Le blog de La Sorcière
 

302 : The kids are alright

Mais c'est quoi leur problème avec les mouflets ??? Sérieux, chaque fois ils sont plus flippants, les petits monstres !

Heureusement que le coup des marmots tueurs est compensé par une intrigue super-mimi en parallèle parce que sinon, je crois que j'aurais fondu un fusible.
Tout commence par une affaire charmante, un papa qui se fait découper tout vivant par sa scie circulaire, dans son sous-sol. Vachement sympa, d'ailleurs, demain, je me mets au bricolage.
De son côté, Dean Winchester a lu ça dans le journal, et comme il se trouve que c'est dans cette ville qu'habite une vieille conquête de jeunesse, ah ben tiens, si on allait y faire un tour ! Le grand truc fait "hinhin", l'aîné fait sa mourante, bref, ça roule ma poule. Et moi je rougis presque de les voir si adorables, l'un qui se voit déjà passer la nuit à faire des cabrioles avec sa prof de yoga, et l'autre, le moine, qui sourit d'un air indulgent comme s'il avait vingt ans de plus que son frère.

C'est donc la gueule enfarinée et le slibard en feu que Dean se présente chez la dame.

Dean, tu as un problème avec les brunes.

Mmmmh. Sunglasses, please !
Mais là, ça se gâte. Dean tombe en plein goûter d'anniversaire. Celui du fils de cette bonne dame. Qui fête ses huit ans, voyez-vous ça. Et même pour un fort en maths comme lui, c'est pas difficile de faire le calcul. Disons que même sans savoir compter, il y a quelques détails qui font un tout petit peu tiquer.
Genre le mioche ravi qui déballe un CD d'AC/DC...

Avant d'engloutir un sandwich gros comme lui...

On ne parle même pas du gâteau d'anniversaire.

Ni même de la conversation de ce futur briseur de coeurs qui se retourne déjà sur tout ce qui porte couettes et jupette, parfaitement synchro avec le grand dadais qui mate les mamans, lui.

Ben : It's like hot-chicks city out there !

Une phrase qui semble tout droit extraite du répertoire fleuri de Dean. Dean qui bugge... bugge... et rebugge. Tout en restant évidemment divinement beau, on se demande comment il fait.
Bref, c'est à mourir de rire. Le gosse lui ressemble tellement que c'en est ridicule. Mais comme toujours ou presque lorsque Sera Gamble est à l'écriture, on parvient à tout nous faire gober sans aucun souci.

D'ailleurs, lorsque Dean va demander à la mère si... euh, comment dire... la réponse est non. Ah. Soulagement.
Que l'on croit.
Parce que pendant ce temps, le grand truc enquête (lui) et découvre qu'il se passe des trucs bizarres avec les gamins de cette ville. Genre les gamins sont un peu zarb, et curieusement, partout où les gamins sont un peu zarb, il y a eu des accidents très très zarb.

(Cute. But boring. But cute.)

Ajoutez à cela que les mères (qui pour sûr ne seraient pas foutues d'épeler le mot "vergeture") ne sont pas très dégourdies face à des rejetons quand même légèrement chelous, et le tableau est complet.
Non mais cette pauvre fille qui s'en va foutre sa voiture dans la flotte avec la môme à bord...

Hein. Bon.

Donc, sale temps pour les mouflets. Les frères Winchester sont sur le coup, pas de souci, ce sont des changelins, ma bonne dame. Des vilains monstres qui chouravent les petits la nuit et qui mettent à leur place des trucs qui dévorent les mamans. Charming.
Et là, notre Dean re-bugge un coup. Ouh là là, mais faudrait pas qu'on nous dévore la prof de yoga et Mini-Me !!!
Too late.

(Et moi je trouve complètement terrifiant de voir la facilité avec laquelle ces gamins arrivent à jouer les monstres. Ca fait réfléchir, non ?)

Du coup, l'affaire du jour prend un enjeu supplémentaire pour Dean qui ne laissera certainement pas son supposé fils se faire zigouicher par des horreurs pareilles. C'est évidemment super-mimi de le voir sauver ce petit machin (qui s'empresse d'ailleurs d'aider les petits camarades, bon sang - ou pas - ne saurait mentir).

C'est évidemment avec regrets, cette fois, que Dean s'entend dire pour la deuxième fois que non, chéri, ce n'est pas TON fils. Mais bon, si tu veux rester quelques jours, n'hésite pas.

(La saaaaaa... )

La conversation qui s'ensuit n'est pas indispensable parce qu'il ne faut pas avoir inventé la poudre pour comprendre que quelques mois plus tôt, au moindre soupçon, Dean serait parti en courant. Mais voilà, maintenant que le compte-à-rebours est lancé, l'idée de laisser quelque chose derrière lui est plutôt séduisante. Après tout, après la mort de sa mère, celle de son père, et surtout flanqué d'un frangin qui visiblement a du mal à retrouver le mode d'emploi (mais quand il le retrouve, oh mazette !), que restera-t-il de la famille Winchester une fois que lui, le pilier, sera parti ? Rien, que du vent. Alors voir ce modèle réduit de lui-même et se projeter dix secondes en père d'un tel petit dur, c'est sûr que c'est tentant. D'autant qu'il lui reste moins d'un an à vivre et que même s'il concevait aujourd'hui, il ne verrait jamais la couleur de l'enfant en question.
C'est plutôt triste et cruel de le confronter à ça maintenant. Mais c'est chouette aussi de voir que tout ça le fait grandir et évoluer, se poser des questions.
Et je pense (mais là, c'est assez personnel) que quand on a une histoire familiale aussi tordue, à un moment donné, ça doit devenir assez tentant de rompre le cercle vicieux en devenant parent à son tour. Quitte à se planter et à rempiler pour un tour.
En tout cas, à vue de nez, Dean Winchester = super daddy en puissance.

Du côté du grand truc, relativement absent de cette intrigue si ce n'est pour se manger des taloches et cramer quelques baddies, il y a du nouveau. Monsieur fréquente, voyez-vous. Enfin disons qu'il se fait démarcher par une blonde, la même qui a une lame trop bieng qu'elle tue les démons. Entre nous, cette demoiselle me porte un peu sur le système tellement elle se la pète, menton relevé et oeil mi-clos. J'ai à peine été surprise de la voir faire le coup du noeinoeil tout noir.

Un démon, voyez-vous ça. Mais un démon qui veut aider Sam. Ah oué ?
Et qui lui donne un petit tuyau sympa sur Mary. C'est là qu'en vérifiant, Sam se rend compte que tous les amis de sa mère ont été liquidés.

Voilà qui mérite d'être exploré. Dommage que la blonde soit tellement à baffer. Bah. Une blonde récurrente. On sait bien comment ça finit toujours, dans SPN.

 

301 : The magnificent seven

Uuuuééééééé, ça y est, la saison 3 !!!

(Et à ce sujet, rah, le méchant choc... se retrouver avec une qualité de merde alors que jusque là, on matait les DVD... Je suis inconsolable.)

Bon bref... Ben voilà, ma bonne Sorcière, tu arrives au dernier tournant, après, c'est le grand saut vers l'inconnu ! Mgnéhé !

Ca fait quoi... deux, trois jours que j'ai regardé le final de la saison 2 ? Et déjà, le "The road so far" m'a filé un vieux frisson, un truc de malade. Sacrée ouverture, avec du bon gros AC/DC qui fait danser debout sur le canap'. J'ose à peine imaginer ce que ce sera quand je vais rejoindre la diff pour la saison 4. Et la saison 5, l'ultime. Non, ne pas y penser, ne pas y penser.

