Le blog de La Sorcière
 

Oh, la devinette du jour... UL-TIME !

Allez, c'est qui, l'infâme mouflet fantoche du capitaine Picard dans Star Trek : Generations, à la fin des années 80 ?
Sans mentir, j'ai failli en avaler mon balai...

Iiiik !

(Regardez bien les yeux, je suis sûre que vous pouvez le reconnaître comme ça. Pis trichez pas, si vous savez pas, laissez la chance aux chansons aux autres... )

 

Star Trek : Insurrection

Rahlala, la dé-cep-tion de ce film, je m'en souviens encore, toute minotte que j'étais, et à peine vingtenaire. Pffff... première grosse désillusion trekienne, là.

Franchement, ce film, je le trouve trop pourri. A part les scènes d'action dont certaines sont vraiment époustouflantes, le thème, c'est juste du super basique, genre épisode de tous les jours, quoi. Et ça, pour moi, ça pardonne pas sur grand écran. Mais vraiment pas.
Pensez donc. La fontaine de jouvence qu'une race pas très bien intentionnée veut s'approprier aux dépens d'une poignée de bons péquenauds qui vivent tranquillou leur vie de bouseux sur cette gentille petite planète à fleufleurs, en robe de lin et salopette de velours.
Honnêtement, on dirait du mauvais Stargate, quoi.

Donc ça, j'aime pas, même ça me fait braire. Je trouve ça scandaleux, là.
Evidemment, la Première Directive, la Fédération là-dedans jusqu'au cou, la possibilité de soigner des millions de gens si seulement on en déplace quelques petites centaines de rien du tout, blablabla.

Amiral Dougherty : Jean-Luc, we're only moving 600 people.
Picard : How many people does it take, Admiral, before it becomes wrong ? Hmm ? A thousand, fifty thousand, a million ? How many people does it take, Admiral ?

C'est touchant, mais c'est du vu et du revu, et dès le début, on ne doute pas une seconde que Jean-Luc Picard va faire péter ses galons de commandant et descendre en civil faire le ménage là-dedans. Accompagné de ses fidèles lieutenants, naturellement. Donc quel est l'intérêt, hein ?

Pfff.

Heureusement, il y a quelques petites choses pour sauver à peu près ce film. D'abord, ben il y a notre équipe, quoi. Et il y a un certain humour, aussi. J'adore le début où Picard doit, avec quelque ennui, accueillir une toute jeune race à bord du vaisseau pour une mission diplomatique. Il le fait avec le sourire, mais qu'est-ce que ça le fait chier !

Alors le voilà en train de répéter son petit compliment en langue locale, pendant que les invités sont en train de dévorer les arrangements floraux. Et hop, l'air de rien, on lui met une couronne ridicule sur la tête. Pauvre, pauvre Jean-Luc.

Ca, c'est juste irrésistible. Totalement. Et trop mignon. Et j'aime trop Picard de se montrer aussi délicieux alors que clairement, l'exploration, ça le botte nettement plus que le cocktail à mémé.
Et puis il est super flegmatique, ça le rend hilarant, bref, j'adore.

Sinon, l'autre truc qui m'a fait exploser de rire parce que ça vient vraiment de nulle part, c'est le petit trio très victorien de trois de nos officiers... Data ayant pété un câble, il faut le récupérer, et pour bloquer ses velléités quelque peu belliqueuses, Picard se met à chanter un passage d'opérette que l'androïde répétait justement avant de partir en cahouète. Le tout évidemment lors d'une petite course poursuite en navette juste à mourir de rire. Le mieux étant que Worf s'y met aussi, malgré un certain manque de culture terrienne du 19ème siècle.

Picard : Mr. Worf, do you know Gilbert and Sullivan ?
Worf : No sir, I have not had a chance to meet all the new crew members since I have been back.

Mais ouiiii !

Donc c'est à pisser de rire et franchement, un de mes passages préférés de ce film.

Bon, évidemment, comme nos lascars sont dans le coin de cette planète, ils se mettent à se sentir tout rajeunis et ragaillardis, et ça se manifeste différemment chez chacun, ce qui est plutôt fameux, on ne va pas se le cacher.

Il y a le pauvre Worf qui nous refait sa crise d'adolescence klingonne, hirsute, avec des boutons impressionnants sur la gueule. Pauvre vieux, la honte qu'il se ramasse devant les copains, j'en étais malade pour lui.

