Le blog de La Sorcière
 

A.P. de la postérité: Babylon 5

Ayant miraculeusement récupéré une connexion internet, je vous fais enfin part de cette petite « review réflective » qui traîne depuis un long moment (j’aime bien donner des noms ronflants à mes articles, en plus ça fait pas du tout j’me la pète… :-) ), au sujet de l’épisode final de la saison 4 de notre bien-aimée série qui claque tout, j’ai nommé Babylon 5 of course !!
Je vous resitue l'épisode: Sheridan et Delenn, accompagnés de leurs fidèles acolytes, ont triomphé des Ombres et sauvé la Terre. On est contents, tout va bien, c'est la fête. You-hou... Cet épisode va nous narrer comment va évoluer l'appréciation et la compréhension de ce moment au cours du temps, en quelques étapes clés. Une idée de génie, comme toujours dans Babylon 5. Sauf pour les uniformes des officiers, ça c'était pas génial...

Etape 1 : le triomphe de la victoire

Voilà, ils ont gagné, ils reviennent en héros triomphants, leur heure de gloire est arrivée. Alléluia!



“Here is our first shot of the first couple of the Interstellar Alliance (…), live on ISN. Their triumphal return on Babylon 5 after liberation of Earth (...)”



Le consensus est général, puisqu’on était tous là pour voir les évènements. Pas d’interprétation hasardeuse, pas de commentaire vicieux, non. On a fini le boulot, c’est derrière nous, on peut passer à la suite. Que nenni! C’est là que les ennuis commencent, et que l’Histoire, tel un cannibale insatiable, va se charger de redigérer tous ces évènements et de se les approprier comme le kleptomane incurable qu’elle est.

Etape 2: débats et rumeurs

D’abord, c’est la politique qui s’en mêle. Petite émission polémique au menu ce soir : « ISN Night Side (…) let’s pause and consider». C’est cela, ouiiii…



Et alors là, ça taille. Nos analystes politiques vont tailler des croupières à Sheridan afin d’exister dans le paysage électoral contemporain :



Everyone has tried to turn Sheridan into some kind of hero
He can barely keep Babylon 5 operational without shooting at everything inside
He can barely get along with his own race

Malgré tout, la proximité de l’exploit et de la victoire permet encore de mesurer le propos: “I don’t know if (this alliance) will work, I’m just saying he deserves a chance to try”. Après tout, ils étaient là quand Sheridan leur a sauvé les miches – bien malgré eux! – et se disent que peut-être on pourrait tenter de lui faire confiance. Mais on voit que les héros, ça encombre. Même pour leurs contemporains, pourtant bien heureux de les avoir dans leur camp!

Et voilà la conclusion:



“He’s power hungry, he’s unprepared, and that is a dangerous combination”
Damned... Heureusement que nous, on le connaît... Ah, et, évidemment, le charmant personnage faisant cette analyse ultra rigoureuse et pertinente était "live from Paris". Pourquoi je suis même pas étonnée?

Etape 3 : brûlons nos idoles

100 ans après :
Finalement, l’Alliance dont tout le monde doutait fête son centième anniversaire. Comme quoi ils étaient pas de si empotés que ça ! Sheridan et Delenn sont passés de l’actualité brûlante à une « Histoire » sur laquelle il n’y a pas encore de consensus car les évènements sont trop proches. Les « analystes » ne sont donc plus des politiques, mais des historiens, des politologues, des psychologues et autres intellectuels décidant de l’axe suivant lequel on écrira l’Histoire.
On est à l’époque charnière, où les générations qui ont grandi dans l’ombre des héros d’hier veulent enfin se faire une place, eux aussi. Pour cesser de n’être que les héritiers de Sheridan, ils leur faut minimiser l’exploit, noircir les personnes, créer de la polémique et du sensationnel.



« What role do you feel the Babylon station played in the creation of the hundred years peace ? »
« First thing you have to do is separate fantasy from reality »
« They (Sheridan end Delenn) did not do. They allowed others to do. »
« We all have a profound psychological need to believe in heroes. (…) If they don’t exist, we create them. Sheridan and Delenn are two classic examples. (...) They actually didn’t do anything. »

Et puis les attaques deviennent personnelles, afin de discréditer les personnes elles-mêmes et ainsi leurs actions historiques. «Sheridan was clearly pathological. » « Sheridan was a megalomaniac ». Quant à Delenn, ils estiment que la possibilité qu’elle soit encore en vie relève du pur fantasme, et est le parfait exemple du « délire collectif » autour de ces deux personnes, fait de mensonges et de mythes.



