le pire, c'est que ça l'est. C'est vrai, il est gentil, Bill. Il lui fait couler un bain, et tout. Grande classe.

Pauvre Sook'. C'est sûr qu'elle ne s'imaginait pas un jour vivre ça. D'autant qu'elle se traîne le double handicap d'être à la fois télépathe et ancienne enfant tripatouillée par un grand-oncle dégueulasse. (I was SO right !)

Le visage est impassible, mais le poing est bien serré... Clair que le crime ne restera pas impuni.
Le fait que Sookie lui confie ça, c'est déjà énorme. Et que Bill lui montre ensuite l'endroit où il passe ces journées, wow. C'est super intime, comme truc.

Très mignon. Bref, c'est très joli, ça a ravi mon petit côté girlie goth... indécrottable, la meuf.

Comme toujours, c'est douche froide une fois le soleil levé. Au revoir l'ambiance feutrée de la baraque de Bill et bonjour la maison déserte de la grand-mère. Déserte, pas tout à fait puisque la petite ordure de frangin est déjà en train de tout piller pour récupérer de quoi se payer son shoot.

Et en plus de ça, qu'est-ce qu'il lui balance à la gueule en voyant son cou marqué de traces de crocs, je vous prie ?

Jason : My own sister. Nothing but a damn fang-banger. And you saved it all these years for a fucking vampire ?

Ok. Qui se dévoue pour mettre à ce pignouf trois claques et un gros coup de genou dans les glaouis ?

Non parce qu'il est bien mignon, mais quand même un peu gonflé. Qui c'est qui va mendier du "V" à un Lafayette en string doré ?

(OMIGOD ! )

Et qui c'est qui s'en va se fourrer à Fangtasia comme un crétin ? Se faire vampiriser par... ? (Bizarre l'intérêt qu'ils portent tous à Sookie, quand même.)

Et qui repart avec sous le bras une pure cinglée qui vénère Gaïa (WTF ?!) et sniffe de l'aspirine au sang ?

Il file un très mauvais coton, le petit Jason. Mais j'avoue que la bouille ahurie de Ryan Kwanten quand il plane me fait mourir de rire à chaque fois.

(Et il en a pas marre d'être à oilp à longueur d'épisode avec une meuf sur lui ?)

Bref. Jason, mmmmh. Nicht gut.

Tara, pas super-gut non plus. D'ailleurs, elle essaye de faire quoi, là, avec Sam ? Elle le tej pour ramasser sa reum et le lendemain, elle vient lui faire son bricolage ? Wow. Mais bon, j'ai adoré son petit énervement lorsqu'elle tente d'expliquer à Sam que ouais, elle est un poil compliquée.

Tara : Maybe I'm unboyfriendable !

Et puis il est si craquou, lui. Sérieux.

Waf.
Ah, bref.

Bon, par contre, j'aimerais bien comprendre où ils veulent en venir avec le démon de la vieille. Parce que toute la séquence de l'exorcisme vaudou était tellement longue et pesante que je me dis que ce n'est certainement pas juste pour ajouter un petit côté culturel à toute l'affaire. Ok, on est en Louisiane, mais bon, à ce rythme-là, l'opossum sera bientôt en voie de disparition !
Alors, métaphore ou vrai démon ? Et Tara ? C'est quoi cette histoire ? C'est pas parce qu'on n'est pas capable de garder un mec qu'on est possédé, quand même !? (Quoique... ça expliquerait bien des choses. Hem. )

Et pendant que Sookie essuie des tables et raconte ses cabrioles sanguinolentes avec son vampire (non mais quelle conne), Bill, lui, fait justice. Dès le début, ça sentait la vase pour tonton Bartlett.

Allez hop, mon Bill nous expédie l'infirme aux mains pleines de doigts d'un preste coup de canines. Good riddance.

Je ne me lasse pas de le voir dresser sa petite tête aussitôt que Sookie est en danger.

