Le blog de La Sorcière
 

House needs a "frak"-word...

Toujours sur les bonus des DVD de la saison 3, j'ai trouvé cette version jamais diffusée de la prise de tête entre Cameron et Cuddy. Monstrueux. On aimerait les voir plus souvent comme ça. Et même éventuellement se flanquer quelques taloches. Irf.



"You don't FUCKING know !"
 

Bande-annonce "Wilson's heart"

Comme on est tous des sales obsédés et qu'après l'épisode de ce début de semaine, on est tous en train de se dévorer les sangs en se demandant ce qui nous attend mardi prochain, hop, la bande-annonce et quelques captures d'écran... mit supputations.

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Bêtisier de la saison 3

Enfin, quelques captures d'écran de ce grand moment que vous pouvez trouver sur les DVD de la saison 3... entrés en ma possession par je ne sais quelle diablerie. C'est fou, ça, on va en ville s'acheter de l'eyeliner histoire de papillonner comme il se doit, et on se retrouve avec la saison 3 dans son cabas !

Bref, six minutes de grosse rigolade, l'équivalent d'une soixantaine d'abdos.

Nous avons donc là :

Hugh Laurie qui fait semblant de faire semblant de gerber, ce qui l'amuse beaucoup.

Jesse Spencer qui fait sa choquée.

Robert Sean Leonard qui fait l'imbécile.

Un gros fou rire à répétition du sire Hugh qui n'arrive pas à jouer au babyfoot car selon lui, ils ont l'air de se masturber.

( )

Hugh Laurie qui oublie son texte.

Hugh Laurie (encore lui !) qui est une grosse bille en skate.

Hugh Laurie (décidément) qui fait s'amuse à faire son regard fixe et un peu gênant en un moment délicat.

Omar Epps qui a un petit souci de texte.

Et Hugh Laurie (c'est fini, oui ?) qui vient de tuer une patiente par arrachage de boyasse. R.I.P.

"Ooops. That can't be good."

 

415 : House's head

Et dans la série "claque de la semaine", après le BSG du samedi et le dernier Life on Mars du lundi, je demande le House du mardi. En solo, en plus.

(3615 : mon cerveau sur le mur)

Pffff... en fait, la scène de fin m'a tellement laissée sur les fesses que ce n'est même pas la peine d'essayer de rédiger une review correcte. Alors je vais faire simple et m'attarder sur les quatre points les plus importants.

D'abord, le puzzle. Incroyable. S'inviter dans le cerveau de House, c'est rare, c'est précieux. Quand ce cerveau est en plein choc, c'est encore mieux. Grand souvenir de fin de saison 2.
Ce qui est extraordinaire, dans cet épisode, c'est qu'on rompt totalement avec le mode de fonctionnement de la série. Cette fois, on ne cherche pas la maladie. On cherche le patient. *applause*

Après, tout ce que House met en oeuvre pour accéder au tiroir dans lequel il a rangé l'identité du patient en question, c'est un peu du remplissage. Il faut d'ailleurs qu'il soit particulièrement atteint pour ne pas comprendre tout de suite qui est la personne en danger.
Et c'est là que j'en viens à mon deuxième point le plus important : LE STRIP-TEASE DE CUDDY OH MY FUCKING GOD !!!

(Ci-gît mon hétérosexualité.)

*s'évente furieusement*

C'est de bonne guerre, hein. Après ce qu'il avait fait au chemisier de Cameron dans le final de la saison 2.
Mais nom d'un calamar, que le cerveau de cet homme est donc tordu. D'ailleurs, l'effeuillage de Cuddy le laisse dans un état...

Si elle savait, la pauvre qui vient encore le veiller chez lui. (Enfin, l'empêcher de faire le mur, quoi.)

Point numéro trois : la reconstitution de l'accident. Puisque très vite, on se rend compte que House a été une des victimes d'un spectaculaire accident d'autobus dont il a réchappé mais qui a entraîné une perte de mémoire assez importante.
J'admire sa ténacité. Réussir à faire assez chier son monde pour que chacun accepte de jouer le rôle d'une victime et que ses souvenirs lui reviennent, puis risquer sa vie en avalant des médocs contre-indiqués, c'est incroyablement courageux... ou stupide. Avec House c'est toujours un peu les deux.

Et c'est ainsi qu'à force que la brune de ses visions lui demande en quoi est le collier qu'elle porte au cou (en AMBRE pauvre ahuri !!!), la patiente du jour lui apparaît enfin.

