Le blog de La Sorcière
 

323 : The lunar excitation

Avant de vous pondre un article long comme le bras d'Alexander Skarsgard sur le dernier Merlin visionné, il faut quand même que j'avoue que j'ai rattrapé quelques séries, ces derniers temps. Sans avoir spécialement envie de faire un billet à chaque fois. (Manque de temps, aussi, cruel manque de temps.) Donc Desperate saison 6, c'est fait, c'est bouclé, merci, suivant. Et Big Bang, donc, dernier épisode de la saison 3 vu ce matin. Alors... les épisodes précédents, j'avoue, moui. Je n'ai pas ri, il faut bien le dire. J'ai passé un bon moment, mais pas de quoi tomber de ma chaise non plus. (D'autant que j'étais sur mon canapé.)

Mais le dernier épisode de la saison, là oui, il m'a fait hurler. D'abord, ma chère, ma très chère Leslie Winkle. Rah, Leslie. Mais qu'est-ce qui peut bien pousser ce niais de Leonard à aller lui demander de tirer un coup ?!

Bref, très chouette surprise, je ne m'y attendais absolument pas.
Mais surtout, surtout, la dernière scène, oh dear god. Sheldon rencontre son double. Pro-di-gieux.

Sa tronche quand elle lui explique que zizi-panpan-niet-niet...

Amy : Before we proceed, I wish to stipulate that all physical contact, up to and including coitus, is off the table.
Sheldon : May I buy you a beverage ?

Tout cela augure du très très bon pour la suite !

Howard : Good god... what have we done ?

Voilà. Est-ce que la chose qu'on attend depuis trois saisons va enfin se produire ? Est-ce que Sheldon va enfin devoir gérer une... euh... petite amie ?
De toute façon, entre nous, ça devient très nécessaire histoire d'explorer un peu d'autres ressorts humoristiques parce que ça ronflotte un peu gentiment, là.
En tout cas, ça a relancé mon intérêt, donc bonne nouvelle !

 

319 : The Wheaton recurrence

Ce qu'il y a de chiant avec les séries, c'est que des fois, les personnages sont aussi débiles que dans la vraie life. Ce qui est évidemment un peu le principe de la fiction : nous renvoyer notre débilité à la figure, de préférence bien amplifiée histoire qu'on se rende compte à quel point on est des ânes bâtés. Big Bang : mission, accomplie !

Non mais vous avouerez que c'est désolant, quand même. Je veux dire... clairement... vous avez deux personnages qui, à défaut de vivre une passion dévorante, passent du bon temps ensemble, s'éclatent au pieu, sont complices comme c'est pas permis malgré tout ce qui les sépare à la base... je veux dire... Penny qui cite l'Empire contre-attaque, quoi !!!

Penny, cette Penny, donc... qui depuis le début de la série semble hurler dans chaque scène "AIMEZ-MOI !". Qui clame son besoin d'un gars qui ne soit pas un salaud, qui la traite comme une reine, tout ça tout ça. Bref, d'un Leonard, quoi. Cette même Penny, donc, qui nous pète un câble quand son chéri lui dit qu'il l'aime... WTF ???

M'enfin, il faut arrêter deux secondes et savoir ce qu'on veut, ma ptite dame.
Bref, ça m'a surgavée. Dans la vraie vie, c'est déjà chiantissime à constater, voir ça à l'écran, c'est trop. Peur de l'engagement, gnagna... mais personne vous oblige à vous maquer, mes chéris !
Et puis... ben évidemment qu'il l'aime, sa Penny, le Leo. Et qu'il remercie sans doute tous les soirs le Petit Jésus de s'endormir avec elle à ses côtés. Au point d'en devenir méga-relou au moindre doute.
Au passage, ça m'a fait super rigoler quand il lui rétorque que, ah bah oui, c'est vrai que lui, il a passé deux années de plus dans cette relation, forcément qu'il est un peu en avance sur elle !
Tout ça, donc, pour trois petits mots de rien du tout qu'au fond tout le monde a super envie d'entendre. Gavant.
A part ça, donc, aujourd'hui, c'est Martine au bowling.

Et Martine a un petit souci.

Le retour de l'infâme Wil Wheaton.
Alors, perso, j'ai trouvé que c'était pas super utile. La première fois, c'était une super surprise, bien amenée et vachement rigolote. Là, force est de constater que le Wil Wheaton, il est toujours aussi mauvais et falot que quand il jouait les petits lèche-culs dans Star Trek (et c'est pas peu dire, si je puis me permettre) et forcément, on retombe dans le déjà-vu. Moralité, on se contente un peu, comme souvent, de s'amuser du cinoche de Martine.

La grosse rigolade, en ce qui me concerne, a été la réplique du pauvre Raj (qui ne sert plus à rien sinon à nous faire de la peine) lorsque Sheldon évoque le cycle hormonal masculin.

Raj : Interesting, that would explain my weepy days in the middle of the month.

Raj : You know what I am talking about !

Pour en revenir à l'infâme Wheaton, il parvient quand même à nous flanquer Sheldon par terre en faisant rompre Leo et Penny. C'était tellement facile que ça m'a écoeurée. Pfffff.

Wheeeeeaaaatoon !