Le danger, le voici. Ca faisait longtemps qu'on n'avait pas entendu parler de Pim, Pam et Poum. Ravis de voir que Bill a planté ses crocs dans le cou de Sookie, ils feraient bien de même. Quels fouteurs de merde, dites.

Du coup, la Sook', pas futée pour deux sous, y voit une trahison de première. Comment donc ? Son Bill s'en va faire la noce avec les trois disciples de Nosferatu ? Ben merde, alors ? Et notre nuit, Bill, hein ? *sob*

Alors la pauvre gosse s'en va se jeter chez lui pour l'attendre.

Las. A l'aube, la cachette de Bill est bien vide et pour cause. Des lyncheurs ont foutu le feu à la cabane qu'ont achetée les Rapetout.

Un, deux, trois, quatre cercueils.

Le compte est bon. Consonne, voyelle, consonne, voyelle. Neuf lettres ! H E I S A L I V E, grosse tache !

Ouais, décidemment, c'est grave la louze chez les Stackhouse.
Elle est mimi, Sookie, à glousser toute contente après sa première nuit parfaite et à en parler à tout le monde, mais... purée, chérie, redescends sur Terre et vite !
Déjà et d'une, non, on ne raconte pas comment on s'est fait sauter toute la nuit à quiconque veut bien l'entendre ! Et de deux, encore moins quand il s'agit d'un vampire et que les gonzesses à vampire ont un tout petit peu tendance à se faire dégommer ! Et de trois... ce serait quand même bien qu'on n'ait pas à chaque fois besoin de lui expliquer que Bill, tout transi qu'il soit, ça reste un vampire, et que face aux Rapetout, faut quand même un minimum qu'il donne le change, dans son intérêt à elle aussi. Car c'est exactement dans son intérêt qu'il le fait présentement. Pfiou. Dingue comme elle peut parfois être petite fille, miss médium.

Bon, et sinon, il nous fait quoi le Sam, à galoper tout nu dans les fourrés, dites ?
C'est pas que ça me dérange, bien au contraire, mais c'est pour le moins singulier, tout de même.

 

106 : Cold ground

J'aime le lundi. Mais comme certains aiment le mardi, le mercredi, le jeudi voire plus, je cache pour quelques jours... et me permettrai seulement de dire ceci : ne cherchez plus ! On a retrouvé Alan Ball !

La suite en cliquant, rien que pour les yeux de ceux qui ont vu...

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Can't wait !



Il faudra pourtant patienter jusqu'à demain soir. Argh.
 

105 : Sparks fly out

Gueule de bois ou pas, ça fait maintenant trois semaines que le lundi matin, c'est True Blood, direct. Et selon toute vraisemblance, ça le sera aussi lundi prochain (mgnnnnnnhhhh).
Et j'en suis ma foi toujours bien contente. Peu d'interaction entre Bill et Sookie (si ce n'est une séquence d'ouverture où elle l'envoie proprement sur les roses) mais nom d'un hanneton... c'est la saint Bill, dites donc ! Déjà, il se fait éconduire et claquer la porte au nez, ensuite, il se tape une soirée chiantissime au club du troisième âge (or so) et avec ça, le voilà qui replonge dans son passé (de merde) à cause d'une photo retrouvée aux archives. Une photo de sa famille.

Eh bien tout cela est passionnant.
D'abord, il faut remarquer à quel point vampire ou pas, il se pose là, le Bill. Tout propret dans sa petite chemise à rayures, attendant bien gentiment qu'on lui demande de venir parler de son passé de soldat durant la guerre civile, il est brave, ce Bill. Il se fait bien voir, est poli avec la dame, raconte des trucs hautement intéressants et émouvants, captive l'aimable assemblée (composée de l'essentiel du bled, ben ouais, un vampire qui fait une conférence... ) et écrase même une petite larme discrète mais élégante lorsqu'on lui refile la photo de sa famille. De sang, la larme. Les vampires pleurent du sang. Parce qu'il faut bien un petit détail dégueulasse histoire qu'on n'oublie pas que Bill n'est pas comme nous.

