Le blog de La Sorcière
 

210 : Victory and loss

Ah, mon pauvre Antonius... Quelle raclée tu t'es mangée à Actium, hein ? Quelle déroute...

Forcément, dès lors qu'on le voit comme ça, le gars Antoine, on sait bien que c'est le tombeau ou rien du tout. Mais bon... Ca fait de la peine. Je commençais à bien l'aimer...

Et loin, bien loin, à Rome, Atia a l'air partie...

Ca fait vraiment bizarre de la voir comme ça. Qui aurait cru que perdre son amant la rendrait aussi éteinte ?

Pfff, il aurait mieux fait de se casser une patte, Antoine, le jour où il a mis les pieds à Alexandrie...

Hi hi...

Vorenus et Césarion.

(Foutu écran de merde qui vaut pas celui de Bill, je vois A PEINE mes caps !)

C'est quand même vraiment une superbe pute, la Cléo. Malgré ses larmes de crocodile, elle est quand même prête à vendre Antoine pour qu'on lui laisse son trône D'autant que c'est une pute naïve. Tssss...

Qu'on la jette aux crocodiles !

Oui, bon, j'avoue qu'ils m'ont vachement émue...

Ben ouais, ils sont grave coincés, les zamoureux.

Et alors là, je me suis fait super balader. Quand la naine apporte la lettre à Marco, sa robe pleine de sang, j'ai vraiment cru que les scénaristes avaient choisi un autre chemin que celui dont on nous rabâche les oreilles depuis toujours. Et j'ai vraiment cru que Cléopute s'était suicidée de désespoir, devant un choix impossible qu'elle ne voulait pas faire. Et la douleur de Marc Antoine est vraiment sublime. Waouh.

Mais bon, pendant toute cette scène, malgré moi, je n'ai pas arrêté de crier : "Mais qu'on en finisse, allez, suicide-toi, patate !"

Ben oui, ça commence à être difficilement supportable, tout ça.

Hop, du coup, le voilà suicidé par Vorenus.

Alors forcément, après un tel cirque, quand on voit débarquer Cléopute...

C'est un peu énervant.

Ben oui, il est mort, le poor love...

Aux barbaresques, moi je dis !

Heureusement, saisie par un accès de bon sens, Cléo envoie son fils battre la campagne avec Vorenus avant qu'on ne le lui assassine. A cet instant, je ne m'inquiète pas du tout pour les rejetons d'Antoine. Je sais que dans l'histoire, c'est Octavie qui finit par les élever avec ses propres enfants.

Par contre, supeeeer la conversation entre Octave et Cléo, le calme olympien qu'elle conserve et la douceur de miel de la voix de son ennemi.

Puis une fois seule, la crise de larmes, consciente qu'elle est de s'être fait avoir, d'avoir tué son homme pour rien. Pffff, ma pauvre enfant, tu es tombée sur plus malin que toi.

Et bien sûr, celui qu'on attendait tous, j'ai nommé ze serpent...

Et hop, la voilà occise sous les yeux d'Octave, un peu dégoûté d'avoir manqué l'occasion de la faire défiler à Rome...

Ah, les retrouvailles Pullo/Vorenus. Et Pullo qui découvre enfin son fils.

Pfff... ils sont trop mignons...

Malheureusement, et je m'en doutais, un des deux doit mourir et ce sera Vorenus. Pullo a tout pour s'en sortir, il a surtout une âme d'enfant. Tout coule sur lui comme de l'eau, il est bien plus à même de récupérer de toutes les crasses qu'il a vécues que Vorenus, qui lui, n'a même jamais fait le deuil de sa femme...

:(

Quand j'ai vu qu'il réussissait à le ramener à Rome avant sa mort...

... puis que sa fille lui pardonnait...

... j'ai bien cru qu'on nous le ressusciterait. Mais non, hélas....

J'ai un peu pleuré, quand même.

Par contre, cette vieille rosse d'Atia m'a donné tort, la carne !