Manque de bol, elle débarque !! «You do not wish to know anything ! You wish only to speak. That what you know, you ignore, because it is inconvenient. That what you do not know, you invent.» Hmmm, cassage en règle.

Car voilà, il existe encore des témoins de cette époque. Ici, ce rôle est tenu par Delenn, qui apporte encore son témoignage pour essayer de recadrer ce débat qui n’en est finalement pas un. Le but ici est de faire table rase du passé, trop lourd et trop triomphant, et la venue de cette vielle sortie tout droit de l’Histoire perturbe grandement la génération émergente.



Ouh là là qu’ils sont scotchés !! Hi hi hi…

Etape 4 : l’Histoire au service de la propagande.

500 ans après. La station est recréée sous forme d’un hologramme afin de servir de caution intellectuelle et historique à un mouvement politique désirant la sécession entre la Terre et l’Alliance.
"The purpose of this simulation is to provide reverse correct info-speak as support for current changes in Earth policy. It is the new policy that the Interstellar Alliance is restrictive and against the best interests of Earth. Intend is to deconstruct historical figures thereby legitimizing current government policies." Difficile d'être plus clair quant aux intentions de propagande!



Évidemment, c'est une volonté de repli sur soi teintée d'un relent de xénophobie qui motive ce mouvement. Five hundreds years of working with the Alliance has weakened the position of humans (...). We have lost our uniqueness. We have been polluted by too many outside ideas. C'est pas comme si ça nous rappelait rien...
Et encore, ce n'est que la couverture! La vraie raison derrière cette ..hmmm... idéologie est bien plus terre à terre. Earth needs room to expand. Aussi déjà vu!! Ah là là on se refait pas, nous les humains. C'est notre truc de refaire tout le temps les mêmes erreurs.

Et voilà les jolis hologrammes de nos héros (ils sont flous c'est rigolo!!), utilisés pour créer des faux enregistrements de l'époque de Babylon 5 remplis de l'idéologie qui sera prônée 500 ans plus tard. Manipulation, m'emporte-je!




Etape 5 : légendes et mythes

Finalement, le passage de ces personnages de l'Histoire vers la Légende se fera bien. Bien plus tard que ne les craignaient nos historiens de l'étape 3. Après ce qu'ils appellent le Grand Incendie (une bonne petite guerre à l'échelle du globe, apparemment), ayant rasé la planète et détruit l'accès aux faits et récits historiques, la réalité et le mythe deviennent superposables.
Et le récit des leurs actions est devenu une affaire de foi, ni plus ni moins. Leur histoire n'existe plus que sous forme de récits légendaires de Livres Saints enluminés.


Saint Lorien. The last of The First Born. There is no evidence that he even existed.



The Blessed Sheridan, who lived and died. And Ivanova the strong, and Delenn the wise. They all be fables for all we know!

Et, bien sûr, la question qui devient générale dès que les faits ne sont plus accessibles: How will we ever know the truth?
Seule réponse encore accessible à notre intellect: We surrender ourselves to the possibility of hope. Ouais, pas facile. Pas facile...


 

Pourquoi, Alan Tudyk, mais pourquoi?

En tombant de manière très aléatoire sur un petit film anglais fort sympathique et à l'humour caustique comme j'aime, une pensée m'a frappée. Dans "Death at a funeral", Alan Tudyk, notre aimé Wash de Firefly, nous gratifie d'un numéro hors du commun.
Le voilà en effet aux obsèques de l'oncle de sa fiancée, en plein milieu d'une famille qui ne l'aime guère. Et voilà qu'il avale malencontreusement un cachet fort hallucinogène caché dans un flacon de valium.
Du coup, le voilà qui commence à dérailler.



Et à avoir des relations un peu suspectes avec la glycine du jardin.





De plus en plus décontenancé, notre ami Alan se désappe et monte sur le toit, où il s'adonne à des activités peu matures et brins déplacées. Voire même un peu dégueu...



Mais bon faut avouer que ça a l'air très rigolo!

Et voilà qu'il part complètement en sucette et décide de monter sur le toit devant toute la famille en deuil ahurie!