Avant qu'elle ne soit écrabouillée par le véhicule qui vient percuter le bus pile sur elle.
Cette scène est... indescriptible. Tellement réaliste, tellement brutale, tellement horrible... et triste.

C'est bouleversant de voir ces deux pit-bulls hachés menu, et l'incroyable manière dont sont filmés les premiers soins que House porte à la jambe d'Amber (la même que sa mauvaise patte !) avant de tomber dans les vapes. J'espère mille fois qu'il vient de la sauver en faisant ça.
Le plus dingue étant qu'alors qu'il retrouve ses souvenirs, son coeur décide de lâcher.

Avant d'être relancé par les fidèles Wilson et Cuddy, devant tout le reste de la famille.

Pauvre Wilson... qui apprend que la "Jane Doe" numéro 2 n'est autre que sa chérie.

Ce qui m'amène au très flippant point numéro quatre : qu'est-ce que House et Amber faisaient ensemble. Dans un bus. Le soir. Et pourquoi était-il bourré.
Cette question me hante depuis tout à l'heure, presque autant que l'accident du bus. Parce qu'à mon avis, ils n'étaient pas en train de lui préparer une fête surprise pour son anniversaire.
Le dernier épisode de la saison s'intitule "Wilson's heart". Et je me demande ce qui lui briserait plus le coeur, à Wilson. Qu'on lui enlève la femme qu'il aime. Ou apprendre que son meilleur copain l'a trahi.
Putain, pourvu que ce ne soit pas les deux.
Et pourvu qu'on ne nous estropie pas Amber comme House. Alors là, ce serait juste monstrueux. Deux boîteux tyranniques, dans la vie de Wilson. Le troisième gratuit. Brrr...

En tout cas, incroyable épisode. Je ne m'en remets pas. C'était donc ça qu'on aurait dû voir pour le Superbowl. Nom d'un iench.
Désolée, c'est sûrement la review la plus pourrie de toute l'histoire de cette rubrique mais... WOW.

(Et si quelqu'un a un truc pour que j'arrête de revoir Amber en train de se faire exploser le crâne, je suis preneuse.)

 

414 : Living the dream

Pffff, cet épisode était... grandiose. (Même si sans le Dark Side, c'est beaucoup moins drôle. )

D'abord et surtout, quel voyage pour Wilson. Car c'était pas gagné, mais on peut estimer que Wilson a remporté une victoire triomphale en faisant accepter la nouvelle femme de sa vie à son enfoiré de meilleur pote.
Et là, que se passe-t-il ? Eh bien notre Wilson, comblé et repu d'amour, se repose tranquillement sur ses lauriers et... en profite pour repartir dans le schéma classique du Wilson bien content, à savoir : jouer les martyrs domestiques.

Le coup de "Amber et Jimmy choisissent un matelas" est bien sûr tordant, ne serait-ce que pour les voir tous les deux allongés comme des gisants...

... et assister au grandiose numéro d'Amber pour grapiller une coquette ristourne. Numéro qui n'est pas sans rappeler l'art du sick bastard pour la manipulation.

Mais quelle tristesse, alors qu'on se remet à peine d'avoir entrevu un début de scène torride entre les deux amants, d'assister péniblement au retour du vieux Wilson : celui qui se sacrifie pour le bien-être des siens, même quand il est question d'un truc aussi con qu'un matelas.

Wilson : I got the one you wanted because I love you. (Aaaaaaw... )
Amber : No... that's what you do. With all your ex-wives you did what you wanted because it was easier and you ended up resenting them. Don't you dare do that to me.
Wilson : What ? Take care of you ?
Amber : Have you met me ? I can take care of me. I need you to take care of you.

Je trouve décidément Amber très chouette. Et elle semble très attachée à Wilson. Autrement, elle ne prendrait pas la peine de lui parler comme elle le fait. Il y a du vrai investissement entre eux, et c'est génial. Alors je prie pour que le message soit passé et que Wilson brise ce cercle vicieux. Qu'il commence enfin à vivre sa vraie vie, pas seulement sa vie à travers celle des autres, en vivant des plaisirs par procuration. Même si de toute évidence, il est heureux comme ça.
Le paradoxe, c'est qu'il fallait sûrement une folle furieuse comme Amber pour lui faire comprendre que ça ne peut pas marcher comme ça. Et ce qui est très amusant, c'est que c'est ce que House s'escrime à lui répéter depuis des années.