Bref, Bill marque de nombreux points, à la soirée des Descendents of the glorious dead. En tant que vampire qui vient tranquillement à l'église, en tant que patriote qui respecte son pays et son drapeau, en tant qu'habitant de Bon Temps, en tant qu'ancien soldat et en tant qu'homme, tout simplement.

Spirituel, correct et digne. On ne peut pas en dire autant de la majeure partie du reste de la communauté dont certains membres sont tout à fait ravis d'être immortalisés aux côtés d'un suceur d'hémoglobine.

Inutile de dire que la Sookie, venue assister au truc en compagnie de Sam, est en train de retourner sa veste pour la troisième fois en moins de douze heures.

Mais bon, tout cela a un prix. Et pour Bill, c'est passage direct à la caisse lorsqu'il rentre chez lui... seul. Après s'être fait cuisiner par les très subtils flics de service au sujet des deux assassinats, paf, c'est le grand plongeon dans le passé. Est-ce qu'on voulait en apprendre autant aussi vite ? Pas sûr, mais on n'a pas franchement le choix.

Dans ces flashbacks, on découvre un Bill bien amoché cherchant asile chez quelque brave fermière.

(C'est déjà un fameux choc de le voir respirant, souffrant, gloutonnant.)

Je ne vais pas prétendre que j'ai cru à la bonté simple et champêtre de cette brave dame. Aussitôt qu'elle tend ses lèvres vers ce bon mari et bon père qui joue les effarouchés, voire même avant, j'ai compris qu'on avait affaire là à une représentante de la race vampirisante.

Et de fait...

... c'est elle qui fait de mon Bill ce qu'il est.

Et si elle ne le saigne pas direct, c'est tout simplement parce que contrairement à ses prédécesseurs, il ne lui a pas sauté sur la croupe quand il aurait tant pu le faire.
Bill se retrouve donc à boire le sang de Vampirella, et j'avoue que je n'ai pas bien compris comment cela fait de lui un vampire.

(Toujours est-il que j'ai eu des sortes de relents de Dracula dans cette séquence, c'était très sympa, très soigné, à la fois beau et laid, juste comme j'aime.)

Seulement voilà, là-dessus, le Bill irait bien retrouver femme et enfants, mais ça va pas être possible. Déjà, leur avouer l'horrible vérité, ce serait les condamner à cacher un vampire. Ca le fait pas trop, au 19ème siècle. Et en plus, les voir vieillir, mourir, puis se faire bouffer par les vers, merci bien.

Alors Bill les regarde de loin...

Pleure une grosse larme de sang. Et s'en va.
Et c'est dans cette maison où il revient s'installer aujourd'hui que l'a longtemps attendu sa famille. En vain. Alors oui, Bill a bien le droit de fracasser quelques meubles pour se calmer les nerfs, surtout qu'il est seul, et que seul il restera toujours, au final.

Pendant ce temps, on a quelques autres spécimens qui tentent tant bien que mal de remédier à leur propre solitude. Notamment Sookie qui, ayant l'intention de fermer le chapitre vampire, accepte une invitation de Sam. Qu'elle croit normal. Ah ah ah. Le petit futé a bien choisi son moment. Eh oui, difficile d'ignorer qu'alors que Sookie envoyait bouler Bill la nuit d'avant, chienchien écoutait tout bien tapi dans les fougères.

Et hop, direct Sammy monte au créneau, sous le regard inquisiteur de tout le bled ou presque.

Bon, normal ou pas, après tout, lui, il respire, c'est déjà ça.

Wouf ?

Malheureusement, pareil, c'est pas une super réussite. Sam se voit trop vite grand gagnant. Un peu trop sûr de lui et pas fin pour deux sous, le voilà qui tente un atterrissage en catastrophe sur les lèvres de Sookie, à peine la dernière bouchée de tarte avalée.

Eh ben ouais. Bill, lui, il demande la permission, sivouplé. De quoi faire réfléchir encore un bon moment la jeune pucelle et la reprécipiter assez rapidement, je pense, dans les bras de l'autre.