On en arrive même à un peu de ... ah-hum.... d'indécence vues les circonstances...
(Alors là vous devriez regarder avec délectation un plan improbable montrant une demi-fesse d'Alan, et en plongée, à l'arrière plan, l'ensemble de la famille en noir en train de l'observer depuis le jardin. Mais Photobucket trouve que cette image "violates our terms of use"... n'importe quoi..)

Regardez-moi ça notre pauvre petit Alanou en désespérance, à oilp sur son toit.... Il est pas mimi?


(Alors ça pour l'instant ça violates pas nos terms of use, allez comprendre...)

Une fois calmé et rhabillé, il peut annoncer à ce petit vieux ravi qu'il va bientôt devenir son gendre et qu'il va lui faire un petit-fils...


Il va sans dire que ça lui fait super plaisir, au papounet!! :-D

Alors certes, sur les images c'est figé, mais tout de même on voit l'énorme pouvoir comique que dégage ce monsieur. Non mais regardez-moi ça comme il est merveilleux!!!


Alors voilà mon interrogation: pourquoi, Alan Tudyk, mais pourquoi ne te voit-on pas plus souvent sur nos écrans?

 

A.P. de la normalité: Malcolm in the middle

Dans les épisodes de Malcolm in the middle, il y a beaucoup d'humour, de vulgarité, de grotesque, et de politiquement incorrect. C'est avant tout une série irrévérencieuse et absurde, mais un vrai propos n'est jamais loin. Bien caché derrière les personnages excentriques, il y a une dénonciation sociétale ou une réflexion tendre sur les relations humaines. C'est le cas ici, où au milieu d'une fête d'école qui tourne à la farce, on entrevoit le débat intérieur de Malcolm.



Voilà que ses deux mondes se rencontrent: le monde de la pensée et de l'intellect, bien cantonné à sa classe de "Krelboynes", et sa famille, excellant dans le franc-parler grossier et la moquerie cruelle.



Les voilà donc, bien peu à leur place dans cette présentation d'exploits scientifiques, comme des poissons hors de l'eau. Mais c'est bien leur fils sur le podium, qu'ils ne connaissent qu'à travers le prisme partiel de son comportement à la maison. C'est cela, pour eux, le Malcolm "normal".



Seulement voilà, dans cet environnement des Krelboynes, ce qui est "normal" c'est de demander à un gamin de multiplier des entre eux des numéros de carte bancaire.



Et déjà ça, ça perturbe un peu les parents. Ils sont en train de mesurer ce que signifie vraiment le fait d'avoir mis leur fils dans cette classe pour surdoués, et on voit au fil de la scène leurs visages s'affaisser à mesure que leur compréhension s'élargit.



Et c'est parti pour le concours de Krelboynes. Ici, pour identifier la hiérarchie qui gouverne le groupe, on ne passe pas par des activités "normales". Pas de concours de qui pisse le plus loin, pas de bagarre pour déterminer le plus fort, pas de défis de drague pour connaître celui qui a le plus de succès avec les filles.



Non, rien de tout cela. Les Krelboynes identifient leur mâle alpha grâce à ce genre de défis:
Factor it!
Multiply by pi!
Cube it!
Natural log!
In base eight!



C'est le clou du spectacle. Dans le monde des Krelboynes, voilà un fort bon divertissement accompagné d'une certaine admiration pour le soliste virtuose. Voilà de quoi passer un très bon dimanche après-midi.



Chez les parents, l'angoisse s'installe. Si leur fils est parfaitement adapté au cadre de cette petite fête, il est en train de s'éloigner de ce qu'ils considèrent être un enfant "normal". Admirez l'évolution de leur incompréhension au cours de la prestation de Malcolm, alors que les sourires derrière eux s'élargissent.







Pareil pour le grand frère, fort perplexe devant celui qui sort du schéma familial "normal".

Seulement voilà, tant qu'ils sont à la fête, c'est Malcolm qui est "normal" aux yeux de tous, et eux qui ne sont pas adaptés aux circonstances. Ce décalage les empêche de réagir, et les oblige à assister impuissants à la levée du voile sur leur fils, dont ils n'avaient pas imaginé qu'il pût être aussi complexe.



