Le blog de La Sorcière
 

113 : Battle lines

Sainul !!!

Avachie sur mon canap', me voilà en train de sauter en l'air en revoyant débarquer ENFIN Kai Opaka, la demi-portion qui sert de chef spirituel à la nation bajorane. En arrêt, j'attends l'oracle qui ne va pas manquer de sortir de sa bouche...

Et voilà qu'on nous la zigouille ???

Comme on n'est pas trop couillons et qu'on a bien compris qu'elle insistait pour visiter le wormhole, on se dit que c'était son destin et qu'elle le savait, mais c'est sans calculer que nous sommes dans Star Trek, et que la planète sur laquelle ont échoué Ben, Kira, Opaka et ce gagne-petit de Julian Bashir ressuscite les gensses. Comme c'est commode.

A peine a-t-on le temps de se réjouir (ou de bailler largement devant les âneries des néandertaliens qui peuplent ladite planète) qu'elle décide de rester là, la bougresse !!!

Ah ben ça va être propre quand Benjamin va rentrer pour dire aux Bajorans : "Ah, désolé, les gars, j'ai un peu paumé votre guide en route."

On se doute bien que ça va avoir des répercussions dramatiques sur l'intrigue de fond, mais nandidiou, quelle déception ! Va falloir nous dégainer rapidement l'arme "prophète" parce que là, je suis sur le point de démissioner, moi !

Seul intérêt de cet épisode, sinon, c'est l'éclairage qu'il jette une fois de plus sur Kira Nerys, excellent personnage, décidément, élevée entre respect des traditions spirituelles et terrorisme...

On imagine bien ce qui peut lui passer par la tête quand elle réalise, par deux fois, qu'elle va devoir rentrer au logis sans le number one bajoran. Très dur.

 

Deep Space Nine : ce que j'en pense : pas que du bien !

Voilà, j'en suis à l'épisode 13 (dont je vous reparlerai puisqu'il incarne ma plus grosse déception de la série à ce jour). Eh bien les trois premiers épisodes étaient super prometteurs, certes, mais ensuite, aïe, ouille, uh ! La chute est rude. Pour tout dire, je me fais chier à MORT. C'est pire que les débuts d'Enterprise parce qu'il n'y a ni Trip, ni Archer, ni Porthos.

Outre un manque cruel de bogoss en caleçon, donc, (eh ben oui, c'est une donnée cruciale), passés les trois premiers épisodes, c'est un enchaînement d'épisodes tels qu'on en a vu environ 600 depuis le début de Star Trek. Et oui, DS9 nous a inventé là le concept de l'exploration sans bouger d'un pouce. Waouh. On s'incline tous bien bas face à cette révolution du genre.

Et vas-y que je te balance tous les aliens les plus moches de la création, et vas-y que je te ressors Q de derrière les fagots (comme si on ne se l'était pas assez coltiné dans TNG, celui-là), et vas-y que je te chope un virus qui rend tout le monde maboule et pire que tout encore : et vas-y que je te colle des épisodes gonflants sur les Ferengis.

Bref, tout cela rime sauvagement avec "avance rapide", dans mon monde. Et pourtant, je m'obstine, parce que je sais que ça va partir... reste à savoir quand. Parce que ça devient assez critique, là. A chaque fois que je vois Benjamin enfiler son uniforme d'apparat, je m'accroche à l'espoir qu'on va ENFIN descendre faire un tour sur Bajor ; parce que merde, quoi, ça va faire plus d'une demi-saison qu'on est là, et on est toujours pas descendus sur Bajor, les mecs ! Chaque fois que j'entends le mot "Prophète", je dresse l'oreille, eh ben non, que dalle, toujours rien. Je m'émerveille de ma patience, mais là, ça commence à faire BEAUCOUP !

Voilà, il va donc falloir envisager quelque chose, parce que je commence à être endolorie de l'index (celui qui appuie sur "avance rapide") et cette histoire de prophétie me chatouille sévèrement les naseaux. La Sorcière veut savoir ! Et La Sorcière n'est pas CONTENTE !

Et pourtant, La Sorcière va continuer, c'est ça le pire.

 

104 : A man alone

Oh, comme c'est choupi. Ca me fait tout drôle de revoir Keiko, l'épouse d'O'Brien (j'ai failli écrire "du chief" ).

