Le blog de La Sorcière
 

108 : Bitter sweets

Brillant ! Drôle, enlevé, et un scénario très original, même pour Daisies.

L'intro, toujours charmante car le pauvre petit Ned s'en prend comme d'hab plein la tronche (non, je vous jure que je ne ricane JAMAIS devant ses malheurs de petit pensionnaire, urfurfurf), et en même temps, c'est tellement triste et poétique, ce qui lui arrive... S'étant trouvé un copain frappé d'un handicap qu'il croit d'abord presque aussi important que le sien, il finit en train de jouer avec lui dans un tas de feuilles mortes... erreur fatale.

Il fait ainsi fuir le petit copain à la dentition abjecte.

(Eh ben dites-moi, c'est quand même pas une flèche, ce garçon. )

L'intelligence de cet épisode, donc, c'est de balancer nos gentils pâtissiers dans une terrible guerre contre la concurrence, avec l'arrivée d'une nouvelle boutique juste en face de la leur. Une boutique de bonbons.

(Un conflit autour de tout ce qu'il y a de plus doux et sucré au monde, avec à la clé un superbe plongeon dans la pâte à bonbons, ce qui n'a pas manqué de m'évoquer Rabbi Jacob. On a les références qu'on peut, surtout avec la mère que je me traîne.)

Bref, les gérants de cette charmante échoppe, contrairement à nos amis, sont tout à fait armés pour ce genre de bataille.

Ca commence par l'envoi d'un inspecteur de l'hygiène bien peu amène et qui malheureusement ne goûte guère les recettes secrètes de Ned...

Oh les beaux fruits tout pourris !

Ca, mon garçon, ça devait arriver. Ne joue pas les étonnés.

Pire encore, Ned va finir en prison. Oui, Ned.

Enfin bref, c'est juste absolument hilarant. J'ai également relevé une superbe allusion à Hitchcock...

Bodega Bay, Tippi Hedren, les Oiseaux, etc etc...

A noter aussi l'excellente coalition des filles qui vont jusqu'à tenter de lâcher des rats dans la boutique de l'ennemi. Elles m'ont fait mourir de rire, les deux fofolles. Ca fait un duo du tonnerre.

A exploiter encore, s'il vous plaît !

Très intéressant, également, de voir comment Cod arrive à fonctionner sans Ned.

Difficilement, d'ailleurs.

Bref, que du bon. Et Ned va-t-il vraiment avouer à Chuck qu'il a tué son père ? La réaction ? Vite, vite, la suite !

 

107 : Smell of success

Et nous commencerons donc cette review avec cette réplique formidâââble d'Emerson Cod qui semble avoir à peu près la même opinion que moins concernant la vie amoureuse de Ned.

Emerson : I must admit I am curious. Hell, before dead girl came along, I didn't know what you liked, or if you liked, or if you had anything to like with. For all I know, you could have been one of those people who was born with both but didn't use either.

Merci !

Bon, je ne vous cache pas que ça fait maintenant une dizaine de jours que j'ai regardé cet épisode et qu'il ne m'a pas marquée plus que cela, même si chaque épisode de Daisies est par définition exquis.

Je vais donc commenter quelques unes des captures d'écran que j'ai prises en le regardant, puisque le reste m'échappe...

Pour rester dans le grivois, j'ai trouvé la scène où Olive fonce sur Ned très mignonne...

(Il fallait quand même oser instaurer une tension sexuelle entre cette blonde courte sur pattes et ce grand dadais longiligne... )

Et CECI, dégainé de son tablier immaculé suite à une remarque un peu coquine d'Olive, m'a fait mourir de rire.

Ensuite, quand on voit la trombine de Ned en train de feuilleter des livres en relief...

Hum, hum...
Oui, Ned, c'est à cela que ressemble une dame toute nue.

Innocent, va.

Alors qu'à côté de ça, on a quand même son comparse qui dans le genre viril se pose un peu là. C'est très drôle, très charmant, ça m'éclate.

Et alors qu'à côté ENCORE de ça on a quand même ZE woman par excellence, modèle réduit, certes, mais dont le décolleté dans cet épisode a manqué de me faire avaler ma langue.

Holy shit !

Avec ça que la queue de poisson du costume de sirène lui fait faire des petits bonds constants... Mais je m'égare...

