Le blog de La Sorcière
 

613 : Let there be light

Voilà, c'est dans cet épisode que se trouve ma scène préférée de toute la série, sans doute parce qu'outre la chute mortelle d'une nana cocaïnée du 18ème étage sous les yeux de Carrie, c'est la plus glauque de toutes.

Donc, dans cet épisode, Samantha, qui se tape depuis un bon petit moment un jeunot à tomber par terre (et pourtant, je ne suis pas très "blonds") est un peu fatiguée de tant de fraîcheur et d'attentions. C'est là qu'elle recroise Richard, le gros connard dont elle était tombée amoureuse et qui l'avait trompée.
Et lors d'une soirée, sans plus de cérémonie, elle plante là son blondinet en lui disant d'aller jouer avec ses petits copains pendant qu'elle va aller jouer avec le sien.

Après une partie de jambes en l'air sans aucun plaisir, elle reprend l'ascenseur pour découvrir que le blondinet est toujours là où elle l'a laissé, à l'attendre, pour ne pas qu'elle rentre toute seule.

Et voyant cela, elle se met à pleurer. Elle a à peine le temps de verser une larme que deux grands bras l'enlacent et l'emportent.

C'est juste absolument sublime.
La patience et la tendresse de ce petit jeune à l'égard de cette nana bien plus âgée que lui et serial-fuckeuse devant l'éternel, c'est magnifique.
D'ailleurs, je n'ai même rien d'autre à ajouter...

 

Le look du siècle...

Je regrette de ne pas avoir eu cette idée plus tôt (et de ne pas m'être refait l'intégrale) mais j'ai quand même sous le coude quelques captures d'écran de certains looks "fameux" made in Carrie Bradshaw, et certains ne sont pas piqués des hannetons.

Pour commencer, on va faire soft. Carrie vient de se faire braquer son sac à main et ses Manolo Blahnik. En même temps, quand on est habillé comme une girafe, faut pas pleurer.

Existe en version coccinelle.

(Molosse vendu séparément.)

Ah oui, cette tenue-là aussi avait provoqué quelques interrogations de ma part. Je ne suis pas contre les robes de tennis, mais porter ça avec des collants blancs à empiècements foncés aux genoux, euh...

Etrange.

Pareil, cette manie de porter des soutifs noirs sous des trucs blancs hyper échancrés, je ne comprends pas.

Ceci, par exemple, est atroce. Bonjour les associations malheureuses.

J'en passe et des meilleures, j'en ai des milliers, comme ça.

Mais je serais vraiment méchante si je ne rendais pas aussi hommage aux trois copines.

A Miranda et ses accessoires rares mais toujours étonnants.

A Samantha et ses imprimés très très particuliers.

Et à Charlotte qui porte la charlotte comme personne.

Ah, c'était un vrai plaisir, de revoir cette série !

J'essaierai de revenir sur les deux derniers épisodes et sur un autre dans lequel se trouve ma scène préférée de toutes les saisons...

 

415 : Change of a dress

Tiens, je pourrais évoquer en passant cet épisode transitoire qui mâ??a autant fait rire quâ??il a manqué de me faire pleurer.

Parce que le coup de Miranda qui entraîne Carrie dans une horriiiible boutique de robes de mariée pour lui faire essayer les meringues les plus choucroutesques histoire de la guérir de sa phobie du mariage, elle qui est tombée sur la bague de fiançailles que lui réserve Aidan, sur le coup, câ??est juste à pisser de rire.

Seulement, ça ne le reste pas très longtemps.

Carrie: I'm missing the bride gene. I should be put in a test tube and studied.

A mon avis, ce nâ??est pas la seule chose qui lui manque, à cette pauvre Carrie. A mon avis, il lui manque même une très grosse case.

Je dis ça, et en fait, elle me fait plus pitié quâ??autre chose. La scène où elle étouffe dans sa robe de mariée meringuée est dâ??un pathétique sans nom.

Et pourtant, ce nâ??est encore rien par rapport au malaise que lâ??on ressent quand elle avoue à Aidan quâ??elle nâ??est pas prête à se marier. A chaque mot quâ??elle sort, on voudrait juste que ça sâ??arrête, quâ??elle renonce à sa rubrique à la con, à ses pompes de merde, à ses clopes dégueulasses, quâ??elle épouse son Aidan et quâ??elle nous foute la paix.