Il y a les gonzesses qui remarquent que du côté du soutif, c'est quand même nettement plus ferme.

Il y a Geordi qui a mal aux noeinoeils... ah ben tu m'étonnes, John, le voilà-t-y pas avec des mirettes toutes neuves, l'animal !
Une bien jolie scène, d'ailleurs, où il découvre pour la première fois un lever de soleil de ses propres yeux, et non à travers un visor ou des prothèses oculaires qui faussent tout.

Il y en a deux aussi qui en profitent pour folâtrer comme des ados, ce qui m'a emplie de haine parce que voilà, comme dit dans ma précédente review, faut forcément que ce soit à cause de la fontaine de jouvence et pas parce qu'ils en crèvent d'envie depuis environ deux cents ans.

Et il y a le capitaine, qui ma foi, chérie, se sent rajeunir, lui qui voit les années défiler à une vitesse qui ne lui convient que moyennement.

Qui nous esquisse même quelques pas de danse.

Et qui se met à draguer sauvagement l'indigène, wouhlala, attention, le Jean-Luc des grands jours est de sortie !

Bon, c'est sans doute ce qui m'a le plus séduite, dans cet épisode. Outre le Jean-Luc des grands jours qui est irrésistible, il faut bien le dire. Le coup du temps qui est relatif... le fait que pendant que Picard se désole intérieurement de sa vieillesse qui s'annonce pendant que la race de gros méchants, les So'na, se fait tirer le cuir et vider de ses toxines pour résister aux outrages du temps.

Et que pour Anij, la petite copine du jour de notre captain, celui-ci n'est qu'un bambin de rien du tout, vu qu'elle a quasi le quadruple de son âge.
Donc tout ça, les fenêtres que ça peut ouvrir, la mise en perspective, j'ai trouvé ça très joli, et à l'écran, c'est très bien réalisé.
Mais ça, Jonathan Frakes, il sait faire, et avec beaucoup de sensibilité, donc je ne suis pas étonnée que ce soit aussi charmant.

Et c'est agréable de voir le captain péter un coup, larguer un peu l'uniforme (pour une très seyante veste en cuir, au passage, uhuhuh) et lutiner la gueuse. Ca n'a rien d'inédit, mais c'est plaisant. Et comme il est très mignon quand il est un peu amoureux, ben voilà.

A part ça, comme on ne peut pas faire rajeunir Data, on lui met un moutard dans les pattes, ce qui est très drôle.

Allez, comme vous avez tous vu Twilight, je vais vous confier qu'il s'agit du grand dadais qui n'a d'entrée de jeu aucune chance avec Bella vu qu'il y a Pattinson en face, et qui du coup se retrouve avec la brune concon.
L'était mimi, à l'époque !
Donc ce petit emmerdeur nous tanne Data, effaré qu'il est d'apprendre que l'androïde ne sait pas jouer, et que même pas il sait ce que ça veut dire de faire le con dans le foin.

Donc à sa manière, Data nous fait aussi sa petite cure de jouvence.

Sinon, ben comme il est juste pas question de voler cette planète aux braves ploucs, paf, voilà que l'équipage de l'Enterprise les emmène au Gouffre de Helm.

Euh, pas le bon film. Mais bon, vous avouerez que...

Ensuite de ça, Picard n'est pas bien content parce qu'on s'attaque à sa meuf, il fait péter le plan de l'amiral pourri et des pas beaux tirés de la gueule, et tout le monde tombe dans les bras les uns des autres parce qu'on découvre qu'en fait, les méchants et les ploucs, c'est les mêmes ! Ah ah ah, c'que c'est con et niais, vous avouerez !

Evidemment, le seul qui se retrouve bien chocolat (à part Geordi qui récupère ses prothèses et les filles leurs nichons flasques), c'est le pauvre Jean-Luc qui promet de revenir bien vite. Oué c'est ça. On sait tous qu'il dit ça à chaque fois et qu'au final, il va épouser Beverly Crusher, donc bon.

Et moi, bien sûr. Qui suis verdâtre parce qu'ils m'ont vraiment ridiculisé mon F. Murray Abraham, mon Salieri, quoi.

La preuve ? Les bonus...

Bref, c'est râlant, quoi.
Bon, on arrive à Nemesis, et comme je n'ai toujours pas décidé de ce que je pense de ce film, on n'est pas dans la merde !