Allez, consolons-nous comme on peut...

 

318 : The pants alternative

Après une semaine de bouderie, je vous reviens, mes bons amis. Pour combien de temps, j'en sais rien. Mais bon, quand même, c'pas possible, ça. Donc théorisons, c'est toujours ça de pris question rigolade. Bref, tout cela est fort gentil. Il me vient quand même à l'esprit que les Portugais ont eu du nez d'intituler la série "Sheldon" en leurs virilescontrées. (Du moins selon mes blondes informatrices.) Parce que là, c'est pas Leo, c'est pas Raj, c'est pas Howie qui ont du mal à intervenir devant une foule susceptible de les piétiner à mort. Non, on vous le donne en mille, c'est Sheldon. (Ah ? Qui ça ?)
L'épisode est assez convenu et comme toujours, le principal intérêt c'est de regarder "Shelly" faire ses petites mimiques et sortir ses petites répliques martiennes avant de partir direct pour la stratosphère.
Ca tombe bien, parce que ce principal intérêt me convient.
Adoncques z'aujourd'hui, Sheldon doit recevoir un prix, ce qui est bien normal voire même tardif étant donné qu'il est l'être humain le plus brillant de la planète, qu'il est un géant au milieu de méprisables Lilliputiens. Malheureusement, Gulliver a un souci : parler devant une assemblée. J'ai trouvé franchement très mignon que tout le monde tente de trouver une solution à ce problème.

Leonard : We could be a team like professor Xavier and the X-Men.
Sheldon : I do like the X-Men.

Voilà. Par contre...

Sheldon : The X-Men were named for the X in Charles Xavier. Since I am Sheldon Cooper, you will be my C-Men.

Moyeeeeen.

Evidemment, Raj fait appel à la méditation. Grosse rigolade quand il demande à Sheldon de s'imaginer dans son endroit préféré... Simcity, donc.

Grosse rigolade² quand...

Raj : I am going to lead you through a series of meditation exercises. These methods come from ancient gurus of India and have helped me overcome my own fears.
Sheldon : And yet you can't speak to women.
Raj : True but thanks to meditation I am able to stay in the same room with them without urinating.

J'en ai moi-même frôlé le pipi-culotte tellement j'ai imaginé le pauvre Raj mouillant son pantalon avec son regard fixe de lapin pris dans les phares.

On s'en doute, la séance de shopping prônée par Penny histoire de faire oublier à Sheldon qu'il est nerveux, j'ai adoré. Non parce que bon. Un geek faisant les boutiques, c'est déjà hilarant à la base (il ne faut surtout pas le répéter), mais Sheldon faisant les boutiques... waouh. Avec Penny. Qui prétend (non mais quelle impudente) lui faire acheter une veste noire.

Sheldon : That's a lot of money for just one colour.

On saluera également le goût certain de Shelly pour la mode. Très entre nous, il a quand même beaucoup de chance d'avoir une Penny avec lui pour l'empêcher de commettre l'irréparable. Même si je revendique le droit inaliénable de s'habiller comme on le souhaite.

(Celle-ci m'a rappelé Ross Geller qui veut aller faire un discours habillé comme le barman de la Croisière s'amuse.)

Forcément, en version Bruce Wayne, c'est quand même nettement plus... hum... RENVERSANT !

J'ai également adoré la scène de l'analyse. Je n'imagine que trop un potentiel psy se penchant sur le cas Cooper ; il finirait certainement la séance prostré dans son fauteuil avec son pouce dans la bouche en appelant sa reum. En plus, Sheldon est bien trop intelligent pour ne pas maîtriser d'office les ficelles de la psychoanalyse. Franchement, il faudrait un sacré calibre pour réussir à en tirer quelque chose. Leonard aurait dû s'en douter.

(Bon, lui, avec son complexe d'Oedipe puissance 12, il est quand même affligeant. Bouhlàlà, tout ce que je déteste !)

L'apothéose, c'est évidemment le discours de Sheldon devant ses copains scientifiques qu'il méprise farouchement. Ah, Penny... Penny, Penny, Penny. Comme je t'aime d'avoir le culot de nous griser Bruce avant de l'envoyer sur scène. Merci, Penny. Au nom de moi-même, merci.

Sheldon : This alcohol is defective. I do not feel any difference.
Penny : Here, try this one.

Oh, le lendemain qui chaaaante ! Et l'occasion rêvée de nous ressortir LE slip kangourou monté sur échasses du premier épisode !

Et elle se marre, la Penny, elle ne donne pas sa part au chien.

