Le blog de La Sorcière
 

104 : Patch over

Ah ah ah. Je me marre. Je. Me. Marre. Ca m'a trop amusée de voir nos gros machos de motards rouler des mécaniques en se faisant des bises toutes les trois secondes parce que grave ils sont potes, et de percuter au bout d'un long moment qu'en fait, même si ce sont les mecs qui dégainent les flingues, qui décident que pfiout, toi, là... maintenant t'es un "Son", ben cet épisode, c'est un putain d'épisode sur les gonzesses. Celles qui vivent dans l'ombre (plus ou moins) des blousons de cuir. Celles qui aspirent à faire partie de ce monde. Celles qui le découvrent. Celles qui l'ont quitté. Et celles (celle, surtout) qui le maîtrisent à la perfection.
Même si elles sont loin d'avoir été ignorées dans les trois premiers épisodes, c'est un bel épisode d'exposition sur la condition des femmes de motards. Et nom d'un chien, on en apprend des choses.

D'abord, dans le cas de Tara qui a fui SAMCRO, j'ai envie de dire qu'elle est bien bête. Si elle voulait vraiment mettre cette partie de sa vie derrière elle, eh bien il ne fallait pas revenir. Parce qu'elle n'a aucune chance de résister au tourbillon et va forcément être happée tôt ou tard. Etant donné le sketch que lui fait son ex (un garçon fort équilibré, dites-moi), elle ne va même pas avoir le choix. Rien que le fait de s'armer, c'est déjà un grand pas vers son ancienne vie.

Ne parlons pas de se faire peloter par Jax au passage, hop hop, bisou-bisou, hi hi hi, ah ah ah.

En ce qui concerne Gemma, on continue sur la même lancée. On imagine quand même qu'il faut être sévèrement burnée pour tolérer d'être l'objet de la convoitise des jeunes recrues du clan (à qui elle broierait les noisettes en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, même s'il n'en reste qu'une). Et tolérer également d'être cocufiée aussitôt que son homme chope la trique devant une brunette dans un rade tout pourri.
Sciée, La Sorcière. Ah, en voilà un que je te ramènerais par la peau des couilles, moi, si je te le chopais en train de lutiner la gueuse !
En même temps, ça m'a beaucoup amusée. En fait, la brunette, c'est ni plus ni moins qu'une Gemma en puissance. Traînant ses guêtres dans le bar des Devil's Tribe, couchaillant sans protester quand un vieux manifeste l'envie de la culbuter, attendant patiemment de se faire épouser pour devenir... une Gemma.

Futée, discrète, soumise parce qu'il le faut, mais quand ça canarde, elle gère avec maestria pendant que les biches aux abois se planquent derrière les arbres.

Et que les curieux en prennent plein les yeux.

Oh oui, elle ira loin, cette petite, elle attend son heure et quand celle-ci arrivera, elle ne laissera pas passer l'occase de diriger son petit monde sans que ça en ait l'air.
J'ai été fort amusée, donc, de voir Half-Sack la trouver si à son goût, lui qui reluquait Gemma quelques minutes plus tôt.

Ca m'a fait un peu de la peine, d'ailleurs, de voir Clay lui sauter sur le paletot aussi vite, à la miss, et de voir le pauvre gamin tout tristou et colère céder sa place sans protester au patron.

Evidemment qu'elle lui plaît instantanément, à ce vieux bouc. C'est bobonne avec trente balais en moins.
Et puis il y a la blondinette que Jax ramasse dans une station-service et qu'il enlève à un petit branleur qui lui met des beignes. Forcément, devant la lumineuse apparition qui se propose de l'emmener sur sa bécane, qui rosse élégamment son régulier à la main leste et qui s'avère être le prince des bikers, comment résister ?

(Est-ce qu'on résiste, nous ? Non. Bon.)

Moralité, la petite dinde s'immerge sans rien y comprendre dans cet univers bien particulier, aux codes qui lui sont totalement inconnus, et c'est l'occasion aussi pour nous de découvrir à travers ses yeux le fonctionnement du clan et aussi les interactions entre deux groupes de motards. En gros, soit ils n'arrêtent pas de se bisouiller, soit ils se canardent.

Et aussi d'halluciner en voyant avec quelle célérité et quelle nonchalance Jax en fait sa gonzesse. Waouh.

Bobby : You are the James T. Kirk of the MC world.