Pareil, la réaction dâ??Aidan est terrifiante de gentillesse. Il comprend, ce con. Enfin, à première vue. Sauf que ce quâ??il ne comprend pas, câ??est quâ??elle lâ??entraîne dans sa spirale de médiocrité et quâ??il en devient lui aussi un gros naze. Brrrrrâ?¦ Et pourtant, jâ??adore Aidan II. Mais câ??est juste trop gênant.

Pauvre idiote, va.

Heureusement que Miranda, en bonne Presque-Carrie, nous fait marrer avec sa grossesse à la con et ses sourires forcés.

Miranda : Everyone else is glowing about my pregnancy, why can't I ?

Ca viendra, va !

Sur ce, je m'en vais prendre mon avion et m'en retourner au pays de l'internet qui fonctionne. A tout de suite...

 

414 : All that glitters

Je sais que je suis totalement zinzin, mais si je fais un post sur cet épisode en particulier, c'est pour une seule et unique raison : j'ai complètement buggé sur le type que Carrie rencontre dans une boîte gay (pendant qu'Aidan ronfle devant la télé), et au bout de quelques secondes, j'ai percuté : c'est DK, de Farscape, le pote à Crichton.

Irf irf irf, mais zenfin, que fait-il ici ???

Bon, et blague à part, il faut que j'exorcise un peu, également, parce que cette saison 4, c'est quand même là où les filles cessent d'être les drôlesses siphonnées dont on arrive à se moquer sans trop d'états d'âme. Non, là, on commence à pencher sérieusement du côté des Desperate Housewives. Entre Carrie qui brûle la chandelle par les deux bouts et dont la relation avec Aidan est en train de s'éteindre, Miranda enceinte et célibataire, Samantha qui tombe amoureuse de l'homme dont il ne faut SURTOUT PAS tomber amoureuse, et Charlotte dont le mariage a définitivement pris l'eau malgré un ultime sursaut de classe de Trey...

Non, sérieusement, on aimerait bien en rigoler, mais quand on a trente ans, ni homme, ni chien, ni chat, ni compte en banque très fourni, ben, on fait pas franchement sa maligne, devant ces épisodes.

J'ai quand même réussi à éclater de rire lorsque les quatre idiotes s'amusent à se mater un porno gay.

Who wouldn't ? ;)

 

304 : Boy, girl, boy, girl

Tiens, même si j'en suis déjà à la saison 4 ( ), je vais parler un peu de cet épisode qui m'a fait rigoler...

Déjà, Carrie a un copain, un jeune, et ce copain, c'est Tag.

Le Tag de Rachel. Le copain jeune de Rachel dans Friends. Marrant de voir comme les acteurs sont recyclés dans les mêmes rôles de série en série, non ? Après Victor, Tag. J'ai trouvé ça très mignon mais un poil pathétique.

Autre chose qui a manqué de me faire mouiller mon canapé... la tenue avec laquelle cette tarte de Carrie va faire du patin à glace.

A vrai dire, en y regardant bien, je crois juste qu'elle a oublié de mettre son pantalon.

Mieux encore, Carrie découvre vite que son copain est à voile et à vapeur. Ce qui dans le langage de Samantha signifie qu'il sera bientôt totalement gay. Bref, ça déblatère sur le sujet pendant un long moment, et tout le monde d'en conclure qu'on est des vieilles connes qui n'y comprennent rien. J'approuve. J'en suis.

Et puisque nous y sommes, il y a ce formidable face à face entre Miranda et Steve, au terme duquel celui-ci, exaspéré par son refus de s'engager, lui lâche ce formidable : "Miranda, it's like you're the guy sometimes !"

Il faut dire que Steve prend beaucoup de place, et que Miranda aime bien avoir de l'air.

De son côté, Charlotte explore sa part masculine en se laissant grimer en homme par un photographe... qu'elle va naturellement se taper dans la foulée.

Et pour finir, on a quand même de la guest qui fait écarquiller les yeux. Eh oui, dans cet épisode, Carrie s'offre le luxe de jouer à faire tourner la bouteille... et d'embrasser (avec la langue) Alanis Morissette.

J'ai failli écrire "veinarde" et puis finalement je me suis retenue !

 

303 : Attack of the five foot ten woman

Qu'elle est con, cette pauvre Carrie !

