C'est vraiment bizarre, cette série. Un jour, on se finit l'intégrale en sanglotant et le lendemain, on se réveille, quatre ans ont passé, et on se dit qu'on voudrait bien revoir un épisode, comme ça, pour voir ce que ça fait.

Ce que ça fait, je vais vous le dire.
Quand j'ai regardé cette série, effectivement, j'avais 25 balais, je mettais (parfois) des talons hauts, du rouge à lèvres, je faisais ma greluche, et deux mois de célibat, ça me paraissait inconcevable.
Aujourd'hui, 25 août 2007, dans moins de trois semaines, je fête mes trente ans (vous voyez, vous avez le temps de trouver les cadeaux qui vont bien), ce qui me rapproche nettement de l'âge de Carrie, Charlotte et Miranda. Eh ben dites donc. C'est là que je me rends compte du changement. Si à une époque, j'ai pu m'identifier vaguement à elles, on va dire qu'aujourd'hui, ce n'est plus DU TOUT le cas ! Ces femmes sont désespérées ! Ah ça, on parle de Susan Mayer, Lynette Scavo et Bree van de Kamp, mais les quatre greluches de SATC, c'est bien pire ! Elles en tiennent une sacrée couche !
Bref. A chaque épisode, Carrie nous matraque la même chose : être seule, c'est pas si mal, apprendre à s'accepter, etc etc etc. Et qu'est-ce qu'elle en retient, de ses jolis blablas ? Que dalle. Elle retombe toujours dans les mêmes travers. Fiouuuuu.
Moralité, je suis peut-être une sociopathe doublée d'une hystérique, mais ça me rassure de voir qu'il n'y a plus moyen que je me retrouve dans ces personnages pathétiques.
Au demeurant... (
) ... tout n'est pas à jeter, dans cette série. Malgré la tronche de Sarah Jessica Parker qui décidément ne me reviendra jamais, et à qui une âme charitable aurait quand même pu souffler que non, quand on a un pif et un menton pareils, faux-cils ET rouge à lèvres écarlate ET blush fluo, ce n'est pas très heureux, elle arrive encore à me faire marrer. Notamment quand elle se prend sa jupe dans la gueule devant le musée Guggenheim, avant de se manger l'averse du siècle sur sa petite jupe en soie. (Bien fait pour elle, non mais qui s'habille comme ça au quotidien, je vous prie ?)

Et puis cette saison 5, c'est aussi celle de Miranda complètement flippée avec son nouveau bébé. Et vu le nombre de copines qui ont pondu cette année, j'ai rigolé comme une bossue en la voyant, horrifiée, appeler Steve parce que le chat avait chopé le bout de nombril desséché de son fils. YIK !

A propos de cela, demandez-moi lequel je préfère entre Big et Aidan (LA question de fille à laquelle les couilles molles vous répondront "Aidaaaan" et les masochistes vous répondront "Biiiiig"), je vous répondrai aujourd'hui : Steve !
Steve, il est cool, un peu à l'ouest, mais il a le mérite d'exister. Les autres, ce sont un peu des avatars, des clichés. Steve, il a ce léger côté geek qui me parle, à moi.

Et de toute façon, Miranda, c'est Miranda, et moi j'aime Miranda.
A part ça, de jolis moments, comme Samantha qui distribue des tracts anti-Richard, le mec qui l'a trompée.

(Et qui reçoit, en passant, la bénédiction de Miranda Bailey, fliquette et futur grand chirurgien dans Grey's Anatomy... )

"Carry on, Ma'am !"
Quelques sentiments de déjà -vu, tout de même. Genre ça, c'était pas tout à fait moi il y a cinq ans, mais aujourd'hui...


Et puis Charlotte, bien décidée à tourner la page de son mariage avec Orson Hodge... euh, Trey MacLachlan, euh, Dougal, qui se dépoitraille effrontément devant un beau marin.

De la part de Samantha, ça ne nous étonne guère, mais Charlotte...
Bref... un petit goût de reviens-y, ces derniers temps. Je vous préviens que si je continue, ce sera dans le désordre le plus total. C'est mieux que rien, non ?