Le blog de La Sorcière
 

413 : No more Mr. nice guy

Bon, il serait peut-être temps de reviewer cet épisode de reprise, non ? Je vous dis, j'ai des semaines vraiment très chargées. Le moindre retard ne pardonne pas. (Ne pas penser à Lost, ne pas penser à Lost. Ni à Betty.)

Episode de reprise bien musclé, donc, et garanti 100% grosse rigolade. Car attention, nous assistons au retour d'un animal très dangereux et particulièrement nuisible : le GregoryHousus jalouxis. Ouh là là, celui-là il mord très très fort ! S'il vous gnaque le mollet, c'est direct l'amputation pour éviter que le venin ne remonte jusqu'aux organes vitaux !

Mais pour commencer, je suppose que tout le monde aura su apprécier le petit clin d'oeil charmant du début de l'épisode. Pour ceux qui liront cette review dans les siècles à venir (car oui, je me téléporte dans le futur, hop), sachez que cet épisode est le premier à avoir été filmé après la grève des scénaristes qui aura duré cent jours.

(Et là, après le ténébreux "Viewer discretion is advised", je peux vous dire que le Dark Side et la Sorcière sont en train de sauter sur le canapé en agitant leurs mains au-dessus de leur tête et en criant "ouhloulou".)

Des infirmières grévistes. Uh uh. J'ai longuement cherché qui pouvait être l'épouse du patient du jour. Certaine de l'avoir vue quelque part.

Et c'est là que je me suis souvenue qu'il fallait que j'aille la chercher dans un pays très très lointain... contre les lèvres de John Sheppard, pour être plus précise. Ouhla, à l'époque, j'avais pas trop apprécié. Je crois me souvenir de bruits de vaisselle cassée. Hem.

Bref... le Gregory House est jaloux comme un tigre. Une blonde à longues pattes lui a volé son Wilson. Et il n'est pas content du tout. Même qu'il est obligé d'aller jouer au bowling avec Chase, c'est dire s'il est aux abois. Etre forcé de se coltiner les grands écarts, les pas de bourrée et les sauts de biche de Chase, ainsi que ses leçons de tournicotage de poignet, nan, vraiment, c'est tout à fait révoltant.

(Le Dark Side s'est fendu d'un : "Merveilleusement ridicule." Je crois que j'ai été encore moins magnanime. M'enfin, comme il en prend suffisamment pour son grade dans cet épisode, je ne vais pas charger.)

Chase, lui, est évidemment tout content d'aller faire mumuse avec le grand marabout, d'autant que celui-ci s'avère être un piètre concurrent. Handicap qu'il compense largement dans d'autres domaines... nous y reviendrons plus tard.

Donc, Gregory House est jaloux. On va finir par le savoir. Déjà que d'ordinaire, c'est assez compliqué à gérer, alors là, ça fuse.

House : I wish the best for them and their tragically deformed children.

Oh, et puis comme ça va bien, hein, ben il s'en va réclamer son dû.

House : Joint custody.
Amber : Of Wilson ?
House : Unless we have another love child.

Trouble ! Trouble !

Bref, on s'arrache gentiment Wilson qui lit son journal en levant à peine un oeil amusé.

Wilson : I don't know how to deal with him when he's being reasonable.
House : This is reasonable ? This is crazy ! You're not a child, you can make your own plans !
Wilson : No. Crazy is what House would normally do in this situation. Swap your lubricant with superglue. (Raaaah, mes yeux ! Mes yeuuuuux !!!)
House : The man knows me.

Wilson : This is his way of accepting us. (Qu'il est futé, ce Wilson.) You two are like dogs circling each other in the park. And I say that with all the love in the world. You need to sniff each other's butts, bare your teeth and arrive at some strange detente. Otherwise you'll end up biting each other's eyes out. Again, with all the love in the world.

Bref, on débat des jours, des heures, ça n'avance guère, cette affaire de garde partagée.

Amber : Take my deal and get out of my appartment.
House : Take my deal or I move in.

Alors hop, recours devant le juge suprême qui, en pleine grève des infirmières, n'a bien entendu rien d'autre à faire que d'accuser réception des doléances de ces trois ânes.

Grandiose.

Amber : My boyfriend's too much of a wuss to make the call for himself. And I mean that with all the love in the world. (La chienne ! )
Wilson : I'm gonna piss off one of them and they both scare me !

Je vais vous dire. Pour moi, dans cet épisode, on a le vrai Wilson. Le pur Wilson. Le Wilson qui ne vit que pour ça. Il est dans son élément, l'enfoiré, il se délecte de ce qui se passe. Je savais qu'il était un petit pervers caché, et cet épisode le montre bien.
Est-ce que ce n'est pas le pied d'être l'objet de l'affection et de la jalousie de ces deux pitbulls enragés ? Si. C'est formidable. Et en plus, ça l'amuse. Wilson, il est doublement gagnant. Il a remporté une place au premier rang d'un super dîner-spectacle, et il n'a pas l'intention d'en rater une miette. En plus, il n'est même pas obligé de choisir entre la tête de veau et la soupe au poivre. Et avec Cuddy qui entre dans la danse, c'est encore plus drôle. Ah ah ah, qu'est-ce qu'il se marre, Wilson !

(Et puis d'abord, ils sont très cons, ils n'ont qu'à faire comme le Dark Side et moi... Je ne vais pas m'appesantir sur le sujet mais... she is SO Wilson ! )

Bref, c'est hilarant de voir Amber larguer Wilson chez House pour la soirée, voir ce gros empaffé pleurer qu'on l'a floué de seize minutes sur le précieux temps dont il dispose avec son cher martyr, et puis de voir Wilson et Amber ricaner parce que ces seize minutes, ma foi, elles n'ont pas été perdues pour tout le monde.

Wilson : It was my fault, I had to take a shower.
Amber : Which was my fault.
House : I had to take a dump. Anything else I don't need to know before you leave ?

Et Wilson rit. Qu'est-ce qu'il rit, Wilson. Il rit pour ne pas pleurer de tendresse, je pense.

Bref, au milieu de tout ça, on a quand même un patient du jour. Et alors qu'Amber et House rivalisent de vacheries pour s'arracher les lambeaux de la carcasse de Wilson, notre patient du jour, lui, est très gentil.

Et ça, c'est louche. Même que House, il estime que ça n'existe pas et que c'est forcément un symptôme.

Entre Foreman et ses regards narquois, Thirteen et son oeil vide et Taub et ses grognements, nous avons le jeune Kutner. Le jeune Kutner qui avec ses baskets défoncées et ses larges sweats à capuche a très bien compris où il était. Et ce petit monsieur d'entrer dans le jeu de House avec une aisance remarquable. Juste un peu, mais pas trop. Assez innocent pour croire à ce qu'il faut, assez fin pour griller les autres quand il le faut, et surtout, ça vous maîtrise l'art de répondre à Dieu le père d'une façon tout à fait prodigieuse.

Kutner : If we believe in the existence of extreme jerkiness, which I suspect that we do, then we also have to accept the opposite extreme.

Je dis bravo. Et même bravovo. Parce que ça va être comme ça pendant tout l'épisode. Toujours une longueur d'avance sur les trois autres. Et ce n'est pas parce qu'il a la figure bonhomme du brave type qui a bien mangé que ce n'est pas un tueur. Au contraire. C'est son arme fatale, ça, il le sait, et il s'en sert.

Bref, pendant que les NewKids font valser les tests sanguins, House, ce doux enfoiré, est en train de griser le Wilson histoire que celui-ci... ne puisse... présenter les armes une fois rentré au logis. Ah, Wilson bourré. Toujours un plaisir de le croiser, celui-là.

Au fond, Wilson est bien content que cela apporte de l'eau au moulin de la compète entre les deux fauves.
En fait, on se dit presque qu'on se contenterait volontiers de cette intrigue tournant autour de ce triangle de la mort, jusqu'au moment où les petiots, supputant une neurosyphilis chez leur patient, se demandent si House n'aurait pas la même maladie. Elle pourrait être à l'origine de sa perfidie. Ca les arrangerait bien. Hop, les voilà dégotant une petite fiole contenant le sang (hautement toxique) de notre estropié. Le verdict tombe : neurosyphilis. Aïe. Bien entendu, il faut soigner sa majesté. Oui mais... imaginons un instant que ce soit la maladie qui soit à l'origine de sa méchanceté ET de son génie médical ? Dilemme pour les Kids qui appellent à la rescousse les anciennes victimes de House. Grand bien leur en prend.

Chase : Did you sleep with him ?

Blablabla, le soigner, pas le soigner, lui dire...

Chase : Why aren't you answering me ?

C'est vrai, pourquoi elle répond pas, cette cloche ? On nous cacherait des choses ??? Mais on veut TOUT savoir, nous !!!



Chase : You did, didn't you ?

Pau... vre... Chase... C'est pas de bol, mais après tout, c'est lui qui l'a voulue. S'il n'a pas encore compris qu'il ne sera jamais à la hauteur, tant pis pour lui. Même si au fond, il ne mérite pas ça. En tout cas, c'est très très drôle.

Et la mortification de toute cette petite troupe qui va annoncer la terrible nouvelle à House, et lui confie le traitement ad hoc...

Evidemment, on comprend vite qu'il y a une arnaque. Cet abruti fait semblant d'être plus gentil au fur et à mesure que soi-disant il prend le traitement. C'est vraiment abusé. Mais drôle.
Ca nous vaut d'ailleurs une très chouette scène durant laquelle il tente d'en parler à Wilson, et puis étant interrompu par Amber, se ravise d'un air résigné.

Wilson : I'm not gonna tell her.
House : You'll tell her. She's your girlfriend. You should tell her.