Moi qui la voyais se laisser mourir de chagrin et de désoeuvrement, nenni ! La voilà qui récupère et coupe littéralement la chique à sa belle-fille, oh, de splendide manière. Faut dire que c'est une sacrée punaise, la Livie.

Le tout couronné par le sourire discret d'Octavie...

... qui doit bien continuer à se taper son jeune Agrippa discrétos étant donné le petit coup d'oeil qu'ils échangent pendant le triomphe d'Octave.

Oué, oué, oué...

Et voilà, Rome se termine sur un Pullo sautillant dans les rues de Rome, avec à ses côtés son fils Césarion...

Bon, et maintenant, ce que j'en ai pensé, vraiment.

Honnêtement, je suis déçue. Cet épisode, plus long de dix minutes que d'habitude, n'avait pas le rythme auquel on était accoutumés. On a une très longue (très très longue) séquence en Egypte, avec Antoine et Cléo qui n'en finissent pas de se tuer, puis on rentre à Rome où il ne se passe pas grand-chose, et entre les deux, on nous tue Vorenus. Bof. Clairement, la fin de saison, elle était plutôt la semaine dernière.

Et puis je reste sur ma faim concernant Atia, Octavie et même Octave. J'aurais aimé qu'on nous parle d'Auguste, un peu, le premier empereur de Rome.

Bref, ça ne s'est pas passé comme je m'y attendais. Pour tout dire, cette fin de saison m'a très vite quittée. Ce matin, je n'y pensais déjà presque plus. Limite je n'avais pas très envie d'en parler.

Je sais que j'ai regardé cet épisode après BSG, mais bon. Enfin, quoiqu'il en soit, cette série m'aura fait vibrer comme rarement. Ces derniers temps, je l'attendais avec presque plus d'impatience que BSG. Cette petite fin ne me fera pas changer d'avis sur les qualités remarquables de Rome. Elle restera longtemps dans mon Top Five...

Salve à tous, et rendez-vous à la sortie des DVD de la saison 2 pour un petit voyage dans les bonus. ;)

 

Teaser...

J'ai vu le dernier épisode, et j'en suis restée sur le derche.

Je n'avais pas du tout prévu que je pourrais rester sur ma faim.

Remboursez !

(Et le premier qui spoile les morts pour les petits copains, c'est direct la guillotine... )

 

ALEEEEERTE !!!

Le site de HBO annonce l'épisode de dimanche comme le DERNIER épisode de la saison... Et donc de la série !!!

NOOOOOOOOOON !!! Je ne suis pas prête !!!

 

209 : Deus impeditio esuritori nullus (No god can stop a hungry man)

Je vais vous dire un truc : je commence à craindre pour nos deux loustics, Pullo et Vorenus. Parce que je sens que chacun de son côté, ils plongent. Pour Vorenus, c'est le cas depuis le début de la saison. Pour Pullo, c'est plus récent. Mais j'ai juste l'impression qu'ils ne parviendront pas à finir cette série en s'en tirant avec un happy end. Et en même temps, ce sont deux soldats. Comment le pourraient-ils ?

Donc, en voyant Vorenus se réveiller au côté de sa belle Niobe, ça m'a fait un gros pincement au coeur...

Pauvre garçon. Il ne s'en remettra jamais... Surtout quand on se rend compte plus tard que ça fait bien quatre ans qu'il a quitté Rome... Et qu'en fait, Vorenus se réveille sous les insultes d'une prostituée égyptienne chauve. Brrrrr...

Alexandrie, donc...

Eh bien il y en a un autre, qui me fait de la peine. Ce pauvre Marc Antoine, complètement sous la coupe de sa prostituée égyptienne à lui, qui est reine, en passant.

Et à laquelle il a fait deux marmots.

Quel désoeuvrement et quel déchéance. Ca commence à sentir la fin, pour lui aussi.

Et cette pauvre Atia m'a bien fait de la peine, aussi. Grimpée sur les toits à attendre quoi ?