Il faudra quand même une grosse faute d'orthographe sur un billet de remerciement pour qu'elle comprenne à quel point ce pauvre Big a l'air d'un idiot avec sa girafe décérébrée !

Tout cet épisode n'est donc que consternation après qu'au traditionnel brunch du dimanche, les filles tombent sur le roman-feuilleton du mariage de Big et de sa con-con qui ne sait rien faire si ce n'est sourire bien largement de ses 72 dents très blanches, lesquelles, pour sûr, n'ont jamais vu l'ombre d'une cigarette ou d'une bonne bière.

L'ennui avec Carrie, c'est qu'elle n'est guère plus futée. Et que tout ce qui touche Big de près ou de loin lui vaut chaque fois un effondrement spectaculaire.

Ca, ma pauvre enfant...

Bref, évidemment, comme chaque fois, ça se finit par une traque sans pitié de la robe parfaite (on va dire ça) et des pompes les plus chères et les plus ostentatoires possibles pour parader devant la jeune épousée. Las, elle ne la croisera pas. Mais se retrouvera quand même à se bidonner devant les fautes d'orthographe de la pauvre sotte.

Ce qui n'est certes pas très sympa, mais qui a le mérite de faire du bien !

A part ça, les aventures de la pauvre Charlotte qui n'ose pas se désaper au sauna m'ont fait mourir de rire. Il faut la voir, serrant sa pauvre serviette contre son coeur, telle une âme en peine.

Enfin, Magda débarque dans la vie de Miranda. La pieuse Magda qui veut bien faire le ménage de Miranda, mais qui, tout de même, a toutes les peines à supporter ce genre de vision.

S'enhardissant même à échanger sournoisement l'objet du délit contre quelque chose de beaucoup plus convenant.

Toujours est-il qu'après quelques réglages, Miranda et Magda, c'est quand même une affaire qui roule.

 

302 : Politically erect

J'adore Steve. Sérieux. Quand je pense à tous les macaques enfarinés que ces gourdasses se farcissent à longueur de saisons, alors qu'il est là, l'homme idéal. C'est pas une sauterelle à grandes pattes, on peut pas dire qu'il claque le costard très souvent, il n'est pas hype pour un sou, et il est à peine barman, mais il est marrant, il est mignon, il est gentil, il a ce qu'il faut de répartie pour ne pas se laisser dévorer tout vivant par sa mante religieuse rousse, et il a l'élégance de ne pas insister quand ce n'est pas le moment.
Steve, c'est un prince. Un prince déguisé en beauf.

Mais ça, il en faudra du temps à la mère Miranda pour s'en rendre compte. En fait, je pense qu'il va falloir qu'elle épuise tous les mâles potentiellement baisables de Manhattan pour s'en rendre compte. Qu'à cela ne tienne. Certes, elle retourne à la case départ, mais au moins, cela à un sens.

Bref. Forcément, la magnificence de Steve n'en paraît que plus aveuglante face au raté que se traîne encore Carrie. Un homme politique, voyez-vous ça, et qui brigue la mairie de New York.

Quelques années plus tard, il aura revu ses ambitions à la baisse et se contentera de la mairie de Fairview.

Bref, ce brave monsieur, qui décidément goûte les jeunettes de trente ans, fait part de ses petits fantasmes à notre héroïne. A vrai dire, il adorerait qu'elle lui pisse dessus. C'est sympa, frais, romantique. Prenant le taureau par les cornes, si je puis dire, Carrie lui confie que ben, euh, c'est pas trop sa came, ce genre de truc. Il lui rétorque d'ailleurs que ça la fout mal pour lui de sortir avec une nana qui parle de sexe dans les journaux. Comment donc, s'exclame la donzelle, de la part d'un amateur de golden shower, c'est un peu fort ! Il lui sort alors cette réplique fabuleuse :

"Yeah but... nobody knows about that."

Qu'à cela ne tienne.

Erf.

Pendant ce temps, Samantha se tape un nabot qu'elle essaye de refourguer à une "used-date party" où l'on croisera d'ailleurs Nina, la copine de Jack Bauer. Et puis finalement, comme il est rudement drôle, elle se le garde quand même sous le coude.

Elles sont vraiment irrécupérables, mais elles me font bien marrer. Attention, dans quelques épisodes, Carrie rencontre Aidan, et là, je vais être obligée de m'énerver.

 

Quelques rides en plus, peut-être...

