Le blog de La Sorcière
 

720 : The last hurrah

(Bon, à cause d'un certain docteur, je n'ai pas eu le temps de revoir cet épisode, mais il me semble me souvenir plutôt bien du plus important, donc je fonce. Je tiens à finir, nom d'une pipe.)

The Last Hurrah ou l'épisode où même les perdants finissent gagnants, donc.

Il faut dire qu'il m'en a fait, de la peine, pépé Vinick, au début de cet épisode, traînant son ennui et devenant un objet de pitié pour ses conseillers.

C'est vrai... que faire une fois qu'on a vécu un truc aussi intense qu'une course à la Maison Blanche ? Qu'est-ce qu'il y a de plus ? Ben pas grand-chose, et c'est justement à cela que d'autres personnages vont être confrontés dans l'épisode d'après.
Bref, Vinick se fait chier. On voudrait bien l'enterrer parce que mine de rien, il n'est plus de la première fraîcheur, et pourtant, lui se sent rajeunir. Même son toubib le trouve dans une forme extraordinaire.

Vinick : I'm telling you 70 is the new 60.

Pour tout dire, Arnie envisage même de se représenter à la prochaine présidentielle. Cette fois, c'est sûr, il battra Matt Santos. Ah, on va bien rigoler, dans quatre ans.
Dommage qu'il se heurte au regard désolé de Sheila qui essaye gentiment de lui faire comprendre que non, papy, ça va pas le faire. Les gens ne voteront pas pour un croûton.

Et c'est là qu'intervient Matt Santos.

Matt Santos qui est débordé. D'abord, on le briefe, on le sollicite, on lui colle au derche de partout... jusqu'à ses mouflets qu'on terrorise en leur expliquant bien qu'il ne faut surtout pas accepter de bonbons de quelqu'un qu'on ne connaît pas...

(Oh, la ptiote, la ptiote ! Tellement mignonne que je pourrais la dévorer toute crue !)

Avec ça que Madame la future First Lady, bien serrée dans ses petits tailleurs façon Jackie O', est super stressée aussi. Voilà qu'on lui déballe d'un seul coup tout son futur personnel. Oh my God.

"Euh, mais mon brave, que vais-je faire de tout ça, je n'en ai point besoin !"

"Très bien, mylady. Qui voulez-vous virer ?"

"..."

Voilà voilà.

Dans la foulée, il va falloir choisir la déco, oh, le budget est rikiki, il ne faudra pas voir trop grand... à peine 200 000 dollars.

Hum.

C'est comme ça que sans s'en rendre compte, Helen se retrouve dans le Bureau Ovale. Et je ne crois pas me tromper si je dis que ça lui en fout un méchant coup.

Helen Santos à la Maison Blanche, j'aurais aimé voir ça. Une petite rebelle bien différente de la vieille Abbey. Malheureusement, ça restera du domaine de l'imagination. Tant pis.

Bref, pendant qu'Helen organise son ménage, Matt Santos, donc, fais du pied à Arnie Vinick. Il le convoque, lui sert le thé, lui fait des courbettes. Déjà que mon Vinick n'est pas de très bonne humeur parce qu'on le sonne comme un domestique, forcément, ça ne se passe pas super bien. D'autant qu'il soupçonne fortement Santos de se servir de lui pour se faire bien voir, de lui proposer un poste (en l'occurrence, celui de vice-président) qu'il sera obligé de refuser pour y caser son vrai choix number one. Et ça, Arnie Vinick, il n'aime pas bien.

Et puis d'un coup, Matt lui propose d'être son Secrétaire d'Etat. Alors là, j'avoue qu'il m'a sciée.

Santos : You've got better relationships with all the important heads of state than I do. You know the diplomatic corps. You're respected in every capital around the world. You agree with me on foreign policy. And you are the best strategic thinker I know. I'm not asking you if you'd consider it, Arnie, I'm asking you to do it.

Que dalle. Le Vinick n'en veut pas de son os à la con. Et pourtant, Santos prend de gros risques en lui proposant ce job énooooorme.
Imaginez-vous un peu Condie Rice... et maintenant imaginez-vous un peu Arnie Vinick à sa place. Tenez, moi, j'en tremblote.

Bref, dans le clan Santos, ça râle tant que ça peut.

Lou : He's a Republican !
Santos : He's who we need.

Clair, net, sans appel.

Et même cette horreur d'Amy Garner dont je pensais ENFIN m'être débarrassée est remontée de son marais gluant pour participer au débat.

(Je trouve qu'elle aurait quand même pu se laver les cheveux.)

Amy : You're saying there is not a single Democrat who could handle State as well as Vinick ?
Santos : Well, that's not exactly what I would go out there and say publicly but yeah.

Pendant ce temps, du côté du clan Vinick, ça se gratte la tête. Enfin, disons que ses conseillers, eux, le conjurent d'accepter ce poste inespéré. Surtout Sheila. Qui montre une fois de plus la finesse et l'intelligence dont elle est capable. Et à quel point elle sait convaincre pépé.

Sheila : You ran a campaign to try and unify the country. Now it looks like Santos is trying to put together an administration that will unify the country. The President says he needs you. The country needs you.
Vinick : I disagree with him about everything...
Sheila : You don't disagree on foreign policy. You think about it differently. You use different rhetoric but you agree on the objectives...
Vinick : He just wants to take me out of the campaign. He's afraid to run against me again... You really don't think I can win, do you ?
Sheila : Maybe if you were ten years younger... It's not just your age. Stevenson got the nomination twice in a row. Fifty years ago and he lost both times. You can enter the history books as maybe the last honorable Senator and a great Secretary of State. Or you can be the guy who just didn't know when to quit.

Oh my God, quel échange.

Et pourtant, Arnie retourne voir Santos pas tout à fait convaincu tellement il est certain que celui-ci va se servir de lui comme pantin ou que sais-je.

Mais non, c'est lui et personne d'autre que Matt veut. Et ce qui est excellent et formidable, c'est qu'alors qu'ils débattent de ce qu'il est question de faire, maintenant, en matière de politique extérieure, sans même que Vinick ait dit oui officiellement, on comprend que c'est fait, que le pacte est conclu et qu'ils sont déjà en train de travailler. Le sourire de Matt Santos à la fin, discret, en est la preuve s'il en fallait une.

Et ce sourire-là dit aussi : "Je ne me suis pas trompé."

Enorme. Surtout quand on sait que le mandat de Santos va débuter sur une crise internationale majeure. Se dire que ces deux adversaires d'hier vont bosser ensemble là-dessus, c'est juste... fiou. A couper le souffle.

 

719 : Transition

J'ai A-DO-RE cet épisode. Non mais vraiment adoré. Sérieux, ça a fait bong bong dans mon coeur de pierre. Pour plein plein de raisons.
D'abord parce que s'il y a bien une zone qui nous est obscure, à nous, sombres trous du cul, c'est bien la Transition. Avec un grand T.
C'est vrai, nous, on pourrait se dire : "Tiens, c'est bon, le nouveau héros de la nation est élu, vlan, son prédécesseur lui balance les clés de la baraque et ciao bye bye, circulez, y a rien à voir."

Que nenni, que nenni. C'est vachement plusse compliqué que ça.

Deux mois et demi. C'est donc le temps qu'il reste à Jed Bartlet pour solder toutes ses petites affaires. Le temps qu'il faut à Matt Santos pour constituer un gouvernement, et à Josh Lyman pour construire SA Maison Blanche. Chief of Staff, ça rigole pas, comme taf. Donc tout ce petit monde de se démener dans tous les sens pour mettre sur pied la future présidence de Matt Santos.
On aurait pu, très naïvement, se dire qu'une fois la bataille remportée, nos amis pourraient souffler dix secondes. Surtout pas, malheureux ! S'il vous restait encore quelques forces, c'est le moment de les jeter dans cette nouvelle bataille. Epuisant.