Ajoutez à cet état quasi-hystérique un titre qui m'a fait baver des litres et des litres avant même le début de l'épisode. (La Sorcière aime rageusement Steve McQueen et Yul Brynner).

On retrouve donc nos cow-boys à nous où on les a laissés, et à peu de choses près, là où ils ont toujours été, en fait. Dean en train de conclure avec une (voire deux ???) nanas...

Et Sam en train de potasser un de mes mythes préférés, en passant. On se demande bien pourquoi tout soudain il s'intéresse à ce bon vieux docteur Faust, celui qui a vendu son âme au diable.

J'ai trouvé Sam vraiment mimi, dans cette scène. Et tout au long de l'épisode, en fait. Sam qui se la boucle, qui fait profil bas, qui laisse son frère faire le malin, draguer, coucher, bouffer, rouler des mécaniques, sans lui faire les réflexions d'usage parce qu'il sait que la réponse est imparable : oui, mais je vais mourir, vieux, et pour toi, alors tu permets que j'en profite un max ?

Et Dean ne s'en prive pas d'ailleurs, avec un détachement complètement ahurissant, que ce soit face à Sam ou à Bobby, complètement mouchés, les malheureux.
Il est content, Dean, il a fait son taf, son frère est sauvé, il profite de la life, vrai, on ne l'a jamais vu aussi libéré. Tranquille, il sait qu'il a une échéance, et il se fout complètement de savoir ce qui l'attend après, cet inconscient-là. Où est passée ma machine à coups de pied au cul ???

Bref, Sam est très gentil, même trop. Et je n'ai pas pu m'empêcher de rire aux larmes quand il entre tout doucement dans la chambre pour indiquer à Dean qu'il est temps d'y aller et que...

Uh oh.

Sam : Let me see your knife.
Dean : What for ?
Sam : So I can gouge my eyes out.
Dean : It was a beautiful, natural act, Sam.
Sam : That's a part of you I never wanted to see, Dean.

A part les guignoleries d'usage, nous n'avons pas qu'un "super" du jour, mais bien sept "supers" du jour. Pas six, pas huit. Sept. Et pour cause, en laissant fuir quelques centaines de démons de la porte de l'enfer, nos valeureux guerriers ont libéré les sept péchés capitaux. Alors dans leur enquête, ils tombent sur une charmante famille frappée de Paresse et qui s'est laissée mourir de faim devant la télé...

... sur une jeune femme qui touchée par l'Envie, en fracasse une autre qui a acheté la paire de pompes qu'elle voulait...

Et entre deux, ils tombent aussi sur un couple de chasseurs que connaît justement Bobby.

Soupir. La dame est anglaise et la dernière fois que je l'ai vue, elle portait un string en métal. Mais si, mais si, c'est la copine d'Ianto, on s'en souvient tous. Ca ne m'a pas franchement donné envie de la voir s'en sortir.
A force, d'ailleurs, son petit mari se fait tripoter par la Gourmandise, et voilà le glouton en train de s'enfiler un bidon de Destop, ce qui, pour le coup, est un des trucs les plus abjects que j'aie vus dans cette série.

Et mes sept mercenaires diaboliques de se bidonner (hem) comme c'est pas permis devant le charmant spectacle du pauvre chasseur en train de gerber ses boyaux.

Ouh, les pas beaux !
Je dois avouer que c'est une gentille façon de démarrer une saison que de déballer ce genre de classique, même si (et Dean est là pour nous le souligner), l'intrigue à des relents de Brad Pitt. Perso, je ne m'en plaindrai pas.

L'intérêt, il est là, dans cette séquence. Les chasseurs ayant chopé l'Envie lui mettent sa race, bien entendu. Mais avant ça, l'odieux individu a le temps de nous faire l'aumône de quelques petites répliques bien senties qui à n'en pas douter vont constituer le débat de fond de cette saison.

Envy : You really think you’re better than me ? Which one of you can cast the first stone, huh ? What about you, Dean ? You’re practically a walking billboard of gluttony and lust.

C'est un peu vrai, mon chéri.

Et lorsque l'autre tarte de cyberchose lui met un pain dans la tronche :

Envy : My point exactly. You call us “sins”. We’re not sins, man ! We are natural human instinct. And you can repress and deny us all you want, but the truth is, you are just animals. Horny, greedy, hungry, violent animals. You know what ? You’ll be slaughtered like animals, too. The others ? They’re coming for me.

Pas très sympathique, ce monsieur. Allez hop, déballez-moi les incantations et retour à la case départ.
S'ensuit une très charmante scène d'assaut où les six péchés capitaux restant se déchaînent contre la baraque où sont planqués nos chasseurs. Evidemment, Dean se retrouve avec la Luxure aux basques. Ca nous aurait étonnés, aussi.

Un instant, j'ai cru qu'il allait se la taper (est-il encore à ça près ?) mais finalement, il décide de lui faire prendre un petit bain.

Pendant que Bobby se débat avec la Gourmandise, vite expédiée, Sam à fort à faire avec trois autres péchés, notamment l'Orgueil qui m'a fait mourir de rire.

Pride : Here's Johnny !

Et de faire comprendre à notre Sammy que maintenant que son copain aux yeux jaunes a trépassé, mmmmh... pas question de se prosterner à ses petits pieds pointure 52.

Ca fait un petit peu peur, quand même, de se dire que le grand truc était supposé être le chef de toute cette clique, non ?

Bon, inutile de dire que les secondes qui suivent sont quelque peu pénibles pour son Altesse qui trouve le moyen de se faire sauver les miches par une demoiselle, voyez-vous ça. Demoiselle qui le suit depuis le début de l'épisode... je n'en ai pas parlé parce que je trouve que c'est le procédé le plus lourdingue qui soit pour introduire un nouveau personnage.

Même si c'est une pure tueuse avec un super couteau qui tue les démons, comme c'est intéressant.
A peine arrivée, la voilà repartie. On n'en saura pas plus sur elle, sauf qu'elle a un peu mis la honte au grand machin.

Heureusement, celui-ci a un minimum de fierté et voyant le frangin repartir dans son délire de mort-vivant, il coupe tout net, merci bien.



Sam : You know what ? I’ve had it. I’ve been bending over backwards trying to be nice to you, and I don’t care anymore.
Dean : That didn’t last long. (Ah ah ah, quel petit con !)
Sam : Yeah, well, you know what ? I’ve been busting my ass, trying to keep you alive, Dean. And you act like you couldn’t care less. What, you got some kind of death wish or something ?
Dean : No, it’s not like that.
Sam : Then what’s it like, Dean ?
Dean : Sam.

Sam : Please. Tell me.
Dean : We trap the crossroads demon ? Trick it ? Try to welch our way out of the deal in any way ?
Sam : Mm-hmm ?
Dean : You die. Okay ? You die. Those are the terms. There’s no way out of it. If you try to find a way, so help me God, I’m gonna stop you.
Sam : How could you make that deal, Dean ? (C'est reparti pour un tour.)
Dean : Because I couldn’t live with you dead. Couldn’t do it.
Sam : What, so now, I live and you die ?
Dean : That’s the general idea, yeah.