Cette situation s'inverse dès que le groupe est réduit à la famille de Malcolm. Là, il devient l'élément "anormal", marginal, et excentrique. Ce qui permet à Dewey de nous gratifier d'une réplique exprimant parfaitement le tout nouveau sentiment d'"anormalité" de la famille vis-à-vis de Malcolm: "Is Malcolm a robot?"



Bonne question...


L'inquiétude et la gêne se lisent sur les visages... Comment garder au sein de notre groupe cet être étrange qui ne correspond pas à nos critères de reconnaissance mutuelle? Éternelle question de l'appartenance à un groupe: faut-il se ressembler pour se reconnaître comme "normaux" les uns par rapport aux autres et ainsi accepter d'interagir?



Comme souvent, la solution nous viendra de l'être le moins analytique de la série: Reese. En traitant son frère aussi mal qu'il l'a toujours fait, il rétablit leur relation indépendamment des Krelboynes.
Reese: "Analyze what I had for lunch!"
Bon, c'est dégueu, mais en plus d'être drôle ça a le mérite de remettre les choses à leur place. Ne pas réduire Malcolm à ce qu'ils viennent de voir, accepter qu'il puisse avoir plusieurs comportements en fonction des circonstances, qu'il s'adapte à son environnement classe / maison; voilà qui leur permet de régler la question de l'"anormalité" apparente d'un membre de leur famille.
Pas si mal pour une série censée être juste drôle, incorrecte, et à destination d'un public fort jeune... Pas si mal... Et puis ça change des leçons de morale bien pesantes des autres séries pour enfants, ici le traitement est beaucoup plus subtil, enfin!

 

Discours de la méthode: je cours donc je suis

Voilà, aujourd'hui, en l'absence du grand chef, j'ai décidé d'élargir un peu votre culture en dehors du domaine des séries. Je sais, je sais, votre culture est immense. MAIS, tout de même, il faut bien le dire: le sport, z'y connaissez rien.
Plus particulièrement, z'y connaissez rien aux sports US (qui est en tête de la NHL, hein hein? qui est champion NBA? qui a gagné la ligue mondiale de base-ball le mois dernier ?) donc je vous fais une toute petite fenêtre sur la NFL. Histoire que vous sachiez où on en est, keskys passe, pourquoi cette année les analystes d'ESPN sont largués, et tout et tout....
Alors, déjà, je vous explique l'organisation de la saison. Nous en arrivons à la semaine 12 (matchs ce dimanche...), sachant qu'il y a 17 semaines de compétition pour ce qu'on appelle la "saison régulière". C'est tout simplement un championnat par poules, comme pour le rugby en France avant l'instauration du Top 16 puis 14 (pour les vieux comme moi qui s'en souviennent). Il y a 8 poules de 4 équipes, soit... 32 équipes au total!! Rassurez-vous, tout le monde ne joue pas contre tout le monde, sinon on y passerait l'été. Et l'été, c'est base-ball. Faut pas tout mélanger, hein!!
Le but du jeu est de faire partie des 12 équipes qualifiées fin décembre pour les sacro-saints playoffs. Pour ce faire, pas trente mille solutions: il faut finir premier de sa poule, ou dans les 4 meilleurs suivantes. C'est là que ça devient rigolo.
Parce que figurez-vous que ce système est parfaitement absurde! En effet, les poules sont extrêmement déséquilibrées, et il n'y a aucune évolution de la composition de ces poules d'une année sur l'autre. Vous pouvez vous retrouver dans une poule comportant les 4 meilleures équipes du championnat, et ça ne dérange personne! Deuxième aspect ubuesque, on tire au sort les matchs de l'année! Comme il y a 32 équipes et seulement 16 matchs, eh ben on joue contre certaines équipes une année, et puis d'autres l'année suivante... Si vous êtes une équipe moyenne comme les Washington Redskins par exemple, vous pouvez affronter une année ce qui se fait de mieux: les New York Giants, les New England Patriots, les Green Bay Packers, les New York Jets; et l'année suivante un petit package de vacanciers: les Oakland Raiders, les Kansas City Chiefs, les Lions de Detroit..... Bref, c'est la roulette russe ce truc. Un seul avantage: le suspense!!

La saison régulière commence en septembre et s'achève fin décembre, c'est donc sacrément entamé et pourtant pourtant... on n'y voit goutte! A une époque où la moitié des places pour les playoffs sont habituellement déjà attribuées ou presque, cette saison le mystère reste épais et entier.
Commençons par les tenants du titre: les New York Giants.



