Le blog de La Sorcière
 

Ah bon ?

Vous saviez que Jennifer Morrison va jouer dans le nouveau Star Trek ?

S'il y a un borgne, un boîteux ou un sourd dans le lot, il est pour elle, c'est sûr !

(Restez dans le coin, je vous torche la fin de la saison 3 dans quelques minutes... )

 

323 : The jerk

Bon, ça fait plus d'une semaine que ça traîne, on va peut-être quand même s'y mettre un peu, ma bonne Sorcière...

Nous avons donc là un fort sympathique épisode, avec un patient tout à fait pas sympathique du tout. Avec ça qu'on espérait quand même voir enfin le bout du Foremangate et que Dr Mandigo s'arrache de la place, depuis le temps qu'il le promet. Nenni ! Il n'a pas encore fini ses deux semaines de préavis, et on se tape encore le cirque autour de ce départ... qui ne vient donc jamais !

Sauf que là, heureusement, il se passe un truc très drôle : quelqu'un s'amuse à saboter téléphoniquement les entretiens d'embauche de Foreman, et on n'a aucune idée de l'identité du farceur.
Finalement, tout le monde en vient à soupçonner le voisin. Foreman commence par accuser House qui jure ses grands dieux que ce n'est pas lui puisqu'il n'en a rien à battre.

House : I only sabotage people I consider worth it.

House s'en va ensuite confondre Cuddy.

House : YOU are ONE evil cunning woman !

Qui elle s'en va ensuite agonir Wilson. Scène hilarante, d'ailleurs. Wilson, très en forme ces jours-ci !

Et là, au moment où Wilson s'en va affirmer à Cameron que c'est elle qui a fait ça pour protéger House, on a quand même fini par percuter.

Wilson : Youâ??re lying.
Cameron : Everyone does. But it wasnâ??t me.

(Et vous savez quoi ? Je la crois presque quand elle dit qu'elle n'a plus de sentiments pour House. Plus de sick puppy syndrome ? Allison Cameron, vous m'intéressez.)

Pour en revenir à notre suspect number one, ben oui, hein, qui adore voir toute la petite famille se montrer du doigt en dégainant l'eau bénite et les gousses d'ail ? Ben Dracula lui-même, quelle question. Le plus drôle, c'est qu'une fois que Cameron est allée accuser Chase, finalement, c'est un peu l'attardé du lot qui percute et qui s'en va expliquer à House très content pourquoi il a fait foirer l'entretien de Foreman. Et voilà donc comment la grande blonde nous sort tout à coup une analyse tellement fine qu'on a presque envie de demander à Wilson d'enlever cette perruque ridicule.

Chase : You sabotaged Foreman's job interview. Didn't you ?
House : Foreman already went over this. It wasn't me.
Chase : Everybody's chasing ghosts over this, which means either nobody did, or someone wants everybody chasing ghosts, and who does that sound like ?
House : Why would I do that ?
Chase : Because as long as Foreman thought you were guilty, he'd been useless around here.
House : Sometimes I forget why I hired you.

Aha ! Ce qui veut donc dire qu'il ne l'a pas embauché seulement parce que papa Chase a passé un coup de fil ! (Comme si House cédait à ce genre de choses, d'ailleurs.)
Il n'empêche, il cache bien son jeu, ce Chase. S'il n'était pas aussi paresseux et nonchalant, il pourrait être grand.

Enfin bref, très rigolo, très tordu, très House.

Avec ça qu'on se tape quand même un patient du jour d'une sacré trempe. C'est haut comme trois couilles à genoux et ça n'a même pas encore de poil au menton, mais alors, quelle grande gueule, dites donc.
Car si on se plaint parfois de la langue de vipère de notre superbe blaireau, ce petit machin-là, c'est impensable le nombre d'horreurs qu'il arrive à sortir à la minute, terrorisant dans un premier temps le pauvre Chase, guère habitué à ce genre de numéro.

Chase : Does your head hurt ?
Nate : Are you an idiot ?

Pauvre petite chose fragile !

Le tout en présence d'une mère complètement dépassée et limite martyrisée.

Mais voyez-vous, ce charmant enfant est d'une intelligence remarquable. C'est un génie des échecs. Mais son génie s'arrête là. Socialement, c'est une vraie plaie. Du coup, quel soulagement pour sa pauvre génitrice quand on lui suggère que son mauvais caractère pourrait être le symptôme d'une grave maladie. Limite elle en pleurerait de joie, cette malheureuse.

Enfin, House en profite pour faire joujou avec des champignons hallucinogènes (j'imagine qu'il a dû s'en garder un ou deux sous le coude pour les jours difficiles), Chase revient à l'attaque pour la soixante treizième fois auprès de Cameron qui se dépêche de monter sur ses grands chevaux, cette niaise-là, Foreman fait sa diva, House fait son show, tout va bien dans le meilleur des mondes...

Jusqu'à ce que bien sûr House rencontre la bête... qui lui met une formidable branlée aux échecs.

(Tiens, une flèche... intéressant... )

Enfin, officiellement, House s'en fout, il voulait juste le stresser pour ses petites expériences.
Officieusement, ça l'agace prodigieusement que ce petit morveux mal mouché soit meilleur que lui.

En tout cas, il y a un domaine où il ne battra jamais ce gamin, et c'est bien celui de la méchanceté gratuite. Pour le coup, il peut toujours s'accrocher une gamelle puisqu'on découvre finalement que sa méchanceté n'a rien de maladif. Eh ouais, il est juste comme ça, c'est trop pas de bol.

J'en profite pour remarquer une fois de plus que décidément, les enfants sont parfaitement coachés, dans cette série. Je n'ai jamais vu des mouflets jouer aussi bien. Je ne sais pas ce qu'ils leur font, par quelles menaces ils parviennent à les rendre aussi justes, mais c'est la perfection. Et je hais les enfants.