J'adore le fait qu'elle soit aussi cruchette mais qu'en même temps, ce soit à peu près la seule qui arrive à le faire tourner en bourrique, lui qui est quand même sacrément pète-rouleaux, de temps en temps. Ah ah ! \o/

 

315 : The large hadron collision

Ah ben... alors ça... si j'avais su que ça se terminerait par Sheldon et Penny passant ensemble la Saint Valentin (concept totalement incongru aux yeux de Sheldon) et Leonard et Raj partant ensemble en amoureux ! What the fucking fuck !!!
Evidemment, une fois de plus, Penny/Sheldon, blablabla, antipodes, blablabla, mimis quand même, blablabla.
En tout cas, je peux vous dire que si moi, on me proposait de passer la Saint Valentin au Cern, woh putain je ferais pas la difficile et woh putain, même pas je poserais une spatule sur les pistes de ski. De toute façon, le ski, j'aime pas ça. Pourquoi pas se jeter d'en haut d'une falaise avec en bas des pitbulls enragés pour vous accueillir en bas, tant qu'on y est ?
Bref... Leonard va en Suisse. Et Leonard est une vraie bourrique de dire ça devant son colocataire qui rêêêêve évidemment de voir en vrai le LHC que John Connor est infoutu de faire péter pour empêcher que la Terre ne soit engloutie par un trou noir. (Comment ça, je m'égare ?)

Alors, c'est sûr que la réaction de Sheldon est... comment dire... légèrement flippante. Mais qu'est-ce qu'il est drôle quand il n'est pas content ! Oh My God ! Ses manigances pour essayer de se faire emmener en Suisse à la place de Penny, la constitution des coloc', le petit dej au lit, le chant guttural, la présentation sur l'ordi, c'était fabuleux.

Et les représailles, pareil.

Sheldon : Round two : Leonard Hofstader, Darth Vader, Rupert Murdoch.
Leonard : Rupert Murdoch ?
Sheldon : He owns Fox and they cancelled Firefly.

And Sarah Connor ! And Dollhouse ! And Virtuality ! Qu'on pende Murdoch haut et court !

Et le deuxième "hug" de toute la série entre les deux meilleurs ennemis ! Wouhouh !

Sheldon : Since I rarely hug, I'm relying on your expertise regarding duration.

Comme c'est mignoooon.
La chute est sans doute l'une des meilleures de la série. Malades tous les deux, Penny et Sheldon se retrouvent bien chocolat puisque aucun des deux n'accompagnera Leonard en Suisse. Ah, Penny, quelle magnifique manoeuvre. Involontaire mais magnifique. Et ponctué d'un splendide "Happy Valentine's day". En plus, Sheldon malade, c'est toujours un grand grand moment de télé.

Et comme il est mimi, Raj, quand il découvre la chambre d'hôtel helvète. Arf... ça m'attriste un peu qu'on le cantonne aux dernières scènes des épisodes en ce moment, mais à chaque fois, c'est ultime.

Bref... un chouette épisode de Saint Valentin, vraiment. Me suis beaucoup amusée. Curieusement l'épisode Saint Valentin de Supernatural m'a laissé une tout autre impression !

(Ici La Sorcière s'excuse de la pauvreté en répliques et autres commentaires, mais le complot continue. Cette fois, c'est le fichier audio de mes commentaires que j'ai paumé... oui, je me la joue dictaphone, maintenant, tellement chuis feignasse.)

 

314 : The Einstein approximation

Obligée de me dépêcher de poster cette review, j'ai les Winchester qui tapent au carreau, dites donc.
Bon... c'était quoi, ce truc ???

Déjà, l'épisode super court (18 minutes au compteur) et ensuite... une seule intrigue, c'est un peu du jamais vu. Cela dit, je trouve aussi intéressant qu'on explore d'autres moyens d'exploiter le format. Seulement là, c'était vraiment très très bizarre. Pardoxalement, même si je me suis parfois un peu ennuyée, j'ai ri comme jamais je n'avais ri devant cette série. Mieux encore, j'ai trouvé Sheldon... canon. Oui, vraiment. Le Sheldon qui ne dort pas, hirsute, cerné, je l'ai trouvé hot-hot-hot.

Evidemment, toutes ses petites gesticulations autour de son tableau sont hilarantes. De même que la réaction de Leonard et Penny qui ne se feront sans doute jamais à l'idée que leur ami est complètement givré.

Leonard : Penny, I told you if you don't put him in his crate at night, he just runs around the apartment.

Donc Sheldon, ça ne va pas fort. Pas fort du tout. Monsieur le super génie est kéblo sur un truc de physique que j'ai pas tout compris (sauf que je me suis vraiment étonnée qu'il ne percute pas sur un truc qui semble aussi basique, même à une semi-demeurée de la physique comme moi).
Bref, je traduirais cet état par ce que nous autres scrabouillons de tous poils connaissons mieux sous le nom d'angoisse de la page blanche. C'est tout pareil. On est là, devant un taf, on sait qu'on a le truc, qu'il est là, sauf qu'on n'arrive pas à le trouver, à mettre le doigt dessus et à le tirer de dedans notre cerveau. Ce qui est très frustrant et chiant. Et méga gavant, en fait.

Leonard : I haven't seen him this stuck since he tried to figure out the third Matrix movie.

Ah ah ah, très bon, ça !

Bon, mais pour un génie tel que Sheldon, forcément, ça prend des proportions titanesques. D'abord, mais d'où un problème de physique lui résiste, s'il vous plaît ? Ensuite : comment on fait pour dé-kéblo un cerveau aussi complexe ? Eh ben on fait appel à Einstein. Et à une piscine de bouboules multicolores. Best TBBT scene ever. Ever, ever, ever, ever.

"BAZINGA !"

Jouons à chasse-taupes !