Une des rares équipes pour qui ça va pas trop mal, et qui affiche un très beau score de 9 victoires pour 1 défaite. Vainqueurs surprise l'année dernière du titre, qualifiés seulement deuxièmes de leur poule derrière Dallas pour les playoffs, ils avaient même été taxés par les médias américains de n'avoir pas mérité ce titre. Vexés d'un "manque de respect" envers leur exploit selon eux, ils affichent cette saison un jeu plus serein, une stratégie moins brouillonne, et un quaterback (Eli Manning) semblant enfin assez grand pour ses pompes. Mais rien n'est fait pour ces messieurs, qui voient dans cette poule très relevée (on dit "division" mais bon je veux pas vous perturber) Washington et Dallas -avec 6 victoires chacun- caresser encore quelques espoirs. C'est donc très loin d'être plié pour la qualif en playoffs, mais quand même ça commence à sentir bon.

Côté Dallas justement, on respire à nouveau.



Après une blessure de leur quaterback (c'est pas lui sur la photo, mais lui il est plus beau alors hein...) qui leur a fait perdre 3 matchs, le retour de Tony Romo sur le terrain le week-end dernier a remis les Cowboys sur le trajet des phases finales. Avec seulement 4 défaites en tout, et 6 matchs à jouer dont 3 très très accessibles (contre Seattle, San Francisco et Baltimore), tout est possible. Dans cette poule, la décision se fera probablement le 14 décembre, lors d'un match Dallas - Giants, que les texans devront absolument gagner s'ils veulent poursuivre en janvier.

Mais les seuls leaders qui semblent se dégager, semaine après semaine, c'est eux



Les Tennessee Titans. Avec 10 victoires pour aucune défaite, ils commencent à rêver à une saison historique. Mais voilà, ils ne soulèvent pas les foules. Pour la simple raison que leurs 10 victoires sonnent un peu "fastoche" aux oreilles des commentateurs d'ESPN, de CBS et autres NASN. Ils ont bénéficié d'une saison "vacanciers", en gagnant contre:
- Kansas City, derniers de leur poule
- Jacksonville, troisièmes de leur poule
- Houston, derniers de leur poule
- Minnesota, troisièmes de leur poule
Et ils doivent encore jouer contre Detroit, qui explose tous les scores de la nullité avec 10 défaites pour aucune victoire!! Seule vraie belle victoire à mettre à leur actif: contre Greene Bay, mais c'était à domicile et sur le score étriqué de 19 à 16 (une petite pénalité de différence). Aucun commentateur US n'ose parier sur la poursuite de leur invincibilité. Le plus dur reste en effet à venir pour les Titans, avec un match contre les Jets et un contre Pittsburgh, qui devraient enfin permettre de les jauger. Évidemment, là encore ils ont du bol: ils jouent les deux matchs à domicile...

Les Titans eux-même sont méfiants et n'osent parler aux médias de leur "invincibilité". Ils se souviennent trop de l'année dernière... de ça:


La marche vers la gloire des New England Patriots. Stoppée net le jour du triomphe annoncé. Rien que d'y penser ça me fend le cœur.


Pauvre Randy Moss, qui a explosé tous records historiques de la NFL l'année dernière, qui a vu son équipe invaincue jusqu'à la FINALE du Super Bowl (18 matchs de rang à mettre des raclées à tout le monde, mieux que les Dolphins de Miami en 1972!!), tout ça pour perdre au dernier match contre des Giants opportunistes certes mais en aucun cas supérieurs... Snif.... Et depuis cette énorme désillusion, rien ne va plus du côté du Massachusetts. Le meilleur quaterback de la ligue, qui a fait surfer les Patriots sur la victoire pendant toute la saison dernière, Tom Brady, s'est blessé lors du tout premier match et ne mettra plus un pied sur le terrain de la saison. En mal de leur génial meneur de jeu, les Patriots enchaînent les défaites et voient s'envoler les rêves de se venger de la finale perdue l'année dernière. Rien n'est encore définitif, puisque s'ils sont troisièmes de leur poule, donc en très mauvaise posture, cette poule reste la plus indécise (avec celle de Greene Bay). Les leaders, les Jets, sont à 7 victoires, Miami sont deuxièmes avec 6 victoires, soit autant que les Patriots. Tout est donc encore possible, même si c'est le nombre de défaites déjà encaissées qui inquiète: quatre en dix matchs, c'est beaucoup pour une si belle équipe.

