Le blog de La Sorcière
 

513 : The song remains the same

Alors. Je préviens. Chuis de mauvais poil. J'ai envie de casser la tête à plein de gens et j'ai pas le temps de décalquer des zombies sur l'ordi pour me passer les nerfs donc les bichounets vont morfler. De toute façon, de manière générale, il faut l'avouer : cette deuxième partie de saison 5 me déçoit. Je n'irais pas jusqu'à dire que je m'ennuie vu qu'il y a toujours Jensen à mater, mais je ne suis pas super contente et je ne finis plus les épisodes par un soupir bienheureux comme il fut un temps. Bref, attention, boys, attention.
Ce que je trouve râlant, ici, c'est que dans cet épisode, il se produit un truc qu'on n'aurait jamais pu espérer ou presque : ZE réunion de famille. Mary, John et les enfants. Tous réunis. Et je ne dis pas que la fameuse scène de la réunion de famille ne m'a rien fait, hein, du tout. C'est juste que j'aurais voulu que cet épisode déchire sur tous les plans, et il comporte bien trop de failles (même pour moi qui suis totalement acquise à la cause Winchester) pour que je me régale.
D'ailleurs, la faille number one, c'est Anna. Mais qu'est-ce qui leur est passé par la tête, à ces nigauds ? Hello, mais on l'attendait, le retour d'Anna, bordel de zut ! C'est quoi cette manière de nous la ramener qu'on n'y comprend plus rien et que maintenant, elle veut zigouicher tout le monde ? Est-ce que c'est des façons, ça, quand on a eu la chance de se faire culbuter par Dean Winchester à l'arrière d'une voiture, sivouplé ? Est-ce qu'elle ne devrait pas rester là-haut et remercier Papa-Bon-Dieu d'avoir connu bibliquement ce fabuleux spécimen au lieu de tout faire pour qu'il ne voie jamais le jour ??? Si. Nawak, je vous dis.

Plus sérieusement, j'étais prête à trouver que c'était la seule copine de Dean à peu près digne d'intérêt. Outre Jo. En plus, une fois angélisée, elle fait nettement moins cruchasse et ça me plaisait. Sauf que oh hé hein bon.
L'ennui, dans l'histoire, c'est que tout a été construit autour d'une seule chose : les retrouvailles de la famille. On sent que tout est parti de là, de l'envie de faire de jolies scènes dans lesquelles la blonde Mary pourra lancer de longs regards mouillés vers le ciel tandis que Sammy reniflera dans son coin et que Dean serrera les dents.

Et moi, aussitôt que je flaire ce genre d'intention, c'est fichu. Le prétexte, je déteste. Qu'on fasse de jolies scènes autour d'un script potable, oui. Qu'on brode du vide autour d'une scène histoire de faire pleurer dans les chaumières, non. Et Dieu sait que j'aime bien pleurer devant cette série et me désoler pour les Weuh.
Là, la simple présence d'Anna est prétexte à cette intrigue. Du coup, ça tient pas debout. La scène où elle veut soi-disant tuer John est d'une débilité affligeante. Sérieusement. Non mais sérieusement. Elle a besoin de l'appeler à la maison ? De le faire venir au garage ? De jouer avec lui comme un chat avec une fucking mouse ? Nenni. Elle a qu'à faire son truc d'ange, là, et le liquider direct.

J'étais super excitée à l'idée de regarder cet épisode. Mais une fois passée cette scène, malgré la girl-on-girl action entre la rousse et la blonde et Mike et compagnie, j'ai eu toutes les peines à me remobiliser.

Bref. C'est pourtant pas si mauvais que ça, c'est juste un peu trop grossier. C'est pas des ficelles, c'est des câbles haute tension, quoi.
Ok, donc ça c'est fait. Maintenant, il y a quand même des choses qui m'ont plu, là-dedans. A commencer par Dean Winchester qui fait des rêves un peu... euh... clairement ça se mélange un peu dans son petit crâne de piaf, à bichon.

Dean : I take it all back, I love the Devil.

Eh bah voyons !

Et puis le retour de Cas'. Enfin. Fiou. Un Cas' qui commence à vraiment se mouiller pour ses petits potes, au passage. J'ai été surprise de l'entendre dire que Sam est son ami. M'y attendais pas du tout. C'est vrai que s'il voulait, chouchou, il nous liquiderait le Sammy-boy et zou, plus de vaisseau, dans le cul Lulu !

Castiel : The answer is still no. Because Sam is my friend.

(Et comme je suis complètement tordue, j'ai pensé à Gollum : "You don't have any frieeeeendsss.")

Forcément, tout ça n'a pas l'heur de plaire à la connasse. Et puis ça me gave de ne pas connaître leur background, à ces deux-là.
Donc, au moins, dans cet épisode, j'ai bien aimé la complicité entre les frangins et leur petit ange. C'était mimi, ils n'ont pas arrêté de se tripoter.

Bref, toctoc papa maman, le Grand Truc fait sa serpillère et se retient de chialer à chaudes larmes que c'en est presque drôle. Sauf qu'il n'a jamais vu sa mère, le pauvre enfant, donc il trouve qu'elle est très belle.

C'est vrai qu'elle est mimi, et autant je suis plus réservée quant au jeune John, autant la jeune Mary, c'est assez spectaculaire.

Sam : You are so beautiful !
Dean : He means that in a non-weird wholesome family kind of a way.

Réunion de famille, donc.

Ce qui m'a gênée, c'est qu'on est un peu obligés de se dire qu'ils n'ont jamais été comme ça... l'émotion n'est pas super naturelle, je trouve. (Ah ah ah.)
Enfin, c'est peut-être juste parce que je suis contrariée, aujourd'hui. Gnuhm. Brèfle.
En revanche, la scène de la caisse était très bonne. Le "shut up, all of you !" de papa Weuh très fâché, excellent et drôle et c'est là qu'on se dit que oui, on a peut-être affaire au futur John Winchester.

Dean : Wow. Awkward family road-trip.
Sam : No kidding.

Enfin, John découvre la véritable identité de Madame. Ouch. Ca lui fait un choc, il est à deux doigts d'en avaler son tube de gloss.
Evidemment, c'est tout bizarre et tout drôle que ce soit les gamins qui apprennent à Daddy ce que c'est qu'un chasseur. What goes around comes around, comme on dit.
Là où j'ai enfin eu l'impression de raccrocher les wagons, c'est en voyant Dean lancer certains regards à son père, le reconnaître, en quelque sorte, et se dire que oui, c'est bien lui, ce père qui va lui causer tant de soucis.

Il y a tellement de dossier, entre eux. C'est un peu déprimant.
Le Grand Truc, lui, en profite pour indirectement se réconcilier avec ce père, chose qu'il n'a jamais pu faire. Pour lui, c'est quand même nettement plus simple que pour Dean, curieusement. Alors qu'ils ont été en portafaux pendant toute leur vie ou presque.

J'ai souri de la manière qu'a John d'être si choqué en apprenant qu'on peut élever ses enfants à être des chasseurs. C'était évident que ça allait venir, mais ça m'a occasionné un petit plaisir méchant... je kiffe et déteste ce personnage, c'est un truc de malade.

John : How long have you known about this hunting stuff ?
Sam : Pretty much forever. My Dad raised me in it.
John : You’re serious ? What kind of irresponsible bastard let’s a child anywhere near... You know, you could have been killed ! The number it must have done on your head. Your father was supposed to protect you.
Sam : He was trying. He died trying. Believe me, I used to be mad at him. I used to hate the guy. But now, I get it. He was just doing the best he could. And he was trying to keep it together in this impossible situation. See, my Mom, she was amazing, beautiful, and she was the love of his life, and she got killed, and I think he would have gone crazy if he hadn’t done something. Truth it, my Dad died before I got to tell him that I understand why he did what he did. And I forgive him for what it did to us, and I just… I love him.

Et marrant une fois de plus de constater à quel point Dean et Sam ont parcouru le chemin inverse, l'un désavouant son père après sa mort, l'autre lui pardonnant entièrement toutes ses erreurs. Et nous ? On est entre les deux. That's smart.
Le truc que je n'attendais pas, en revanche, c'est que Mary apprenne que ces deux grands serins seront un jour ses fils. Pourtant, ça devenait urgent tellement les boys s'enfoncent dans le nawak. Et évidemment, si Mary les croit, c'est bien entendu parce qu'elle est déjà enceinte, pauvre bibiche.

