Le blog de La Sorcière
 

316 : Top secret

J'vais vous dire, faut soit s'appeler Mr Alton, soit s'appeler la Sorcière pour réussir à endurer les caprices du Dark Side en matière de matage de séries.

Déjà que la semaine dernière, elle m'a fait deux fois le coup de venir dégriser chez moi avant de réintégrer le domicile conjugal... si, si, je vous jure. Oh, je ne dis pas, c'était très drôle. Surtout qu'apparemment, chez elle, les murges se suivent mais ne se ressemblent pas !
La semaine dernière, donc, pendant que Mr Dark vaquait à diverses occupations, nous nous étalâmes avec toute la grâce (burp) qui nous caractérise pour enchaîner les zodes. Celui-ci a reçu un traitement assez particulier. D'abord, c'est vrai qu'on venait de finir "Half-wit" et que Mr Alton avait téléphoné pour dire "bon, faudrait ptêt penser à rentrer maintenant". Et là, je ne sais pas ce qui s'est passé, une faille spatio-temporelle, on n'a pas compris. Paf, en l'espace de quelques secondes, on avait regardé 14 minutes du suivant. Le pire, parce qu'il y a pire, c'est que ça nous arrive assez souvent. Et cet étrange phénomène est souvent précédé d'un regard coupable et de cette phrase somme toute anodine : "On s'fait l'intro du suivant, juste pour voir ?"

Seulement voilà, avec ce genre d'épisode, "on s'fait l'intro du suivant juste pour voir", ça marche moyen.

Moralité, j'ai quasiment dû déscotcher le Dark Side de mon canapé avec une spatule. Eperdues, nous nous promîmes de voir la suite ab-so-lu-ment le lendemain soir, jour de chant. Et que croyez-vous qu'elle me fît, la gueuse ? Elle me planta ! Sur un coup de fil, je rentrai ventre à terre au logis, préparant déjà tout le nécessaire pour enfin connaître la réponse de l'énigme (non parce qu'il faut pas déconner, j'aurais pu le regarder quand je voulais, cet épisode), et c'est là que 25 minutes plus tard, le Dark Side débarqua la bouche en coeur et l'haleine avinée, et même pas honteuse avec ça. Pas le temps de regarder le foutu épisode. J'enrage.

On reporte encore une fois, donc, et on profite d'une nouvelle absence du sieur Alton pour en finir, enfin ! Et là, non mais je vous jure... la voilà encore grise !
Ca va que c'est ma pote, mais ça commence à faire beaucoup.
Et c'est là que donc, j'en arrive à ce que je voulais dire : le Dark Side, éméché, devant House... c'est encore plus drôle que House tout seul. Parce qu'autant sobre, elle sert à quelque chose. Autant là, à part faire "gninhin !" à la moindre réplique (même celles qui sont pas drôles), ben...
Enfin du coup, moi, pour le même prix, je m'offre deux spectacles en même temps !

Bref, tout ça pour dire que cet épisode a été visionné dans des conditions extrêmes. Comme on ne devait que "s'faire l'intro, juste pour voir", je n'ai pris aucune note sur les 14 premières minutes. Et ensuite, j'avoue que les "gninhin" du Dark Side m'ont un peu troublée. Disons que j'étais trop occupée à me foutre de sa gueule pour noter quoi que ce soit.

Venons-en maintenant à cette fameuse intro ne souffrant pas de "juste pour voir".

D'un seul coup, sans prévenir, on se retrouve dans le désert avec des bidasses qui font les fous dans un véhicule, dont un tient la caméra. J'ai à peine le temps de couiner "c'est le copain de Buffyyyyy !" que ça explose méchamment. Hurlements, flammes grandes comme ça, coups de feu dans tous les sens. Une embuscade, quoi.

Là, l'affeux copain de Buffy se penche sur un gaillard qui de toute évidence a perdu une jambe dans l'explosion...

... lui colle un flingue dans les mains, lui fait son super discours "don't you die on me now" et part casser du barbu.
Et là, vue plongeante sur notre unijambiste...

Plongeante...

Plongeante...

Oups ! Bonjour !

Vous voyez, on a presque une grosse excuse.

Et si vous trouvez que c'est encore un peu juste, ben jetez donc un oeil au dossier que lui tend Cuddy...

Forcément, ce patient du jour, House va tout faire pour savoir où il l'a vu. Il ne trouvera jamais la paix tant qu'il ne saura pas pourquoi il a rêvé de ce gars. Et bien entendu, pour cela, il va se servir de ses larbins pour en avoir le coeur net.

Du côté des larbins, d'ailleurs... non mais ils vont arrêter de niquer dans tous les coins, les deux top-models, là ?

En parlant de ça, la conversation avec Foreman qui manque de les surprendre est à hurler de rire. Comme il les taquine un peu trop avec ça, d'un seul coup, d'un seul, Cameron lui balance : "C'est ça, on couche ensemble et tu nous as surpris. Content ?"

Foreman : House will do Wilson before you do Chase ! ( )
Cameron : No. You will do House and Wilson before I do Chase. Now can we get back to work ? ( )

Chase : She did me once !
Foreman : She was stoned !

Enooooorme !

Elle me plaît de plus en plus, cette petite Allison !

Et puis après, me direz-vous ? Eh ben et puis après, il y a encore une curiosité, dans cet épisode. Oui, à force de jouer avec ses petites pilules, le gars House a comme qui dirait... de légers problèmes de euh... tuyauterie.

House : I haven't peed in three days !
Wilson : You'd be dead.
House : I'm not counting intermittent drips. ( )
Wilson : You'd be in agony.
House : I passed agony yesterday around four.

Ca nous vaut toutes sortes de scènes délicieusement rafraîchissantes, telles que...

(Oui, là. J'aime les vieux, ça a toujours été, dix, quinze, vingt ans de plus, m'a jamais dérangée, même pas quand j'avais... quinze ans. Bref ! Là n'est pas la question. )

Oui, le coup de la baignoire était très mignon, mais beaucoup moins mignon en revanche, c'est le coup de euh... l'auto... euh...

Comment que ça s'appelle, donc, en franzouse ? Ben je ne sais pas, mais en tout cas, ça n'a pas l'air de faire du bien !

House : There is no medicine like happiness. Except maybe laughter. Or rubber tubes shoved up your urethra.
Wilson : You cathed yourself ?
House : It wasnâ??t so bad after the first nine, ten inches.

Enfin, après avoir passé une bonne nuit à rêver que Chase trébuche dans le contenu de sa petite poche discrètement planquée sous son pantalon (oh ptain, même quand je ne veux pas voir les symboles, c'est tout de même difficile de... bref... ) et un réveil un peu humide...

... l'ami House tient enfin la réponse à ses deux énigmes.

D'abord, son soldat (non, pas celui-là, l'autre !) souffre de la même maladie que son grand-père qui se caractérise par des saignements de nez. (Dans son rêve, House se voit saigner du pif).
Ensuite, effectivement, il le connaissait. A cela près que...

House : No wonder I couldn't place his face. You were practically swallowing it on the dance floor.
Cuddy : I was not !