Il faut croire qu'elle s'est bien ramollie depuis le départ d'Antoine. Au point d'être super girlie avec sa petite fille Antonia.

Pauvre Octavie, aussi, sur le point de se dessécher sur pied...

... et manipulée comme pas deux par son sans-coeur de frère...

Parce qu'Octave, dans cet épisode, c'est gratiné. Franchement, ça ne devrait pas m'étonner outre mesure, mais avec les femmes, il a un gros gros souci, ce garçon. Déjà, la manière qu'il a de gérer sa mère et sa fille, c'est bien limite, mais alors... ses secrets d'alcôve, moi, je m'en serais bien passée... Brrrrr... Ca, on ne peut pas dire, mais ils se sont bien trouvés, avec Livie. Ah il lui avait dit qu'il risquerait de la battre parce que ça le faisait bander, eh bien nenni ! C'est elle qui le frappe !

Non, sincèrement, cette scène, j'aurais pu m'en passer. Je l'aimais bien, Octave, mais là, je le trouve ultra-flippant. Sa manière d'administrer Rome n'est pas mauvaise, mais c'est le personnage que je trouve glaçant à souhait.

Et sinon, qu'est-ce qu'ils l'ont bien choisi, le jeune Césarion. Waouh. Je n'ai pas du tout envie de douter qu'il s'agisse du fils de César.

Et pourtant, qu'est-ce que ce serait beau de se dire que Vorenus, est peut-être en train de veiller en toute connaissance de cause sur le fils de son meilleur ami Pullo, pendant que celui-ci s'occupe de ses propres enfants.

Vraiment beau, ce gamin.

Bon, pour en revenir à Antoine... méprisable, sur ce coup-là. Laisser sa femme et sa maîtresse/belle-mère étouffer de chaleur dehors pendant qu'il se bat/s'envoie en l'air avec sa pute de Cléo, non mais franchement... Quel gros connard manipulé.

Et envoyer Vorenus prendre les claques d'Atia à sa place...

Non mais vous vous rendez compte qu'on en vient à la plaindre ???

Eh ben... tout ce petit monde est en train de glisser au fond du trou à une vitesse vertigineuse. Atia, à mon avis, y en a plus pour longtemps.

Et dites-moi... VOUS NE CROYEZ PAS QUE CETTE CONNASSE DE GAIA AURAIT PU SE BOUCLER SA GRANDE GUEULE EN CREVANT ? Au lieu de briser le coeur de Pullo une seconde fois ?

Mais naaaaan, naaaan. Faut qu'elle vide son sac, qu'elle soulage sa conscience avant de clamser, quitte à laisser derrière elle un mec dévasté.

Et qu'elle finisse étranglée et jetée dans les égoûts, BIEN FAIT ! Jamais pu la blairer, de toute façon. Encore heureux qu'elle crève en lui sauvant la vie... et encore.

Pauvre Pullo... :(

Fiou. C'était lourd, tout ça. Un mort à chaque épisode, décidément. Qui sera le prochain ?

 

208 : A necessary fiction

Mais comment ils font, dites ? Sérieusement, comment ils font pour me faire tomber à la renverse à chaque fois ? Ah on la sentait monter, la pression, ces derniers épisodes. Cette fois, ce sont des putains de scènes familiales gran-dioses ! Du drama à faire pâlir tous les RDM de la création ! Du Shakespeare ! (Quoique la mort de Servilia dans le dernier épisode était extrêmement shakespearienne.)

Et pour commencer, ce discours vibrant d'Octave, en hommage aux femmes de Rome, si courageuses et vertueuses, sans lesquelles les Romains ne seraient rien.

(Pourquoi suis-je étonnée de découvrir à quel point tout le monde semble s'arranger du mariage d'Octavie avec Antoine ?)

Quand je disais que Jocasta ne faisait pas une si mauvaise affaire, en se faisant marier à Posca...