C'est bien, je trouve. Reste plus qu'à régler le problème des bébés, des ponctions lombaires et des trous dans le cerveau et tout sera pour le mieux dans la meilleure des séries !

 

211 pages.

211 pages, elle est sympa, la Sorcière, elle nous jette ça comme ça à la gueule, mais 211 pages de quoi, d'abord ?

Ben vous devinez pas ?

Bon, je vous aide. En ce moment, c'est-à-dire depuis hmmm, presque une semaine, j'ai deux reviews de retard sur House. Les deux derniers épisodes de la saison. Baisse de motivation. Pas pour regarder la série dont je ne me lasse pas, mais pour écrire. D'autant que je n'ai pas beaucoup le temps, j'ai encore un gros taf sur le feu.

Et en constatant dans mes stats que la rubrique House était l'une des plus fréquentées, j'y suis allée faire un tour, en me demandant ce qu'un novice pouvait bien penser de tout ce fatras et si les gens pouvaient surmonter la première réaction WTF.
Poussant davantage l'exploration, j'ai quand même remarqué que... ben y en a une tartine, de la review, là-dedans. Du coup, mon cerveau malade s'est posé une question très simple : et en pages, ça fait combien ? En page Word, police 12, Times New Roman. Eh ben ça fait 211 pages.
Attention, 211 pages EXCLUSIVEMENT de reviews de House, on est d'accord. Et SANS les captures d'écran !

J'en ai manqué de m'évanouir, dites donc. C'est que je sais ce que c'est, une page, moi. Et je sais combien ça coûte surtout !

211 pages, Jésus, Marie, Joseph.

211 PAGES !!!

Bon je euh... je crois que je vais aller me reposer, maintenant...

...

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...

Ne surtout pas imaginer combien j'ai pu écrire de pages sur BSG. Surtout pas.

 

"I'm on speeeeeeed !"

Enorme scène entre House et Wilson, dans Resignation. RSL est fabuleux. Et le "they're anti-depressants, not anti-annoyance-ants" de House me fait mourir de rire.



Y sont trop mimi, je les z'adore ! Et bien sûr le "Iiiii wouldn't drink that !"... irrésistible.
 

Hugh ou "eeeeeewwwwww!" ?

Alors oui, j'ai jeté un oeil aux différents visages du Dr House du lien posté par Toface ce matin. Faut avoir le coeur bien accroché, je préviens tout de suite les fanatiques forcenées qui croient que Sir Hugh est un sex-symbol... non parce que... clairement c'est pas le cas. Ni aujourd'hui... ni hier. Encore moins hier. Disons que ça lui va bien de vieillir, et que oui, il a un charme fou.

Ca me rappelle donc la conversation-canapé qu'on a eue un peu plus tôt dans la journée avec le Dark Side, à propos de Ben Browder, qu'on imaginait à vingt ans, genre blaireau mal dégrossi avec un gros accent sudiste. Et on s'est dit qu'il y a quand même eu une femme pour miser dessus, pour se dire que ptêt bien que ce gars-là, il a du potentiel, on va se le garder sous le coude, on sait jamais. Bingo. Vingt ans plus tard, ça donne ce que vous connaissez. Et Mme Ben, qui ne ressemble à rien, il faut bien le dire, eh ben c'est une femme comblée.

(La salope.)

Donc, pour en revenir à notre mouton brit, je me dis qu'il a dû en falloir, de l'imagination, il y a vingt ans (et de très grosses poussières).

Non parce que la meuf, quand même, je veux pas dire, mais elle épouse ça, là-haut (faut aimer le rosbeef pas cuit, vous avouerez), elle passe par une période angoissante à s'interroger sur les orientations sexuelles de son mari...


(Et je passe les pires.... )

Et elle se retrouve, au final, avec ça :

Vous avouerez quand même qu'il y en a qui ont de la chance, non ??? Ou bien un don de double vue, je ne sais pas, moi ! Alors oui, bon, évidemment, il est loin, il est malheureux, il joue un personnage de merde qui le rend à moitié dingue, et les enfants auraient bien besoin que Daddy traverse plus souvent l'Atlantique pour les engueuler quand ils ont des mauvaises notes... Mais quand même !

(Si vous me cherchez, je suis en train de rappeler tous les blaireaux que je me suis tapés il y a dix ans. Si ça se trouve, dans le lot, il y en a qui sont devenus potables.)

 

322 : Resignation

(17h00)

Y a des jours comme ça, au lieu de tourner en rond il vaut mieux se dire une bonne fois pour toute : "Ca est grosse journée de merde."

C'est le cas. A quatorze heures j'ai donc cessé toutes affaires en cours, travail et autres, parce que vous voyez, c'est pas tout de se retrouver seule dans une sinistre baraque déserte, craquante, grinçante, et hurlante (car OUI, j'ai ENTENDU LES HURLEMENTS ! C'est dit, Chéché, 'A', nous travaillons dans la Cabane Hurlante !), c'est pas tout ça que le Dark Side se fasse séquestrer au travail sans mon accord, non, c'est pas tout ça, mais y en a ras-le-cul.

(Vous avez le droit d'en déduire que je ne vais pas être à prendre avec des pincettes pendant une petite semaine. Hm.)

Grmph.

Donc je suis rentrée, j'ai mangé comme douze, et je suis allée bouder dans mon lit, comme il se doit.

Maintenant, comme le Dark Side s'annonce avec environ cinq heures de retard sur l'horaire prévu (moi, perso, je pense qu'à force de regarder Farscape à s'en faire péter les globes oculaires, elle s'est endormie quelque part dans sa petite école, mais bon... ), autant en profiter pour faire cette review qui attend honteusement depuis la fin de la semaine dernière.