Et là, roulement de tambour. Mes amis, voici l'info de la saison, celle que nous attendions tous :

Cuddy : How did you even remember him ? We were only at that party for like 10 minutes.
House : What is this some new health plan ? You service the Dean of Medicine and you get free health care for a year ? Why are you smiling ?
Cuddy : You remembered him because he made out with me.
House : I'm good with faces. So this plan, is it open to anyone? Is there a co-pay ?
Cuddy : You're lousy with faces.
House : Don't make this about me, this is your humiliation. So how much for private room coverage ?
Cuddy : Get over me.
House : Oh give me a break. You hired me...
Cuddy : Because you're a good doctor who couldn't get himself hired at a blood bank so I got you cheap.
House : You gave me everything I asked for because one night I gave you everything you...

WOWOWOWOH ! FREEZE !

I KNEW IT ! I FUCKING KNEW IT !

Oh, pour sûr, ça remonte aux calendes grecques, mais alors... quelle info !

Cuddy : Stop staring at my ass when you think I'm not looking, showing up at restaurants where I happen to be on a date and fantasising about me in the shower. That ship sailed long ago House. Get over it.
House : If your still referring to you ass I think that super tanker sailed would be a more precise metaphor.

J'adore. Ca m'éclate. J'adore ce petit jeu. Ca les amuse follement tous les deux, et depuis que Cuddy lui répond comme ça, depuis le coup du gars d'internet et tout, c'est juste tordant. Y a pas moyen que ça mène où que ce soit, mais ce jeu de vieux camarades qui se sont vus tout nus il y a bien longtemps, c'est quelque chose que je comprends et maîtrise. Je suis en terrain connu. Tout s'éclaire, tout s'explique.

Et puisqu'on parle de ça...

Bien sûr ! Bien sûr !

Hop, pardon...

Chase : Since when does he clean anything up ?

Et à peine a-t-on le temps de plaindre le pauvre sick bastard qui s'en va clopinant tristement avec son air le plus sombre...

que...

Je suis prête à parier que jadis, il a serré Cuddy dans un placard.
Et puis enfin, Cameron a eu ce qu'elle voulait. Se faire pincer par House en train de se faire déshabiller par un autre mec... Parce que sincèrement, je ne vois pas d'autre chose qui pourrait transformer Miss Ethique en folle du cul qui se fait sauter dans les chambres d'hosto pendant que les patients flippent tout seuls dans leur lit. Je n'ai jamais eu l'impression que Chase à lui seul pouvait provoquer chez elle ce genre de réaction.
M'enfin, dommage, ça l'amuse, le boîteux. D'ailleurs, avec un peu de chance, ça va lui permettre de renouveler son stock de blagues vaseuses...

Enfin, toutes ces petites humiliations à répétition étaient tout à fait délectables. Franchement, c'était un plaisir.
Je ne me suis pas attardée sur le cas du jour, somme toute assez light comparé à certains autres. C'est peut-être parce que finalement, le patient, un peu tout seul dans son coin, n'est pas franchement passionnant.
Ce qui est amusant, en revanche, c'est que si House s'escrime à retrouver où il a vu la gueule de ce patient, pas une seconde il ne se dit, une fois l'énigme résolue, que c'est quand même marrant qu'il en ait rêvé précisément au moment où Cuddy lui apporte le dossier. ;)
Enfin, de toute façon, dans cet épisode, l'accent est mis sur l'humour et la drôlerie de certaines scènes. Entre la connaissance suspecte de Wilson concernant les Village People, House, sa vessie et sa patiente qui agite sa bouteille d'eau et le pauvre Chase qui est systématiquement à la ramasse, c'est très reposant. Moi, ça me comble d'aise.
D'autre part, aussi farfelu que puisse paraître le coup du rêve (et paf, diagnostic !), je pense que cela en dit long sur la manière dont fonctionne House quand il fait jouer ses rouages en regardant ses séries/tournicotant de la canne/faisant sauter sa baballe. Finalement, c'est le diagnostic ultime. Le bonhomme roupille et son cerveau fait le boulot. Waouh.

Enfin, me voici désormais à jour. Si le Dark Side veut bien mettre un frein à la boisson, on va peut-être arriver à enchaîner !

Ouéééé !

 

315 : Half-wit

Arf. Excellent épisode qui repose sur deux aspects : le patient, très bon, très attachant et House qui nous fait encore un cirque monstrueux.

Allez, qui a marché ? Si le Dark Side et moi, on y a cru, à son histoire de cancer cérébral, ça n'a pas duré plus de cinq minutes.
Franchement, House est un menteur et tout le monde le sait. Je ne comprends pas qu'ils aient tous accepté l'idée qu'il soit malade sans juste... se poser dix secondes la question.
Nous, au bout d'un moment, on s'est regardé, et on s'est dit : "C'est bizarre, ça me fait rien qu'il ait une tumeur au cerveau."
Ensuite, on a décidé que s'il était vraiment atteint d'un cancer, ptain, il en ferait des caisses !
Il prendrait son air de martyr, tournerait le truc avec une féroce dérision pour qu'on l'aaaaaiiime encore plus, il regarderait par la fenêtre d'un oeil nostalgique, jouerait du piano tout seul dans son coin, regarderait les gens courir dehors, bref.
Alors que là, non, tranquille, il fait son couillon, comme d'hab. Avec ça qu'il a l'air assez gêné chaque fois que les autres évoquent sa "maladie".
Enfin, comme souvent, ce n'est pas parce qu'on a compris la supercherie que c'en est moins intéressant. Point du tout.
C'est plutôt la réaction des autres, qui est tordante. Parce qu'on assiste à plein de scènes d'adieu qui en deviennent d'autant plus drôles quand on sait à quel point il doit être mal à l'aise de tous les berner.

A commencer, car vous l'attendez tous, je le sais, par celle de Cameron. Comme ça, c'est fait.

Alors, malgré la première réaction de rejet qui a été la mienne, je dois reconnaître qu'au deuxième visionnage, j'ai trouvé ça super futé. Elle joue son propre rôle de groupie amourachée d'un futur cadavre, se parodie jusqu'à l'écoeurement, et dans un premier temps, très troublé par la lettre de démission qu'elle lui tend et par ces lèvres qui s'approchent dangereusement des siennes, House n'y voit que du feu.

"Hein ? Quoi ? Comment ? Qui ?"

(C'est très amusant de comparer cette scène avec celle de Cuddy, ensuite.)

Bon bref, on va pas vous faire un dessin, il se passe quelques secondes (délicieuses ou gerbatoires, au choix) où de toute évidence, il perd toute notion de temps et d'espace... et tout contrôle de sa langue.
Eh oui, comme quoi, même à lui, ça peut lui arriver.

Oh, pas longtemps, cela dit... Et le truc qui m'a fait mourir de rire...

Le sourcil !
Genre : "Hein ? Keskispasse ?"

Ouh, la coquiiiiiine ! C'est maaaaaal ! Elle a voulu lui chiper de l'hémoglobine pour faire des tests !

House : Foreman's and Chase's lips are not getting so close now that I know your plan.