Enfin j'ai trouvé ça passionnant et émouvant. J'ai presque eu envie de me cacher les yeux en entrant aussi brutalement dans l'intimité de Wiwi, car c'est très inhabituel. Mais c'est chouette, aussi.

Et à l'extrême opposé de ces deux personnes qui s'aiment, se le disent et se le prouvent, on a... House et Cameron. Ils m'ont fait halluciner, dans cet épisode. L'un et l'autre.

Mais d'abord, replaçons la chose. House est au taquet. En regardant sa bouse télévisée préférée, il a remarqué que l'acteur principal (qui est trobotrobotrobo) présentait ce qui pourrait être les symptômes d'une tumeur au cerveau.

Horreur. S'il est en phase terminale, on est foutus ! Comment qu'on va savoir si Anna va découvrir qui est le bébé de Marie ??? Alors hop, mon House planifie un kidnapping. Et le voilà traînant de force ou presque le malheureux jusqu'à l'hosto.

Où, par un heureux hasard (enfin, si on se place du côté de Cuddy, c'est plutôt une malédiction) a lieu la grande semaine d'évaluation de l'établissement. La dirlote est donc dans tous ses états, et voyant débarquer l'insensé House avec son client, s'empresse de faire comme si elle ne le connaissait pas.

Pour être sûre de mettre toutes les chances de son côté, la malheureuse décide de recruter les vieux Kids pour surveiller House.

Cuddy : Why is House driving a limo ?
Foreman : Don't know.
Cameron : Don't have to know.
Chase : Don't... care.

Et c'est donc là que la catastrophe se produit. Cuddy confie à Cameron le soin de faire du ménage dans les dossiers de House... enfin, disons qu'elle doit mettre sa paperasse (inexistante) à jour. Un boulot hyper valorisant et qui pour sûr constituera le point culminant de sa carrière. On croit rêver. Rappelons tout de même que Cameron est à la tête de son propre service. Eh bien cette débile accepte. Dès lors, la chose est entendue. Et moi, je me pince furieusement en espérant me réveiller. Que dalle.

A ma grande surprise, ça donne lieu à des scènes absolument hilarantes. Notamment celle où House soupçonne le bogoss d'être impuissant... et cherche quelque chose sur quoi l'exciter.

Cameron : I'm not showing him my boobs.
House : Lack of response to your chest tells us nothing. Thirteen, show himmmmmgnn... Pffff... Where can I find a decent set of knockers around here ?
Cameron : Your porn is in the second drawer.

Une Thirteen comme anesthésiée...

Et en face, une Cameron très en forme...

D'autant que perso, depuis les "did you sleep with him" insistants de Chase dans le dernier épisode, je vois le mal partout.

Mieux encore, l'entendant proférer un diagnostic.

House : You want to be here.
Cameron : I have to be here.
House : Just say the word, I'll fire Thirteen.

Oh ouiiiiii !!!

(J'y crois pas, ils ont réussi à me faire prier pour que Cameron revienne.)

Il faut dire que... je crois qu'elle manque vraiment à House. Quand elle l'envoie sur les roses, il a l'air tout contrit.

Il voudrait tellement qu'elle soit là. C'est si bon de la casser en permanence. (Et d'avoir son décolleté inexistant sous le nez.)

De pire en pire... leur tête-à-tête dans son bureau, où il réitère sa proposition, sans plaisanter, cette fois...

House : You miss me.
Cameron : You miss me. You hired Thirteen to replace...
House : Yeah, all pretty girls are fungible.You're avoiding.
Cameron : I miss the job. I miss... running around playing private investigator. I miss the puzzles.
House : Seriously... I'll fire Thirteen. Or Kutner if you think Thirteen is hot.
Cameron : I don't miss you.

Oh, joli ! (Très faux, mais joli.)
Et House se prend ça dans la tronche sans moufter. Je crois qu'on est mal. Très mal.

(Et en même temps, ptain, mais qu'il la chope et qu'on en finisse.)

Donc ça, en parallèle avec les scènes où Wiwi culbute sa girafe blonde, c'est un peu bizarre. Ca sent grave le pas fini. La chose sur laquelle House n'a aucune prise. Ca fait un peu peur, lui qui arrive toujours aussi bien à manipuler Foreman et humilier Chase, qu'il cale devant Cameron (merde, Cameron, quoi !), c'est terrible. J'en souffre pour lui.
Quant à elle, je m'incline. Evidemment qu'elle meurt d'envie de revenir travailler avec lui. Mais en ne le faisant pas, elle est la grande gagnante. Elle le tient à sa merci. C'est vraiment grandiose.