Déjà, la patiente du jour, c'est Lyndsy-ouarf-ouarf-ouarf-elle-peut-pas-s'appeler-Lindsay-comme-tout-le-monde-Fonseca. Et s'il y a une chose que Lyndsy-ouarf-ouarf-ouarf-Fonseca sait faire avec sa petite tête d'adolescente moyenne américaine et ses grands yeux bleus innocents (outre les rouler quand son père lui raconte comment il a rencontré sa mère), c'est la petite malade/voisine qui cache bien son jeu. Et c'est le cas dans cet épisode. Je me sens donc une fois de plus obligée de remarquer que les gensses qui font le casting de cette série savent ce qu'ils font. Pareil pour les gensses qui dirigent les acteurs sur le plateau, alias les réalisateurs.

Bon, il y a plein de trucs bizarres, dans cet épisode. Plein de scènes dont on se demande d'où elles viennent. Le coup de la nutritionniste, je n'ai pas bien compris. Et ça m'a presque énervée de voir qu'on n'a plus droit à une petite consult' à la clinique sans que ça se finisse par un rencard avec une blonde.

Pas d'accord !

Pareil, la scène où Cameron vient le réveiller dans son lit (in HIS frakking BED !), ça vient d'où, ça ? Elle a les clés ? Il dort avec la porte ou la fenêtre ouverte ? C'est quoi CE DELIRE ???

(Outre le fait naturellement que ce doit être TRES difficile de résister à l'envie de sauter là-dedans, malgré la tête outrée du grizzly qu'on vient de tirer de son précieux sommeil.)

Bref, je ne comprends pas bien. Etait-ce vraiment utile ?

Heureusement, on a Wilson, et dans une moindre mesure Chase qui est très drôle à fourrer son nez partout pour découvrir les vraies raisons de la démission de Foreman. Et comme ni House ni Foreman ne lui répondent franchement, il en conclut que tous deux sont extrêmement gênés par cette décision.

Chase : Why's Foreman quitting ?
House : He wants to breed lamas. ( )
Chase : Interesting. You're ashamed of the reason too.

Et le sourire de House en réponse à cela est excellent. C'est le sourire qu'il fait quand quelqu'un l'emmerde mais qu'il flaire une quelconque intelligence dans l'emmerdement. Trop bonnard. C'est le sourire : "Tu m'amuses, petit."

Enfin, donc, Foreman est toujours dans le coin et il continue à nous les gonfler sévère, avec ça que House semble être décidé à lui pourrir ses deux semaines restantes, et que Cuddy lui a donné sa bénédiction pour qu'il se casse. Ah bravo !

Heureusement, comme je le disais, on a Wilson. Alors là, je vais vous dire, pour une fois, le Dark Side et la Sorcière se sont bien fait avoir ! En beauté, y a pas d'autre mot ! Jusque là, chaque fois que House nous a fait le coup de feindre une désintox ou un truc du genre, on l'a vu venir à vingt mille bornes. Eh ben pour une fois qu'on lui assaisonne en douce son cappucino, même pas qu'on l'a senti arriver, bien trop occupées qu'on était à se marrer en le voyant ajouter des amphètes dans le petit noir de son Wiwi.

Et ce filou-là se doute bien qu'il va paraître étrange que d'un seul coup, comme par miracle, ce soit lui qui offre le café (tout comme il me paraîtrait louche que le Dark Side, du jour au lendemain, se pointe avec un panier repas le midi, annonçant qu'elle a passé la matinée à mitonner une blanquette de veau). Du coup, méfiant, le Wilson opte pour l'autre café, celui que ne lui tend pas House.

Bingo, c'est justement le café aux amphètes. House a vu le coup venir. Et il trouve le moyen, ce formidable faux-derche, de s'en offusquer.

House : You think I spat in yours ???
Wilson : Or worse !

L'intérêt d'épicer un peu le café de Wilson ? Tout simple : House le surprend en train de bailler de manière suspecte. Et pour cause, le pauvre Wiwi est sous anti-dépresseurs. Merdalors, dépêchons-nous de le plaindre. L'ennui, c'est que le petit cocktail anti-dépresseurs/amphètes, ça lui réussit moyen. Il nous gratifie donc de la plus trépidante consultation vue à ce jour. Et comme c'est une consult' pour un possible cancer du sein, je vous laisse imaginer.

Wilson : Excuse me, I have to go kill someone.

Galope, galope jusque chez House où il nous fait une formidable scène en parlant très très vite. Et bien évidemment, que fait ce grand humaniste face à son meilleur ami médicamenté ? Il se paye sa fiole, naturellement.

Sauf que c'est absolument tordant, et pour cause... Comment est-ce qu'on a pu ne pas voir qu'il manque à House son côté très sombre, dans cet épisode ? J'en sais rien, ça me laisse coite.

Toujours est-il que face au cas du jour qui est sur le point de clamser, House trouve le moyen de se marrer (ou presque).

Pas du tout, proteste-t-il. Avant d'apercevoir son reflet souriant.

Et là, ça fait le tour. Chez nous aussi. Et on est presque content de ne rien avoir vu venir tellement la révélation est phénoménale. Le pôôôôvre Wilson, oui, le souffre-douleur dépressif qui se fait assaisonner son café... ce même Wilson offre tous les matins depuis une semaine un kawa sucré aux anti-dépresseurs à son meilleur ami. Il est pas comme ça, lui, il partage. Et dire que j'avais trouvé si mignonne au début la scène où House entre dans le bureau de Wilson et y trouve son café tout prêt, genre : "Je sais que tu va me piquer le mien donc j'ai prévu." Argh, j'en pleure encore de rire. Sacré Wiwi, il nous a eu comme un vrai pro.

Wilson : House was happy !

Et ça tombe bien, c'est là que House percute que sa patiente a tenté de se suicider en avalant du détergent bien planqué...

Addie : I've just... never been happy.

Chdoing.

Et même qu'exceptionnellement, House va tout déballer aux parents de la gosse. Chose qu'il ne ferait sans doute pas habituellement vu qu'il n'en a rien à péter, du moment qu'il a son diagnostic.