Foreman, ensuite.

("Oh, shit.")

Foreman : I need to say something.
House : Something personal ?
Foreman : Yeah.
House : I can't leave because you have something interesting in that file.
Foreman : Sorry. You're an arrogant ass who makes impossible for anyone to like you, a bunch of people don't deserve...
House : Can we get to the "but" part of this speech ?
Foreman : But I like you.
House : No, you don't. You're just reacting to the perception of my death. Need to put things in order. Feel guilt.
Foreman : Just shut up !
House : See ? I annoy you.

Arf. Puis Chase.

Chase : I'm sorry you're dying. I'm gonna hug you.

(Dix trèèèèès longues secondes plus tard :)

House : Are you crying ?

Et Cuddy, ptain, Cuddy. Qu'il s'en va réveiller en pleine nuit pour lui soumettre une de ses idées à la con, et qui ne fait strictement aucun effort pour planquer son décolleté, je suis désolée !

J'ai failli mourir de rire quand elle lui dit qu'elle est là s'il a besoin de lui, qu'il lui dit qu'il a besoin d'elle et qu'elle le prend dans ses bras, et...

House : One small feel for man, one giant ass for mankind.

Puis qu'elle le laisse devant la porte, reprend le chemin de sa chambre et qu'il la suit l'air de rien. Le sourire qu'il a quand elle le rembarre, c'était trop drôle et mignon. Genre : "Allez, fallait bien que je tente le coup, ne serait-ce que pour te faire plaisir."

Bref, dans cette séquence, contrairement à celle avec Cameron, c'est total contrôle. Jusqu'à la petite mise en scène finale qui amuse follement Cuddy, et lui-même, au passage.
Ah, House et ses femmes, c'est tout une histoire. Mais qu'est-ce qu'on rigole.

Evidemment, lorsque les pauvres Kids, triomphants, viennent sonner chez lui pour lui montrer les résultats de leurs analyses et lui annoncer que non, il n'a pas de tumeur au cerveau mais une superbe syphillis (qui nous vaut un non moins superbe "I'm really glad we never slept together !" de Cameron), c'est un peu la douche froide. Et c'est tellement mimi de les voir comme ça.

Oh, les bichounets, trop contents qu'ils sont que leur vieux ne soit pas prêt à clamser !

Foreman : We just told you youâ??re not going to die. You should be making out with Cameron !

Ben du coup, accouchement précipité : en dix secondes, House avoue toute l'affaire. En fait, c'est pas lui, c'est un patient mystère dont il a truché le dossier histoire qu'on lui greffe un super médoc dans le cerveau pour soigner sa dépression de pauvre petit cancéreux !

Cameron : You faked cancer to get high ??

Foreman : You were right. I don't like you.
House : Sure, now that Iâ??m not dying !

Non mais vous avouerez quand même qu'il est complètement siphonné, ce pauvre Gregory ! Et en même temps, cette énième tentative désespérée montre bien la détresse dans laquelle il doit se trouver. Pfiou.
Et puis dans l'histoire, ça ne lui vient pas à l'esprit que tout ce petit monde puisse se soucier sincèrement de lui. Non, c'est uniquement parce qu'il est supposé être mourant.

Bien entendu, c'est là qu'on nous déballe le petit père la Morale que toute cette histoire fait bien rigoler. C'est déjà ça.

Wilson : How depressed are you ?!
House : I'm not depressed.
Wilson : You faked... cancer.
House : It was an outpatient procedure. I was curious.
Wilson : Are you curious about heroin ?
House : Not since last year's Christmas party. Whoof ! ( ) I know this goes against your nature, but can we not make too much of this ?
Wilson : You made people think that you were going to die !
House : I didn't make them ! I tried to hide it ! You idiots needed to get into my business !

House : I'm sure I'll regret asking, but why are you laughing ?
Wilson : It's ironic.
House : I'm sure I'll regret asking, but why... ?
Wilson : Depression in cancer patients. 'S not as common as you think. It's not the dying that gets to people. It's the dying alone. The patients with family, with friends... they tend to do okay. You don't have cancer. You do have people who give a damn. So what do you do ? You fake the cancer, then push the people who care away.
House : Because... they're boring. Go home to your hotel room and laugh at that irony.
Wilson : Start small, House. Take a chance. Maybe something that doesn't involve sticking stuff in your brain. Pizza with a friend.

Wilson : A movie. Something.

Ah, mon bon Wilson. Qu'il est bon, ce Wilson, des fois...

Enfin bref. Voilà. Ce qu'il faut savoir, c'est que tout ceci n'était qu'une sous-intrigue. Eh oui, désolée. Le héros du jour, c'est pourtant bien Patrick, 35 ans, âge mental : quatre ans. Depuis un accident de bus survenu 25 années plus tôt, Patrick est très attardé au point de ne pas savoir boutonner sa chemise tout seul. Et pourtant, Patrick est devenu un virtuose du piano. Il n'y a que cela qu'il sache faire, et il le fait diablement bien, parcourant le monde accompagné de son papa qui joue les impresarios.

D'ailleurs, son papa, comme le faisait remarquer une gentille lectrice, c'est certes le daddy de That's 70 show, mais surtout le papa de Neil (alias James Wilson) dans le Cercle des Poètes Disparus. C'est pas trop rigolo, ça ?

Bon, ce genre de patient, on sait tous que House en raffole. A peine est-il dans son lit que le boîteux radine un piano histoire de voir de quoi le neuneu est capable. Oh, comme Hugh Laurie a du mal à dissimuler son enthousiasme durant cette scène.

Avec ça que comme je l'ai déjà dit, l'acteur, Dave Matthews, est extra. Il nous offre là l'un des patients les plus attachants qu'on ait vu depuis le début de la série. Franchement, il est juste trop mignon, et ça fait trop de la peine de le voir se faire visser la tête pour qu'ils puissent trifouiller à loisir dans sa cervelle.

Ses échanges avec House sont fascinants, d'autant que celui-ci lui parle comme il parlerait à n'importe qui d'autre. Et certes, il a réussi à diagnostiquer son souci, celui qui lui avait valu de finir paralysé sur scène, mais en plus, il pense pouvoir lui "réparer" le cerveau.

House : Lets say I'm the left side of Patrick's brain, I'm quick-witted, I'm charming, I'm great looking. You're the right side of his brain. You're useless, old, damaged. We go to a bar for a drink. Now, I have the mad skills to be scoring all the hot babes, but instead, I'm spending my time wiping drool off your chin and making sure you don't eat the tablecloth.

Seulement bien sûr, s'il lui enlève la moitié de son cerveau flingué, fini la musique. Choix difficile pour le papa.
Finalement, comprenant sans doute que son fils mérite mieux que la vie qu'il a pour le moment, et renonçant par là même à garder son petit sous son aile jusqu'à la fin de ses jours, il accepte l'opération.

Et devinez qui finit par boutonner sa chemise tout seul ?

Et pour finir, House passe devant un bistro où les Kids boivent un verre ensemble (étrange, que leur arrive-t-il ?). Et là, han, il piétine, il regarde autour de lui, il gratte par terre avec le bout de sa godasse...