(Apparemment, le jeune Jake n'est pas le seul à se plaindre de la vie sur DS9).

Je me souviens de leur mariage dans TNG, et de la naissance de la petite Molly... Il me semble... Dans un turbolift, peut-être bien...

Elle a grandi, la moucheronne ! Trop mimi. Voilà ce qui est chouette, dans Star Trek. C'est qu'on peut suivre les personnages sur des années et des années. Moi qui adore le développement des personnages, forcément, ça me comble.

A part ça, hop, on continue sur notre lancée. Ca commence à devenir difficile de considérer les Bajorans comme des victimes étant donné les conneries qu'ils font sur la station, tout de même. Parce que là, faire accuser le pauvre Odo du meurtre d'un des leurs, c'est pas gentil DU TOUT !

Par contre, je crois qu'Odo va décidément beaucoup me plaire. Triste de voir à quel point il semble atteint quand Sisko lui retire son boulot de chef de la sécurité. Et digne, avec ça. Super digne. Ouaip, ça c'est un chouette personnage.

Ok, il a une drôle de tête, mais l'acteur est quand même épatant.

Pas mal aussi de faire quelques petites mises au point sur la relation entre Dax et Sisko... même si à mon avis, Bashir était vraiment le seul à s'interroger sur leurs hormones. Il ferait mieux de faire gaffe aux siennes, lui... Visiblement, elles sont en ébullition.

Et à part ça, ça m'éclate de voir à quel point Kira est toujours au taquet.

Excellente ! Une vraie terreur !

 

103 : Past prologue

Un épisode intéressant parce qu'il confirme plusieurs choses. Et la plus importante c'est quand même bien l'accent qui va être mis sur les personnages. D'entrée, après le double épisode pilote, on nous pose devant le dilemme auquel Kira Nerys doit faire face : bosser à fond pour la Fédération, ou décider de jouer un double jeu. Et ça, c'est franchement pas mal vu, surtout qu'on se doute bien que dans son passé de résistante, elle n'a pas dû se contenter de distribuer des pamphlets révolutionnaires.

(L'occasion également de mettre les choses au point entre Sisko et Kira... )

Donc voilà, approfondissement direct du deuxième personnage de la série (et de la station). Décidément, DS9, ne serait-ce que par sa nature, diffère beaucoup de ses séries-soeurs. Je n'irais pas jusqu'à dire que cet épisode était passionnant, mais il pose des bases intéressantes, et surtout il nous montre bien aussi qu'il y a encore du boulot. Et qu'on peut craindre non seulement les Cardassiens mais aussi les Bajorans.

Ca va être sympa pour Sisko, ça, très très sympa.

A part ça, nous ressortir Betor et Lursa... euh... oué. Donc c'est un double running-gag vivant, ces deux-là.

Sinon, j'ai trouvé Odo très bon. Et j'ai aussi flairé un truc qui pourrait être développé par la suite. Il semble très curieux du fonctionnement des "humanoïdes", comme il les appelle. J'imagine donc que son espèce n'est pas humanoïde et qu'il est un peu la pièce rapportée du lot. J'imagine aussi que c'est un peu lui qui va endosser le rôle du personnage à la recherche de son humanité ou de son identité. Un classique des séries Star Trek.

Enfin bon, je trouve toujours René Auberjonois excellent, donc je ne suis pas étonnée. Mais le personnage est intrigant et je suis impatiente de voir dans quelle direction il va être expoité.

Autre personnage qui a mon avis va s'avérer excellent, c'est celui de Garak.

Le seul Cardassien à demeure dans la station. Il m'a l'air joueur, celui-là. Je ne sais pas ce qu'il cache et quel est son but dans la vie, mais il m'a bien éclatée.

Enfin voilà, à première vue, ça peut paraître lourdaud, mais il y a plein de petites finesses qui s'esquissent et qui ne vont sûrement pas manquer de se développer au fur et à mesure. Il faudrait que j'essaye de garder une bonne cadence pour ne pas me paumer en route...

 

Et merde...

Ca veut dire que je ne pourrai jamais la faire...



Cela dit, c'est très alléchant pour la suite, et un très joli hommage à BSG et à Ronnie Moore.
 