Ensuite, c'est la première prise de contact dudit Santos avec certains de ses futurs conseillers, dans l'aile ouest, et plus précisément dans la Batcave. Et là, à peine notre ingénu arrivé là-dedans pour évoquer le trio infernal Kazakhstan/Russie/Chine que ça roule des yeux dans tous les sens, genre "c'est qui ce plouc ?".
De toute évidence, CJ ne peut pas le blairer. Et ça n'a fait que rajouter à la disgrâce dont elle est frappée à mes yeux à ce stade de la série. J'ai eu envie de l'étrangler.
Bref, l'affrontement des deux clans, le clan Bartlet et le clan Santos est aussi incroyable que consternant.
Ca rit coincé, non non, pas de souci, on fera pas de bassesses en partant, pas de tiroirs collés ni autres trucs marrants, mais bon, on voit bien qu'ils se regardent tous en chiens de faïence avec la secrète envie de se sauter à la gorge. Les uns ont la haine de céder les locaux à de la bleusaille mal torchée, les autres voudraient bien que les premiers se dépêchent de ranger leurs petites affaires et plus vite que ça.
D'autant que dans cet épisode, enfin, Santos et Bartlet évoquent ouvertement leur désaccord sur la gestion de la crise sino-russe. Oh, avec tout le respect nécessaire et en bonne amitié, mais quand même.
J'avoue que j'ai serré les dents plusieurs fois et craint que Matt ne soit pas à la hauteur. Honte sur moi.

Quant à Josh Lyman, le héros du jour, il continue à perdre ses cheveux par poignées entières. Au début de cet épisode, on le retrouve dans un mystérieux avion.

Mais que fait-il là-dedans ? Eh bien tout simplement l'une des choses qui m'a fait poser les mains sur mon coeur en faisant un gros "O" de la bouche. Josh va débaucher Sam. Sam, LE Sam. NOTRE SAM. SAM SEABORNE EST DE RETOUR !!!

Sam (trois ans après avoir démissionné de son poste de dircom adjoint) : And I thought you'd never call.

Une scène d'autant forte qu'on ne s'attend pas une seconde à le revoir, et que l'on joue volontairement avec l'effet miroir. C'est exactement comme cela, en faisant irruption dans une réunion d'avocats, que Josh avait débauché Sam pour la campagne Bartlet for America.
Je vous jure, jure, jure que j'en suis restée complètement sous le choc. J'ai dû faire "pause" le temps de me calmer.

Et en un rien de temps, la dynamique extraordinaire entre les deux personnages se remet en place, comme s'ils ne s'étaient jamais quittés.

Sam : I'm getting married.
Josh : Yeah, I've heard that one before.
Sam : Nice !

Josh : This guy is the real deal.
Sam : You said that last time.
Josh : Yeah, and look how right I was.

Pas simple de convaincre le Sammy, car il gagne gros comme lui dans sa boîte d'avocaillons. Mais ah ah ah, comme si on ne se doutait pas TOUS qu'il ne pourra jamais résister au poste de secrétaire général adjoint que lui tend Josh.
Putain, et là, la tête me tourne. Sam serait ce que Josh a été à Leo. AAAAAAAAAAAH, trop MONSTRUEUX !!!

(Quelques évanouissements plus tard.)

Bref, Josh est en train de réunir son groupe ("getting together the old band"), et il aimerait bien aussi débaucher CJ.

Josh : Any job you want.

Moi, je fais "hmph" et je dis no way. Elle est usée, la CJ, faut qu'elle prenne sa retraite quelque part bien loin. Bref.

Bon bref, hop, revoilà mon Josh sur le chemin de Washington, se dirigeant tout droit vers la deuxième chose que j'ai adorée dans cet épisode. ZE coup de fil à Donna. On hésite à en rire ou à en pleurer tellement ils ont l'air bête tous les deux, un pas en avant, oh mon Dieu, vite vite, deux pas en arrière des fois que les Enfers s'ouvriraient sous nos pieds.

"Donna, il faut qu'on euh... non rien !"

"Bon, ben euh... à bientôt alors !"

Trois secondes après, Josh rentre chez lui, et à peine a-t-il le temps de poser sa valoche que DING DONG, le voilà avec une blonde collée contre le visage.

(Ceci étant officiellement absolument trop... mi... mi... C'est vrai, enfin un peu de passion... J'adore la manière désespérée qu'il a de se jeter sur elle, c'est pathétique mais adorable.)

Et là, attention, Donna est suprême. Petit lendemain matin amoureux mais studieux, Josh béat, encore tout auréolé de sa nuit torride ("Râââh, ma douce, c'était trop bien, quand c'est qu'on remet ça, hihihi.")
L'impensable se produit. Sans que personne l'ait vu venir, Donna lui assène avec une douceur et une simplicité renversantes que oui, c'est formidable, mon chéri, tu es un dieu au plumard et je t'aime d'amour tendre, mais si dans quatre semaines on n'a pas mis les choses à plat et décidé ce qu'on fait, on laisse tomber. Sur ce, bonne journée, mamour.

Mouché, le Lyman !

On rigole, on rigole (et Dieu sait que j'en ai ri tellement je l'ai trouvée gonflée), mais passé cet instant, je me suis dit : "Ok, c'est mort."

Et en même temps, putain qu'elle a raison, la gonzesse ! Ils ont une fenêtre, là, maintenant, et il faut juste choisir si on fonce oui ou merde. Le truc très con, c'est que ça se voit comme le nez au milieu de la figure que Josh est raide dingue d'elle (il faut voir la tête d'abruti qu'il fait quand elle sort de la chambre), mais voilà, dès qu'il faut mettre des mots là-dessus, malheur, la plus grande concentration est requise !

Et bien évidemment, ce n'est pas le moment, mais en même temps, comme elle le dit, ce ne sera jamais le moment. Du moins certainement pas avant huit ans.
Toujours est-il que je me suis moi-même arraché quelques poignées de cheveux par solidarité avec Josh, en le regardant courir après sa future dream-team en s'envoyant entre deux entretiens Red Bull sur Red Bull et Alka Seltzer sur Alka Seltzer...

Croisant Donna dans la baraque, il lui annonce d'un ton désespéré que quatre semaines, ma biche, jamais ça suffira, j'suis trop overbooked, là.

"We'll see !", lui répond Vahiné c'est gonflé.

J'admire, j'admire.

Et puis sans prévenir, d'un coup, alors que dans l'épisode précédent on grinçait sévèrement des dents parce que Josh n'avait toujours pas proposé de poste à Donna (choquant d'ailleurs terriblement Will Bailey), la future First Lady convoque Donna au sujet de sa Secrétaire Générale à elle qu'il lui faut. Pas de souci, Donna est prête à la conseiller pour lui trouver la personne idéale.

Oui mais non, ma petite dame, c'est vous qu'on veut.

YIIIIIIIIIIIIIHIIIIIII !!!

DONNA, DONNA, DONNA !!!

Je le savais, je le savais ! Je savais que ça ferait un tandem d'enfer, ces deux-là !

Mais pendant ce temps, aïe aïe aïe, Josh ça devient n'importe quoi. J'en avais mal aux yeux de le voir se transformer en cet odieux personnage, autoritaire, hystéro, complètement à côté de la plaque. Là, le voilà qui pique une gueulante monstrueuse devant tout le bureau, persécutant le pauvre Otto qui n'a pourtant rien fait de mal. Ou si peu. Bref, là, faut juste qu'il arrête.

Pauvre petit. Après un savon pareil, perso, j'irais sangloter dans les chiottes en donnant des coups de pied dans les portes pendant au moins vingt minutes.

Heureusement, c'est le moment que choisit Sam pour débarquer à Washington. Merci Jésus, Marie, Joseph et toute la sainte smala. Car si une seule personne peut se permettre de faire la leçon à Josh maintenant que Leo n'est plus là, c'est bien Sam, le copain de toujours, qui d'un ton ferme et sans appel lui explique que si jamais il ne se casse pas une semaine pour décompresser, c'est lui qui reprend l'avion dans la seconde. Tout en préservant très intelligemment l'ego du sieur en lui faisant comprendre que dans deux mois et demi, c'est pour ainsi dire lui qui sera aux commandes. Bref, bravo, Sam.