Et puisque cet épisode est placé sous le sceau de la femme... La voilà, celle que j'attendais depuis longtemps, cette taupe de Livie.

Ah ça, c'est une jolie toupie, celle-là !

Et le pauvre Pullo. Merde alors, je ne pensais pas qu'on nous occirait Eirene !

Vraiment, ça m'a sciée, pour le coup ! Je regrette presque d'avoir dit des méchancetés sur elle.

Eh bien voilà nos deux gaillards veufs, ma foi. C'est plutôt ironique de voir que finalement, ce qui arrive à Pullo, c'est un peu ce qu'il a fait à Eirene, qui avait un mec à une époque. Et qui a été tué par Pullo, fou de jalousie. Episode que je viens de revoir d'ailleurs, et qui marquait le début de la descente aux enfers de Pullo. Là, il semblerait que malgré un grand chagrin, le bonhomme soit relativement épargné... étant donné la scène d'anthologie qui va se dérouler chez son copain Vorenus.

Car sur fond de vol d'or (l'or d'Octave, que Mécène avait prévu de barboter, d'ailleurs, le salaud), Vorenus, qui n'est pas plus bête qu'un autre, va réussir à remonter les indices, jusqu'à sa fille, indic' de son "third man". Et là, mes enfants, aux abris. Je n'en revenais pas ! Et elle y va, la petite Vorena, elle lui en balance, à son père. Ah ça, il fait peur, quand il est en pétard, le gars Vorenus, mais elle n'a pas peur. C'est plutôt elle qui ferait peur. Grandiose, la petiote.

Et en plus, ça lui va super bien, cette rage.

Elle a de qui tenir...

Mais Vorenus ne fera pas l'erreur de la tuer, elle aussi.

Et voilà comment retenir son souffle pendant plus de trois minutes. C'pas difficile.

Dans le même genre, nous avons Octave qui découvre le joli petit cirque qui se déroule dans sa famille... en résumé : qui nique qui ? Merci Mécène.

Et avant d'aller faire le ménage là-dedans, Octave annonce à sa future épouse qu'il risque d'avoir à la frapper de temps en temps parce que ça le fait bander. Hin hin.

En même temps, c'est pas comme si on était surpris. Octave, il a des pulsions de cruauté depuis le début. C'est subtilement suggéré, mais c'est acquis. Qui plus est, étant donné comment Livie est supposée avoir les dents qui rayent le parquet (ce qui est le cas, du moins au sens premier de l'expression), ça ne la dérange pas.

C'est donc parti pour la grande scène du quatre. Femmes cloîtrées, Antonius envoyé dans ses terres orientale, grande leçon de morale...

Ca s'annonce drôle, tout ça. Enfin, pour ce qui est d'Antoine, je gage qu'il va bien s'amuser... en orient. Uh uh uh.

Heureusement qu'Agrippa fait mine de faire croire à Octave que c'est lui qui a séduit Octavie (ce qu'Octave ne croit pas un instant, bien entendu) parce qu'étant donné la pathétique rupture qui va suivre, j'aurais été super déçue.

Alors oui, super romantique, les deux amoureux qui se retrouvent dans les cuisines grâce à Atia... Mais bon, on se doute bien que ça ne va pas pouvoir durer et que non, Agrippa ne va pas enlever Octavie loin loin loin de Rome. Arf.

Pauvre biquette. Un amant qui se dégonfle (a-t'il vraiment le choix, cela dit ?), un mari aux abonnés absents et un polich' dans le tiroir...

Contre toute attente, j'ai bien aimé la scène d'adieux entre Atia et Antoine... Je me rends compte que vraiment, il tient à elle. Sinon, pourquoi venir brailler son nom dans la rue et lui promettre de revenir la chercher ?

Je crois que c'est juste ce qui lui fallait pour ne pas se laisser crever de désespoir, cette vieille rosse.

Enfin, j'ai bien peur quand même que malgré cet élan de tendresse, Marco ne vienne jamais la chercher...