Sam : Yeah, well, you’re a hypocrit, Dean. How did you feel when Dad sold his soul for you ? ‘Cause I was there. I remember. You were twisted and broken. And now, you go and do the same thing to me. What you did was selfish. (Entre nous, ça n'a pas l'air de te déranger autant que ça dérangeait Dean, garçon.)
Dean : Yeah. You’re right. It was selfish. But I’m okay with that.
Sam : I’m not.
Dean : Tough. After everything I’ve done for this family, I think I’m entitled. Truth is, I’m tired, Sam. And I don’t know, it’s like there’s a light at the end of the tunnel.
Sam : It’s hellfire, Dean.
Dean : Yeah, whatever. You’re alive. I feel good for the first time in a long time. I’ve got a year to live, Sam. I’d like to make the most of it.

C'est un suicide programmé, quoi. Rah j'ai trop hâte de voir s'il fera autant le malin quand le grand Cornu viendra le chercher !

 

Vous reprendrez bien un peu d'AC/DC...

Des fois, je me demande si ce n'est pas la musique qui me fait le plus triper, dans cette série. Après je jette un oeil aux deux garçons et je me dis... mmmmh... ptêt pas !

Toujours est-il que ceci est le clip d'intro de la saison 3, et que Hells Bells là-dessus, ça le fait méchamment.



La review, c'est évidemment pour demain...
 

222 : All hell breaks loose (2)

Je vous avoue que j'avais envie de voir et de reviewer cet épisode comme de me pendre... Mais bon, je ne me suis pas (re)tapé toute cette saison pour zapper la dernière pièce du puzzle, ce serait ridicule. D'autant que c'est là qu'elle prend tout son sens, cette saison. Et qu'on comprend soudain pourquoi Dean ne fait pas revenir Daddy grâce au démon du carrefour dans Crossroads. Parce qu'inconsciemment, il sait que ça peut encore servir. Et que s'il doit faire l'ultime sacrifice, ce n'est pas pour John Winchester mais bien pour Sam.
D'ailleurs, aussitôt que celui-ci rend l'âme dans l'épisode précédent, on sait ce qu'il va se passer. C'est pour ça qu'on attend avec tellement d'appréhension le début du suivant. Outre bien sûr la détresse immense de Dean qui nous est catapultée en pleine poire. Aaaappppffffff...

Heureusement, osé-je dire, il y a l'épatant "The Road So Far" avec la chanson de Kansas. Rah, ça c'est bonnard.

Par contre, le rafraîchissement est immédiat, avec un Sam tout glacé que je trouve tout à fait terrifiant.

D'autant plus quand le grand frangin est planté devant comme un santon, bras ballants, lui-même presque aussi gris que le cadavre.

Et Bobby qui rapplique avec du poulet, genre il a vachement faim, Dean, là.
Bien sûr, il parle déjà de mettre Sam en terre. Woulah, juste mauvaise idée, mon pote.
Deuxième erreur, se mettre à évoquer direct le fait que quelque chose de big se prépare. Grave le truc à pas dire face à un gars qui vient de perdre son dernier repère.

Bobby : Something big is going down. End of the world big.
Dean : Well, then let it end.
Bobby : You don't mean that.

Dean : You don't think so ? You don't think I've given enough ? You don't think I've paid enough ? I'm done with it. All of it. If you know what's good for you, you'll turn around and get the hell out of here.

Dean : I'm sorry. I'm sorry. Please just go.
Bobby : You know where I'll be.

Pauvre Bobby. Ca lui brise le coeur de voir ça. Mais il a sa guerre à mener, ce brave. Limite je lui en voudrais presque de ne pas comprendre tout de suite ce qui va se passer et de se casser aussi simplement.

Et puis Dean, quoi. Dean qui échoue à sa plus grande mission, celle que son père lui a confiée alors qu'il n'était encore qu'un bambin et qui étais devenue sa raison de vivre, de continuer. Le couronnement d'une magnifique vie de merde.

Dean : When you were little, couldn't have been more than five, you just started asking questions. How come we didn't have a mom. Why did we always have to move around. Where's Dad. I remember I begged you. "Quit asking, Sammy. You don't want to know." I just wanted you to be a kid. Just for a little while longer. Always tried to protect you. Keep you safe. Dad didn't even have to tell me. It's just always my responsibility, you know ? It's like I had one job. I had one job, and I screwed it up. I blew it, and for that, I'm sorry. I guess that’s what I do. I let down the people I love. You know, I let Dad down, and now I guess I’m just supposed to let you down, too. How can I ? How am I supposed to live with that ? What am I supposed to do ? Sammy ? What am I supposed to do ?

On voudrait tant que Sam entende ça, putain. Et voie Dean pleurer comme un bébé parce qu'il a été assez bête pour ne pas se débarrasser de Jake quand il en avait l'occasion. Pauvre chat. Comme si c'était sa faute...
Bref. Ce qu'il est supposé faire ? Ben ça, bien sûr.

Enterrer sa petite boîte pour invoquer le démon du carrefour. Et se faire entuber royalement.

Dean, Dean, Dean. Ca s'annonce pas simple, ton affaire. Souvenons-nous que la dernière fois que Dean a croisé la bête, il lui a un peu fait un plan de bâtard. L'ardoise est chargée entre les deux. Du coup, là où pour les autres, c'est dix ans de sursis, pour Dean, hmmmm... Sept ans ? Nope. Cinq ? Niet. Trois ? Point. La salope sait qu'elle peut descendre plus bas, qu'il ferait n'importe quoi pour ramener Sam.

Démon : Because I'm such a saint, I'll give you one year. And one year only. But here's the thing. If you try and welch or weasel your way out, then the deal is off. Sam drops dead. He's back to rotten meat in no time. So... it's a better deal than your dad ever got. What do you say ?

(Non mais !!! )

Mais vous savez quoi ? Dean fait encore une affaire. Sans Sam, il n'aurait pas tenu un mois, il se serait flingué avant.
Et que celui qui n'a pas lâché un "Oh putain" au moment où la grande tige ouvre les yeux me jette la première poignée de gros sel.

Comme souvent, les retrouvailles ne vont que dans un sens, Sam n'étant pas tout à fait conscient qu'il revient de l'au-delà. Et même si Dean n'a pas l'intention de le lui expliquer, son comportement parle pourtant de lui-même.

(Ah non, ne vous tou... Oh et puis si, merde, pour une fois. )

C'est assez incroyable de voir à quel point Dean se met alors à ignorer le compte à rebours qui a déjà commencé pour lui. Imaginez-vous dix secondes savoir précisément quand vous allez casser votre pipe... Brrr...

Evidemment, tout ceci est bien plus intéressant lorsqu'il y a un témoin. Et Sam n'a pas du tout l'intention de se mettre à la retraite, lui est prêt à remettre le couvert pour empêcher Yellow-Eyes de faire un carnage, et surtout, surtout, à botter le cul à Jake qui l'a poignardé dans le dos, dans tous les sens du terme.
Direction chez Bobby, donc... Et alors là... wouhouh.

Les yeux qui lancent des éclairs, la mine piteuse de Dean, grillé. Et Sam, tout content, lui.

Mais aussitôt que le grand truc a le dos tourné, mazette comment que ça chie. Je m'attendais presque à ce que Bobby lui foute une trempe et il n'en est pas loin, mais le pauvre vieux est tellement triste et son discours transpire tellement le désespoir et l'impuissance que j'ai bien failli verser une larme.

Bobby : You stupid ass ! What did you do ? What did you do ?! You made a deal... for Sam, didn't you ? How long did they give you ?
Dean : Bobby...
Bobby : How long ?!
Dean : One year.

Bobby : Damn it, Dean !
Dean : Which is why we gotta find this yellow-eyed son of a bitch. That's why I'm gonna kill him myself. I got nothing to lose now, right ?
Bobby : I could throttle you !
Dean : And send me downstairs ahead of schedule ?
Bobby : What is it with you Winchesters, huh ? You, your dad. You're both just itching to throw yourselfs down the pit.

