Le blog de La Sorcière
 

Argllll !

Mon Christopher Moltisanti qui va jouer Ray Carling dans la version amerloque de Life on Mars... Ca veut dire que je vais être obligée de regarder ???

NAAAAAN !!!

 

301 : Mr Ruggiero's neighborhood

A première vue, cet épisode était très chiant. Pas d'intro sur de la musique de folie, pas de grande envolée chez Melfi, pas de mort, pas de coups de feu... "Mais c'est quoi ce season premiere à la mords-moi-l'noeud !", qu'on a envie de s'écrier. "Remboursez !"

C'est justement là tout le génie des Soprano. Après avoir passé deux saisons le nez collé à leur petite vie, voilà que d'un coup de genou bien placé, on nous met en position d'observateurs de loin, forcés d'assister au train-train plutôt pépère de la famille "Bing" vu à travers les jumelles des fédéraux qui tentent de mettre la maison sur écoute, et qui pour cela, surveillent les allées et venues de toute la famiglia de très près.

Des cours de tennis de Carmela, garantis 100% pur porc grâce aux tenues toutes plus vulgos les unes que les autres d'Adriana...

... aux siestes palpitantes de Meadow dans sa chambre d'étudiante...

... en passant par les petites escapades crapuleuses d'AJ qui sèche discrètement les cours avec ses copains.

C'est excellent ! Evidemment, ce n'est pas tout le zinzin des fédéraux pour installer un micro dans le sous-sol des Sop' qui va nous faire palpiter, non, c'est plutôt cette vue d'ensemble de cette famille qui d'un seul coup a l'air tellement banale, qui est fascinante. D'une banalité à pleurer. L'exemple le plus phénoménal, c'est sans conteste cette scène ahurissante. Les Feds sont en train d'écouter ce qui se passe dans le sous-sol. Carmela et Tony s'y trouvent. Elle fait ses trucs de femme au foyer. Il fait sa muscu. Une conversation grandiose de platitude, jusqu'à l'écoeurement, d'ailleurs. C'est de l'art.

Le tout couronné par les coucous narquois de Tony, pas du tout dupe, aux agents chargés de le surveiller. Et la satisfaction de soi qu'il affiche durant tout cet épisode.

L'envers du décor, quoi.

Un coup de maître, très couillu, il fallait oser, ça a dû faire hurler dans les chaumières, je dis bravo. Que dis-je, je m'incline bien bas. De toute ma hauteur, même, ce qui ne fait pas beaucoup, mais c'est l'intention qui compte. Sérieusement.

 

213 : Funhouse

Oh, ben ça va pas trop fort, notre Tony...

Ca va même pas fort du tout !

Evidemment, une fin de saison qui se déroule à moitié dans les rêves de notre héros, ça ne peut que me plaire. J'aurais presque aimé qu'il y en ait plus. Par contre, pas super sexy, hein ? Forcément, quand c'est chez les médecins grincheux que ça arrive, c'est tout de suite plus glam'. Un peu.

En attendant, j'ai quand même affuté mon sixième sens spécial séries pour cet épisode. Et bien sûr, difficile de ne pas noter toute la métaphore marine qui accompagne Tony. Et qui louche fréquemment vers Brando et Pacino.

Enfin, pour commencer, le pauvre Tony nous fait une grosse intox alimentaire. Tel une baleine échouée, il sue sang et eau dans son lit. Quand il arrive à rejoindre son lit après s'être vidé par tous les côtés. Charming.

Bon, alors au cas où on aurait pas compris qu'il faut penser "Parrain" en regardant cet épisode, dès les premiers rêves de Tony, Sil nous met sur la piste.

Silvio : Our true ennemy have yet to reveal himself.

Ce qui fait aussi rigoler Tony.

En vrac, dans ces rêves, un Oncle Jun posté à une fenêtre, tel un sniper. Méga flippant.

Un Tony qui s'aperçoit en train de descendre Paulie.