Wilson : You're my friend.
House : It's not the same.

Aaaaaaaw...
Et le pire, c'est qu'il a raison.

Car pendant que les Kids continuent à méditer sur leur nouveau Mr Nice Guy, se disant qu'ils ont peut-être tué un génie...

Taub (toujours le mot pour rire, lui) : Maybe we just put Hitler on Ritalin.
Cameron : Are you comparing House to Hitler ???
Chase : Oh God ! ( )
Cameron : Just because I don't think he's Hitler doesn't mean I slept with him. I don't sleep with everyone who's better than Hitler !

House finit par tout avouer toute la mascarade à Wilson, montrant ainsi qu'être un fumier, c'est sympa. Mais ça l'est bien plus quand on peut en rigoler avec votre meilleur copain, toujours prêt à reconnaître votre malfaisante grandeur.

Et si on se faisait un bowling, maintenant ?

House : Come on, it's work hours.
Wilson : I'll get my shoes.

Ils sont énormes tellement qu'ils sont mignons.

Sauf que... trop dommage. Scène suivante, Amber débarque à l'hosto alors que Kutner se lamente.

Kutner : That sucks. The guy had a gift, I'd kill... Hi. What... ?

Amber : House doesn't have syphillis.

Amber lâche donc le morceau, sans doute immédiatement informée par Wilson (le petit saligaud !), et de manière absolument magnifique, c'est là que Kutner percute. Il nous pond un super diagnostic de maladie parasite chopée par le patient en Amérique du Sud et qui permet même d'expliquer sa gentillesse suspecte. J'en suis fière de mon petit Kutner.

Et House est verdâtre de ne pas avoir trouvé ça lui-même.
Pourtant, il avait raison. Une telle bonhomie était suspecte.
On ne saura pas si Mister Nice Guy restera nice ou pas, mais on le devine. Alors bonne chance à Madame Nice.

Car s'il commence à ne plus aimer le ketchup, il y a des chances qu'il se rende compte qu'il y a d'autres choses que finalement, il n'aime pas trop non plus.

House, lui, a été plus abject que jamais. Pourtant très occupé par Nice Guy, Amber et sa neurosyphilis fantôme, il a quand même trouvé le temps de manipuler magnifiquement Foreman supposé faire les bilans des NewKids... qui ont naturellement refusé en lui rigolant à la gueule.

(Faut dire qu'il se la pète légèrement, Foreman, des fois. Mais juste légèrement.)

Bref, rendant à Cuddy les bilans de ses disciples, surprise, il a également rédigé un très joli bilan de sa chef.

House : "You act like employees should fear and respect you, but your eyes tell us… actually, your eyes tell us nothing because we're looking at your boobs. Which tell us that you're desperate to have someone jump on you and tell you they love you one grunted syllable at a time. What you want, you run away from. What you need, you don't have a clue. What you've accomplished, makes you proud. But you're still miserable." Please sign.

Seulement voilà, comme House et Amber ont tous les deux rompu leur contrat, c'est la punition. Une punition assez odorante, semble-t-il. Surtout pour House qui méprise tant les infirmières.

Le tout sous le regard tendre et hilare de Wilson.

Je vais vous dire : moi, je suis ravie que Wilson ait enfin un rôle à sa mesure, qu'il soit le grand vainqueur silencieux de toute cette histoire, le grand manipulateur, en quelque sorte. Comme c'est drôle de les voir tous les deux se démener pour s'arracher quelques minutes de plus ou de moins avec le gentil Wilson... qui s'amuse de les voir mettre les mains dans la merde... pour lui.

Félicitations, Wilson. Je pense que ni House ni Amber n'irait aussi loin s'ils ne l'aimaient pas profondément. C'est très très chou. Il y a une part de jeu, à n'en pas douter, mais quand même.

 

Avant la review officielle de "No more Mister nice guy"...

Un petit avant-goût de ce qui nous attend la semaine prochaine... House qui diagnostique son héros de soap préféré à l'écran... Et ce héros, c'est Smith de Sex and the City. (Yummy !)



Ca s'annonce grandiose !
 

412 : Don't ever change

Ultime. J'ai tellement hurlé de rire devant cet épisode que la mamie est même venue voir ce qui m'arrivait.
Ah, ce vieux House, qu'est-ce qu'il se prend, dans cet épisode ! Et à juste titre. Ptain, mais qu'est-ce qu'on s'en branle que les gens changent ou pas, oh ! Pète un coup, mon vieux Greg, décoince, quoi !

Ah ça, forcément, ça ne lui plaît pas des masses, l'idée que son Wilson, sa victime de prédilection, son pov' petit malheureux à lui qu'il a, aille se faire martyriser par quelqu'un d'autre que lui, grand tortionnaire devant l'éternel.

House : I give it two months.
Wilson: Hundred bucks.
House : It's not really fair. You're not objective. But I'm all about the teaching...
Wilson : We're at four months.

C'est le début de l'obsession du jour, pour House. Plus encore que trouver la réponse à la maladie mystère de sa patiente, il faut qu'il comprenne ce qui se passe dans la tête de Wilson.
Du coup, il ne lui faut pas longtemps pour claudiquer de toute la vitesse dont est capable sa pauvre patte jusqu'à chez la coupable qu'il espère sans doute trouver en train d'aiguiser son grand couteau. Pââââs du tout !
A mon grand plaisir, Amber va rentrer dans son jeu avec une aisance remarquable. Elle ne m'a jamais autant plu que depuis qu'elle a tombé la blouse blanche, celle-là. J'ai l'impression de la découvrir sous un nouveau jour. J'ai même eu l'impression de découvrir son visage.

Amber : So... am I in this for you ? Or am I in this for him ?

Ah ah ah. Terrible question. Et au fond, qu'est-ce que House préférerait ? Que Wiwi soit avec elle parce qu'elle est sincère, auquel cas, et merde, je me suis planté. Ou préfère-t-il qu'elle le fasse pour se venger, auquel cas ouéééé, je gagne, mais Wiwi va déprimer à mort...

C'est chauuuud. Et Amber entretient l'ambiguïté avec la rouerie qu'on lui connaît. C'est fou que ce face-à-face n'arrive que maintenant. Après toutes les scènes qu'ils ont déjà partagées. Si House ouvrait un peu les yeux, il comprendrait que le boulot n'est pas dans la balance. Mais voilà, c'est beaucoup plus drôle et beaucoup plus simple de se dire que c'est pour ça qu'elle se tape Wilson. Quel égocentrique, quand même. Ca dépasse l'entendement.

A part ça, nous avons une patiente du jour. Roz, 38 ans, juive hassidique, et qui s'est écroulée à son mariage au moment où on la jettait en l'air sur une chaise. (Hum.)

On se dépêche de remercier le Ciel, Allah, Yahvé et tous les autres que Wiwi et Amber aient été outés au même moment parce qu'on imagine aisément le chapelet que House nous aurait sorti sur ces braves gens s'il avait eu la tête totalement à leur affaire.
Echantillon :

House : Hasidic women marry young so they can start pushing out little hassidlings.

Voilà, merci, au revoir.
Monsieur le jeune marié cavale jusque chez Cuddy pour changer de médecin parce que, comment dire, House soupçonne un peu sa jeune épouse d'être suicidaire, et puis si elle n'est pas suicidaire, ma foi, ça doit être qu'elle est à moitié cinglée. A moins qu'elle ne soit totalement cinglée, ou droguée, ou maso.

Ils sont d'ailleurs très mimis, les petits juifs. Franchement, la méga-leçon qu'ils mettent en pleine tête à Taub et Thirteen, c'est génial. On aurait bien aimé les trouver complètement ridicules avec leurs coutumes à la mords-moi, eh ben pas du tout.
Une fois de plus, House est là où on ne l'attend pas et ça fait drôlement plaisir.

Enfin, disons que House-le-personnage est exactement où on l'attend, lui. Traquant impitoyablement le jeune et heureux couple parti déjeuner en amoureux.

Et pendant que madame est en train de claquer le serveur pour qu'il les place enfin, à force de s'écouter parler, House fait enfin cette terrible découverte : Amber, en fait, c'est lui.

House : Wait a second. This isn't just about the sex. You like her personality. You like that she's conniving. You like that she has no regard for consequences. You like that she can humiliate someone if it serves… oh my god. You're sleeping with me.

Enorme.

Que faire, dans ces cas-là ? Ben rien. Se tirer. Honteusement.

*regarde sa montre*

Trois saisons et demie pour en arriver là. Ptain, House, mon vieux, tu es un rapide, y a pas à dire. Quelle fulgurance.
Faut quand même pas sortir de Saint Cyr pour se rendre compte que si Jimmy s'appelait Jenny, ça ferait un couple sacrément heureux. Hein ? Ce serait-y pas trop mignon...

Et mon House de continuer à guetter tout ce petit monde derrière ses rideaux comme une vieille commère pendant que les Kids s'escriment à essayer de cracher un diagnostic potable... House, House, House, tu es impossible.

(Mais incroyablement beau. )

D'ailleurs, Wilson se montre beaucoup plus intelligent et philosophe que lui, dans l'affaire. (Normal, il vient de Vénus, lui, pour sûr.)

Wilson : Why not date you ? It's brilliant ! We've known eacht other for years, we've put up with all kinds of crap from each other and we keep coming back. We're a couple !

(Manque plus que la fumée qui sort des naseaux, la langue fourchue et les petites cornes et c'est bon... )

House : She's a needy version of me.
Wilson : Hard to imagine such a mythical creature.