Dean : That's my point. Dad brought me back, Bobby. I'm not even supposed to be here. At least this way, something good could come out of it, you know ? It's like my life could mean something.
Bobby : What ? And it didn't before ?! Have you got that low of an opinion of yourself ? Are you that screwed in the head ?!
Dean : I couldn't let him die, Bobby. I couldn't. He's my brother.
Bobby : How's your brother gonna feel when he knows your going to hell ? How'd you feel when you knew your dad went for you ?
Dean : You can't tell him. You can take a shot at me. Whatever you got to do, but please don't tell him.

Pauvre Bobby, il en chiale, dites donc... C'est quand même bon de voir qu'il y en a qui se soucient d'eux, tout de même. Et surtout, merci à Bobby de nous rappeler l'ironie de la situation. John se sacrifie pour Dean qui se sacrifie pour Sam. Décidément, tout finit toujours par converger vers le grand truc.
Et puis là, paf, débarque l'autre moitié de la famille d'adoption qu'on n'espérait plus voir. Ellen !

Enfin une bonne nouvelle.
Du coup, l'enquête repart, et oh... my... god. Ce que découvre notre quatuor est juste hallucinant. Outre son petit flingue magique, Samuel Colt avait également installé des supers rails qui tuent, genre clé de Salomon géante, le tout dans le Wyoming, autant dire le trou du cul du monde.

Un gigantesque piège à démons ? Pas tout à fait. Certes, les démons ne peuvent pas y entrer, mais ils ne peuvent pas en sortir non plus. Et c'est surtout ça, le but du jeu. Parce qu'au coeur de ce réseau se trouve un vieux cimetière (indien radioactif ?) et que ce cimetière abrite... tadaaaaa ! La porte de l'Enfer ! Youpi, tralala, tout s'explique comme par miracle. Yellow-Eyes va se servir de son super-survivor pour y entrer et libérer son armée. Et il est futé, ce fumier de sa race. A la base, Jake n'est pas super chaud, mais voilà, en face, il y a comme qui dirait de l'argument. Et l'argument number one, comme toujours, c'est bien entendu la famille.

Yellow-Eyes : I’ll make certain that they both live long enough to know the chewy taste of their own intestines.

Yummy !

Yellow-Eyes : If you're gonna open that crypt for me, you're gonna need a key.
Jake : A gun ?
Yellow-Eyes : Oh, this isn't just any gun, Jake. This is the only gun in the whole universe that can shoot me dead.

Et de filer tranquille le truc à Jake.

Evidemment, ça sent son arnaque à plein nez, et il vous retourne la situation en moins de dix secondes, avec quelques belles paroles promettant richesse, succès, alcool et petites pépées, bref, toute la panoplie qui permet de retourner un brave petit soldat pourtant honnête. Et puis de toute façon, Jake est déjà allé trop loin et il le sait. Est-il encore vraiment à ça près ?
Non bien sûr. Et il faut que ce soit Galaad le pur qui l'arrête. Big shock d'ailleurs, puisqu'après avoir échangé quelques torgnoles avec Jake, Sam finit par l'abattre comme un chien sous le regard complètement hébété de Dean.

(Bel effet miroir. On se souvient de la réaction de Sam lorsque Dean nous découpe un vampire à la scie. Tout pareil.)

En attendant, Jake a eu le temps de s'étonner de voir le grand truc alive and kicking. Normal, il l'avait un tout petit peu buté. Et surtout, il a eu le temps d'ouvrir la gentille poporte des enfers. Et ça, hem, c'est un peu grave la merde.

Emerge de cette charmante poporte une armée de machins complètement déchaînés. D'autant que les rails ayant été coupés, cette armée se répand comme la vérole sur le bas-clergé.

Et pendant qu'Ellen et Bobby tentent de refermer cette affaire pour limiter les dégâts (joli symbole de chasseur), Yellow-Eyes débarque royalement pour faire un petit coucou empoisonné aux Weuh. Et surtout, remercier chaleureusement Dean de lui avoir rendu son petit chouchou.

Yellow-Eyes : So, Dean. I gotta thank you. You see, demons can't resurrect people unless a deal is made. I know, red tape, it'll make you nuts. But thanks to you, Sammy's back in rotation. I wasn't counting on that, but I'm glad. I liked him better than Jake anyhow.

Avant d'ajouter un truc qui va certainement nous poursuivre pendant toute la saison 3...

Yellow-Eyes : Well, it's a better shake than your dad ever got. And you never wondered why ? I'm surprised at you. I mean... you saw what your brother just did to Jake, right ? That was pretty cold, wasn't it ? How certain are you that what you brought back, is 100% pure Sam ? You of all people should know, that's what's dead, should stay dead. Anyway... thanks a bunch. I knew I kept you alive for some reason. Until now, anyway. I couldn't have done it without your pathetic, self-loathing, self-destructive desire to sacrifice yourself for your family.

Et là, alors qu'il s'apprête à descendre Dean avec le colt...

... le plus gros hurlement de ma carrière de fan de Supernatural...

DADDY WINCHESTER HIMSELF ! Lui aussi était en enfer, lui aussi a profité de l'ouverture de la porte pour se faire la malle, et nom d'un chien, il n'est pas très très content ! Le voilà qui empoigne le fumier de sa race, juste le temps pour Dean de choper le colt...

... et de tirer l'ultime balle sur l'enfoiré. Le tuant instantanément. Exit Yellow-Eyes. Il nous aura bien emmerdé, ce furoncle.

Et là, évidemment, impossible de ne pas pleurer devant le sourire super fier de papa Weuh, si content que son grand garçon ait enfin accompli le geste libérateur.

Pas un mot rien... Et là j'ai pleuré...

Eux aussi d'ailleurs.

(Surtout le grand truc. Quelle tafiole... zyva, sors-nous le mouchoir de dentelle, tant que t'y es, Gladys !)

J'imagine que maintenant, John Winchester peut enfin reposer en paix. Tant mieux. Je crois que ça le tuerait une deuxième fois s'il savait que Dean vient de se payer un aller simple pour l'enfer d'où lui-même a enfin pu sortir...

Bref. Je suis quand même plus que ravie que ce soit Dino qui nous ait débarrassé du gros enfoiré. Il fallait que ce soit lui. Et passé le choc de cette scène complètement inattendue et surréaliste, tout le monde percute que ça y est, Yellow-Eyes est hors circuit. Ca fait vraiment très bizarre.

Sam : I kinda can't believe it, Dean. I mean our whole lives, everything has been prepping for this and now I... I kinda don't know what to say.
Dean : I do.

Dean : That was for our mom, you son of a bitch.

La dernière chose qui m'a prise de court, c'est le fait que le dernier dossier en souffrance soit aussi vite expédié. Je pensais qu'on ferait traîner la chose, un peu comme le message de papa au début de la saison 2. Mais non. Sammy a bien compris qu'il avait passé l'arme à gauche, et connaissant son frère comme il le connaît, il sait qu'il a vendu son âme pour lui.

Sam : Did I die ?
Dean : Oh, come on !
Sam : Did you sell your soul for me, like Dad did for you ?
Dean : Oh, come on ! No !
Sam : Tell me the truth. Dean, tell me the truth.

Dean : Sam...
Sam : How long do you get ?
Dean : One year. I got one year.
Sam : You shouldn't have done that. How could you do that !?
Dean : Don't get mad at me. Don't you do that. I had to. I had to look out for you. That's my job.