Heureusement, quand la mère lui demande s'il est peut l'appeler en cas de souci, il répond non.

C'est très très étrange. Effectivement, on a à faire avec un House un tout petit peu trop guilleret pour être honnête, et les bons soins du Dr Wilson semblent arrondir un peu les angles à certains endroits. Ca ne l'empêche pas d'être d'une grossièreté sans pareille face à cette jeune fille apparemment condamnée et à sa famille. La seule différence, c'est qu'il le fait avec le sourire, ce qui est presque pire.
House, dépressif ou pas ? Probablement que oui, mais à sa manière. Le personnage est de toute façon probablement venu au monde en décidant que tout était à chier ci-bas, et à mon avis, ce n'est pas en le droguant encore davantage que ça va améliorer les choses. Mais je reconnais que c'est plutôt mignon de la part de Wilson d'avoir tenté le coup. Là où House fait une expérience scientifique sur son bon copain histoire de savoir (à première vue, du moins) si celui-ci lui cache des choses ou pas, Wilson, lui, agit. C'est pas très fin, mais c'est touchant. Chapeau à Wiwi, en tout cas. Il a bien appris. Et ça lui fait les pieds, au grand con.

 

321 : Family

(Jeudi, 14h49, grosse heure de merde pour quelqu'un qui est bloqué au taf et qui s'emmerde à cent sous de l'heure, tout en ayant du taf.)

(Ajout du vendredi à 22h11 : au terme d'une semaine infernale, fâchée avec le monde entier, j'ai décidé d'être encore plus subjective que d'habitude.)

Bon, dites donc, il était pas un tout petit peu glauque, cet épisode, là ? C'est vrai, aussitôt qu'on capte qu'il y a deux enfants, que l'aîné est atteint d'une leucémie multirécidivante et que le cadet est supposé lui refiler un peu de sa moëlle pour le sauver, ça sent l'arnaque à plein nez.

D'ailleurs, l'arnaque ne tarde pas à se profiler... sous la forme d'un petit éternuement devant lequel tout le monde se fige. Comment voulez-vous qu'on prenne de la moëlle à un gamin malade, vous. Vrai, c'est des coups à tuer l'aîné tout net.

Bref, avant de transplanter la chose, il faut découvrir de quoi souffre le petit et surtout, le soigner. Cela en quatre ou cinq jours top-maxi, avant que l'autre ne clamse. Jusque là, tout va bien, après tout, Tonton House est dans la place, il va vous sauver tout ce petit monde en un tour de main. Que dalle, oui. Tonton House est tout aussi paumé que les autres. Et l'affaire se complique encore quand on découvre que le petit gamin, non content de ne pouvoir refiler sa moëlle, menace de clamser aussi.

Alors là, je peux vous dire que sur le canapé de la Sorcière, ça rigole plus du tout. Bonjour les mines consternées. Le Dark Side pâlit à vue d'oeil, la Sorcière se jure de ne jamais avoir d'enfants, le Dark Side pâlit derechef. C'est que c'est sensible, un Dark Side. (Et moi qui suis en train de lui refiler tout Farscape, sûr, je vais l'achever, la pauvre.) Bref, dans ces cas-là, moi, je ne me tiens plus, je deviens très nerveuse. Alors si vous me balancez un chien dans les pattes de House, je pleure, je ris, je hurle, j'aboie, j'hulule. Ben oui, tout ce stress, faut que ça sorte.

On a donc un House. Qui dort. Du sommeil du toxico juste.

A peine ai-je eu le temps de me fendre dun "oooooh" attendri (*regard courroucé du Dark Side*) que la truffe humide d'Hector vient lui effleurer le pif. Le Dark Side prie pour que ce ne soit pas un cocker dégueulasse. Moi, j'aime bien les cockers, malgré un vieux traumatisme d'enfance (un vandale de cocker ayant l'heur d'appartenir à mon instit de maternelle venait à chaque récré me dévaliser de mon goûter).

Mais non, Hector n'est pas un cocker. C'est bien pire. C'est un chien de vieille fille, ces machins d'un blanc approximatif qui font la course dans les pubs pour César, le genre qui vient vous lécher le nez toutes les dix secondes. C'est ignoble.

C'est le toutou à son popa, ça !

Alors autant un rat, chez House, c'est juste parfait, autant ce machin-là, ça fait un peu tache. Et encore. Hector fait très vite preuve d'un caractère digne de la casa de House. En dévorant ses sacro-saints bouquins... et pire que tout... ses baskets.

Là, forcément, on se dit que ça va chier des bulles. Carrées, les bulles. Perso, si on me bouffait mes Kipling (c'est un auteur anglais, pour les cancres qui croient que le Livre de la Jungle est une oeuvre 100% Disney), je l'aurais mauvaise.

Sans compter les litres de bave déversé par l'intrus à des endroits qu'il vaudrait mieux éviter quand on veut se faire bien voir.

Et pendant ce temps-là, il y en a un qui ne cesse de pleurer, c'est Foreman. Foreman qui a tué sa première patiente, oui mais tu comprends, c'est pire que Chase parce que Chase, lui, il venait d'apprendre la mort de son père.

Foreman : You acted like a human being, I acted like... House.

(Oh oui, c'est trop horrible, bouhouhouh, c'est vraiment le pire qu'il puisse t'arriver, mon pauvre Eric, le monde est trop trop cruel ! )

Face à cela, House fait preuve d'une clémence qui laisse pantois. Il a beau affirmer que dès que tout ce petit monde sera mort, il virera Foreman si d'ici là celui-ci ne s'est pas repris. Mon cul, je n'y crois pas une seconde. Au fond, ça lui fend le coeur de voir un de ses bébés tout triste comme ça.