Ce qu'il y a de génial avec Jim Parsons, c'est qu'il incarne physiquement son personnage, et ce à la perfection. La gestuelle qu'il a créée pour Sheldon est formidable, rien que pour ça, les épisodes centrés sur lui sont hilarants. Il y a plein de choses que je n'ai pas aimées dans "The Einstein approximation", mais ces mimiques et ces attitudes sont un régal et je ne m'en lasse pas.

Il a une manière de mettre son grand corps au service de son personnage que je trouve très touchante.

Et puis il est adorable et c'est tout.
L'intervention de Bernadette m'a également beaucoup fait rire, comme d'hab. Oh, Bernadette, tu t'es taillé une fameuse place dans cette série, puisses-tu nous rester encore longtemps.

Bernadette : I know how to deal with stubborn children. My mother used to run an illegal daycare center in our basement.

Autre moment très bête qui m'a fait rire : le sursaut de Penny quand elle se réveille avec Sheldon à côté du lit. C'est con, mais c'est du comique de situation dans toute sa splendeur, et ça, ça marche.

Et je me demande toujours comment Parsons arrive à avoir l'air aussi flippant et aussi vulnérable en même temps. C'est un mystère.

(Et sinon, je vous le dis, un de ces quatre, il va finir au pieu entre eux deux.)

J'imagine que Penny et Leo n'imaginaient pas, en se mettant à la colle, qu'ils devraient passer leur temps à jouer les parents d'un grand garçon comme ça. Pourtant, c'est exactement ce qui se passe en ce moment.
Sinon, c'est évidemment très mignon de voir l'inquiétude des amis de Sheldon (et de sa "connnaissance") et leurs conversations à son sujet.

Howard : How long's he been stuck ?
Leonard : Intellectually about 30 hours, emotionally about 29 years.
Wolowitz : Have you tried rebooting him ?
Leonard : No, I think it's a firmware problem.

Ca, c'était énorme. Une réplique exceptionnelle.

Quant à Sheldon qui cherche un travail de merde pour distraire son cerveau, c'était bien bon aussi, surtout son duo avec la dame du bureau à la petite voix suraigüe.

Tout ça pour finir à la Cheesecake Factory.

Penny : What are you doing here ?
Sheldon : I asked myself what is the most mind-numbing, pedestrian job conceivable and three answers came to mind: a toll booth employees, an Apple store genius, and what penny does. Because I don't like touch other peoples' coins and I refuse to contribute to the devaluation of the word genius, here I am.

Et ça marche. Peut-être que s'il avait regardé un peu plus Docteur House, Sheldon aurait percuté plus vite, vous ne croyez pas ?

Bon, pour finir, ça me fait toujours de la peine que Raj soit aussi sous-employé depuis l'arrivée de Bernadette. Mais le duo disco, oh my. Alors là, c'était le summum.

*s'essuie les yeux*

Bref, c'était n'importe quoi. Certains trucs ne marchaient pas super à l'écran, mais il y a de tels fou-rires dans cet épisode que tant pis. Ca restera un OVNI made in Big Bang Theory. Et je ne peux pas m'empêcher de me mettre à la place de Jim et Johnny dans leur piscine de bouboules... Mon Dieu que ces crétins ont dû se marrer. Ca donne trop envie de faire pareil.

"Bazinga ! Bazinga ! Bazinga !"

 

313 : The Bozeman reaction

Très intéressant, cet épisode. Vraiment très. Outre la révélation finale qui est quand même assez extraordinaire et l'hilarité que parvient à déclencher un cambriolage chez les geeks, c'est vraiment fascinant d'aborder le concept du sanctuaire.
On avait déjà eu un petit aperçu du côté territorial et un poil obsessionnel de Sheldon avec son coussin de canapé et sa chambre, mais là, on touche une fois de plus à un truc très très vrai : ouais, on est des geeks, on est un peu des sauvages, on se force à sortir parce qu'il faut bien aller travailler, se nourrir et aussi voir des gens parce que malheureusement, on reste malgré nous des animaux sociaux et peut-être aussi un peu parce que c'est comme ça qu'on apprécie le plus le temps qu'on passe chez nous, dans notre sanctuaire. Mais soyons honnêtes, there's no place like home, Toto.
J'imagine que c'est un peu comme ça pour tout le monde, mais j'ai quand même l'impression que le phénomène est particulièrement développé chez les geeks. En tout cas, c'est mon cas. La plupart de mes meilleures soirées, je les passe chez moi. Accompagnée ou pas. Chez moi, je ne risque pas de me retrouver bloquée avec des gens que j'aime pas, à me coltiner des conversations assommantes, ou à repousser les assauts de personnages avinés et transpirants. Evidemment, il y a aussi les soirées entre amis, mais dans les bars, des fois il fait froid, les gens puent ou les sièges ne sont pas confortables. Et puis chez les autres, eh ben on n'est pas forcément 100% à l'aise, surtout si on est allergique aux chats et que les trois quarts de vos amis possèdent ce genre de machin poilu. Vous repartez avec collé sur vos fesses des trucs qui vont vous faire faire atcha pendant trois semaines.
Donc oui, le geek est territorial. Moi aussi. Beaucoup.
D'abord, y a pas n'importe qui qui vient chez moi, je peux vous le dire. (Et PERSONNE n'entre dans ma chambre, sauf si c'est pour finir à oilp dans mon lit, évidemment.) J'exerce un contrôle absolu sur les gens qui ont le droit de venir s'asseoir sur mon canapé. Quant à toucher mes affaires, ouhlà !
J'aime pas me sentir envahie, bref... sanctuaire, on a dit. (Et là, ceux qui me lisent et sont déjà venus chez moi se disent qu'ils sont des privilégiés. C'est le cas !)
Et j'ai d'autant plus pitié de Sheldon qui rentre chez lui pour trouver sa serrure défoncée que j'ai exactement vécu la même chose.