Dès ce moment, j'ai compris que Pussy tirerait sa révérence dans cet épisode. Parfois, dans les rêves, les personnes que l'on voit ne sont pas les bonnes, l'inconscient fait une petite embardée.

Egalement, Tony et ses gars entassés dans une voiture microscopique.

Et une scène torride entre Tony et Melfi. Ca nous aurait étonnés, aussi, d'autant qu'il se pointe à son cabinet très très en forme !

Le pire, c'est qu'il sait qu'il rêve, et qu'il le dit. Ca, c'est génial.

Mais alors, ma scène préférée, c'est quand même quand devant un étal de poisson, l'un d'eux se met à lui parler avec la voix de Pussy.

Alors, je reconnais que si on n'est pas familier du Parrain, c'est pas gagné. Mais cette scène fait référence à cette réplique cultissime : "Luca Brasi sleeps with the fishes."

Voilà pourquoi Pussy dit à Tony que les poissons qui sont à côté de lui sont en train de dormir. Et voilà pourquoi on se doute que d'ici la fin de l'épisode, Pussy ira lui aussi piquer un somme avec les maquereaux.

Superbe, en tout cas. Flippant et tordant, à la fois.

Et bien sûr, une fois à peu près retapé, Tony emmène le gars Pussy faire un tour à bord de son nouveau bateau. Holy shit, cette séquence est interminable, je n'en voyais pas le bout. Chaque seconde, je m'attendais à voir Silvio ou Paulie sortir leur flingue et lui faire frire la cervelle.

Au final, le pauvre Pussy, après un moment de soulagement où il croit vraiment qu'il va s'en tirer, se fait descendre par les trois gaillards...

... lester et balancer par dessus bord.

A part ça, bien évidemment, cette saison s'achève sur un évènement marquant, une cérémonie, c'est la coutume dans l'univers mafieux. Meadow est diplômée.

Oubliés, l'espace d'un instant, les Pussy disparus, les menottes passées à Tony la veille, la vieille qui trouve toujours le moyen de faire plonger son fils, la dépression chronique dont Tony ne parviendra jamais à se débarrasser, les problèmes de couple temporairement réglés par un beau manteau de fourrure...

J'imagine que tout cela n'en reviendra que plus rapidement dans la gueule de notre boss préféré.

Et en tout cas, James Gandolfini... pfiouuu. Je comprends qu'au bout de six saisons, il ait pu commencer à être fatigué de ce rôle. C'est assez terrible ce qu'on lui fait faire. Mais il s'en sort avec un brio remarquable. Sacré bonhomme.

Et maintenant, dites-moi si je vais ENFIN réussir à faire ces deux reviews de House sur lesquelles je bloque... Ca m'énerve !

 

212 : The knight in white satin

Holy fucking shit !

Alors ok, je trouve la série toujours aussi bonne, mais ces derniers temps, j'en avais un peu ma claque des Soprano. Je me dis que si les saisons ne comptent que douze épisodes, ce n'est pas un hasard, que parfois, il faut peut-être lever un peu le pied, que ça fait peut-être un peu beaucoup d'un coup. Alors je m'étais dit qu'après la fin de la saison 2, j'allais peut-être faire une pause. On verra.

Toujours est-il que nom d'un chien !!! C'est vraiment des GRANDS MALADES, ces gens-là !!!

Déjà, l'oncle Junior qui retourne sa veste, mais d'une force ! Qui après avoir bavé tant et tant sur Tony en présence de Richie, s'en va tout déballer à son neveu pour qu'il élimine Richie ! Le vieux chameau !!!

Après ça, on fait une petite prière pour Richie parce que limite on le plaindrait presque. Que dalle ! Il met un pain à Janice (particulièrement casse-couille, avec son mariage à la con, faut bien le dire) qui en retour lui colle deux balles dans le buffet !!!

J'ADORE cette famille !

Autant je reconnais que Tony peut être un gros troll bien barbare (et encore), autant il faut bien le dire : ce mec n'a eu aucune chance dans la vie, si ce n'est de pouvoir bouffer à sa faim !