 

Star Trek : First Contact

First Contact. 1996. J'ai rarement autant attendu un film que celui-là, je peux vous le dire !
(Enfin, c'était avant de connaître Peter Jackson, of course.)

A l'époque, c'était à peu près tout ce que j'avais à me mettre sous la quenotte en matière de Star Trek, et j'ai été sacrément récompensée. Je ne peux pas vous dire à quel point j'ai trouvé ce film bon. C'est le meilleur, sans conteste. Et treize après, j'en ai ri de voir ça, au générique.

Ah, Ronnie, sans le savoir, comme je t'ai aimé et béni après avoir vu ce putain de film. Comme notre histoire remonte à loin.

(Dommage que je ne puisse plus sentir les deux autres arsouilles également cités depuis qu'ils m'ont coulé l'Enterprise de Trip et Jonathan, mais bon.)

Alors oui, c'est bourré des petits défauts qui m'exaspèrent, dans Star Trek. Oui, ils ont soixante-dix balais dans le fion rapport à ce que c'est des hommes de l'espace hyper-idéalistes et que non, ils ne vont pas baiser comme des castors alors qu'ils en meurent d'envie dans la cabane puante de Monsieur Premier Contact, l'alcool aidant. Ca fait 25 ans que ça dure, pourtant, et bon, c'est pas tout ça, mais on commence à se faire vieux, ma bonne Deanna.
Hein, M'sieur Riker ? Pourtant, ça n'a jamais hésité à culbuter une ou deux aliens en relatif catimini. Mais à part tapoter gentiment la main de la bourgeoise pour la ranimer après une solide biture, mouaif.
Enfin, bon, c'est que partie remise, et le film suivant nous prouve bien, encore une fois, que dans Star Trek, on ne faute que quand on est sous l'emprise d'une hormone alien qui vous flanque en chaleur un truc de malade ou qu'on se retrouve rajeunit de trente ans par l'opération du saint-esprit (ou des anneaux farceurs d'une planète de jouvence).

Oui, j'avoue que le manque de tagada-tsoin-tsoin et la manière dont la chose est soit maladroitement soit froidement abordée dans Star Trek, ça m'a toujours un peu agacée.
C'est encore le cas ici. Mais on ne refait pas trente voire quarante ans de franchise, c'est clair.
C'est une des raisons pour lesquelles BSG m'a immédiatement séduite, au passage. Parce qu'on ne s'embarrassait pas de pincettes pour parler de sexe. Et parce que oui, dans l'espace, même les vieux ont le droit de niquer, ce qui est formidable.

Bon, on peut commencer par le commencement, ma bonne Sorcière, si point ça ne te dérange, hein ? Oui, on peut commencer par cette scène spectaculaire, un zoom arrière absolument renversant. Au ciné, je vous raconte pas le vertige. L'iris bien vert de Jean-Luc, notre Picard de Captain, qui recule, qui recule, qui recule.

Jusqu'à ne plus être qu'un minuscule élément de ce frais et charmant vaisseau qui n'est autre qu'un cube borg.
Alors, pour les novices (qui peuvent parfaitement regarder ce film, d'ailleurs), il faut savoir que notre ami Jean-Luc a été chopé par les Borgs quelques années plus tôt, assimilé par leur collectif, et devenu un vilain robot très dangereux. Dangereux car il a tous les amiraux dans la poche de son pyj' et que tous ces jolis secrets de Starfleet entre les papattes griffues des Borgs, ouh la la, ma bonne dame, le dégât que ça fait ! D'autant qu'il est pas totalement débile, Picard, il sait jouer aux échecs en trois D, donc zyva pour le flinguer à la bataille navale en vrai, toi.
In extremis, on nous le récupère et le voilà sauvé et réhumanisé, ce qui nous l'a totalement traumatisé parce que faut bien le dire, ça n'a rien de très agréable, d'une part, de se retourner contre ses petits camarades humains, et d'autre part, de se faire opérer pour enlever tout le métal qu'on vous a enfoncé dans le corps.

C'est là que débarque Céline Dion, tiens, ça faisait longtemps qu'on l'avait pas vue, c'te bonne gueuse !

Inutile de dire que Patrick Stewart nous joue ça à la perfection.

Et là, regardant dans le miroir sans doute pour y détecter quelque ancienne cicatrice, ah ah !

Bis repetita. Quel talent, cette Céline !