Ca, c'était une scène magique. Sûrement parce que cette petite actrice est incroyablement mimi et touchante. Pour une blonde.

Dean : When I would get sick, you would make me tomato-rice soup because that's what your mom made you. And instead of a lullaby you would sing 'Hey Jude.' That's your favorite Beatles song.

Mary : I raised my kids to be hunters...

Sniffy. Pauvre petiote. Ca doit lui briser le coeur d'apprendre que ses gamins vont devenir tout ce qu'elle ne voulait pas. Plus encore que le fait d'apprendre qu'elle va mourir.
Bon, dans cette gentille situation, il n'y a pas franchement de solution. La solution, c'est Mike. Qui va mettre tout le monde d'accord en jouant à Dean la grande scène du IV. Qui a un tout petit goût de réchauffé. M'enfin on va dire que c'est bien normal que Dean ait le droit à sa grande scène du IV après que le Grand Truc a eu la sienne avec son Lulu en novembre dernier. Pas de jaloux.
Et là, en plus, le jeune John, ben il se met à relativement déchirer, en Mike.

Hop, au revoir, la gourdasse. (J'étais scandalisée, honnêtement. Quel gâchis. C'est pas possible de gérer aussi mal les gonzesses.)
Alors, concernant l'affaire vaisseau. Le coup de la lignée, j'ai trouvé ça... huuuum. Pas gégé, j'avoue. Ca ouvre de nouvelles portes, certes, mais... je ne suis pas très, très fan, au premier abord. Ca fait un peu beaucoup.

Mike : You’re my true vessel, but not my only one. It’s a bloodline... stretching back to Cain and Abel. It’s in your blood, your father’s blood, your family's blood.

Ok, décidément, le coup des deux frangins...
Après ça, tu diras oui, certainement pas, blablabla, been there, done that. Au final, à part cette histoire de lignée, le Mike ne nous apprend pas grand-chose si ce n'est qu'il n'est qu'amour, miséricorde et tout ça.

Michael : Lucifer defied our father, and he betrayed me, but still. I don’t want this any more than you would want to kill Sam. You know my brother... I practically raised him. I took care of him in a way that most people could never understand. And I still love him. But I am going to kill him, because it is right. And I have to. (Super, ton explication, mec.)
Dean : Why, because God says so ?
Michael : From the beginning he knew this was how it was going to end.
Dean : And you’re just gonna do whatever God says ?
Michael : Yes, because I am a good son. (Au secours.)
Dean : Yeah well trust me pal, take it from someone who knows, that is a dead-end street.
Michael : And you think you know better than my father ? One unimportant little man ? What makes you think you get to choose ? (Ca va, les chevilles, là ? Et le melon, ça va bien aussi ?)
Dean : Because I gotta believe that I can choose what I do with... my unimportant little life.
Michael : You’re wrong. You know how I know ? Think of a million random acts of chance, that let John and Mary be born. To meet. To fall in love, to have the two of you. Think of the million random choices that you make, and yet each and every one of them brings you closer to your destiny. Do you know why that is? Because it’s not random. It’s not chance. It’s a plan that is playing itself out perfectly. Free will is an illusion, Dean. That’s why you’re going to say yes. Oh buck up ! It could be worse. You know, unlike my brothers I won’t leave you a drooling mess when I’m done wearing you ! (Trop aimable !)

Bien, bien, bien. On peut s'en aller, maintenant, s'il vous plaît, monsieur ?
Oui, d'accord, on va ramasser nos affaires, merci.

Bon, ben bonne chance, la team free-will.
En attendant, ouch, que la fin fait mal. Je suis bien aise que Mary et John ne se souviennent de rien, c'était un coup à aller se flanquer sous un train, cette affaire. Mais alors, les pauvres mignons...

Il leur reste quoi ? Cinq ans de bonheur ? Gloups.

Mary : It's okay, baby, it's all ok. The angels are watching over you.

Ouaip. D'un peu trop près, même.
Et hop, on en revient à l'épisode où j'avais percuté, celui des faux anges. Ca, c'était bien chouette, comme clin d'oeil.
Voilà, une fois de plus, je vais conclure cette review par cette question : mais comment FICHTRE vont-ils réussir à retomber sur leurs pattes à la fin de la saison ?
Pour le reste, de manière générale, ça va, hein. Mais le coup d'Anna, ça ne passe pas. Non mais je vous jure, le truc trop inutile, quoi.

 

512 : Swap meat

Booooon. Eh ben toujours pas d'Apocalypse à l'horizon, dites donc. C'est qu'on se ferait presque légèrement chier sur les bords si on n'était pas occupé à mater furieusement les deux frangins !
Hum hum. Trêve de plaisanterie. Je me suis endormie DEUX fois devant cet épisode. DEUX fois. Ce qui veut dire que je l'ai regardé en TROIS fois. Alors ok, j'ai une nuit quasi blanche dans les pattes, mais quand même. C'est pas super bon signe de piquer du pif devant SPN quand on est moi et qu'on trépigne toute la semaine en attendant la suite. Pas bon du tout.
Pourtant, ce n'est pas un mauvais épisode, au fond. C'est juste... un normal épisode. Mais comme ça fait deux mois et des brouettes qu'on attend que ça pétouille, ben... c'est dur.
Et j'aimerais bien revoir le petit Mischa et le grand Pellegrino. Ouaich, j'aimerais bien, à force.
Enfin ! On va se contenter de ce qu'on a parce qu'on n'est pas des ingrats et que c'est pas parce que ça mollit un peu qu'on va se décourager.
(Surtout que les bras de la Grande Tige ne ramollissent pas du tout, eux. Uh uh uh.)

Ca faisait quand même des semaines qu'on entendait parler de cet épisode et j'avais caressé le doux espoir que ce soient les frangins qui échangent de corps. (Euh oui, dit comme ça, ça fait un peu bizarre, mais bon.)
Comme je sais que Jared et Jensen passent leur temps à s'imiter l'un l'autre (ce qui est hilarant, mékissoncons) et qu'ils le font très bien, je m'étais dit que ce serait à se rouler dans son pipi et que ça ferait un chouette petit hommage à leur amitié hors plateau. Las ! C'est un ado de base qui se retrouve à enfiler la carcasse du Grand Machin ! Ah ben chiottes, alors, je suis triiiiste !

Heureusement, Jared est quand même très rigolo et joue ça plutôt bien. C'est franchement mignon de le voir tout excité de se boire un daïkiri et de se faire brancher par une... ben une vieille, faut bien le dire.

N'empêche, la frustration. J'ai trouvé que l'actrice ressemblait vachement à Kate Vernon (Ellen Tigh dans BSG) et j'ai pensé tellement fort à Kate que je l'ai trop vue en train de jouer cette scène. (Surtout que Kate, elle en a dragué des jeunots dans les bars avec un verre à la main, hein ?)

Sam/Gary : I would love to have the sex with you !

Coup de chance, l'ado principal est super bien casté. Il a une bonne bouille et il est très rigolo. Et en même temps un peu flippant avec son regard de petit diable.

Et fringué en vendeur de burgers, je l'ai même trouvé terrifiant !

Petit souci, à mes yeux : le temps que met Dean à se rendre compte que c'est pas tout à fait son frangin qui l'accompagne.
Qu'est-ce qu'il a l'air nouille, Winchester aîné ! C'est pas Dieu possible de me le rendre aussi bête dans cet épisode !

(Duh !)

A chaque fois que l'autre fait une niaiserie, je m'attendais à ce qu'il lui colle un pain en beuglant : "Où est mon frère, sale Judas ??"
Mais non. Ce serin-là regarde l'imposteur emboutir sa précieuse caisse, kiffer du vieux rock, engloutir de la junk-food, lever le coude et sautiller comme un jeune chiot pendant la chasse au fantôme sans réagir ou presque.

Chose amusante, Gary dans la peau de Sam, c'est un peu le petit frangin que Dean voudrait tant avoir. Et je n'ai pas pu m'empêcher de me dire que si Dean ne percute pas, c'est parce qu'il aimerait bien que Sam soit un peu plus comme ça, au fond.

Dean : Wow, is it just me, or are we actually drinking together ?
Gary/Sam : We don't do it that often, huh ?
Dean : Yeah, you can say that.
Gary/Sam : Well, we should, You're a good guy, Dean.
Dean : Wow, you are drunk.

Sauf que c'est un peu dangereux, mon chéri, car le petit con veut ta peau pour la revendre à El Diablo. Ooooouh que c'est laid !