On le voit bien à la confrontation avec sa reum (depuis le temps qu'on l'attendait, celle-là !) qui commence à pleurer misère alors que sa fille est en train de péter un câble.

Tony n'en revient pas, juste pas.

Et cette vieille morue trouve encore le moyen de ricaner quand il s'étale en se sauvant à toutes jambes. Alors qu'il est en train de FUIR sa mère !!!

Bref... J'ai essayé de ne pas rire en voyant Chris et Furio découper Richie comme un rosbeef (c'est dimanche) histoire, sans doute, d'aller balancer ses restes au zoo pour le Noël des singes. Peine perdue, malgré le dramatique de la scène (et peut-être aussi à cause de cela), j'ai ricané comme une vieille hyène.

Enfin, en sus de la sortie en grandes pompes de Richie (que je ne pouvais plus souffrir, c'était plus possible), c'est quand même un épisode passionnant sur Tony et ses femmes. D'abord, j'ai été soufflée de découvrir que Tony voyait toujours Irina, sa petite Russe.

Avec ça, le temps que mon cerveau procède l'information, voilà qu'il la largue et qu'elle menace de s'ouvrir les veines s'il s'en va.

Pendant ce temps, sa frangine prépare sa noce...

Et sa femme sanglote dans son coin.

Cela fait beaucoup, beaucoup de choses à gérer pour un mec déjà fragilisé par sa propre dépression. Trop, même. Etonnamment, il s'en sort toujours du mieux qu'il peut, ce gros goujat.
Que ce soit avec Irina qu'il aide quand même quand elle se retrouve à l'hosto après avoir avalé un flacons de pilules, la couillonne... Que ce soit quand sa frangine appelle en pleine nuit parce qu'elle a liquidé son futur mari (mine de rien, ça fait d'une pierre deux coups), que ce soit quand Carmela lui annonce sur le mode badin qu'elle se tire trois semaines avec sa copine en Italie parce que sinon elle se suicide.

Et moi, je me pose quand même une question : qu'est-ce qu'il pourrait faire de plus ?
Je crois tout simplement que Tony est dans une situation impossible, et qu'à moins de se faire cloner pour que tout le monde soit content, il n'y a pas soixante solutions.
De toute façon, il est trop tard pour faire amende honorable, alors à part courber l'échine et assumer, c'est tout ce qui lui reste.

Si cet épisode, c'est Tony et ses femmes, que dire des femmes, justement, qui semblent toutes tellement attendre leur chevalier blanc et qui sont toutes déçues les unes après les autres. Irina qui n'a pas vu venir la rupture et qui est totalement désemparée par le départ de Tony, Carmela qui ne se sent plus capable de lui faire confiance (alors qu'il fait tout pour se débarrasser de la Russe), et Janice dont la romance s'achève dans un bain de sang.

Je vous JURE que je me fais le 13ème et après, rideau !
La suite attendra, c'est too much pour moi, pour le moment !

 

211 : House arrest

Même si cet épisode m'a paru un peu morne, je dois reconnaître que l'inéluctabilité qu'il dégage est assez prodigieuse. On a là trois personnages qui suivent un chemin sur lequel ils n'ont aucune prise.

Que ce soit l'oncle Junior qui décline à toute vitesse, coincé chez lui par son assignation à domicile, et entouré, il faut bien le dire, de purs larbins... Notamment ce branleur de Richie Aprile et ce grand crétin de Bacala... Pas très motivant, tout cela, même si en cours de route, il renoue avec une bonne amie à lui.

Que ce soit aussi Melfi qui est sur une pente extrêmement dangereuse et qui, tout en étant consciente de la situation dans laquelle elle s'enfonce, ne peut rien faire contre. Finalement, le praticien devient le malade, dans l'histoire, non que Tony aille mieux, cela dit. A présent, difficile de ne pas parler d'alcoolisme... Et je ne suis même pas sûre que larguer Tony serait la bonne solution, pour elle. Elle semble avoir un besoin irrésistible de le voir. Besoin qu'elle cache derrière sa dépression à lui, soutenant à son propre psychiatre qu'elle ne peut pas le lâcher maintenant. Pathétique. Moi, ce qui m'a le plus troublée, c'est de la voir regarder son agenda, y lire "T.S." et se verser un verre de vodka pour se donner des jambes.