Bref, pour un show aussi familial et dont le héros principal est aussi... prude... je trouve qu'il y a quand même extrêmement d'allusions à la chose. Moi ça m'éclate, et ça me ravit de voir qu'il y a plusieurs niveaux de lecture. Parce que même si Pinocchio et la Belle au Bois Dormant se font des bisous cellophanés et de lointains câlins...

... il y a de quoi faire.

A part ça, j'ai trouvé super mignon le petit Ned qui se lève la nuit pour préparer des tartes qu'il ne peut ensuite pas toucher mais avec lesquelles il dort parce qu'elles lui rappellent sa mère...

Pauvre petit. Pas étonnant qu'il soit... ce qu'il est...

T'inquiète pas, gamin, un jour, toi aussi tu seras un vrai petit garçon.

 

106 : Bitches

Roh, le début de cet épisode, c'est la perfection.

(Je suppose que certains oseront appeler cela de la gnangnantise.)

Tellement joli, tellement subtil, tellement triste et tellement... sensuel.

Déjà, comment ne pas fondre en voyant Ned qui contemple sa belle en train de dormir...

Ces petits moments d'intimité sont super mignons. Et ils ne sont pas si nombreux que ça. Du moins pour nous qui nous interrogeons régulièrement sur le quotidien des deux amoureux. Donc c'est trop mignon de voir Chuck se lever, s'étirer et... trébucher sur Digby pour se rétamer en plein dans... les bras de Ned !

C'est horrible. Qui n'a pas senti son coeur s'arrêter à ce moment précis ? Et puis par miracle, Chuck bouge, mais oui, elle est bien vivante !

Le petit soupir ("your skin is amazing") de Ned est à faire pleurer de tendresse.

Vite, vite, il faut en profiter !

Suit un effeuillage éclair, sauf que...

Bien évidemment !

N'empêche, je suis contente, parce que je l'avais vu venir, ce rêve, et je suis sûre qu'il y en aura d'autres. Pas trop souvent, bien sûr, mais si j'étais Ned, je rêverais ou cauchemarderais souvent de ce genre de chose. Outre bien sûr, le côté culpabilisant de ce rêve en partie provoqué par le malheureux bisou échangé avec Olive.

Finalement, il est quand même ultra-tordant de constater que ce petit dérapage outé par Olive contrarie beaucoup plus Ned que Chuck.

Narrateur : Wondering why her kiss with the pie maker went unmentioned, Olive attempted to mention the unmentionable.

Et le regard complètement désabusé et ennuyé de Cod sur tout ce petit monde débordant d'amour contrarié est absolument hilarant. Rien que pour cela, il est tout à fait indispensable, le gros coco.

D'autant qu'aujourd'hui, nous avons le plaisir d'enquêter sur le meurtre d'un... polygame !

Chuck : Four wives ? That's just greedy !
Olive : And intriguing.
Emerson : Some people like vanilla, some like chocolate, others like their Neapolitan.
Ned : I like Neapolitan.
Emerson : Then you'd do well as a polygamist : one woman to have, one woman to hold. (!!!)
Ned : Why ? Why would you do that ? For the record I'd make a horrible polygamist. I'm easily distracted, I wouldn't know where to focus...

Et Cod m'a fait mourir de rire lorsqu'il drague la grande Black. Ah, c'est que lui aussi il irait bien lutiner la gueuse !

Bref, tout cela est très drôle, malgré l'absence des tantes, et j'ai trouvé très sympa qu'on fasse un petit état des lieux de la relation entre Olive et Ned. Et évidemment que ce rêveur choisit l'amour platonique à une relation physique...

Très mignon aussi le fait qu'Olive donne le change et garde le sourire là où très certainement, elle préférerait fondre en larmes. Très digne, la petite bonnne femme.

Mais par contre, lui, des fois, on lui foutrait des claques !

Enfin, je l'aime bien quand même, j'avoue.
Rah la la, je suis sûre qu'il voudrait que tout soit simple, dans la vie, et pourtant, il est tellement compliqué, ce garçon, l'air de rien...

 

105 : Girth

Et hop, un épisode de Halloween, extraordinaire de kitsch et de nawak ! L'occasion pour nous d'explorer un peu le glorieux passé d'Olive, ancienne... jockey !

Les scènes de flashback sont d'une fausseté remarquable, ce qui n'en rend le tout que plus drôle. Limite parodique, d'ailleurs, mais bon, quand on regarde Pushing Daisies, on comprend bien que l'effet recherché, ce n'est pas le réalisme à tout prix.