Sam : And what do you think my job is ? (Ah ben ça on se le demande !)
Dean : What ?
Sam : You've saved my life over and over. I mean, you sacrifice everything for me. Don't you think I'd do the same for you ? You're my big brother. There's nothing I wouldn't do for you. (Ooooh, enfin !) And I don't care what it takes, I'm gonna get you out of this. Guess I gotta save your ass for a change.

Sniffy.

Eh ben ils vont en avoir du pain sur la planche, les Weuh. Entre Dean à sauver et une armée de démons dans la nature... dont Sam est un peu supposé être le chef, en tant que sole-survivor non ? Heeeem !
Le smile de Dean lorsqu'Ellen parle du combat qui s'annonce m'a à la fois fait sourire... et frissonner. Dites, il est vraiment complètement allumé, ce type !

Et pourtant... ben ouais. Il a son frère, il a tué celui qui a réduit sa famille en miettes, il a libéré son père, il a mis les choses au clair avec le grand truc qui l'a enfin assuré de son amour et de son dévouement fraternels, et il a l'assurance de pouvoir casser du démon pendant une bonne année. Evidemment qu'il est content !

Bon, vous excuserez cette review à la fois trop pleine et pleine de vide, mais ce genre de zode, c'est hyper compliqué à condenser. Surtout qu'on a juste envie de poster les 12 000 captures d'écran, et de caser les 7000 dialogues qui font transpirer des yeux.

Par contre je suis légèrement vexée de l'absence de cliffhanger. Alors je pense que je vais directement entamer la saison 3. Non mais oh.

(Et juste pour dire que définitivement, Jensen Ackles... oh dear god. Mais il est fabuleux, ce garçon. Let's marry him !!! Bamber, méfie-toi, la concurrence est très très rude !)

 

The road so far (2)

Allez hop, acte 2. Pour rappel, c'est le mini-clip d'ouverture du dernier épisode de la saison 2 qui récapitule ce qu'il faut savoir avant de voir la fin.



(Inutile de vous dire ce qui vous attend dans les heures qui viennent... )
 

221 : All hell breaks loose (1)

Naaaaan, ça fait vraiment pas du tout trois jours que je trouve tous les prétextes les plus tartes pour éviter de regarder ce final. D'ailleurs, après m'être tapé le premier épisode en début d'aprem, l'heure de toutes les faiblesse (en gros, l'heure de la digestion), je n'envisage pas du tout de ne regarder la suite qu'en milieu de semaine prochaine !
C'est pas ma faute, c'trop triste, j'peux pu.

C'est bien simple, le final de la saison 1, c'est juste du petit bois par rapport à celui-ci. Inutile de dire que je redoute le pire pour la saison 3.

Le début est tout simplement monstrueux. Nos deux jeunes et élégants bipèdes font un arrêt dans un rade au milieu de nulle part.

Winchester aîné envoie la grande tige faire les courses. Ca se balance quelques tendres et fraternelles vacheries, on s'en émeut. Et puis soudain, le temps que Dean se penche sur la radio qui a des ratés... à plus Sam. A parti. A pas rapporté tarte. A tout disparu. Ne laissant derrière lui que des corps ensanglantés... et du soufre. (Pour mémoire, c'est exactement comme cela qu'Ava avait disparu.)

Pauvre Dean, si cool dix secondes plus tôt. Et si paumé, à présent.

Quelques secondes plus tard, le grand truc tout ahuri (ça le change, tiens) se réveille dans une charmante ville déserte.

Et retrouve quelques collègues. Andy, d'abord (Andyyyyy !), puis cette cruche d'Ava.

Et ensuite deux autres compagnons d'infortune.

Tous ont quelque chose de spécial, tous ont exactement le même âge.
Commence alors un formidable petit jeu qui n'est pas sans rappeler le Maillon Faible version inferno, démons inclus.

(Désolée, mais elle est phénoménale. Je sais que je n'arrête pas de la poster, mais je l'adore, maintenant. )

Lily, tu es le maillon faible. Au revoir.

Pendant ce temps-là, rah, juste les boules. Le pur truc que je n'aurais JAMAIS vu venir. Ayant retrouvé Bobby, Dean passe un coup de fil chez Ellen, et Ash lui dit de rappliquer séance tenante, ayant trouvé un big truc qu'il ne peut pas dire au téléphone. Et lorsque Bobby et Dean arrivent chez Ellen...

Et de commencer à fouiller pour trouver les corps d'Ellen et d'Ash... Pauvre Ash. Une trop grande aide que ce personnage, c'est sûr... Fallait le zigouiller.

En tout cas, force est de constater que nos petits génies ont bien progressé, à part Sam qui ne faire guère d'efforts pour dépasser le stade de padawan. Le formidable mais très lunaire Andy parvient ainsi à balancer un super message psychique de la mort à Dean rien qu'en touchant un reçu signé par celui-ci.

Andy : D. Hasselhof ?
Sam : Yeah, it's Dean's signature.

Ca nous fout le caïd un peu chiffon pendant quelques minutes. Mais bon, il va pas nous faire chier, ça va lui permettre de retrouver le grand truc.

Pendant ce temps, fichtre fichtre. Ava qui nous gonfle avec ses cris suraigus de faux-derche nous fait un coming-out d'enfer (le cas de le dire) en déchaînant le démon sus-capsé sur le pauvre Andy qui n'y survivra pas. J'ai failli en avaler ma langue. La salope.

Entre deux, le grand truc reçoit l'éminente visite de...

YELLOW EYES ! Et alors là, attention, ça devient intéressant.

YE : Welcome to the Miss America pageant. Why do you think you’re here ? This is a competition. Only one of you crazy kids is gonna make it out of here alive.
Sam : I thought we were supposed to be...
YE : Soldiers in a coming war ? That’s true. You are. But here’s the thing : I don’t need soldiers. I need soldier. I just need the one.
Sam : Why ?
YE : Well, I couldn’t just come out and say that, could I, Sam ? I had to let everyone think they had a fighting chance. But what I need is a leader.
Sam : To lead who ?
YE : Oh, I’ve already got my army. Or I will soon, anyway.
Sam : You son of a bitch.
YE : Honestly, I’m surprised you hadn’t guessed. I mean, why do you think so many children flamed out already ? Max Miller and Andy’s brother, what’s-his-name... they weren’t strong enough. I’m looking for the best and brightest of your generation.
Sam : My generation ?
YE : Well, there’s other generations, but let’s just worry about yours. That’s why I’m here, Sam. I wanna give you the inside track. You’re tough. You’re smart. You’re well-trained, thanks to your daddy. Sam... Sammy... you’re my favorite.

Bleeeeeuaaaargh !
Ah, le superbe fumier !
Et pour couronner le tout, le magnifique flashback où Sam assiste au début de son calvaire. Sans mentir, c'est abject...

(Pauvre bébé, c'est dégueu... )

Sam : Does this mean I have demon blood in me ? (Eeeeeew !!!) Answer me !

Mary : It’s you. (Gné ???)
Sam : She knew you.

Le reste, on le connaît, on l'a déjà vu.

Assez souvent. Pas Sam, mais il n'en verra pas plus non plus, le pauvre.
Compète, donc. Et pour en revenir à Ava, l'enflure est la candidate invaincue depuis cinq mois. Incroyable mais vrai. Enlevée à son environnement feutré, la miss a développé des pouvoirs de folie et est devenue une vraie machine à tuer. D'autant qu'elle parvient maintenant à manipuler les démons.

Et sans Jake, alias Superman, à la force surhumaine, qui entre et lui brise le cou comme on brise une brindille, c'en était fait du grand truc.