Forcément, on s'en doute, aussitôt que les Borgs montrent un quart d'orteil, on nous envoie le Picard et son équipage somnolent deux ou trois galaxies plus loin histoire de voir si le gazon y pousse correctement. Ca énerve un tout petit peu toute la marmaille qui commence à arborer quelques rides/cheveux blancs/traces de botox.

Ca énerve également Dave Williams que je trouvais très très mimi à l'époque.

Ouep. Dave Williams qui pilote l'Enterprise E. On se fait pas chier, mon bonhomme, dites donc !
Bref, comme une fois par film, Picard nous fait tout un cake parce qu'il va enfreindre les ordres de Starfleet. Et là tout le monde de prendre un air pénétré et recueilli.

Picard : Lieutenant Hawk, set a course for Earth. Maximum warp.
Hawk a.k.a. Dave Williams : Aye, sir.
Picard : I'm about to commit a direct violation of our orders. Any of you who wish to object should do so now. It will be noted in my log.

Et là, mon Data tout frétillant grâce à sa petite puce d'émotivité toute neuve.

Data : Captain, I believe I speak for everyone here, sir, when I say : to Hell with our orders.

Good boy.

S'ensuit une bataille spatiale de folaïe où qu'on récupère notre Klingon maison qui officie désormais sur DS9 (mais bon, hop, un coup de baguette magique et le voilà à bord de l'Enterprise) et franchement, j'adore encore le moment où l'Enterprise, gigantesque, se glisse entre le cube borg et le Defiant en mauvaise posture.

Treize ans plus tard, ça le fait toujours.
Hop, surprise, le cube détruit par les bons soins de Picard qui connaît bien les faiblesses de l'ennemi nous accouche d'une sphère. Qui file tout droit vers la Terre. Mais pas la Terre du 24ème siècle de l'Enterprise E. La notre dans 54 ans. Eh ouais. Les Borgs doivent avoir des ancêtres lointains de la race Terminatrice. Parce qu'ils ont décidé qu'un petit coup de timeline-frak s'imposait.
En fait, ces très intelligentes et logiques personnes ont tout simplement empêché le premier vol exponentiel (plus rapide que la lumière, baby) et donc empêché le premier contact extra-terrestre dont on nous rebat les oreilles depuis quarante cinq ans et qui doit faire de notre planète une nation unifiée, heureuse, béate, sickness-free et prospère.
Résultat, les Terriens restent des ptites bites qui peinent à se remettre de leur troisième guerre mondiale, et rien de plus simple, de ce fait, de les assimiler et d'en faire une nation robotique. Vous me suivez ?

L'occasion pour Picard et ses laquais de rencontrer le grand Zefram Cochrane, l'auteur de ce premier contact... et de se rendre compte que... euh... certes il est grand en hauteur, mais pour le reste, euh... c'est un peu un heureux incident, cette histoire de premier contact. Disons que Zef, il a un peu le cul bordé de macaronis, quoi.

Ou de verres de tequila, au choix.

(Et oui, le mari de Ruth Fisher est l'auteur du premier contact. C'pas beau, ça ?)

Donc d'un côté, on a l'équipe descendue sur Terre qui va tout faire pour que le premier vol exponentiel ait lieu... on s'amusera d'ailleurs de découvrir que Cochrane a modifié un missile nucléaire pour en faire une fusée spatiale, laquelle fusée spatiale va ouvrir la voie vers une nouvelle ère de paix et de félicité pour notre planète à deux balles.

De l'autre, on a l'équipage de l'Enterprise qui ne le sait pas encore, mais qui est déjà en train de se faire envahir par les Borgs. Et sans la connaissance encyclopédique du sieur Picard sur le sujet, nul doute qu'ils n'en seraient jamais sortis.

Chose qui m'a plue, en revoyant ce film : on ne découvre les Borgs que très très tard. On les devine longtemps. On les voit même terrifier Robert Picardo, qui joue le docteur holographique fort brièvement histoire d'occuper les robots-zombies pendant que Beverly et toute la clique se cavalent, ce qui ne l'amuse pas du tout, tout hologramme soit-il...

The Doctor : I'm a doctor, not a doorstop.

Donc pendant ce temps, Jean-Luc Picard, remonté pour la fiesta, regarde tranquillement tout son équipage se faire assimiler, ce qui lui plaît beaucoup. Car que fait un Borg quand il se voit menacé ? Il assimile et crée d'autres Borgs. Comme ça.