A part ça, nous avons donc un patient du jour. Et il est... foutrement beau gars.

(C'est lui qui fait définitivement chavirer Samantha dans Sex and the City. C'est dire s'il est doué.)

Non seulement c'est un régal pour les yeux, mais en plus, c'est un cas difficile. Le genre de cas qu'il faut calmer net en lui enfonçant une aiguille dans l'ascenseur pour le traîner jusqu'à l'IRM. Pas de bol pour House, certain d'avoir décelé des symptômes qui ne trompent pas, impossible de trouver l'origine du problème.

Du coup, il passe pour un pur cinglé, sauf auprès de ses élèves qui savent que ben... il a quand même toujours un peu raison quoi.
Evidemment, le fait qu'il ait choisi ce moment précis pour mettre l'hosto sens dessus dessous ne ravit guère la mère Cuddy. Son boulot est en jeu. Et cet abruti en rajoute encore en trouvant le moyen de casser la croûte à la morgue et autres âneries.

Cuddy : 51 weeks a year, I let you run rampant like a monkey in a banana factory. All I'm asking is that you turn it down for a few days !

L'ennui, ma bonne dame, c'est qu'il suffit de lui dire ça pour qu'il mette les bouchées doubles.
On se tape donc des scènes complètement tordues où House se livre à une petite projection de sa série de prédilection pour montrer aux Kids que le débit de l'acteur s'est ralenti de 0,000003 secondes dans les deux derniers mois, enfin du grand nawak. Du grand House.

Thirteen : I think I dated that nurse, though.

Et puis avec ce patient, pas du tout épanoui dans son métier, lui qui a la gloire, les meufs et la belle vie, car il trouve qu'il fait de la merde (c'pas faux), on se rend aussi compte que... ben il n'est pas le seul à ne pas être heureux.

Effectivement, on a House qui n'est pas tout à fait rayonnant de félicité, mais on découvre aussi que Taub ne s'éclate pas franchement (ce n'est pas une nouveauté, on sait tous qu'il a dû renoncer à sa passion à cause d'une vague histoire de couchaillerie), et que Thirteen n'est pas ravie de ce qu'elle fait non plus. Contrairement à Kutner qui baigne dans la béatitude de nature. Et qui, on le voit bien, s'amuse comme un petit fou depuis qu'il sait qu'il est à l'abri chez tonton House.

Alors moi, je dis alerte. Attention à Taub et Thirteen. S'ils avouent face caméra que euh... ouais... bof, ça sent quand même un peu la porte. Ou alors on tente de nous enfumer. Moi, j'ai tiqué.

Sinon, comme souvent, la révélation se fait lors d'une conversation avec Wilson.

(J'ai eu beaucoup de mal à me remettre du fabuleux "Wow, I'm faster than you, now !" du début de l'épisode, quand Wilson piétine péniblement à cause de son dos niqué.)

Donc, pendant que House médite, Wilson s'excite tout seul. Non, il ne veut pas de matelas dur, il ne veut pas de matelas mou, il veut un waterbed.

Wilson : No mocking ? No freudian analysis of how the waterbed is really a great big vagina I want to crawl into ?
House : I'm ignoring you because you make me sad.

House : You don't deserve to be happy.
Wilson : And yet I am. You ?

Et là, devant les grosses fleufleurs qui ornent les draps du lit de démonstration du magasin...

Ca fait chboum là-dedans.

House : Live the dream, Wilson.

Allergie ! House est persuadé que son patient (plus très frais, à ce moment de l'épisode) est victime d'une énorme allergie florale. Il fout une pression monstre à Cuddy pour flanquer au gars une surdose de corticoïdes (stéroïdes ?) qui l'achèveront s'il est en fait victime d'une infection, comme les autres le soupçonnent. Ouh là là, mais ça va pas la tête ??? En pleine inspection, t'es fou, lui !
Pourtant, Cuddy cède. Sauf que pffff... les tests confirment que ce n'est pas une allergie aux chrysanthèmes qui se trouvent dans sa loge.

House : I was wrong. You should have stopped me.

Ca, c'est assez terrible. Oui, il l'a sauvé. Mais il s'est trompé. Alors peu importe qu'il l'ait sauvé.
Car même s'ils s'attendent à trouver le gars trépassé. Point du tout. Tout va très bien, madame la marquise. Alive and kicking.