*claque le bellâtre*

Bien sûr, au petit matin, ça déchante sec avec la fête à la pétoire. La pauvre gosse décide qu'elle préfère les gnons aux balles qui sifflent. Pas une grande perte. Jax s'en remet très bien et très vite.

En revanche, Tara, elle.

Uh uh.
Côté rigolade, Tig qui se fait mordre le cul par des chiens sous amphètes, c'était assez sublime. Pour le récompenser, hop, trois nénettes qui sentent sans doute un peu le vomi et un bon coup derrière la cravate !

Jax, lui, mis à part ses frasques, commence à jouer un petit jeu dangereux. Aller taquiner les Mayans et provoquer une fusillade pour prouver qu'il a raison, c'est pas super futé.
Désormais, en tout cas, SAMCRO a un pied dans le Nevada. Très en appétit, il a gloutonnement gobé son petit copain Devil's Tribe.
La cérémonie de réunification m'a bien fait rigoler tellement ça se prend au sérieux.

La petite scène où Jax s'isole pour lire les mémoires de son père et découvrir la définition de l'anarchie, j'ai trouvé ça chouette. Ces passages-là, ce sont autant de respirations qui permettent de revenir aux sources du club et ils sont vraiment les bienvenus.

John Teller : First time I read Emma Goldman wasn't in a book, I was sixteen, hiking near the Nevada border. The quote was painted on a wall in red. When I saw those words it was like someone ripped them from the inside of my head.

Jax : "Anarchism... stands for liberation of the human mind from the dominion of religion, the liberation of the human body from the dominion of property, liberation from shackles and restraint of government. It stands for social order based on the free grouping of individuals."
John Teller : The concept was pure, simple, true, it inspired me, led a rebellious fire, but ultimately I learned the lesson that Goldman, Prudot and the others learned. That true freedom requires sacrifice and pain. Most human beings only think they want freedom. In truth they yearn for the bondage of social order, rigid laws, materialism, the only freedom man really wants, is the freedom to become comfortable.

C'est sympa aussi de découvrir une certaine sensibilité chez certains personnages. Hier soir pour moi, c'est sur Bobby que la lumière s'est faite. Un brave gus qui n'a pas ses yeux et ses oreilles dans sa poche, observateur et pas con. J'ai adoré son duo avec Jax. Et franchement, il a une touche d'enfer.

Voilà ! Dommage qu'au milieu de l'épisode, j'aie dû aller ramasser les morceaux du plafond détrempé de ma salle de bains sur le carrelage, ça aurait été beaucoup plus agréable sans ce petit interlude un peu moite !

 

103 : Fun town

Oublions un instant que ça fait bien quinze jours que j'ai vu cet épisode. Et amusons-nous du fait que je me suis fait avoir comme une bleue devant la superbe performance du chef des blousons de cuir. Ah ça, oui... effectivement, il m'a bien eue, ce vieux chacal.
C'est vrai qu'on rigole gentiment, au début de cet épisode. Toute la petite bande s'amuse dans les manèges et c'est difficile de ne pas les trouver mimis comme tout, les gros durs qui poussent des cris dans les virages.

Pourtant j'aurais dû m'en douter. Depuis le temps que je regarde des séries, je devrais savoir que quand ça commence fun et chou, ça finit forcément glauque et flippant.
La barbapapa commence à peser sur l'estomac aussitôt qu'on découvre qu'une gamine de treize ans a été violée à la fête foraine. Super ambiance. Hourra. Hourra.
Comme le papa est un "ami" de Clay, commence la course à l'échalote entre le gang et les flics pour retrouver le coupable et on devine un petit peu que ça risque d'être une question de vie ou de mort pour l'affreux jojo.
Inutile de dire que les Sons retrouvent le gus avec une très courte avance et que là, le calvaire commence. Putain, cette foutue scène, elle dure très très longtemps. J'étais pétrifiée. Le mec est là, attaché, baillonné, les burnes à l'air, le père en face, outillé comme pour castrer un boeuf et on attend juste qu'il le fasse, quoi, merde.

Sauf que non. Soulagement. Et là, Clay chope le truc et vlan. Atroce. J'ai cru tomber raide.