Pendant ce temps, Sammy-boy se découvre adolescent, premier de la classe, fan de Star Wars, asthmatique, puceau et allergique au gluten dans une famille lambda. Et ça, c'est franchement drôle.

Sam : Virgin.

Sam : Frustrated virgin.

La maman, c'est le sergent Erin Mathias. De BSG. Mais siiii, roh, vous savez qui c'est, bon sang ! Elle, là. Ptain, c'est boring de la voir sans son uniforme et son gros flingue, bien maquillée et tout. *yawn*

Quelque part, on prête à Sam la vie qu'il aurait aimé avoir à un moment donné. Rappeler au début de l'épisode l'enfance mouvementée des Weuh via l'ancienne nounou n'était pas inutile. Même si on a du mal à imaginer Dean et Sam Winchester avec une nounou.
Eh ben qu'est-ce que ça le fait chier, finalement, le Grand Truc, d'être jeune ! Bouh, il n'aime pas trop ça. Du coup, il n'a même pas besoin de jouer les ados râleurs, il l'est ! ("I'm comiiiing !")
Pareil, se coltiner le lycée, iiiick, c't'affreux, vite, vite, cassos. Pourtant, je le trouve plutôt mimi avec son sweat à rayures.

M'enfin il s'avère aussi que sa meat-suit est un petit sataniste de première. Et j'avoue que je suis tombée de très haut lorsqu'on apprend que le petit Gary, avec ses deux potos, il projette de tuer Dean sur les ordres du Grand Patron, c'est-à-dire... le Lulu, eh voui ! Tuons donc le vaisseau de Mike avant qu'il n'ait l'occasion d'investir Joli-Coeur.
Donc, ayant entendu parler d'une forte récompense à qui tuera El Deano, ces petits merdeux partent à la chasse au Winchester. Et là, coup double, mes bons amis ! Non seulement Dean ne voit, ma Soeur Anne, toujours rien venir, mais en plus, la carcasse du Grand Truc est pour ainsi dire vacante, il suffirait d'un rien pour que le Lulu décide de venir faire toc-toc et d'investir son vaisseau bien aimé. Franchement, c'est de sacrés petits empaffés, les ados là.
Tout cela tourne gentiment au vinaigre quand le plus frisé de la bande trouve très intelligent d'invoquer un démon. Très chouette, la petite qui joue le rôle de la cops possédée, au passage.

Nora : Yep, tastes like moron.

Là où j'ai un souci, c'est que la délicieuse enfant embroche son ami comme un poulet et qu'on en entendra plus jamais parler. C'est un peu court, jeune homme, tout de même. Laisser une victime dans la cave sans même soulever son existence ou le fait que Nora l'ait tué sous l'influence d'un démon, alors que ça fait cinq saisons qu'on nous rabâche qu'on se rend compte de tout quand on est possédé... mmmmmh. Bref. Grosse lacune, là.
Tout ça finit de partir correctement en live avec le débarquement de cette jeune dame chez Dean et Gary...

Et c'était assez sympa de constater que les deux pas-tout-à-fait-frères forment une équipe super efficace pour exorciser Mâdâme.

Gary corrigeant même la fin de l'incantation prononcée par Dean.
Hop, on ramène la mauvaise troupe à la maison en tapant gentiment sur les doigts des deux petites canailles survivantes, ce qui m'a laissée totalement consternée.

Sam : Gary, take it from someone who knows. Chill out, man. Your life ain't that bad.
Gary : Uh, you met my parents ?
Sam : Yeah, so what ? It's your life. You don't like their plan for you, tell them to cram it. Rebel a little bit. In a healthy, non-Satanic way.

Pffff. Nawak.

Sam : I wish I had your life.
Gary : You do ? Thanks.
Sam : Get on out of here.
Dean : That was a nice thing to say.
Sam : I totally lied. The kid's life sucked ass.

Ouais. Il en a fait, du chemin, le Grand Machin qui rêvait d'épouser sa Boucles d'or et de lui faire des centaines de gamins. C'est un peu triste, mais bon. C'est quand même vachement plus sexy de sillonner les States dans une caisse trop classe et de mettre leur race aux démons.

Bon, next week, y aura du dossier, d'après ce que j'ai très vaguement lu. J'attends ça de pied ferme. Didiousse.

 

511 : Sam, interrupted

Vous les attendiez, moi aussi, ils sont de retour ! \o/

Oui, bon, on va calmer le jeu tout de suite, j'en ai bien peur. Cet épisode, c'était vraiment pas celui du siècle. Après deux mois sans nouvelles, j'aurais bien aimé que ça pète un peu plus. J'aurais bien aimé plus de bagnole, plus de gros sel, plus d'anges... ok, dans l'absolu, on vient de nous zigouiller les Harvelle girls et je suis sûre qu'en regardant les DVD, sans faire une pause de deux mois en pleine saison, je serai très soulagée de cette petite respiration avant de replonger dans les affres de l'Apocalypse. Sauf que là, je suis un peu déçue. J'aime pas les huis-clos. J'aime les frangins on ze road, claquant les portières de l'Impala, s'arrêtant dans un motel et bouffant assis en tailleur sur leurs lits. Et c'est ça que j'attends après deux mois au pain sec et à l'eau.
Un peu raté, donc. Pour ne rien arranger, c'était un peu une rediff' de Folsom Prison Blues à la sauce nid de coucou. Rien de bien grave, mais du déjà-vu. Et franchement, à la moitié de l'épisode, j'ai un peu commencé à m'ennuyer. Heureusement que le mystère mystérieux a pris le relais.
Le petit plus car il y en a quand même un, c'est que le côté asile de fou fait que les malheureuses victimes peuvent bien hurler tout leur saoul et vous jurer, Docteur Sigmund, qu'ils ont bien vu un monstre à grandes dents venir dévorer la voisine de cellule, on ne risque pas de les prendre au sérieux. Ils sont donc doublement enfermés, ces braves déments. Ce qui est, vous l'avouerez, d'une terreur absolue.

L'autre élément intéressant et surtout un peu inédit, c'est le fait que pour être à leur tour internés, les frangins mettent cartes sur table. Tranquille. Maxwell qualité filtre, pas besoin d'en rajouter. Comme de toute façon leur histoire est complètement invraisemblable, autant tout déballer, ça doit être super jouissif pour une fois de dire la vérité, et avec ça, c'est la cellule capitonnée assurée !

Sam : I'm fine ! Ok, a little depressed, I guess.
Dr. Sigmund : Alright. Any idea why ?
Sam : Probably because I started the Apocalypse.

De toute façon, très entre nous et n'allez pas le répéter n'importe où, mais... franchement, on ne va pas non plus trouver ça totalement incongru de les voir se faire interner, les deux lascars. Vu les casseroles qu'ils se traînent, on peut limite trouver ça amusant. Comme ils sont très bêtes, au fond, ils ne s'en rendent pas compte tout de suite, mais ce petit séjour en milieu psychiatrique, ben par moments, il se justifie grave de chez grave.
D'ailleurs, le Dr. Sigmund ne s'y trompe pas et décide de séparer Quick et Flupke.

Dr. Sigmund : The relationship that you have with your brother seems dangerously co-dependent, I think a little time apart will do you both good.

Naaaaan, sans blaaaaague ???

Il faut dire que fourrés ensemble, les petits scorpions font les pires conneries. Tenez, est-ce que c'est bien raisonnable de se relever la nuit, de faire le mur pour aller tronçonner les cadavres des petits copains à la morgue ?

Non, pas vraiment, non.

Cela dit, le "Puddiiiiing !" de Dean, pantalon baissé, quand ils se font surprendre par l'infirmière, c'est...

Non, je ne trouve pas de mots.

En parlant d'elle, impossible de la remettre, cette brave jeune fille. A ma grande honte, il a fallu que je l'ièmdèbe pour l'identifier en tant que Paula Schaffer, la groupie badass de Gaius dans BSG, non mais je vous jure. N'empêche, d'entrée de jeu, elle m'a bien fait marrer en faisant le coup des gants en latex au Grand Truc. Ca ne pouvait lui arriver qu'à lui, ça.

Autre tête connue mais cette fois bien identifiable, celle du crétin du Caméléon. Excellente surprise. Vraiment. J'ai adoré le retrouver là. Ca pourrait tout à fait être un Broots devenu maboul à force de se faire martyriser par Miss Parker.

