Un peu en avance, certes, mais iTunes a eu une fuite, donc l'épisode est dispo, et après avoir vu Lifeline, j'ai eu envie de poursuivre sur ma lancée.
Vous aurez sûrement du mal à y croire, moi-même, je m'en étonne, mais pour moi, cet épisode, c'est du pur et même du bon Stargate. J'ai eu l'impression d'y retrouver les valeurs que défend un peu la franchise depuis le début.
Et cela sans doute grâce à la très chouette amitié et à la complicité qui lie tout ce petit monde, et quand ce n'est pas le cas, à l'humanité et à l'ouverture d'esprit dont font preuve les anciens pour que les nouveaux se sentent à l'aise.
Franchement, ça, c'est très chouette. Et ça manquait.
Et quel soulagement de ne pas voir débarquer pour la 72ème fois l'Apollo venu sauver toute la clique. Ahum.
Alors oui, quelque part, on pleure encore notre Elizabeth, et nul doute que c'est aussi le cas de Sheppi et de Rodney, au bas mot. Mais même Sam parvient à ne pas être trop à claquer, Teyla est limite au début, mais s'en sort plutôt bien car elle met cartes sur table, et la nouvelle petite Docteur Kaylee est brillante. Pas trop belle histoire qu'on n'ait pas envie de la dégommer à coups de talons aiguilles, mais juste adorable, ce qu'il faut, quoi. Quand je pense à l'autre dinde de Lexa Doig qu'ils nous avaient catapultée dans SG1, la gerbe me remonte.
Bref, et dans tout ça, également, un peu de bifteck pour une gateuse frustrée depuis longtemps : leurs rêves sont excellents, et ils en disent très long sur les angoisses et les fractures de ces personnages.
Celui de Teyla est bien plus intéressant qu'il n'y paraît au premier regard. On la retrouve en grande tenue de guerrière, façon saison 1. Elle sait et sent qu'elle s'est perdue en cours de route, et elle aspire à redevenir ce qu'elle était. Elle est tiraillée entre ses deux mondes. Son père continue de l'appeler. Elle culpabilise et continue de regarder vers le passé.

Elle se retrouve également tiraillée entre deux hommes...

Elle n'a pas oublié la petite culbute du Sheppard en mutation. Elle nie ses sentiments, en particulier devant Ronon, pas dupe, à qui elle se sent obligée de se justifier. La meilleure solution, ma chérie, étant d'en choisir un troisième.
Le coup du petit lendemain qui chante et du refus d'en parler à Shep était assez excellent.

De la bonne Teyla, dans cet épisode, ça nous change.
Le rêve de Ronon, ensuite, un peu plus grossier (enfin on parle de Ronon, donc bon) mais extrêmement éloquent. Il se retrouve tout seul dans Atlantis. Rien que ça, hein ? Ca en dit très long sur sa peur de la solitude.

Il est rattrapé par son passé de runner et le coup de grâce, c'est celui à qui il fait le plus confiance qui le lui donne.

Il finit enterré vivant, véritable symbole de la négation de son existence.
Tout cela, bien sûr, est une bien jolie métaphore sur le rôle central de Shep dans la vie de tous ces gens. Et aussi sur la manière qu'il a, parfois, de sous-estimer ce rôle, d'avoir du mal à l'accepter. Très mignon.
Le rêve de Keller est intéressant, aussi. En tant que médecin, sa plus grande peur est d'être dépassée par un cas farfelu, et de rester bras ballants devant...

(Ils nous ont bien eu avec le coup du bide qui bouge, en passant... )

Le rêve de McKay, ensuite, bien entendu, le plus barré et le plus fort en symboles. D'abord, McKay qui rame à contre-courant dans la tempête, fouetté par les éléments. Arf.

Qui fait du sur place. Qui n'arrive pas à rejoindre Atlantis, sous les moqueries du méchant Sheppard. Très très puissant ! Le coup de la baleine, ensuite, le fait qu'il soit terrorisé à l'idée d'être englouti par une puissance supérieure...

Et puis Shep, enfin. L'homme qui a peur des clowns...

C'est une angoisse assez amusante de la part de quelqu'un d'aussi nonchalant et facétieux.
La lutte avec son ego, enfin...

Et cette peur superbe de perdre encore un ami. Alors qu'il a vraiment du mal à se laisser réellement approcher par qui que ce soit... comme le montre cette scène un peu plus tôt...


C'est dans cet épisode, finalement, qu'on prend conscience d'à quel point cela a dû être horrible pour lui de larguer Elizabeth chez les Réplicateurs.

Bref. On est bien d'accord que tout cela est généré par le cristal alien, mais c'est l'occasion de caser quelques trucs vraiment sympas. C'est le cas, et c'est bien bon.
Et que dire de l'apparition du très très très mignon Lorne... 


Bon, je savais que quelqu'un allait casser sa pipe dans cet épisode, j'ai eu peur un instant que ce ne soit lui (ou pire, que dans un instant de délire, il descende la psy), mais non, cette pauvre Kate Heightmeyer (qui n'a pas très bonne mine, la malheureuse) va donc nous quitter par la petite porte.

Snif. Après Grodin, Bates et quelques autres, elle me manquera, quand même.
Sinon, je dois également admettre que Sam n'a pas été trop trop mauvaise. Et qu'Elizabeth ne m'a pas trop manqué. Parce que cet épisode était rempli d'amitié et de complicité, et que c'est trop chouette de les voir tous aussi soudés... En dépit des nouvelles têtes.

Très très bon épisode, vraiment. Pourvu qu'il y en ait d'autres, des comme ça...