Et pour finir, rah. Franchement, ces deux-là, ils me...

Je le savais (et le redoutais) qu'on nous les sépareraient. Voilà donc Vorenus sur le départ, suivant Antony, tandis que Pullo va s'occuper de la petite famille. Argh, les couillons...

Ils reviennent de loin, quand même, ces deux-là.

Ca commence à sentir fort la fin, tout ça. Et quand je me souviens de la saison 1 et de la montée en puissance des quatre derniers épisodes, j'ai peur peur peur... Surtout que là, ce sera FIN. F.I.N. Plus rien, nada.

 

:wub:

(Cette classe, ce regard de miel, gniii... Jules !)

(Marrant, mais l'acteur en lui-même ne fait pas du tout le même effet. J'en conclus qu'il joue de façon magistrale.)

 

108 : Caesarion

Ah, l'Egypte, son Sphynx, ses pyramides, ses pharaons... Cet épisode, c'est probablement l'une des pages de l'Histoire que l'on attendait avec le plus d'impatience. Alors malgré quelques défauts et menues trahisons envers certains détails historiques, on se régale quand même tellement c'est grandiose.

Déjà, son Ptolémée XIII, qui n'est pas sans évoquer Augustus Gloop...

Et la manière dont Jules le remet à sa place, ce minus mal mouché...

Faut dire que le coup de la tête de Pompée présentée sur un plateau n'a pas l'heur de plaire à son Excellence...

Dans la foulée, j'ai trouvée sublime la crémation de la pauvre tête du défunt P., et la larme de César, sans doute gage de respect et d'hommage à leur ancienne amitié...

Pour sûr, Julius aurait préféré lui offrir une mort digne.

Moralité, ça va chier pour le galopin...

D'autant que Steve MacQueen est sur le coup pour trouver la Cléopâtre.

Flanqué de son fidèle Mister Big.

La fameuse Cléopâtre qui, dans cette version de l'histoire, a légèrement tendance à abuser du chichon.

Ce qui lui met furieusement le feu au derrière et nous gratifie par là même d'une scène d'anthologie dans laquelle notre Vorenus, outré par les attouchements princiers, est bien incapable de tirer partie de la chose.

Cléo : "This insect refuses me !"

Moralité, c'est ce grand pendard de Pullo qui aura l'honneur d'honorer sa majesté.

(Eh ben moi, je ferais pas la fine bouche, surtout quand il a cette dégaine-là... Miam miam.)

Moult cinoche plus tard, la princesse fait une arrivée remarquée auprès du Jules...

Et se le tape dans la foulée, naturellement, sinon, à quoi ça sert d'arriver à moitié dépoitraillée en faisant des grâces...

(Quelle comédienne ! )

Forcément, même un vieux machin comme ça, ça l'émeut.

Pendant ce temps, à Rome.

Fabuleuse scène entre Antoine et Cicéron ! Où le jeune loup promet à son vieux copain de lui clouer les paluches sur la porte du Sénat s'il ne se tient pas à carreau !!! Evidemment, quand on a vu la saison 2, cette scène résonne d'une manière particulière.

Tandis qu'à Alexandrie, le jeune Augustus fait une petite indigestion d'eau croupie.

Et que César se la pète avec un marmot qui n'est peut-être (sans doute) pas de lui.

We wants more, preciousss !!!

 

106 : Egeria

Voilà, l'épisode manquant à cause des captures de leur mère qu'elles étaient foirées. Grrrr...

Bon, comment dire... ? WHAT A FUCKIN' GOOD SHOW !!!