Et dans la peau d'un chasseur, il est top crédibeul. L'ennui, c'est que son histoire n'est pas assez explorée et que c'est super frustrant. On ne sait pas ce qui l'a rendu aussi misérable, on est bien triste que finalement, il se soit fait interner un peu volontairement et que traquer le Super du jour ne soit qu'un prétexte, mais soyons honnêtes : même pas on sait ce qui lui arrive au final, les deux grands pendards, là, repartent bras dessus bras dessous de leur nid de coucou sans même revenir sur le sort de leur copain... on se demande bien quel était l'intérêt si ce n'est souligner une fois de plus que oui, ils ont une vie de merde, que non, il n'y a pas de happy-end pour eux, et leur tendre ce miroir qui commence à être un peu usé à force : regardez, petits chasseurs de mékooye ce qui vous attend dans quelques années. Ca, les roulettes de Bobby, l'enfer comme papa, ou l'asile comme copain Marty.

Martin : I used to be like you, I used to think I was invincible. And then, I found out I'm not.
Dean : Martin, you're still a hunter.
Martin : No, I'm not, I'm useless. Why do you think I checked myself into the Hotel California ?

Pareil, le coup de la psy, au début, j'ai trouvé ça pas mal. Qu'on laisse sous-entendre à Dean qu'il est plus facile à déchiffrer qu'il ne le croit, etc...

Dean : You're my shrink ? Well, lucky me.
Dr. Cartwright : And you're my paranoid schizophrenic with narcissistic personality disorder and religious psychosis. Lucky me.

Dr. Cartwright : When was the last time you were in a long-term relationship ?
Dean : Define long term.
Dr. Cartwright : More than two months.
Dean : Never.

Bien entendu, ça fait son mariole pendant dix secondes et après, ça la ramène moyen. Surtout quand la toub' commence à parler de la culpabilité et tout ça. Je me dis que ça doit être un moyen comme un autre de rappeler au public (et surtout au public occasionnel) où en sont les frangins. Pour nous forcément, c'est un poil relou. Du coup, c'est l'occasion de faire de la capture d'écran à gogo.

L'autre truc rigolo (enfin, parfois modérément rigolo), c'est forcément les Weuh qui commencent eux aussi à battre la campagne, genre 3615 MonAraignéeAuPlafond.

C'est fun. Jusqu'à ce que ça ne le soit plus. Et même si le Super du jour leur donne un petit coup de pouce pour qu'ils virent neuneu, on se dit qu'ils évoluent vraiment sur la corde raide et qu'il ne faudrait pas grand-chose pour que tout bascule.

Plus de repères, plus de confiance en ce qu'on voit, en ce qu'on croit et fziou !

Choquant, d'ailleurs, de voir Dean comme ça. Brrrrr...

Le coup du "I see dead people" ou assimilé, j'avoue, ça m'a bien réveillée. Je trouvais quand même assez étrange le côté doublon des deux brunettes canon dans cet épisode, mais je n'avais pas pensé que seul Dean pouvait voir sa psy. Effectivement, ça ne va pas fort, jeune homme.
Pendant ce temps, le Grand Truc se prend une leçon magistrale de ce bon Docteur Sigmund. Ca calme net ce petit monsieur qui se croit somme toute formidable à faire la leçon à son frère qu'il doit extérioriser ses sentiments et tout ça.

Dr. Sigmund : Monsters are the least of your problems. People can learn to live with delusions. But the anger I saw in you… You hurt those two men, and you were going to kill me. The look in your eyes when you came after me… It was like you were barely human. Like a man possessed.

Hop, voilà ton paquet, toi.
Bon, Paula elle est excellente dans le rôle du Super, elle m'a bien éclatée, faut vraiment qu'elle soit un peu jetée pour jouer aussi bien la vilaine et maléfique infirmière qui suicide les gensses. Futé, n'empêche, le Super, pour aller se choper des victimes à l'asile, excellent et délicieux choix.

Ce petit sourire, là, uhuhuh.
Bon, Dean finit par nous embrocher la dinde, mais alors, c'est bon, là, le Grand Truc nous sort quand même le grand air de la diva avant de remonter en voiture au lieu de se la fermer pour changer.

Sam : Most of the time I can hide, but I am angry. I’m mad at everything. I used to be mad at you and dad, then Lilith, now it’s Lucifer. And I make excuses, I blame Ruby, or the demon blood… but it’s not their fault, it’s not them… It’s me. It’s inside me. I’m mad. All the time. And I don’t know why. (Euh, vraiment ? Non parce que bon, j'ai quand même quelques idées, moi... )
Dean : Stop it. Stop it. So what if you are ? What are you going to do ? Take a leave of absence ? You’re just going to say yes to Lucifer ? What ?
Sam : No, of course not. (Eh ben ferme-la, grand serin !)
Dean : Exactly. And that’s exactly what you’re going to do, you’re going to take all that crap and you’re going to bury it. You’re going to forget about it, because that’s how we keep going, that’s how we don’t end up like Martin. Are you with me ? (Oh, on te cause, là !) Come on man, are you with me ?

Sam : I’m with you. (Ah ben quand même. Fiou, ça met le temps à parvenir jusqu'au cerveau, dites donc.)
Dean : Good. Let’s get the hell out of here.

Allez, cassez-vous parce que vous m'énervez !
Nan, je déconne, pauv' chouchoux. Mais c'est vrai que quand ils tournent en boucle, c'est un peu gavant.
Bref, youpi-tralala comme d'habitude !
Bon, les Cavaliers, c'est quand vous voulez, là !

 

Cadeau n°2

2010 nous ramènera-t-elle Jeffrey Dean Morgan dans le rôle de Papa Winchester ? Parce qu'on commence à être un peu à court de photos mignonnes. Sa dernière apparition remonte à... longtemps. Fin de saison 2 si mes souvenirs sont bons. A mon avis, on n'en a pas tout à fait terminé avec John Winchester mais de là à se rameuter Le Comédien... c'pas gagné !

 

*gagate à mort*

Roooh, j'ai trouvé des photos des nains choupis sur le tournage de SPN, est-ce qu'ils sont pas trop mignons avec les grands cons ?

(Ca va pas fort, moi, je me ramollis comme un vieux steak faisandé.)

 

It's not Santa's plan ! (Je me demande combien de fois je peux la faire, celle-là)

Quand on a le réveil scrogneugneu et que même la perspective de vider la cafetière ne vous réjouit que moyennement (c'est dire), il faut employer les grands moyens pour se distraire : et pour être grands, ils sont grands, les moyens. Surtout un, d'ailleurs.

(L'autre est plus petit, mais vachement plus mignon !)

Oui, ça fait du bien, quand même, un vieux petit épisode de Supernatural quand les Winchester sont partis en vacances de Nouwel. (Petits sacripans, encore plus d'un mois à attendre !)

De préférence, celui de Nouwel, justement, d'épisode.
Et avec mon petit chouchou Colin Ford.

Eh bien ça m'a rendu ma bonne humeur, dites donc. Surtout la scène où le petit gamin frisé regarde, pétrifié, le Père Noël descendre de la cheminée, flanquer son père dans la hotte et repartir avec.

Franchement, c'est monstrueux, avec la petite musique sucrée derrière et les grognements du méchant Père Noël, et le fait qu'on s'imagine que le môme, après avoir été témoin de ça, il va certainement se mettre à égorger des gens à chaque Noël, ce qui ferait un excellent crossover avec Dexter.

(Et aussi, on se dit que... ptain, Kripke, ça va pas fort dans ta tête, quand même ! )

 

Good God !

Ouh, Syfy s'est bien amusé en publiant une petite liste des gensses qui joueraient trop bien le rôle de God dans Supernatural.

C'est ici, et c'est vrai que ce serait bien marrant que God ait la trombine de Katee Sackhoff (sans l'overdose de make-up !), de Gina Torres ou de Summer Glau !
J'aime bien l'idée de Skeet Ulrich (parce qu'il a un nom trop coooool), mais bon, entre nous, si God n'a pas la tête de Jeffrey Dean Morgan après tout le bourrage de crâne de ces derniers épisodes sur le parallèle Mike-Satan/Dean-Sam, eh ben c'est pas la peine de nous déballer le Grand Patron !

(En plus, il les mettrait bien d'accord, les deux petits scorpions, et je suis sûre qu'il tiendrait super bien tête à Pellegrino-qui-déchire aussi.)

Et toc.

 

510 : Abandon all hope

*crache dans ses mains* *prend une grande inspiration*

Ok !
Bon. Ben dites donc. Je crois bien que ça faisait depuis le final de la saison 2 que je n'avais pas autant pleuré devant SPN !