Après réflexion, ce type est génial. Il fait du trafic d'armes (il est question de l'IRA, là, rien que ça) et c'est avec ça qu'il protège Charming, ce qui lui permet de se dédouaner au passage et de justifier ses actes. Et surtout d'alimenter un ego pas piqué des hannetons, persuadé qu'il est que sa ville ne peut pas survivre sans lui.
En fin de compte, il coupe les couilles du violeur parce que c'est un bon moyen de faire chanter le papa blessé (un entrepreneur influent), une manip' prévue dès le début sachant qu'il n'aurait pas les tripes de le faire en personne. Une manière aussi d'éviter que Charming ne grandisse pour devenir une ville remplie blancs bien friqués qui goberaient SAMCRO en moins de deux. C'est magistral, c'est immense. C'est surtout terrifiant.

(Non, une tête de cheval ne serait pas rentrée dans ce petit... hum... paquet.)

Jax se fait d'ailleurs bien balader lui-même et on perçoit pour la première fois une réelle tension entre les deux générations.

Bref, le blondinet est toujours bien bonnard avec sa crinière façon champ de blé, mais le vieux m'a mis une belle claque, dans cet épisode, sans compter qu'en plus de son physique hallucinant, il a vraiment une voix de folie.
Pareil pour Katey Sagal qui est une fois de plus magistrale dans le rôle de la mère prête à tout pour protéger sa couvée. Wow. Belle claque là aussi. Je peux vous dire que si elle me disait en face la réplique qui suit, je me dépêcherais de trouver un trou de souris, quitte à m'amputer avec les dents pour y entrer.

Gemma : Nothing gets in the way of me taking care of my family.

Oui, m'dame !

Chouette manip' elle aussi pour faire parler la gosse violée. Et j'ai adoré sa scène avec Skinner. Vraiment, superbe alchimie entre les deux acteurs, je pense ne pas avoir respiré pendant tout le truc.

(Sexy, la petite croix gammée, monsieur.)

Belle performance aussi de Drea, sur la fin, quand Wendy rencontre son bébé pour la première fois.

Et je m'étonne une fois de plus de constater à quel point c'est un bon petit gars, Jax. De prendre tout ça sur lui, d'accepter sa responsabilité dans l'échec de son mariage.

Face à tout ça, on a les flics qui me font bien marrer. Le seul qui ne soit pas pourri jusqu'à l'os est tellement occupé à boitiller à cause des centaines de balais qu'il a dans le cul qu'il a bien du mal à faire régner l'ordre et la loi.
Les problèmes vont forcément venir du cinglé d'ex-copain de Tara qui a l'air de l'avoir mauvaise de s'être fait larguer et qui, manque de bol, est un agent de la branche du gouvernement qui justement pourrait en avoir après Clay et ses hommes. Oué, ceci promet.

(On l'a vu dans un House, lui, non ? Ah oui, c'est le type qui dit tout ce qu'il pense ! D'ailleurs, il y a aussi la gamine qui a joué dans un épisode, c'était la fille de Donna de The West Wing.)

Eh ben pour finir, j'ai ENFIN compris qui était Sam Crow. A savoir personne.
Ils auraient vraiment dû déconfuser le truc dès le début parce que j'ai vraiment cru que c'était quelqu'un. Alors que c'est juste un acronyme. Sons of Anarchy Motorcycle Club Redwood Original. Ptain, je me suis quand même sentie très con, sur le coup.

Histoire d'oublier que parfois, je suis très blonde, la grosse rigolade de l'épisode :

 

102 : Seeds

Oh oh ! La Sorcière prend grave son pied et se dépêche de reviewer cet épisode pour aller en mater un autre ! (Ah, les bonnes résolutions de début de série, c'est pas mignon ?)
Nan, mais c'est trop bien, quoi. Bon, l'épisode est un peu en dessous du premier, mais les personnalités se dessinent et ça laisse présager pleeeein de chouettes trucs.

Alors, en vrac...
L'humour. Encore... oh God. Effroyable, par moments. On se demande comment ils osent. Tig, par exemple, qu'on soupçonne d'être complètement jeté d'entrée de jeu et qui se retrouve avec son... hum... ADN à l'intérieur de deux cadavres... ah ben effectivement, il est bien arrangé, le garçon !

Clay : So you're just gonna stroll outta there with two dead Mexi whores draped over your shoulders ?
Tig : I'll gut them dead bitches. I'll flush their bellies with bleach. No DNA. (Ewwwwww !!!)
Clay : What kinda nasty shit did your momma do to you ?
Tig : What do you mean ?