Mais attention ! Quand on s'appelle House, on a de l'argument ! Prochaine étape : demander à Cuddy de coucher avec Wilson pour détourner son attention ! Ahahah, c'est pas un plan d'enfer, ça ???
Dommage que Cuddy le renvoie à ses pâtés de sable en lui tapotant gentiment la tête.

Cuddy : You'll never lose your friend, House. You're the long-distance runner of neediness.

C'est clair ! Mais est-ce qu'il se rend compte à quel point il est pathétique de jalousie et de possessivité ??? (Demande celle qui est exactement pareille et que même c'est pour ça qu'elle essaye de ne pas avoir d'amis... )

Bref, j'ai été très amusée de voir quand même Cuddy aller faire sa petite leçon à Wilson qui m'a une fois de plus fait exploser par sa magnifique répartie. La meilleure réplique de l'épisode, on la lui doit, je crois.

Cuddy : Are you sure she doesn't wanna just take you back to her lair, hang you upside down, and deposit her eggs in you ?
Wilson : Excellent disguise, House !

Enfin bref, pour faire court : tout le monde désapprouve. Y compris le très gentil Kutner qui aurait bien aimé inviter Amber à boire un verre. J'en profite pour caser que j'adore ce personnage. Il est en permanence à côté de la plaque, avec son air d'ahuri qui semble toujours se réveiller de sa sieste, mais il nous sort des métaphores à tomber et il arrive à éviter un paquet de pièges dans lesquels Taub et Thirteen ont tendance à sauter à pieds joints.
A surveiller, ce petit Kutner. Il est bien plus futé qu'il n'en a l'air. Et comme je le trouve très mignon, ça ne gâche strictement rien.

En parlant de Riri, Fifi et Loulou, excellent le coup de la Thirteen qui se fait vampiriser par Foreman façon House. Et cette abrutie qui ne moufte même pas pour se défendre quand celui-ci, un peu au pif, lui fait comprendre que si elle veut être bi, pas de souci, il s'en tape.

Vous voyez bien qu'elle est complètement demeurée, cette pauvre fille !

Et puis alors, se rendre compte que la patiente tombe dans les vapes chaque fois qu'elle la met debout, pareil, c'est trop pour sa cervelle de piaf. Mon Dieu, on se demande vraiment ce qu'elle fout là...

D'un coup, presque on aimerait que House la remplace par Amber...

House : Solve this case and the job is yours.

Sauf que non.

Amber : All my life, I thought that I had to choose between love and respect. And I chose respect. And with Wilson, I know what it's like to have both.

Et j'adore ce tout petit moment, lorsqu'elle s'en va... Elle se retourne, tente un diagnostic, se plante, mais House reconnaît l'effort.

House : You've changed.
Amber : I hope so.

Et là, ils échangent un sourire imperceptible...

Excellentissime. Ptain, à eux deux, ils pourraient faire de la vie de Wilson un enfer tel qu'il ne le soupçonne même pas !

Pour en revenir à Roz, notre patiente dont le corps fait tout l'envers de ce qu'il devrait faire (à savoir geler quand on monte la température et tomber dans les pommes quand on la met debout), ça devient désespéré, son affaire. Mais comme elle s'accroche à ses croyances toutes récentes, elle qui quelques mois plus tôt était encore productrice de musique et héroïnomane, elle refuse tout examen supplémentaire pour célébrer au moins un chabbat avec son mari.
J'adore la solution de Chase. C'est tout à fait lui, ce petit côté romantique et un poil imposteur.



Voilà comment exceptionnellement, ce jour-là, le soleil va se coucher avec quelques heures d'avance, avec la bénédiction de Yonatan, le mari de Roz, qui accepte de jouer le jeu, lui pourtant si attaché à ses coutumes. De toute évidence, il l'est encore plus à sa femme qu'il n'a pourtant rencontré que trois fois avant de l'épouser.

Et puis bien sûr, House le pensif percute.

Mettant Roz debout, il l'empoigne solidement par le côté...

Prouvant ainsi que la malheureuse a un petit souci de rein flottant légèrement décroché par le jeté de chaise. Hum. *ne pas rire*

Renvoyant la patiente à ses radios, il lance un mutin : "You do it both ways, right ?" à cette dinde de Thirteen dont le regard de bête traquée en dit long.

Mais qu'elle est bêêêête !

(Perso, je ne pourrais pas m'empêcher non plus de la faire tourner en bourrique... Ah tu te veux te la jouer mystérieuse ? Té, prends ça, pauvre sotte !)

Pour finir, House décide de se montrer raisonnable. Enfin si on veut.

House : I've decided you could do worse then a female proxy for me.

Gné tout  ?





Wilson : Are you being… self-sacrificing ?
House : I'll sacrifice a lab rat, I'll sacrifice a fly, I'll sacrifice $200 on a mudder at Monmouth Park. I don't sacrifice self. Shabbat shalom, Wilson.
Wilson : Shabbat shalom, House.

Attendez... tout ça pour ça ???
Mais on croit rêver !
De toute façon, on a quand même à faire à deux belles mules.
Ah, tout serait tellement plus simple si c'étaient deux meufs.
Nan ?

En tout cas, je meurs d'impatience de savoir ce que ça va donner, Amber et Wilson. Je les trouve super bien assortis, curieusement. Parole de cutthroat bitch.

Et puis je suis plus que jamais sous le charme de notre héros.

Bon, ça y est ! Fin prête pour la suite ! *se fait craquer les doigts un à un*
Vous n'avez plus qu'à prier pour que le Dark Side soit dispo demain.

 

411 : Frozen

Question : combien House va-t-il laisser passer de femmes belles et intéressantes dans cette saison avant de s'en choper une ? Ca commence à faire beaucoup. Une copine par épisode ou presque.
Cela dit, y a un certain progrès. A 14 000 kilomètres de distance, il baisse quand même son froc devant celle-là.

On a donc une patiente du jour que c'est Mira Sorvino et qu'elle travaille comme psy dans une station de recherches au Pôle Sud. Après avoir sauvé un de ses co-détenus, fauché par une pale d'éolienne dans une grande giclée de sang ("Oh, regarde, le sang y gèle" s'amuse le Dark Side. C'est drôle, un Dark Side.), la voilà qui se tord de douleur dans la neige.

Evidemment, l'hosto le plus proche est genre sur la planète voisine et il paraît qu'il manque quelques doigts aux manchots pour qu'ils puissent opérer correctement. Hop, hop, dépêchons mon House qui n'a rien d'autre à foutre que pleurnicher parce qu'on a coupé le câble dans la chambre de "Coma Guy". Comme il raffole des psys, il est donc ravi de s'en taper une petite tranche pour le déjeuner. Ca nous vaudra cette réplique formidable de Wilson : "Never before has a profession been so decried by someone who needed it so badly."

De manière fort amusante et jouissive, cette lointaine personne se montre d'emblée très spirituelle et l'assaisonne tellement bien qu'à une vitesse qu'on peut qualifier d'ahurissante, son altesse congédie ses domestiques, ne gardant que Foreman pour chasser les mouches avec le grand éventail en plumes d'autruche.
C'est plus commode pour annoncer à la patiente via la webcam que si elle a des petites douleurs, c'est peut-être parce qu'elle a une vie sexuelle débridée.
Que nenni, mon bon House.

House : Let me guess : you're as pure as the driven snow.
Cate : Only if the snow likes to be on top.

Et hop !

Se met donc en place un étonnant duo entre cette patiente exceptionnelle de kaskouyisme et House... qui est comme d'hab, il faut bien le dire. Même si pour une fois, curieusement, il a bien du mal à dissimuler sa fascination pour son cas du jour. Certes, les conditions très roots, ça aide. Et puis le fait qu'elle ait un cran pas possible, ça aide aussi. Voilà comment la voyant s'étrangler de l'autre côté de l'écran, il se met à lui gueuler que son poumon est en train de collapser et qu'il faut qu'elle s'enfonce une bonne grosse seringue là-dedans sinon adieu, madame.

Impressionnant.

Cache ta joie, pépé.

Moralité, tout ça n'a plus grand-chose à voir avec un calcul rénal, comme House le soupçonnait au début. Changement de cap toute, cette fois, on soupçonne un cancer. Ca tombe bien, à part un vague équipement de radio, Cate n'a strictement rien sous la main pour déceler une possible tumeur. Allez hop, à poil tout le monde, et palpation de toute la surface pour être sûr.
Pour rendre la chose plus agréable, House a sorti le pop-corn, les lumières tamisées et Marvin Gaye.
Sauf qu'avant de tomber le haut, le bas et le reste, la dame de ses pensées réclame à faire le tour du propriétaire. Dommage. Fallait pas.

Cate : Do you drink two or three scotches before passing out in front of the TV ?

Uh uh.

Et comme ça n'a pas l'air de le calmer, elle lui demande de se foutre à poil aussi. (Ca valait le coup d'essayer.)

Cate : You'd rather show me your soul than your leg. (Joliiii !)
House : Great, you've got me all figured out. Are you going to try and fix me now ?
Cate : I never said you needed fixing.

Wow... C'est quand même cool quand de temps en temps, il croise quelqu'un qui peut lui rabattre son grand caquet pendant plus de dix secondes. Celle-là a le double mérite d'être à l'autre bout de la Terre. House a donc tout loisir de craquer pour elle. Si elle était dans une chambre de l'hosto, il est fort probable qu'il ne serait même pas encore venu la voir. Hein, Wilson ?

Foreman : He's annoyed by her, doesn't respect her as a doctor, constantly insults her.
Wilson : That's House's version of courtship.
Foreman : Oh, god, he's been wooing me for years !