Et puis on a aussi le toujours pitoyable Jason Stackhouse qui nous fait une superbe démonstration de ce qu'il a dû endurer à l'hosto...

... avant, cet abruti-là, d'accepter de retenter un coup de "V", mais cette fois dans les règles de l'art.

Je ne veux pas dire, mais règles de l'art ou pas, c'est quand même un peu donner de la confiture aux cochons. Ce béotien ne sera jamais capable de comprendre toutes les choses que cette petite goutte de sang de vampire peut lui faire voir.
Même lorsque Lafayette l'informe de l'inclination de Tara à son égard.
Alors oui, c'est charmant...

... et drôle...

... et on se dit qu'il y a peut-être moyen que ça débouche sur quelque chose...

Jusqu'à ce que Tara le retrouve en train une fois de plus de tringler la première chaudasse qui passe près des poubelles.

Et en parlant de Lafayette, je l'ai trouvé génial, dans cet épisode. Juste génial. J'ai presque eu l'impression que de tous, c'était lui le plus normal.
D'ailleurs, tous les personnages secondaires/secondaires sont de mieux en mieux. Ils apportent à la série un cachet incroyable.
Bon, et puis pour finir, ZE cliff de la semaine. Raaaaah, les salauds, ils ont tué mamie !!!

Ptain, c'est juste trop bien ! Et comment qu'on en apprend long sur les vampires, depuis deux épisodes. Genre super intéressant, le fait que Bill dise aux flics que ah ah ah, mes braves amis, si c'était un vampire qui avait zigouillé les deux nénettes, vous croyez vraiment qu'il aurait laissé ces deux corps gorgés de sang sans y planter ses petites quenottes pour les vider jusqu'à la dernière goutte ?
Et d'avouer que lui-même n'aurait pas résisté.
Mon avis étant donné l'ambiance générale ? C'est l'inverse : on tue les gens qui fréquentent les vampires de trop près. Tout simplement. Et une fois que Sookie aura fait voler sa culotte dans la baraque de Bill, elle risque bien de se retrouver au fond d'un étang avec le bide rempli de caillasse.
J'ignore encore qui soupçonner mais c'est assurément l'un de nos personnages secondaires. Je les ai à l'oeil. Je vous tiens au courant.

Bill ? Super. Ca faisait longtemps qu'un personnage ne m'avait pas paru aussi sympathique. Ses efforts pour s'adapter à la société actuelle sont extrêmement touchants et sans vouloir faire à tout prix la comparaison avec l'immigration de nos jours, je trouve ça très évocateur.
Je trouve la fraîcheur du personnage surprenante compte tenu de son âge. Le fait qu'il y croie aussi fort, qu'il ait tellement envie de retourner à ses racines, de se poser, d'envisager quelque chose avec une mortelle voire de tomber amoureux d'elle, ça me fait fondre. Plus il se dévoile et moins il est ce personnage un peu cliché qu'on a rencontré au début. D'autant que j'ai revu le premier épisode hier soir. Si le mystère qui l'entourait ne me laissait pas indifférente, la direction qu'il prend aujourd'hui, à contre-courant de tous les autres vampires qu'on a pu rencontrer jusqu'à présent, me plaît mille fois plus. Tout en sachant que quoi qu'il fasse, il finira toujours par être rattrapé par sa nature même de suceur de sang. Love that !

 

104 : Escape from Dragon House

Et voilà comment Bill Compton a soufflé la politesse à Greg House et à Dean Winchester.

J'ai regardé cet épisode cet après-midi et mazette, à peine sur mon vélo dix minutes plus tard que déjà la review s'écrivait toute seule dans ma tête !

Bon, commençons par le truc le plus énoooorme de cet épisode (c'est le cas de le dire). Oh... My... God... Jason Stackhouse ! Mais c'est pas Dieu possible !!! Ah ptain, elle a dû s'amuser, la vieille, à élever un machin pareil !
Cette buse se fait choper, comme par hasard, sur le lieu du crime, avec sa bouteille et son lamentable bouquet de fleurs, on lui passe les menottes, on le flanque dans le panier à salades, et que fait-il, l'imbécile-là ? Eh bien il s'enfile toute la fiole de "V" que lui a filé Lafayette !