House ne trouvera pas le repos tant qu'il n'aura pas la solution de l'énigme. Et dans la nuit, alors que Wilson se rend compte qu'il n'arrive pas à dormir sur son waterbed, le téléphone sonne chez Cuddy.

Et House lui annonce qu'il a trouvé : allergie à la quinine, que l'on trouve en grande quantité dans le tonic que l'acteur s'envoie à l'écran pour faire croire que son personnage est alcoolique.

Avant de raccrocher, un dernier hommage vespéral, presque un automatisme.

Cuddy : Good night House.
House : What are you wearing ?
Cuddy : Good night House.
House : Good night, Cuddy.

Si c'est pas trop mignon.

Bref, j'ai adoré, encore. Cette série m'use. Peu importe les menus défauts et le côté un peu superficiel de l'intrigue, c'est trop enthousiasmant et drôle pour qu'on râle longtemps. (Là, par exemple, j'avais trouvé la fin trop abrupte. Mais bon... en fait, c'est quand même un épisode bien rempli.)

Vivement la suite. Le titre du prochain épisode est tellement prometteur que j'en tremble d'avance. On entre dans le final !

Oh, et j'oubliais...

Ceci était absolument ultime !

(Surtout quand on sait le nombre qu'il doit en avoir chez lui, le père Hughrahlalakilédoué.)

J'ajoute que certains s'interrogent sur la réelle passion que House semble entretenir pour les soaps. Ca ne m'étonne pas, en fait. Pour quelqu'un qui fait faire tant d'exercice à son cerveau, regarder ce genre d'ineptie doit être l'équivalent de... péter des bulles de papier d'emballage. Ca me paraît très pertinent.

 

Aaaappppppffff...

Petite photo promo du dernier épisode de la saison 4 qui sera diffusé dans dix jours donc. Il y a plus (beaucoup) lourd que ça, mais celle-ci m'a mise KO.

 

413 : No more Mr. nice guy

Bon, il serait peut-être temps de reviewer cet épisode de reprise, non ? Je vous dis, j'ai des semaines vraiment très chargées. Le moindre retard ne pardonne pas. (Ne pas penser à Lost, ne pas penser à Lost. Ni à Betty.)

Episode de reprise bien musclé, donc, et garanti 100% grosse rigolade. Car attention, nous assistons au retour d'un animal très dangereux et particulièrement nuisible : le GregoryHousus jalouxis. Ouh là là, celui-là il mord très très fort ! S'il vous gnaque le mollet, c'est direct l'amputation pour éviter que le venin ne remonte jusqu'aux organes vitaux !

Mais pour commencer, je suppose que tout le monde aura su apprécier le petit clin d'oeil charmant du début de l'épisode. Pour ceux qui liront cette review dans les siècles à venir (car oui, je me téléporte dans le futur, hop), sachez que cet épisode est le premier à avoir été filmé après la grève des scénaristes qui aura duré cent jours.

(Et là, après le ténébreux "Viewer discretion is advised", je peux vous dire que le Dark Side et la Sorcière sont en train de sauter sur le canapé en agitant leurs mains au-dessus de leur tête et en criant "ouhloulou".)

Des infirmières grévistes. Uh uh. J'ai longuement cherché qui pouvait être l'épouse du patient du jour. Certaine de l'avoir vue quelque part.

Et c'est là que je me suis souvenue qu'il fallait que j'aille la chercher dans un pays très très lointain... contre les lèvres de John Sheppard, pour être plus précise. Ouhla, à l'époque, j'avais pas trop apprécié. Je crois me souvenir de bruits de vaisselle cassée. Hem.

Bref... le Gregory House est jaloux comme un tigre. Une blonde à longues pattes lui a volé son Wilson. Et il n'est pas content du tout. Même qu'il est obligé d'aller jouer au bowling avec Chase, c'est dire s'il est aux abois. Etre forcé de se coltiner les grands écarts, les pas de bourrée et les sauts de biche de Chase, ainsi que ses leçons de tournicotage de poignet, nan, vraiment, c'est tout à fait révoltant.

(Le Dark Side s'est fendu d'un : "Merveilleusement ridicule." Je crois que j'ai été encore moins magnanime. M'enfin, comme il en prend suffisamment pour son grade dans cet épisode, je ne vais pas charger.)

Chase, lui, est évidemment tout content d'aller faire mumuse avec le grand marabout, d'autant que celui-ci s'avère être un piètre concurrent. Handicap qu'il compense largement dans d'autres domaines... nous y reviendrons plus tard.

