Ok, je suis une insatiable geek de la SF, je l'avoue, si j'ai pas ma dose, je suis en manque.
En même temps, ça fait environ douze ans que j'ai envie de me mettre à DS9, et je me foutrais des baffes de ne pas avoir réussi à trouver le moyen de voir cette série à l'époque où elle n'était pas démodée.
Quand j'ai vu ces deux premiers épisodes en... 96 ? Je n'avais même pas 20 ans. Et j'étais une grande fan de The next generation.
Seulement quand on est fauché comme les blés et que ces séries-là n'ont pas l'heur d'être diffusées en France (ou alors sur des chaînes hautement improbables... je ne suis pas sûre que Jimmy existait à l'époque), il faut choisir. Quelques mois plus tard, j'ai découvert une autre série racontant la vie à bord d'une station spatiale et je me suis jetée dedans corps et âme. C'était Babylon 5 qui est devenu la série culte que certains d'entre vous connaissent bien.
Bref, pour une fan de Spock, il manque un truc, quand même. Après avoir vu le pilote de Voyager, il se trouve que j'ai davantage accroché au concept. Et finalement, j'ai été assez déçue. Voyager est assez figé malgré un concept pourtant dynamique. Je pensais que DS9 serait plus pépère vu que c'est une station. Il semble que j'ai eu tout faux.
De Deep Space Nine, on me dit que c'est la série Trek la plus sombre, la plus tourmentée... après avoir vu de quoi Enterprise était capable, je demande à voir. Il y a un an et demi, argument massue, je découvre que l'un des grands développeurs de la série qui a pris le train en route après la fin de TNG n'est autre que Ron D. Moore. Alors là, forcément, il faut que je sache.
J'espère avoir la patience d'aller jusqu'au bout. Dans l'absolu, l'idée d'avoir sept saisons devant moi me comble d'aise. J'en ai vraiment besoin. Sept saisons, ça paraît énorme, mais pour une série Trek, c'est souvent juste ce qu'il faut pour trouver l'envol. Les dernières saisons de TNG par exemple, étaient remarquables.
Bon, je sais qu'un premier épisode, c'est souvent pas gégé, et là, il y a des failles. Mais il y a aussi de très bonnes choses qui augurent du tout bon pour la suite.
Hop, on se lance.
Alors, Deep Space Nine, c'est quoi donc ? C'est une station spatiale située en orbite de Bajor, une planète libérée depuis peu de l'occupation de gros méchants pas beaux, les Cardassiens.

Du coup, Starfleet qui a bien envie de faire venir ces jeunes Bajorans dans le giron de la Fédération envoie des gensses à bord de DS9 pour surveiller un peu que tout se passe bien.
Et donc, le futur responsable de cette station, c'est Ben Sisko.
Et c'est là que ça devient intéressant. Parce que pour situer, il faut bien se souvenir que DS9 est la première série Star Trek directement dérivée de la nouvelle génération, elle-même petite fille du vieux Spock. C'est donc la première fois que deux séries Trek sont produites en même temps. Et alors qu'on pourrait s'attendre à ce que Sisko fasse des courbettes à Papa Picard (le toujours fabuleux Patrick Stewart), que nenni !

Il te l'envoie péter, mais alors, de belle manière ! Transition parfaite. On nous met à l'aise dès le début. Sisko, pas Picard. Sisko, bon gars qui a l'air tout gentil comme ça, mais qui a la haine au fond de lui. Bref, je ne vais pas vous refaire toute la génèse. Déjà, si vous en êtes arrivés à ce stade, c'est que vous êtes un mordus de Star Trek (à moins que Tequila ait tenu jusque là... Marge, j'en doute... ). Bon bref, au diable les varices. Au cours de la saison 3 (je crois) de TNG, Picard se fait enlever par des vilains robots (les Borgs... sound swedish... oups, pardon, c'est automatique !), est intégré à leur collectif et met en pratique ses connaissances de Starfleet pour se retourner contre la Fédé et faire une grande bataille avec plein de morts. Le truc qui le poursuivra à vie par la suite. Eh bien Ben Sisko y était, et il y a laissé sa femme. Voilà pourquoi il n'aime pas beaucoup Picard. Et voilà pourquoi malgré son sourire bien sympatoche, il a la haine.