Et il finit par poser sa main sur la poignée.

Bon, en tout cas, vous l'aurez compris, pour nous, ça a été le panard, cet épisode. Et je n'ai pas compté les "il est trop mignooooon" à chaque fois qu'on voyait le patient du jour à l'écran. Sérieux, c'est la première fois que ça nous fait ça.

Et puis avec ça qu'on a drôlement rigolé.

Bref, House, ça s'arrange pas, ton affaire ! Mais nous, ça nous dérange pas du tout !

 

Ah oué d'accord...

Donc en fait, Patrick, le patient un peu neuneu de House dans le prochain épisode que je dois reviewer (patience, patience), c'était quand même un gros guest qui tache. En l'occurence le leader d'un groupe de rock-folk très connu outre-Atlantique.

Dans l'épisode Half-Wit, il joue le rôle d'un pianiste surdoué qui n'aime pas les gros mots.

( )

Dans la vie, Dave Matthews est guitariste et chanteur.

Très doué, ce garçon, en tout cas, très bon acteur !

 

314 : Insensitive

Ben moi, j'ai adoré cet épisode. House est un grand malade. Et finalement, je pense que c'est cet épisode qui aurait dû nous mettre la puce à l'oreille sur sa folie de l'épisode suivant. On en recausera.

En tout cas, alors que je passais en revue mes fichiers de la saison 3, j'ai vu le titre, et je me suis dit : "ohoh !"

Ohoh, en effet.

Patiente du jour, Hannah, ado victime d'un accident de voiture avec sa mère.

En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, et alors que la gosse fait tout pour le cacher, oeil de lynx a remarqué un truc sympa.

En fait, elle est atteinte depuis toujours d'une insensibilité congénitale à la douleur. Ah, Foreman en doute ? Et vlan, un grand coup de canne dans le genou ; elle ne bronche même pas.

Voilà qui fait d'emblée rêver notre martyr à patte raide.

Qui ne va plus avoir qu'un mot à la bouche : "spinal nerve biopsy". Des fois qu'il pourrait s'en greffer un bout !

C'est vrai que c'est très joli de comparer l'angoisse d'une jeune fille qui se voit comme un monstre parce qu'elle ne peut ressentir aucune douleur, et ce vieux machin aigri qui vendrait probablement sa mère pour faire cesser sa douleur. Cela nous vaut une conversation d'anthologie entre les deux personnages.

Hannah : Every morning I have to check my eyes to make sure I didn't scratch a cornea in my sleep.
House : Oh God, stop. I'm in a pool of tears here.
Hannah : I can't cry.
House : Neither can I. Every morning I check my eyes for jaundice in case the Vicodin's finally shot my liver.
Hannah : I can't run anywhere without examining all my toes for swelling.
House : I can't run.
Hannah : Boys can't hold me for too long because I can overheat.
House : Girls can't hold me for too long because I only pay for an hour.

Hannah : I need an alarm on my watch to remind me to go to the bathroom. You know how many humiliating experiences before I thought of that.
House : The bathroom's 50 feet from my office. Every drink of water I weigh the pros and cons.
Hannah : After everything I do, I self-check : mouth, tongue, gums for cuts. Count teeth, check temperature. Fingers, toes and joints for swelling, skin for bruises.
House : I got shot.
Hannah : I sat on the stove when I was three. Want to see the coil marks ?
House : Yeah.
Hannah : You think I'm lying ?

Et vlan, piquouze dans les fesses. Ta gueule, maintenant.

Bon, c'est vrai, sa reum est au bloc dans un état désespéré, et elle pète un câble, la gosse. Mais si elle voulait bien se tenir tranquille cinq minutes qu'on vérifie si tout va bien, ce serait cool.

Et pendant ce temps-là, s'il vous plaît, devinez qui a un blind-date ?

Et devinez qui a tout deviné dès le début ?

J'adore, juste J'ADORE quand il se penche à son oreille et qu'il crie : "He seems a lot nicer than that one from Wicca needs a daddy figure .com !"

Franchement... il est ignoble... mais il est tellement drôle ! Je ne peux pas résister.

Et la deuxième scène du genre est encore meilleure (presque aussi bonne que celle où il lui pelote le derche dans l'épisode suivant !).

House : Oh my God. You're not wearing a bra.

J'en suis explosée de rire rien que d'y repenser !

Cuddy : It's not thyroid storm.
House : You just met him !
Cuddy : I like him ! And I like sex ! Do I need to stitch a letter onto my tops ?
House : No. But it might be worth taking out an ad on the local papers.

Cuddy : Do you like me, House ?

Superbe ! C'était exactement comme cela qu'il fallait faire pour s'en débarrasser.

Cuddy : There are only two reasons anyone would want to screw with me tonight. Either they're an altruistic, decent person who's worried about my well-being. Or... they want me for themself.
House : You left out the third option. Evil bastard who just wants to mess with other people's happiness.

Alors, à mon très humble avis, c'est un peu les deux. C'est un peu le même principe que quand il fait le coup à Wilson. Mais le "do you like me", ça a eu le mérite de le décontenancer dix secondes.

Intéressant aussi de découvrir (enfin !) que l'une des spécialités de Cuddy, c'est l'endocrinologie.

Par contre, clairement, les rendez-vous galants, c'est pas du tout sa spécialité. Moi, je serais elle, je me ferais une raison et j'attendrais un miracle. Ah, ben c'est ce que je fais déjà, en fait !
Donc, la pauvre Cuddy se fait larguer par son prince charmant qui a tout entendu, et qui est très gentil, mais qui aimerait bien sortir avec la vraie Cuddy, pas celle à laquelle il a eu affaire ce soir.

Cuddy : I can get her on the phone...

Mission 100% réussie pour House. Selfish bastard.

Bon, revenons-en à notre petite malade. C'est vrai, c'est pas évident de diagnostiquer quelqu'un qui ne peut pas dire "j'ai mal là". Du coup, sur une idée de Chase, les Kids vont tenter d'accentuer la douleur. De la torture, quoi. Chouette ! Malheureusement, elle n'y met pas franchement du sien, l'insensible, elle fait croire qu'elle a mal pour se faire la malle et se flanquer, un peu malgré elle, du haut du deuxième étage.

Sympa, très impressionnant. Surtout de la voir tenter de se relever comme si de rien n'était. Ah, mais ma chère enfant, tu es un peu toute cassée, maintenant.

Pendant ce temps-là, Wilson, notre traducteur, qui dans un premier temps aurait bien cancané peinard à propos d'infirmières transsexuelles (je vous dis, c'est un vicelard, c'est pour ça qu'il traîne avec House, ça le fait fantasmer), nous permet d'avoir une idée plus claire de ce qui se passe dans le cerveau malade du sick bastard.

Wilson : The nurse used to be a man.
House : She's not any more ?
Wilson : But we can't talk about that.
House : I thought we were.
Wilson : We were supposed to talk about that. I came here to talk about that. But on the way up I ran into Cameron. You've got a CIPA patient.
House : Tranny nurse is more interesting.
Wilson : Oh it's way more interesting but instead I've got to be your damned conscience. I'm tired of being your conscience. I don't enjoy being your conscience.