Donc, Gregory House est jaloux. On va finir par le savoir. Déjà que d'ordinaire, c'est assez compliqué à gérer, alors là, ça fuse.

House : I wish the best for them and their tragically deformed children.

Oh, et puis comme ça va bien, hein, ben il s'en va réclamer son dû.

House : Joint custody.
Amber : Of Wilson ?
House : Unless we have another love child.

Trouble ! Trouble !

Bref, on s'arrache gentiment Wilson qui lit son journal en levant à peine un oeil amusé.

Wilson : I don't know how to deal with him when he's being reasonable.
House : This is reasonable ? This is crazy ! You're not a child, you can make your own plans !
Wilson : No. Crazy is what House would normally do in this situation. Swap your lubricant with superglue. (Raaaah, mes yeux ! Mes yeuuuuux !!!)
House : The man knows me.

Wilson : This is his way of accepting us. (Qu'il est futé, ce Wilson.) You two are like dogs circling each other in the park. And I say that with all the love in the world. You need to sniff each other's butts, bare your teeth and arrive at some strange detente. Otherwise you'll end up biting each other's eyes out. Again, with all the love in the world.

Bref, on débat des jours, des heures, ça n'avance guère, cette affaire de garde partagée.

Amber : Take my deal and get out of my appartment.
House : Take my deal or I move in.

Alors hop, recours devant le juge suprême qui, en pleine grève des infirmières, n'a bien entendu rien d'autre à faire que d'accuser réception des doléances de ces trois ânes.

Grandiose.

Amber : My boyfriend's too much of a wuss to make the call for himself. And I mean that with all the love in the world. (La chienne ! )
Wilson : I'm gonna piss off one of them and they both scare me !

Je vais vous dire. Pour moi, dans cet épisode, on a le vrai Wilson. Le pur Wilson. Le Wilson qui ne vit que pour ça. Il est dans son élément, l'enfoiré, il se délecte de ce qui se passe. Je savais qu'il était un petit pervers caché, et cet épisode le montre bien.
Est-ce que ce n'est pas le pied d'être l'objet de l'affection et de la jalousie de ces deux pitbulls enragés ? Si. C'est formidable. Et en plus, ça l'amuse. Wilson, il est doublement gagnant. Il a remporté une place au premier rang d'un super dîner-spectacle, et il n'a pas l'intention d'en rater une miette. En plus, il n'est même pas obligé de choisir entre la tête de veau et la soupe au poivre. Et avec Cuddy qui entre dans la danse, c'est encore plus drôle. Ah ah ah, qu'est-ce qu'il se marre, Wilson !

(Et puis d'abord, ils sont très cons, ils n'ont qu'à faire comme le Dark Side et moi... Je ne vais pas m'appesantir sur le sujet mais... she is SO Wilson ! )

Bref, c'est hilarant de voir Amber larguer Wilson chez House pour la soirée, voir ce gros empaffé pleurer qu'on l'a floué de seize minutes sur le précieux temps dont il dispose avec son cher martyr, et puis de voir Wilson et Amber ricaner parce que ces seize minutes, ma foi, elles n'ont pas été perdues pour tout le monde.

Wilson : It was my fault, I had to take a shower.
Amber : Which was my fault.
House : I had to take a dump. Anything else I don't need to know before you leave ?

Et Wilson rit. Qu'est-ce qu'il rit, Wilson. Il rit pour ne pas pleurer de tendresse, je pense.

Bref, au milieu de tout ça, on a quand même un patient du jour. Et alors qu'Amber et House rivalisent de vacheries pour s'arracher les lambeaux de la carcasse de Wilson, notre patient du jour, lui, est très gentil.

Et ça, c'est louche. Même que House, il estime que ça n'existe pas et que c'est forcément un symptôme.

Entre Foreman et ses regards narquois, Thirteen et son oeil vide et Taub et ses grognements, nous avons le jeune Kutner. Le jeune Kutner qui avec ses baskets défoncées et ses larges sweats à capuche a très bien compris où il était. Et ce petit monsieur d'entrer dans le jeu de House avec une aisance remarquable. Juste un peu, mais pas trop. Assez innocent pour croire à ce qu'il faut, assez fin pour griller les autres quand il le faut, et surtout, ça vous maîtrise l'art de répondre à Dieu le père d'une façon tout à fait prodigieuse.

Kutner : If we believe in the existence of extreme jerkiness, which I suspect that we do, then we also have to accept the opposite extreme.