Avec ça que le cas du jour ne laisse pas franchement de marge de manoeuvre. A un certain moment, les pauvres parents (qui ont dû être des bouches d'égoût dans une vie antérieure, c'est pas possible autrement) doivent carrément choisir quel fils ils vont sauver au profit de l'autre... jusqu'à ce que finalement, non, désolé, en fait ils vont crever tous les deux... ah, on me souffle dans l'oreillette qu'en fait, si vous en tuez un, on peut sauver l'autre... ah non, au temps pour nous, décidément ils vont crever tous les deux.

Bref. Au final, les parents décident de ne rien faire et de voir ce qui va se passer. Impossible pour eux de renoncer à l'un de leurs enfants pour sauver l'autre, même si l'aîné est de toute façon condamné. On les comprend, le dilemme est juste inhumain. C'est là que bien évidemment, on trouve l'origine de la maladie du plus jeune. C'est là aussi que Foreman prend une décision terrible. Ah tu veux sauver ton frangin, pitiot eh ben on va zapper la case anesthésie et te prélever quelques hectolitres de moëlle à l'ancienne. Que dis-je, à la House.

Hurlements, supplications, etc etc. Eh ben n'empêche qu'après cette scène d'une violence insoutenable, on nous sauve les deux mouflets.

Seulement voilà, pour Foreman, c'en définitivement trop. Il préfère sauver moins de vies et prendre moins de risques. Et bien en face de House, il lui carre dans la gueule un vibrant : "I don't want to turn into you."

J'étouffe un ricanement. House lui répond derechef que ça ne risque pas d'arriver... "You've been like me since you were eight years old."

Merci, c'est exactement ce que je me disais. Certes, cet épisode aura eu le mérite de lui faire comprendre sa vraie nature. Je ne doute pas que dans un service qui ronronne gentiment, à soigner des chatons qui se sont tordu la patte, il va se faire chier au bout de dix secondes. Et il reviendra en pleurant misère auprès de papa House. Ca se croit grand. Que dalle, ça n'a pas encore fini sa croissance. Dommage, c'en n'était pas loin.

Foreman : Consider this my two weeks notice.

Pauvre House. Il perd un de ses petits et par la même occasion, son nouveau petit compagnon à quatre pattes. Euh, enfin presque. Disons que "techniquement", il en a bien encore quatre.
C'est qu'il est résistant, Hector. Malgré une tentative de suicide par ingestion d'un tube de vicodine (on ne saura jamais comment il a dévissé le bouchon... même si on s'en doute un peu) et un cambriolage (pensez donc, la porte était "malencontreusement" restée ouverte), il s'accroche. Tellement bien qu'il se mange une porte. Ce qui arracherait presque des larmes à l'ami des bêtes que vous voyez là.

Presque.

Cela nous vaut une deuxième chute mémorable dans le couloir de l'hosto. Tel maître tel chien. Celui-ci a tellement bien rongé la canne du roi des blaireaux que celle-ci casse net. "C'est pas moi !" s'exclame alors Wilson, témoin de toute l'affaire.

C'est qu'il nous faut une nouvelle canne. Et cette nouvelle canne, la voici.

(Grognements sourds du Dark Side qui trouve ça ridicule, pendant que moi, j'applaudis.)

(Et expliquez-moi comment il se fait que ce type n'ait jamais été casté pour jouer Sherlock Holmes. Il EST Sherlock Holmes !!!)

Bref, au final, il faudra bien qu'il renonce au très résistant Hector. Bonnie le récupère. Et c'est un chienchien un peu branlant et qui boîte de la patte droite que Wilson récupère... et qui jette un regard déchirant à son bourreau. On en pleurerait.

Voilà. C'est bientôt la fin, dites ?

Je crois que je suis fâchée contre Foreman. Plus j'y pense, et plus il me paraît trop minable. Non mais il s'est regardé dans une glace, récemment ? Il aurait pas un tout petit peu scié tout seul la branche sur laquelle il était assis ? Tsssss...

 

Des fringues qui en disent long...

Hier après-midi, pendant que Foreman nous tapait son cake après avoir bêtement esquinté une patiente, mon esprit s'est mis à vagabonder. Tout a commencé avec une chemise et une cravate une fois de plus assorties avec un goût exquis pour Foreman et avec un Chase à la chemise blanche mouchetée de glyphes ineptes, bien serré dans sa petite cravate noire.

Et là, ça a fait chboum là-dedans. Il y a un putain de code vestimentaire dans c'te série.

Bien sûr, on sait tous que les chemises en tire-bouchon de House nous en racontent long comme ça sur la belle histoire d'amour clandestine qu'il mène avec son fer à repasser. D'ailleurs, pour ne pas brûler (!) les étapes, ils ont décidé de ne pas vivre ensemble tout de suite.

Ces derniers temps, j'ai d'ailleurs remarqué que depuis que Cuddy lui a conseillé la chemise bleue qui lui donne "presque l'air gentil" pour son rencard avec Cameron, c'est limite s'il ne dort pas avec. Il a bien raison, elle met magnifiquement en valeur ses splendides yeux de glace. Beaucoup plus que la rose couleur Moltonel triple épaisseur qu'il a eu une fois le malheur d'assortir avec une veste beige.

De manière plus générale, le look du sick bastard est tout de même très savamment étudié. En haut, c'est toujours chemise (en tire-bouchon, donc) avec veste super bien coupée (mais en même temps, avec une silhouette pareille, je le soupçonne d'être du genre à qui tout va). Il faut bien donner le change, tout de même.
En bas, attention, ça se corse. L'immuable jean usé jusqu'à la trame avec les baskets impossibles.
La seule fois où je me souviens l'avoir vu sans jean, c'est quand il retrouve l'usage de sa patte, au début de la saison 3. Là, je crois qu'il se pointe avec un costard presque assorti.

Presque.