Comble de malchance, c'est arrivé le jour où j'ai été réveillée par le téléphone pour apprendre que mon grand-père était mort. Donc la grosse journée de merde. C'est déjà pas drôle de se faire cambrioler, mais ça reste forcément relié à une des pires journées de ma vie et une des mes hantises absolues, c'est la serrure fracturée.
Franchement, quand vous avez un sanctuaire, le trouver mis à sac en votre absence par des gens que vous ne connaissez ni d'Eve ni des dents, c'est un pur cauchemar. Et le pire, c'est pas que ces parfaits inconnus vous aient volé les bijoux offerts par mamie ou le lecteur de DVD. Le pire, c'est que ces parfaits inconnus aient retourné toutes vos affaires et posé leurs sales pattes partout. Y compris sur votre sacrosaint coussin de canapé.

(Coussin avec lequel Sheldon s'empresse de reconnecter aussitôt le flic parti, on remarquera.)

Ces parfaits inconnus, en plus d'être de parfaits inconnus, sont également de parfaits ignares.

Sheldon : It's alright ! They didn't take my comicbooks !

Ils auraient pu se faire les couilles en or, avec cette collection de BD. Bon, pas grave, ils se feront les couilles en or avec les douze mille consoles et jeux qui vont avec.

Sheldon : They took our TV, two laptops, four external hard drives, our PS/2, our PS/3, our Xbox, our Xbox 360, our classic Nintendo, our Nintendo, our SuperNintendo, our Nintendo 64, and our Wii.
Leonard : We like games.
Sheldon : Right, games. They took Halo 1, Halo 2, Halo 3, Call of Duty 1, Call of Duty 2, Call of Duty 3, Rock Band, Rock Band 2, Final Fantasy I through IX, The Legend of Zelda, The Legend of Zelda: Ocarina of Time, The Legend of Zelda: Twilight Princess, Super Mario Bros., Super Mario Galaxy, Mario and Sonic at the Winter Olympics…… and Ms. Pacman.

Outre la peine que ça m'a fait de voir Sheldon s'agiter dans tous les sens, j'avoue que j'ai ri de le voir reprendre son ton à la C3PO. C'est vraiment tout à fait ça. Avec le vocabulaire qui va trop bien.

Sheldon : One of the thieves had the audacity to quench his thirst while ransacking our home.

En plus, face à l'effarement du flic qui se demande bien où il est tombé (de toute façon, on a toujours envie de les étrangler, les flics qui viennent soi-disant relever les empreintes), Sheldon nous ressort, contre toute attente, la réplique culte.

Sheldon : I'm not crazy, my mother had me tested.

Evidemment, le pauvre bichon ne s'y attend pas du tout parce qu'il n'a pas encore compris qu'il était humain et donc soumis aux réactions qui sont les nôtres en cas d'agression, mais... ben comme tout le monde, il ne va pas passer une très bonne nuit. A vrai dire, le pauvre chéri est terrifié et ça, vraiment, il comprend pas. Mais il est trop mimi à pousser des petits cris surnaturels dans son lit.

Sheldon : Mnaaaaaooongnnn.

J'ai cru mourir.

Eh oui, Leo a sa Penny, mais Sheldon, lui, n'a personne. Enfin, si, il a sa commode.

Malheureusement, même si elle fait beaucoup d'efforts, la commode ne parvient pas à être super réconfortante. Alors se produit l'impensable : Sheldon va chercher le soutien de ses pairs. Sauf que mmmmmh.

Sheldon : (Knock knock knock) Leonard and Penny (Knock knock knock) Leonard and Penny (Knock knock knock) Leonard and Penny.

C'est quand même pas facile de formuler ses doléances. Et d'admettre qu'il est complètement flippé. Enfin, on peut toujours compter sur lui pour trouver une justification scientifique à ce comportement inhabituel.

Sheldon : I want what evolution wants. Human beings are primates, primates have evolved to live in groups, both for protection and support.
Leonard : But you don't like other people.
Sheldon : I do tonight.

Sheldon ressent le besoin de se rapprocher d'autres gens et ça c'est assez inhabituel et rigolo. Le dessinez c'est gagné, là... pareil... on se demande d'où il vient tellement c'est nawak.

Penny : God, I don't know. Star Wars ???

Penny !!! Good girl ! Elle essaye, hein !

Sheldon : Higgs boson particule, how could you not get that ??