Donc au bout d'un moment, eh bien il faut commencer à descendre les hommes de l'Enterprise. Sympa, non ?

Le pire, c'est que le Captain le fait sans même hésiter une seconde histoire d'épargner à ses gars de passer par la même torture que lui.
Pas de bol, cette truffe de Data se fait lui même pécho, et comme il est déjà un robot, eh bien... on va faire tout l'inverse, et faire de lui un vrai petit garçon !
Ca, j'ai trouvé magistral. D'abord parce que comme je le disais dans la review de Generations, j'adore le voyage de Data. Ensuite, parce qu'il n'y a rien à faire, on revient toujours à l'androïde. Autant on peut avoir fait le tour des autres personnages, autant lui, depuis la fin de la série, son intrigue, déjà riche avant, s'envole.

On le retrouve donc prisonnier des Borgs, et plus précisément de leur reine, qui est absolument et horriblement fascinante.

Et je ne sais pas comment c'est possible, mais elle est également très sexy.

D'autant qu'on la soupçonne d'être un tout petit peu une coquine, dans son genre.

Donc ayant percé à jour le grand rêve de Data, devenir humain, elle lui fait cadeau de morceaux de peau. Et lui fait découvrir... de nouvelles sensations. Wouhouh.

Après ça, elle lui fout évidemment bien les glandes en le menaçant de lui reprendre ce joli présent qu'il feint de ne pas vouloir. Mais évidemment, après avoir cédé à ce péché de chair, notre brave androïde est bien incapable de renoncer à tant d'humanité.

Moralité, il est bien piégé. Et en tant que fan de TNG, c'est magique d'assister à une telle scène.
Et dans la foulée, paf, il se fait séduire par sa majesté.

Pendant ce temps-là, sur Terre, ben les envoyés de Picard s'en sortent comme des brêles et terrifient le pauvre Cochrane en lui racontant à quel point il est un héros, qu'on apprend tout sur lui dans les écoles du 24ème siècle, et qu'il aura sa statue érigée dans cette clairière, le bras levé vers le cosmos.

Du coup, le héros, qui ne dessoûle pas de deux semaines, se carapate et il faut le ramener à coups de pied dans le cul jusqu'à sa fusée. C'est vachement propre.
Mais je me bidonne à chaque fois que je vois Reg Barclay (Loopiiiing !) venir lui serrer la main, à la limite de mouiller son slip devant son héros d'enfance.

Et sinon, ben je suis bien contente pour Geordi qui est enfin débarrassé de son visor et qui étrenne son nouveau look.

Là, bon. Après être allé faire guincher la gueuse du 21ème siècle dans le holodeck, JL commence à péter un sérieux boulard au sujet des Borgs. Ca va pas super fort chez lui, et le fait de se traîner un transfuge terrien arriéré, a.k.a. la copine de Zef qui comprend rien à ce qui se passe et qui pense que les Borgs sont suédois, ben ça pourrait aider, mais non.
Pourtant, une fois de plus, j'ai poussé un long soupir lorsqu'il lui explique à quoi ressemble son futur. Notre futur.

Picard : The acquisition of wealth is no longer the driving force in our lives. We work to better ourselves, and the rest of humanity.

Voilà pourquoi j'aime Star Trek. Cette phrase, tout simplement. Elle définit parfaitement tout l'univers de Star Trek.

Après ça, comme les Borgs foutent le bronx et menacent de tout faire péter, il faut détacher une partie du vaisseau de je ne sais plus quoi, sauf qu'évidemment, ces branlouzes n'ont absolument plus le contrôle de quoique ce soit, donc faut procéder à la mimine. Ca nous vaut une pure scène d'une lenteur et d'une longueur exquises. Worf, John-Luke et Dave Williams sont dans la place. Et arpentent longuement la coque du gigantesque vaisseau la tête à l'envers. Ce qui vaut au vaillant Klingon moult râles d'agonie. La bête à l'estomac fragile.

Paf, pas de bol, Dave se fait assimiler, ce qui explique beaucoup de choses...

Mais on parvient quand même à ne pas tous sauter dans les dix secondes.