L'occasion également d'explorer un peu le duo Olive/Emerson. Et ça marche du tonnerre. Le géant noir et la naine blonde font une équipe sensationnelle.

Egalement sympa de voir que tout doucement, Olive et Chuck commencent à devenir copines. C'est exactement ce qui faut qu'il se passe pour semer encore un peu plus la discorde entre tout ce petit monde.

Et à part ça, un épisode d'Halloween ne serait pas digne de ce nom si au milieu de cette enquête équestre, il n'y avait pas un joli clin d'oeil à la légende très américaine du cavalier sans tête (Sleepy Hollow, hurleront les "burtoniens"). Clin d'oeil qui nous amène tout droit au prochain problème à régler sur la longue liste du pie maker.

Voilà ce que c'est de sauver toutes les damoiselles en détresse.

Ca n'aurait pas été drôle si Cod ne les avait pas surpris.

Hé hé hé.

A part ça, décidément, j'adore les tantes. J'étais ravie que Ned leur rende visite. Et j'ai trouvé très drôle la scène où sans le savoir, il mange un morceau de SA tarte. Dont les superbes fruits déjà touchés par la grâce de son pouvoir se dépêchent de pourrir à son contact.

Beaucoup de secrets, dans cette série. Chuck cachait à Ned qu'elle envoyait des tartes parfumées à l'anti-déprime pour ses tantes. On cache à Olive le don de Ned. Etc etc... Décidément bien peu de confiance, dans cette histoire. J'ai hâte qu'Olive découvre le pot-aux-roses. Et que les tantes apprennent que Chuck est en vie. Nul doute que tout cela se produira tôt ou tard. Et j'ai adoré le fait que Vivian discute si gentiment avec Ned de son salopard de père (qui pour sûr mériterait qu'on le retrouve mort, que Ned le ressuscite une minute pour lui dire ce qu'il pense avant de le renvoyer directement ad patres).

En attendant, la scène de fin est une fois de plus absolument charmante.

Sous les yeux attendris de son pâtissier, Chuck enfile son plus beau déguisement de fantôme...

Et s'en va demander "trick or treat" à ses tantes.

Tout à fait exquis.

Vous remarquerez quand même que ce sont les codes d'une série au long cours qui se mettent en place dans ces premiers épisodes. J'espère que la grève ne contrariera pas trop les projets de ses créateurs car je pense qu'il y a moyen de raconter énormément d'histoires et de ménager énormément de surprises, avec un concept tel que celui-ci.

 

104 : Pigeon

Qu'est-ce que c'était con !
Non mais sérieux, cette histoire de pigeon voyageur retapé avec l'aile empaillée d'un perroquet, mais y a que dans cette série qu'on voit ça !

Bien plus intéressant que cette histoire à dormir debout d'oiseau miraculeusement ressuscité, la jalousie qui commence à piquer à certains endroits. Car si Ned a tout du prince charmant, surtout depuis qu'on l'a vu manier le fer dans l'épisode précédent, il a aussi de très gros défauts. Jusqu'à présent, le principal d'entre eux, c'était sa mufflitude (un mot qui mériterait de figurer dans le Robert) face à cette malheurette d'Olive, qui est certes affublée d'un prénom ridicule, mais qui n'en mérite pas moins un peu de gentillesse et d'humanité de la part des autres gens. Notamment du grand dadais qui semble prendre un malin plaisir à l'ignorer et à la traiter comme une servante. Bref, il fallait bien cela pour que Ned échappe à la perfection. Et pourquoi je vous prie, en a-t-il si peur, de cette Olive, au point de la rejeter dès qu'elle s'approche d'un peu trop près ? Parce qu'elle représente la chose qui lui fait le plus peur : la vraie vie. Celle qu'on vit en couleurs, et les deux pieds sur terre. Celle où on chante, où on porte des décolletés ravageurs, où on pelote, embrasse, fait des folies de son corps etc etc etc.
Et maintenant, voyez-vous cela, Ned est jaloux. Comme tout cela est contradictoire. Preuve que cela progresse ? Parce que c'est tout de même quelque chose que l'on peut comprendre quand on ne peut pas poser la main sur sa bien-aimée... quand d'autres le peuvent, eux.