101 - 102 : Emissary

Ok, je suis une insatiable geek de la SF, je l'avoue, si j'ai pas ma dose, je suis en manque.

En même temps, ça fait environ douze ans que j'ai envie de me mettre à DS9, et je me foutrais des baffes de ne pas avoir réussi à trouver le moyen de voir cette série à l'époque où elle n'était pas démodée.

Quand j'ai vu ces deux premiers épisodes en... 96 ? Je n'avais même pas 20 ans. Et j'étais une grande fan de The next generation.

Seulement quand on est fauché comme les blés et que ces séries-là n'ont pas l'heur d'être diffusées en France (ou alors sur des chaînes hautement improbables... je ne suis pas sûre que Jimmy existait à l'époque), il faut choisir. Quelques mois plus tard, j'ai découvert une autre série racontant la vie à bord d'une station spatiale et je me suis jetée dedans corps et âme. C'était Babylon 5 qui est devenu la série culte que certains d'entre vous connaissent bien.

Bref, pour une fan de Spock, il manque un truc, quand même. Après avoir vu le pilote de Voyager, il se trouve que j'ai davantage accroché au concept. Et finalement, j'ai été assez déçue. Voyager est assez figé malgré un concept pourtant dynamique. Je pensais que DS9 serait plus pépère vu que c'est une station. Il semble que j'ai eu tout faux.

De Deep Space Nine, on me dit que c'est la série Trek la plus sombre, la plus tourmentée... après avoir vu de quoi Enterprise était capable, je demande à voir. Il y a un an et demi, argument massue, je découvre que l'un des grands développeurs de la série qui a pris le train en route après la fin de TNG n'est autre que Ron D. Moore. Alors là, forcément, il faut que je sache.

J'espère avoir la patience d'aller jusqu'au bout. Dans l'absolu, l'idée d'avoir sept saisons devant moi me comble d'aise. J'en ai vraiment besoin. Sept saisons, ça paraît énorme, mais pour une série Trek, c'est souvent juste ce qu'il faut pour trouver l'envol. Les dernières saisons de TNG par exemple, étaient remarquables.

Bon, je sais qu'un premier épisode, c'est souvent pas gégé, et là, il y a des failles. Mais il y a aussi de très bonnes choses qui augurent du tout bon pour la suite.

Hop, on se lance.

Alors, Deep Space Nine, c'est quoi donc ? C'est une station spatiale située en orbite de Bajor, une planète libérée depuis peu de l'occupation de gros méchants pas beaux, les Cardassiens.

Du coup, Starfleet qui a bien envie de faire venir ces jeunes Bajorans dans le giron de la Fédération envoie des gensses à bord de DS9 pour surveiller un peu que tout se passe bien.

Et donc, le futur responsable de cette station, c'est Ben Sisko.

Et c'est là que ça devient intéressant. Parce que pour situer, il faut bien se souvenir que DS9 est la première série Star Trek directement dérivée de la nouvelle génération, elle-même petite fille du vieux Spock. C'est donc la première fois que deux séries Trek sont produites en même temps. Et alors qu'on pourrait s'attendre à ce que Sisko fasse des courbettes à Papa Picard (le toujours fabuleux Patrick Stewart), que nenni !

Il te l'envoie péter, mais alors, de belle manière ! Transition parfaite. On nous met à l'aise dès le début. Sisko, pas Picard. Sisko, bon gars qui a l'air tout gentil comme ça, mais qui a la haine au fond de lui. Bref, je ne vais pas vous refaire toute la génèse. Déjà, si vous en êtes arrivés à ce stade, c'est que vous êtes un mordus de Star Trek (à moins que Tequila ait tenu jusque là... Marge, j'en doute... ). Bon bref, au diable les varices. Au cours de la saison 3 (je crois) de TNG, Picard se fait enlever par des vilains robots (les Borgs... sound swedish... oups, pardon, c'est automatique !), est intégré à leur collectif et met en pratique ses connaissances de Starfleet pour se retourner contre la Fédé et faire une grande bataille avec plein de morts. Le truc qui le poursuivra à vie par la suite. Eh bien Ben Sisko y était, et il y a laissé sa femme. Voilà pourquoi il n'aime pas beaucoup Picard. Et voilà pourquoi malgré son sourire bien sympatoche, il a la haine.