Bien sûr, le pétage de plombs de Picard est magnifique, et personne mieux que Patrick Stewart ne peut jouer le rôle du type qui n'arrive plus à distinguer ce qu'il convient de faire dans pareille situation. Incapable d'accepter la défaite, incapable de détruire son vaisseau pour détruire les Borgs, aveuglé par sa haine des Borgs et son désir de vengeance.
Quant à ses hommes, ils baissent le nez et obéissent. C'est le capitaine. Quitte à crever jusqu'au dernier.
La rébellion, elle vient donc de Lily, la copine de Zef (qui est aussi Mrs Applewhite à Wisteria, vous voyez comme on se retrouve ???), qui le secoue, un truc de ouf.

Et au final, ça marche. On n'échappe pas à la petite analogie avec Moby Dick, mais c'était ça ou le Magicien d'Oz. Et comme c'est Patrick Stewart qui fait la citation et qu'il a une voix à tomber, on pardonne.

Picard : "And he piled upon the whale's white hump the sum of all the rage and hate felt by his whole race. If his chest had been a cannon he would have shot his heart upon it."

Alors faisons donc péter l'Enterprise E. Sauf qu'au moment de partir, JL se souvient qu'il a un peu oublié quelqu'un. Et ce quelqu'un, c'est Data.

Ca tombe bien car c'est exactement sur ça que comptait sa majesté tentaculée. Elle l'avait déjà chopé une fois, mais cette fois, elle veut qu'il vienne à elle de son propre chef.

Pendant ce temps, l'ivrogne fait voler sa fusée, avec un gros coup de pouce de Geordi et du Willou...

Et pour ceux qui ont suivi Enterprise, vous vous souvenez du générique ?

Ca venait donc de là.
A bord du vaisseau, paf, sa majesté veut faire péter la fusée avant qu'elle n'ait pu être repérée par les extra-terrestres du premier contact. Sauf que Data n'est pas tout à fait d'accord et qu'au terme d'une scène d'action où on se dit que Patrick Stewart a dû passer des centaines d'heures à soulever de la fonte, eh ben notre androïde sauve tout ce petit monde en liquidant sa majesté.

Et c'est Picard qui brise ce qui reste des morceaux.

Back to Earth, les extra-terrestres en vadrouille ont bien aperçu le passage de la fusée de Zef, et décident que ça peut valoir le coup de rendre visite aux petits Terriens de rien du tout. Et surprise...

Ces extra-terrestres...

Ce sont des Vulcains...

Accueillis avec toute la classe dont Zefram Cochrane est capable.

Vulcain : Live long and prosper.
Cochrane : Thanks !

Voilà... s'il y avait un film à faire, c'était bien là-dessus, merci, Ron. Jolie plongée psychologique chez les deux personnages, le Captain et l'androïde, dont l'amitié s'en trouve d'ailleurs encore approfondie par cette expérience commune.
Et en attendant, ben Will Riker n'a toujours pas tiré sa crampe alors que Data s'est encore tapé une folle du cul, c'est juste du délire !

Du bon Star Trek, ça madame. Contrairement à ce qui m'attend avec Insurrection... oups ! Ca va tailler !

(Trouver le moyen de me rendre F. Murray "Salieri" Abraham ridicule, fallait quand même le faire.)

To be continued !

 

Star Trek Generations

Nan mais forcément, vous passez un week-end chez les geeks allemands qui poussent les hauts cris dès que l'ombre d'une oreille pointue apparaît, et puis on vous prend en traître en vous forçant à regarder 28 minutes du dernier Star Trek, on vous oblige à retomber dans vos vieux travers de post-ado super fan de Jean-Luc, alors à peine rentrée, vous louchez sévèrement sur votre petite collec' de DVD Trek et vous vous dites que ce serait pas idiot de vous refaire les quatre derniers films avant d'aller voir le nouveau.

Sauf que si, c'est complètement idiot vu que le nouveau film n'a aucune continuité avec les précédents et que l'équipe TNG a raccroché ses commbadges.

Mais bon. Nostalgie, quoi.

Donc j'ai commencé par Generations, qui est au total le septième film Star Trek, les précédents mettant en scène l'équipage du célébrissime Jim Kirk.
Generations sort donc en 1994, et il faut savoir qu'avant ça, les Américains ont suivi pendant sept années les aventures de Picard et de son Enterprise dans le 24ème siècle. Donc il est largement temps de pousser pépé Kirk vers la porte de sortie.
C'est donc le premier film où ce dernier n'occupe plus vraiment le devant de la scène, où il passe le relais à Picard. Le seul truc qui n'est pas très pratique, c'est que Kirk a oeuvré une bonne centaine d'années avant ledit Picard. Sauf qu'on est dans Star Trek et qu'on se fait un plaisir de bidouiller la timeline pour faire se rencontrer ces deux grands hommes. Surtout Picard. Non parce qu'il est gentil, Kirk, mais bon, maintenant, c'est Hooker, quoi.