Bref, Sheldon n'est pas dans son assiette, son petit monde a été mis sens dessus dessous et là où quelqu'un de moins compliqué que lui mettrait quelques jours voire quelques heures à reprendre le dessus, avec lui, ça ne marche pas aussi facilement dans la mesure où il ne maîtrise pas du tout les codes des simples mortels. Et où il ne comprend pas du tout ce qui lui arrive. Impossible, donc, d'aller voir Leonard et de lui dire simplement : "Mec, j'ai grave les foies, est-ce que je peux dormir entre vous deux ?"
Ca donne donc Howard qui équipe l'appart comme si c'était la Batcave.

(Et ça tombe bien parce que Chouchou, tout habillé en noir, eh ben on dirait Batman. Manman, comment ça lui va bien !)

Et ça donne des trucs encore plus déments. Mais hilarants.

Sheldon's journal : Security system in place. However, sleep continues to elude me. I've seen the underbelly of Pasadena, this so-called City of Roses, and it haunts me. Ah, the injustice. I lie here awake, tormented, while out there evil lurks, probably playing Donkey Kong on my classic Nintendo.

Sheldon : Auuuhhhhh.

Tout ça, c'est purement et simplement du Jim Parsons' show. Que c'en est limite du hold-up. Si vous me passez l'expression. Il a un rôle fabuleux, des répliques d'enfer... et il est vraiment à la hauteur de ce qu'on lui sert. Des fois, je me demande ce qui est le mieux. Le personnage et la manière dont il est écrit, ou bien l'acteur. Au final, on s'en fout. C'est magnifique et c'est bien ça le principal.

Sheldon : My new computer came with Windows 7. Windows 7 is much more user-friendly than Windows Vista. I don't like that.

Pareil, mais qui d'autre peut dire ça en nous faisant autant marrer, je vous le demande ???
Bref, seule conclusion pour Sheldon : il faut partir. Ca paraît fou puisqu'un cambriolage, ma foi ça peut arriver partout, même dans le trou du cul des States, mais on peut imaginer que c'est aussi le seul moyen, à ses yeux, de surmonter ses angoisses et de ne plus voir la même porte qui a laissé les intrus pénétrer son sanctuaire.

Penny : Come one, Sheldon, you can't move. Don't you need to stay in one place so the mother ship can find you when it returns ?
Sheldon : Ooooh, if that were only true !

Tu m'étonnes, Sheldon !

Moralité, Sheldon sélectionne les villes selon des critères très précis.

Et fait ses adieux à ses amis. Par écran interposé. C'est mimi comme tout.

Sheldon : The four of you are three of my closest friends and one treasured acquaintance.

Hum. Sheldon, quoi. A partir de là, j'ai eu toutes les peines à me concentrer sur la suite étant donné que je n'arrêtais pas de me demander qui des quatre était l'acquaintance. Ca me paraissait trop cruel que ce soit Penny.
Du coup, je n'ai pas beaucoup ri quand Sheldon se fait entuber comme un bleu à peine le pied posé sur sa nouvelle terre d'accueil.

Pauv' chouchou. Il n'est pas tout à fait paré pour la vraie vie. Retour à Pasadena, donc. Pour le plus grand plaisir de ses amis. Et de sa connaissance.

Sheldon : Interesting. The acquaintance is the first to greet me.

Oooooh, pauvre Howard !
Lui qui s'est tellement démené pour lui équiper son appart, c'est trop injuste...
Et de me dire que Penny, d'une manière ou d'une autre, est parvenue à percer la coquille et à s'imposer en tant qu'amie. C'est chouette, ça. Vraiment très chouette. J'ai vraiment passé un très bon moment devant cet épisode.

 

312 : The psychic vortex

Hi hi hi, le retour de Big Bang. Ca fait du bien. Même si des fois, ça appuie un peu où ça fait mal. Ce qui doit vraiment vouloir dire : 1) Que je devrais y aller mollo sur la SF, les Comics et la Fantasy de temps en temps. 2) Que je traîne avec trop de geeks et que c'est inquiétant de se reconnaître dans les 3/4 des scènes, surtout quand elles parlent de relations entre filles et garçons. 3) J'ai pas vraiment de 3, mais juste deux points, ça fait bizarre.

Bon, dans cet épisode, c'est assez terrifiant. Franchement, pas une allusion qui ne m'ait échappée. Jusqu'à Flatland. Et Flatland, fallait quand même se le farcir, je trouve. Personnellement, j'ai lu ce bouquin très bizarre sur un monde en deux dimensions parce que je suis sortie jadis avec une sorte de geek irlandais un peu bâtard et que clairement, si je voulais partager sa vie, il fallait que je lise Flatland vu que c'était son endroit imaginaire préféré. Comme Sheldon, donc.