Ca m'éclate que maintenant, il le dise ouvertement. C'est quelque chose qu'on a capté dès les premiers épisodes, mais le fait qu'il le formule et qu'il dise à quel point cela le gonfle, c'est très amusant.

Petite explication scientifique à présent sur l'intérêt que House porte à ce cas.

Wilson : Did you know they recently found a protein that speeds up nerve growth ? Fascinating stuff. If you put that protein with the insulation from a spinal nerve, you could grow your own little garden. If that spinal nerve...
House : Yeah, yeah, yeah, yeah. If it happened to come from a person with CIPA I could grow pain-free nerves and graft them into my own leg. What an evil plan.
Wilson : You'd have to be on immunosupressors for life. Risk of infection. Shorter life span...
House : Shorter, but normal.
Wilson : Usually jealousy expresses itself by trying to destroy what someone has. You're more ambitious. You actually want to change medical fact to get this thing you...
House : Medical fact changes all the time.
Wilson : You're risking your patient's life.
House : That's how medical fact changes. A doctor risks...
Wilson : To serve their patient health, not their own.
House : This is medically justified.
Wilson : Are you sure? Are you sure that you're the right one to be making this call.

Ouais, mais non, House ne le fera pas, bien sûr. Il peut trouver bien plus tordu, pour supprimer sa douleur !

Chose amusante, une fois de plus, c'est dans l'assiette de Wilson qu'il trouve la réponse à son énigme.

Personnellement, j'ai a-do-ré ! Yummy !

Et il est beau !

Forcément, quand on n'a pas mal, un beau ver solitaire comme ça, difficile de le sentir.

Au final, alors que Foreman largue son amie infirmière...

(étonnés ?)

... la conversation qu'il a eu avec Cameron sur l'engagement semble avoir fait chboum là-dedans. Et en sortant de l'hosto, elle propose tranquillement à Chase un plan cul !

Cameron : So I'm thinking we should have sex.
Chase : That makes sense.
Cameron : Despite the wisdom of pop songs there's no point in putting our lives on hold until love comes along. We're both healthy and busy people, and we work together so it's convenient.
Chase : Like microwave pizza ?
Cameron : And of all the people I work with you're the one I'm least likely to fall in love with.
Chase : Like microwave pizza.

Alors là, c'est clair qu'on va BIEN rigoler ! Combien de jours Chase va-t-il tenir comme ça sans commencer à faire son jaloux ? Sûrement pas des masses. Ca va être la merde, j'ai hâte de voir ça ! Et de voir House les surprendre ensemble, naturellement.

 

313 : Needle in a haystack

C'est pas Dieu possible d'être aussi à la bourre... Et je peux vous dire que les délires alcoolisés du Dark Side deux soirées de suite n'aident pas à prendre des notes sur les épisodes qu'on regarde. Enfin bref, ce qu'il y a de bien, c'est que ces épisodes sont quand même un peu plus légers, donc je ne vais peut-être pas avoir besoin d'y passer une heure à chaque fois. *lance le chrono*

Amis martiens, vous avez détesté cette jeune fille dans la saison 2. Si si. Une fête foraine. Veronica qui enquête. Logan qui drague et se dégotte une petite poule blonde. C'était elle. Depuis, Dieu soit loué, elle a retrouvé à quoi servent un couteau et une fourchette. Good for you, girl.

Elle, donc, c'est la petite copine du patient du jour. Stevie, 16 ans, qui a mal partout, ma foi. Un coup au bide, un coup au poumon. Enfin ça ne va pas très fort quoi.

D'autant qu'il caille sévère, il y a de la neige partout et... eh ben devinez quoi ? On a déplacé la place de parking de House. Alors qu'il y a des plaques de verglas grandes comme le Nouveau-Mexique. Et on le sait tous, hormis le fait que ça lui fait trois mètres de plus à marcher avec une patte folle et une canne, House déteste le changement. Souvenez-vous de la moquette.
Bref, il débarque en cette fraîche matinée d'une humeur tout à fait charmante.

Et s'en va aussitôt brandir sa canne sous le nez de l'importune qui l'oblige à garer sa caisse pourrave deux places plus loin. Elle est en fauteuil roulant, et elle a une répartie du tonnerre.
House part donc à l'assaut de Cuddy.

Cuddy : Your application for handicap space says you can walk 50 yards.
House : And Whitner's says she can roll 50 miles between oil changes, I can't change my leg !
Cuddy : The space I moved you to is only 46 yards away from the front door. I measured ; you'll be fine.
House : Great, so I can collapse four yards into the lobby instead of outside in the cold.
Cuddy: As long as it isn't in my office !

Cela se termine par un pari débile. Une semaine à en chier en fauteuil roulant et il récupère sa place. Le son of a bitch est tout à fait ravi. Il va pouvoir reposer et son dos et sa patte.

Et hop, en route !

Ca nous vaut quelques scènes d'anthologie malgré les exclamations de joie de House qui trouve ça absolument formidââââble de rouler tranquillou toute la journée, en dépit de quelques détails pratiques...

Cela dit, sa manière de fermer la portière en donnant un grand coup de frein était assez fameuse.

Et lui-même en est très content !

Pour en revenir à cette dame qui lui a honteusement volé sa place à lui qu'il a, j'ai absolument adoré le fait qu'elle lui tienne tête et entre dans son jeu.

Whitner : I'm not worried. From what I hear what you lack in shame you also lack in willpower.
House : My will may be weak, but my backbone is strong. And pain-free now that I've stopped using the cane. Of course it's harder to look down Cuddy's shirt. But the vantage point on her ass is much improved. That's just me, always looking on the bright side. I'm the one who said her C-cups are half full.
Whitner : They are nice, aren't they ?

House : .... Ahhh, no no no no no. You're not going to win me over that easily !

A part cette charmante petite joute qui, on le sait tous, ne peut se terminer que d'une manière, j'ai beaucoup aimé comment Foreman a géré ce cas... pas évident. D'une part avec la famille manouche du patient (oh my god... ), et d'autre part, avec le jeune homme en question, brillant, mais coincé voire même étouffé par les coutumes des siens, et dans lequel il se retrouve, quelque part.

On a quand même droit à quelques scènes tout à fait ragoûtantes.

(Non, Marge, tu ne peux pas dire que chaque fois, on a droit aux trous dans la tête, vu que deux fois de suite on va se coltiner la boyasse !)

Et puis la diversion de House qui prend volontairement le chou aux parents pour les occuper pendant que les Kids s'en vont faire une coloscopie au petit était excellente.

Il n'empêche ! Si ce demeuré était allé voir la famille tout de suite, il aurait vu le cure-dent que croûte le vieux dans toutes les scènes, et il aurait sans doute percuté aussi vite que nous !

Allez, pour le plaisir, quelques caps de la conversation finale autour de la place de parking. A commencer par le superbe dérapage parfaitement contrôlé de House avec sa machine de course.