Il faut dire qu'il y a des domaines de friction entre Josh et Santos, et c'est très intéressant de voir comment fonctionne ce tandem très différent de celui qui formaient Jed et Leo. Mais lorsque Josh présente Sam à Santos et lui fait comprendre qu'il s'en va quelques jours pour le bien de leur future collaboration, la réaction de ce dernier, prêt à l'accompagner lui-même jusqu'à l'avion, m'a arraché un vieux sourire de tendresse.
Tout cela est décidément très prometteur. Et frustrant, en même temps.

Voilà donc mon Josh montant dans l'avion des vacances et regardant pensivement à travers le hublot pendant que le reste des passagers embarque.

Et puis coup de massue final : une apparition blonde s'installe à côté de lui. Et ça finit en se bisouillant bien gentiment sur fond de soleil couchant etc etc...

Voilà comment l'ultimatum de Donna aura duré... moins de 24 heures.
Faut vraiment le voir pour le croire.

Enfin, en voilà deux de bien casés, ce coup-ci. Sept saisons, qu'il aura fallu, fiou.
Encore deux cas difficiles à débrouiller et on sera définitivement sauvés. Hé hé hé.

Moi j'aime bien, ils font les choses proprement pour cette fin de série. Non ? Rah et puis Josh Chief of Staff du président et Donna Chief of Staff de la First Lady... Gniiii.

Si qu'on m'avait dit ça il y a deux ans quand j'ai commencé à regarder...

Et à part ça, moi qui joue souvent au Sims et qui m'inspire de personnages de fiction vu que je n'ai aucune imagination pour ces petits bonshommes-là, pendant mes vacances, j'avais créé un Josh (devenu maire, dites donc) et une Donna. Eh bien je peux vous dire qu'ils partent TRES SOUVENT en vacances.
Sinon, j'ai une Phoebe Buffay qui vaut le détour, aussi.
Et une Kara Thrace grand-mère, maintenant.

Bref. Gn.

 

"He taught me to fox-trot..."

La scène adorable où tout le monde se marre en évoquant les blagues de Leo...



Jed : No, no, that one was true ! He taught me to fox-trot.
C.J. : Really ???
Jed : ...

 

718 : Requiem

Mine de rien, ça commence à sentir sérieusement la fin. Notre nouveau président est donc élu, et l'enterrement de Leo, c'est un peu aussi celui du double mandat Bartlet.
Nous avons donc là l'indispensable épisode hommage à Leo. Drôle de redescente sur Terre après les montagnes russes du double épisode précédent.

�videmment, ce n'est pas un moment qu'on peut qualifier de gai, mais c'est indispensable. La première séquence, très douce, avec tous les personnages qui se préparent à aller rendre hommage à leur ami, est tout bonnement magnifique.

Et puis, c'est aussi l'occasion de revoir de nombreux visages que nous avons croisés au fil de la série. Même si l'un des plus importants manque à l'appel. Je ne vais pas m'appesantir sur l'absence de Sam, mais elle m'a choquée. Sam absent à l'enterrement de Leo, cela me paraît totalement inconcevable. J'imagine que Rob Lowe n'étais pas disponible au moment du tournage, que sa venue n'était pas prévue à ce moment-là de la série, mais tout de même.

Enfin, on peut saluer la présence entre autres des trois princesses Bartlet...

... de Bingo Bob...

(Dont la conversation avec Will sur fond de "Ouais, 58 balais, ça fait peur. Moi, je m'en vais passer un ECG et une coloscopie, on sait jamais" m'a filé la gerbe.)



John Hoynes, aussi...

Mallory McGarry, évidemment...

Le président élu...

Même Joey Lucas...

Et puis les assistantes...

Même le paria de l'équipe a fait le déplacement ; discrètement, il s'est glissé avec l'ex Madame Ziegler.

Et puis outre ceux qui mouillent leur petit mouchoir, il y a eu la douleur de certains. Celle de C.J., résignée...

Celle de Jed, terrible...

Celle d'Abbey qui souffre sûrement de voir souffrir son mari, car je ne pense pas qu'elle était si proche de Léo auquel elle reprochait déjà beaucoup de choses, et à qui, telle une sombre Cassandre, elle avait demandé au cours de la saison cinq s'il avait fait un électrocardiogramme récemment.
Et puis bien sûr, il y a l'immense tristesse de Josh. Décidément, celui-là, je n'aime pas quand il est triste. Il a ce côté sombre des gens qui ont déjà vu passer trop de choses et qui semblent sur le point de se briser s'ils en perdent encore davantage.

J'ai beaucoup admiré le vieux président dans cet épisode. Son chagrin semble incommensurable, à peine répond-il à sa femme lorsque celle-ci lui adresse la parole dans la voiture. Il semble à des années-lumière de là.

Et pourtant, lorsqu'il va s'agir de remonter le moral des troupes pourtant bien bas, il n'aura pas son pareil. Embrassant Margaret comme du bon pain, et lui glissant à quel point Leo l'aimait, racontant blagues sur blague au sujet de Leo...

Mais avant d'évoquer les blagues, il y a la réception qui fait suite aux obsèques. Comment pourrais-je zapper l'énième retour du poison violent Amy Garner ? Décidément, celle-ci ne semble pas fatiguée de jouer son rôle de mystérieuse intrigante. Et vas-y que je pousse ma candidate préférée au poste de vice-président, et vas-y que je roule des épaules de préférence devant le futur secrétaire général (ça tombe bien, c'est son ex, ça peut servir), et vas-y tant qu'on y est que j'essaye de caser une bonne copine dans son plumard. Non mais de quoi je me mêle ? Et puis surtout, il serait de bon ton de cacher la tristesse immense que lui cause la disparition Leo McGarry.

Je ne parle meme pas de ses réflexions concernant la recherche d'un vice-président.

Amy : You're looking for Leo MccGarry, Josh, and he's not available.

Bravo, vingt sur vingt côté politesse et compréhension, la pintade.
Enfin, il me semble que je ne serai plus obligée de revenir sur le cas Amy Garner d'ici à la fin de la série. Vive les vacances !

Et pour clôturer donc cette affaire, j'avoue que j'ai bien rigolé en voyant d'abord la tête de Josh lorsqu'il tombe nez à nez avec Morticia.

Sans compter celle de Donna qui surveille de loin son amant...

... puisqu'il est de notoriété publique (du moins pour nous) que la petite aventure de l'élection semble se prolonger. Enfin, Josh semble tout à fait partant pour la prolonger encore un peu plus, de préférence chez lui, mais Donna, elle, a décidé de crécher chez C.J., ce qui n'arrange pas celle-ci puisqu'elle pensait rejoindre discrètement Danny en fin de soirée.

Mauvaise soirée décidément pour Josh et Danny qui ne se doutent pas que ce soir, c'est ceinture pour tout le monde !

Arf.

Et donc, la partie marrante de cet épisode c'est quand même lorsqu'en petit comité, nos héros évoquent leurs petites anecdotes concernant Leo. Et il y en a de sacrées. � vrai dire, on ne connaissait pas Leo sous cet angle, mais eux oui. J'en ai ri de bon coeur, et ça fait plaisir de les voir tous se marrer en parlant de lui.

C'est sans doute la dernière fois qu'on les voit tous réunis et mon Dieu, que cela fait de la peine que Toby ne soit pas présent. Et puis c'est l'heure des au revoir.

Et d'un passage de témoin tout en douceur, d'une conversation qui était nécessaire d'autant que Leo n'est plus là pour l'avoir avec son fils spirituel.

Jed : He loved you like a son, you know it, don't you ? Leo and I are the past. You're the future. It's up to you now. We're counting on you.

Une chose que l'on ne peut pas retirer à Jed Bartlet, c'est sa finesse. Je ne suis pas sûre que Santos le vaille dans ce domaine.

Et en parlant de Matt Santos, il semblerait que Josh mesure enfin la difficulté de la mission qui l'attend : tempérer un nouveau président qui n'a qu'une hâte, mettre son nez partout, surtout là où il n'est pas supposé le mettre !