C'est assez horrible, mais j'étais explosée de rire.
Et encore plus (j'ai presque honte, hein) quand ils vont se débarrasser des deux cadavres un peu gênants et que...

Bobby : Hope they looked better when they blew you.
Tig : A little.

*se retient de ne pas exploser encore une fois*

Je sais pas pourquoi, mais ça me fait carrément beaucoup plus rigoler que les blagounettes des Soprano. Pourtant, c'est tout aussi dégueu !
Ah oui, et aussi quand ils déterrent le Mexicain ! (Pauvres Mexicains, qu'est-ce qu'ils morflent.)

Jax : Someone call Greenpeace, we're saving a mexican whale.

Donc ça, mortel. J'adore cet humour. En plus, je les trouve tous très mimi dans leur petit côté infréquentable. Et ça, les Soprano, je ne peux pas dire que je les trouvais mimi. Non, pas vraiment. Entre les vieux répugnants et le jeune complètement teubé.
Ah ben tiens, en parlant de mimi.

Uééé !

J'ai adoré cet épisode pour la manière dont il nous présente Jax. C'est vraiment un personnage prometteur. Ses deux visages me plaisent beaucoup. Que ce soit celui de la forte tête qui frime à mort sur sa bécane et qui mène ses petites affaires de bandit de grand chemin, parfois avec classe...

Hale : Chief Unser's retiring at the end of this month. I'll be stepping into those shoes. Unser's always had a look the other way policy with the Sons of Anarchy.
Jax : Unser's a lazy drunk.
Hale : I will not look the other way, Jax. Just a friendly heads up.
Jax : We're all free men, protected by the Constitution. You look any way you want, Chief.

Parfois moins...

Et celui du petit con avec sa belle petite gueule et qui se tape absolument tout ce qu'il veut, ce qui en plus arrange les affaires du groupe.

Emily : You do me and I'll do him.

J'adore ce Jax-là. Il est à gifler mais il est irrésistible. Il l'est encore plus quand il est question de la famille, quand sa mère est dans le coin, notamment. Je trouve leur relation très bien écrite. La télé est remplie de relations mères/fils super-compliquées et conflictuelles. Celle-là, elle est vraiment chouette, l'amour est palpable, il y a vraiment une belle alchimie entre Charlie et Katey, ça m'avait déjà frappée dans le pilote, là, ça m'a encore prise aux tripes.
Difficile de détester un type qui aime autant sa maman.

(Perso, mon instinct me crierait : "Fous-la dehors, elle va fouiller dans tes affaaaaaiiiires !!!")

Bref, quand on fait abstraction des types qui se prennent une hache dans le crâne, c'est un bon petit gars. Gentil, rendant service, qui apporte des fleurs à la mère de son fils (toujours pas clamsée, la camée, tiens), a le sourire facile, est loin d'être illettré, a le sens et le respect de la famille chevillés au corps et est heureux de voir son clan réuni et sa mère heureuse.

Rah, c'est bon, on l'aime, votre héros, arrêtez de nous le rendre aussi adorable !!!

Mais attention... ouh là là, manman elle veille, hein ? Un peu territoriale sur les bords. Et n'hésite pas à fouiller un peu dans les tiroirs de son grand fils.
Pareil, la réplique qu'elle balance en entrant dans la chambre, m'en suis pas tout à fait remise.

Gemma : Jesus, smells like old socks and pussy in here.

Okéééé !

Néanmoins, très intéressant de la voir déterrer cette vieille photo.

Mariée au papa enceinte, donc. Avec Clay à côté. Hinhin.
Fascinant, d'ailleurs, de la voir manipuler son petit monde à son échelle, parallèlement aux hommes qui manipulent la ville.
Le petit numéro auprès de Tara était fameux.

Ca n'a pas l'air d'être le grand amour entre les deux nénettes. Donc là, en plus, on capte que c'est sans doute la petite copine de jeunesse de Jax et il ne fait pas l'ombre d'un doute qu'ils sont sur le point de rallumer la flamme.

Moi, perso, je l'aime bien parce qu'elle me rappelle elle.

Idem, le coup des courses de Donna qui n'a plus un kopeck en poche, très très fort.

Elle va avoir des soucis, Donna, non ? A refuser de se montrer aux dîners de "famille" ?
Dommage, son barbu il me plaît bien. Et j'aurais volontiers bien rigolé devant son échange avec son paternel si ses ennuis financiers ne m'avaient pas autant émue.