Brrrr...

Et enfin, que ce soit Tony, à qui son avocat conseille de se montrer un peu plus souvent dans son bureau de la boîte de ramassage des ordures, sa couverture officielle.
Et qu'est-ce qu'il s'y fait chier, le pauvre Tony.
C'est là qu'on réalise que son implication dans la mafia, c'est plus qu'un choix, c'est un mode de vie, c'est sa vie. Ce n'est pas quelque chose auquel il peut renoncer comme cela, parce qu'il est menacé. Non, impossible.
Du coup, c'est avec soulagement, et avec la conscience d'un vrai manque dans cet épisode, qu'on le regarde retourner auprès de ses lieutenants, qu'on replonge dans son confort, qui quelque part est devenu le nôtre.

Un vrai soulagement, et l'impression de rentrer à la maison.
C'est là aussi qu'on se rend compte à quel point cette série nous manipule. ;)
Tant pis, j'aime qu'on me manipule comme ça.

 

210 : Bust out

Ben ? Qu'est-ce qu'elle nous fait, Carmela ???

Après avoir fait tout son cirque face à Tony dans le dernier épisode, voilà qu'elle se jette à la tête du beau-frère de Robert Patrick ???

Bon, on ne peut pas dire, c'était rudement bien amené. Les petites étincelles quand Vic vient chercher sa frangine chez Carmela...

Puis le prétexte des travaux... Le papier rayé dans la salle de bains...

... et là, le gros dérapage.

Enorme. Et la mortification de Carmela après ça est géniale.

Le coup de fil d'après aussi ; finalement, après y avoir pensé, et sans doute médité sur les nombreuses infidélités de Tony, elle a dû se dire que...

En parallèle à cela, la faillite de David, le joueur invétéré, aura eu au moins un mérite (si ce n'est celui de m'avoir fait plonger dans les bras de Morphée plus vite que la lumière) : foutre les jetons à Vic qui du coup, pose un lapin à Carmela.
La scène où Dave avoue à son beau-frère qu'il a tout perdu au jeu et qu'il se fait presser comme un citron par Tony et sa bande est flippante à souhaits.

Que ce soit à cause de la tronche du pauvre gars quand son beauf' lui fait avouer qu'il a perdu tout l'argent des études de son fils, ou par la phrase qu'il lui sort lorsqu'il lui dit qu'on ignore ce qu'est la peur tant qu'on n'a pas eu à faire à la bande à Tony. Brrrr...

A part ça, big menace sur le patron, dans cet épisode. Un témoin oculaire, voyez-vous ça. C'est pas de chance.

Du coup, Tony se rend compte qu'il pourrait bien ne pas être là pour finir de voir grandir son fils, et ça, ça nous donne quand même de bien jolies scènes father/son, même si le jeune AJ est quand même grave dans choux, des fois.

De son côté, ptain, Janice, comment elle abuuuuuse ! Elle se voit déjà calife à la place du calife, celle-là. Et franchement, je ne suis pas certaine que la petite scène hot entre elle et Richie était absolument indispensable, en ce qui me concerne.

L'arrivée triomphale de la vieille dans son petit fauteuil pour descendre les escaliers m'a fait hurler de rire, cela dit.

Bref, cette Janice, moi, je commence à ne plus du tout pouvoir la sentir. Acoquinée avec ce cinglé de Richie (qui a l'air presque normal, à côté d'elle, c'est dire), ça fait un truc très très flippant.

Surtout quand on les voit débarquer bras dessus bras dessous chez l'oncle Junior, avec des gentilles paroles, mais également la ferme intention de faire comprendre au vieux que Tony, ce serait pas mal de le dégager.