(Et ça veut dire quelque chose vu les torrrrreeeeents de larmes que j'avais versés en voyant Dean pleurer sur la dépouille de son frère.)

Non, vraiment, cet épisode, c'était... fiouuuuu ! Merci, les demoiselles Harvelle.
Enfin commençons par le début. Et par Mark Sheppard qui se la joue démon du carrefour sous le périph' de Vancouver.

(Ah tiens, c'est comme ça vu d'en haut, se dit La Sorcière qui est pourtant arrivée en avion. )

(*se dit qu'elle est peut-être et même sûrement passée sur ce pont et envisage d'y enterrer une ptite boîte la prochaine fois, juste pour voir *)

Vous me direz, aussi, s'il y a toujours des crétins pour enterrer des petites boîtes, au bout d'un moment, faut pas s'étonner qu'ils arrêtent d'envoyer de fraîches jeunes filles au profit de petits bonshommes un peu dégarnis.

Ouh, la déception !!!

(Et là, à 7h51 heure de Paris, dans un immeuble d'apparence banale, un hululement surexcité retentit.)

Donc une série de plus au palmarès de Sheppard qu'on aura bientôt vu dans tout. Ah, son "Anyone who will have me" à la Fedcon, quand on lui a demandé avec qui et sur quelle série il aimerait bosser, résonne plus que jamais à mes oreilles.
En tout cas, on n'est pas déçus du voyage. J'imagine que lui non plus !

Trois saisons plus tôt, il aurait pu se goinfrer Jensen, c'est couillon, vous avouerez !

Et Cas' qui joue les mignons petits voyeurs... quand il veut il vient mater quand je me change, lui !
Bref, Sheppard. Avec son accent de base et tout le package. Eh bien il est impressionnant, cet homme-là. Autant qu'il l'est dans la vraie vie. Voire plus. Tellement qu'il dévore tout crus les deux godichons venus lui faucher, avec toute la subtilité dont ils sont capables, le fameux Colt. Avec lequel ils croient tuer Lucifer.

Eh bien Crowley aussi veut la mort du patron. Ah ben quand même. Je me réjouis de voir qu'il y en a enfin un qui a compris que Lucifer, c'est pas forcément l'ami public numéro 1. Ils ont fumé quoi, les démons de l'Enfer ? La moquette ? Le carrelage ? La moquette et le carrelage ? La queue du Mickey ?

Crowley : Lucifer isn't a demon, remember ? He's an angel, an angel famous for his hatred of humankind. To him you're just filthy bags of pus. If that's the way he feels about you, what can he think about us ?
Sam : But he created you.
Crowley : To him we're just servants. Cannon fodder. If Lucifer manages to exterminate humankind, we're next.

Voilà. Et toc.
Pour en revenir à Sheppard, je n'ai JAMAIS vu Jensen et Jared aussi transparents que dans cette scène. Tellement Mark, il est au dessus du lot, quoi. Tellement il a une présence à tomber par terre. C'est là que je me dis qu'il devait y avoir du solide face à lui dans BSG pour ne pas se faire bouffer tout cru par la simple existence de ce type. (Oui, Bamber, je parle de ta carcasse, youhou !)
Jared et Jensen sont quasiment annihilés, c'est spectaculaire.
Il est bien heureux que Crowley leur file le Saint Colt et qu'on n'en parle plus parce que je commençais à me faire du souci.

Le "How about you don't miss, ok, morons ???" était fameux et délivré avec tellement de conviction que j'en ai sursauté !

Bon, histoire de se décontracter un peu les gencives, on peut rigoler un coup devant Cas' que les Harvelle girls tentent de blinder de gnôle pour voir ce que ça donne qu'un ange un peu paf.

Castiel (à peine paf) : I think I'm starting to feel something.

On rigolera un tout petit moins devant la très dispensable réplique que Dean assène à son frère.

Sam : It's got to be a trap, right ?
Dean : Sam Winchester, having trust issues with a demon. Well, better late than never.
Sam : And thank you again for your continued support.
Dean : You're welcome.

Bien. Non mais c'est bien. Continue comme ça, Dean Winchester. Pas de souci, en fin de saison ton frangin va dire "je le veux" au Lulu et tu vas être obligé de lui couper les couilles avec les dents et après ça tu vas nous emmerder que tu veux te tuer, mais à part ça, continue donc à lui balancer des bâches de cette teneur, tout va bien.

(Alors, franchement, je crois bien qu'au début de cette scène, Jared a un petit souci de gueule dans le cul. C'est assez impressionnant, on dirait qu'il vient de se lever avec une gueule deb' carabinée, je ne l'ai jamais vu dans un état pareil ! Ben quoi, chouchou, t'ont pas servi tes deux litres de kawa pour faire descendre les deux steacks du petit dej' ?)

Bon, parlons de choses plus amusantes. Genre Dean qui essaye de se taper Jo pour leur "dernière nuit sur Terre" et qui se prend un râteau maison dans la figure.

Allure nonchalante : check
Oeil de velours : check
Petit sourire sûr de soi qui creuse des petites fossettes : check

Gonzesse qui se paie ta fiole : ...

Check aussi !

Jo : Are you giving me the last-night-on-Earth speech ?

VDM !

En même temps, ça avait marché avec Anna, ça aurait été con de ne pas essayer.
L'ennui, c'est qu'on comprend (enfin, si on est un peu tordu comme moi, j'imagine) qu'en rejetant Dean, Jo signe son arrêt de mort. Eh ouais.
Sur ce coup-là, les scénaristes ont été futés, surfant sur les petites erreurs de casting et d'écriture de la saison 2. Jo devait jouer le "love interest" de Dean. La mayo n'a jamais pris. Moralité : ils se sont toujours croisés sans se trouver, et quoi de plus logique que de terminer leur histoire comme elle a commencé, ou plutôt n'a jamais commencé : par un gâchis monumental.
Alors Jo, elle se marre, mais La Sorcière, elle, se dit : "Exit, Jo. Dommage, tu aurais pu te taper un canon cosmique avant de partir, cocotte, c'est ballot."
C'est très ballot. Et à partir de là, ça sent très, très vite la fin.

Cette photo sent déjà grave la fin.
Les Faucheurs un peu partout, ça sent pas super bon non plus.

Quand le Lulu débarque pour taquiner son petit frère, ça sent moyen.

Mais alors quand la drôlesse débarque avec Médor, comment que ça pue le fennec crevé depuis trois semaines !

(D'ailleurs, on va dire que quand elle appelle le Lulu son papa, c'est une métaphore, hein ? Si j'étais Zyeux-Jaunes, je lui mettrais mon pied au derrière, à cette fille indigne.)

Et au premier jappement de Toutou, faut voir la tronche de Winchester aîné.

Et des autres, d'ailleurs.

(Incroyablement bien filmée, cette scène, j'ai adoré, rien que de revoir mes captures, ça me fait tout chose.)

Bon, ce qu'il y a de bien avec les caniches de l'Enfer, c'est que ça coûte pas cher. Ca fait son petit effet, c'est invisible donc il suffit de rajouter quelques grognements et de faire s'agiter les acteurs dans tous les sens, d'asperger un peu de Tru Blood et hop ! Une scène de terreur à douze dollars cinquante !
Et une Jo éviscérée en prime.
Alors, parlons un peu de Jo et de ses entrailles qu'elle tient à deux mains. (Merci, Kripke, grande classe, comme d'hab.)
Je suis évidemment révoltée qu'on nous liquide les demoiselles Harvelle que j'ai toujours beaucoup aimées malgré le traitement plutôt moyen auquel elles ont eu droit. La malédiction des gonzesses de la série, tout ça. Mais c'est pas comme si on le sentait pas venir.
Alors j'aime autant qu'elles s'en aillent comme ça, les girls. Ptain, avec les honneurs.

Et surtout, dans des scènes aussi fortes. Jensen, notamment, déchire comme rarement. Le coup de fil à Bobby est magnifique. Pauvre Dean, c'est pas souvent qu'il perd son sang-froid de cette manière.

Et puis je suis contente qu'elles s'en aillent en famille, ma foi, parce que c'est de ça qu'il est question, dans cet épisode. La famille, le clan, la loyauté... et la trahison, aussi. Les Harvelle girls n'auront pas eu à en être témoins, et j'en suis bien aise. Mieux encore, elles sacrifient leurs vies pour la bonne cause, pour la lutte contre le Mal, en chasseuses qu'elles sont. Good girls, ça. Surtout la petite, la forte tête, qui est la première à causer attentat-suicide.