(Tain, il est terrible, pépé !)

Et puis le plus important, dans cet épisode, c'est qu'on commence à s'installer dans le fonctionnement des Sons, et ça, c'est absolument passionnant. Surtout quand au milieu de ce vivier de flics pourris jusqu'à l'os débarque le Mister Right qui a bien l'intention de faire le ménage là-dedans. Sauf que Clay et les siens sont tellement futés qu'ils manoeuvrent de manière à faire reculer l'échéance. Je veux pas dire, mais ils sont vraiment très très doués, les gaillards ! Clay, je l'ai trouvé excellent, tirant les ficelles sans jamais s'exciter, sachant quand il faut ménager la chèvre ou le chou, se fendre d'un petit cadeau ou sacrifier une amitié au profit des intérêts du clan. Wow.

Unser : Jesus Christ, this is how you treat an old friend ?
Clay : Nah. It's how I treat an old cop.

Owned !

On a déjà envie de les regarder se planter. Mais quand on voit comment ils parviennent à rattraper le coup des Mexicaines et à se débarrasser momentanément du justicier qui frappe à la porte, on se demande bien qu'est-ce qui pourrait les faire trébucher.

Le directeur adjoint Skinner, peut-être ?
Pour finir, je suis assez soufflée de voir à quel point tout se tient déjà super bien. Quand on voit le temps que prennent parfois les séries à se mettre en place (oui, dernièrement, Fringe, Dollhouse et même True Blood, ça ne s'est pas fait tout seul), ben là, je m'émerveille de voir la dynamique et l'alchimie entre les personnages aussi bonnes. C'est comme le héros : assez irrésistible.

Et le jeune et le vieux, je trouve qu'ils forment un duo d'enfer.

(Puis bravo à Katey Sagal qui chante "Son of a preacher man", sur la scène finale, la chanson m'est restée dans la tête toute la journée, je l'adore.)

 

101 : Pilot

Vite fait, Sons of Anarchy, c'est quoi ? C'est une bande de bikers légèrement (mais très légèrement) hors-la-loi qui font leur petit bizness dans une charmante petite ville de Californie qui s'appelle Charming, avec plein de super guest-stars autour. Ils aiment pas trop la drogue mais ils adorent les flingues et faire péter des trucs. Dedans, il y a Ron Perlman (Hellboy, le Nom de la Rose), Katey Sagal (Peg Bundy, nom d'un hanneton cagneux !) et Charlie Hunnam qui est anglais et qui a un très joli dos, comme quoi c'est pas obligatoirement une tare d'être anglais.

Ok, donc ça y est. J'ai regardé le premier épisode de SOA. Et maintenant, je vais revendre ma caisse et m'acheter une bécane !
Alors, un peu plus haut, le tatouage. Un peu plus à gauche. Un peu plus à droite. Là... voilàààà, juste là ! Merci ! Aïeuh ! Ca pique, cette merde.

Voilà, ben c'est exactement de ça que j'avais besoin. De voyage. Ok, c'est sûr que j'ai pas l'habitude et que je risque d'avoir un peu mal au cul les premiers jours, mais rah. Ca faisait longtemps que j'avais pas eu envie de suivre une bande de gaillards jusqu'au bout de l'enfer. Super longtemps. C'est ça qui est bien avec les nouvelles séries : c'est qu'on ne connaît pas les codes et que la première heure, si elle n'est pas trop ennuyeuse, n'est que surprise et découverte. C'est exactement ce qui s'est passé avec ce pilote de Sons of Anarchy. Que j'ai trouvé très bon.

(J'peux veniiiiir ???)

Je m'attendais à du pur drama et je me retrouve avec... du drama, certes, mais aussi de l'humour très très sombre. Et ça, j'adore. Les Soprano le faisaient super bien. Mais c'était quand même très difficile à digérer, toute cette huile d'olives. C'est d'ailleurs pour ça que je me suis arrêtée en route pour cueillir quelques marguerites sur le bas côté.

