Il y a quelque chose de réconfortant dans le fait de regarder Prison Break. De constater qu'une saison et demie plus tard, rien n'a changé. Les scénaristes nous pondent toujours des rebondissements hautement improbables, Wenty Miller jongle toujours (péniblement) entre ses deux expressions de rechange, et autour de lui, toute une bande de joyeux rigolards s'agitent toujours en tous sens... bien vainement. Dans un monde qui change aussi vite que le nôtre, c'est un repère précieux. Hem.
Pour resituer, je me suis arrêtée avant la fin de la saison 2, parce que bon, hein. Et puis ayant eu vent il y a quelques semaines du retour d'un personnage défunt, après un fou rire qui a bien failli se solder par un pipi-culotte, je me suis dit que je ne POUVAIS pas rater ça.
Evidemment, j'ai rien compris au film, hein. Mais à quoi bon s'exterminer le tempérament à vouloir comprendre quoique ce soit à une série de toute façon totalement absconse ?
En fait, ce qui m'intéressait surtout, c'était de voir comment ils allaient se débrouiller pour nous ressusciter la Sara Tancredi qu'elle s'est fait soi-disant couper la tête dans la saison précédente. ("What's in the box ?")
A leur décharge, on va dire qu'ils ne se sont même pas fatigués à tenter de rendre le truc crédible. Genre ok, on vous la rend, mais après, ne parlons plus de la fameuse tête farceuse, hein ?
Moralité, ça ne traîne pas. Au bout de quatre minutes, top-chrono, Michael est au courant que sa bien-aimée est encore en vie. Le formidable "James... didn't you tell him ?" de la brunette que je ne connais pas m'a fait hurler de rire. Non, vraiment, ils ne se sont pas foulés.

Ne la connaissant pas, et ne connaissant pas plus le James que je suppose être évadé de la prison avec les autres têtes d'hareng, je ne l'ai guère pleurée quand elle s'est fait descendre, suivie du James. C'était donc ça, la choquante mort du premier épisode. Hmmmm.
Donc le Michael récupère sa chairie que ça pourrait lui faire l'occasion d'apprendre une nouvelle expression, mais non.

Michael : I thought I'd never see you again.
Quel grand orateur, ce Scoffield.
Evidemment, à peine la Sara a-t-elle le temps de remettre sa culotte que paf, c'est reparti pour la cavale.
Alors, où en sont nos autres personnages, au fait ?
Lincoln : R.A.S. Toujours le poil ras, le crâne épais et le muscle saillant. J'ai constaté qu'il avait récupéré son boulet de fils et qu'il trimballait en prime une jeunesse. Ah ben dites donc.

Je ne sais pas comment ils se sont démerdés pour nous transformer l'excellent agent Mahone en ce machin désincarné coiffé d'un fromage blanc dont même ma vieille tante Gilberte ne voudrait pas.

Susucre est toujours vivant ! Mieux que ça, le voilà fraîchement accouché !

Quant à Bellick, n'en parlons pas, je risquerais de me fâcher. Même T-Bag m'a déçue.
Bref, tout ce petit monde qu'on devine en cavale depuis peu se refait choper en moins de temps qu'il ne faut pour le dire... et par un ex de Phoebe Buffay, dites donc ! Mais oui, souvenez-vous, c'est lui qui ratatinait des oiseaux au réveil !

Et ce brave monsieur de proposer un deal à toute la troupe : la liberté en échange de Scylla, une carte contenant des données trèèèèèèès importantes, puisque ce sont celles de la Compagnie, cette même compagnie prête à dévorer toute crue l'Amérique entière, bouh, pas bien.

Michael : We're in.
En même temps, il n'y a guère d'autre option.
Au final, j'avoue humblement que j'ai trouvé plutôt sympa l'idée de ces six bras cassés partant à la recherche de Scylla, le monstre marin à six têtes de la mythologie grecque, moitié chien, moitié serpent. Combien d'entre eux se feront dévorer par la bête ?
Je n'ai pas encore regardé la suite. Je ne sais pas si je regarderai, d'ailleurs. Et s'ils nous ressuscitaient Abruzzi, tiens, au lieu de faire les idiots ?