Côté dessous, alors là, c'est limite du Kafka. Ses t-shirts, on sait ce que ça donne. Des trucs que lui seul peut porter avec autant de classe. Mettez ça à n'importe quel machin de 48 balais et il aura l'air d'un blaireau fini. Mais pas House. A côté de ça, c'est pyjamas à rayures et caleçons à l'ancienne. Faut pas chercher à comprendre.

La palme, bien sûr, à la veste en cuir de pur branleur qui lui donne l'air d'avoir 15 ans et demi, à moins qu'elle ne renforce son côté suppôt du Malin.

Le genre de truc devant lequel Marge roule des yeux comme ça. Moi, j'avoue que je le trouve au poil. Pareil pour la moustache déguisée en casquette, celle qui tchue.

Je vous dis, tout lui va, à cet infâme.

Tiens, passons à mon Wilson, maintenant. Alors autant les fantaisies vestimentaires de House m'amusent, autant la tristesse des costards marrons-caca d'oie et des cravates bordeaux de Wilson me serre le coeur. Il voudrait passer totalement inaperçu qu'il ne ferait pas mieux. Ce camaïeu automnal est déprimant. Certes, c'est toujours plutôt bien coupé et ça lui sied à ravir. Mais alors, ça paraît long comme un jour sans pain. Ajoutez à ça une sempiternelle chemise claire à fines rayures ou pire, à carreaux et je me flanque direct sous un train.

Dans les grands jours, il porte une chemise bleue qui lui donne presque l'air vivant.

Et quand il a l'occasion de se lâcher, lors d'une soirée poker, par exemple, il nous claque les trucs les plus ennuyeux du monde... genre un t-shirt gris de la fac, le genre que vous imaginez.

Quant à ses énormes cravates à rayures digne d'Achille Zavatta, je n'en parle même pas. C'est comme les gilets de Chandler, il en a de toutes les couleurs. Allez hop, direct à la poubelle !

Evidemment, les couleurs terriennes ne se lassent pas de nous dire que Wilson est bien ancré au plancher des vaches. C'est tout l'intérêt de la chose.

Le cas Foreman, maintenant. Foreman, c'est le nouveau riche. Pas trop m'as-tu-vu, mais avec qui on n'est jamais à l'abri d'un lâchage. Difficile d'oublier que pendant que House folâtrait avec Stacy à l'aéroport, il nous gratifiait de ceci.

La plupart du temps, Foreman c'est quand même l'élégance incarnée, avec un choix de couleurs toujours assez audacieux, mais sans faute de goût. C'est bien simple, tout lui va, d'autant que ses chemises sont toujours parfaitements repassées, limite amidonnées. Vestes gris perle, cravates lavande, azur, rose thé... Parlons-en, de ses cravates. Elles coûtent sûrement un rein. Et il les porte bien larges, le torse bombé, comme affichant, très fier, sa réussite.

Bref, la modestie, il la laisse aux copains.

Ensuite, on a Chase. Alors, Chase, il aimerait bien, mais il n'y arrive pas. D'ailleurs, il s'en tape un peu. On l'imagine bien faire ses courses vite fait sans faire attention à ce qu'il a déjà dans ses placards. Et puis après tout, pourquoi est-ce qu'il se saperait correctement, avec la gueule d'amour qu'il a, c'est sûrement pas ses cravates qui vont faire la différence. Du coup, on le retrouve régulièrement avec des chemises de bébé vaguement repassées et des petites cravates étroites parce qu'il essaye de rester dans le coup. Et puis comme il est un peu fauché, eh bien il n'est pas difficile de remarquer qu'il ne dépense pas des mille et des cents en fringues. C'est comme le coiffeur, il garde ça pour les grandes occasions.

Bref, ça sent les combinaisons fabriquées à l'arrache le matin, en fonction de ce qu'il reste de propre dans les placards. Cela dit, de temps en temps, il est capable de faire un effort.

Alors là, attention, on entre en terrain glissant car je vais m'attaquer aux deux nénettes. Commençons par la facilité. Cameron. Ah, Cameron. Tout ce que je déteste, quoi. Ses petits tailleurs pantalons beige à rayures bien moulants sur ses grandes pattes squelettiques, ses petits chemisiers à manches ballons et/ou col claudine boutonnés jusqu'au menton, ses gilets de barmaid bien ceintrés sur son absence de poitrine, ses fanfreluches qui n'auraient pas démérité dans les années 1910.

Beurk. Beurk. Beurk. Ce genre de féminité me donne envie de gerber tout ce que j'ai mangé aujourd'hui... et étant donné comme je me suis fait chier, ce n'est pas peu dire.

Et le pire, c'est que quand elle fait un effort pour être un peu originale, c'est la plantade. Mais grave.

Avec ça, il lui arrive d'avoir des coups de génie. La robe rouge qui laisse House sans voix, par exemple. Ou la casquette vissée sur les sourcils le lendemain de sa coucherie avec Chase.

Et puis quand elle retombe dans les bon vieux classiques, le petit pull foncé ou la petite jupe un peu trapèze coupée au genou, tout de suite, ça passe mieux. Mais la plupart du temps, c'est une horreur. Avec ça qu'elle est maigre comme un clou et qu'elle n'a de hanches que le nom. Bref, son look, c'est celui de la mère supérieure du couvent du coin. Mais encore une fois, c'est un look qui est parfaitement étudié, et ce n'est pas pour rien.

Pour finir, penchons-nous sur la mère Cuddy. Au début, j'avoue que j'étais totalement hermétique à son look de maîtresse d'école.

Et puis petit à petit, grâce à l'insistance de House, j'ai découvert qu'il se passait des choses au sud de son double rang de perles. Oui, madame la directrice aime porter des décolletés jusque là.