Jo : Can we be realistic about this please ? We gotta get our priorities straight here. You got another plan ? You got any other plan ? This is why we're here, right ? If I can get us a shot at the Devil, Dean, we have to take it.

Pauvre Ellen. C'est en voyant son visage se décomposer que j'ai commencé à chialer. Voir sa gamine crever, c'est vraiment trop cruel. Ca m'a presque soulagée qu'elle décide de rester. En fait, ça m'a carrément soulagée de les voir partir ensemble. Parce que franchement, survivre à ses enfants, c'est pas un cadeau, même pour quelqu'un de la trempe d'Ellen Harvelle. D'autant moins, presque.

Ellen : You got me Jo. And you're right. This is important. But I will not leave you here alone.

Snif.

J'avoue que j'ai redoublé de larmes quand Dean dit adieu à Jo. Cette scène était parfaite pour mettre un point final à leur histoire. Et il y a un tel arrière-goût de regret, là-dedans. Les occasions ratées, jamais saisies par fainéantise ou par fierté, ou juste parce que ce n'était jamais le bon moment, on en a tous dans nos placards. C'est ça, cette scène.

Les deux acteurs, les deux personnages font super bien passer la déception et la tristesse de s'être manqués comme ça. C'est vraiment un bel hommage au ratage total qu'a été leur relation. Alors qu'en fin de compte, j'imagine que ni l'un ni l'autre n'aurait craché sur un peu de réconfort entre chasseurs. Et que tellement de choses les rapprochaient.
En tout cas, c'est ça que j'ai lu dans cette scène quasi-silencieuse. Et je l'ai trouvé très belle.

Dean : I'll see you on the other side.

Adieu, les fifilles.

...

Par contre, ce qui me fout en PETARD c'est que ces deux petits débiles ne se soient pas une seule seconde demandé si le Colt était bien capable de tuer Lucifer. Ca m'a toujours paru super faisandé, cette affaire.

Oué, trop bien, on a tué Lucifer !
Ben voyons...
Moralité, il n'est pas du tout mort, ce grand pendard de Pellegrino qui est énooooorme, oh mon Dieu, qu'il est bonnard, ce garçon, même en train de pourrir sur pied !
Et évidemment, hop, s'empresse d'exercer sa petite pression sur le Grand Truc... qui n'attend que ça, semble-t-il. C'est limite s'il ne tend pas les fesses, ce crétin.

Lucifer : I know what you must think of me Sam. But I have to do this. I HAVE to. You of all people should understand.
Sam : What's that supposed to mean ?
Lucifer : I was a son, a brother, like you. A younger brother. And I had an older brother who I loved. Idolized, in fact. And one day I went to him and I begged him to stand with me. And Michael... Michael turned on me. Called me a freak. A monster. And then he beat me down. All because I was different. Because I had a mind of my own. Tell me something Sam. Any of this sound familiar ?

Euh... hello ? MacFly ? Y a quelqu'un au bout du fil ? T'insurger ? Défendre ton frère ? Te défendre toi ? Crier un coup ? Rien ? Répondre à ce manipulateur, ce fouteur de merde, ce petit rebelle à deux balles qu'il ne raconte que des conneries et qu'il refoule du goulot histoire de ? Nan ? Sam... Sam, Sam, Sam. Y a encore du boulot pour arrêter de se prendre pour une bête de foire, dis donc.

Lucifer : I don't suppose you'd just say yes right here and now, end this whole tiresome discussion ? That's crazy, right ?
Sam : It's never going to happen ! (Bravo, trop convaincant !)
Lucifer : Oh I don't know, Sam. I think it will. I think it'll happen soon. Within six months. I think it'll happen in Detroit.

Ok, en plus ce connard-là nous fixe un rencard !

Bon, évidemment, on recommande vivement à tout ce qui s'appelle Winchester d'éviter Detroit aux alentours du mois de mai, mais bon, on se doute que ça et pisser dans un violon, ça revient à peu près au même.
Heureusement que Cas' m'a fait marrer un poil à utiliser la Force pour se sortir de son piège.

Et piétine copieusement la connasse de Meg au passage.
J'ai lu ça et là que certains avaient été choqués de voir Bobby brûler la photo de famille. Moi pas. Au contraire. Ca m'a fait un bien fou, cette scène, outre évidemment que j'ai copieusement remouillé mes lunettes.

Jo et Ellen étaient des chasseuses. On ne peut plus brûler leurs corps, alors on brûle leur image. J'aurais fait pareil.

Pauvre Dean. Qui continue à tout perdre. Même ce qui n'a jamais été à lui. Ce dernier regard, il m'a anéantie.

En tout cas, quel épisode sans pitié. J'étais à ramasser à la petite cuiller, après ça. Et dire qu'en plus, il y a un nouveau Cavalier de l'Apocalypse dehors. La Mort, rien que ça.
Bon. Retour des Winchester prévu le 20 janvier. Ca fait un peu presque deux mois d'attente, là, non ? Oh God.

 

509 : The real ghostbusters

C'était quoi, ce truc ???

Bon. On va dire que je mets mon mouchoir sur le fait qu'on a beau nous filer ça et là un peu de machin à mastiquer en attendant que ça pète pour de vrai et que je suis un peu perplexe de voir que finalement, il ne se passe pas grand-chose de différent de d'habitude. En dehors de ce gros petit bémol, c'était bien fun. Limite trop fun. Moi, j'ai déjà bien rigolé dans l'épisode précédent, et j'avoue que je ne regarde pas SPN pour me poiler, donc deux épisodes de poilade d'affilée, ouch.
Mais c'était bien foutu, je l'admets ; apparemment, cette saison, c'est Miroir, mon beau miroir à toutes les sauces et c'est assez intéressant, en dehors des "AHAHAH".

Une convention SPN, donc. C'est rigolo parce qu'il y en a eu une toute fin août à Vancouver. Je me demande bien s'il n'y a pas une petite relation de cause à effet, là-dedans.

Et pour pimenter le tout, cette convention a lieu à Twin Peaks.

C'est grave ça, non ???
Evidemment, nos Weuh sont tout à fait inconscients de l'hystérie qu'ils engendrent auprès des lecteurs de leurs aventures. Dans un premier temps, ça fait vraiment sourire. D'autant que si précédemment, c'était des Weuh qu'on se moquait, là, c'est un peu de nous, et ce n'est pas désagréable, au fond. J'aime bien. Ca veut dire que la série est consciente de notre présence et tient compte de nous. C'est mimi, non ?

Tous ces Dean et ces Sam m'ont fait pleurer de rire.

(J'adore le côté plein de mecs avec quelques gonzesses paumées au milieu... à mon avis, une VRAIE convention SPN ressemblerait moyennement à ça.)

Et évidemment, il y a les tarés qui aiment se déguiser en méchants.

Epouvantail : Oh oh. It's Sam and Dean. I'm in trouble now. Have fun you two. Graaaaaah !

Et puis il y a les sidekicks.

Et tout ça, ça laisse nos boys quelque peu pantois.

Pauvres bichons. Eux qui en chient, mais en chient depuis des années. Voilà qu'on mimique leurs aventures, qu'on en fait un phénomène mercantile. Etre réduits à des héros de papier recyclé, trop sympa.
Cela dit, il ne fait pas trop le fier, le prophète Chuck qui s'est contenté de retranscrire ses petites visions et d'encaisser les quelques pépètes que ça a rapporté. Non, il ne fait pas le fier. Il sait bien que ce succès, ce n'est pas le sien.

D'ailleurs, il se sent tellement en dessous de tout qu'il n'ose même pas foncer sur la petite Becky qui n'a d'yeux que pour le Grand Truc, son héros à elle. Qué gourdasse.

Bon, et puis je vous gardais le meilleur pour la fin. Oh, les activités d'une convention, c'est toujours ultime. J'attendais le concours de déguisements, mais même pas. Mieux, encore.

Con-manager : Welcome to the first annual Supernatural convention. Uh, at 3:45 in the Magnolia Room we have the panel "Frightened Little Boy to Secret Life of Dean". And at 4:30, there's the "Homoerotic Subtext of Supernatural". And of course, the big hunt starts at 7 p.m. sharp.

Ultime ! Comment que ça doit faire trop plaisir ! Jamais ils vont nous lâcher avec ça !