Hélas, trois fois hélas, Jake aussi a reçu la visite de Yellow Eyes, et il sait qu'il ne doit en rester qu'un. Alors il se met à bourriner le grand truc d'importance. Eh ben mon gars, on entend tes os se briser à chaque pain. Ca doit faire joliment mal.

Et croyez-moi si vous le voulez, mais lorsque Sam parvient enfin à lui mettre la volée qu'il mérite, au lieu de le tuer, il le laisse là, par terre.

Voilà la plus grosse erreur de ce qu'il lui reste de vie. Voilà où l'on se dit que Yellow Eyes s'est peut-être bien trompé de client et qu'il aurait dû aller taper quatre ans plus tôt, dans le berceau de Dean. Lui, n'aurait pas fait de détail. Too precious for this world, Sammy.

La voix de Dean n'aurait pas retenti à cet instant précis, peut-être que Sam aurait été épargné. Mais l'abruti se précipitant vers son frère offre son large dos à la très chouette lame de Jake, bien entendu tout réveillé. Et Dean arrive juste à temps pour recueillir le petit frère avant qu'il ne s'effondre.

Deux, trois gargouillis...

... et déjà, la tête ballante et les yeux fermés, comme une poupée toute molle.

Dean : Hey, hey... come here, come here, let me look at ya. Oh, hey look, its not even that bad... It's not even that bad, alright ?

Dean : Sammy, Sam ! Hey, listen to me, we are going to patch you up okay... You'll be as good as new. Huh ? I'm going to take care of you, I'm going to take care of you ! I gotcha. It's my job, right, watch after my pain-in-the-ass little brother... Sam... Sam.... Sam ! Sammy !

Dean : No.. no-n-n-n-n-no. Oh God. Oh God...

On croit que c'est fini. Ben pas du tout. Ze last shot.

Dean : Sam !

Oui... donc... bon.
Ben je vais aller tranquillement me mettre la tête dans le four.

En fait, le grand truc, on s'en fout. Le grand truc est trop bête, il a joué et perdu. Et puis de toute façon, le grand truc s'en tape, il est mort !
Mais Dean, quoi. Mais arrêtez de lui faire ça, bordel ! Tuez-le donc et qu'on en finisse !

(Enfin, pour de faux, hein ? )

Je ne veux pas voir la suite, c'est un problème, je trouve.
Et si j'enchaînais directement sur le début de la saison 3 ??? *fol espoir*

 

220 : What is and what should never be

C'est parti pour la dernière ligne droite de cette saison... A vrai dire, j'angoisse. Bien plus que la première fois. Normal, je sais à quoi m'attendre. Brrrr...

Déjà, rien que le "Then" avec John, Mary, Jessica (rien que de la revoir, j'ai compris que je ne l'aurais jamais supportée trois secondes de plus, la pauvre enfant), après tout ce temps, ça vous fout le bide en vrac. Quand on voit ça, on sait qu'on va morfler. Et comme d'hab, à travers la victime privilégiée des créateurs de la série, à savoir : Dean Winchester, bien sûr.

Depuis le début de la série, on observe ce brave garçon se débrouiller comme un chef dans cette vie de merde, cette vie qui ne ressemble à rien mais qui lui a été imposée et qui est devenue la sienne. Et si cette vie semble lui être taillée sur mesures, difficile de ne pas se demander d'une part ce qu'il aurait donné dans une vie "normale" (mais chiante), et d'autre part, si honnêtement, il ne l'aurait pas souhaitée, cette vie "normale". Parce que Dean, le roi de l'enfumage et de l'arnaque, n'a de cesse de répéter à quel point il s'emmerderait s'il n'avait pas sa bagnole et ses démons à chasser. Mais au fond, tout au fond de lui, qu'en est-il ?
Eh bien c'est justement à ça que sert cet épisode. Même si hein, on n'est pas tout à fait dupes.

Alors, un djinn, cékoidon ? Eh bien un djinn, c'est un génie. Oh, pas du genre frotti-frotta Prince Ali oui c'est bien lui etc. Non, pas tout à fait. Le djinn auquel se frotte Dean, il ressemble plutôt à ça.

Ouh le vilain monsieur ! Et s'il se nourrit des gens qu'il attrape, pendant ce temps, il réalise effectivement leurs voeux... du moins le leur fait-il croire. Et le voeu de Dean, il est très simple, c'est un vrai souhait de petit garçon : que sa maman ne soit pas morte.

C'est comme ça que Dean se réveille à côté d'une jeune femme inconnue, dans un appartement inconnu, dans sa ville natale, au Kansas.

Et que lorsqu'il appelle Sam, il trouve ce trou du cul en train de réviser son droit à l'autre bout du pays.
Il ne lui faut donc pas longtemps pour découvrir que...

... sa mère est vivante. Ca fait un effet juste monstrueux de la voir là, en chemise de nuit, et lui complètement bouleversé, comme s'il venait de voir la fée bleue. A ce moment-là, il a quatre ans, Dean Winchester.

On reprend tout depuis le début. Pas de démon, pas d'incendie. Mary, qui en deux saisons a eu le temps de devenir à nos yeux l'équivalent de la mère du Christ (fallait bien que j'écrive ça le jour de l'Assomption), est bien vivante et la famille Weuh mène une petite existence pépère au fin fond de l'Amérique version middle-class.
Dean bricole des bagnoles et Sam... ma foi, Sam s'est quand même tiré, ce qui m'a bien fait marrer. Ce petit con se serait cassé quand même, ce qui prouve bien que ce n'est pas qu'une question de démons, de Daddy et de vie de bohémiens.
Le grand truc, fidèle à lui-même, étudie donc pour devenir avocat et gras du bide, et voyez-vous qu'il se fiance avec son insupportable blonde qui est aussi longue, molle et chiante que lui.

Dean, lui, vit avec une brune infirmière.

Dean : I'm dating a nurse. How... respectable.

Et il est ravit de tondre le gazon de sa maman.

(Oh, la version de "What a wonderful world" par Joey Ramone je l'adore. A fond dans ma petite Metallicar à moi.)

Et puis il est presque ravi de constater que sa caisse présente tous les symptômes de la bagnole pourrave d'un jeune Amerloque très moyen.

Dean : Who would have thought, baby ? We're civilians...

Pendant ce temps, la Sorcière se désole.
Heureusement, Dean déchante, bien sûr. Car si Zyeux Jaunes n'est jamais venu fricoter chez lui, ça ne veut pas dire qu'il n'existe pas. Et tous les autres avec lui. Chaque démon que lui et Sam ont arrêté dans leur autre vie est resté libre dans celle-ci. Et ça fait du dégât.

L'instinct du chasseur remonte à toute vitesse. D'autant que du côté du petit frère, c'est pas la joie. Re-grande rigolade en ce qui me concerne : constater le chemin qu'a pris Sam, complètement détaché de sa vie de famille, venant embrasser sa mère une ou deux fois par an, et considérant son frère aîné comme un ivrogne bon à rien qu'il n'est pas loin d'être, limite comme un dément.
Et là, on le sait : c'est ce qu'ils seraient devenus s'ils n'avaient pas sillonné l'Amérique au volant de l'Impala. Deux louzeurs, chacun à leur façon. Le grand truc pétant plus haut que son cul de futur avocat de mes fesses, et Dino, petit rien du tout de province se vidant un pack de six avant de se mettre à ronfler devant la télé avec une main dans le calebute.