C'est une pure gonzesse et c'est pas parce qu'elle fait un métier d'homme qu'elle va se saper comme un sac. Et vas-y que je te claque les jupes bien moulantes un peu rétro qui mettent en valeur ses hanches superbes, et vas-y que je te déballe la marchandise entre deux bordées de volants. Bref, entre l'oeil de biche et les talons aiguilles, Cuddy ne laisse rien au hasard. Et comme elle a de la chance et qu'elle sait mesurer ses effets, elle n'est jamais vulgaire.

Même quand elle se retrousse jusqu'en haut.

Il faut dire que pour ses fringues, elle a l'oeil pour choisir les belles matières et les formes originales et flatteuses. Bref, Lisa Cuddy, c'est le raffinement étudié jusqu'au fond du plumard... pourtant souvent vide.

Et voilà ! Ca m'a bien fait marrer, cette petite exploration vestimentaire. Il y avait de quoi faire, avec tous ces styles différents. Maintenant, je suis sûre que vous y ferez un peu plus attention. ;)

 

320 : House training

Ah, ça faisait longtemps !

(En fait, non, ça faisait pas longtemps du tout, mais le sick bastard me manquait quand même terriblement. )

Alors, cet épisode, c'est un peu : "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur James Wilson... ou pas." Parce que je n'étais pas certaine de vouloir en apprendre autant sur lui. Et je ne le suis toujours pas.

Voyez-vous, nous faisons la connaissance de Madame Wilson II, dépressive chronique, probablement un peu retardée sur les bords, bref, la cible idéale pour un prédateur tel que House. Ca tombe bien, elle peut servir. Surtout quand Wilson, pas tout à fait calmé après l'affaire de la pièce de théâtre, annonce à House qu'il va inviter Cuddy à une exposition de peinture, alors que lui-même, House, s'est mangé un râteau de la même Cuddy.

(J'attendais presque le "seriously ?!".)

Wilson : What would you've learned if she'd said yes ?
House : A lot about bondage !

Bref, il faut trouver un moyen de décourager Wilson, et pour cela, House part glaner de précieuses informations concernant la vie intime du gars Wilson. Et qui de mieux pour cela qu'une de ses (nombreuses) ex-femmes.

Terrifiante de bêtise, cette Bonnie, et presque indigne d'être manipulée par le maître.

Bref, cette innocente trouve le moyen de nous confier que Wilson, au pieu, c'est une bête. Alors que va faire House, je vous prie ? Facile : convaincre Wilson qu'il faut qu'il couche avec Cuddy... histoire que celui-ci, inquiet, croie que Bonnie a dit à House qu'il était nul au pieu.

C'est abject, on est bien d'accord.

Et sinon, figurez-vous que cela a un chien. Hector. Un chien qui tout petit foutait déjà le dawa partout, pissait sur le tapis et grognait d'un air menaçant. Poussée dans ses derniers retranchements, l'ancienne Mrs Wilson lâche du dossier. Hector-je-ne-sais-plus-quoi, c'est un anagramme miteux pour "Dr Greg House", tellement le chien ressemblait à celui qui a contribué à son divorce. Mouarf mouarf mouarf lui répond ce blaireau-là : "Huge ego, sorry", ça marche vachement mieux.

Je m'incline.

Il n'empêche que Wilson ne pouvant récupérer le clébard pour cause de chambre d'hôtel non animal-friendly, c'est quand même le sick bastard qui va prendre sous son aile ce cabot de 17 ans. Personnellement, je ne lui confierais même pas une de mes vieilles pantoufles, mais bon. Font ce qu'ils veulent avec leurs animaux domestiques, hein, mais après, faudra pas se plaindre.
Enfin, nous y reviendrons dans l'épisode suivant.

A part ça, c'est le grand retour de ce grand niais de Papa Foreman. Et il n'est pas seul. Il est venu avec maman qui part un peu de la tête. Alzheimer, on avait dit. Adoncques, cet épisode tourne pas mal autour de Foreman, et une fois de plus, je trouve l'acteur un peu lège sur les séquences tristounes. Dieu sait qu'il y en a.

C'est que voyez-vous, aujourd'hui, Foreman s'est levé du mauvais pied. Et même qu'il tue une patiente. Oh, il n'est pas tout seul, dans l'affaire. House est bien trop occupé, dès le début, à espionner les moindres faits et gestes de Wilson pour être à fond sur le cas du jour. Les deux autres imbéciles bien trop auto-centrés sur leur petite histoire de merde. Et Foreman, lui, comme d'hab', il nous prend de très haut cette jeune looseuse qui vit de petits boulots et de petites arnaques, lui, le grand Foreman, parti de rien et sapé comme un prince dans son bel hôpital rutilant.

Coups de pieds au derche, oui.

La vérité, c'est qu'il balise à mort face à cette meuf qui lui renvoie l'image de ce qu'il aurait pu être s'il n'avait pas réussi, lui qui braquait des bagnoles et cambriolait des apparts quand il était gamin. Et rien que pour ça, pas de pitié pour la pintade.

Bref, certainement que si tout le monde avait fait un peu plus gaffe, il y en aurait eu un pour dire (comme la Sorcière) que soumettre la demoiselle à des rayons détruisant tout son système immunitaire, c'était pas une bonne idée. Surtout quand quelques heures plus tard, on se rend compte qu'elle a un bon staph'. Moralité, c'est direct la caisse en sapin. Et pour Foreman, c'est direct chez Wilson qui croit lui apprendre en dix leçons comment dire à un patient qu'il va crever d'ici 24 heures. Ben s'il espérait un merci, faudra repasser.

Alors et vas-y que je te tiens la main à cette dame pendant qu'elle trépasse, et vas-y que je m'auto-flagelle pendant trois plombes face à un House qui voudrait certainement bien le réconforter, mais qui ne sait pas trop comment.

Foreman : I killed her.
House : Yeah, me too.

Et pour finir, coup de surin final : alors que le pauvre Eric va voir sa maman et lui confie sa faute, celle-ci le serre bien fort dans ses bras, certes, mais il s'avère qu'en fait, il a attendu trop longtemps. Elle ne le reconnaît plus.