Dans la même poule que les Patriots, une équipe commence à pointer le bout de son nez: les New York Jets


Avec leur nouvelle équipe, et surtout leur "nouveau" (ah-hum!) quaterback, les Jets refont surface après plusieurs saisons oscillant entre le médiocre et le mauvais. En effet, après avoir été le grand héros des Greene Bay Packers pendant 15 ans (ville qui a quand même nommé une rue à partir de leur idole de quaterback), Brett Favre a décidé à presque 40 ans, de se faire une petite saison lucrative du côté de la Grosse Pomme. Il aurait pu s'arrêter l'année dernière sur une très belle saison terminée en demi-finale du Super Bowl, lors d'un match épique perdu par -20°C face aux futurs vainqueurs du titre, les Giants. Mais finalement cette saison de pré-retraite ressemble à un pari en train d'être gagné, même si dans cette poule, les quatre équipes se tiennent dans un mouchoir. Et puis, ce dimanche, les Jets jouent les invaincus Titans.... sacré défi!

Si aucune équipe n'a encore vraiment émergé, il en est qui ont déjà explosé en vol depuis belle lurette. Les Cincinnati Bengals, par exemple



Avec 9 défaites pour une victoire, cette saison ressemble maintenant à un naufrage au ralenti. Encore un mois et demi à perdre des matchs, je voudrais pas être footeux à Cincinnati en ce moment! Il faut dire que leur programme cette année était pas folichon, et qu'ils ont pris les plus grosses cylindrées du circuit. Il leur reste une petite chance de gagner, lors dernier match le 28 décembre, contre les Kansas City Chiefs, qui en sont également à 9 défaites....

Avec les Bengals, les Chiefs et les Lions de Detroit (qui tiennent le lead avec 10 défaites pour aucune victoire, quand même...), les Seattle Seahawks complètent le rectangle des gros loosers bouletisants de la saison.



En même temps, quand on engage des pêcheurs pour faire linebacker, ça complique la vie hein! :-) Enfin voilà, avec 8 défaites, ça sent les vacances dès le soir du 28 décembre pour eux aussi.
Voilà vous êtes parés pour comprendre les enjeux des matchs de ce week-end.... Enjoy!
Attendez j'en remets une....


Qu'il est mimi!! :-)

 

Semaine de l'abandon

Voilà...

ça y est....

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Elle est partie.....
Envolée...
Disparue...

Snif....

Nous laissant livrés à nous-mêmes, sans guide, sans exemple, sans modèle, sans.... sans.... sans....
SANS LIMITES!!!!??


You-hou, sortez la boule a facettes et les bouteilles planquées sous les lits, on peut faire la teuf: les surveillants sont partis en vacances!!!

 

Semaine de la résurrection

ça y eeeeeeeeest!!!!

Dans la douleur de la régénération, mon corps a enfin trouvé la sortie du tunnel.
Depuis 24h, finies (ou presque) les sécrétions nasales, pulmonaires, bronchiques en tous genres. Adieu (ou presque) les nuits de toux, la recherche nocturne désespérée d'un mouchoir non utilisé, les tentatives avortées d'endormissement en apnée totale.
Après un mois plein (un mois!!!!!), je m'étais résignée à fêter le premier anniversaire de ma bactérie chérie qui visiblement avait trouvé le voisinage à son goût et avait choisi de s'installer définitivement chez moi.
Que nenni!! Juste avant la trêve hivernale, je suis en train de réussir son expulsion avec armes et bagages. Priez pour que la procédure réussisse. Maintenant qu'elle a passé la porte, pas question qu'elle se faufile par la fenêtre.
Ceci dit, j'ai comme l'impression qu'elle s'est trouvé des squats chez divers collègues et un Mister Alton particulièrement énervé. Elle est forte, la bactos.....

 

Semaine du bof

Bof, bof, bof....

Bof, bof, bof, bof bof....