Je pense que la collaboration entre les deux hommes s'annonce respectueuse, efficace et probablement amicale, mais également explosive, autant qu'elle l'a parfois été durant la campagne. Quel dommage que nous ne soyons pas là pour le voir. Car là où Leo était un homme de diplomatie, Josh, c'est quand même tout feu tout flamme. Et quand quelque chose ne lui plaît pas, il ne se donne pas la peine de le cacher.

Enfin, à la fin de cet épisode, Josh quitte la Maison Blanche en se retournant une dernière fois comme pour regarder la page de sa vie qui vient de se fermer.

La prochaine fois qu'il y viendra, ce sera en tant que le secrétaire général. D'ici là, il lui reste encore au moins 2 milliards de choses à organiser. �a fait beaucoup pour Josh Lyman. Comme nous le verrons dans le prochain épisode. Hé hé hé.

 

717 : Election II

"He died, Josh."

Aïe, ouille, malheureuse, que n'avez-vous pas dit là.

(Moi, j'imagine les scénaristes en réunion de crise après la mort de John Spencer. Mais que faire de ça ? Remplacer l'acteur ? Ridicule. Faire mourir Leo ? Oui. Mais comment, dans quelles circonstances, à quel moment ? Et tous de s'activer à réécrire frénétiquement la fin de la série.)

Et puis il y a quand même le facteur émotion. Leo ne saurait tirer sa révérence sans faire pleurer la moitié de la planète. Ce sera le cas. A commencer par la pauvre Annabeth qui, toute haute comme trois pommes qu'elle est, n'en verse pas moins plusieurs hectolitres. Pov' petit bouchon qui croyait laisser dormir son Leo et qui en fait était en train de le laisser crever.

Bref.

C'est aussi CJ qui annonce à un Jed bondissant la chose. Ca le calme net, notez.

Et les larmes de la pauvre Margaret qui sanglote silencieusement...

On a beau y être préparé, ça fait quand même de la peine de les voir tous aussi tristes.

Et puis il y a Josh. Pour la millionième fois cette saison : pauvre Josh. Le choc est monumental. Et très vite, il y a la culpabilité, bien sûr. Quelque chose sans doute qu'il est le seul à ressentir. Après tout, c'est lui qui est allé chercher Leo à peine relevé de son premier infarctus. Ca doit être terrible. Et ça l'est. Jamais on n'a vu Josh aussi triste. Et pourtant, on l'a déjà vu se mettre dans des états pas possibles. Là, c'est d'une violence terrible.

Heureusement, dans ces moments-là, il y a Donna, la seule sans doute à comprendre ce qu'il traverse. La seule à avoir toujours été là. (Et c'est pour ça qu'il ne FAUT PAS la lâcher, bougre d'andouille !!!)

Donna : You've done a remarkable thing. Win or lose. An extraordinary thing.
Josh : I talked him into this, into joining the ticket.
Donna : Nobody ever talked Leo into doing anything he didn't want to do. And he'd want you upstairs, not down here. You belong up there, it's your night. He was so proud of you, Josh.

Hormis cela, politiquement, c'est quand même sans précédent. Que faire ? Désigner d'office un remplaçant ? Comment rassurer les gens qui votent encore dans certains états ?
Admirable Matt Santos qui au milieu de la panique martèle à ses conseillers que non, s'il gagne cette élection, c'est en son nom et celui de Leo. Pas question de changer cela maintenant.

Et devant ses partisans effondrés, il tient ce discours magnifique.

Santos : America has lost a giant tonight. And I have lost a friend. Leo McGarry devoted his life to public service, to the notion that every citizen is responsible for making this country a better place. That we have a sacred duty to participate in our democracy, to leave America stronger for the next generation. If I win this election, the country will be worse off because Leo McGarry will not be there to help me run it. But, I don't want anyone to vote for, or against me, because of Leo McGarry. This race wasn't about him, and it isn't about me. It's a vision for America that will outlast Leo, and outlast me. There's an America that's bigger than any of us, and, for those of you who have not yet voted, it is the only thing that should matter when you go to the polls tonight.

Dans le camp Vinick, ça s'agite aussi. Vite, vite, il faut dire que sans l'expérience de McGarry, Santos ne vaut plus rien. Halte-là, répond Arnie. Pas la peine d'enfoncer le clou, les électeurs le savent très bien, ce ne sont pas (tous) des demeurés.

Le dépouillement se poursuit. Et toujours pas de président. Les heures s'égrènent, les grans électeurs aussi. Le clan Santos célèbre sa victoire au Texas qui lui garantit au moins le poste de sénateur ou de gouverneur. Et tout finit par se jouer au Nevada, Nevada que les deux candidats ont un peu négligé. C'est l'heure des regrets et de l'inquiétude, donc... Et puis vers cinq heures du mat', CJ va réveiller le président Bartlet.

Vu le petit sourire, on comprend que c'est gagné.

Jed : Do we have a winner ?
CJ : Yes, sir, we do.

Voilà comment l'Amérique vient d'élire son premier président qui ne lave pas plus blanc que blanc.
Quel moment magnifique que cette victoire. Sérieux, j'en ai pleuré.

Et chacun avec sa blonde dans les bras, Santos et son directeur de campagne se regardent droit dans les yeux et échangent ce petit dialogue silencieux :

Santos : (Thank you)
Josh : (You're welcome.)

On peut dire quand même qu'il revient de très très loin, le père Santos. Cela dit, il a encore du pain sur la planche, avec tout ce qui l'attend. Mais ça, je crois qu'il le sait déjà...



Santos : First, I want to say a special word of thanks to Senator Vinick, and I ask you all to join me in applauding his lifetime of service. Arnie Vinick made this a better campaign, and he's made this a better country for all of us. My father was a barber, my mother a domestic servant, and I never dreamed that I'd have this chance to serve so many people in so many ways. It would be easy for me to stand here and claim a sweeping mandate for the next four years. I can't do that. This was a razor-thin election. My intention is to be the President of everyone, black or brown, yellow or white, Republican or Democrat. I've got a lot of reaching out to do. America has become more polarised, you can't run for President and not see that. Our votes may have been divided, but our country will not be divided. Because, ultimately, it's not about left or right, it's about doing right. Together, we are going to lift up those who have been let down. We are going to ensure that the promise of America is not the privilege of the few, but the birthright of all Americans. I am more grateful than I can say, you have given me an opportunity that comes to few people. Perhaps fewer are worthy of it. God bless you, and God bless America.

Mention spéciale pour Arnie, formidable perdant, qui malgré la déception, renvoie aux pelotes tous ses requins de conseillers qui le conjurent de remettre en question le vote et de procéder à un recomptage des voix au Nevada.

Vinick : Get the President-elect on the phone. I want to congratulate him.

(Comme j'ai été contente de découvrir par la suite qu'Arnie Vinick ne serait pas totalement mis au rencard.)

Loin de tout ça, Josh finit de colorier en bleu, seul, le Nevada sur la carte des Etats-Unis.

Et sous les yeux de Donna, il s'arrête devant la photo de Leo.

Josh : Thanks, boss.

Et voilà. A présent, son boss, c'est vraiment Matt Santos. La boucle est bouclée. A lui maintenant de devenir le Leo du nouveau président. Pour cela il a toutes les cartes en main. Mais c'est encore loin d'être gagné...
Quel voyage, tout de même, pour ce petit bonhomme...

(Et comme je regrette qu'il n'y ait pas eu une saison 8...)

 

716 : Election day I

Fraktastic ! Ca nique tellement dans cet épisode que j'ai failli perdre un oeil !
Ah ça, pour exulter, les corps exultent ! Comme jamais !

Première scène absolument surréaliste, donc, dans une série où la scène la plus sexy doit être celle où Jed annonce que ça fait 70 jours qu'il n'a pas honoré maman et que ça commence à faire long.

Nous sommes à la veille de l'élection. Nos braves petits soldats de la campagne Santos débouchent une bouteille de tord-boyau pour se murger d'importance en attendant l'ouverture des bureaux de vote. Et un par un (ou plutôt deux par deux), sous le regard incrédule de Josh qui n'a jamais rien vu venir, les fidèles lieutenants s'en vont célébrer la fin de la campagne sous la couette. "Getting on board", comme ils disent.