Wilson appelé à la rescousse, en bon oncologue, et qui va être le témoin de la scandaleuse séance de drague de House à l'égard de sa patiente, obligée de s'enfoncer une grosse aiguille dans le bide pour analyser une grosseur suspecte.

House : You ok ?
Cate : Yeah.

C'est sûr que ça choque. Pas le genre de House de s'enquérir du bien-être de ses patients. En plus, celle-là est bien couillue, juste comme il aime. Et puis elle lui fait de la résistance. Rah, House, il adore. Ca devient donc de plus en plus difficile de nier qu'il est très intéressé.

Comme la meilleure défense, c'est l'attaque, House se met à enquêter vigoureusement sur les belles chemises et les escapades de Wilson. Oui. Wilson fréquente, pas de doute. Et comme il n'a pas l'air disposer à en parler, c'est forcément qu'il y a une couille là-dessous. Alors après l'avoir semé une fois en partant en courant (éventé mais redoutablement efficace), après avoir éludé au maximum, il ne reste plus que les armes de destruction massive.

Wilson : Why am I here ?
House : Because I want to ask you about your girlfriend. I must know who she is, or you'd have told me her name.
Wilson : She doesn't have a name. It's some sort of birth defect.
House : There's only about 12 people we both know (CYLONS !!!). I can't remember five of their names, so we're down to Cuddy, your ex-wives…
Wilson : Your mama.

Il est particulièrement drôle de se rendre compte qu'alors que House tente de remonter la piste de l'amoureuse inconnue, Wilson, lui, commence à fourrer son très long nez dans les petites affaires de coeur de son meilleur copain. C'est quand même un peu chelou. D'autant que Cate s'intéresse aussi à la relation entre House et son Wiwi.

Cate : You are responsible, nice, human. And yet you're House's best friend.
Wilson : Hold there. It makes you think that he's secretly nicer than he seems.
Cate : It makes me think that you're secretly less nice than you seem.

Hé hé hé. Moi, ça fait environ deux saisons que je dis ça. Que Wilson adoooore vivre par procuration les petites méchancetés de House, que c'est sa manière à lui de se dévergonder. Au fond, il tire un plaisir de ouf à la proximité de cet ours mal léché. Ptit vicelard, va !

Wilson : No wonder he likes you.

Eh oui. House l'aime vraiment bien. D'ailleurs, il se retrouve chez lui, avec elle, sans chemise, sans pantalon. Ca, c'est sûr que sa jambe, elle ne la verra pas. Mais quand même.

Et c'est l'occasion de papoter un max. Moi, ça me rappelle ces conversations avec des gens qu'on connaît peu mais qu'on aimerait connaître plus, et durant lesquelles, parfois, on se dit : "Et si ?"

House : Everyone is miserable. It won't change because people don't change.
Cate : You want to believe that because then you're freed for any responsability for your misery.
House : Oh shut up. Getting enough of this with Wilson.
Cate : And yet you keep hanging out with hilm. And from what I hear, you have spent more time with me than with any other patient.

House : Sorry bout that.

Attention, il ne faut pas l'approcher de trop près. Il est farouche, l'animal. Même si la menace est sise à 14 000 kilomètres de ses précieuses petites fesses d'estropié. *soupir*
Entre nous, dans la foulée, la menace n'est pas très en forme. D'ailleurs, la menace tombe dans le coma. Et l'effarouché n'a pas la moindre idée d'où ça peut venir.

Allez hop, on met à contribution la victime éolienne qui va lever son verre à la santé de la malade. Un verre bien rempli de son urine. Une manière comme une autre de déceler un problème de cerveau compressé ou je ne sais quoi. Et comme ce brave garçon ne montre guère de résistance, House intervient.

House : Wait a second. You're in love with her.

Oh yes he is. Cool et pas cool. Cool parce que House sait maintenant qu'il va pouvoir lui faire faire tout ce qu'il veut pour la sauver. Pas cool parce que... ben vous savez, quoi.
Le spectacle continue donc pour notre mauvais sujet qui se régale.

House : Milk, milk, lemonade.

Et lorsqu'il s'avère que le dernier recours pour tenter de la sauver est de lui percer un trou dans le crâne, il récupère toute sa remarquable force de persuasion pour convaincre Roméo que tout ira bien.

House : I am not going yo let you hurt her, ok ? Please. It's her only chance.

Sous les yeux stupéfaits de Foreman qui ne l'a sans doute jamais vu aussi inquiet.

Mais qui se garde bien de la ramener.
C'est ainsi que le prince charmant réveille Blanche Neige après lui avoir fait péter le casque.

Mais on ne sait toujours pas ce qui est à l'origine des symptômes.

Ce qui m'amène tout naturellement à nos petits branlouzes nouvellement embauchés.
Alors ceux-là, on peut dire que par moments, sont pas futés. Les voilà pendant tout l'épisode à tenter de faire revenir le câble dans la chambre du comateux. Alors qu'il aurait été si simple de dire : "Monsieur House, chef, allez vous faire mettre. Amitiés, Riri, Fifi et Loulou."

D'autant que... c'était exactement ce qu'Oncle Picsou attendait. Qu'ils l'envoient péter, nom d'un louis d'or.

(Scène monstrueuse où ce gentil niais de Kutner sort : "I love you" à House. J'en pleure encore de rire... )

Bref, résultat de tout ça, lorsque House envoie bouler Kutner parce qu'il a soi-disant sorti un diagnostic ridicule, notre petit mignon lui sort un superbe et ferme "NON". Et c'est là que House percute qu'effectivement, il n'a pas vu Cate toute nue. Tout niamoureux qu'il est, il l'a laissée garder ses chaussettes pendant... enfin, pendant, quoi.

Sa nouvelle copine n'a en effet rien senti à cause du froid, mais elle s'est cassé un orteil, et toute cette bonne moelle osseuse répandue dans son sang, ça a foutu un bordel monstre.

Reste plus qu'à réduire la fracture, ce dont Roméo s'acquitte avec une facilité déconcertante. Après avoir bu sa pisse et percé un trou dans son crâne, c'est de la rigolade. Avec un peu de chance, lui aussi va pouvoir la voir toute nue.

Mon pauvre House, tu l'as encore une fois dans l'os. Si je puis m'exprimer ainsi.

Mais attention ! Ce n'est pas fini ! House a encore moyen de se faire plaisir avant la fin de la journée. Et ce en suivant Wiwi jusqu'à son mystérieux rencard.

Wilson : Damn, I thought I lost you when I walked backwards through my own footprints in the snow !

Te voilà confondu, Wilson ! Tu es fait comme un rat. Rends-toi.

Wilson : Did you ever considered being happy for me ?
House : Briefly.

Et là, ze méga-claque que je me la serais prise en pleine tête si un de mes gentils lecteurs ne m'avaient pas adorablement spoilée. La copine de Wiwi, c'est...

Uh oh !

Crénom d'une mule. C'est quand même exceptionnel. Pas une seconde de répit, dans cet épisode (si ce n'est les passages avec Cameron, pas trop à son avantage). Passionnant de voir les deux lascars tout excités de constater que l'autre a un coeur ET une possible vie amoureuse. Et surtout, surtout, il faut absolument être aux premières loges pour en être témoin, sinon, c'est pas drôle. On sent encore venir un point d'orgue monstrueux autour de leur relation. Et ce sera dans le prochain épisode, bien sûr.
Drôle d'amitié où l'un et l'autre ne peuvent s'empêcher d'aller regarder d'un petit peu plus près ce qui se passe dans le pantalon de l'autre. Un peu de jalousie, un peu d'envie... c'est vraiment une relation passionnée qui unit ces deux-là, mais surtout, il ne faut pas qu'ils le sachent, alors chuuuut.

(Je précise que passionnée n'est pas forcément synonyme de plumard, hein. En amitié aussi, ça existe... )

A part ça, ah ah ah, je connais quelqu'un qui va avoir refait tout son retard à temps !

 

410 : It's a wonderful lie

Rah là là, je peux vous dire que quand on vous sert en patient du jour l'une des actrices principales de cette magnifique série qu'est The West Wing, en tant que fan absolue, ça fait une grosse émotion.

(Ma Donna... )

Maggie a donc 35 ans, et alors que sa fille de onze ans s'entraîne à l'escalade, victime d'une soudaine paralysie des mains, elle lâche la corde, provoquant la chute de la petite.

Direction Princeton Plainsboro où... on s'apprête à fêter Noël.

Ah, 6/9, je t'adore !
C'est tellement lui d'accrocher des petites guirlandes dorées bien vite arrachées par House que cette période de l'année ne rend pas plus enjoué que d'habitude.

D'ailleurs, pas question de lui arracher une réponse à la terrible question : le jeu est-il vraiment terminé ? Est-ce que les NewKids sont vraiment à l'abri, maintenant ? Engagés pour de bon ? House a ses raisons de ne pas répondre.

Thirteen : The point of the game was to scare us. Saying it's over isn't scary so there's no point in telling it unless it's true.

Allez, je dois lui accorder que cette réplique est excellente et qu'elle sait faire preuve d'une certaine rapidité d'esprit. Dommage qu'elle ait une tronche de pov' petit chat écorché, tout ce que je déteste.

Ah, la patiente du jour a bien vite fait d'intéresser notre House. Aussitôt qu'il apprend que celle-ci a perdu sa mère très jeune d'un cancer du sein, et qu'en réaction, elle a volontairement subi une double mastectomie sans chirurgie réparatrice pour éliminer tout risque, sa tronche est très révélatrice.

Ah ça, ça te la coupe, hein, coco ? Tu vas adorer cette patiente bien amochée, comme toi, et qui fait face à son handicap. Mais qui en a honte... comme toi.