Là, je ne sais pas. Ca doit être la blondeur de Charlie Hunnam, son délicat petit côté british qui tranche avec le cuir et la graisse de moteur... ça allège nettement la sauce. Tout est dans le casting des bad boys ; ils ont une dégaine à coucher dehors, ils vous découpent un mec à la scie sauteuse mais ils rentrent ensuite pleurer entre les cuisses de bobonne, en fait. (Ceci est une image, hein, je précise, mais je les imagine bien.)
Le héros, donc. Ah ben le héros, Jax, je euh...
Je le trouve hideux, voilà ! C'est ça ! Je cherchais mes mots ! D'abord, les blonds, j'aime pas du tout, ils me font gerber, les blonds, c'est bien simple, la vue d'un blond me file des plaques partout sur le corps, eurk.
Donc il est laid, ce garçon, ça fait super pitié. En plus, il est mal fichu comme tout, il a une tronche à coucher dehors, j'en voudrais pas même avec une cagoule sur la tête. Non, n'insistez pas.

Bon, ça va, je suis crédible, là ? Non ? Pffff, je fais ce que je peux !

Pour ma défense, quand on voit toutes les pisseuses qui n'en peuvent plus de soupirer à chaque fois qu'il passe en moto et qui battent des cils tant qu'elles peuvent, ben je suis presque excusée.

(Lookatmelookatmelookatme !)

Bref, désolée, mais il est à croquer, ce jeune poulain ! Uiuiuiui ! Je sens bien que le jeune Jax va me servir de casse-croûte télévisuel jusqu'au retour tant attendu et quasi-conjoint de Joseph Adama et des Winchester. Qui eux-mêmes me feront patienter jusqu'à ce qu'Eric Northman revienne sur nos écrans. Yaaaaaaay ! Je suis sau-vée ! Le blog ne va pas mourir ! Citizens, rejoice !

Bon, mais ne me jugez pas trop vite, ce n'est pas non plus la première chose (hum) que j'ai trouvé tout à fait buvable dans cette série. Du tout, du tout. (Enfin un peu mais pas seulement.)
Eh oui, je sens que j'aurais pu la regarder rien que pour Katey Sagal qui n'a pas arrêté de faire battre mon coeur dans CHAQUE scène où elle apparaît. Ce rôle, il a été écrit pour elle ou je ne m'appelle plus Sorcière. Il lui colle tellement à l'épiderme que j'en retiens encore mon souffle tellement j'adore déjà Gemma. Il fallait bien une femme de cette envergure pour tenir la dragée haute à ces petits coqs de basse-cour mal emplumés ! Comment qu'elle les balade, son fils et son mec, c'est grand ! C'est immense !
Et tout ça en jouant, sans trop forcer, les grandes dames... parce qu'elle en est une, c'est ça, le pire ! Une grande dame qui n'a pas peur de salir ses mains blanches pour le bien-être de la sacro-sainte famille et du non moins sacro-saint clan. Wow.
Sa scène avec son fils est magnifique, alors qu'elle tente de le convaincre d'aller voir son bébé prématuré ; à elle seule, elle place tous les éléments centraux de la série. Et elle permet aussi de savoir où est-ce qu'on atterrit. Et qui sont ces gens, bordel.

Gemma : You gotta go see him, Jax.
Jax : I can't.
Gemma : Why ? He'll break your heart ? It's called being a father.
Jax : For how long ? A day ? A week ?
Gemma : You know, you were born with that same heart defect your little brother had. Seems pretty sturdy to me. I've been through hell, landed on my feet. Your father was hit by a goddamn semi, dragged 178 yards. (Ah oui, tout de même.) And that bastard lived for two more days. Teller's do not die easy.
Jax : No, we just die bloody.

Il faut dire que l'ex-madame Jax, camée notoire, a eu le culot de dépoter l'héritier après une innocente petite injection d'amphètes et ce avec dix semaines d'avance.

Ce qui lui vaut une exécution au poil signée la belle-doche qui doit déjà gérer son fils visiblement pas super prêt à endosser le rôle de père. (Sans blague.)
Bien sûr, le passage de Drea de Matteo qui a fait ses classes dans les Soprano (et qui sera très vite appelée à Wisteria Lane) n'aide pas à se débarrasser de Tony et de ses copains, hein. Mais bon, c'est quand même délicieux de la voir dans ce rôle. Elle y est plus convaincante que n'importe quelle autre blondasse l'aurait été.

Gemma : Dear God, thank you for saving this boy... from his murderous junkie mom, who cared more about a $40 rush than she did her own flesh and blood.
Wendy : Don't you dare...
Gemma : Don't I dare ? You pathetic whore. Guess the D.A. was impressed with your Bible studies. Here they're not gonna press charges.
Wendy : When I check out of here, I'm going to Promises.
Gemma : Let's just throw money at those 12-step freaks. How long's it gonna last this time ? Six months ? Three ? Couple of weeks ?
Wendy : It's gonna be different this time. This time I have my baby to live for.