Heureusement, sur ce coup-là, Junior, qui n'est pas encore le dernier des abrutis, a bien compris que sa nièce était peu fiable. J'adore l'anecdote sur le portefeuille qu'elle lui avait piqué à dix ans. Richie devrait y réfléchir à deux fois.
M'a l'air quand même bien faiblard, le tonton, en passant.

Puis enfin, le soulagement du boss quand il apprend que le témoin, terrifié à l'idée de vendre le clan Soprano, a retiré son témoignage...

Très chouette "sleep well, my friend" de la part de Paulie à un Tony qui s'en va ensuite étouffer sa joie dans la même salle de bains où sa femme, la veille, s'est jetée sur un autre homme.

Et la dernière scène père/fils, tout puissants à bord de leur bateau, et faisant peu de cas des petites embarcations (vlan, deux hommes à la mer).

A chaque fois, le casting des deux enfants me laisse bluffée. C'est dingue comme ils sont crédibles, en tant que rejetons de Tony Soprano. Ils lui ressemblent incroyablement.

Et décidément, cette série ne nous laisse jamais le moindre répit. Ce sont les cinquante minutes de télévision les plus pleines que je connaisse. Très peu de scènes d'ambiance, énormément de contenu, énormément de choses qui se passent. C'est très bon, très intense. Passionnant.

 

209 : From where to eternity

Bien intéressant, tout cela. Où l'on découvre que la bande à Tony pense aussi que l'on peut faire du business avec Dieu. Très drôle de voir comment chacun détourne sa foi en fonction de ses besoins... Et la trouille qu'ils se chopent tous quand Christopher, mort cliniquement pendant une minute, leur raconte qu'il a vu les portes de l'Enfer, avec Mikey Palmice qui lui faisait des coucous.

Rah, puis cette intro sur du Otis Redding. Otis Redding, quoi !

Très intéressant également d'assister à la veillée du malade. Adriana, éplorée, bien entendu.

Et tous les autres, aussi, en rangs resserrés, venus passer leurs jours et leurs nuits à l'hosto, squattant la salle d'attente avec oreillers et tout.

C'est chouette, mine de rien, cette grande famille. Surtout que le Saint Père est tout près d'eux !

Bref, dans cette ambiance très festive, vlan, Carmela demande à Tony de se faire faire une vasectomie, parce que ça va bien toutes ces histoires, elle ne veut pas qu'il y ait de petits bâtards dans la nature. On se doute que notre macho ne va pas lui répondre à coups de bouquets de fleurs. C'est fascinant, quand même, cette famille. Je suis toujours émerveillée de voir les problèmes qu'ils peuvent avoir alors que finalement, ils arrivent vachement bien à exprimer leurs sentiments. Que ce soit Tony au chevet de son neveu.

Et faisant tout pour retrouver son assassin et le descendre froidement. (Ces scènes-là sont toujours terrifiantes.)

Puis avec son fils, qu'il a plus ou moins traité de mauviette dans un moment de colère. Ca ne paraît même pas maladroit, sa manière de venir lui demander pardon avec une pizza et des cocas. C'est juste le truc à faire, et il le fait.

Et il lui parle, et il lui dit qu'il ne pouvait pas souhaiter de meilleur fils. Et ça marche, parce que c'est LA chose à faire. J'vais vous dire un truc, moi, dans ma famille, ce genre de choses, ça n'arrive jamais.

Bien entendu, après des semaines de banquise entre les époux Soprano, on est ravis d'entrevoir le dégel.

Alors. Sur la demande de Carmela, Tony réussira-t-il à rester fidèle ? En fait, je pense que oui. Du moins dans un premier temps. Là, je pense que son ego est satisfait à la fois par le fait qu'elle lui dit qu'elle ne veut que lui et que le reste elle s'en fout, et par le fait qu'elle renonce à lui couper les couilles (façon de parler) pour tant qu'on y est mettre en route un troisième enfant. Oh, comme ce serait drôle, cela !