Même quand ce n'est pas fait exprès. Et c'est là que je me dis que cette petite fable sur l'amour platonique est quand même très intéressante. Même dans le monde de Pushing Daisies, même chez Ned, le grand gamin qui à mon avis ment comme un arracheur de dents quand il parle de ses anciennes copines, il y a un moment où cette perfection d'amour platonique, eh ben on a un peu envie de la jeter par la fenêtre. Alors forcément, quand les paluches d'un autre s'égarent sur sa chérie qu'il n'a pas le droit de rattraper quand elle trébuche, c'est dur, très dur.

Ca nous le rend grognon, notre Ned, surtout quand sa douce, tentée de prendre la main de l'intrus en imaginant que c'est celle de Ned, se laisse aller à cette petite fantaisie.

Vas-y, Ned, lâche la bête qui est en toi !

Enfin, tout cela finit par s'arranger, bien entendu... Mais c'était sympa de voir un peu d'eau dans le gaz, même si ça ne dure pas très longtemps.
Je crois tout de même que lorsqu'il a ressuscité Chuck, c'est aussi lui que Ned a ressuscité... Cela promet beaucoup de choses, vu sous cet angle.

A part ça, laisser-moi vous dire que j'ADORE ce chien.

Il est très très drôle, il a une tronche à tomber, des yeux qui donnent envie de le gaver de susucres, bref, c'est le clébard que tout le monde a envie d'avoir chez soi, même si comme tout bon clébard, il doit atrocement refouler du goulot.

A part ça, plus ça va, plus je trouve l'intrigue des tantes excentriques en plein deuil agréable. Et je trouve très sympa qu'Olive soit catapultée dans leur quotidien. Ca fait un trio complètement loufoque et improbable (déjà que les deux taties, c'est le jour et la nuit) et j'avoue qu'elles me font franchement marrer. J'ai beaucoup aimé qu'Olive, pourtant pas super copine avec Chuck, fasse l'effort de cacher le fait que celle-ci soit toujours vivante aux deux malheureuses. Ca donne une scène très sympa.

Enfin, je suis toujours particulièrement séduite par les cadavres de Ned !!!

Par contre je suis très fâchée. Il y a ENCORE la rouquine qui bouffe à tous les râteliers !

Même s'il faut bien reconnaître qu'elle sert une intrigue complètement farfelue mais rigolote. Au fond, malgré le peu de sympathie que j'ai pour elle, elle a tout à fait sa place dans cet univers. Tout autant que dans celui d'Ugly Betty.

Et puis pour finir, la petite danse sur le toit en costumes d'apiculteurs était tout simplement divine.

En fait, je ne pensais pas avoir tant de choses à dire sur cette série... Et pourtant, si. Comme ça fait quelques jours que j'ai vu ces épisodes, et avec un certain détachement, je n'en ai gardé que les grandes lignes, et c'est pas mal. Quand je pourrai faire des reviews chaque semaine, je suppose que ce sera différent.

En attendant, si vous le permettez, j'ai rendez-vous avec un astronaute.

 

103 : The fun in funeral

Je vais être honnête : il y a des fois où je me fais chier, devant Pushing Daisies. Mais le genre de "je me fais chier" qui fait du bien. C'est pas du "je me fais chier" en remâchant des idées noires (et Dieu sait que ces derniers jours, ça aurait pu être le cas). Non, c'est le genre d'emmerdement qu'on devrait tous s'offrir de temps en temps, l'ennui nécessaire et réparateur qui a tendance à manquer dans ma vie depuis un bon moment.

Petite parenthèse à l'attention des "burtoniens" : j'ai vu les huit épisodes, et je n'ai pas un SEUL instant pensé à Tim Burton. J'ai pas mal pensé à Jeunet, à Baz Luhrman (la narration n'est pas sans rappeler certains moments de Moulin Rouge), et à quelques autres, mais Pushing Daisies est totalement dénué de ce qui fait la marque de Tim Burton : la férocité et le petit côté pervers qui équilibre l'univers très enfantin de ses créations.
Pushing Daisies, c'est du 100% pur sucre, et ce ne sont pas les quelques gentils morts qu'on va ressusciter de temps en temps (fussent-ils criblés d'éclats de verre ou cramé jusqu'au trognon) qui vont changer ça.
Tant mieux. Les copiés-collés, j'aime pas.
Cela dit, j'admets que le look évoque assez Burton. Même si moi, les fleufleurs de Coeur de Coeur me font davantage penser au Magicien d'Oz qu'à Charlie et la Chocolaterie...

Bref. Sur notre lancée, on enchaîne sur les diverses inventions de Ned et Chuck pour se papouiller tranquillement...