Moralité, House monte au front, tout de suite. Comme ses assistants sont des niais qui croient que la patiente ne ment pas parce qu'elle a juré à sa fille de ne jamais mentir, contrairement à sa mère qui lui avait caché sa maladie, House décide de refaire tout l'historique depuis le début. En plus, prouver à tout le monde que sa patiente est une menteuse comme les autres, l'idée est séduisante.
Bref, l'éclopé s'en prend tout d'abord à la petite de onze ans. Entrevue spectaculaire. Quand House parle aux enfants, c'est toujours fascinant. Quand il se prend une bonne leçon par des morveux pas finis, j'adore.

Surtout qu'il ne se gêne pas pour poser des questions embarrassantes. En fait, il parle aux enfants comme il parle aux adultes. C'est pas con. Alors quand pour voir, il lui demande quelle est la position préférée de sa mère quand elle baise...

Jane : She used to like being on top, but now she likes to be on her stomach. That way she doesn't have to see them looking at her scars.

Mouché. Grave mouché. Surtout de la part d'un mec qui doit terriblement redouter de baisser son pantalon devant une femme.

Sa réaction est très intéressante. Claudicant comme jamais, il s'en va grogner sur l'épaule de son bon Wilson que c'est de l'abus sur mineur.

Wilson : Honnesty ?
House : There's a reason why everybody lies. It works. It's what allows society to function, it's what separates man from beast.
Wilson : Oh, I thought that was our thumbs.
House : Do you wanna know every place your mother's thumb has been ?
Wilson : I'm sorry, I missed rehearsal. Am I taking the "truth is good" side ? Don't you usually take that part ?
House : Lies are a tool, to be used either for good… no, wait, I got a better one. Lies are like children. Hard work but they're worth it. Because the future depends on them.
Wilson : You are so full of love… or something.

Ca nous renvoie quand même bien à l'épisode où les parents de House lui tombent sur le paletot. Et à la souffrance d'un gamin à qui son père n'a jamais voulu épargner aucune vérité, aussi douloureuse soit-elle. C'est là toute la complexité et la profondeur du personnage : il traque le mensonge mais défend son utilité. J'adore.

(Pour les bubulles qui ont des trous de mémoire, House et sa famille, c'est toujours ici.)

Heureusement, de l'autre côté, à la clinique, paf, il lui tombe une petite blonde qu'il s'empresse de traiter de tapineuse, sans doute pour la draguer. Tout ça parce qu'elle porte un Saint-Nicolas autour du cou. Et comme c'est une petite marrante qui a de la répartie et qui ne s'effarouche pas facilement, elle joue le jeu, la coquine.

Melanie : Prostitutes wear religious symbols ?
House : I think they just like kneeling.

House : Wow, that is a creepy smile.

Et tu aimes ça, mon salaud !

Matez voir comme il frétille, notre pépère !
C'est fou, il a vraiment un souci avec les blondes, il avait fait le coup à Cameron, aussi, la traitant de professionnelle ! Arf, ce mec est impossible.

A part ça, on a quand même un autre dossier énorme, dans cet épisode. Le "secret Santa". Cette année, House a décidé que chacun offrirait un cadeau à son prochain, anonymement. Hop, les noms dans un chapeau, chacun en tire un.

House : On the other hand, you are now a team, you've gotta work together. The simple fact is giving people crap makes people like people. So spend 25 bucks, learn to love.

Et cet emmerdeur de génie qui a bien sûr truqué la chose (il a mis cinq fois son nom, à part ça, l'univers ne tourne pas du tout autour du seul Gregory House, je vous rassure) d'observer attentivement les réactions des petits. Kutner, que je vais finir par rebaptiser Joyeux, est tout content. Thirteen, qui mériterait de s'appeler Simplette, pousse un grand soupir d'exaspération.

Et c'est parti pour la course aux cadeaux, chacun dans son coin, sauf que malgré les petites cachotteries, les NewKids découvrent bien vite qu'ils ont tous tiré le mauvais numéro. Pas très discret, Kutner, qui n'arrête pas de demander s'il ne peut pas mettre un peu plus de sous dans son cadeau.

Thirteen : You must really like who you got.

Et une fois de plus, c'est la gosse qui flaire l'arnaque la première.

Jane : Or really dislike. My mom always gets the best presents to the teachers I get along with the worst.

Uh oh.

Avec ça que House brouille les cartes en ouvrant sous le nez de chacun un joli paquet enrubanné qui contient... un iPhone.

Et même si ses laquais se doutent bien qu'il se l'est offert à lui-même (plus précisément, il l'a chouravé à Wilson), eh ben ça fout quand même bien la merde ! Diviser pour mieux régner, rien de tel, pour House.

Wilson : Have you ever consider channeling your powers to, I don't know, bring peace to the Mid-East ?
House : I couldn't do that.
Wilson : But if they ever got it, you could screw it up.
House : Yeah, that's more where my powers lie.

Ce "secret Santa", au fond, aussi puant et pathétique soit-il, c'est aussi un bon moyen de voir leurs réactions et aussi et surtout, de voir par leurs cadeaux l'image qu'ils ont de lui. L'épisode ne s'appesantit pas là-dessus, mais si House s'attendait à recevoir une pluie de polos et de cravates de mauvais goût, il se retrouve quand même avec une chouette montre (Kutner), une édition ancienne de Sherlock Holmes (Taub) et un vinyle vintage (Thirteen). Je trouve qu'il y a pire. Et ces cadeaux-là en disent long. J'irais même jusqu'à dire que ce sont des cadeaux absolument parfaits. Il ne manque plus qu'une bonne paire de baskets de la part de Foreman qui a passé son tour et le tableau aurait été complet. Moi, je trouve que ces petits, ils le connaissent drôlement bien, leur papa House. Ca doit être pour ça qu'il ne s'attarde pas sur leurs cadeaux. Ils sont trop bien, ces cadeaux.

Beaucoup moins bien en revanche l'état de la pauvre Maggie qui décline à toute vitesse.

Une greffe de moelle osseuse étant nécessaire, on se tourne naturellement vers Jane, mais la mère refuse absolument qu'on fasse les tests de compatibilité sur sa fille. Une visite de House s'impose. Il le tient, son gros mensonge. Pourquoi risquer de mourir si bêtement et de laisser sa fille seule au monde quand la solution semble toute trouvée ? Tout simplement parce que Jane n'est pas la fille biologique de Maggie. Et celle-ci a trop peur que la petite le découvre si elle n'est pas compatible.

C'est désespérant et je suis bien sûre qu'au fond, House aurait préféré ne pas avoir raison sur ce coup-là. Mais le fait est qu'une fois de plus, le mensonge est là. Et ce n'est pas un petit mensonge de rien du tout. Toute la relation entre la mère et la fille repose sur un énorme canular. Mais Maggie préférerait mourir plutôt que de décevoir Jane à ce point.
Dans la foulée, il assiste à une scène qui le laisse complètement sur le cul. Alors que la mère tente de rassurer sa fille, la petite, elle, lui balance une terrible vérité à la figure.

Jane : You're dying. Nobody can help you. It's not going to be ok.

Ah ça, c'est une sacrée claque dans la tronche pour tout le monde. Surtout pour House qui s'en va pensivement respirer l'air frais. Avant de se confier à son Wiwi.

House : I saw something amazing. Pure truth. She told her mother that she was dying. Stripped her of all hope.
Wilson : You tell people the cold hard truth all the time, you get off on it.
House : Because I don't care. She cared. She did it anyway. She did it because she cared.
Wilson : The angels of Christmas have finally given House a present he can appreciate.
House : Oh don't ruin it, don't pin this on Christ, he's got enough nails in him.

House : Take off that hat.
Wilson : It's Christmas, it's a reindeer.
House : It's a moose. On a Jew.

Et là, paf, déclic. Le truc le plus incroyable du monde. Le plus loufoque et le plus incongru. La génétique a joué une farce extraordinaire à Maggie qui pensait s'être débarrassée de toutes ses cellules de glande mammaire pour échapper à la malédiction du cancer du sein. Sauf que son cancer du sein, elle l'a au creux du genou. Une bizarrerie de la nature. Et une ironie qui paraîtrait bien cruelle si on n'était pas si rassurés de voir le cas du jour résolu. Direction la chimio, pour Maggie.

House : Have a wonderful life. (Full of lies. )

Et hop, au revoir tout le monde. Le grand maître tire sa révérence, passant sans s'arrêter devant les NewKids en train de trinquer avec leurs prédécesseurs, véritable passage de témoin, dans le plus pur esprit de Noël.

Mais House a autre chose de prévu. Invité par son amie la pute à venir admirer son spectacle où elle intervient avec un âne (à l'origine de ses vilains boutons), on découvre alors que le fameux spectacle se déroule dans une église. Et que la fille de mauvaise vie est en fait... la Vierge...

Han.

House, House, House. Tu es sublime d'ignominie, génial de méchanceté... et parfois formidable de bêtise.

Ah, le bel épisode de Noël que voilà. Dommage qu'on l'ait eu au mois de janvier. En attendant, bel équilibre entre un cas du jour vraiment très mystérieux, un cas clinique bien libidineux et une exploration de la nouvelle dynamique de l'équipe parfaite.
Et maintenant, je vais me régaler devant Frozen. Si tout va bien, je serai presque à l'heure. N'oubliez pas que suis obligée de voir les nouveaux épisodes avec le Dark Side. Alors patience.