(En même temps, hop, petit tacle aux slasheuses, PAF !)

On n'épargne rien à nos bichons qui doivent accompagner des faux chasseurs lors d'une fausse chasse qui s'avère finalement être une vraie chasse. Bah oui, si le manoir n'était pas vraiment hanté, ce ne serait pas drôle. Et histoire de pousser la parodie jusqu'au bout, on nous déballe les mouflets bien terrifiants, raie au milieu et regard battu. Rah, les petits morpions, ils me foutent toujours une flippe superbe !

Du coup, endossant à contrecoeur les rôles de Bobby et Rufus (!), Dean et Sam s'en vont cramer les os de ce qu'ils pensent être le fantôme de la mère infanticide qui hante l'hôtel. Sauf que du tout, du tout. Ce n'est pas Madame Maman qui a hante. Au contraire, Madame Naughty-Naughty surveille les petits cons qui ont scalpé la chair de sa chair. Brrrr. Un concentré des cas les plus glauques qu'on ait vu au cours, par exemple, de la première saison. La dame blanche, la petite fille du tableau, tout ça.

Gamin : My mommy loves me this much.

Oui, c'est ça, au revoir, gamin.
L'originalité, évidemment, (parce que sinon, quel serait l'intérêt de nous rejouer un épisode de la saison 1 ?) c'est qu'on fait intervenir des parodies de chasseurs, de fantômes, tandis que nos VRAIS chasseurs, eux, restent figés dans leurs rôles habituels.

Pauvre actrice. Boulot de merde, hein ?

J'ai bien aimé aussi voir Chuck, parfaitement au jus de ce qu'il faut faire en cas d'attaque, prendre son courage (et une arme de fortune en fer forgé) à deux mains et pourfendre un des sales mouflets prêt à s'attaquer à notre assemblée de faux chasseurs.

J'en profite pour souligner que ça, c'est vraiment la pire récup' de casting de toute la série.

Mais euh. Y a des gens comme moi qui reconnaissent tout de suite les petits malins à grandes dents d'il y a deux saisons, vous savez.

En tout cas, c'était super rigolo de voir les faux Dean et Sam imiter les Weuh, recueillis devant les ossements qu'ils parviennent enfin à cramer, les bons, cette fois. C'était touchant comme tout.

(Et un peu moqueur. C'est fou comme quand c'est plus Jared et Jensen, ça fait un peu couillon.)

La fin, j'ai vraiment adoré. Je ne m'attendais pas du tout au petit twist des deux faux Weuh.

"We're more than friends... we're partners."

Ja-mais ils vont nous LÂCHER avec ça !!!

Et j'ai bien aimé la petite leçon qu'ils assènent à Dean qui fait sa drama-queen. Ben oui, mon petit gars, tu as une vie de merde, c'est sûr, tu fais sacrifice sur sacrifice, mais a priori, tu sers à quelque chose. Tu ne subis pas, tu agis, tu es un héros, les femelles te tombent dans les bras, tu as la classe, tu existes, tu es quelqu'un. Eux ne sont personne, mais là d'un coup, grâce à toi, ce sont aussi des héros.
C'est un peu triste, comme constat, et surtout VACHEMENT cruel envers nous. En fait, personne n'est épargné, dans cet épisode. Pas plus les Weuh qui se montrent ingrats et dédaigneux, comme de vraies stars qu'ils sont...

Que nous, les fans, présentés comme des no-life hystériques.
On rigole bien, mais est-ce vraiment drôle, au fond ?

En tout cas, Becky, elle, retrouve le chemin de la real-life en "larguant" Sam au profit du Prophète. (Entre nous, elle fait une affaire.)

Becky : Look, Sam, I'm not going to lie. We had undeniable chemistry. But like a monkey on the sun, it was too hot to live.

Mébiensûr.
Un peu perplexe par l'info sur le colt à la toute fin de l'épisode. On se demande bien d'où ça vient, d'un coup. Pas mal de relier cet épisode à la mythologie et, sans doute, d'introduire l'arc de mi-saison, mais bon. C'était zarb.
En tout cas, j'ai hâte de voir la série revenir à l'Apocalypse et à Lucifer. Et Cas' me manque, aussi. Et je veux revoir Anna. Et Jo et Ellen. Et Bobby. Deux épisodes pipi-culotte de suite, c'est trop pour moi, je crois. Quand est-ce qu'on pleure ?

Malgré ça, ben j'ai adoré les petits détails. La Dean Voice. Le fan allemand qui soupire après les "creepy children". Les deux faux-Weuh qui se la jouent "I may have to kill you" devant les intéressés, le malaise ! Chuck qui bâche les anges d'importance.

Chuck : So what does the future hold for Sam and Dean ? Well, uh, how do you feel about angels ? Yeah. you know, because let me tell you, they're not nearly as lame as you think.

Et quand Dean brandit son arme improvisée contre les petits caspers, j'ai solidement fantasmé Michael et sa lance.

Le message ultime reste quand même sympa : on respecte nos fans, même s'ils sont un peu zarb. Ca peut toujours servir.

Voilà... à suivre !

 

508 : Changing channels

Hé bé ! Moi qui m'apprêtais à me fendre la poire en disant que le Trickster est haut comme trois pommes mais que c'est un joyeux garçon... PAS DU TOUT ! Non, pas du tout joyeux, le garçon, c'est plutôt un triste sire qui cache bien son jeu, ah, l'enflure de magicien de sa mère ! Ou plutôt de son père !

Bon, on va couper l'épisode en deux, sous vos applaudissements. Non parce que clairement, il y a deux épisodes, là-dedans. La première partie du grand n'importe quoi, et la deuxième partie de la révélation qui vous la coupe même si vous en avez pas. Enfin, si vous ne vous êtes pas noyé dans votre pipi ou si vous n'avez pas avalé votre langue à force de vous poiler. Ici, c'est pas passé loin.

Je salue tout d'abord le générique dont j'ai bien failli ne pas me remettre et qui restera longtemps un des grands moments de cette série. Oh, bravo, ça pouvait pas être plus niais et plus hilarant.

Ma préférée ! Oh, le petit bouquet de fleurs dans le gentil panier, c'est trop mignon, les garçons !

(Ceci semble d'ailleurs avoir été filmé à Stanley Park, près d'un lac genre Blackpool, peut-être.)

Bref, nos abrutis, enquêtant sur les traces de l'incroyable Hulk ("Bana or Norton ?"), se retrouvent piégés dans le poste. De télé. Piégés dans le poste de télé. Bonjour la mise en abyme, aïe, ma tête.
J'en profite pour exprimer ma déception. Mon héros, mon archange, mon chevalier, est fan de Grey's Anatomy. Déjà que c'était difficile de l'imaginer avoir vu Titanic, alors là, fan de Docteur Sexy, c'est auch', c'est auch'. Je ne sais pas si ça va encore pouvoir marcher entre nous après ça, darling.
Et puis quand je dis fan, c'est-à-dire que ce relou-là passe tout l'épisode bouche bée devant, limite avec un peu de bave au coin des lèvres.

(Ne nous appesantissons pas sur le fait qu'il a l'air d'avoir un vrai petit faible pour le fameux Docteur Sexy qui est un mâle tout ce qu'il y a de plus mâle. Ahem !)

Super glorieux, donc. Je suis pas sûr que Mike veuille toujours en faire son réceptable après ça. Ze honte, quoi. Dean Winchester, grand pourfendeur de démons, futur tueur officiel et certifié de Lucifer, en train de se vider le cerveau devant un drama médical à la mords-moi. Ouch.
En tout cas, c'est troublant de constater à quel point Jensen, dans la peau de Dean, est à l'aise dans la partie sitcom. Un vrai Joey Tribbiani !

Dean : I'm gonna need a bigger mouth.

(L'on découvre plus tard que les Weuh se la jouent exprès sitcom à donf pour sortir de ce mauvais rêve.)

Le quart d'heure Grey's était assez hilarant tellement il tourne en dérision ce style de série. Forcément, dès qu'on ouvre un placard, c'est pour y trouver un couple qui se papouille, dès qu'on croise une gonzesse, elle vous flanque sa main dans la figure, etc etc.
Mais tout ça n'est rien. Non, tout ça n'est rien comparé à cette scène. Celle du fantôme que Dean, en bon fan, identifie tout de suite. Oui, vous savez, ce type mort à l'hosto et dont le fantôme continue à hanter sa gonzesse toubib. Ca vous dit quelque chose ? Denny Duquette, wouhouh, Jeffrey Dean Morgan, anyone ???