A mi-chemin entre l'exaspération et la désespérance, la semaine prend de plus en plus une tournure médiocre. De ces semaines dont on se demande pourquoi elles sont pas encore finies, pourquoi on s'ennuie en étant over débordée, pourquoi on est pas satisfait de soi-même alors qu'on se déchire, pourquoi tout le monde nous casse les pieds alors qu'ils en foutent pas une rame, pourquoi le médecin répond "ah c'est bizarre, je sais pas trop... bon, j'vais vous donner plutôt ça, hein..." alors que, quand même, c'est censé être son métier, et surtout surtout.... pourquoi on ne s'est pas encore acheté cette putain d'île déserte??
Pendant que certains font des journées parfaites, d'autres font des semaines parfaitement pourries....

 

Discours de la méthode: je chasse donc je suis, partie 2 - la loi du plus fort

Nous retrouvons notre prédateur dans ce qui est donc censé être la phase finale de sa chasse: la curée.

La proie, piégée et acculée, sait que son sort est scellé. Il n'y a plus qu'à passer à la mise à mort et au dépeçage, rien que de très naturel et banal! Y'a du p'tit rouquin au déjeuner!! On croit le Reese vainqueur, enfin récompensé de ses heures de surveillance et de traque, et prêt à se sustenter.

Seulement, voilà, un autre animal entre dans la danse: le Granfraire.

Notre prédateur comprend tout de suite l'ampleur de son erreur. Voyez son visage, nul besoin de paroles pour ressentir son désespoir et son muet appel au secours. Le Granfraire, tel le lion arrivant sur le lieu d'un duel phacochère / babouin, redistribue complètement les forces en présence.

La situation bascule: le Reese, de prédateur, devient une proie facile pour un Granfraire à l'allonge redoutable.
Bizarrement, le Reese aussi possède son Granfraire personnel (je vous passe l'image, hein...) mais celui-ci n'intervient pas dans cette grande partie de chasse: pourquoi? Tout simplement parce que ce sens de la défense de groupe n'existe que dans des communautés régulièrement exposées aux prédateurs extérieurs. Le Krelboyne rouquin, sachant son espèce sous la constante menace du Reese, voyage toujours avec son clan, donc avec son Granfraire.
Le prédateur, lui, vit en solitaire, et ne peut compter que sur ses propres prouesses tactiques et techniques pour survivre. Et, comme chacun sait, le Reese est fort peu pourvu en matière de prouesses, ce qui explique sa faible représentation dans les populations prédatrices.

La dépouille du prédateur humilié est fièrement exposée au mur, témoignage des exploits de la troupe d'herbivores et de leur implication dans la survie de la communauté. Rien de tel que de faire partie des proies pour développer un bon sens de la collectivité!! Moralité: "si t'es le plus fort, t'as pas besoin des autres... jusqu'à ce que tu tombes sur encore plus fort!". Donc, autant prendre ses précautions à l'avance et ne jamais s'exposer seul dans la savane.

....

(Oh, un slip bleu!!) Mais alors, où était l'erreur du Reese? Qu'est-ce qui a fait lamentablement foirer sa chasse? Où est l'inévitable moment de grande bêtise??
Oui, vous l'avez compris, c'est dès le départ. Lors de la dispersion du troupeau, le Reese fait une erreur fondamentale: il choisit la proie appartenant à un groupe suffisamment large et soudé pour disposer d'un Granfraire. Moralité 2: "si tu t'attaques à plus faible que toi, fais une étude préalable histoire de rester à l'écart de tout individu pouvant bénéficier d'un groupe de soutien".

Donc voilà la petite enquête-l'air-de-rien-je-pose-une-p'tite-question par laquelle il eût fallu commencer:
Le Reese: "Do you have any brothers?"
Proie: "No"

Et voilà, l'erreur était d'ignorer AVANT la chasse qui était susceptible de ne bénéficier d'aucun secours. La proie idéale, ce n'est donc pas le petit rouquin, mais bien le binoclard à appareil dentaire.... CQFD .. allez, une petite vengeance pour la route...

.... Episode illustrant parfaitement l'échelle sociale au sein de la savane sauvage qu'est une cour d'école. Tout en haut de l'échelle, les proies organisées en clan, en-dessous le prédateur de la classe d'au-dessus, et enfin, tout en bas de la chaine alimentaire, le binoclard fils unique. Voilà, leçon terminée!

 

Discours de la méthode: je chasse donc je suis, partie 1 - la traque

(Merci René D. pour ce titre.) Nous allons décortiquer ici un processus naturel pour tout animal carnivore, et pourtant fort complexe à maîtriser. Comme j'ai un peu de mal à décrypter l'analyse situationnelle d'une lionne en planque ou les prises de décisions d'un guépard à l'affût, il va falloir se rabattre sur un autre type d'animal.

