Jensen, c'est juste plus possible, mon garçon. Il faut arrêter les larmes, là, parce que je frôle la déshydratation à chaque fois. 
Je veux bien endurer une petite larmiche virile à l'occase quand il est question de maman ou quand le grand truc décide de casser fortuitement sa pipe, mais les longs sanglots, NON ! Je ne puis tolérer de voir ces beaux yeux à la couleur indéfinissable verser autant de flotte, c'est trop pour moi. Laissons donc chialer le grand truc qui fait ça très bien. Merci d'avance.
Ah bref. Je ne vous raconte pas la nervosité hier matin quand je me suis rendu compte qu'il était temps de reprendre le business et que les Winchester boys m'attendaient depuis un petit moment. Argh. Limite j'aurais bien repoussé l'échéance d'encore quelques heures mais bon. Je me suis jetée à l'eau en cramponnant une salvatrice tasse de café. (En parlant de ça j'ai l'impression d'avoir encore augmenté ma consommation pendant les vacances. Le kawa à volonté ne me réussit pas.)
Première remarque au sujet de cet épisode : la symétrie. Alors là, pour moi qui porte une attention particulière à la construction des séries et l'organisation des épisodes, je dis chapeau. La semaine dernière, on plongeait dans le passé du grand truc pour y être témoins de ses petites affaires d'ultime survivant Winchester, notamment des petites affaires pas très propres (voire brutalement cochonnes) avec un démon. Cette semaine, c'est donc au tour de Dean de nous révéler ce qu'il a fait l'été dernier avant de faire sa petite affaire à... un ange ! Voyez-vous ça. Je ne vais peut-être pas épiloguer sur le fait que ça sent franchement pas très bon pour nos frangins, ce genre de délicieux parallélisme. A moins que ce ne soit comme ça qu'ils aient l'intention de rétablir l'équilibre dans la Force. Attendons qu'ils percutent à leur tour et on risque de bien rigoler.
Car donc, Anna est un ange. Enfin, un ancien ange, bien deg' par le business de ses collègues et qui a décidé de renoncer à sa "grâce" en faisant le grand plongeon pour renaître ensuite sous forme humaine. Ce qui explique qu'elle reçoive toujours la newsletter angélique et qu'elle sache instinctivement comment se débarrasser momentanément de Castiel et Uriel qui se font un petit peu insistants, ces malpolis-là. Même si le jeu un peu triste de Misha Collins me plaît de plus en plus. Si les anges sont supposés ne pas faire de détails et n'avoir guère d'arrière-pensées, clairement, celui-ci a un léger défaut de programmation et quelque chose me dit que ça va jouer un rôle important dans le futur.

Mention spéciale à Cas', d'ailleurs, qui en pleine bagarre nous allonge un Sammy deux fois grand et large comme lui rien qu'en l'effleurant. Je m'en suis roulée de rire !

Et bonne nuit ! 
Donc, Anna se réveille grâce à la grande copine de Bobby qui ne pouvant plus mater à loisir les Weuh en profite pour claquer les fesses du grand truc d'une manière magistrale. Avant de filer doux parce que bon, elle n'aime pas trop les anges depuis qu'un de ces braves lui ait un peu piqué ses noenoeils.

Et Anna en est, de ceux-là. Ou plutôt en fut. Ce qui la rend tout de suite beaucoup plus intéressante parce qu'entre nous, une fois de plus, à la base c'est pas trop trop ça, le casting féminin.

Entre elle qui est chiante comme la pluie avec sa pure gueule de victime et la Ruby qui est là à tirer la tronche, j'ai les mains et les pieds qui me démangent.

C'est fou, elle est là, elle dit rien, et moi j'ai juste envie de lui hurler "TA GUEULE". Impressionnante de tête-à-claquitude, la meuf ! 
Mais bon, la rouquine a l'air d'avoir de l'info, au moins, alors je veux bien l'écouter. Dean aussi, visiblement. Ahem !

Dean : Why would you fall ? Why would you want to be one of us ?
Anna : You don't mean that.

Dean : I don't ? A bunch of miserable bastards… I mean, eating, crapping, confused, afraid. (Interestiiiing.)
Anna : I don't know, there's loyalty, forgiveness… love. (Ben voyons.)
Dean : Pain.
Anna : Chocolate cake.
Dean : Guilt.
Anna : Sex. (Here we go...)
Dean : Yeah, you got me there.

Alors, hein, je ne suis jamais contre le fait de voir Jensen tomber le t-shirt, on est d'accord. Mais bon... heureusement que c'est un ange, la petite Jeanne, là, parce que franchement... BORING ! Et en plus, c'est elle qui lui saute dessus et qui lui sort, pour finir de le convaincre, LA réplique, quoi ! Ah ben pas gonflée, l'angelotte !
Anna : You know… our last night on Earth… all that.
Dean : You're stealing my best line.
Bon, mais Dean, quoi. Profaner de la sorte le temple familial, la voiture de papa ! Non mais enfin ! (Outre que filmer une scène olé olé et se dépoiler à peu près élégamment dans un endroit aussi restreint sans se cogner dans tous les coins, ça doit être fun, tiens. Youpi. Il a dû adorer, le petit Jensen. Ceux qui ont déjà fait ça à l'arrière d'une bagnole ne pourront pas dire le contraire.
)

HORREUR ! 
Sauf que...