Clair qu'en tant que chasseurs, ils sont complètement azimutés. Mais franchement, tout vaut mieux que ça. Et quand on se souvient du premier épisode de la série, on revoit parfaitement Sam partir complètement dans cette direction au moment où Dean vient le chercher. Terrifiant.
Un vrai crève-coeur de constater la froideur de Sam à l'égard de son frère qui est tellement content de le voir et qui a partagé tant de choses avec lui. De se dire que s'il n'y avait eu la mort de leur mère puis la disparition de leur père, le fossé entre les deux frangins se serait irrémédiablement creusé. C'est peut-être ça, le pire. De constater à quel point ils n'ont rien d'autre en commun que leurs deuils et ce qu'ils ont développé après ça. (Difficile, en outre, de ne pas penser qu'il ne faudrait pas grand-chose pour les séparer définitivement tellement à cet instant leur attachement mutuel semble ne tenir qu'à un fil.)
Pire que de les voir se mettre sur la tronche dans certains épisodes, il y a cette banquise. Du côté de Sam, en tout cas, puisque Dean a gardé tous ses souvenirs. Et qu'il ne comprend pas pourquoi son frère n'est pas son meilleur pote.

Sam : Dean, come on, we don't talk outside holidays.
Dean : We don't ? Well, we should. You're my brother.
Sam : "You're my brother."
Dean : Yeah !
Sam : You know, that's what you said when you snaked my ATM card, or when you bailed on my graduation, or when you hooked up with Rachel Nave.
Dean : Who ?
Sam : Uh, my prom date. On prom night.
Dean : Yeah, that does kinda sound like me.

Et John, me direz-vous ? Ironie suprême, John est mort dans son sommeil, emporté par un infarctus. Le grand chasseur de démon John Winchester, parti du coeur à cinquante deux balais. On croit rêver. Chose incroyable, Dean est soulagé d'entendre sa mère lui apprendre cette mort bien peu glorieuse.
Constatant cependant que les démons s'en donnent à coeur joie étant donné que les Winchester ne sont pas là pour les arrêter, Dean s'en va visiter la tombe de ce père mort tranquillement. Dans la chronologie, ça aurait été avant la saison 1. Comme c'est terrible de se dire que c'est la chasse et la soif de vengeance qui l'ont conservé et lui ont donné quelques années de plus.

Pauvre Dean. Prisonnier de son propre souhait et rappelé malgré lui par sa vraie vie. Il suffirait qu'il ferme les yeux, qu'il ignore tout ça. Qu'il reste où il est. Mais il ne peut pas...

Dean : So go hunt the Djinn. It could put you here, it could put you back. Your happiness for all these people's lives. No contest. Right ? But why ? Why is it my job to save these people ? Why do I have to be some kind of hero ? What about us, huh ? What, Mom's not supposed to live her life, Sammy's not supposed to get married... Why do we have to sacrifice everything, Dad ?

En plus de cela, le voilà hanté par une jeune fille. Il n'en faut pas plus pour qu'il décide de partir à la recherche du djinn. Avant ça, un petit raid dans l'argenterie de moman... réveillant au passage le grand truc qui dort probablement avec ses chaussettes.

(Oui, bon, les bras font un peu oublier les chaussettes.)

Dean lui met une telle raclée nocturne, à cet imbécile qui se pointe avec la batte, que je me suis bidonnée comme une hyène.

Dean : That was so easy I'm embarrassed for you.

S'ensuit encore une scène où Sam ne manque pas de s'étaler sur sa déception de voir son aîné voler leur mère.

Sam : I can't believe we're even related. (Ta gueule, abruti.)

Finalement, Luke Skywalker finit par suivre le capitaine Solo (comme toujours), et j'avoue que le voir trembler dans ses braies à mesure qu'ils arrivent dans l'antre du monstre, ça m'a encore causé un fou rire mémorable.

On y retrouve bien sûr la jeune fille qui hante Dean, en train de servir de buffet à volonté au djinn...

Et c'est là, enfin, que Dean percute que c'est probablement ce qu'il est en train de lui arriver. D'autant que commodément, Sam se met à devenir nerveux, tentant de le convaincre que vite, vite, il faut se casser d'ici.

Dean en a profité pour déballer l'argenterie maternelle et est prêt à s'embrocher comme un poulet pour voir s'il va se réveiller. Et là évidemment, maman débarque.

Sam : Why’d you have to keep digging ? Why couldn’t you have left well enough alone ? You were happy.
Mary : Put the knife down, honey.

Dean : You’re not real. None of it is.
Mary : It doesn’t matter. It’s still better than anything you had.
Dean : What ?
Mary : It’s everything you want. We’re a family again. Let’s go home.
Dean : I’ll die. The Djinn will drain the life out of me in a couple of days.
Mary : But in here, with us, it’ll feel like years, like a lifetime. I promise. No more pain, no more fear. Just love and comfort and safety. Dean, stay with us. Get some rest.

Super émouvant. Et tellement tentant. Pauvre Dean. Ce serait tellement plus facile. Mais non. Et lorsqu'il se plante le couteau dans le corps, c'est le cri de Sam, qui résonne. Le vrai.

Que c'est bon de voir le grand truc se servir de ses immenses abattis pour neutraliser ce salaud de djinn... avant que Dean ne lui porte le coup fatal. Ca manquait.
Il parvient donc à sauver la jeune fille de sa vision. Mission accomplie, chef. Mais bon...

Dean : I wanted to stay so bad. I mean, ever since Dad… all I can think about is how much this job has cost us. We’ve lost so much. We’ve sacrificed so much.
Sam : But people are alive because of you. It’s worth it, Dean. It is. It’s not fair, and it hurts like hell, but it’s worth it. (Zzzzzz. Comme d'hab dès qu'il aligne plus de trois mots.)

T'inquiète pas, Dean chéri. Cette petite déprime de rien du tout sera très vite oubliée à la fin du prochain épisode.
Je le regarde ou je le regarde pas ? Mmmmmh...

 

219 : Folsom prison blues

Obligé, cet épisode, au deuxième visionnage, c'est juste pas franchement mon préféré. Une fois éventée la grande arnaque des Weuh qui s'en vont gentiment faire les marioles en prison, ça n'a franchement plus trop d'intérêt. Le "super" du jour est un peu classique, on nous fait même le coup du "merde, c'est pas le bon !", bref, mmmh, non.
Il me souvient pourtant que la première fois, j'avais été mystifiée par le cinéma de nos deux lascars. Rien compris au film, la gonzesse. Déjà en train d'inonder son tapis de larmes en les regardant se faire menotter (juste comme je les aime ) une fois de plus pour avoir... dévalisé un truc ?

Pas fufut, la meuf. Pas tout de suite capté que ces deux abrutis se font choper tout exprès histoire d'aller bouter du zombie en cabane.

(Adieu la brillante carrière d'avocat, darling... )

Malheureusement, il y a comme qui dirait un os dans le ragoût.
Et cet os, c'est le redoutable agent Henricksen. Ah ah, on l'attendait, çui-là !
Bien content, ma foi, de mettre la main sur les deux criminels. Même si lui aussi trouve que ça a été un peu facile.
L'attitude de Dean quand il débarque... j'en ai aboyé de rire tellement il est juste mortel.

Dean : Ah, it's about time ! I'll have a cheeseburger. Extra onions.

Il est un peu désolant, dans cet épisode, l'agent Henricksen. Vrai, il se fait empapaouter d'une manière presque honteuse, lui qui était si prometteur. Dommage.

