Le blog de La Sorcière
 

James... *coeur*

Rha. James Gandolfini, c'est quand même... Wow, respect.

Je suis conquise, totalement. Une grande série n'est rien sans de grands acteurs, et lui, il est plus vrai que nature... A la fois redoutable et vulnérable, comment ne pas adorer ce bad boy made in "oui mais des panzani" ?

 

104 : Meadowlands

Gnélala, qu'est-ce que c'est bon, cette série ! Mais avec tout ce qui s'y passe, dès les premiers épisodes, je me demande vraiment comment ils vont réussir à maintenir le cap sur plus six saisons ! C'est dingue ! En tout cas, c'est super riche, et clairement, ce n'est pas le truc à regarder en se faisant les ongles. Ladies and gentlemen, ceci est une série très intelligente qui nécessite de monopoliser jusqu'au dernier petit neurone ! Mais de temps en temps, punaise, ça fait du bien. Depuis que j'ai fini Rome, BSG et SFU, je n'avais rien vu d'aussi fort.

Et pour commencer, la caméra se penche enfin sur Anthony Junior, le fils de notre héros. Intéressant de suivre le cheminement de ce gamin... sa relation avec son père, pour commencer, assez tendre...

Puis, ses démêlés avec ses petits copains de l'école...

Et ses interrogations lorsqu'il se rend compte que quelque chose lui échappe... que ses ennemis de bac à sable semblent terrifiés à l'idée de se battre avec lui.

C'est là que Meadow lui ouvre les yeux sur le boulot de leur père.

Ca doit être super violent, comme découverte, pour un gamin de cet âge. Ptain, c'est une thérapie familiale, qu'il leur faudrait.

Ensuite, Tony commence à jouer un petit jeu dangereux avec sa psy. Envoyer enquêter un flic ripou (ptain, le commander Garner du Pegasus, rien que ça) sur sa vie, c'est moyen moyen.

Il nous ferait pas une petite fixette, le père Soprano ?

J'imagine bien qu'un de ces quatre, elle va se rendre compte de quelque chose. Sa naïveté est déjà à la limite du surnaturel, là !

Là où ça commence à devenir intéressant, c'est quand le conflit des générations se met à vraiment prendre de l'ampleur dans la famille Soprano. D'abord avec mama Soprano dans sa maison de retraitre dorée, qui préférerait se couper une patte plutôt que de reconnaître qu'elle est contente que son fils lui apporte des macarons...

Puis avec l'oncle Junior qui commence à se faire encombrant quand il descend les petits copains de Christopher... Ca, Tony, ça ne lui plaît pas du tout. Et c'est au bord de péter (au sens bullet-time du terme) entre l'oncle et le neveu. D'autant que le vieux veut se récupérer Chris pour lui tout seul.

Parallèlement à ça, Tony poursuit sa psychothérapie, et troublé par ces problèmes familiaux sur lesquels il jette tout de même un voile pudique, parce que bon, parler mafia dans le cabinet de Melfi, ça le fait moyen, il se voit conseillé de faire croire aux vieux qu'ils ont le contrôle, puisque c'est de ça qu'il s'agit.

Dans le même temps, Jackie a la bonne idée de casser sa pipe et c'est pas tout ça, mais il nous faut un nouveau parrain. Et ce gros futé de Tony, au lieu de faire éclater une guerre entre lui et son oncle, s'en va d'un air bonhomme lui filer le commandement...

Limite on n'en croit pas nos oreilles ni nos yeux.

Et alors que je tendais la main vers la boîte à kleenex, émue par la générosité de ce neveu exemplaire, j'ai compris l'ampleur de la manip...

Car Tony, en faisant ça, il a tout gagné. Voilà le vieux calmé et son ego parfaitement satisfait. Et Tony y gagne même en autonomie car il ne l'a plus sur le dos pour un oui ou pour un non. Fin, très fin. Heureusement, je m'en suis rendu compte avant que les chefs ne répètent ça limite mot pour mot entre eux à l'enterrement de Jackie.

Et pour finir, le regard nouveau que pose A.J. sur son brave père.

Très fort.

 

103 : Denial, anger, acceptance

Magnifique. Certes, ce n'est pas aussi flamboyant que le premier épisode, mais la complexité des personnages qui commence à se révéler maintenant qu'on est entrés dans cette série au long cours est extraordinaire. A première vue, ce n'est pas grand-chose. Mais ces fortes têtes réunies autour du parrain frappé par le cancer, le déni qu'ils affichent tous, terrifiés par l'idée que Jackie (enfin identifié, en ce qui me concerne) puisse y rester...

... et qui préfèrent en rire plutôt que d'imaginer une seconde qu'il puisse disparaître alors que lui-même, à la fin de cet épisode, ne semble plus se faire trop d'illusions... Bref, c'est formidable.