Sérieusement. Je vous mets au défi de trouver quelque chose de plus enthousiasmant et de mieux gaulé que ce truc. Ok, à la base, ils ont quand même un scénar en béton, thanks to our ancestors les Gaulois, les Romains, les Hispaniques, tout ça. Mais tout de même. J'ai toujours adoré les vieux péplums, ils me faisaient franchement vibrer quand j'étais gosse, mais là, c'est mieux que tout. Parce que même avec cette histoire qu'on connaît par coeur, ils arrivent encore à nous surprendre. En mêlant aussi habilement Histoire et fiction, chaque rebondissement nous plonge dans la perplexité, la consternation, ou l'euphorie. Bref, c'est super bien dosé, et j'enrage de me dire qu'il me reste aussi peu d'épisodes à voir.

Alors, dans cet épisode précisément, on s'attarde un peu sur le cas Marc-Antoine, ce qui n'est pas inintéressant. Et outre ses baillements grossiers, et sa tronche peu enthousiaste, franchement, ce mec me fait rire !

Autant, au premier visionnage, je l'avais un peu laissé passer sans le regarder, voire en l'ignorant superbement tellement je le trouvais crasse, autant aujourd'hui, avec le recul et en sachant ce que l'avenir de Rome, la fiction, lui réserve, je m'intéresse à son cas.

Surtout que dans cet épisode, il y a quand même une scène magistrale entre lui et Atia, qui retourne sa veste aussi vite que l'éclair contre César, et qui lui passerait bien la bagouze au doigt, si je puis me permettre.

Sauf qu'Antoine, lui, arf, pas question ma chère amie ! D'autant que finalement, il a décidé de rester fidèle à César et d'aller lui prêter main forte au combat.

S'ensuit un échange de claques digne de ce qu'on peut voir parfois du côté de chez Ron Moore et allez hop, dehors, à coups de pied au derche !

Et puis la complicité entre ces deux gros lourdauds qui se fait de plus en plus solide. Il faut bien reconnaître que Pullo, quand il veut, ça peut être quelqu'un de vachement précieux. J'adore sa manière de prendre un Vorenus complètement paumé sous son aile (il l'appelle "lamb" !) pour le ramener chez lui et le rabibocher avec bobonne.

En lui faisant un petit peu peur, d'ailleurs...

Ce qu'il y a de bien, c'est que si Pullo ne s'était pas montré aussi "fin" (oui je sais, le terme paraît peu adapté) sur ce coup-là, on aurait pu s'arrêter à : Pullo, le lourdaud et Vorenus le futé. Ben non. Là, c'est Vorenus le gros lourdingue.

D'ailleurs, son plan à Pullo marche vachement bien... Et ils sont tellement mignons une fois réconciliés, ces deux-là, sérieusement...

Quelle jolie scène... (Et quelle peau de pêche, mon bon Lucius, c'est qu'on en mangerait, monsieur !)

Et quel dommage de les voir aussi bien remis ensemble et que Vorenus soit rappelé sous l'étendard dans la foulée.

Et puis arf, pauvre Octave... Bon, quand il faut y aller, il faut y aller, et Atia a décidé que son fils pénètrerait quelqu'un dans la journée. Alors zou, aux putes !

Ca va, elle est pas dégueue, la jeune Egérie...

Ah et j'allais oublier... Oh my gooood !

Elle est complètement frappée d'alignement, cette pauvre Atia. Si elle croit qu'un gros zizi va lui acheter les grâces de Servilia, ok, la vioque est frustrée, mais faut pas exagérer !

Et en plus, elle envoie le pauvre agneau dans la tannière de cette vieille louve aigrie, ce qui n'est pas fort malin.

Ouaip...

Brrrrr !

Oh, les pauvres biquets...

Allez hop, en route pour défaire Pompée !

Rah...

 

107 : Pharsalus

Ouh comme c'est zarbi ! J'ai l'impression de totalement revivre cette saison 1. D'en saisir enfin l'ampleur, la démesure, les sentiments. J'ai pris une grande claque, hier soir, vraiment... Pourtant, cet épisode, je le considérais comme un épisode de transition, un peu chiant sur les bords, qui aborde un peu trop de thèmes à la fois. En fait non. C'est absolument brillant. C'est peut-être lié au fait que je comprends beaucoup mieux certains personnages, dont Vorenus et Pompée qui nous offrent un face à face tout à fait bouleversant.