Ben je peux vous dire qu'après avoir lu ce bouquin, vous ne pouvez plus regarder ce qui vous entoure de la même manière. Vous ne pouvez pas vous empêcher de vous demander ce que donnerait votre piaule si elle était en deux dimensions. Et quand vous vous regardez dans la glace le matin, des fois vous vous dites que vous auriez certainement une meilleure tronche si vous étiez en deux dimensions aussi !
En plus, ce bouquin date genre de 1800 et quelques donc c'est un truc de malade. Depuis, l'Irlandais est retourné brouter du trèfle et j'en suis bien aise, mais j'ai bien pensé à lui en regardant cet épisode.
Ensuite, Raj qui débarque avec la version longue de Watchmen, pareil, j'ai ri.("Namaste, white people !") Perso, j'ai perdu quasiment sept heures de ma vie à comparer le Director's cut et la version cinéma d'un film que je n'ai même pas trouvé si bon que ça.
J'ai jamais bien compris pourquoi, mais voilà.
Et puis Sheldon tout frétillant qui va passer une soirée super palpitante à faire une réinstall parce qu'il n'a pas assez de place sur son PC pour une partition Linux. Ah non, c'est fabuleux, ça. On ne comprend vraiment pas comment Raj trouve le moyen de râler face au formidable moment que son pote est prêt à partager avec lui.

Raj : Outside is good !
Sheldon : If outside is so good, why has mankind spent thousands of years perfecting inside ?

Moralité, Raj achète sa soirée grâce à une lanterne Green Lantern. Eh ben ptain, s'il suffisait de ça pour... non, bref.

Pendant que nos deux lascars draguent tout ce qu'ils peuvent, c'est une nouvelle sortie à quatre entre les deux couples de la série. Avec Bernadette, c'est rigolade assurée !

Evidemment, avec Leonard et Penny, c'est la crise assurée aussi. Ah là là, ils sont un peu gavants, ces deux-là, quand ils s'y mettent. Je ne jette pas la pierre à Leonard de se moquer des croyances à deux balles de Penny (l'astrologie, les fantômes, le vaudou, etc etc etc) mais à un moment, faut juste arrêter un peu de rire très fort, garçon.

Parce que sinon, c'est direction l'Hôtel-du-Cul-tourné.

(J'adore le fait qu'on les voit toujours chipoter dans leurs assiettes sans jamais rien bouffer. Et que s'il y en a un qui bouffe, vous pouvez être sûrs que c'est jamais une nana ! Hé hé hé.)

Tout ça m'a valu une bonne rigolade. Merci, Bernadette, tu es un chou.

Serveur : How are things tonight ?
Bernadette : Really uncomfortable !

Bon, les deux casanovas, là, qui se draguent une vraie geekette de la vraie vie, j'ai trouvé ça très très bon.

Vous ne connaissez peut-être pas Danica McKellar. Si c'est le cas, ça veut dire que vous n'avez jamais regardé Les années coup de coeur et je vous plains de toute mon âme.
Bref, pour replacer la jeune dame, si jamais on doute que les geekettes jolies, surdouées et geekettes, ça existe, ben Danica McKellar est là pour vous prouver que oui, une fois tous les douze millions d'individus femelles venus au monde, ça arrive. Non parce que quand elle ne joue pas dans Babylon 5 (!), elle est chercheuse en maths à UCLA. Rien que ça. Et elle écrit des bouquins. Sur les maths. Hellooooo ! Can I be you ???
C'est donc super logique et super mignon de la voir dans The Big Bang theory et je trouve ça... parfait.
Surtout que ça sert une intrigue qui va évidemment nous tenir en haleine : que fait Sheldon quand il rencontre la femme parfaite pour lui ?

Mieux encore, que fait Sheldon quand il rencontre la femme parfaite pour lui ET qu'elle vient dans sa chambre ?

La tension est insoutenable, Dulcinée est là, prête à s'offrir, consentante...

Sheldon : I'll sleep in Leonard's room, goodnight !

Ok. Bon. La preuve ultime est là. Nous avons affaire à un être définitivement asexué. Quel malheur. Un si charmant spécimen.
Je me demande vraiment s'ils vont réussir à nous le déniaiser un jour ou l'autre, ça paraît un peu désespéré, cette affaire. A moins de faire revenir la mère de Leo, je ne vois pas.
Enfin. Encore un qui n'a pas été livré avec le mode d'emploi, comme dirait quelqu'un que je connais. Uh uh.

Donc ça, hilarant.
Dans le même temps, c'est bien triste de voir que le pauvre Leonard qui aimerait tellement que sa douce Penny pense tout comme lui et soit tout comme lui en soit réduit à faire péter des figurines dans son labo.

Howard : Are we taking our relationship frustrations out on innocent cylons ?
Leonard : Not just cylons. Superman's next.

J'ai adoré le petit croquis d'Howard, vraiment. Sa petite démonstration était exceptionnelle d'intelligence et de gentil sarcasme. Très mignon.

Ce garçon a TOUT compris !

Leonard : What is that ?
Howard : Your new girlfriend. Have fun tonight.

Je me marre. Un peu. Je grimace un peu aussi, mais je me marre pas mal, j'avoue.
(Mais tout de même, je trouve qu'effectivement, sortir avec quelqu'un qui ne regarde pas BSG et n'a qu'un seul ordinateur croit au pouvoir des pyramides, c'est difficilement possible. A bonne entendeuse. )

Enfin, on nous rabiboche difficilement Penny et son Leo, même si on se demande combien de temps ça va encore pouvoir durer, cette petite histoire.

Pour finir, Sheldon qui apprend le finnois, c'est assez monstrueux.

Et Sheldon avec les mains de Hulk signées par Stan Lee, je n'en parle même.

Sheldon : Goodnight, puny humans !