(Là où la Sorcière se dit que le jeune Otto doit en avoir dans le calcif pour avoir le courage de sauter la terrible Lou après que celle-ci lui ait fait une réflexion très méchante sur son menton imberbe.)

Se retrouvent donc en tête-à-tête frère Josh et soeur Donna, les deux seuls à être restés chastes tout du long. L'une parce que l'objet de tous ses désirs n'a toujours pas compris qu'il serait peut-être temps de s'y mettre, l'autre parce qu'il est bien trop bête pour se donner la peine de comprendre qu'il est temps de s'y mettre. Mais bon, l'alcool et l'habile jeu de jambes de Donna aidant, tout doucement, l'idée fait son chemin.

Josh : Did you ever come on board ?
Donna : No.
Josh : Never had a campaign fling ?
Donna : No.
Josh : Do you want another drink ?
Donna : No.

C'est comme ça que Josh Lyman, mesdames et messieurs, vide son verre d'un geste rageur et sur une musique triomphale, s'engouffre dans l'ascenseur derrière une Donna qui a quand même un peu tout fait pour le chauffer à blanc.

Après un générique interminable, on découvre donc une scène jouissive et tordante. Josh Lyman, ce grand stratège politique, celui qui a pratiquement fait gagner la Maison Blanche à un illustre péquenaud bien bronzé, qui a négocié avec les plus grands, Josh Lyman, l'homme capable de faire fléchir un Congrès républicain, CE Josh... eh bien CE Josh, il a bien du mal à faire un petit câlin post-tagadatsointsoin à son aimée. Elle est là, à quelques centimètres, la chose est faite, enfin, et à vrai dire il lancerait bien l'acte II, mais non... Il se retourne, se ravise...

Soupire, regarde l'heure...

Tend la main, attention, presqu'il la touche... mais non. Bref, Josh Lyman nous joue les jeunes mariées rougissantes.

J'avoue que je trouve cette gêne tout à fait charmante. Le voilà qui saute dans son caleçon pour aller saluer Donna en train de s'habiller dans la salle de bains (des fois qu'elle prétendrait mettre les voiles discrètement), qui chope le tube de dentifrice (sait-on jamais), et qui, tout attendri, se rapproche maladroitement de la belle, espérant sans doute un petit câlin pour la route. Peine perdue.

Donna : I'm gonna go get us some coffee.
Josh : How are you feeling ?
Donna : I really want to win this thing.

Bref, tout cela est très frais, charmant. Je ne peux pas m'empêcher de me dire que tellement de choses sont en train de basculer pour Josh... Vrai, la tête m'en tourne. Peut-être est-il en train de se dire que finalement, il n'est pas obligé de tout supporter tout seul, qu'avoir quelqu'un de confiance auprès de qui passer son peu de temps libre, c'est plutôt sympa, aussi. Et puis ça doit être terrifiant de se dire également que cette personne-là, c'est Donna. Quelque part, il doit savoir depuis longtemps que Donna, ce n'est pas (en ce qui le concerne, du moins) la fille avec laquelle il va couchailler de temps en temps. Pas après huit années à bosser ensemble... S'il a besoin de Donna aujourd'hui, c'est qu'il y autre chose. Ca doit être flippant à mort pour ce grand adolescent pas tout à fait fini. Ca tombe bien, son adolescence touche à sa fin. Et c'est justement aujourd'hui qu'il passe à l'âge adulte.

Quant à Donna... ah ah ah, la petite maligne que voilà ! Elle sait très bien ce qu'elle fait, la coquine. On voit bien qu'elle n'est pas tout à fait à son aise non plus, mais elle semble bien résolue à ne pas lâcher l'affaire.

Cet épisode est donc très drôle. J'y reviendrai, mais si on rit de bon coeur devant cet épisode et devant le petit ballet d'amoureux qui s'anime régulièrement et constitue le fil rouge de l'épisode, c'est aussi parce qu'on ne peut pas passer 45 minutes à les voir bondir en criant des chiffres. Ce serait chiant comme la mort. On regarde donc tout ce petit monde se bousculer dès quatre heures du mat' dans la chambre de Josh... pas de bol pour Donna qui était allée chercher le café pour deux (une vieille habitude, sans doute) sans se douter qu'en y revenant, elle trouverait toute la baraque debout.

Donna : Tell me you found my pantyhose.

Ah, on en a un autre qui est un peu stressé, dites donc. C'est vrai, ça, ça fait quoi un candidat, le jour de l'élection, une fois que ça mis son bulletin dans l'urne (enfin, appuyé sur un bouton, quoi) ? Ben ça rentre chez soi et ça attend.

Santos : What'm I doing here all day ?
Helen : You could sleep.
Santos : Oh, I don't think so.
Helen : Come on...
Santos : I don't think I could close my eyes.

Helen : Then we'll find something else to do.

La tronche de Bram quand Helen redescend tranquillement en disant que chut, pas réveiller le député, il dort sur ses deux oreilles...

Ca c'est un petit couple mignon, quand même...

Josh et Donna, le retour. Autant une fois, on peut croire à l'accident malheureux, autant quand on voit Donna (qui ne lâche pas la bête d'une semelle, ou alors juste histoire de feinter) couver du regard le sex symbole échevelé et mal rasé qui erre les bras ballants en hurlant par intermittence des ordres à ses valets, on se dit que ça cache quelque chose.

Donna : You're face is frozen in an odd way.
Josh : Unattractively ? (Aux abris ! Josh Lyman DRAGUE !)
Donna : Not entirely.
Josh : Think my head is gonna explode. (Roh, c't'approche !)
Donna : Maybe we should... take a walk or something. Try to destress à little before the next numbers come out. You wanna set for a walk ? Or... something ?

A hurler de rire.

Encore plus quand après que Josh a prononcé deux fois le mot "romantique" (je vous dis, il fait des efforts, l'animal !) et allumé la télé (oui, bon, on peut tout avoir, non plus), Rona frappe à la porte.

(Toute la scène m'a énormément rappelé Chandler et Monica à Londres.)

Rona : Do you have Donna ?
Josh : Have her ???
Rona : Do you know where she is ?
Josh : Uuuuuh... Yeah !

Et tout le monde de se marrer. Josh qui s'habille en sautant partout, Donna qui n'a jamais été aussi adorable...

Et Rona et Edie qui ont tout capté et qui n'en croient pas leurs oreilles.

Bref, c'est ultime... et il fallait que ce soit drôle tellement ils ont trop l'air bête, au bout de huit ans...

Deux autres m'ont bien fait marrer dans leur maladresse... Will et la mystérieuse Kate... Tellement mystérieuse qu'au détour d'une conversation sur leur avenir respectif dans la profession, Will découvre qu'elle a voté Vinick.

Pauvre Will, lui qui a l'air d'être sur le point de lui dire : "Viens avec moi en Californie, baby."

Bon, à part ça, on ne va pas épiloguer sur toute les scènes où ces pauvres diables comptent pitoyablement le nombre d'états et de grands électeurs qu'ils sont en train de ramasser. Je pourrais revenir sur le discours de Josh à tout son petit monde, discours supposé être de remerciement et où du haut de sa chaise de bureau, il finit par tous les traiter d'incapables !

Et puis ce pétage de plombs monumental et l'intervention de Donna qui est sans doute la seule à savoir ce qu'il faut lui dire à ce moment-là, avec finesse et intelligence.

Bref, ce duo est vraiment fait pour exister, d'une manière ou d'une autre.

Donc si cet épisode est un véritable tourbillon euphorisant, rempli d'humour et enthousiasmant, Election Day II en est le parfait opposé. Comme le laisse présager la dernière scène où Annabeth va réveiller Leo et le trouve effondré dans sa salle de bains. On savait que ça devait arriver, mais caser la mort de Leo le jour de l'élection... waouh. C'est quand même méga couillu.

 

715 : Welcome to wherever you are

(Et voilà. Le premier épisode que je revois depuis fin décembre. Vous voyez, je ne fais pas les choses n'importe comment, hein. Enfin, c'est surtout que j'ai pensé que ce serait un peu brutal de plonger directement dans le double épisode des élections. Une petite préparation physique s'imposait, avant. C'est fait.)