Bon ben mon petit Foreman, c'est pas ta fin de saison, pour sûr.

Sinon, donc, grand coup de chapeau au gars Wilson, quoique je me demande s'il faut le féliciter ou le plaindre. Ce gars tient là la technique de drague ultime. C'est "rebound boy". Vous venez de vous faire larguer ? Vous vous trouvez moche, inutile ? Pas de panique, Wilson est là. En un tour de main, il va faire de vous une vraie Blanche Neige, il sera votre prince charmant et vos sept nains, tout à la fois. Et avant même que vous ne vous en rendiez compte, vous voilà en train de convoler en justes noces avec un super pote qui vous fait jouir cinq fois par nuit. Waouh. Pas étonnant que House flippe comme un dingue en voyant Cuddy et Wilson devenir les meilleurs amis du monde.

House : He always marries them in the end !

L'ennui, c'est que de toute évidence, il est incapable de fonctionner autrement. Dans l'absolu, ça ne me pose pas de problème. Seulement, et c'est là que House a raison, s'il finit toujours par les épouser, il finit également toujours par divorcer.

Enfin, à l'intention de ces dames : faites gaffe quand vous agrafez votre soutif, conseil d'amie.

 

319 : Act your age

Doucement mais sûrement, le Dark Side et la Sorcière préparent les travaux d'approche pour la fin de saison. Ce ne sera sûrement pas pour la semaine prochaine étant donné nos emplois du temps respectifs, mais qu'importe, on aime faire durer le plaisir...

Et en parlant de plaisir, cet épisode était d'une drôlerie irrésistible. Certes, le cas du jour était pour le moins tiré par les cheveux. Cette pauvre petite fille qui nous fait crise sur crise, tout ça parce que son papa, récent veuf, s'astique le poireau avec un onguent virilisant, c'est assez surprenant pour ne pas dire complètement insensé. J'ai fait un peu de recherche de mon côté. C'est assez mitigé. Comment un excès de testostérone peut provoquer des règles chez une gamine de six ans, ça, sur le coup, ça m'a un peu étonnée. Mais soit. D'une part, je ne suis pas médecin, d'autre part, on s'en tape. Une fois de plus, je me surprend à trouver les enfants acteurs de cette série absolument géniaux... la mioche est excellente actrice.

Le gamin dragueur en pleine crise d'adolescence précoce est dément... Et ça m'a fait mourir de rire de voir Chase tirer un nez long comme ça chaque fois que ce machin haut comme trois couilles à genoux vient draguer Cameron.

Ce qui est également tordant, concernant les deux idiots, c'est que visiblement, House a tout de suite percuté qu'il y avait de l'eau dans le gaz, et que pour s'éclater, il les oblige à aller "sur le terrain" systématiquement ensemble. That's my boy.

Cameron : Youâ??re intentionally punishing us !
House : By making you do your job ? Does seem kinda cruel, doesn't it ?

Arf. D'ailleurs, c'est très bon de voir Cameron s'en prendre plein la poire pendant tout l'épisode. Elle ne l'a pas volé.

Mais bien sûr, l'intérêt principal de cet épisode, c'est encore une fois House et Wilson. Je trouve qu'on en apprend énormément sur leur relation. Je le savais, j'en étais persuadée : au fond, Wilson s'éclate, à côté de House. Et dans ses grands jours, il est capable de le prendre à son propre piège et de le faire tourner en bourrique comme jamais. D'un seul coup, j'ai compris que Wilson pouvait aussi être un House déguisé sous un remarquable masque d'innocence feinte. Et le gars House, il marche pas, il court. Surtout quand c'est à propos de Cuddy. Et d'un rencard. Qui pourrait, qui sait, finir au pieu. Et que même Wilson, si ça se trouve, il ne serait pas contre.

Il faut bien ça pour arrêter House en plein casse-croûte.

House : Seriously ???
Wilson : No.

Mais House aime jouer avec le feu. Alors il retourne l'affaire, envoie des fleurs à Wilson au nom de Cuddy pour lui faire croire que c'est elle qui lui court après, et quand Wilson vient le trouver pour lui en parler et décide d'aller directement voir Cuddy pour l'embrasser sauvagement, House le laisse y aller avec un vieux sourire pervers qui en dit long. Genre : "Ahahahah, c'est foutu d'avance, il va se prendre une misère de râteau."

C'est sans compter que Wilson a quand même très bien capté que les fleurs ne venaient pas de Cuddy, et trois secondes et demie après, le voilà qui refait irruption dans le bureau de House en aboyant.

Wilson : You ! You ! You ! You were gonna let me do that !!!
House : You made a compelling argument.
Wilson : You sent me those flowers to me.
House : Yes, because you took her to a play. And because, actually you do wanna march right there and kiss her.
Wilson : No, I don't.
House : Yes, you do !
Wilson : You're right... I do.

House : Seriously ???
Wilson : No. You're a jerk.

House : Night, Wilson.

Wilson : Night, House.

Wolf in sheep's clothing ! C'est juste deux cinglés, sauf que l'un le cache beaucoup mieux que l'autre !
Enfin je trouve ça génial. Ca faisait longtemps qu'on ne les avait pas vus aussi mimis tous les deux.
Je ne sais pas trop quoi penser de ce petit triangle amoureux. House a tout de même l'air totalement terrifié à l'idée que Wilson puisse se taper Cuddy... Et ça, Wilson l'a très bien capté. Hé hé hé.

Sinon, j'ai été émue de revoir la jeune Libby, autrefois foraine et blonde, dans Carnivale.

Oh voui, ça m'a fait chaud au coeur.

Bon, allez, c'était short mais c'est tout pour ce soir. C'est que j'ai ma Charmotte qui arrive dans dix minutes, dites donc.

 

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