Et pour commencer, j'ai beaucoup apprécié le duo Vorenus/Pullo livré à lui-même...

Leurs réactions de naufragés sont fascinantes. Pullo qui tente le tout pour le tout pour sauver sa couenne, et Vorenus qui s'emploie à graver dans une pierre un message pour sa bien-aimée (mébiensûr).

Je les adore de plus en plus, ces deux gros balourds. Ils se complètent tellement bien, et ils s'apportent tellement de choses.

Je vais aussi évoquer mon choc premier quand j'ai réalisé que OUI, Octavie partait pour avoir une liaison avec Servilia...

Et NON, je ne m'en suis toujours pas remise... WTF ???

(Sacrée coquine, cette petite Octavie, tout de même, sous ses airs de petite bourge effarouchée... )

Bien évidemment, je suis toujours très amoureuse de Jules, plus classos que jamais, même en campagne crasseuse contre Pompée...

(Pompée le Grand, plus qu'il ne l'a jamais été, d'ailleurs... )

Non mais regardez-moi ce visage de folie...

Sacrée gueule, ce monsieur.

Et la déroute de Pompée, à faire pleurer...

Grand perdant, abandonné de ses amis...

Notamment de Brutus et Cicéron qui rentrent la queue entre les pattes présenter leurs hommages à César, ahum...

(Shame, shame, shame... )

Et accueillis avec un enthousiasme débordant par César, au point qu'ils en restent sous le choc tous les deux...

Et enfin, ce grand, grand moment de Rome, la rencontre entre Vorenus et Pompée, et leur conversation...

Pauvre Vorenus, déchiré entre sa loyauté qu'il a offerte à César et qui voudrait qu'il ramène Pompée, et son admiration pour l'homme, ainsi que son attachement à la République... Terrible, quand on y pense... Et encore plus quand on connaît la suite...

Et tout ça, Pullo le sait.

(Ca a l'air con, mais ça m'a foutu les larmes aux yeux... C'était énorme... )

Et pendant tout cet épisode, j'ai trouvé formidable la classe de l'épouse de Pompée. Sa modestie au moment où ils se retrouvent presque à pied, à dormir par terre avec leurs enfants, sa dignité. Jusqu'au dernier moment, où touchant enfin le sol d'Egypte, son mari doit subir une dernière trahison...

Absolument renversant... Surtout qu'on voit qu'en un épisode, on nous renverse Pompée le Grand, on le réduit à l'état de piétaille, et on le décapite comme un manant. Terrible.

(Je n'ai pas pu reviewer l'épisode précédent pour cause de captures d'écran défectueuses de leur mère la truie. J'y remédierai dans les 24 heures.)

 

207 : Death Mask

C'était mal barré parce que hier soir, sacrédiou, j'ai réussi à m'endormir au bout de dix minutes devant ! Pas bon, ça.

Et pourtant, dès la deuxième moitié, ça s'envole... Encore du gros drama, et des têtes qui tombent... Bona dea, je me suis encore bien fait avoir par cette vieille taupe de Servilia. Elle m'a scié le derche.

Evidemment, la pauvre vieille, on la sent bien mal barrée. La mort de son fils l'a rendue à moitié folle... déjà que depuis la rupture avec César, ça ne tournait plus très rond...

Pas mal, d'ailleurs, le coup du Death Mask. C'est vrai que c'était une grande tradition, chez les Romains.

Le mariage de Jocasta, oh my god, je m'attendais au pire... Mais alors je ne pensais pas que cette roulure d'Atia la marierait avec Posca !!!

(L'ironie du sort, d'ailleurs, que ces deux mariages, un qu'elle organise par "vengeance" personnelle, et l'autre qu'elle subit... )

Pauvre Jocasta. Elle ne fait pas une si mauvaise affaire, quelque part. Bien sûr, c'est un affranchi, mais il est gentil et sûrement bien plus rusé qu'elle ne le pense...