Mine de rien, cela nous donne la toute première scène d'amour entre Tony et Carmela. Et on arrive à la fin de la saison 2. Pas mal, hein ?

Pour en revenir à la religion, un truc m'a absolument éclatée. Quand Christopher raconte que l'enfer est rempli d'Irlandais qui jouent de la cornemuse.
J'ai trouvé ça fabuleux !

Très drôle aussi de voir l'inusable Paulie flipper comme un fou après avoir entendu Chris parler de l'enfer. Ca nous donne l'occasion de découvrir que sa maîtresse, c'est Carla de Scrubs !!!

Autre révélation intéressante : Melfi boit !
Elle s'est mise à picoler et elle est accro au Temesta depuis qu'elle a récupéré Tony.
Et elle chiale devant son psy parce qu'elle sent qu'elle perd toute objectivité !

Je sens que cette fin de saison 2 va être costaud. En tout cas, superbe épisode qui nous permet de plonger davantage dans la contradiction de tout ce petit monde. C'est vraiment passionnant de voir tous ces gangsters tellement pieux et terrifiés par la simple idée d'une punition divine. J'en profite pour citer d'abord Tony face à Melfi :

Melfi (à propos de Chris) : Do you think he'll go to hell ?
Tony : No. He's not the type that deserves hell.
Melfi : Who do you think does ?
Tony : The worst people. The twisted and demented psychos who kill people for pleasure, the cannibals, the degenerate bastards that molest and torture little kids. They kill babies. The Hitlers. The Pol Pots. Those are the even fucks that deserve to die, not my nephew.
Melfi : What about you ?
Tony : What ? Hell ? You been listening to me ? No, for the same reasons. We're soldiers. Soldiers don't go to hell. It's war. Soldiers they kill other soldiers. We're in a situation where everyone involved knows the stakes and if your gonna accept those stakes you gotta do certain things. It's business. Soldiers. We follow codes, orders.

Une logique imparable. Et bien commode.

Quant à Paulie, qui tente de convaincre Chris qu'il n'a pas vu l'enfer mais le purgatoire :

Paulie : You didn't go to hell. You went to purgatory, my friend.
Christopher : I forgot about purgatory.
Paulie : Purgatory... a little detour on the way to paradise.
Christopher : How long do you think we've got to stay there ?
Paulie : That's different for everybody. You add up all your mortal sins and multiply that number by 50. Then you add up all your venial sins and multiply that by 25. You add that together and that's your sentence. I figure I'm gonna have to do 6,000 years before I get accepted into heaven and 6,000 years is nothin' in eternity terms. I can do that standing on my head. It's like a couple of days here.

Je trouve cela formidable. Oh, les grands enfants, dites donc !

Allez zou, je m'en vais bruncher, moi ! A plus, les z'enfants ! Ne soyez surtout pas sages !

 

208 : Full leather jacket

Avant d'en revenir une fois de plus au psychopathe de Princeton Plainsboro, je vais me pencher brièvement sur d'autres cinglés du New Jersey... Ces mecs sont des MALADES !
Voilà qu'ils me tuent mon Christopher !!!
Alors que celui-ci venait juste de récupérer Adriana et de la demander en mariage !

(Ca, on ne peut pas lui enlever qu'il a une manière bien à lui de demander la main des jeunes filles. Trois carats... mazette, Chris... )

Scène choc, donc, lorsque Chris se fait descendre par ses deux lieutenants qui sont vraiment, ma foi... ptain, plus gogol tu meurs, quoi...

Bouhouhouh...

Et pauvre Tony, à la fin, complètement hébété au chevet de son neveu.

Tony : How could this happen ? How could this happen ?

Bon, allez, va falloir nous le requinquer, notre Christopher, on en a encore besoin !

Autre cinglé parfaitement au rendez-vous, une fois de plus : Richie Aprile.
Attention, danger ! Ce mec, c'est une bombe à retardement ! Déjà, le coup de Beansie Gaeta (je crois que j'ai compris d'où vient le nom de notre ptit gars du CIC !), ça fait grave froid dans le dos...