Cuddy : You lost.
House : I saved a life. Two minutes out of the chair to save a kid's life.
Cuddy : You lost, House.
House : I earned that space.
Cuddy : No you didn't.
House : I earn that space every day I limp into that building and do my damn job.
Cuddy : You looooost !

House : Hey ! You were never going to give me that space, were you ? I saw Whitner the other day. She knew about the bet. Didn't seem that worried.
Cuddy : She knew I'd win.
House : She doesn't know me. In fact she doesn't know anything except what you tell her. And you told her that you were never going to give me that space, didn't you ? Just tell me : do you at least feel a little guilty ? If you want to teach me lessons, don't make commitments you can't keep.

(Oh, c'te mauvaise foi !!! )

Wilson : How's it going ?
House : How guilty does she look ?
Wilson : Hmm. About an eight.

House : That space is mine. Veni, vidi, vici.

Et en effet, à la toute fin de l'épisode...

J'adore. Il est juste... pfff, trop fort. C'est juste un plaisir de le voir tordre son monde dans tout les sens pour qu'il soit comme lui le conçoit. Arf.
Et puis ce House facétieux, qui enchaîne les grimaces et les répliques hilarantes, qui taquine adorablement son Wiwi, plus puéril que jamais, moi, je l'aime. Presque autant que le House sombre au regard de glace auquel on a eu droit ces derniers temps.

 

Réplique du jour

"You kissed back."

(Dr Allison Cameron, House MD)

 

Bêtisier saison 3

Madre de dios, ces gens sont formidables.



Aaawwwww, Hugh Laurie plié en deux de rire devant son babyfoot. Et je voulais tellement, tellement voir les scènes ratées où il fait le cake avec son skateboard. Pareil pour la tomate cerise. Arf, la crème de la crème, sérieux.
 

312 : One day, one room

Avec le Dark Side, en ce moment, on vit de grands moments de Housitude. Cinq épisodes (et demi !) en trois jours, moi, c'est bien simple, je ne suis plus habituée. Du coup, alors que de l'autre côté, il se passe quand même des choses (entre Peter Petrelli qui se met à fréquenter et Carlos Solis qui engage un tueur), eh bien moi, je pense House, je vis House, je mange House, je rêve House. J'en boîterais presque par mimétisme, dites donc.

Alors, pour cet épisode, on va faire un peu différent, parce que ce n'est pas tout à fait ce que j'appellerais un "back to normal". Non, c'est pas normal du tout, c'est juste du gros gros délire qui tache. Et si on commence par se dire : "Youpi ! Pas de patient de la semaine, House va se taper la clinique, on va rigoler un grand coup", eh bien non, on ne rigole pas très longtemps. Juste assez pour s'échauffer un peu les zygomatiques en voyant Grego gagner des thunes en faisant des diagnostics sans les mains (Cuddy sait y faire). Et puis soudain, on se rend compte qu'une des "boring patients" de la clinique a été violée.
Vlan, retournement total de situation, House se carapate aussi vite que lui permet sa patte raide. On s'autorise un petit rire serré. Après tout, le retrouver dans une situation qui lui échappe totalement, c'est plutôt sympa, lui, qui en bon psychopathe, observe toujours plus ou moins le même mode de fonctionnement.

Il est même carrément passionnant de constater à quel point le fait de sortir de ce schéma habituel le fait flipper, persuadé qu'il est qu'il ne peut être d'absolument aucune aide à cette jeune fille, qui, enfer et putréfaction, ne veut traiter qu'avec lui.
Elle ne sait pas pourquoi, mais c'est lui ou personne. C'est lui ou le flacon de somnifères. Et comme elle finit par se le faire, ce flacon, il accepte de venir l'écouter. Sauf qu'elle ne veut pas parler, elle veut que ce soit lui qui lui parle. De lui. Aïe.

(S'ils avaient pu se choper Scarlett Johansson, je pense qu'ils l'auraient fait.)

Chose intéressante, notre sick bastard, affolé, s'en va quêter conseils auprès de ses tendres Kids. Et c'est là que chdoing, j'ai eu un flash. Foreman lui suggère de ne surtout pas lui parler de ce qui lui est arrivé, de lui dire que tout va bien dans le meilleur des mondes, Cameron, elle, lui dit tout le contraire, qu'il faut en parler, qu'elle a besoin d'exorciser. Chase, toujours lamentable, ne dit rien. Bien évidemment.

Penchons-nous de plus près sur le cas Cameron. A un moment, House semble tiquer. Alors, étonnamment, cet épisode ne donne absolument aucun fait. C'est l'inverse absolue de ce qui se produit habituellement. Pas de diagnostic, pas de maladie, des médecins qui se contentent du rôle d'observateur, aucune réponse à rien. Zéro certitude. Néanmoins, j'y ai vu quelques messages. Je ne saurai peut-être jamais si j'ai vu les bons ou si j'ai vu la Vierge. J'ose quand même vous les faire partager.

Cameron : She's gotta make this real.
Foreman : You know what we should be trying to make real or process ? The few decent moments in our lives, not the crap.
Cameron : Maybe you're right ! Except there's no way she can pretend this didn't happen, so she has no choice but to process it !!!

Et là, je ne sais pas, mais c'est comme si House percutait que s'il ne fait rien, Eve, la victime, va devenir comme Cameron. C'est très bizarre.
S'engage donc une véritable joute philosophique entre la jeune miss qui veut bien parler de n'importe quoi sauf de ce qu'elle vient de vivre, et House qui voudrait bien se débarrasser de cette tache ingrate qui n'a strictement aucun intérêt pour lui.

Une petite visite chez Wilson, notre traducteur spécialisé en langage housien s'impose histoire de nous expliquer un peu ce qui se passe.

House : I don't know how to answer these questions.
Wilsons : 'S a simple question. Has your life sucked ? Tell her the truth. Tell her you were shot. Tell her...
House : She doesn't wanna hear the truth. She's looking for something. Looking to extrapolate something...
Wilson : She's looking to connect with you, and that's what's scaring the hell out of you. Tell her the truth.
House : There is no truth.

Wilson : Are we role-playing ? Am I you ? I don't wanna be you ! ( )
House : She's not asking for test results. She's not asking what two plus two equals. She's asking for my personal life experience, so she can extrapolate the law of humanity. That's not truth, that's bad science.
Wilson : It's not science at all. Tell her the truth.

Autant demander à un scarabée de jouer de la mandoline. Sur ce, House s'en va raconter à cette pauvre enfant comment gamin, sa grand-mère hollandaise le maltraitait. Pas dupe, la ptiote lui fait avouer que c'est un mensonge.

Là où ça se complique encore, c'est quand Cuddy annonce à House que sa patiente est enceinte.

(On ne nous fera pas croire qu'avec une gueule pareille, il n'en a rien à battre.)

S'ajoute donc à toutes ces délicieuses conversations un débat sur l'avortement. Elle dit non, il dit si. Et ils vont prendre l'air.