 

409 : Game

Ouh là là, elle rame, la Sorcière, elle galère pour ses reviews, elle sait plus du tout où elle en est. (D'autant qu'elle a le moulin à paroles juste à côté qui jacasse toute la journée même quand elle est en train de regarder BSG, ce qui mérite, vous êtes d'accord, la peine capitale. D'ailleurs à l'heure où elle vous écrit, elle a un fond sonore constant. Hum.)
Bref, entre House, le dernier BSG qui va sans doute nécessiter une semaine de maturation avant que je puisse régurgiter un quelconque commentaire et les épisodes en retard de DH et Bones, c'est un peu le bordel, m'sieurs-dames.

Anyway.

Nous avons un patient du jour. Ce patient du jour, c'est Pete Doherty (à peu de choses près) qui gerbe ses entrailles dans une ruelle sordide où il vient de fracasser une guitare qui vaut environ deux ou trois reins.

(J'en profite pour dire que ça me fait toujours plaisir de voir le nom d'Eli Attie au générique. Ca me rappelle des bons souvenirs de The West Wing.)

Bref, Pete Doherty se retrouve aux Urgences, confiés aux tendres soins de la blonde Cameron, avant que House ne vienne le lui chiper.

(Désolée pour Cameron qui malgré ses trois années à sauter sur les genoux de tonton House n'est pas foutue de remarquer que ce gars-là a un gros souci, en plus de ses traces d'aiguilles sur les bras.)

En effet, Cuddy lui a intimé de choisir deux assistants parmi les quatre candidats restants. Et que ça saute.

Aussitôt la chose annoncée, c'est la panique dans les rangs. Vite, vite, à celui qui fera le meilleur diagnostic sur ce malade qui a surtout l'air d'avoir un peu abusé de substances hautement illicites. L'occasion pour House d'observer les réactions de ses troupes, surtout celles des deux nanas qui rivalisent de bêtise.
De manière amusante, Amber affiche d'emblée un mépris très intéressant à l'égard du drogué. Au point que House la convoque dans son bureau.

House : Why do you hate drug addicts ?
Amber : Your situation is different, you're taking a necessary prescription. (Ahahah, quelle lèche-cul !)
House : I know. I'm fabulous.

Et puis le débat glisse sur son besoin presque maladif de gagner...

House : There's something freeing about being a loser. Why are you afraid to lose ?
Amber : Mummy didn't love me enough, daddy expected too much from me... something ! Let's assume that's true. I get how it can make me a screwed-up person. But how is my willingness to do anything to get the right answer bad for my patients ?

Incroyable comme ce discours, House pourrait l'avoir prononcé lui-même. S'il ne l'a pas déjà fait, d'ailleurs. Je me suis bien marrée dans mon petit coin, en revoyant ça. Surtout avec ce qui s'annonce. Uh uh uh.
D'ailleurs, je me demande jusqu'à quel point il ne s'en rend pas compte... Peut-être bien qu'il en est tout à fait conscient.

Et j'adore comme reprenant le contrôle d'elle-même en un temps record, Amber lui assène avec un petit sourire un coin, avant de s'en aller : " Or put in terms that you can understand : how is it bad for you ?"

Vlan !

Elle est très forte. Entre nous, à côté, Thirteen ne fait pas le poids. Je l'ai une fois de plus trouvée désolante lorsqu'à son tour, elle passe à la question.

Thirteen : Drugs are always a mask for something else.
House : That's the dumbest thing I've ever heard in my life.

Bien fait !

Bon, laissons de côté ce patient un peu ennuyeux et passons à la sous-intrigue du jour. Pauvre Wiwi, tout perplexe. Voilà qu'il s'est planté lors d'un diagnostic. Il doit annoncer à son patient (ancien maton et chasseur de trésor, dans une autre vie) qu'il n'est plus condamné, et qu'il n'a pas de cancer. Et devinez qui se glisse dans son bureau pour lui tenir la main pendant qu'il annonce la bonne nouvelle au monsieur ?

Mr McKenna : I don't get it.
House : Cool.

Malheureusement, le monsieur ne prend pas du tout ça comme une bonne nouvelle. Au contraire, c'est terrible. Il n'avait plus que trois mois à vivre, avait pris ses dispositions, vendu sa maison, prévu de voir Venise. Ca ne va pas du tout, il est dégoûté, ce monsieur-là.

Et ça, alors, Wilson, comprend pas.

Moralité, cette carpette-là va proposer en loucedé de payer les 6000 dollars de frais de vente que M. McKenna doit payer sur sa maison qu'il ne vend plus, chose que House découvre à une vitesse proche de celle de la lumière. Toute cette histoire va déboucher sur une de ces formidables engueulades dont eux seuls ont le secret.

House : You think you can cure pain !
Wilson : You think you can avoid pain !
House : You think you're responsible for every failure, for every patient's boring life, for every friend screwed up !
Wilson : You don't want to face it more than my patient does ! Dying's easy ! Living's hard !

House : That can't possibly be poignant as it sounded.

Honnêtement, je ne sais pas comment House fait pour gérer tous ces conflits à la fois, en permanence. Ca doit être épuisant. Ca doit être pour ça que c'est un personnage de fiction. Parce que Wilson d'un côté, les Kids de l'autre, asticoter Foreman entre deux, torturer ses patients, et les menaces de mort de Cuddy en permanence, pfiou... En parlant de Cuddy, d'ailleurs, formidable la petite manip qui se met en place entre les deux. Acte I, House demande conseil à Cuddy (comme à tout le monde, d'ailleurs) sur qui garder.

Cuddy : You never want my advice. You spend your life trying to avoid my advice.
House : You're a bureaucratic nightmare, a chronic pain in the ass and a secondary doctor at best.
Cuddy : Am I blushing ?
House : But you do... know this stuff.

Cuddy : Can we get this over with ? Taub and Kutner. Taub will stand to you, you won't lik it but you'll respect him. Kutner shares your philosophy of medicine, God knows I don't need two of you but he will actually help you.

Acte II, House essaye de convaincre Cuddy qu'il lui faut les quatre car c'est grâce à leurs différentes personnalités qu'il est parvenu à comprendre que son patient avait... la rougeole.

House : She thinks the patient's a loser. She thinks the patient's a winner. A regular guy with a regular problem. He thinks he's gonna be great when he's all grown up and he thinks... what did you think ?
Kutner : Auto-immune...
House : Right. Less interesting but just as important.
Amber : We can't all be right.
House : You're all wrong. My mum always said that two wrongs don't make a right. She never said anything about four wrongs. I always found that suspicious.

Cuddy refuse. Deux, c'est son dernier mot.

Acte III, le patient est soigné. House doit trancher dans le vif et éliminer deux de ses assistants. La première, c'est Amber. Logique. Elle lui ressemble trop.

House : You played the game better than anyone else here. But for the wrong reasons.
Amber : Reasons don't matter as long as there're results.
House : You were wrong. Twenty years ago, this was recorded by Jim Moskowicz who later became known as Jimmy Quidd. Loves kids. Apparently has a heart. Perhaps even a soul. If you're gonna work for me, you should be willing to be wrong. Willing to lose. Cause you just did. You're fired.

Pauvre Amber. Ca m'a fait de la peine de la voir pleurer...

Et puis, à ma grande joie, voilà House qui congédie également Thirteen. Non sans préciser que s'il avait pu, il l'aurait gardée.

C'est marrant de voir à quel point ça lui coûte de se séparer d'elles, lui qui renvoyait des dizaines d'aspirants collaborateurs juste parce qu'ils avaient une sale gueule.

House : Game over.

Acte IV, phénoménal. House médite pensivement dans sa salle de classe dont il n'aura plus besoin. Cuddy vient s'enquérir des résultats.

Cuddy : What the hell did you do ?

House : You told me to hire Kutner and Taub.
Cuddy : Because I knew you wouldn't !
House : Woops.

Cuddy : I can't let you hire two men !
House : That's sexist.
Cuddy : You've already got Foreman.
House : Is he a dude ?
Cuddy : Hire a woman too.
House : Hire two women.
Cuddy : You can have the one that gives a crap about people.
House : They both do.
Cuddy : Great. Hire Thirteen.

Et alors que Cuddy tourne les talons et s'en va.

Cuddy : This was your plan all along ! At least the games are over.
House : How long have you known me ?

Oh... my... God. Je ne peux pas dire que je ne l'avais pas vaguement imaginé en cours de route, mais que Cuddy se dise, au débotté, qu'il faut lui conseiller les deux mecs pour qu'il engage une des filles, que lui s'en rende compte et fasse l'innocent pour retourner la chose à son avantage et récupérer in extremis Thirteen, wow. C'est du grand grand House. En fait, House, c'est un chat. Il a neuf vies et il retombe toujours sur ses pattes. C'est énorme.
Cuddy est très douée, mais House l'est encore plus.
Evidemment, pour nous, c'est l'horreur. On se croyait débarrassés de la pintade, ben pas du tout.

Du coup, au milieu de tout ça, le patient du jour passe un peu au second plan. Pas grave, c'était tellement jouissif de voir House attribuer des points selon son bon vouloir alors qu'il sait déjà très bien qui il va garder en priorité, que le reste, à part les démêlés de Wilson avec son patient et le petit duel avec Cuddy, on s'en fout complètement. Quel grand spectacle. Pas étonnant qu'ils aient décidé que ce serait le dernier épisode de l'année.

Bon, on progresse tout doucement. Plus que trois. *s'éponge le front*

 

408 : You don't want to know

Comme toujours, je reste sans voix devant la complexité et la profondeur de ce genre d'épisode. Ca virevolte en permanence autour d'un seul et même thème, celui du titre. C'est désespérément brillant.

Notre patient du jour, donc, c'est David Copperfield.