Donc Generations a le culot de nous faire mourir Kirk. Deux fois. Parce que c'est Kirk et que mourir une fois, c'est bon pour n'importe quel branleur mais pas Kirk. A noter aussi que Kirk n'embrasse pas une seule donzelle dans ce film, waouh, il se ramollit sévèrement !

Bon, sinon, il faut que je précise que ce film, c'est quasiment mon premier contact (ah ah ah, je fais de l'humour, là !) avec Star Trek, enfin TNG plus précisément. Et qu'on a regardé ce film en 1996 avec mon père et mon frère, et que je crois bien avoir été la seule des trois à trouver ça mirifique ! LOL
Je ne devais pas être très en forme, parce que clairement, mirifique, ça ne l'est pas. Ca a ses qualités. Mais également beaucoup de défauts. Notamment que par moments, c'est complètement illisible, que par moments, c'est justement TROP lisible, et que parfois, on sent que tout ce petit monde est un petit peu pressé et emprunte quelques commodes raccourcis qui font froncer les sourcils.

Mais bon. Il n'empêche que c'est ma première rencontre officielle avec Ron Moore. Ah là là, quoi !

On ouvre ce film sur l'inauguration de l'Enterprise B, et j'adore cette bouteille qui se balade dans l'espace avant d'aller s'écraser contre la coque du nouveau vaisseau.

Qu'on envoie hors du dock alors qu'il n'est pas franchement terminé, sans parler du commandant qui n'a pas l'air bien fini non plus.

A bord, l'illustre amiral Kirk est là pour le lancement, ébloui par les flashes, gavé par les journalistes.

Par chance, ça chie d'entrée de jeu, et Kirk se retrouve défenestré sous l'oeil et la moustache désolés de ce bon vieux Scotty.
Schluss.

Re-intro... honnêtement, à l'époque, j'avais rien compris. Le concept de holodeck m'était totalement étranger. Mais j'avais trouvé ça super classe.

En revoyant ce film, je retrouve ma vieille tendresse pour l'androïde Data et ses petits déboires robotesques. Ah, sept ans à servir à bord de l'Enterprise, et il en est toujours plus ou moins au même point : à tenter de saisir le concept d'humour. C'est pas gagné !

Bah oui, rien à faire, je le trouve toujours aussi mignon avec son chachat, et ajoutez à ça la greffe de la puce à émotivité (enfin, les mecs, sept ans qu'on attendait ça !) et avec elle, la faculté d'aimer ou de détester, d'être heureux, triste ou d'avoir peur, eh ben comme d'hab, il est passionnant, notre Data.

Bon, Generations, c'est quand même surtout, à mes yeux, une chouette réflexion sur le temps qui passe, la famille, la vieillesse. Un thème qui sied magnifiquement à Patrick Stewart (en même temps, on se demande ce qui ne lui sied pas, à cet homme-là).

Eh oui, le temps passe pour Jean-Luc Picard, l'explorateur pacifique tout dévoué à sa mission, à ses hommes, à la Fédération. Et entre temps, Jean-Luc Picard, il a un peu oublié de vivre à côté. Il ne s'est pas marié, n'a pas eu d'enfants. Alors quand son neveu et son frère périssent dans un incendie, il se rend compte que la longue lignée de Picards va s'éteindre. Et ça, ça lui fout monstrueusement les glandes.

Forcément, c'est à ce moment-là que se pointe un prétexte pour explorer ce que sa vie pourrait être s'il changeait brusquement de direction... et là, fiou, ils ont quand même failli me perdre tellement cette histoire de ruban temporel m'a laissée perplexe. Et... entre nous, Guinan, sa grande copine... jamais elle lui a dit qu'elle avait passé ouatemille années dans ce truc-là ? Mouaif.

Bref, dans ce sympathique ruban, le temps s'arrête et vous pouvez vivre votre vie idéale à l'infini. De quoi vous rendre fou quand on vous oblige à en sortir, comme l'a fait Kirk à une foule de bienheureux 78 ans plus tôt avant de disparaître. Et ça, le docteur Soran, il a pas supporté. Très bon Malcolm McDowell, en passant. Malheureusement, il est tellement flippant qu'on n'a jamais aucun doute sur l'issue de son personnage. D'entrée de jeu on sait qu'il n'en sortira pas vivant, et ce manque de profondeur me désole un peu, j'avoue.