Heureusement, les séries télé volent à notre secours! Nous possédons à l'écran un spécimen -parlant, de surcroît- parfaitement intermédiaire entre la complète rationalisation humaine (je pense donc je suis, R Descartes, le discours de la méthode, tout ça tout ça...) et le pur instinct animal: le Reese...

Voilà donc notre prédateur. Vous remarquez tout de suite un excellent démarrage: le choix du poste d'observation. Le Reese a choisi une position à l'écart, en surplomb, et masquée par des éléments naturels.

Visiblement, la position est idéale, permet de repérer le troupeau de proies en toute quiétude. Un bon point pour le Reese, dont ce n'est manifestement pas la première sortie en terrain naturel. On remarque également que les proies, un peu débiles, se sont regroupées à découvert, à la merci de tout prédateur qui passe par là en allant pisser.

ça fleure bon la bassesse de plafond. Amusant, quand on sait que ce troupeau d'herbivores est composé de petits génies scolaires -des Krelboynes- pouvant calculer de tête une racine cubique de nombre à 20 chiffres. Mais voilà, ils se sont éloignés de leur habitat naturel, et se sont aventurés à proximité du territoire d'un Reese: les buissons bordiers de la cour d'école, lieu de débauche et de conneries typiques des espèces animales Reesesques.

Seulement voilà, notre prédateur fait une erreur fondamentale: il s'est mis sous le vent!!!!

Un individu du troupeau a repéré l'odeur du Reese. Découvert, le prédateur n'a plus qu'une solution: attaquer au plus vite malgré la perte de son avantage de position et de son effet de surprise.....

Qu'importe, il se lance!! (trop glamour là-dessus, non??)

Le troupeau, paniqué, s'égaille dans la nature et essaye de trouver un abri proche: toilettes des filles, bureau du proviseur, douches du gymnase...
Jusque là, notre prédateur a presque bon sur toute la ligne, il a fait quelques erreurs tactiques, mais la chasse n'est pas encore perdue. Le Reese va-t-il pouvoir se nourrir aujourd'hui? Je vous retrouve demain pour une réponse à cette angoissante question ;-)

 

Semaine de la rentrée

Alors, voilà voilà, ils sont de retour...

Pas frais, un peu avachis, en manque d'arrosage visiblement. On dirait mon chèvrefeuille. Les aurait-on oubliés sur la plage cet été, où ils auraient fondu en grande partie? Il y a également un souci majeur au niveau du repassage des chemises, clairement tout ce petit monde n'est pas encore parfaitement à l'aise avec les outils ménagers les plus courants. Un petit stage chez Bree devrait arranger tout ça, vous ne croyez pas?

Et me voilà, à bloc et pimpante, bien partie pour les 11 mois à venir. Comme vous le voyez, pas de chichis, pas de flonflons, on ne travaille pas sous les sunlights ici. Rigueur, rigueur, et rigueur!!.... et déco pourrie...

Mmmmmhh.... chui pas mal, sur celle-là.... Quelle présence, quelle posture, quelle actrice!! (qui reconnaitra la référence??) Tout est dans le bandeau de pirate, ça fait toujours un bonne première impression. Et puis les 30m² de décorations sur la veste, ça pose le personnage. Je sais, je sais, vous êtes ébahis, impressionnés, subjugués par la dextérité que je montre à mon superbe crochet articulé. Que voulez-vous, il est bon de maintenir un certain standing afin de parfaire une réputation. Le glamour, ça se travaille les enfants.

Un petit zoom sur les nouveaux, premier scan de l'année... Comme quoi, vu de près, ils ont pas tous l'œil vif, la truffe humide et le poil luisant! J'ai bien peur qu'un peu de Royal Canin ne se révèle indispensable. Il y en a même un au fond qui a les cheveux gras, non??

Bref, c'est la rentrée, et malheureusement on n'a jamais été aussi loin des vacances...

Allez, comme vous êtes sages, je vous mets même un bonus histoire de vous présenter mon acolyte canin, éminent porte-drapeau des forces obscures.

Fidèle compagnon des Enfers, sidekick du côté obscur de la Force, disciple de Scorpius.... Il a trop la classe....

 

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