Et ben vous savez quoi ? Je crois qu'en deux épisodes de DS9, on a là davantage d'exploration d'un personnage que dans une saison de TNG. On se lance directement dans "Ben Sisko, sa vie son oeuvre" ce qui augure probablement d'un traitement bien différent pour DS9, par rapport à sa grande soeur des années 80.

Me likey !

Avec Benjamin Sisko, il faut bien reconnaître qu'on a également une floppée de personnages susceptibles de s'avérer intéressants sur sept ans. D'abord, on a son gamin, Jake, tout mignon, mais qui montre déjà quelques prédispositions à une adolescence rebelle...

Et qui n'est pas franchement enchanté à l'idée d'aller vivre à bord d'une station pourrie. La relation entre les deux est vraiment chouette. Beaucoup de tendresse et de respect.

Ajoutez à cela une gonzesse du coin, Kira Nerys, qui comme beaucoup de ses congénères (souvenir de Michelle Forbes dans TNG, ça c'était de la meuf... ) vous fait chier dans votre froc d'un seul regard.

Là, pareil, il y a de l'exploration à faire. Si je n'ai pas oublié mon histoire trekienne, elle a dû connaître l'occupation et combattre vigoureusement contre l'envahisseur.

Deuxième gonzesse pas inintéressante de par sa... euh... composition, Jadzia Dax, l'intello de service.

Alors outre le fait qu'elle est très jolie, c'est bon, on a compris, est probablement à l'origine du concept goa'uld. Et oui, ils sont deux !

Jadzia, c'est l'hôte...

(Flashback de la cérémonie)

Et Dax est le symbiote, précédemment hébergé par Curzon...

Et en fait, Curzon Dax était un vieux copain de Benjamin, donc tout le monde est content, sauf que ça fait un peu bizarre que Dax soit une gonzesse.

Voilà, donc le contingent femelle de DS9. Inutile de dire que rien que le petit doigt du Major Kira est plus couillu que Deanna Troi et Beverly Crusher réunies. (Ca c'était méchant, mais de bonne guerre.)

Du côté de ces messieurs, le charmeur de base a les traits d'un toubib plutôt exotique mais un peu lent au démarrage.

Il va falloir le dresser.

On a aussi recyclé le chief O'brien de l'Enterprise histoire de ne pas être trop être trop dépaysés. Je me suis laissé dire qu'il ne serait pas le seul à venir s'installer sur DS9...

Dommage, je n'ai pas de capture d'écran d'Odo, le mystérieux métamorphe incarné par René Auberjonois.

Alors, petite parenthèse... Je n'ai jamais accroché aux Ferengis. Alors ceux-là, peux pas les blairer. Machos, ridicules, bêtes comme leurs pieds et radins comme c'est pas permis... Cela dit, celui de DS9 a l'air un peu moins con que ses compatriotes...

(C'est pas pour ça qu'il est plus beau, me direz-vous... )

Et en plus, c'est aussi le proviseur de Buffy, donc bon...

Voilà, je pense qu'on est à peu près au complet.

Outre des personnages pas trop inintéressants, un autre composant m'a fait dresser agréablement l'oreille : la mythologie. Dès le début, on nous met à l'aise. Une des premières personnes que Sisko rencontre à bord de la station, c'est une sorte de euh... prêtre ou autre gourou local.

Qui ne tarde pas à lui faire rencontrer le guide spirituel des Bajorans...

On peut facilement en déduire que la mission de Sisko est plus que militaire et administrative. Il y aurait de la prophécie là-dessous que ça m'étonnerait à peine. D'ailleurs, on lui confie un objet magique et précieux d'office, qui ne doit sous aucun prétexte tomber aux mains des Cardassiens.

Bref, dans la foulée, Ben Sisko découvre que la station est toute proche d'un grand wormhole qui lui-même a l'air de recéler pas mal de mystères. Vous fatiguez pas à tout m'expliquer, je compte bien comprendre au fur et à mesure... Oui, Night, je sais, c'est tentant !

Voilà ! Premier contact avec DS9.

Pour le moment, ça va. Pourvu que je tienne le coup jusqu'à ce que RDM débarque ! J'ai le temps, alors je vais le prendre.