Je dis bravo. Et même bravovo. Parce que ça va être comme ça pendant tout l'épisode. Toujours une longueur d'avance sur les trois autres. Et ce n'est pas parce qu'il a la figure bonhomme du brave type qui a bien mangé que ce n'est pas un tueur. Au contraire. C'est son arme fatale, ça, il le sait, et il s'en sert.

Bref, pendant que les NewKids font valser les tests sanguins, House, ce doux enfoiré, est en train de griser le Wilson histoire que celui-ci... ne puisse... présenter les armes une fois rentré au logis. Ah, Wilson bourré. Toujours un plaisir de le croiser, celui-là.

Au fond, Wilson est bien content que cela apporte de l'eau au moulin de la compète entre les deux fauves.
En fait, on se dit presque qu'on se contenterait volontiers de cette intrigue tournant autour de ce triangle de la mort, jusqu'au moment où les petiots, supputant une neurosyphilis chez leur patient, se demandent si House n'aurait pas la même maladie. Elle pourrait être à l'origine de sa perfidie. Ca les arrangerait bien. Hop, les voilà dégotant une petite fiole contenant le sang (hautement toxique) de notre estropié. Le verdict tombe : neurosyphilis. Aïe. Bien entendu, il faut soigner sa majesté. Oui mais... imaginons un instant que ce soit la maladie qui soit à l'origine de sa méchanceté ET de son génie médical ? Dilemme pour les Kids qui appellent à la rescousse les anciennes victimes de House. Grand bien leur en prend.

Chase : Did you sleep with him ?

Blablabla, le soigner, pas le soigner, lui dire...

Chase : Why aren't you answering me ?

C'est vrai, pourquoi elle répond pas, cette cloche ? On nous cacherait des choses ??? Mais on veut TOUT savoir, nous !!!



Chase : You did, didn't you ?

Pau... vre... Chase... C'est pas de bol, mais après tout, c'est lui qui l'a voulue. S'il n'a pas encore compris qu'il ne sera jamais à la hauteur, tant pis pour lui. Même si au fond, il ne mérite pas ça. En tout cas, c'est très très drôle.

Et la mortification de toute cette petite troupe qui va annoncer la terrible nouvelle à House, et lui confie le traitement ad hoc...

Evidemment, on comprend vite qu'il y a une arnaque. Cet abruti fait semblant d'être plus gentil au fur et à mesure que soi-disant il prend le traitement. C'est vraiment abusé. Mais drôle.
Ca nous vaut d'ailleurs une très chouette scène durant laquelle il tente d'en parler à Wilson, et puis étant interrompu par Amber, se ravise d'un air résigné.

Wilson : I'm not gonna tell her.
House : You'll tell her. She's your girlfriend. You should tell her.

Wilson : You're my friend.
House : It's not the same.

Aaaaaaaw...
Et le pire, c'est qu'il a raison.

Car pendant que les Kids continuent à méditer sur leur nouveau Mr Nice Guy, se disant qu'ils ont peut-être tué un génie...

Taub (toujours le mot pour rire, lui) : Maybe we just put Hitler on Ritalin.
Cameron : Are you comparing House to Hitler ???
Chase : Oh God ! ( )
Cameron : Just because I don't think he's Hitler doesn't mean I slept with him. I don't sleep with everyone who's better than Hitler !

House finit par tout avouer toute la mascarade à Wilson, montrant ainsi qu'être un fumier, c'est sympa. Mais ça l'est bien plus quand on peut en rigoler avec votre meilleur copain, toujours prêt à reconnaître votre malfaisante grandeur.

Et si on se faisait un bowling, maintenant ?

House : Come on, it's work hours.
Wilson : I'll get my shoes.

Ils sont énormes tellement qu'ils sont mignons.

Sauf que... trop dommage. Scène suivante, Amber débarque à l'hosto alors que Kutner se lamente.

Kutner : That sucks. The guy had a gift, I'd kill... Hi. What... ?

Amber : House doesn't have syphillis.

Amber lâche donc le morceau, sans doute immédiatement informée par Wilson (le petit saligaud !), et de manière absolument magnifique, c'est là que Kutner percute. Il nous pond un super diagnostic de maladie parasite chopée par le patient en Amérique du Sud et qui permet même d'expliquer sa gentillesse suspecte. J'en suis fière de mon petit Kutner.

Et House est verdâtre de ne pas avoir trouvé ça lui-même.
Pourtant, il avait raison. Une telle bonhomie était suspecte.
On ne saura pas si Mister Nice Guy restera nice ou pas, mais on le devine. Alors bonne chance à Madame Nice.