Mais maintenant qu'il sait le mépris que lui porte Tony, au fond de lui, même si j'étais mal pour lui avec le coup de la veste offerte et vue sur le dos du mari de la bonne après...

Ben ça pue, les mecs, ça pue grave grave grave !

Ce qui me rassure, c'est que Tony a de son côté ces deux mecs-là...

Non mais sérieux, ils sont pas terribles ??? Franchement, mais le tableau, quoi !

Et pour couronner le tout, Carmela se transforme en véritable psychopathe quand il s'agit que sa fille parte à la fac !!!

Foutant une flippe monstre à Jeannie Cusamano pour que sa soeur écrive une lettre de recommandation à Meadow...

Puis flanquant à la poubelle la réponse positive de Berkeley parce que c'est trop loin.

Mais ces gens sont des MALADES !

En tout cas... pfiou... épisode de dingue.

 

207 : D-Girl

Christopher.

Autant je sens que le personnage est voué à une misère absolue, autant j'avoue que voir ce trou-du-cul tenter, avec la plus grande maladresse du monde, de réaliser sa passion, c'est quelque chose dont je ne me lasse pas. J'adore Christopher. C'est un peu le dernier maillon de la chaîne, l'incarnation de la décadence, la preuve que finalement, personne ne peut sortir de cet engrenage destructeur. Avec ça que Chris, il ne sort pas de Saint-Cyr, hein ? Mais ptain, qu'est-ce qu'il est bon, ce personnage... A la fois pathétique et grandiose. Tellement enfantin, au fond.
Le pire, c'est qu'il n'a pas la flamboyance de son oncle, très loin de là.
Mais voilà, il a un truc.

Donc j'ai adoré tout ce qui tourne autour de la rencontre de Chris avec Jon Favreau et la meuf de son cousin qui bosse dans le cinéma.
Dès le début, on a envie de se dire : "Pauvre plouc, tu vas te faire embobiner... "

Ensuite, on essaye de se souvenir que c'est le neveu de Tony Soprano, et qu'ils feraient mieux de ne pas jouer aux cons avec lui. Sauf qu'en fait, Tony n'est pas tellement au courant de tout ça.

J'avoue que je n'y croyais pas en voyant Chris déraper avec la copine du cousin.

Oups. Je me suis moyen méfiée, sur ce coup-là. Pareil pour lui, on dirait.

Jon Favreau... impeccable. La scène où Chris, surexcité, joue avec son flingue après s'être rempli les narines devant l'autre qui n'en mène pas large, est excellente.

Et ma foi... ça m'a fait super mal au coeur de découvrir que la rouquine l'a manipulé et qu'au final, il se retrouve sans rien.

(Il a plutôt intérêt à recoller les morceaux avec Adriana, cela dit.)

Autre arc sublimissime de cet épisode, la confirmation de AJ. Chapeautée par, je vous le donne en mille, le gars Pussy !

Evidemment, on sait depuis un moment que Pussy est compromis et Tony, d'ailleurs, s'en doute. Mais là, il n'a carrément pas d'autre choix que se rendre à la confirmation d'AJ avec un micro. Le pauvre, ça le rend complètement dingue.
Ca m'a brisé le coeur de voir ce gros gaillard tenir un discours aussi émouvant sur Tony à AJ. On sent à quel point il est attaché à cette famille.

Et même les mecs qui sont en train d'écouter ont l'air complètement sciés de l'entendre sangloter comme un enfant dans la salle de bain.

Atroce. A mon avis, la fin est proche, pour le pauvre Pussy.

Beaucoup aimé également la scène où Tony, ayant appris les velléités hollywoodiennes de son neveu, lui balance un ultimatum.

Tony : I'm gonna go back in there and be with my guests. Exactly ten minutes, I'm gonna look up, if you're not here I'm gonna assume that you went to look for whatever the fuck it is that's calling you out there. And then I will never see you again. If you are still here, then I'm gonna assume that you have no other desire in the world than to be with me. And your actions will show me that every second of every fucking day.