House : You're not killing your rape baby because of a philosophy.
Eve : It's murder ! I'm against it. You for it ?
House : Not as a general rule.
Eve : Just for unborn children ?
House : Yes ! The probable exceptions to rules is the line drawn. Might makes sense for us to kill the ass that did this to you. But where do we draw the line ? Which asses do we get to kill ? Which asses get to keep on being asses ? Nice thing about the abortion debate is we can quibble over trimesters, but ultimately there's an ice-cold line : birth. Morally, there isn't a lot of difference. Practically, huge.
Eve : You're enjoying this conversation.
House : This is the type of conversation I do well.
Eve : But the other type ? The personal stuff ?
House : There are no answers. If there are no answers, why talk about it ?

Mon Dieu, quelle tristesse insondable, dans cette réponse...

Un peu plus tard, elle sort cette phrase très forte : "I was raped. What's your excuse ?"

Fiou.

Dans le même temps, et c'est là que ça devient intéressant, Cameron est elle aussi confrontée à un cas très compliqué pour elle : un vieux SDF qui vient clamser de son cancer au chaud. Un pépère seul au monde qui désire mourir dans la douleur, terrifié à l'idée qu'on oublie son passage sur Terre. Et ce vieux-là, moi, il m'a beaucoup fait penser à House. Clairement, il pourrait en prendre le chemin, s'il continue à repousser tous ceux qui lui veulent un minimum de bien. Cette déchéance-là, elle est tout à fait à portée de sa main.

Jamais Cameron ne laissera penser que ce vieux lui rappelle quelqu'un. Quand il évoque son père qui lui a prédit qu'il mourrait seul, moi, mon sang n'a pourtant fait qu'un tour... Bref, elle va honorer son engagement et le regarder mourir dans la souffrance. Sans détourner le regard.

Tout comme House qui finira lui aussi par accepter sa mission.

House : It was true.
Eve : What was ?
House : Wasn't my grandmother, but it was true.
Eve : Who was it ?
House : It's my dad.

Eve: I'd like to tell you what happened to me now.
House : I'd like to hear it.

Ok. Je résiste à la tentation de hurler victoire, non par modestie, mais parce que malgré l'air de sincérité qu'il affiche, je le crois tout à fait capable de raconter les mensonges les plus éhontés à cette jeune fille, histoire de l'aider... ou tout simplement de s'en débarrasser.
Il y a quelques épisodes de cela, j'avais évoqué la possibilité qu'il ait été maltraité pendant son enfance par son charmant père, et j'avoue que je suis très tentée de le croire. Parce que tout cet épisode s'apparente à une sorte de démontage de la grande machine House.
Ce qui est intéressant, c'est qu'après s'être fait baladé (enfin, pas "nous" personnellement, mais bon) dans l'épisode précédent, on aurait limite envie qu'il nous fasse une déclaration sur l'honneur (et encore), parce qu'on a un peu de mal à croire tout ce qui sort de sa bouche, maintenant.
"Believe what you want", donc.
Quoiqu'il en soit, ce jeu de miroirs entre House et Cameron, qui elle aussi affronte sans doute ce qui la terrifie le plus dans son boulot, est fascinant.

Cet épisode a été très mal noté par les téléspectateurs sur Tv. com. C'est l'épisode noté comme étant le plus faible de la saison. Ca me désole. Il a sans doute été mal compris. Moi je l'ai trouvé absolument excellent. Le problème, mais c'est le but du jeu... c'est qu'il ne nous donne strictement aucune réponse.

 

311 : Words and deeds

Bon, la Sorcière, elle n'est pas très sérieuse. Elle a quatre reviews de retard... rien que pour House.
(C'est dire... Je ne sais vraiment pas si je mérite de regarder le nouveau Dexter ce soir... Oui mais sinon, ça va me décaler la semaine, et ça, ça va pas !)

Bref, le Dark Side est gourmand, en ce moment. Pas de très bon poil puisque cet épisode est celui où nous laissons le cher Tritter retourner à sa petite vie de flic de merde.

Car il est dit que le sick bastard est insubmersible. Oh, il n'y est pas pour grand-chose dans ce sauvetage in-extremis, et on ne peut pas dire qu'il méritait qu'on le sorte de sa merde, mais bon... Il a une chance de folie, dans sa misère : il est doué, et les gens le savent.

Bref.

Le patient du jour est très charmant. C'est un petit pompier dont le seul défaut est de s'appeler Derek. Impardonnable faute de goût. Mais comme il est TRES agréable à regarder (le Dark Side était intarissable sur son petit côté Denzel Washington), on veut bien faire un effort.

Bonjour !

Vous vous en doutez, le diagnostic de la Sorcière et du Dark Side a pris quoi... six, sept minutes. Et encore, on était troublées par l'autre babouin, là, qui faisait son cirque...

Contrairement aux Kids qui n'ont pas du tout vu venir le fait que le jeunot s'offrait une petite crise chaque fois que sa copine pompier radinait son ptit cul, nous, on a tout de suite flairé l'entourloupe. Evidemment, on n'a pas tout de suite compris qu'il allait se faire ratiboiser la cervelle pour oublier ses sentiments pour elle, mais bon, détail que tout ceci !

Car le pauvre petit refusait de lui avouer ses sentiments, la croyant maquée avec son frangin. Invention de son cerveau malade. La tête de la pauvre Cameron quand elle se rend compte qu'elle lui a effacé sa mémoire pour rien, finalement.

Cruel, vraiment. Mais fresh start.

Un fresh start que House pourrait avoir, s'il le voulait, dans cet épisode. Mais non. Il n'aime pas trop le changement, l'animal... Est-ce bien étonnant de la part de quelqu'un qui a joué les nomades pendant toute son enfance ? Certes non. J'en sais quelque chose moi-même... dans le genre âne bâté. Hum.

D'abord, cette tête de mule commence par plaider obstinément non-coupable. Quelque part, moi, je l'admire de camper sur ses positions de la sorte.

Ensuite, parce qu'il faut bien qu'il s'en sorte, d'une manière ou d'une autre, il va présenter les excuses les plus lamentables et hypocrites qu'on puisse imaginer. Oh, on pourrait presque y croire. Mais c'est House, quoi. Et Tritter n'est pas dupe. Du tout du tout.

House : I'm sorry... You could throw a dart at all the adjectives between arrogant and unhinged and I'm sure you'd hit one that describes me. There's a reason I operate that way... I live in pain. Pain that on good days is merely intolerable and on bad ones will suck the life-force right out of you. Doesn't mean that I've handled this right, actually, I was wrong.
Tritter : Thank you. I know that couldn't have been easy for you to say. Even if you don't mean a word of it.
House : Iâ??m sorry. You can hook me up to a damned polygraph.
Tritter : Iâ??m sure youâ??d pass. Thing is, Iâ??ve never been interested in what you say. All I care about is what you do.

Encore raté !

Et c'est là que commence le casse du siècle. Et devinez quoi ? Le Dark Side et moi, on l'a vu venir, mais à 12 000 kilomètres. Tout contrit, House s'en va en désintox. Si si, une sortie énorme sortie, très théâtrale, face à des Kids complètement bluffés.

Mébiensûr !

(Bon, là, j'avoue, on y croyait encore un petit peu.)

Vous savez quoi ? Je crois que ça, c'est la vraie gueule de Hugh Laurie.