Holy friggin' Jesus ! Mais cherchez plus, il est là, le paradis !!!

Plutôt rigolo de comparer cette petite scène mignonette avec les ébats passionnés de Sammy et de son démon, hein.


(Elle est quand même super atroce cette marque qu'il a sur l'épaule, brrrr... )

Jensen, Jensen, Jensen... juste pas possible d'être aussi mimi. 
Bon bref. Une fois que la sangsue a lâché la perfection faite homme, il est quand même temps de se dire que c'est plutôt sympatoche, cette histoire d'ange dégoûté de sa mission et avide de faire l'expérience des émotions humaines. Et justement, qu'y a-t-il de plus humain que Dean Winchester ? Qui doit trouver à la fois une forme de réconfort et d'embarras à se retrouver face à quelqu'un qui ne lui est pas hostile, qui sait ce qu'il a fait en enfer, qui l'absout et ne le juge pas pour ça alors que lui, ça le dévore tout vivant. Bref, en ça, merci à Anna qui va quand même permettre à Dean de formuler ce qui le ronge depuis son retour parmi les vivants.
Sur ces considérations fornicatoires, on pourrait maintenant parler un peu d'Alastair. Alors celui-là, il ne m'a pas du tout plu. Autant je trouve les démons plutôt amusants d'habitude, autant celui-ci, je trouve qu'il a été mal géré. Clichesque à mort avec son passé nazi et son accent bizarre. Son apparition dans l'épisode précédent était trop anecdotique, au point que tout menaçant et dangereux qu'il soit, je l'ai oublié quasi-instantanément au profit de cette histoire de tchat angélique. Il a quelques répliques sympathiques et si cela avait été davantage exploré, je pense que le duo avec Uriel aurait pu être magnifique.
Malheureusement, son seul intérêt ici est d'avoir été le voisin de table de Dean à la cantine de l'enfer et encore, au cours de l'épisode ça reste un peu lège côté réaction de l'intéressé vu qu'il a environ une douzaine de chats à fouetter en sus. Bref, c'est un peu confus tout ça, et malheureusement, ce ne sont pas les grimaces démoniques d'Alastair qui ont arrangé la chose à mes yeux.

(Là, il se tient encore à peu près correctement.)
D'un seul coup, on sait pas d'où, voilà la Ruby sanglée à moitié nue et découpée en menus morceaux avec son super poignard qui doit faire bien mal à un démon.

(Dieux du ciel !
)
Idem, fort peu d'intérêt si ce n'est à posteriori d'imaginer ce que Dean a pu s'amuser en bas entre les mains de ce charmant monsieur.
A un moment donné, j'ai complètement décroché sur qui fait quoi et qui manigance quoi. Tout ce que je sais c'est que Ruby tire encore bien son épingle du jeu mais que rien à faire, je me méfie toujours d'elle même s'il est bien possible qu'elle en pince réellement pour Sam.
Enfin tout ça pour dire qu'anges ou démons, ils ont tous les mêmes méthodes et que c'est pas facile de s'y retrouver dans ce bordel. Là, d'abord, Uriel qui menace de renvoyer Dean en bas s'il ne livre pas Anna. Et puis voyant que ce brave petit est prêt à accepter de retourner d'où il vient (sachant ce qu'il raconte par la suite, c'est juste ahurissant et magnifique), brandir sa seule faiblesse, son unique faille, c'est... pfiou.
Anna : They gave him a choice. They either kill me or kill you.

Eh ouais. Sammy, toujours Sammy. La seule chose qui fait que Dean pourrait renoncer à faire ce qu'il estime juste. Rah ptain, le regard de Dean qui semble se vomir de trahir Anna, c'est juste trop dur.

Anna : You did the best you could. I forgive you.

Bien sûr qu'elle peut lui pardonner puisqu'elle est humaine. Et hop, un chouette plan sur Castiel qui se décompose à vue d'oeil.

Hé hé hé. Prochain candidat à la chute, notre Cas' ?
En tout cas, à ce stade de l'épisode, le fait qu'Anna soit moyennement jolie et qu'elle joue son rôle sans en faire trop côté clichés (c'était pas gagné) me l'a presque rendue sympathique. 
Bon, après ça, un échange de baffes cosmiques entre anges et démons et ma parole, les gnons qu'il balance, le petit Castiel, c'est pas de la gnognotte. Man, that guy can hit ! 
Enfin, ça n'empêche pas Alastair de manquer de lui faire avaler son bulletin de naissance au moyen d'une... incantation, voyez-vous ça. Ca pourrait être intéressant ! Heureusement, la débile légère récupère sa "grâce" qu'Uriel gardait autour du cou, faut-il être concon. Et hop, la voilà qui nous met tout le monde d'accord en redevenant ange. Sont tous bien niqués ! Uh uh ! Et puis en voilà au moins une qui après s'être fait correctement sauter dans la Metallicar devrait être tout acquise à la cause Winchester ! 