A deux doigts de se noyer dans la baignoire où on le plonge menotté. C'est un tout petit peu la honte, quand même.
Heureusement pour lui, dans le public, il y a Kutner, excité comme un gamin le matin de Noël. Et Big Love, tout d'un tas, comme toujours. Que ces deux-là s'entendent aussi bien, au point de faire une sortie ensemble, j'avoue que ça me laisse un peu perplexe. Mais c'est plutôt mimi parce que Kutner et Big Love, c'est le jour et la nuit.
D'ailleurs, c'est très amusant de voir Big Love être choisi dans le public pour assister le magicien, bien à contre-coeur. Alors qu'un peu plus tard dans cet épisode, c'est lui qui va jouer les prestidigitateurs, avec un talent extraordinaire. Même si ça ne lui portera pas bonheur, à notre pauvre mormon.
Bref, les sauveurs repêchent le magicien, et hop, direction Princeton Plainsboro.

Où on s'emmerde ferme. Tellement que House se sent obligé de se fendre d'une nouvelle manière de torturer ses disciples. Cerise sur le gâteau, la victime de la manip est Cuddy. Oué. Je ne suis ni pathétique, ni obsessionnel, et je n'ai pas du tout douze ans d'âge mental.

House : I need you to bring me the thong of Lisa Cuddy. Not kidding. Thong. Cuddy. Go !

On notera l'épuisement de Foreman qui ne proteste même plus et jette à peine un regard ennuyé et vaguement désapprobateur au grand maître avant d'envoyer les troufions au casse-pipe.

Foreman : It's how I got hired.

Bref, pendant que Kutner essaye d'identifier le mal du magicien, les autres s'emploient à récupérer la culotte de la vieille. Le petit duel entre Amber et Taub m'a fait mourir de rire. Et vas-y que j'essaye de déclencher l'alarme à incendie pour la forcer à se changer...

Et vas-y que je fais capoter la tentative de la copine pour essayer de renverser mon café sur Cuddy...

(Qu'on m'explique comment renverser son café sur la dame lui fera enlever son string, mais bon, passons.)

Et vas-y que je fais alliance avec la copine pour tenter de remporter cette immunité (j'ai pensé très fort à mon Survivor Pal, Curtis, si tu me lis, je te salue). Et vas-y que je brandis triomphalement un string noir. Tadaaa.

Sauf qu'on ne la fait pas à House. Il est peut-être estropié de la patte, mais il n'est pas estropié des yeux. Et il sait très bien que Cuddy ne porte pas un soutif noir ce jour-là. On ne voit donc pas pourquoi elle porterait une culotte noire. Grillés. Et de rendre à Amber ses petits dessous.

Pendant ce temps, House est toujours convaincu que le magicien n'a rien, et après lui avoir sorti la clé des menottes des entrailles (dans l'IRM, ça fait un peu désordre), lui rend une petite visite de courtoisie histoire de lui expliquer qu'il est un gros enfumeur.
Eh bien ce monsieur lui tient tête d'une manière admirable.

Flynn : You ever do magic as a kid ? You seem like the type : lonely, obsessive.

Avant de claquer des tours vraiment spectaculaires qui arrivent même à laisser House bouche bée.

(L'enfoiré ferait tout pour lui arracher son truc, d'ailleurs. Jusqu'à lui faire croire qu'il va mourir, ce qui est absolument dégueulasse.)

Et enfin, en se mettant à pisser des litrons de sang par le pif. Ah ça, c'est un tour très impressionnant, monsieur, bravo !
Evidemment, House est séduit. Le magicien vient de gagner le droit d'être suivi par le sick bastard.

House ne lui fera pas le plaisir de le lui faire savoir, mais Flynn avait raison. Séquence suivante, on le voit manier les cartes avec une dextérité étonnante. Il a dû s'entraîner pendant des années, pour faire ça. Lonely Obsessive. Parfois, je me dis que si les patients ont droit à House, c'est parce qu'ils le méritent. D'une manière ou d'une autre.

Ce qui m'amène à la désolante affaire Thirteen. Ah ça, je ne la porte pas dans mon coeur, celle-là. Curieusement, là, je l'ai presque trouvée moins exaspérante qu'avant, ce qui semble vouloir dire que je m'habitue à sa gnangnanterie. Mauvais signe, ça. Je dois être très fatiguée.
Enfin, cette agaçante personne (au mieux) nous fait le coup de la tremblote, le genre de chose que House n'est pas du genre à laisser passer. Alors il l'observe, la piège, la fouille, pour découvrir que sa mère est morte très jeune de la chorée de Huntington. Maladie dégénérative et bien entendu héréditaire etc etc. En gros, Thirteen a une chance sur deux d'y passer elle aussi.

Mais cette imbécile-là préfère ne pas savoir si elle est atteinte ou pas (ce que je ne critique pas, après tout, c'est un choix, qui sait ce que je ferais à sa place). Ce que House a du mal à comprendre. A vrai dire, ça le dépasse totalement. J'adore voir sur son visage le trouble que ce genre de comportement peut provoquer. "Mais pourquoi ?", semble-t-il crier. Pas qu'elle l'intéresse (quoique), mais c'est une énigme, et dans le monde de House, une énigme a besoin d'être résolue.

House : Doctors often ignore their symptoms because they think they can't get sick. (Paille, poutre, oeil, etc... )

A propos d'énigme, une autre, superbe vient s'ajouter au patient du jour et à cette tarte de Thirteen. Nous avons un gagnant. Big Love a réussi à tirer la queue du Mickey. Enfin, disons qu'il s'est emparé du Graal. Rouge, le Graal. Alors si dans un premier temps, notre bon Greg, comme les autres, doute de l'authenticité de l'objet, ayant croisé Cuddy dans le couloir, une petite expérience s'impose. Oh, j'ai fait tomber mon petit flacon de Vicodin, et puis je fais mes yeux de pauvre petit chien triste. Moi pauvre éclopé, pas pouvoir me baisser, sivouplé, gentille madame.
Ma pauvre Lisa, comment peux-tu encore trouver assez de bonté pour te baisser et exposer ainsi...

(Ravissant, d'ailleurs.)

House : OH ! MY ! GOD ! You're not wearing underwear !
Cuddy : Of course I'm...
House : Skirt that tight, you've got no secrets. Skirt that tight I can tell you got an IUD. You seen Dr Cole ?
Cuddy : No.

House : You're blushing.
Cuddy : I am not.
House : Look at me. OH ! MY ! GOD !

La scène suivante, dans l'ascenseur, et le regard d'adoration de House. A mourir...

House : How did you do it ?
Cole : So I'm safe ?
House : In this job, yeah. Your crotch, on the other hand... How did you do it ?
Cole : Prayer mostly.

Ah, c'est super bien répondu. J'adore, bravo Big Love.

(Bon, euh, ma bonne Sorcière, c'est pas pour dire, mais tu t'éternises, là.)

Oui, bon, donc. J'aimerais quand même souligner que même lorsque l'ami Robert Sean ne fait que deux apparitions éclair dans un épisode, à quel point celles-ci sont justes, calibrées, parfaites. En deux répliques, il fait mouche mais d'une force. Incroyable. En revoyant ça, je ne m'étonne pas de tirer un parallèle régulier entre le Dark Side et moi et ces deux lascars.

House : 9 to 3 !
Wilson : 5 all.

Bon, sinon, contente que House se ramasse dans la tête ses conneries. Se faire transfuser du sang du malade pour prouver qu'il n'a rien de frelaté, c'est quand même un peu grave.

(Tout autant que la scène presque intime qu'il partage avec l'autre godiche, là.)

Ravie que les NewKids le chopent, le droguent, et lui retirent des bouts de poumon, rein et foie pour le punir. Pas volé.

(Toi aussi, viens jouer au Docteur Maboul sur un vrai monsieur.)

Thirteen, j'avoue que je l'ai un tout petit peu admirée de ne pas tenter de convaincre Big Love de l'épargner, puisqu'en plus de l'immunité, il a le droit de nominer deux candidats au départ parmi lesquels House choisira le perdant du jour. Amber brandit son talent de médecin, Taub tente de lui refiler 5000 dollars pour son gamin ("I've seen his picture. He's gonna need braces.") et Kutner lui, lui fait comprendre qu'il n'est pas une menace pour lui, contrairement aux autres. Thirteen en profite donc pour nous faire une superbe démonstration de contradiction. Alors elle ne veut pas savoir pour sa maladie potentielle de peur de ne plus être capable d'entreprendre quoi que ce soit, en revanche, elle ne s'inquiète même pas de d'être choisie par Big Love parce que selon elle, s'inquiéter n'y changera rien. Mmmmh.

Avant de revenir là-dessus, ce petit échange magnifiquement hémoglobinesque entre House et son Wiwi.

Wilson : Of course you're type AB. Universal recipient. You take from everybody.

House : Of course you're type O. Universal donor. No wonder you're paying three alimonies.

Arf. Et c'est là que House percute qu'il tient ENFIN son sacrosaint cas de lupus.

Wilson : You're about to run out of here, aren't you ?

Hop. Magicien soigné. Le coquin cachait des anticorps de groupe B dans les manches de son sang de groupe A.

Et mon House s'apprête donc à virer un des deux nominés de Big Love.

Pas très malin, mon mormon. En même temps, avait-il le choix ? Autant choisir Amber, ça tombe sous le sens, personne ne peut la blairer et c'est une redoutable compétitrice, autant Kutner, c'est terriblement chelou. La première scène de l'épisode prend tout son sens. Il fallait qu'on les voie potes pour que ça tilte. House aussi flaire l'entourloupe. Et pour cause, si Big Love a récupéré le string de Cuddy, c'est parce qu'il a conclu un pacte avec elle. Il n'a pas choisi Amber et Kutner. C'est Cuddy. Et ça, House s'en rend compte à une vitesse étourdissante.
Pauvre Big Love. La porte pour celui qui a osé enfreindre les règles.