(Genre c'est clair que ça va résoudre toutes ses emmerdes, voire l'innocenter sur-le-champ. *head => desk*)

Du coup, le voilà qui se retrouve avec un gourdin comme ass dans le futal en plein interrogatoire.

Ah, tu voulais bander, mon crétin. Eh ben ouala !
Bref, c'est d'un ridicule consommé. Le pire c'est qu'il passe donc la moitié de l'épisode à se branler comme un con, et rien à faire, l'obélisque est toujours bien dressé ! Au point qu'il s'en chope des ampoules.

Bref, on ne sait plus si on doit en rire ou en pleurer... Perso, j'ai choisi d'en rire parce que merde, quoi. Et ça n'arrête pas. Tara le trouve dans le frigo avec un steack congelé sur le zob (tu parles).

Et puis à l'hosto, voilà qu'on veut lui enfoncer une aiguille géante dans son gros spaghetti pour le soulager un peu, le malheureux.

Rooooh.
Bref, je me suis marrée comme une bossue. C'est con, mais c'est bien fait pour sa gueule, à ce petit branleur.
Pauvre Tara... elle est vraiment bien amochée. Déjà, admirable de rester avec lui tout le temps parce qu'il mériterait quand même des baffes.
Et être prête au parjure pour le sauver, wow.
Mais bon, Tara est amoureuse. Et une fois dégonflé, le cow-boy a beau ronfler lamentablement dans la voiture, elle n'en pense pas moins à la manière qu'il avait de s'interposer entre elle et sa mère quand ils étaient gosses...

Et ça, ça la fait sourire...

C'est mignon.

Pendant ce temps, ma Sookie est bien sous le choc d'avoir trouvé le cadavre de Dawn. Ca lui coupe la chique un bon moment. Même pas elle est capable de pleurer ou de pousser des cris hystériques. Elle regarde Dawn s'en aller les pieds devant avec un calme souverain, c'est d'une flippe totale.

Le tout évidemment accompagné de mouches, du soleil de plomb, des incontournables badauds qui jouent les Thierry Roland et des commentaires gras du médecin-légiste. (Mon pauvre Phlox, comment qu'ils t'ont arrangé... )
Bref, c'est du grand nawak. Des fois, ça me fait penser à Twin Peaks.

Du coup, la Sookie (encore une fois aidée par les "bons" conseils de la vieille) décide de mettre ses pouvoirs au service de l'enquête. Et là, ENFIN, la nuit tombe. Enters Bill Compton. (Ouéééé ! )

Donc Bill, c'est bon. Dans la poche. Bill a fini de traîner sa carcasse grise, noire et triste. Bill a de l'humour, et subtil, avec ça. Bill produit les sourires en coin les plus charmants de toute la race vampirisante. (Et j'en connais un bout, croyez-moi.)

Bref, le côté humain de Bill commence à se lâcher et rah, c'est bon. Bon de le voir trimballer une Sookie en robe blanche comme éclaboussée de taches de sang jusqu'au rade où les vampires ont leurs habitudes. Fangtasia.

Je vous jure que j'ai du mal à me remettre du nom de cet endroit. C'est trop génialement bien trouvé.

Une fois là-dedans, c'est clair que l'ambiance gothico-érotico-similicuiro-métalo-sado-maso est un poil exagérée. Néanmoins, c'est à la fois hilarant et consternant de voir les pauvres humains complètement azimutés qui y traînent pour avoir leur dose de sensations fortes.

("How come no one wants to fuck me? I got a dog collar too." Euh, c'est c'la, ouiii. )

D'ailleurs, on mettrait bien volontiers deux claques à Sookie qui, fascinée, se croit limite à Disneyland.
Allez, enquête, patate, au lieu de draguer !