 

Cadeau n°4

2009 a été très geek ! La Sorcière a définitivement accepté sa nature (qui était pourtant une évidence, diront certains) et quoi de mieux que de célébrer cette illumination avec LA série geek du moment ?
Sheldon Cooper, you are the man.

 

111 : The pancake batter anomaly

The horror.

Pas une crève depuis mon retour de Vancouver, pas UNE ! Une santé de cheval, mes amis, rien de tel que l'air du grand Pacifique pour vous requinquer une Sorcière pour trois mois. Eh ben je crois qu'il est grand temps que j'y retourne, respirer l'air du grand Pacifique, parce qu'étant donné la crève que je me tiens (à deux jours de Noël de préférence), eh ben je vois pas trop de solution, là tout de suite.

(Et non, cette crève n'a rien à voir avec moi fendant la bise à vélo en pleine nuit par -8000, du tout.)

Bref, pour célébrer ce délicieux état qui combine allègrement l'abattement le plus total et des nuits de douze heures à la fébrilité qui accompagne les quintes de toux déchirantes, j'ai décidé de revoir l'épisode qui m'a fait percuter. L'épisode dont en le regardant, je me suis dit : "Ah. Ok. Bon."
Oui, vraiment. En voyant la réaction de Sheldon face à une Penny potentiellement porteuse d'un virus grippal, j'ai eu une sorte de flash : "Oh mon Dieu. Je suis lui."

Leonard : Sheldon, don't you think you're overreacting ?
Sheldon : When I'm lying comatose in a hospital, relying on inferior minds to cure me, these Jell-O cultures and my accompanying notes will give them a fighting chance.

Inutile de dire que si j'étais capable de faire des cultures de gorge dans ma cuisine, je ne me gênerais pas !
Nan mais sérieusement : mes miasmes à moi, je peux encore les gérer. Mais qu'on m'en amène chez MOI ? Alors là, ça va pas la tête ??? Sheldon a tout à fait raison d'être scandalisé et ce n'est que justice que Penny viennent lui servir d'infirmière.
Non ?

Il faut dire que tout comme Sheldon (et comme 90% des gens, j'imagine) je déteste être malade. J'évolue d'abord dans le déni (je ne suis pas malade, ergo je vais bien et les moutons sont bien gardés) pendant quelques jours et poursuis mes activités sans aucun changement, jusqu'à ce que la terrible vérité finisse par m'atteindre : je suis malade. Et j'aime pas. Et tout le monde doit le savoir. Et me plaindre.

Et si j'avais trois comparses, nul doute qu'ils en chieraient autant que Leonard, Howard et Raj.

Leonard : Howard, it's me, Leonard. We're at code milky green.
Howard : Oh God, not milky green !

Etrangement, je plains sincèrement les trois loulous et la pauvre Penny, parce qu'évidemment, je trouve les Sheldon malades particulièrement irritants et puérils.

C'est d'ailleurs assez fascinant de voir ce grand esprit régresser en l'espace de quelques minutes jusqu'à devenir cette espèce de bébé chouineur et casse-couilles. C'est là qu'on se rend compte à quel point fiouuuu... il a zappé quelques étapes essentielles de sa croissance, le grand génie. Cela dit, ça ne l'empêche pas de nous sortir quelques petites répliques cinglantes dont il a le secret (et que je note précieusement sur un petit carnet pour les balancer quand on me sortira ce genre de phrases à deux balles).

Leonard : Alright, get some rest and drink plenty of fluids.
Sheldon : What else would I drink ? Solids ? Gases ? Ionized plasma ?

Ce que j'adore aussi dans cet épisode, c'est que ça finit par partir totalement en live. Entre Sheldon qui hurle "you're dooooomed" dans le restau de Penny et les trois cinglés qui se déguisent en singes pour aller voir un marathon Planet of the Apes...

C'est n'iiiimp. Et le point culminant, c'est bien entendu quand ce débile de Leo fait tomber ses lunettes.

Leonard : Ten and a half hours of apey blurness...

Le tout pendant que Penny frotte le... hum... torse de Sheldon en entonnant pour la première fois (un moment historique !) "Soft Kitty".

S'ensuit une scène d'action digne des plus grands James Bond, gadgets inclus.

Et qui se solde par un Leo très en forme et toujours miro qui se prend... un mur.

Et une quinte de toux supplémentaire pour La Sorcière qui avait déjà eu du mal à se remettre de sa sortie en trombe, sautillant sur une patte en tentant d'enfiler sa deuxième jambe de jean au début de l'épisode.

Avec son petit gabarit, ça lui va super bien, ce genre d'âneries. Johnny, il déchire, dans cet épisode.
Pour finir, l'indispensable référence à Star Trek.

Je n'ai toujours pas cet échiquier, franchement, je trouve ça scandaleux.
Sur ce, je retourne agoniser dans mon lit histoire d'être à peu près en forme pour bosser demain. Parce que mine de rien, le boulot, il se fait pas tout seul.
The horror.

 

Ils ont osé !

Rien que pour me faire plaisir, j'en suis sûre !

Ah ah ah, qu'est-ce qu'il a l'air con, Johnny, en version Jacob-le-loup-garou à deux balles !

(D'autres ici, merci à mes rabatteurs !)

 

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