Cole : You're all about breaking the rules !
House : Her rules, not mine.

Dernière scène entre House et cette sotte de Thirteen qui m'a beaucoup rappelé la dynamique avec Cameron. House a pratiqué un test de dépistage à son insu. Le résultat est là, dans une enveloppe. (Déjà vu)

Thirteen : I don't want to know.
House : No, you're afraid to know.

Elle n'ouvrira pas l'enveloppe. House non plus.

(Encore quatre reviews de cet acabit d'ici mardi ? Avec BSG et Doctor Who au milieu ? Mais vous voulez ma mort ??? ASSASSINS !!!)

 

407 : Ugly

(A nous deux, mon bon Gregory... )

Alors, que j'vous explique : House, il fait semblant d'être un gros macho, c'est trop pratique quand on est un peu sensible, ça permet de garder les femmes sentimentalement dangereuses à bonne distance. Tout va bien, il force même le trait histoire que ce soit plus drôle, pas de souci, de toute façon, c'est juste un jeu... sauf que... et si finalement ça n'en était pas un ? Et si finalement, derrière ce faux macho qui en rajoute des tonnes se cachait... un vrai macho ?!? Hein, dis, Wilson ?!? Et si c'était ça, hein ?!? Miroir, mon beau miroir, viiiite ! Dis-moi que je ne suis pas un infâme fils de pute, parce que sinon, c'est sûr, je vais faire une crise de nerfs, là !

Mais tu t'es vu, mon pauvre House ?

Eh ben ça tombe bien, se regarder, il va pouvoir le faire tout à loisir car une équipe de télé est là, sur place, pour suivre pas à pas l'opération d'Elephant Boy, pas gâté par la nature, mais qui compte bien se retrouver avec une tête "normale" en sortant de Princeton Plainsboro.
Toute une équipe de télé qui va donc semer une jolie petite discorde à l'hosto, à commencer par intimider le farouche Chase, impliqué de près dans cette intervention, et qui n'a pas bien l'air de comprendre ce qu'on attend de lui.

(Perso, je dirais : sois beau et tais-toi, chéri. )

A propos de look, une petite parenthèse pour dire qu'outre les inquiétudes de House, la tronche de zombie de Hugh Laurie m'a brisé le coeur, dans cet épisode... En même temps, clairement, on a à faire avec un déprimé de la life, donc ça doit être chronique, chez lui, mais brrrr, ça doit être la première fois que ça me choque à ce point. Pauvre vieux. J'espère que la grève lui aura permis de recharger à fond les batteries.

Enfin bref, on imagine à quel point House rayonne de joie à l'idée de se faire suivre par des caméras alors qu'il clopine dans les couloirs en insultant ses laquais. Clair qu'il en rêvait. Ca lui donne une excuse de plus de martyriser Cuddy.

Cuddy : You think I like the cameras ? You think I want the whole world watching you checking out my ass and question my wardrobe ?
House : Would it be better if I checked out your wardrobe and questioned your ass ?
Cuddy : A little part of me...
House : There is no little part of you.

Joli petit ping-pong pour nous mettre dans l'ambiance. La réplique de la moustache m'a également fait mourir de rire. Qu'il est cruel, le salaud.

Et pendant ce temps, du côté des New Kids, ça ne se passe pas tout seul. Rappelez-vous, House nous a ramené une girafe de la CIA, maigre, moche et brushée. Et si ça nous plaît pas, ben du côté des aspirants, c'est un peu un remake de l'Age de glace.

Amber : Why did you hire her ?
House : Because she has way more diagnostic experience than the other swimsuit models I was considering.

Ajoutez à ça les caméras et le slalom de House pour les semer, et le tableau est complet.
C'est qu'il sait y faire, le sick bastard. Il a une expérience sans pareille pour se débarrasser des importuns. Là, le voilà parti faire ses différentiels en salle d'op, ou d'IRM, tranquille.

Et puis il y a Cameron. Cameron-plus-bête-tu-meurs qui nous lâche LE dossier, LE truc qu'il ne fallait pas dire devant les caméras. Il paraît que les femmes peuvent se concentrer sur plusieurs choses à la fois. Eh ben de toute évidence, Cameron, quand elle parle de House, il vaut mieux qu'elle se concentre uniquement sur la question. Ca pourrait lui éviter de lâcher, au détour d'un examen clinique, que...

Cameron : I learned how to be a doctor from House. Or at least a doctor to learn how to be a doctor from House, if that makes any sense.
Darnell : And you left his team because you couldn't stand him anymore ?
Cameron : No, no, I love Dr. House.
Darnell : That's something we haven't heard. (Sans blague... )
Cameron : I mean... what did you ask me again ?
Darnell : Why you left him ?
Cameron : I mean... I loved being around him... professionally, you know, it was always stimulating... not in an erotic sense of the word...

Et vas-y que je rame, et vas-y que j'ai une centaine de galériens dans la cale qui tentent désespérément de me sortir de ce guet-apens.
Pauvre Cameron. Alors qu'on la pensait presque tirée d'affaire... qu'est-ce qu'elle est blonde, la malheureuse !

La big cerise étant que cette imbécile s'amuse ensuite à répéter devant le miroir que non, pas du tout, c'est pas ce qu'elle voulait dire, et que pfiou, on va pas en faire une histoire, hein ?

Qu'est-ce t'en penses, Robert ? Pas mal, hein ?

"Oui, oui, tout à fait convainquant. D'ailleurs je ne suis pas du tout en train d'imaginer 75 manières différentes de faire rendre gorge à Gregory House."

Pauvre Chase. Il me ferait presque de la peine. Tiens, d'ailleurs, à quand la rupture ?

A part ça, excellente exploration de l'un des nouveaux larbins du maître, et pas des moindres. Tellement pas des moindres qu'intrigué par son assurance là où les autres ont tendance à jouer les carpettes et à faire coucou à la caméra, House va mener l'enquête. C'est vrai, on se demande un peu ce qu'un chirurgien esthétique fout là.

Intéressant donc de découvrir qu'il a quitté son cabinet parce qu'il avait sauté une infirmière et que... ben ça la fout mal. Trop content de lui, House s'apprête à fondre sur le malheureux, tout ricanement dehors.

Taub : Some people pop pain pills. I cheat. We all have our vices.

Calmé net.
Bref, bien normal que Taub soit en première ligne étant donné le sujet du jour, un jeune patient terriblement difforme, même si ce n'est pas de sa difformité qu'on veut le guérir pour l'instant, mais de mystérieux maux qui empêchent toute opération esthétique.

Et Taub s'avère brillant dans le débat. Il est dans son élément, et rien que pour la réplique terrible qu'il assène à House, persuadé qu'au fond, une opération ne changerait rien ("It will only change your face, it won't change who your face made you.").

Taub : You're not normal ! So you don't want anybody else to be normal. You don't think normal's healthy.

*Silence commode*

Eh non, House n'est pas normal, ne veut pas être normal, c'est un des thèmes de fond de la série, décliné à maintes reprises. Son obsession à être différent des autres le pousse même à aller visionner les images tournées le jour même et à constater devant témoin à quel point il peut être complètement nul quand une meuf lui plaît.

House : I can't believe I'm that guy !
Wilson : Every guy is that guy !
House : I'm not every guy !

Et voilà, contrairement à Kenny qui ferait sans doute n'importe quoi pour se fondre dans la masse, House, lui, ne veut pas être comme les autres. Et quand il l'est, ça le rend dingue. Surtout quand il est pris en flagrant délit de bêtise.

Pour couronner le tout, celle qui trouve la clé de l'énigme, c'est bien entendu la plus jolie du lot. Cette sotte de Thirteen qui nous balance une superbe mais très discrète maladie de Lyme. La boucle est bouclée.

Histoire de rétablir l'équilibre dans l'univers, House dégage la girafe brushée non sans lui glisser une petite invitation à dîner.

Je suis bien étonnée qu'en réponse, il n'ait pas eu droit à un bon coup de pied là où ça fait mal, mais bon, chacun sa manière de gérer la chose.

(Et c'est lui qui casse Cameron parce qu'elle le prend pour un "sick puppy" ? Non mais vous avez vu cette tronche de martyr ??? )

J'ai néanmoins chaleureusement applaudi le petit air très satisfait d'Amber. Hop, une de moins.

Pour finir, ravie de voir House ridiculisé par le fameux documentaire qui brosse un portrait de lui hilarant de bonté et de dévouement.

Le tout sous les commentaires moqueurs de Cuddy qui ma foi se retrouve avec un patient guéri et parfaitement opéré, et surtout une pub d'enfer pour son hosto et son médecin préféré.

Kenny : Thank you, Dr House.

(Oui, bon, il a encore un peu un oeil qui dit merde à l'autre, mais ça vous change un homme, non ?)

Voilà, quoi. Ah, House... Juste pas possible, ce gars-là. Vous savez, en fait, ça peut encore durer longtemps, comme ça.
Du moment que le père Laurie tient la route...

On va espérer que ce soit le cas.

 

Oh ouiiiiii !

Franchement, cette bande-annonce des quatre derniers épisodes de House me met l'eau à la bouche !



Et me donne très envie de reprendre mes reviews.
Plus qu'un épisode de Torchwood et je suis libre. J'ai jusqu'au 28 avril pour rattraper mon retard. Inutile de dire que c'est plus qu'il n'en faut.
 

L'objet dérivé ultime.

Et maintenant, hurlez.

(Si vous l'avez identifié, naturellement.)

 

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