Gemma : That's where you're wrong. You have no baby. You lost that privilege. You so much as cast a shadow on that kid, try to turn some legal screw and get custody, I will finish this job. He will never call you "mommy". I suggest you turn to Jesus.

Au revoir, Wendy !!
Délicieuse belle-mère.
Et puis il fallait bien une Katey Sagal pour contrebalancer la présence écrasante du père... pourtant très très absent pour la bonne raison qu'il est cané. Il est partout malgré tout, ce monsieur papa. Surtout dans les doutes de son fils. C'est qu'il a du mal, le bichon. C'est vrai que c'est pas super, le trafic d'armes, sur un CV. Alors quand on découvre qu'en plus, le paternel a eu les mêmes hésitations jadis... Lourd, l'héritage, hein, chéri ? Et puis c'est pas tout ça, mais c'est qu'on attend de lui qu'il soit un jour le grand chaif indien de toute cette gentille petite bande.

(Il y a décidément du Tony Soprano dans ce garçon.)

On devine que ça doit pas être super simple non plus pour le papa/époux de substitution. Ca a l'air bien complexe, cette petite histoire, sans parler des relations entre le jeune loup et le vieux renard.

Et le fait qu'on évoque d'entrée de jeu le jour où il devra s'effacer, mmmmmh. Sympa !
Alors... perso, j'adore Ron Perlman. Mais vraiment. Par contre, j'ai un gros souci avec ce garçon... j'ai vu le Nom de la Rose quand j'avais genre... 13 ou 14 ans ? Et forcément, sur un esprit jeune et donc faible, ce genre de film, ça fait son petit effet. Moralité, le pauvre Ron, pour moi, malgré Hellboy, ça restera toujours Salvatore qui parle un salmigondis de plein de langues étrangères ponctué de "stupido".
Eh ben j'ai lâché "stupido" à chaque fois que je le voyais à l'écran dans ce pilote. On est mal barrés, je trouve.

A part ça, eh bien j'adore beaucoup de choses. J'adore la musique, évidemment, ça ce n'est pas une surprise, c'est pile poil dans mon éducation musicale et quand j'en ai marre de tout le reste, c'est toujours à ce genre de musique que je reviens.
J'aime beaucoup la manière de filmer. Pas trop d'artifices, mais des petits tics mignons qu'on capte assez vite. Je suis complètement fan de la manière qu'ils ont de filmer Jax, souvent de dos ; sa démarche dansante de petit caïd, son blouson et ses épaules s'y prêtent incroyablement bien.

Filmez-le encore plein-plein comme ça, les enfants, vous avez ma bénédiction !
Et puis les seconds rôles sont excellents. Et nom de Zeus, on a même le droit à Skinner ! Skinner qui deale des amphètes aux femmes enceintes !!

De toute façon, celui-là, depuis que je l'ai vu en démon aux yeux jaunes dans Supernatural, je sais qu'il peut jouer divinement les enfoirés classe. En tout cas, c'est bien gonflé et j'adore, c'est une des bonnes surprises de ce pilote.
Plein d'autres pistes sont également évoquées, de la bikeuse repentie désormais toubib (sauf qu'on sait que ce genre de passé, ça finit toujours par vous rattraper) et qui est à ça de léchouiller le jeune papa à l'hosto...

... à celui qui est bon gars mais qui a fait cinq ans de taule et dont la bonne femme envisage de faire du hachis s'il remet son cul sur une moto. (On la comprend, ben purée, comment que ça doit être trop sympa d'élever les gnards pendant que monsieur se prélasse à l'ombre !)
Et puis il y a de l'action bien sympathique qui fait qu'on retient son souffle, avec ça qu'en plus, eh ben c'est horrible, c'est tendu, mais ça arrive quand même à être drôle.

Bref, tout cela me plaît beaucoup. J'ai hâte de voir comment ils vont développer le coup de l'héritage familial, l'identité, la paternité, tout ça. Mais si vous me lisez régulièrement, vous savez qu'il n'y a rien que j'aime plus que ce genre de choses. Ah ah ah, les familles dysfonctionnelles un peu rock'n roll telles que celle-là, c'est totalement ma came !

 

New kid in town...

Et nouvelle rubrique.