(J'espère que tout le monde a remarqué le superbe montage photo de G.W. Bush en vampire suçant le sang de la statue de la Liberté. )

Là-bas, on rencontre enfin Eric, le grand chef des vampires du coin, juché sur son trône. Eric est blond, suédois, et il a l'air d'avoir quatorze ans même s'il mesure deux mètres douze. C'est pourtant le plus vieux de la bande. Et quand Eric demande à ce que Bill lui présente sa copine, eh ben Bill ne bronche pas. C'est même complètement effarant de le voir comme muselé en présence de la grande folle de service. Brrr...

Eric : So Bill... are you quite attached to your friend ?
Bill : She is mine. (Oué, c'est bon on a compris.)
Sookie : Yes ! I am his ! (Arf ! Good girl ! )

Ouh, je serais pas rassurée !
Heureusement, une descente de police met fin à cette scène quelque peu étouffante. On est soulagés ? Ben pas pour longtemps.
Evidemment, que Sookie fasse à Bill le coup de la panne dans une bagnole qui n'est pas la sienne, c'est très très bon. Ah, chéri, je défaille, range-toi sur le bas-côté que je respire mes sels.

Du bouche-à-bouche ? Ah, c'est une idée...
Tendue comme un string, j'attends que la réconciliation soit enfin consommée. Las ! Un flic en patrouille (seul ???) vient interrompre les deux tourtereaux au moment propice. Et ouh là là, comment que Bill il est pas content. Tous crocs dehors, le voilà qui vampirise le pauvre gars d'une voix parfaitement terrifiante, malgré les supplications de Sookie sur qui ce genre de tour de passe-passe à la Obi-Wan ne fonctionne pas.

Ok, donc jusqu'à présent, on avait vu Bill montrer les crocs, briser le cou de deux agresseurs, lécher le sang de Sookie et résister tant bien que mal à la tentation de planter ses quenottes dans la gorge d'un gars, mais ça... ça c'est du vampire qui fout la pétoche comme jamais et sans même se forcer, juste en donnant une toute petite leçon à un flic un peu gonflé. D'ailleurs, une fois seul, le type complètement pétrifié s'en pisse dessus de terreur.

Bon, ben je crois qu'après cette petite démonstration à son amoureuse, le Bill il va encore une fois rentrer chez lui et se la mettre sur l'oreille, hein ?
Même pas un petit bisou de... ? Non, je ne crois pas, non.

Mais alors, celui qui m'a le plus sciée de tout l'épisode (et il fallait faire fort après Jason Stackhouse et son outil volcanique), c'est bien le petit Sam. Purée, Sam, mais qu'est-ce tu nous fais, mon gars ???

Déjà... Dawn ? Mais qu'est-ce que c'est que cette photo ?

Et ensuite, prendre les gants en caoutchouc (genre j'ai l'habitude de m'introduire chez mes potesses en loucedé) et aller flairer les draps de la morte... euh...

Avant de se rouler dedans comme un chien se roulerait dans l'herbe...

Ah ben bravo, c'est mille fois plus hallucinant que la fin des épisodes précédents !
Dites, on ne va quand même pas le soupçonner d'avoir tué Maudette et Dawn, hein ? Vu qu'il a les clés et que le tueur semblait les avoir aussi...

En tout cas... han, j'adore !
Cet épisode fait super bien progresser l'intrigue et continue de construire les personnages de manière significative tout en nous faisant découvrir un peu plus le monde des vampires. Bill est génial dans sa volonté de se fondre dans la masse humaine, avec son O-négatif et ses petits sourires craquants, vite rattrapé par son univers, cela dit.
J'ai bien aimé le petit parallèle entre les couples mixtes... quels qu'ils soient, et toutes les difficultés auxquelles ils se heurtent.
J'espère ne pas avoir laissé passer trop de trucs parce que j'avoue que des fois, j'ai un peu de mal à tout capter à cause de l'accent et des syllabes qui sont avalées en cours de route.
Une semaine pour voir la suite ? Naaaaaan !

 

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