Joliiii, le papier film !
Quelle inventivité.

(Je n'ose même pas imaginer la frustration que ça doit être.)

Malgré le papier film, cette manifestation de tendresse génère un ouragan terrible nommé Olive.

Pauvre petiote, elle me fait trop de la peine...

Bon, sinon, je trouve toujours le Pie Maker aussi craquant. Et je déclare solennellement qu'il a la plus belle bouche masculine de toute la télévision actuelle. Bien plus chouette que celle de Jesse Spencer. On a juste envie lui croquer la lèvre inférieure. Oui, c'est probablement dû en partie à ce délicieux gloss transparent qui orne ladite bouche. On s'en fout, ça lui va tellement bien.

Et puis ses expressions sont tout aussi délicieuses que sa petite bouille.

Toujours très sympa également son duo avec le grincheux Cod.

J'espère qu'on pourra explorer un peu leur étrange relation. C'est un peu le jour et la nuit, et ça peut être intéressant de découvrir jusqu'à quel point finalement ils étaient faits pour se rencontrer et collaborer. Rien que pour ça, j'aimerais que Daisies dure looooongtemps.

En ce qui concerne l'intrigue du jour, c'est plutôt bien de revenir sur les lieux du crime de Ned. Plutôt que de se dépêcher d'oublier qu'il a quand même laissé quelqu'un mourir pour sauver sa belle. Il est également très intéressant de se souvenir que la belle ne connaît pas ce petit détail, concernant le don de Ned. Tout le reste autour des deux frères jumeaux croque-morts qui détroussent les défunts est complètement à oublier. Si ce n'est que l'acteur qui joue les deux gaillards, c'est le frangin de Matt Parkman, dans la vie. Ouaip. Vous allez trouver ça dingue mais j'ai trouvé qu'il y avait ressemblance, et en cherchant, j'ai eu confirmation.

Bref, tout cela occasionne des scènes tordantes.

Le look de Chuck, savamment calculé, est extraordinaire, d'épisode en épisode. Si j'ai eu un quelconque doute sur le fait de confier ce rôle à cette actrice au début, ce n'est vraiment plus le cas. Elle est charmante, très jolie, anglaise, et en plus, c'est Madame Remus Lupin.

Et puis le duo qu'elle forme avec Lee Pace est parfait.

Et Lee Pace, pendant que j'y suis, sa manière de parler et sa voix grave et onctueuse me rappellent Alan Rickman.
Si vous avez l'occasion de voir des films de Rickman quand il était plus jeune, outre l'accent anglais, c'est pas loin d'être ça.

Bon, sinon, grosse crise de rire quand Cod reste coincé dans la fenêtre.

Ned : Ohhh, the window looked bigger from up there !

Pareil quand Ned se retrouve dans le noir et ne se rend pas compte qu'il frôle des cadavres, les réveillant les uns après les autres.

Cadavre : What part of do not ressuscitate don't you people understand ???

Et puis enfin, le grand final avec le superbe numéro d'escrime de Ned, très agile pour son gabarit, et qui finit drapé dans les rideaux de la cave, sous les yeux émerveillés de sa princesse.

Et j'ai absolument adoré le petit duo de la dernière scène, quand Ned lui confie que s'il devait la réveiller à nouveau au risque de tuer quelqu'un, il le referait.

Ned : I'm gonna see if I've got some plastic wrap.

Comme c'est meugnooooon !

 

102 : Dummy

Eh ben dites donc, c'est la grosse rigolade, ces jours-ci. On voit que j'ai mis entre parenthèse des trucs fort réjouissants tels que les Soprano et Twin Peaks (pas de panique pour TP, j'attends la sortie de la saison 2 pour me les faire tranquillou dans la foulée, éventuellement pendant mes *roulement de tambour* vacances).
Eh oui, il y a des périodes où même les Sorcière ont besoin de se marrer un peu. Et comme je n'aime pas les trucs foncièrement drôles...

Bref. J'ai regardé ce deuxième épisode hier soir à une heure où j'aurais déjà dû être couchée, c'était peut-être pas une super idée.
Néanmoins j'apprécie la manière dont, tout en ayant une vie de merde, il faut bien le dire, Ned et sa douce parviennent à tirer le meilleur de ce qu'ils ont sans jamais s'apitoyer sur leur bouhouhouh triste sort.