... à moins qu'il ne s'agisse de déca-litres de Botox...



... mais elles n'ont pas changé...

J'avoue que je trouve cette bande-annonce très fidèle à la série... ça va peut-être être chouette, finalement !
 

501 : Anchors away

C'est vraiment bizarre, cette série. Un jour, on se finit l'intégrale en sanglotant et le lendemain, on se réveille, quatre ans ont passé, et on se dit qu'on voudrait bien revoir un épisode, comme ça, pour voir ce que ça fait.

Ce que ça fait, je vais vous le dire.

Quand j'ai regardé cette série, effectivement, j'avais 25 balais, je mettais (parfois) des talons hauts, du rouge à lèvres, je faisais ma greluche, et deux mois de célibat, ça me paraissait inconcevable.
Aujourd'hui, 25 août 2007, dans moins de trois semaines, je fête mes trente ans (vous voyez, vous avez le temps de trouver les cadeaux qui vont bien), ce qui me rapproche nettement de l'âge de Carrie, Charlotte et Miranda. Eh ben dites donc. C'est là que je me rends compte du changement. Si à une époque, j'ai pu m'identifier vaguement à elles, on va dire qu'aujourd'hui, ce n'est plus DU TOUT le cas ! Ces femmes sont désespérées ! Ah ça, on parle de Susan Mayer, Lynette Scavo et Bree van de Kamp, mais les quatre greluches de SATC, c'est bien pire ! Elles en tiennent une sacrée couche !

Bref. A chaque épisode, Carrie nous matraque la même chose : être seule, c'est pas si mal, apprendre à s'accepter, etc etc etc. Et qu'est-ce qu'elle en retient, de ses jolis blablas ? Que dalle. Elle retombe toujours dans les mêmes travers. Fiouuuuu.

Moralité, je suis peut-être une sociopathe doublée d'une hystérique, mais ça me rassure de voir qu'il n'y a plus moyen que je me retrouve dans ces personnages pathétiques.

Au demeurant... ( ) ... tout n'est pas à jeter, dans cette série. Malgré la tronche de Sarah Jessica Parker qui décidément ne me reviendra jamais, et à qui une âme charitable aurait quand même pu souffler que non, quand on a un pif et un menton pareils, faux-cils ET rouge à lèvres écarlate ET blush fluo, ce n'est pas très heureux, elle arrive encore à me faire marrer. Notamment quand elle se prend sa jupe dans la gueule devant le musée Guggenheim, avant de se manger l'averse du siècle sur sa petite jupe en soie. (Bien fait pour elle, non mais qui s'habille comme ça au quotidien, je vous prie ?)

Et puis cette saison 5, c'est aussi celle de Miranda complètement flippée avec son nouveau bébé. Et vu le nombre de copines qui ont pondu cette année, j'ai rigolé comme une bossue en la voyant, horrifiée, appeler Steve parce que le chat avait chopé le bout de nombril desséché de son fils. YIK !

A propos de cela, demandez-moi lequel je préfère entre Big et Aidan (LA question de fille à laquelle les couilles molles vous répondront "Aidaaaan" et les masochistes vous répondront "Biiiiig"), je vous répondrai aujourd'hui : Steve !
Steve, il est cool, un peu à l'ouest, mais il a le mérite d'exister. Les autres, ce sont un peu des avatars, des clichés. Steve, il a ce léger côté geek qui me parle, à moi.

Et de toute façon, Miranda, c'est Miranda, et moi j'aime Miranda.

A part ça, de jolis moments, comme Samantha qui distribue des tracts anti-Richard, le mec qui l'a trompée.

(Et qui reçoit, en passant, la bénédiction de Miranda Bailey, fliquette et futur grand chirurgien dans Grey's Anatomy... )

"Carry on, Ma'am !"

Quelques sentiments de déjà-vu, tout de même. Genre ça, c'était pas tout à fait moi il y a cinq ans, mais aujourd'hui...

Et puis Charlotte, bien décidée à tourner la page de son mariage avec Orson Hodge... euh, Trey MacLachlan, euh, Dougal, qui se dépoitraille effrontément devant un beau marin.

De la part de Samantha, ça ne nous étonne guère, mais Charlotte...

Bref... un petit goût de reviens-y, ces derniers temps. Je vous préviens que si je continue, ce sera dans le désordre le plus total. C'est mieux que rien, non ?