Les cinq derniers jours de la campagne : un souk extraordinaire, une véritable course contre la montre, des feuilles qui volent dans tous les sens, des hurlements de partout... et deux papas sous pression.

D'un côté, papa Santos. Il ne dort plus, il carbure au café (quand sa femme le laisse en boire), il évolue dans un brouhaha permanent de téléphones qui sonnent et de conseillers qui aboient. Et au milieu de tout cela, c'est Halloween, et pour passer pour un bon père devant l'Amérique entière, il faut aller clamer "trick or treat" devant quelques portes, sous les flashes des photographes.

(Mention spéciale à Junior déguisé en Harry Potter.)

Bien évidemment, les pauvres gosses sont épuisés et se sont gavés de bonbons en douce. Dès la première porte, le fiston dégueule tout ce qu'il sait sur les pompes de la dame qui lui tend des belles pommes trempées dans le sucre. Forcément.

De l'autre côté, papa Ziegler qui tente de profiter du peu de temps qui lui reste avec ses petits monstres. Et c'est vrai qu'autant les gnards sont mignons, autant Toby fait de la peine, lui qui voudrait bien aller faire "trick or treat" en famille, obligé malheureusement d'attendre que son ex-femme lui refile les mouflets parce qu'elle est députée, et que ça la foutrait mal qu'on la voie avec un traître à la nation. Bref.

Enfin, si Toby vient passer un peu de temps avec ses rejetons, c'est parce que la prison l'attend. Il lui reste une chance de sauver sa peau, c'est d'avouer de qui il tient la fuite concernant la navette spatiale cachée, celle dont j'ai *hum* tellement parlé.
Malheureusement, Toby fait de la résistance et il a en face de lui un ministre de la justice (?) qui ne s'en laisse pas compter... L'équation est simple. Toby confesse d'où lui vient l'info : un an de prison. Toby s'emmure dans son silence de merde : six ans de prison.
D'autant que le fameux ministre (?) sort de sa manche un nouvel atout : une inculpation supplémentaire, obstruction à la justice. Ce qui amènerait CJ, Jed et surtout Leo à comparaître et jetterait ainsi un énorme discrédit sur la campagne Santos/McGarry, discrédit dont celle-ci ne se relèverait pas.

C'est donc d'autant plus vertigineux de voir d'un côté la campagne Santos qui se démène dans tous les sens, les cernes sous les yeux du candidat, l'énergie désespérée déployée pour remporter cette élection... tout en sachant qu'elle dépend de Toby. Toby qui bien malgré lui se retrouve doublement impliqué car il dispense maintenant ses bons conseils à Josh de manière régulière.

Seulement, Toby, c'est un sacré numéro, oui. Et surtout un sacré cerveau. Et non, il ne veut pas croire que ce jeune justicier va faire foirer une élection rien que pour l'épingler lui.

Toby : I've dedicated my life to this country, to public service. And regardless of our different interpretations of the role of the federal prosecutor in our legal system, I don't think derailing a presidential election is part of your job description ! And I don't think you believe it is either.

La campagne est sauvée. Mais pas Toby.

Pour en revenir à Matt Santos, il y aurait encore énormément de choses à dire de cet épisode. Je pourrais parler de Bon Jovi (le titre de l'épisode est aussi celui d'une de ses chansons), d'Helen Santos, de Jay Leno, de Robin des Bois, de plein de trucs. Mais bon, j'ai un peu hâte de revoir la suite.
Je vais juste revenir sur la dernière scène, celle où le candidat pète un câble, d'épuisement, de surmenage... et où Josh, pourtant tout aussi survolté et claqué retrouve une zénitude qu'on ne lui avait pas vue depuis longtemps pour le calmer et le remettre sur les rails.

Santos : Josh... You think we're gonna win ?
Josh : I do.

Moi z'aussi.

 

714 : Two weeks out

(Courage, les non-West-Wingiens, la fin est proche... Pour vous récompenser, quand j'en aurai terminé, vous aurez trois épisodes de House, sans compter les divers DH, UB et autres... )

Ah, quel personnage fascinant, cet Arnie Vinick. Z'avouerez que dans le genre, il est quand même increvable. Et pourtant, il a de ces moments où le vernis se craquèle et laisse apparaître l'homme vulnérable qu'il peut y avoir, peut-être (mais on en est pas sûr), en dessous de cette carapace d'homme politique souriant et compassé.

Justement, voici un de ces moments, un de ceux qui m'a le plus marquée de toute la campagne. Arnie Vinick serre des milliards et des milliards de mains, et arrive en un lieu où il doit tenir un milliardième discours. Avant de prendre la parole, il va passer en grimaçant sa main droite sous l'eau... sa main meurtrie d'en serrer tant d'autres...

Et puis à la milliardième poignée de main + 1, l'impensable se produit. Cette scène est d'une intensité et d'une férocité bouleversantes. Devant un parterre de partisans, à quelques secondes de prendre la parole, Arnie se fait briser la main. Pendant un quart de seconde, il tourne le dos au public pour cacher son hurlement silencieux. Personne n'a rien vu, le voilà qui sourit et qui entame son discours. Terrible.

Comment faire, à quelques jours de l'élection, pour éviter de serrer des mains quand on est candidat ? Eh bien on n'évite pas. On les serre quand même. Et entre deux, on glisse sa mimine dans une attelle.

C'est que se faire briser la main en en serrant une autre, ça fait un peu papy chétif et délicat, surtout quand l'adversaire est l'équivalent humain d'une armoire normande.
Et pourtant, dans cet épisode, Arnie Vinick va encore nous prouver qu'il est un Grand.
Z'allez voir comment.

Déjà, nos deux zozos se font la course en Californie, l'état que chacun aimerait bien souffler au copain d'en face. Et alors que ça court dans tous les sens, malencontreusement, les effets du candidats Santos sont un peu égarés.

(A ce stade de la série, j'adore les "bébés" de la campagne démocrate, Bram et Otto, ils sont trop mignons. Surtout quand ils s'envoient bouler pour savoir lequel a perdu les affaires du candidat.)

Bram : The Congressman needs his briefcase.
Otto : I thought you had it.
Bram : No, I had it in Chicago. You had it in Philadelphia.
Otto : No, I had it in Pittsburg and then I put it back in his cabin for the flight to Philly.
Bram : Well, itâ??s not there now.
Otto : Did we take it to the event in California ?
Bram: I donâ??t know. I had my arms full of stuff. I donâ??t remember the briefcase in Philadelphia.

Bref, personne ne s'en inquiète plus que cela, après tout, on va bien la retrouver, cette mallette farceuse. Eh bien justement, ils feraient mieux de s'en inquiéter très vite parce que la coquine est tombée entre les mains de celui qu'il ne fallait pas.

Ce vieux Bruno Gianelli qui l'a trouvée, oubliée quelque part durant la course de la campagne Santos, quelques heures avant que la campagne Vinick n'y débarque. Pour ma plus grande satisfaction, Arnie est outré que Bruno lui flanque cela sous le nez.

Vinick : Who else knows about it ?
Bruno : No one. It could make you President.

Ach du lieber Schreck !

En effet, y a du lourd, dans cette mallette, du très lourd. Une somme envoyée chaque mois à une femme mystérieuse avec un enfant tout aussi mystérieux. Le tout schlingue l'adultère à plein nez.

Bruno : It's got a sort of a journal in there.
Vinick : I said don't tell me.
Bruno : It's a day-planner. It has notes about meetings, people, lots of stuff that can be embarrassing. What he really thinks about the Vice President, how bad a campaigner Leo McGarry is. And he also has a checkbook in there. It's a strange one. It just says "M. Santos." It's not a joint account with the wife, there's no address on the checks. He just uses it for ATM withdrawals and one check each month, same amount, made out to someone named Anita Morales. There is an Anita Morales, 29 years old, never married, one child, seven-year old girl, she's a clerk in Houston, hired seven years ago by Mayor Matt Santos. Come on, we've all heard the rumors about Matt Santos.
Vinick : There are rumors about all of us.
Bruno : Do you have a checkbook like that ? Child support payments for a kid nobody knows about ? Hush money for an affair ?
Vinick : You have to give back that briefcase.
Bruno : If this comes out he's going to have to take a DNA test. He's going to have to prove that he did not have an affair, or a child, with a woman he's been making monthly payments to for who knows how long.
Vinick : We can't do this. I can't do it.
...