C'est vrai, ça, moi je préfèrerais être seule que d'avoir un mec à qui je ne peux pas pincer les fesses de temps en temps. Ca doit être pour ça que j'ai pas de mec, d'ailleurs. Pfff, perfectionniste.

Bref, ils sont très mignons, y a pas à dire, ils sont très très mignons. Est-ce que j'ai déjà dit qu'ils étaient mignons ?

Outre cela, je reconnais qu'un temps d'adaptation est nécessaire. Oui, il y a quelques moments WTF dans cet épisode. Exemple avec Cod qui tricote quand il est stressé.

Le temps que mon cerveau traite l'information et décide que non, il n'est pas concevable de faire pipi là tout de suite sur le canapé, il est déjà presque trop tard.

(Faire faire du tricot à Chi McBride... Il est heureux que Daisies ne soit pas sorti avant la saison 1 de House car je connais un personnage qui aurait paru beaucoup moins terrible si cela avait été le cas.)

Autre grand moment WTF/argh, mon canapé...

Oh... my... God. Bien évidemment, que Kristin Chenoweth chante. Ce serait criminel que de ne pas la faire chanter. Elle si blonde et soupirant si fort après son pâtissier... et bien évidemment, il fallait qu'elle nous chante une chanson de Grease. Avec le chien qui fait les choeurs.

Je meurs.

Ce pauvre chien qui est décidément le seul qui lui fasse les gros câlins qu'elle mérite, cette pauvre petite chose.

Cheloue, d'ailleurs, cette affaire de chien.
D'abord, moi un chien qui me lèche la poire comme ça à longueur de temps, c'est direct transformé en carpette.

Tout ça pour dire que j'adore Olive. Elle est la caution terrienne de cette série. Pour autant qu'il y ait une caution terrienne, d'ailleurs. Disons qu'elle est la plus humaine de tous. Et comme j'aime beaucoup Kristin Chenoweth dans the West Wing, forcément, ça aide. Je note d'ailleurs que dans the West Wing, elle est direct associée au personnage le plus lunaire de la série. Si c'était pas prémonitoire, ça.

Pauvre Olive.

(Par contre je trouve qu'elle n'était pas obligée de faire un régime si serré entre le pilote et la suite. Elle était très mignonne avec ses petites joues. Là, ça la vieillit.)

Pour en revenir à nos moments WTF, oui, c'est plus que surréaliste. L'enquête m'a fait écarquiller les yeux d'incompréhension. Mais en même temps, à minuit passé, oui, on peut se permettre de regarder cette série rien que pour les zolies zimages.

Et la fin est juste adorable.

Voyons, voyons, avec un peu d'imagination, je suis sûre qu'ils pourraient faire des trucs très très funs.

(Chut, chut, méchante sorcière, tais-toi donc !)

Ben quoi, ça va bien finir par les titiller à un moment ou à un autre, non ???

Non ? Bon. Eh bien si ça les amuse de faire de la route avec une vitre entre eux, tant mieux, moi je m'en lave les mains !

A part ça, ils aiment prendre des risques, les loulous, parce que rester scotchés l'un à l'autre comme ils le font et courir le risque qu'au moindre frôlement, Chuck tombe raide, moi je dis bravo. Personnellement, j'ai passé tout l'épisode à redouter le contact. Je me doute bien que ça ne va pas arriver, à moins que Ned n'en fasse des cauchemars, ce qui serait très intéressant, mais c'est quand même assez stressant.

En tout cas, comme tout cela se regarde avec bonheur.
C'est aussi con qu'Amélie Poulain, mais c'est vachement moins prétentieux. Moins français, quoi !

Bon, allez, c'est l'heure que mémé aille se préparer son bouillon.

 

101 : Pie-lette (lol !)

Oh, la délicieuse, la charmante petite chose que voilà !

Mais enfin, mon brave garçon, où étiez-vous, où vous cachiez-vous, pendant tout ce temps ?

Sérieusement, ils ont trouvé une sacrée pépite, là ! Si House repose sur la férocité surnaturelle de cette bonne pâte de Hugh Laurie, nul doute que Pushing Daisies doit beaucoup au très gracieux Lee Pace. Encore fallait-il voir en ce grand machin dégingandé et mal peigné (cf. imdb) le délicieux pie maker de Daisies. C'était pas gagné.
Et pourtant, si l'intro et son petit lot de découvertes colorées a beaucoup de charme...

... le pilote ne démarre vraiment que lorsque le héros adulte apparaît à l'écran.