Servilia, donc, qui tombe à pic pendant la noce pour faire son cinoche devant chez Atia, réclamant justice...

Très impressionnant, je dois bien le reconnaître, et quelle sortie en fanfare pour ce personnage que de passer deux jours à psalmodier les mêmes paroles à la porte de son ennemie jurée en attendant que celle-ci daigne enfin sortir pour se suicider devant elle...

Grande leçon de drama, de mise en scène, et d'art dramatique. Et Eleni qui se suicide dans la foulée... Brrrr...

Après Cicéron et Brutus, c'est au tour de Servilia de nous quitter...

Elle me manquera, cette vieille rosse...

Bon, alors quelqu'un peut m'expliquer ce qu'il se passe chez Pullo ? Parce que sa geignarde de bonne femme, là, franchement, mais quel boulet !

Ca, forcément, elle veut pas niquer, elle est trop enceinte...

Alors voilà mon Pullo qui se tape Gaïa dans une scène totalement surréaliste !

J'ai pas bien compris où elle voulait en venir, cette gorgone, mais Pullo comme Vorenus feraient bien de se méfier, je la sens mal, super mal...

D'ailleurs, à propos de Vorenus, mais qu'il surveille donc un peu sa fille qui est en train de partir en live, la pauvre enfant. Séduite, manipulée, assoiffée d'amour, sans doute, et utilisée pour faire tomber son père...

Pauvre petite...

Regardez-moi cette gueule de truand... Quelle comédie...

A part ça, je n'ai pas super accroché à l'intrigue juive... Ca tombe un peu de nulle part cet attentat avorté contre Hérode...

Heureusement car j'aime bien Timon... Ca m'aurait emmerdée qu'il tombe là-dedans...

Presque contente qu'il se débarrasse de son frère... Je ne pouvais pas le saquer.

Bon, allez, passons à quelque chose de très jubilatoire, maintenant... Cette pauvre Atia qui croit vraiment marier son Antoine, c'est pathétique mais trop bon !

Bien entendu, je savais depuis longtemps qu'Antoine épouserait Octavie, mais alors, la mise en scène est fabuleuse. Cet enfoiré la saute et ensuite lui apprend la bonne nouvelle alors qu'elle a déjà choisi la porcelaine !

Bien sûr que c'est plus commode pour Octave, c'est une vraie alliance politique, et ça lui permet aussi j'imagine de se venger un tout petit peu de ce que lui ont fait Marc Antoine et Atia, dans le temps. Je pense qu'il n'a jamais supporté leur liaison.

J'ai presque été étonnée de voir un Marc Antoine éprouvé par cette histoire. Toujours nonchalant, mais on le sent un peu accuser le coup.

Et la pauvre Octavie, totalement sous le choc...

Franchement, il avait eu du nez le petit Marcus Agrippa quand il lui disait dans le dernier épisode qu'elle ferait un mariage politique et pas un mariage d'amour... Pauvre biquette. J'espère encore une fin heureuse pour elle, j'ai peut-être tort...

Et lui qui est au supplice, naturellement...

On va pas s'éterniser sur la nuit de noces et sur la grande, très glande classe de Marc Antoine...

Je crois que ce n'est pas nécessaire.

Et quand à cette malade partie chercher de l'herbe à avorter, je parie bien qu'une certaine Eirene va bientôt se déguster un thé saveur "bye bye baby".

Ca promet...

Encore un épisode jouissif. Ca commence à être fatiguant, toute cette perfection, non ?

Alors la grande question. Combien de temps Atia va-t'elle survivre à son ennemie de coeur ? Parce que là, fini le Atia-Servilia show... A mon avis, la logique voudrait qu'elle la suive de peu, surtout après une aussi puissante malédiction... D'autant qu'elle vient de perdre la face deux fois. Ridiculisée par Servilia puis par ce mariage. Le coup de grâce ? On verra ça bientôt.

 

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