Il reste quand même de nombreuses questions en suspens la concernant, alors on la reverra. Que va-t-elle devenir maintenant qu'elle a récupéré son "angel-juice" ? Une renégate ? Et Dieu me pardonne mais avec le recul, je me suis même demandée si Dean ne pouvait pas être lui aussi un ange déchu. Je me suis dépêchée d'écarter cette éventualité parce qu'il devrait lui aussi entendre les anges, dans ce cas, mais j'y ai sérieusement pensé pendant un instant. Ca plus St Michel et le dragon que je n'arrive pas à m'ôter de l'esprit, ça fait beaucoup. Mais non. J'ai décidé que non.
Bon évidemment, à mes yeux, le gros morceau de cet épisode plutôt... moué, c'est la confession de Dean qui n'a même pas besoin de se faire presser comme un citron pour que ça sorte enfin. Limite il voudrait bien que le grand truc le supplie de cracher sa valda. Mais non, le grand truc sait bien que ça ne sert à rien. Sauf que si. Et c'est comme ça qu'on apprend que Dean a passé plus que quatre mois en enfer, il y a passé une éternité, l'équivalent de quarante ans à se faire hacher menu. Et durant cette éternité, il a résisté jour après jour à devenir ce que sa vision lui avait promis ("This is what you're gonna become."). Et puis un jour, il n'a plus résisté et il est à son tour devenu bourreau des âmes.

Franchement, sur le coup, je n'ai pas imprimé tellement ça m'a paru inimaginable. Qu'il en soit arrivé là ne m'étonne guère car l'enfer, c'est pas Pierre et Vacances. Mais qu'il soit parvenu à vivre jusque là avec ça dans le crâne, je comprends juste pas.
Dean : They sliced, and... carved, and tore at me in ways that you... Until there was nothing left. And then suddenly, I would be whole again. Like magic. Just so they could start it all over. And Alastair, at the end of every day... every one, he would come over, and he would make me an offer. To take me off the rack, if I put souls on. If I started the torture. And everyday, I told him to stick it where the sun shines. For thirty years I told him. But then I couldn’t do it anymore, Sammy. I couldn’t. And I got off that rack. God help me, I got right off. And I started ripping them apart. I lost count of how many souls. The things that I did to them...
Sam : Dean... Dean look, you held out for thirty years. That’s longer than anyone would’ve...
Dean : How I feel... inside me... I wish I couldn’t feel anything, Sammy. I wish I couldn’t feel a damn thing.


Pareil, pauvre Sam. (Et pauvre Jared dont j'ai ouï dire qu'il en a chialé aussi hors caméra de voir Jensen comme ça.)
Lui qui se servait de ses pouvoirs pour sauver des gens, apprendre maintenant ce que son frère a fait... uh. La tête m'en tourne. Et en même temps, c'est magnifique de se rendre compte à quel point ils sont complémentaires, que ce soit dans leurs caractères ou dans leurs destinées. On en revient à cette histoire de symétrie. L'alignement est parfait et ça m'émeut peut-être encore plus que les larmes de Dean ou la dernière image de cet épisode où aucun des deux n'ose plus regarder l'autre.

Oh là là, poor babies ! 
Bon. Et maintenant, il faudrait peut-être réfléchir à quelques questions que le comportement de Castiel m'a fait me poser. Très observateur, le gaillard, il est toujours en train d'ouvrir grand yeux et oreilles. Et sa mission n'a pas l'air de beaucoup l'amuser. Alors, c'est quoi, le plan, exactement ? Pourquoi avoir laissé Dean moisir si longtemps en enfer alors qu'il pouvait l'en sortir n'importe quand, limite même l'empêcher d'y aller ? Est-ce que le séjour de Dean en bas avait une utilité pour les anges et leur patron ou le sauvetage n'avait que pour but d'empêcher Sammy de partir en vrille ? Je commence à me le demander très sincèrement. Est-ce qu'il fallait que Dean fasse un petit tour au sous-sol pour une raison ou une autre ou s'agit-il seulement d'un dégât collatéral ? Ma tête-euh !
J'ai quand même de plus en plus l'impression que Dean est en train de passer test sur test, que les anges le poussent dans ses derniers retranchements pour voir jusqu'où il est capable d'aller.
Ah, et puis le chiffre 40... très joli, très joli, bourré de références, ce chiffre-là. La Bible l'aime beaucoup, c'est une sorte de chiffre idéal. Alors bon... tout ça ne pourrait être que hasards mais je n'y crois pas trop.
Un mois et demi avant d'avoir la suite ? Eh ben je peux vous dire que je mets d'ores et déjà en indisponibilité professionnelle pour le week-end du 16 au 18 janvier, moi ! 
Et puis encore bravo à Jensen qui m'a arraché le coeur et l'a piétiné pendant de longues, longues minutes. J'étais pas tout à fait préparée à ça.