...

...

Et moi, j'ai la lèvre inférieure qui tremble, l'oeil tombant, l'oreille basse et je renifle bruyamment tout en me disant que non, MON Matthew Santos ne tromperait pas Helen, MON Matthew Santos est au-dessus de ça, et que si MON Matthew Santos ne l'est finalement pas (au-dessus de ça, vous suivez, oui ou merde ?), eh bien je ne veux plus de lui comme président, là !

...

...

...

Secrètement, j'attends quand même la révélation : meuh nan, c'est même pas sa mallette, c'est une FAUSSE mallette piégée. Ou bien : meuh nan, Bruno n'a pas mis ses bonnes lunettes, il a tout mal lu. Ou bien beaucoup plus simplement : meuh nan, il y a une explication tout à fait RATIONNELLE à ce compte, à cet argent, à cette femme. Et il est d'une évidence ABSOLUE que cette explication va révéler une fois de plus l'homme EXTRAORDINAIRE qu'est Matthew Santos.

....

Sivouplé.

....

....

....

....

....

Evidemment, PATATE, qu'il y a une entourloupe ! Et comme je suis contente que les deux candidats aient l'occasion de tirer l'affaire au clair lors d'une scène exceptionnelle d'intensité, et qui m'a tenue en haleine jusqu'au bout.

Vinick : You think the people who work for you wouldn't have done exactly the same thing if they had found my briefcase ? If the press finds out about this next week, then all that happens is you lose an election. But if you win and the press finds out next month or next year then I don't know what happens to you or your Presidency. That's what you have to think about. Right now, you have a responsibility to the voters to...
Santos : Don't lecture me about responsibilities.

Vinick : Do you really think you can handle this if it comes out while you're living in the White House with your family? Do you really want to put the country through that ? Put your wife through that ?
Santos : My wife knows all about it. ( )
My brother's never been good about living up to his responsibilities. He went out with Anita for a while and then disappeared like he always does. He's never really been able to hold onto a job. When I found out about the baby I figured somebody had to step up.

Alleluia !

Fiou. Ben on a eu chaud.

Allez, dépêchez-moi d'élire Lancelot du Lac, et qu'ça saute !

Bon, sérieusement... Il reste un épisode avant l'élection. Comment dire, à ce stade de la série, qui mérite plus que l'autre de gagner ?
(Disons que c'est la première question qui se pose, surtout quand on sait déjà QUI va gagner. )

Difficile de répondre à cette question tant les deux hommes se complètent. Mais c'est sans doute une des choses qui rendent cette campagne passionnante.

 

713 : The cold

(Ouééééé, une review-fleuve avec plein de gros morceaux de "ship" dedans. Profitez, dans The West Wing, c'est aussi rare que dent de poule.)

Je ne vais pas jouer les ingénues : je savais que dans cet épisode, il y avait de la bisouille dans l'air. C'est un peu ça, le problème, quand on voit une série un ou deux ans après tout le monde, on cherche de l'info sur un épisode, sur un acteur, sur une intrigue, et on se retrouve à lire : "Oui, c'est trop bien quand Josh embrasse Donna parce que Santos a rattrapé Vinick dans les sondages."

Ok, ok, ok. On se calme, pause, time out.
Foudroyée sur place, j'ai quand même réussi à m'arrêter là. Et comme c'était il y a bien six mois, je me suis jurée depuis d'éviter les forums et autres lieux d'échange comme la peste. A ce stade du visionnage, donc, je n'avais que ce détail labial en vue, et je n'avais absolument aucune idée de l'issue de la chose pour les deux têtes à claques. Mais entretemps, j'ai quand même eu l'occasion de m'imaginer cette scène. Voici comment je la voyais à l'époque :

- Santos rattrape Vinick dans les sondages. Ouéééé ! Tout le monde est trop content.
- Dans un petit coin sombre, Josh annonce la chose à Donna, ou l'inverse.
- Dans le feu de l'action, il se jette sur elle.
- S'ensuit une gêne démentielle.
- Chacun retourne à ses affaires et point final.

Ben quoi, c'est The West Wing, et on sait tous que sur ce plan-là, la série est quand même assez bancale.

Voilà comment ça se passe dans l'épisode.

- Santos rattrape Vinick dans les sondages. Ouéééé ! Tout le monde est trop content.

- Dans un petit coin sombre (la chambre de Josh, uhuhuh), Donna Josh annonce la chose à Josh qui roupillait.

- Dans le feu de l'action, il se jette sur elle.

- S'ensuit une gêne démentielle.

Sauf que là, que dalle chacun retourne à ses affaires et point final. Je ne sais pas ce qui se passe, un glissement spatio-temporel, une ouverture vers un monde parallèle, bref, on nous claque une musique hyper sex, le Lyman qui a l'air de se dire que c'est drôlement sympa, ça, ma petite dame, empoigne la Donna... et ça se met à se bisouiller à mort pendant de trèèèès longues secondes, avec force langue et tout ce qui va avec.

Tudieu.

Malheureusement, les voilà interrompus par le candidat qu'on a juste envie de FUSILLER sur place étant donné comment c'était bien parti, cette affaire, avec la porte qui se fermait tranquillou.
Parce que bien entendu, après un tel moment d'égarement, on va retrouver le Josh à tuuuuer qu'on pratique depuis sept saisons.

Et histoire de nous escagasser encore plus, figurez-vous qu'à la Maison Blanche, ça roucoule grave aussi. Enfin, on devine que ça ne fait pas que roucouler, d'ailleurs. Surtout quand Will glisse l'air de rien à Kate qu'elle a un peu oublié un soutif chez lui. Ah ben c'est pas grave, mon grand, je le récupérerai quand je viendrai c'souar.

Ca lui va bien, au Bailey, de fréquenter, d'ailleurs. C'est vrai, il bombe le torse, marche d'un pas conquérant. Un vrai coq. Bref, voilà l'exemple dont un certain Josh Lyman aurait tout intérêt à s'inspirer. Mais non, bien sûr, le voilà qui refait son oeil de veau quand il se retrouve dans la voiture avec Donna...

Et puis le voilà bien sûr en train de s'excuser comme un abruti alors que euh, mon gars, vu le sourire qui s'affiche sur ton visage lorsque tu évoques la chose, on voit très bien que tu n'as pas du tout envie de t'excuser, et qu'au contraire, tu remettrais bien ça là tout de suite. Mais non, le voilà paralysé de trac, l'imbécile.

Josh : Donna... I want to uh... I'm sorry. Uh. About this morning... it was... inappropriate.
( )
Donna : Don't worry about it.
Josh : Totally inappropriate. I... I feel terrible.
Donna : Don't. (Don't and kiss me again, you idiot.)
Josh : Seriously.
Donna : Seriously. It was bound to happen sometime. (Kiss me again... NOW !)

Nions, nions, c'est ce qu'il y a de mieux à faire. Quelques minutes après, on le surprend quand même à la regarder de loin, sa Donna, avec des yeux de chien battu qui me feraient pleurer si je n'avais pas une ENVIE MONSTRUEUSE DE LUI ECLATER LA TRONCHE !

Non mais faut-il être cornichon, vous avouerez.
Vous allez voir comme ça devient drôle.

Direction Washington, donc, où le président convoque les deux candidats à sa succession. Là-bas, Will et Kate se font méchamment capter par CJ qui est infoutue de draguer même le pire des cageots, mais qui a tout du cochon truffier quand il s'agit de flairer les embrouilles des autres.

"Qui ? Nous ?"

D'ailleurs, à peine Donna venue lui passer le bonjour a-t-elle ouvert la bouche que CJ capte tout.