Enfin, ce qui est intéressant, quand on sait que les Weuh ont un super plan pour sortir (et que contrairement à un crétin de ma connaissance, ils ont zappé la case tatouages et scarifications), c'est Dean en taule. Dean en taule, c'est le bonheur absolu. On l'a vu très à l'aise à Hollywood ? Eh ben là, pour un peu, on se demanderait presque si Mary Winchester n'a pas accouché derrière les barreaux tellement il est dans son élément. C'en est ridiculement drôle. Il maîtrise à la perfection son sujet. Et dès le début, il fait à Sam (qui chie dans son froc, ma parole) cette vibrante promesse : "Don't worry, Sam. I promise I won't trade you for smokes."

(Dommage, je pense qu'il y aurait eu preneurs... )

Il faut dire que le grand truc se retrouve nanti d'un coturne pas piqué des vers. La petite tête qu'il tire quand la porte se referme sur sa cellule m'a fait pleurer de rire.

Donc, Dean s'amuse. Même la bouffe est à son goût et la compagnie de tous ces colosses barbus et tatoués n'a pas l'air de lui déplaire. Tant qu'il peut les plumer au poker, ma foi.

(On croit rêver.)

Bref, c'est sûr que comparé au grand machin, il fait un peu courtaud sur ses petites pattes arquées, mais pour foutre la merde et se manger des pains exprès, il est doué. Surtout que ça l'arrange vu que c'est au trou que les morts suspectes surviennent et que lui et Sammy soupçonnent un méchant esprit de liquider tout ce qui passe.

Et en effet...

Voilà, blablabla, bouh, la salière du brunch dans ta face de zombie, et on se dit un tout petit peu qu'ils sont complètement marteaux de se faire foutre en taule sans leurs outils... Avec ça qu'on se triture un peu les méninges pour essayer de comprendre comment ces deux demeurés vont faire pour se casser de là avant qu'Henricksen ne rapplique avec son joli fourgon blindé.

On apprend au passage que c'est un vieux copain de leur père, un ancien marine, qui les a appelés pour leur demander de leur rendre ce petit service. Sam rechigne tant qu'il peut, mais j'aime beaucoup l'attitude de Dean qui est prêt à tout pour honorer leur promesse, et surtout renvoyer l'ascenseur au fameux Deacon qui avait, en temps jadis, sauvé la peau de Daddy Winchester. Limite même cela aurait tendance à l'aveugler, Dino. Et heureusement une fois de plus que Sam est là pour lui remettre les pendules à l'heure. Genre on se casse, grand, parce que là, c'est l'heure.

On s'amusera en découvrant que le maton qui met des taloches à Dean depuis le début n'est autre que le fameux Deacon (dont les deuxièmes prénoms sont assurément Simon et Narim).

Et c'est bien entendu lui qui les fait sortir.
Coup de pouce de l'avocate bien baratinée par Dean et nos lascars parviennent à semer Henricksen, à cramer l'esprit de Sara Tancredi pas contente d'avoir été décapitée, et roule ma poule.

Comment, c'était pas ça ? Ah...
Bon allez, la suite, bordel. Dans le prochain épisode, Dean se fait tailler un superbe costard. En djinn. Un costard en djinn. Arf arf arf !

 

La Sorcière va quand même y réfléchir à deux fois...

Ptain, le pur truc qui n'est même pas encore grand et qui ressemble juste... à RIEN quoi !
Après avoir vu ça, je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdue...

(On est quand même en droit de se demander si la bonne marraine la fée n'est pas passée par là, parce que pour que ça donne ça cinq ou six ans plus tard, il y a là-dessous quelque diablerie !)

 

218 : Hollywood Babylon

Le voili, le voilou, LE épisode de merde de SPN. Celui que je n'avais VRAIMENT pas envie de revoir, celui qui m'emmerdait d'avance avec ses private jokes que personne ne comprend sauf les créateurs, l'épisode que ces abrutis ont fait pour se faire plaisir. C'est bien, c'est fait, on est contents pour eux.

Evidemment, comme ce ne sont pas tout à fait des bâtards finis, on nous balance quelques maigres os à ronger, à nous, pauvre galériens.

Mais bon, reprenons tout de même au début. Sam et Dean sont à Hollywood. Soit-disant pour un taf. Et aussi un peu pour se la couler douce. Heureusement que Dean évoque un tout petit peu le fait que Sam vient de descendre sa copine de ses blanches mains de demoiselle, parce que sinon, on croirait presque que ça n'est jamais arrivé !
Je vais vous épargner les détails franchement pachydermiques de l'intrigue, parce que c'est un peu abusé. (En même temps, ce n'est peut-être que mon avis, forcément biaisé parce que bossant moi-même à la télé, je me fais chier devant ce genre d'épisode que j'aurais presque pu tourner entre les murs de la chaîne pour laquelle je travaille. Las.)

Comme je le disais donc, il y a les petits os à ronger. La tronche de Sam lorsque le guide des studios annonce qu'on passe devant le tournage de Gilmore Girls (série de gonzesses dans laquelle a joué le grand truc avant de comprendre qu'il est un vrai petit garçon).

Il y a le long regard que Sam lance à un portemanteau où sont accrochés les costumes de Dean et Sam. Il y a les studios, bien sûr, vu qu'on y tourne un film d'horreur. On nous aurait reclaqué les décors de "Roadkill" que je ne serais pas étonnée.

Il y a le fait de faire de Dean un parfait petit assistant de production qui en profite pour piller le buffet...

... doublé d'un fan absolu de l'actrice principale.

Pareil, j'aime bien Dean, j'aime sa lourderie, mais se sentir obligé de le rappeler en le faisant s'empiffrer en permanence sous le regard pur de Sammy, ça a quelque chose de lassant voire d'agaçant.
Cela dit, ça m'a amusée de voir qu'il s'intégrait aussi bien et aussi vite, qu'il ait enfin l'impression de faire partie d'une équipe. C'est très vite évoqué, mais ça ne m'a pas échappé. Intéressant. L'homme est dans son élément. Limite il pourrait se fondre dans cette petite vie où la bouffe est bonne et les filles pas farouches pour un centime.

Il y a aussi toute la tension qu'engendre une telle production... et qui n'est pas sans rappeler la grève des scénaristes qui intervient un an après cet épisode.

(Alors lui, depuis qu'il a été vice-président à la Maison Blanche, il est partout.)

Plutôt rigolo de voir le côté blasé de nos lascars dont on critique sans le savoir toutes les ficelles (gros sel, fusils, incantations).

Et honnêtement, j'ai décroché au second visionnage. Je pense que l'intrigue n'était pas si mauvaise, au fond, parce que le coup du scénariste frustré qui a fait des recherches de malade peut se tenir. C'est juste que c'est pas pour ça que je regarde cette série, et qu'à ce moment de la saison, ça me gave. J'ai beaucoup ri de l'épisode du magicien, mais un seul épisode de ce genre par saison me suffit amplement, même si s'attaquer aux dessous de la caméra, c'est sympatoche.

Pareil, une fois l'affaire réglée, pourquoi, mais pourquoi faut-il absolument qu'on ait droit à la caravane qui grince et à Dean qui en sort avec le sourire satisfait du soldat qui a accompli son devoir... limite en remontant sa braguette.

Du coup, on ne sait plus si c'est de l'auto-parodie ou pas, et ça, ça me fout légèrement en pétard.
En revanche, le tout dernier plan est excellent.

Décor qui s'efface...

Pour laisser la place à un autre décor, vu qu'on est quand même un tout petit peu à Vancouver.

Bon, voilà, la Sorcière n'a aucun humour, qu'on se le dise.
Au suivant, qu'on chiale un peu, bordel !

 

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