Sam : So this show has ghosts ? Wow.

J'ai ri de bon coeur aussi quand Sam se moque gentiment de la fan-attitude de Dean.

Sam : Yeah, you're not a fan.
Dean : It's a guilty pleasure.

Oui, un peu comme SPN pour beaucoup de gens.

Eh bien n'empêche que si Dean n'était pas aussi fan de Docteur Sexy, il n'aurait sûrement pas chopé notre copain Trickster.
Bon, on savait tous qu'il se cachait là-dessous, et les Weuh les premiers. C'est toujours un plaisir de revoir sa face de rat, mais là où je me suis fait enfler d'importance, du moins au début, c'est que j'ai été tellement absorbée par la fantaisie de la situation qu'à aucun moment je n'ai repensé que lors de sa dernière apparition, on en avait chié des ronds de chapeau, et que tout de même, ça commence à faire un peu beaucoup. Et dites donc, au fait, pourquoi est-ce qu'il revient toujours picosser nos deux arsouilles, hein ?

Point, point, je ne me suis pas du tout posé ces questions au début de l'épisode. Pourtant, il ne met pas de temps à informer les Weuh qu'il faudrait peut-être qu'ils envisagent d'endosser "leurs rôles". Là, j'ai tiqué. Mais très peu.
D'autant qu'il est très drôle, ce garçon, et que quand il a les yeux qui sourient, on ne regarde que ça.
En tout cas, c'est comme ça que Sammy, très littéral sur ce coup-là, se retrouve à recoudre son frangin avec un coup de gnôle et du fil de pêche.

Je vous dis pas comment mon sang n'a fait qu'un tour lorsque Dean s'est pris la balle dans le dos. Ca y est, je me suis dit. C'est Mystery spot all over again !

Mais non... il faut juste qu'ils assument leurs rôles dans chacun des décors de carton-pâte qu'on leur flanque sous le pif et roule ma poule. Qu'on croit.
En attendant, je vous raconte pas la peau de rire.

Oh God. Ce pathos théâtral et forcé est à gerber.
Pauvres Weuh.

(Cela dit, on s'amusera à prêter l'oreille aux dialogues. Uh uh. Brilliant coward, hein ? Et c'est rigolo que Sammy soit le premier à vraiment jouer le jeu... non ? Hein ?)

(Sympa la symbolique. Dean qui répond à la question sur Sam et la mort de ses parents par la positive sans même comprendre ce qu'il dit. Huuuum. Et qui se prend la bouboule dans les noisettes ? Tadaaaaa. Je vous jure, il y a plus dans cet épisode qu'on ne le soupçonne au premier regard.)

C'est en voyant débarquer Cas' que j'ai commencé à tiquer. Après tout, on ne voit pas bien comment un ange, s'il vous plaît, peut se faire virer par un pauv' magicien à deux balles, fût-il un demi-dieu. Non parce que bon, Cas', c'est quand même le gentil petit gendre et Pôpa, tout là-haut, lui a quand même déjà fait plus d'une fleur.
Bien sûr, c'est là qu'on nous sort ZE séquence de l'épisode, histoire qu'on oublie bien vite ce qu'on vient de voir.

Sam : I am doing all I can, to slightly lessen the spread of... of genital herpes. And that's a good thing.

OH MON DIEU.

Alors ça, c'était parfaitement énorme !
Pauvre Sammy ! Et en même temps, c'est tellement bonnard de les voir dans d'autres situations, de les voir faire tout autre chose. J'adore quand SPN déboulonne complètement sa manière de fonctionner, c'est super rafraîchissant.
Et pourtant...

Les choses se précisent. Une dernière petite balade télévisuelle...

Sam : You've got to calm down.
Dean : Calm down ? I am wearing sunglasses at night. You know who does that ? No-talent douchebags ! I hate this game. I hate that we're in a procedural cop show. And you want to know why. Because I hate procedural cop shows ! It's like 300 of them on television, they're all the freakin' same !

TOUT PAREIL !

Bon, ils sont mignons, les Weuh, mais ils croient encore pouvoir se débarrasser de l'autre cafard en l'embrochant comme le poulet du dimanche. Tsss.

Et là, il faut pas moins que la transformation de Sam en KITT de K2000 pour que ça fasse le tour. Ptain, les gars, vous vous ramollissez tout doucement, quand même.

Sam : Should I honk ?

Bon, allez, passons à la deuxième partie de l'épisode. Une fois que les Weuh ont décidé d'arrêter d'être une paire d'idiots, vlà-t-y pas qu'ils nous outent le Trickster de façon grandiose. Oh, sans mentir, quand Dean demande au gus "Which one are you ?", j'ai failli tomber à la renverse.

Dean : Call it personal experience. Nobody gets that angry unless they’re talking about their own family.

Trickster : Gabriel.

Ga-ga-ga-ga-BRIEL !!!

Ce... celui de la Crèche ???

Ah ben dites donc, il doit être joliment écoeuré, le monsieur, pour avoir envoyé bouler ses affaires archangéliques comme ça et se la jouer alcool, sucreries et ptites pépés !

Je me demande vraiment depuis quand ce petit retournement était prévu. Peut-être pas depuis la saison 2 mais certainement depuis Mystery spot. Je ne comprenais déjà pas bien l'intérêt de ce type pour les frères Winchester, à part son penchant pour la blagouze. Evidemment, là, ça explique tout. Ce que je trouve génial, c'est que malgré la répulsion qu'il semble avoir pour les affaires de Pôpa, il reste dans le coup, ou du moins se retrouve à encourager les Weuh à endosser leurs rôles dans cette histoire. Même pour un démissionnaire comme lui, ça devient nécessaire.

Gabriel : That’s why there’s no stopping this, because this isn’t about a war. It’s about two brothers that loved each other and betrayed each other. You think you’d be able to relate.

Et là, par les cornes de Satan, tout s'éclaire. Il peut même s'arrêter là, le monsieur, c'est bon, j'ai compris, et je me tords les mains et me désole, mes amis, quelque chose de bien.
Nan mais c'est cuit, quoi. La messe est dite, hop, circulez y a rien à voir.
Pauvres Sam et Dean. Prisonniers de leur destin. Si on regarde bien, on voit les ficelles, Pinnocchio, non ? Pfffff.

Gabriel : You sorry sons of bitches. Why do you think you two are the vessels ? Think about it. Michael, the big brother, loyal to an absent father. And Lucifer, the little brother, rebellious of daddy's plan. You two were born to this, boys! It's your destiny. It was always you. As it is in Heaven, so it must be on Earth. One brother has to kill the other.

Ok, je vais m'évanouir quatre ou cinq fois et je reviens !

Non mais c'est GENIAL, quoi ! Je ne dis pas que c'est une énorme surprise parce qu'au fond, cette symétrie est incroyablement logique et est esquissée depuis un certain moment, mais le fait que tout s'emboîte de manière aussi parfaite depuis quelques épisodes, c'est magistral !
Evidemment, notre forte tête prétend que tututututu, ça ne se passera jamais comme ça. Seulement à force, j'imagine que l'idée fait son chemin. Et il a vraiment toute la Création à dos, le vaisseau de Michael. Pfffff.

En définitive, je suis bien certaine que d'une manière ou d'une autre, il sera obligé d'accomplir le sacrifice ultime et de tuer son frère. Depuis la saison 2, ça paraît évident. Maintenant, de quelle manière ? Devra-t-il le tuer métaphoriquement parlant ? S'il y a une saison 6, j'imagine que ce sera comme ça. Et même. Ca semble tellement certain que le twist, ce serait que Sam survive.
Raaaaah, mais COMMENT vont-ils faire ???

Contente en tout cas qu'on laisse partir Gabe. Encore un dont on reverra la trombine avant la fin, je l'espère. Wow. Gabriel, quoi.

Eh ben mes cocos, je vous souhaite bien du plaisir pour la suite.

Bon, histoire de se remonter un peu avant de passer à autre chose, les paroles du générique de Supernatural :

Town to town, two lane roads
Family business two hunting bros
Living a lie just to get by
As long as we’re moving forward
There’s nothing we can’t do
Together we’ll face the day
You and I won’t run away
When the demons come out to play
Together we’ll face the day

Et parce que je suis grande, magnifique et miséricordieuse, le générique en images sur Youtube.

Manque plus que d'horribles gamines blondes permanentées et on est dans la Fête à la maison !

 

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