C.J. : How's Josh ?
Donna : What do you mean ? (Tsssss... )
C.J. : Which part tripped you up ?
Donna : Oh, you're... you're just...
C.J. : Asking how he is.
Donna : Oh, sorry. He's, um... he's fine. Happy we're doing so well.
C.J. : What's going on ?
Donna : Nothing !
C.J. : Is something... is a Josh thing going on ?
Donna : No. No, no, no, no !
C.J. : Something happened.
Donna : Nothing.
C.J. : Oh, come on ! You've got a useless poker face. I spend my whole day talking about election monitors in Central Asia. Throw me a bone !

C'est ballot, hein ?
Pas très fine, la Donna, qui s'en va saluer son ancien collègue Will et lui demande, oh, avec un détachement superbe, si ça lui aurait fait drôle qu'ils sortent ensemble à l'époque où ils bossaient pour Bingo Bob. Bien évidemment, ce benêt-là croit qu'elle lui fait du gringue, mais nooooon, pas du tout, c'est juste une question en l'air, mon pauvre ami !

Will : I'm actually seeing someone in a very nonpublic and poorly defined way.
Donna : No, not you. I was talking about someone like you with your job in relation to me.
Will : You're talking about Josh ?
Donna : You're seeing someone ???
Will : You're seeing Josh ???
Donna : No !
Will : Then who ?
Donna : I'll tell you mine if you tell me yours.

Will : Yours is Josh ; you're not cryptic.
Donna : And yours is...
Will : Classified.

Enorme !

Enfin bref, après avoir écrasé quelques larmes de rire, je me suis ressaisie à temps, parce que c'est pas tout ça, mais Vinick à une crève carabinée. D'ailleurs, cette nouvelle réjouissante manque de peu de jeter à nouveau Josh dans les bras de Donna. Sauf qu'il se retient à temps et préfère se jeter dans ceux de Bram, avant de lancer la minuscule Annabeth en l'air une ou deux fois.

Josh : Oh, my Lord ! A cold ! The gods were listening to me. And they love me !

Bref, notre enrhumé est quand même invité à la Maison Blanche, de même que son adversaire démocrate. Et en cette occasion, voici, mes bons amis, l'une des répliques qui m'a le plus fait mourir de rire de toute la série. Debbie Fiederer, qui en elle-même est déjà un personnage d'un comique irrésistible, installe Vinick et son équipe dans une des salles. Et avant de quitter la pièce, lâche un glacial : "Make yourself comfortable... Not too comfortable."

MA-GNI-FI-QUE.

Et la tronche de Vinick est absolument hilarante.

Bref, qu'est-ce qu'on s'marre. Quelques heures et un bon paquet de mouchoirs plus tard...

... Jed reçoit enfin les deux lascars pour les mettre au courant de la situation avec le Kazakhstan.

Bartlet : One of your will inherit this pinata. I thought you should know what's on the table...
Vinick : So, we're placing ourselves on an oil field between two nuclear powers. Alone...
Santos : What's your exit strategy ?
Bartlet : I don't have one... These armies are marching towards each other and somebody has to stand in the middle. Unfortunately, it has to be us.

Sympaaaaaa ! Ca aurait été marrant qu'un de deux se lève et dise : "Oui, bon, mon brave, je vous laisse. Finalement, j'ai plus si envie d'être président !"
Mais non, bien sûr. Ca aurait été dans le ton de cet épisode bien désopilant, cela dit.

Et bien entendu, j'adore le petit instant où les deux candidats se retrouvent côte à côte, à côté du bureau, se demandant sans doute s'il se retrouvera un jour derrière... et si ça vaut vraiment la peine.

Regarde bien ce bureau, Arnold. Regarde-le bien.
Il faut dire que la campagne Vinick connaît quelques petits remaniements de personnel. La soeur de Scully, une teigne pas possible, débarque pour faire pencher un peu la chose du côté des républicains purs et durs, et la fidèle Sheila, bras droit d'Arnie depuis toujours, décide symboliquement de s'effacer, ce qui en flanque un vieux coup au pépère, quand même.

Ca m'en a moi-même flanqué un vieux coup. Mais la dernière séquence de cet épisode m'a juste achevée. Billie Holliday nous enveloppe de sa voix de velours, et à l'hôtel, la campagne Santos se réjouit autour de quelques verres. Là, j'ai bien cru que mes yeux allaient rouler hors de leurs orbites. Shocking. C'est bien Donna qui, l'oeil mutin et la joue rose, glisse discrètement l'enveloppe contenant la clé de sa chambre à Josh avant de se lever pour aller se... coucher.

L'imbécile l'aurait-il empochée tout de suite que c'était gagné. Mais non, voilà qu'Edie et Ronna aperçoivent la clé, et avant que Josh ait eu le temps de lâcher un timide et désespérément mou "I got it", voilà Edie qui court rendre sa clé à Donna... très déçue.

( )

C'est quand même pas de bol. Mais, il n'empêche que je crois que le message est passé.

Ahlala. Mon pauvre Josh. Comme ça doit tourner dans tous les sens dans son cerveau de génie. Pour moi, à ce moment de la série, je me dis simplement que l'affaire Josh/Donna ne peut qu'être réglée APRES l'élection. Avant cela, il n'y a pas moyen que cette sombre buse soit en mesure de réfléchir un tant soit peu à la situation.
Quant à Donna, hormis les désolantes entrevues avec Will et CJ, je la trouve remarquable de sang-froid. De toute façon, je pense qu'elle sait qu'elle n'a plus rien à perdre. Leur collaboration n'existe plus et n'existera sans doute plus jamais. Un ultime clash signerait probablement la fin de leur "relation". Bref, il faut frapper un grand coup, et le dérapage du début de l'épisode est l'occasion rêvée de le faire. Après tout, que Josh ait pris cette clé ou pas, quelle importance. Le message est clair, et cette fois, il ne peut plus faire semblant de l'ignorer. C'est exactement ce que dit le regard de la dernière capture. "Ok. Je vois. J'fais quoi, maintenant ?"

Réponse... bientôt.

(Ptain, ça fait du bien des gros épisodes love, par les temps qui courent...)

 

712 : Duck and cover

Allez, encore un épisode un peu branlette pour préparer la dernière ligne droite... Après ça, c'est badaboum dans la gueule jusqu'à la fin ou presque.
Alors, intérêt de cette histoire de centrale nucléaire défaillante ? A part la merde que ça fout à la Maison Blanche ? Eh bien c'est très simple : 25 ans plus tôt, un certain Arnold Vinick a fortement contribué à la mise en place de cette centrale. Et ça, la campagne Santos le réalise très très vite. Ce pourrait être formidable à exploiter pour foutre Vinick dans la merde à un mois du scrutin. Sauf que d'un commun accord, Josh et Matt décident de ne pas lancer l'info à la presse.

Josh : I say we go completely dark. Let the press go after Vinick on their own.

Motus et bouche cousue, donc. Côté républicain, c'est la panique, il faut bien le dire. Bruno déploie des trésors de stratégie et tente d'anticiper les actions de Josh.

Bruno : Trust me. Josh has the political equivalent of Tourette's Syndrome. He can't help himself... We wait for his next spasm and then we strike back.

C'est quand même pas très très gentil, ça.
Finalement, la presse trouvera toute seule l'implication de Vinick dans l'affaire de la centrale. Et celui-ci est bien obligé de s'exprimer à ce sujet.

Voilà comment la course à la Maison Blanche prend un nouveau tournant. Pauvre Arnie. C'est quand même vraiment la tuile.

Pendant ce temps, ça galère sec à la Maison Blanche. Il faut empêcher la centrale d'exploser...

Bartlet : I thought a degree in economics was plenty for this job. My kingdom for a plumbing license.

Sans oublier, bien sûr, qu'au Kazakhstan, c'est toujours la merde.

Enfin, ce n'est pas que je n'aime pas reviewer les épisodes purement politiques, mais là, j'ai comme une forte envie de m'arrêter là et de passer directement au prochain où il se passe quand même des choses nettement plus sexy. Zou !

(Et d'ailleurs, je viens de finir de le reviewer, un billet interminable, mais je ne le posterai pas avant demain. Hé hé hé, la méchaaaante. )

 

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