C'est aussi Christopher tourmenté par l'idée de refourguer du speed à sa petite cousine, la fille de Tony, en galère pour ses exams... Craignant que Tony ne le zigouille s'il le découvre, mais aussi que Meadow n'aille se fournir chez des gens encore plus malhonnêtes que lui et ne se mette en danger.

J'ai trouvé ça génial. A vrai dire, je ne pensais même pas que Christopher puisse faire preuve d'autant de sentiment. Oui, je sais, l'idée des représaille de Tony y est pour beaucoup, mais bon. Mention spéciale également à Meadow qui comme on s'en doutait dès le début, est une véritable petite bombe à retardement.

Mais j'aime bien la dynamique entre Chris et elle. C'est rigolo. Par contre, je n'ai pas encore bien compris par quel bout Chris était le neveu de Tony.

On a aussi le toujours formidable et redoutable Junior... qui a pourtant tout du bon pépé inoffensif...

Moi, j'adore.

Ajoutez à cela l'aveu de Charmaine, titillée par la manière autoritaire qu'a eu Carmela de s'adresser à elle au banquet... alors comme ça elle a couché avec Tony il y a bien longtemps ?

Oups. Encore un personnage que j'aime beaucoup, n'empêche, Carmela. Tout en nuances, ni vulgaire ni classe, entre les deux, avec sans doute ses crises de folie, à l'occasion. Mais très observatrice et réfléchie. En fait, j'adore la relation qu'elle a avec son mari (jusqu'à présent) : à la fois tendre, autoritaire, et complice.

Et Tony... ah, Tony. Pfff, j'adore ce type. Ce gros machin un peu lourdingue est capable de me faire monter les larmes aux yeux en moins de deux.

Et dès qu'il met le pied chez la psy, je trépigne de joie.

Elle, d'ailleurs, fabuleuse, toujours...

C'est génial de suivre les fils qui se dénouent à mesure de l'intrigue. La colère de Tony, et son retour, toujours, au cabinet de Melfi.

Et on voit aussi les oeillères monstrueuses qu'il se place inconsciemment, sans doute pour se protéger. Malheureusement, en thérapie, vaut mieux abandonner ça le plus rapidement possible.

Autre facette du Tony, tout attendri devant le concert de la chorale de sa fille...

Et une fin franchement grandiose... avec des règlements de compte à la pelle... et une grosse grosse frayeur pour Christopher...

Please, please, ne le tuez pas maintenant que je l'aime bien !!!

Rah. C'est trop bien.

 

102 : 46 long

Ptain. Rappelez-moi de ne JAMAIS voler la voiture d'un prof. C'est que ça peut mal finir quand le prof enseigne au fils d'un ponte de la mafia et que ledit fils a de mauvaises notes.

J'ai pas forcément tout suivi à l'affaire des lecteurs de DVD malencontreusement "tombés du camion" comme on dit dans le jargon, mais bon.

Il faut dire que les affaires de famille de Tony me passionnent. Non parce que sa mère, dans le genre personnage de ouf, elle tient le haut du pavé.

Quelle vieille emmerdeuse !

Mais ce qui est génial, c'est qu'elle fait marrer, mais marrer bien jaunasse, quand même. Elle fout le feu à sa baraque, ne desserre pas les dents quand il s'agit de la flanquer à la maison de retraite (maison de retraite plaquée or, s'il vous plaît) et ma foi, elle travaille pas mal de la cafetière.

Et même si Tony fait quand même de sacrées bêtises, c'est difficile de ne pas fondre de tendresse quand on le regarde vider la maison de sa mère avec les larmes aux yeux...

Puis ce faisant, manquer de se refaire une attaque.

Moi, je l'adore déjà, ce personnage.

Grand moment aussi quand il emmène sa fille dans l'église construite par ses ancêtres. Même cette petite gourdasse arrive à fermer son bec dix secondes, par respect. Non, vraiment, il est génial Tony Soprano.

<mode Claude Barzotti ON> Ca donne envie d'être rital et d'en être fier !

 

101 : Pilot

Ouh la la, c'est du bon ! C'est du très bon ! Alors oui, vaut mieux avoir le coeur bien accroché, mais ptain, les personnages sont aux petits oignons, impossible de ne pas les aimer d'emblée, du moins la famille proche, car les autres, j'ai un peu du mal à les différencier, ils se ressemblent tous !

Mais gros gros coup de foudre pour ce coquin de Tony Soprano. Oh, cet air sublime de mauvais garçon qu'il se traîne.

Voilà, quand un parrain de la mafia se rend chez le psy, ça donne un truc assez spécial. Je plains la pauvre psy qui doit se rendre compte assez rapidement qu'elle n'a pas tout à fait à faire à un conseiller en retraitement des déchets.