Bref, pour retourner de là où il vient, il ferait n'importe quoi, quitte à s'allier avec des Klingonnes qui puent des pieds et certainement de la gueule, les célèbres soeurs Duras.

Qui nous font une sortie superbe vu qu'elles font un tout petit peu péter l'Enterprise D, wouhouh ! Elles sont laides, mais elles sont pas totalement connes parce que percer la fréquence du bouclier de l'Enterprise, je dis bravo !

(Au passage, je suis toujours aussi fan des Oiseaux de proie klingons avec leur système d'occultation. Rah, ça, c'est la classe ul-time !)

Enfin, au revoir les soeurs Duras, badaboum l'oiseau de proie.

Data : YES !

Donc Soran, l'homme qui n'a plus rien vu que son monde a été détruit par les Borgs, ne souhaite plus qu'une chose, retourner vivre sa petite vie rêvée pour toujours dans le Nexus. Tandis que Jean-Luc Picard, l'homme qui n'a plus grand-chose non plus, tente de l'en empêcher, pendant que son vaisseau s'écrase consciencieusement.

Rah, j'avoue que revoir la manoeuvre de séparation de l'Enterprise D, c'était monstrueux. Je suis pas sûre qu'on ait vu ça avant, dans la série.

Et le crash qui dure, qui dure, tellement elle est immeeeeense, cette soucoupe, véritable ville aérienne, blindée de civils, de familles qui voyagent avec leurs proches de Starfleet. Oui, ça c'est une chose que j'ai adorée, dans TNG, le fait qu'il y ait désormais des enfants, des familles, des crèches, des jardins à bord de l'Enterprise. Qu'il y ait davantage de civils que de membres de l'équipage. Ca donne une dimension tellement pacifique à tout ça.

(Oui, enfin sauf quand il s'écrase, quoi. Oh, ça n'arrive pas souvent, quand même.)

Bref, l'Enterprise, ou du moins sa soucoupe vu que le reste a fait hop, s'écrase copieusement.

Et ils arrivent même parfois à rendre ça un poil poétique. C'est rageant quand ça se produit dans un film qu'on trouve plutôt moyen.

Soran fait donc exploser le soleil du système ce qui lui permet de dévier le Nexus et de se faire gober avant que tout ce petit monde ne soit réduit à néant. Enterprise compris.

Pouf.

C'est là que Picard, prisonnier lui aussi du Nexus, se retrouve avec une femme, un sapin, des cadeaux de Noël et une ribambelle d'insupportables mouflets frisés qui lui baisent les mains. Ah bah oui, ah bah là forcément, ça vous passe l'envie, quoi.

Mais bon, ce bon Jean-Luc pourrait décider de rester là, dans le confort feutré de cette grande bourgeoisie à frou-frous, mais ah ! Il sait que c'est pas bien et qu'il ne pourra jamais vivre ici en sachant que c'est du faux, et que de l'autre côté, ses hommes sont morts et tout ça. Alors il s'en va chercher Kirk, lui aussi aspiré par le Nexus et qui fend du bois tant qu'il peut devant sa cabane, et les deux commandants s'accordent pour dire que oué, c'est très sympa la vie qu'on n'a jamais pu avoir, mais bon, rien de tel que l'action, la vraie, changer les choses blablabla.

C'est comme ça qu'on rembobine (euh, ah ?) et que les deux pépés parviennent à arrêter Soran, ce qui coûte la vie à Kirk, mais on s'en fout car il s'est éclaté.

Kirk : Did we do it ? Did we make a difference ?
Picard : Oh, yes. We made a difference. Thank you.
Kirk: The least I could do... for the captain of the Enterprise. It was... fun. Oh, my.

Je ne veux pas jouer mon obsédée de BSG, mais... HELLO, DAYBREAK ???

Enfin voilà un Enterprise perdu pour la patrie, quelques pertes, mais tout va bien car Data retrouve son chat dans les décombres, et que même il verse une petite larmiche d'androïde, accomplissant ainsi un nouveau pas vers cette humanité qu'il convoite tant.

Et nous, ben on a rendez-vous avec l'Enterprise E, Jean-Luc Picard et sans doute mon film Star Trek préféré : First Contact !