Et ben vous savez quoi ? Je crois qu'en deux épisodes de DS9, on a là davantage d'exploration d'un personnage que dans une saison de TNG. On se lance directement dans "Ben Sisko, sa vie son oeuvre" ce qui augure probablement d'un traitement bien différent pour DS9, par rapport à sa grande soeur des années 80.
Me likey !
Avec Benjamin Sisko, il faut bien reconnaître qu'on a également une floppée de personnages susceptibles de s'avérer intéressants sur sept ans. D'abord, on a son gamin, Jake, tout mignon, mais qui montre déjà quelques prédispositions à une adolescence rebelle...

Et qui n'est pas franchement enchanté à l'idée d'aller vivre à bord d'une station pourrie. La relation entre les deux est vraiment chouette. Beaucoup de tendresse et de respect.
Ajoutez à cela une gonzesse du coin, Kira Nerys, qui comme beaucoup de ses congénères (souvenir de Michelle Forbes dans TNG, ça c'était de la meuf... ) vous fait chier dans votre froc d'un seul regard.

Là, pareil, il y a de l'exploration à faire. Si je n'ai pas oublié mon histoire trekienne, elle a dû connaître l'occupation et combattre vigoureusement contre l'envahisseur.
Deuxième gonzesse pas inintéressante de par sa... euh... composition, Jadzia Dax, l'intello de service.

Alors outre le fait qu'elle est très jolie, c'est bon, on a compris, est probablement à l'origine du concept goa'uld. Et oui, ils sont deux !
Jadzia, c'est l'hôte...

(Flashback de la cérémonie)
Et Dax est le symbiote, précédemment hébergé par Curzon...

Et en fait, Curzon Dax était un vieux copain de Benjamin, donc tout le monde est content, sauf que ça fait un peu bizarre que Dax soit une gonzesse.
Voilà, donc le contingent femelle de DS9. Inutile de dire que rien que le petit doigt du Major Kira est plus couillu que Deanna Troi et Beverly Crusher réunies. (Ca c'était méchant, mais de bonne guerre.)
Du côté de ces messieurs, le charmeur de base a les traits d'un toubib plutôt exotique mais un peu lent au démarrage.

Il va falloir le dresser.
On a aussi recyclé le chief O'brien de l'Enterprise histoire de ne pas être trop être trop dépaysés. Je me suis laissé dire qu'il ne serait pas le seul à venir s'installer sur DS9...

Dommage, je n'ai pas de capture d'écran d'Odo, le mystérieux métamorphe incarné par René Auberjonois.
Alors, petite parenthèse... Je n'ai jamais accroché aux Ferengis. Alors ceux-là, peux pas les blairer. Machos, ridicules, bêtes comme leurs pieds et radins comme c'est pas permis... Cela dit, celui de DS9 a l'air un peu moins con que ses compatriotes...

(C'est pas pour ça qu'il est plus beau, me direz-vous... )
Et en plus, c'est aussi le proviseur de Buffy, donc bon...
Voilà, je pense qu'on est à peu près au complet.
Outre des personnages pas trop inintéressants, un autre composant m'a fait dresser agréablement l'oreille : la mythologie. Dès le début, on nous met à l'aise. Une des premières personnes que Sisko rencontre à bord de la station, c'est une sorte de euh... prêtre ou autre gourou local.

Qui ne tarde pas à lui faire rencontrer le guide spirituel des Bajorans...

On peut facilement en déduire que la mission de Sisko est plus que militaire et administrative. Il y aurait de la prophécie là-dessous que ça m'étonnerait à peine. D'ailleurs, on lui confie un objet magique et précieux d'office, qui ne doit sous aucun prétexte tomber aux mains des Cardassiens.
Bref, dans la foulée, Ben Sisko découvre que la station est toute proche d'un grand wormhole qui lui-même a l'air de recéler pas mal de mystères. Vous fatiguez pas à tout m'expliquer, je compte bien comprendre au fur et à mesure... Oui, Night, je sais, c'est tentant !
Voilà ! Premier contact avec DS9.
Pour le moment, ça va. Pourvu que je tienne le coup jusqu'à ce que RDM débarque ! J'ai le temps, alors je vais le prendre.