Bon, bref, réunions de groupe, surveillance rapprochée ("When I lead the big patient revolution, Voldemort here is the first to go." ), visites désolées de Wilson, Cameron, enfin, tout le groupe des pleureuses, quoi.

Et pendant ce temps-là, donc, les Kids continuent de venir consulter l'oracle pour soigner le jeune.

Le truc qui nous a mis la puce à l'oreille, c'est d'une part le côté quand même sautillant du salopard, entre deux petits crachats dans la cuvette des toilettes histoire de donner le change, et surtout, surtout, les métaphores... Et puis, ça fait je ne sais combien d'épisodes qu'on ne l'a pas vu... aussi affuté, aussi bon, quoi !

Dites-moi juste comment les Kids qui le pratiquent à longueur d'année peuvent ne pas voir qu'il est raide défoncé ???

Pareil, ça :

(Déjà, oh, le faux fumeur ! )

Franchement, s'il était clean, vous pensez vraiment qu'il se mettrait ainsi en scène ???

Bref, ils se font tous grave ballader, sauf Tritter qui le trouve quand même en train de rouler des boudins de pâte à modeler.

Tritter : Caterpillar ?
House : Lower intestine with ulcerative colitis. You crash art therapy classes just for the adrenalin rush ?
Tritter : Cuddy wouldn't get off the phone until I promised I'd come see for myself. I gotta admit, this move I did not expect.
House : Well don't tell anyone but the photos of smiling people in the brochures, it's just marketing.
Tritter : Well you're obviously making an effort. So I suppose the next step is for me to talk to the DA.
House : Which you have no intention of doing.
Tritter : No.
House : So words mean nothing, actions mean nothing, what the hell is left ?

Et alors que Tritter fait mine de s'en aller sans même lui faire l'aumône d'une réponse :

House : You son of a bitch! What about your words, your actions ?! Gotta get House cleaned up, get him to show some humility, when it comes to actually doing something you prove that all you care about is bitch slapping a guy who refused to kiss your ass !
Tritter : You ever trust an addict ? You ever give one the benefit of the doubt ? How many times did it work out for you ?
House : Yeah yeah yeah, I get it, so you were screwed over by your mother, your wife, your partner, but you keep sending them Christmas cards while you take it out on everyone else.
Tritter : No more Christmas cards, no I learned. People like you, even your actions lie.

Rah !

Ca, je vous dis, c'est le genre de duel dont personne ne peut sortir gagnant à part avec l'aide d'une force supérieure.

Et avant d'en venir à cette intervention divine, une petite scène très mimi entre House et son meilleur pote... tout de même.
Car lorsqu'il vient lui rendre visite en désintox, Wiwi se paye le luxe d'une petite séance d'excuses. Et alors ça, pour le coup, ça la lui coupe.

House : I had no business blaming you for any of this. I know you were just trying to help me, protect me, that's what friends do.
Wilson : Is this.... an apology ?

House : Part of the program, if you don't like it I can stop.
Wilson : Not at all, it's just so... unfamiliar. Please, keep going !

Sérieux, il en a presque les larmes aux yeux ! Oooooh, quand on a compris ce qui se passe réellement, comme on déteste House de faire ça !

Et mieux encore, Cameron, dont les grandes oreilles ont vite fait d'apprendre la nouvelle, en profite pour le coincer dans un petit coin sombre.

Et...

Malaise. Evidemment, si on n'a pas capté qu'il est complètement stone et qu'il mène tout son monde en bateau, on se demande pourquoi il fait une telle tête de déterrée quand elle lui fait son regard reconnaissant, genre : "Je savais que vous n'étiez pas un gros blaireau sans coeur."

Ben oui. Imposteur !

L'intervention divine, donc, la voici. Elle s'appelle Cuddy.

Cuddy qui nous sort un faux-témoignage du feu de Dieu, qui affirme qu'il n'a jamais volé les pilules du mort puisque c'était un piège qu'elle lui avait tendu, Wilson l'ayant prévenue qu'il avait déjà tenté de les faucher.

(On comprend tout de suite que c'est un joli mensonge.)

Et la juge n'a pas l'air franchement dupe.

Malgré tout, et je suis sûre que ça a joué, elle l'a vu préféré se manger un outrage à la cour plutôt que risquer de perdre son patient en répondant à un coup de fil des Kids en pleine séance... :

Judge : My suspicion is you have better friends than you deserve. Rules and laws apply to everyone, you are not as special as you think. But Detective Tritter chose to make you so. Detective, I don't know exactly what's going on here, but I am sure that this man is not flooding the street with cocaine. I'm also certain that knowing Dr House, he must have done something to set you off but you're going to have to live with it. Given Dr Cuddy's testimony I'm not going to allow this to proceed to jury. Case dismissed. Court is adjourned.

Le meilleur, c'est quand même ça.

Tritter : Good luck. I hope I'm wrong about you.

Eh bien non, malheureusement. Enfin, moi, j'aime autant...

Bon, House n'échappera pas à une nuit de prison pour l'outrage. Il essaye bien de faire un peu son mariole face à Cuddy, mais elle lui envoie un solide "Now I own your ass !" avant de le planter là avec son Wilson. Wilson qui lui a apporté ses pilules de désintox... sauf qu'en voyant House se jeter dessus comme un crève-la-faim...

House : You get these from the pharmacy or from Voldemort ?
Wilson : Voldemort, why ? What difference does it... That's Vicodin, he's been slipping you Vicodin ?

House : No... he'd be risking his minimum wage job to do that.
Wilson : The whole time ?
House : My higher power said it was ok.
Wilson : Nothing's changed ?
House : Nothing's changed.

Wilson : The apology, you didn't need to do that to make this work.
House : Believe what you want.

Et vous savez quoi ? Eh bien Wilson, il n'en demande même pas plus. Ca lui suffit. Et voilà pourquoi ça se reproduira, encore, et encore, et encore.

Wilson : Goodnight House, I'll see ya tomorrow.
House : Goodnight Wilson.

Alors moi, je suis ravie ! Du House absolument démoniaque, juste comme je l'aime, en mode survie à tout prix, et qui va forcément à présent se prendre pour God himself !

Le Dark Side, de son côté, ne décolérait pas... sauf que maintenant, depuis que Tritter a disparu du paysage, elle râle parce qu'il ne se passe plus rien.

Pffff, les gens, hein ? Sont jamais contents !

Irf, irf, irf !

Ah, moi j'ai adoré cet arc ! J'ai hâte de voir ce qu'ils réussiront à nous sortir par la suite pour rebondir, parce que ça, c'était quand même phénoménal ! Michael Tritter, nous te regretterons. Un peu.

 

House vu par Mara...

Non, pas la FF, l'autre !

Mara, elle dessine des BD, elle habite ici, elle fanartise à mort, et je trouve qu'elle a magnifiquement bien su capter le regard si humain du sick bastard.

Et en même temps, il y a ce petit côté triste tout à fait dans le sujet. Bref, très chouette.

(Et personnellement, je trouve que ses ombres sont remarquables... )

 

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