Brutal mais qui va peut-être avoir le mérite de réveiller un peu Christopher. Et qui sait, peut-être aussi de lui faire arrêter ses conneries de drogue.

Un truc m'a fait sourire, aussi... Dans le Parrain, chaque tournant de l'histoire se passe toujours lors d'une cérémonie. Le premier film commence par un mariage et s'achève sur un baptême... Le second commence par une communion et se termine sur un enterrement... Le dernier commence par... je ne sais plus, un mariage, peut-être bien... et se termine lorsque le fils de Michael fait ses premiers pas sur les planches de l'opéra... Bref... j'ai trouvé très émouvant le fait que la confirmation d'AJ abrite autant de drames cachés. C'est grand, c'est éminemment hollywoodien.

 

206 : The happy wanderer

Je suis un petit peu perplexe. J'ai l'impression d'assister à une perte d'intensité de la série par rapport à la saison 1, mais j'ignore si c'est parce que je m'habitue au ton ou si c'est vraiment parce qu'il y a une toute petite relâche. Ca reste super regardable et même avec des moments assez fabuleux, mais je trouve cela moins enthousiasmant.

Bon, il faut dire que je ne suis pas super fan des guests de cet épisode. Ok, Robert Patrick, c'est classe et tout, même si on se demande un peu si c'est son passage à X-Files qui lui a flingué la tronche au point qu'il est quasi méconnaissable ensuite dans Stargate Atlantis. Mais le personnage est à chier. C'est un gros con, pas très futé et il plombe un peu l'épisode. Je soupçonne que c'est fait exprès, ce malaise, cela dit.

Et alors, rejet suprême, son fils, pote à Meadow, c'est le fils de Nip/Tuck, le Matt, là. Eeeeeew !!!

Très honnêtement, un instant, j'ai envisagé de zapper ce zode.

Bref, Meadow qui est en quête d'une bonne fac, comme la plupart de ses potes... ça l'inspire, il n'y a pas à dire.

Enfin bon, étant la fille du boss, on ne se fait pas trop de souci pour elle.

Très mimi, d'ailleurs, mine de rien, cette petite scène.

Alors le pote il veut jouer au poker avec les gros bonnets, tout ça, et Tony refuse une fois, refuse deux fois, refuse trois fois, puis accepte. Et en sortant de ce jeu, le gars doit 45 000 dollars à la banque, ou plutôt à Tony Soprano. Oups. C'est ballot.
Ajoutez à cela Richie Aprile, copieusement manipulé par Janice, qui joue son caïd parce que le mec lui doit déjà 8000, et que mine de rien, c'est un copain de Tony... Enfin, Tony se retrouve avec la bagnole du fils de Robert qu'il entend offrir à Meadow. Ouarf ouarf ouarf, Tony, franchement...

En marge de cela, une info intéressante délivrée par l'oncle Jun (et j'espère qu'ils vont nous en distiller encore quelques unes comme ça) : Tony avait un autre tonton qu'il n'a jamais connu et pour cause. Celui-ci était retardé et placé.

Forcément, ça finit dans le cabinet de Melfi avec un bon pétage de plombs.

Mais elle commence à savoir le gérer.

Par contre, la scène que j'ai absolument adoré, c'est lorsque le père du beau-frère de Tony casse sa pipe... ah ça, les enterrements chez les Italiens, c'est toujours folklo. D'autant que là, on nous a sorti la mémé qui fait une scène splendide, avec force cris de désespoir, limite si elle ne se griffe pas les joues de douleur histoire de se faire encore mieux remarquer.

Première fois que Tony revoit sa mère (de loin), si je ne m'abuse.

Au final, moué. C'est intéressant dans la mesure ou pote ou pas pote, vaut mieux pas devoir trop de blé à Tony Soprano. C'est intéressant de voir aussi comment le gang se fait du pognon sur des mecs hyper friqués en organisant des parties de poker clandestines.
Mais de manière générale, je ne suis pas très convaincue.

 

1 2 3 4 >