Dès lors, impossible de ne pas craquer. Il est irrésistible. Je n'ai pas compté mes "hihihiiiiilesttromignoooon" mais j'ai allègrement dépassé la dizaine.

Je défie quiconque de ne pas sourire malgré lui en regardant évoluer ce personnage. Même moi, nez glacé et bide en vrac, je n'ai pas pu m'empêcher de me froisser les zygomatiques tellement il est mimi, coincé, maladroit, poli, gentil et en même temps brillant. Resté un peu au stade de l'enfance (je n'ai pas pu m'empêcher de me dire qu'il était un peu mort le jour où il a enterré sa mère et le père de Chuck), il n'en sort pas moins des phrases très adultes.
Bref, je sens que je vais bien m'amuser à décrypter ce gentil personnage un peu dadais. Et les grands machins comme ça (non mais vous avez vu OU il arrive par rapport à Chi McBride ??? Cela mesure au moins 1m90, dites donc !) qui ne ressemblent à rien.

Avec ça que c'est totalement désexué malgré la présence d'une blonde de poche surhormonée et qui ferait sans doute mieux d'aller voir ce qui se passe dans le calcif du géant black plutôt que de lorgner sur le puceau de service...

... qui pour sûr doit être bien content d'avoir trouvé une copine qu'il ne pourra jamais toucher. Hé hé hé.
Vous voyez, j'ai de la peine à me retenir !
So easy.

Donc, c'est délicieusement niais mais en effet, Ned a un sourire incroyablement communicatif. Surtout quand on lui cale dans les gencives son amour d'enfance...

... assassinée. C'est là que ça devient intéressant. Car pour ceux qui ne connaissent pas, Ned a un pouvoir magique. Il peut ressusciter les morts. D'ailleurs, il l'a fait avec son chien. Mais il y a deux mais. D'une part il ressuscite un mort, ok, soit, mais dans ce cas, il ne doit plus jamais le retoucher car cela tuerait l'ancien moribond en moins d'un quart de seconde. Chose que Ned a apprise en tuant sa mère qu'il venait de ressusciter. Et d'autre part, s'il ne retouche pas la personne avant une minute, une autre personne proche géographiquement doit mourir.

L'exemple du bandit poursuivi et qui tombe sur Ned dans une ruelle bien noire en est l'exemple parfait. Il tombe, meurt, frôle Ned dans sa chute, ressuscite, Ned l'empoigne pour le retuer et éviter à quelqu'un d'autre de mourir. Pas de bol, ce faisant, il se fait découvrir par un autre personnage qui me plaît déjà beaucoup...

Emerson Cod, détective privé qui adore élucider les crimes pour se faire un peu d'argent de poche. Et quoi de mieux pour cela qu'un collègue qui peut ressusciter les personnes assassinées, je vous prie ?
Du coup, voilà nos deux lascars associés.

Et Ned se met à enquêter à sa manière. Alors, mon bon ami, voilà, je voudrais juste savoir qui vous a tué. Merci, au revoir.

Là où ça se corse, donc, c'est quand le mort s'appelle Chuck, et que Ned a un gros faible pour elle depuis toujours.

Du coup, au moment de la rendormir pour toujours...

... pas moyen.

Et clairement, pour Ned, l'handicapé des sentiments, il fallait bien ce genre de copine, elle aussi sans doute restée vaguement enfant, élevée par deux tantes complètement siphonnées après la mort de son père (dont elle ignore que c'est Ned le responsable), copine donc qu'il ne pourra jamais ni toucher ni embrasser ni rien du tout, car cela la tuerait tout net.

Pour le moment, on ne les plaint pas trop, parce que finalement, on n'a pas super l'impression que ça les dérange. Quelque chose me dit, comme je l'écrivais plus haut, que c'est même peut-être un peu une aubaine. Reste à savoir comment gérer pareille relation sur le long terme.

Enfin, à première vue, c'est très très sympa. Les couleurs font un peu mal aux yeux, mais le charme est indéniable, et j'adore les acteurs. C'est bien filmé, entre le Magicien d'Oz, Tex Avery et Walt Disney, ça sent un peu sa famille Addams de temps en temps, et... ma foi, ça vous flanque une sacrée dalle.

Miam, slurps.

Oui. Même quand on a passé la soirée à appeler Raoul dans le grand téléphone blanc.

 

Bonne nouvelle...

Ca me fait très envie...

 
 

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