Fabuleuse, d'ailleurs. Elle a un sacré truc, cette nana. Méga crédible, tout en nuances, leurs face-à-faces sont extraordinaires. J'aime beaucoup la manière qu'il a de raconter sa vie en déguisant la vérité. Genre quand il va tabasser un mauvais payeur, il dit qu'ils ont pris un café !

En tout cas, au bout de deux minutes, l'animal me fait rugir de rire. Le coup des canards, merde alors !

Voir cette terreur s'émerveiller devant les canards qui ont fait des petits dans sa piscine, c'est grandiose.

La famille, ensuite. Sa femme, excellente aussi. Pas franchement cliché, en plus, ce qui est très bon.

Par contre, absolument explosée de rire lorsqu'entendant un bruit suspect, elle va direct dégainer la grosse artillerie !

Ah non, ça c'est fabuleux, quand même !

Les gosses sont à tuer, naturellement, ados, en plus, on n'a pas fini d'en baver, avec eux.

Et la mère. Ptain, la mère de Tony. Oh my God !

Tatie Danielle italienne, en pire !

Donc au milieu de ce petit monde, il craque, le père Tony. D'où la psy, les anti-dépresseurs et tout ça. Je suis vraiment curieuse de voir comment il va concilier son désir de conserver une famille unie, les menaces qui semblent peser sur son statut de parrain (on sent bien qu'il n'a jamais franchement été prévu pour ça, à l'instar d'un certain Michael Corleone, d'ailleurs), et ses crises d'angoisse.

En tout cas, acteur extraordinaire. Son craquage quand il raconte que les canards sont partis est génialement fait. On y croit tellement fort, à ce personnage.

Et encore une fois, la psy, en miroir, est excellente.

Bon, je ne peux pas m'empêcher de mettre cette caps ; il fait tellement bien le geste de Vito Corleone que je ne résiste pas !

Alors voilà, on s'attache d'emblée à ce gros lourdaud, qui tue comme il découpe le poulet du dimanche, et sans aucun remords... Malgré ça, sa détresse nous touche... Je ne sais pas pourquoi.

Un petit mot sur ceux qui l'entourent. L'oncle Junior est fabuleux. Le neveu, Chris, est pas mal non plus.

Mais lui, il m'a l'air vraiment dangereux.

C'est marrant qu'il ait sorti la phrase fétiche du Parrain ("Luca Brasi sleeps with the fishes") à ce bonhomme là précisément.

Je trouvais justement qu'il ressemblait à Luca Brasi !

Bref, c'est très très savoureux, tout cela. J'ai hâte de voir la suite, d'en apprendre plus sur Tony, et surtout, je veux PLUS de face-à-faces avec la psy !!!

 

A venir : les Soprano

Alors. Pourquoi La Sorcière, elle s'apprête à regarder les Soprano, vous demandez-vous sans doute, après avoir répété deux ou trois fois "Elle est folle".

Eh bien, parce que quand on est chanteuse, forcément, une série qui s'appelle les Soprano, ça intrigue.

Ensuite, parce que quand on est fan absolue du Parrain...

(je vous laisse dix secondes le temps de digérer l'info parce que je me doute qu'elle ne va pas manquer d'en faire bugger quelques uns... )

...

(ça y est, je peux continuer ?)

(ok, c'est reparti)

Donc, quand on est une fan absolue du Parrain, que limite on ne peut plus regarder la moindre série ou le moindre film de mafia sans se demander pourquoi diable ils ne sont pas aller déterrer Brando, ça intrigue un peu quand même aussi.

Et puis aussi parce que mes sources amerloques ne cessent de pousser des OH! et AH! quand elles évoquent les Soprano.

Et puis un peu d'ailleurs parce que ça m'a l'air d'être une des dernières séries Made In HBO que je n'ai pas encore croisée.

Ajoutez à cela la magie des noms.

Certains d'entre vous connaissent certainement mon goût immodéré pour les crânes. J'ai également la fâcheuse tendance de fétichiser les noms des héros de série. Par exemple, je ne cesserai jamais de m'émerveiller sur le génie qu'il faut pour dégoter les sublimes "Gaius Baltar" ou "Kara Thrace", ou l'exotique "Al Swearengen", voire l'imprononçable mais néanmoins terrible "Iris Crowe".

Bref. Il y a de cette magie, dans "Tony Soprano". Mieux encore. L'acteur se traîne un nom tout aussi superbe que celui de son personnage : "James Gandolfini". Ah ça ! Pour une fétichiste comme moi, c'en est trop. Il faut que je sache ! Et me voilà sans m'en rendre compte passant à la caisse de la perfide FNAC avec mon coffret de la saison 1 sous le bras.

En fait, commencer une nouvelle série, c'est simple comme une démence passagère. Je ne dis pas que ça va être le fol-amour. On verra bien. D'ailleurs, je n'ouvre pas de nouvelle catégorie, on ne sait jamais. Des fois que Tony Soprano (gnihihi) s'avérait être un parfait mufle.

Quoique... ;)

 

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