Car s'il commence à ne plus aimer le ketchup, il y a des chances qu'il se rende compte qu'il y a d'autres choses que finalement, il n'aime pas trop non plus.

House, lui, a été plus abject que jamais. Pourtant très occupé par Nice Guy, Amber et sa neurosyphilis fantôme, il a quand même trouvé le temps de manipuler magnifiquement Foreman supposé faire les bilans des NewKids... qui ont naturellement refusé en lui rigolant à la gueule.

(Faut dire qu'il se la pète légèrement, Foreman, des fois. Mais juste légèrement.)

Bref, rendant à Cuddy les bilans de ses disciples, surprise, il a également rédigé un très joli bilan de sa chef.

House : "You act like employees should fear and respect you, but your eyes tell us… actually, your eyes tell us nothing because we're looking at your boobs. Which tell us that you're desperate to have someone jump on you and tell you they love you one grunted syllable at a time. What you want, you run away from. What you need, you don't have a clue. What you've accomplished, makes you proud. But you're still miserable." Please sign.

Seulement voilà, comme House et Amber ont tous les deux rompu leur contrat, c'est la punition. Une punition assez odorante, semble-t-il. Surtout pour House qui méprise tant les infirmières.

Le tout sous le regard tendre et hilare de Wilson.

Je vais vous dire : moi, je suis ravie que Wilson ait enfin un rôle à sa mesure, qu'il soit le grand vainqueur silencieux de toute cette histoire, le grand manipulateur, en quelque sorte. Comme c'est drôle de les voir tous les deux se démener pour s'arracher quelques minutes de plus ou de moins avec le gentil Wilson... qui s'amuse de les voir mettre les mains dans la merde... pour lui.

Félicitations, Wilson. Je pense que ni House ni Amber n'irait aussi loin s'ils ne l'aimaient pas profondément. C'est très très chou. Il y a une part de jeu, à n'en pas douter, mais quand même.

 

Avant la review officielle de "No more Mister nice guy"...

Un petit avant-goût de ce qui nous attend la semaine prochaine... House qui diagnostique son héros de soap préféré à l'écran... Et ce héros, c'est Smith de Sex and the City. (Yummy !)



Ca s'annonce grandiose !
 

412 : Don't ever change

Ultime. J'ai tellement hurlé de rire devant cet épisode que la mamie est même venue voir ce qui m'arrivait.
Ah, ce vieux House, qu'est-ce qu'il se prend, dans cet épisode ! Et à juste titre. Ptain, mais qu'est-ce qu'on s'en branle que les gens changent ou pas, oh ! Pète un coup, mon vieux Greg, décoince, quoi !

Ah ça, forcément, ça ne lui plaît pas des masses, l'idée que son Wilson, sa victime de prédilection, son pov' petit malheureux à lui qu'il a, aille se faire martyriser par quelqu'un d'autre que lui, grand tortionnaire devant l'éternel.

House : I give it two months.
Wilson: Hundred bucks.
House : It's not really fair. You're not objective. But I'm all about the teaching...
Wilson : We're at four months.

C'est le début de l'obsession du jour, pour House. Plus encore que trouver la réponse à la maladie mystère de sa patiente, il faut qu'il comprenne ce qui se passe dans la tête de Wilson.
Du coup, il ne lui faut pas longtemps pour claudiquer de toute la vitesse dont est capable sa pauvre patte jusqu'à chez la coupable qu'il espère sans doute trouver en train d'aiguiser son grand couteau. Pââââs du tout !
A mon grand plaisir, Amber va rentrer dans son jeu avec une aisance remarquable. Elle ne m'a jamais autant plu que depuis qu'elle a tombé la blouse blanche, celle-là. J'ai l'impression de la découvrir sous un nouveau jour. J'ai même eu l'impression de découvrir son visage.

Amber : So... am I in this for you ? Or am I in this for him ?

Ah ah ah. Terrible question. Et au fond, qu'est-ce que House préférerait ? Que Wiwi soit avec elle parce qu'elle est sincère, auquel cas, et merde, je me suis planté. Ou préfère-t-il qu'elle le fasse pour se venger, auquel cas ouéééé, je gagne, mais Wiwi va déprimer à mort...

C'est chauuuud. Et Amber entretient l'ambiguïté avec la rouerie qu'on lui connaît. C'est fou que ce face-à-face n'arrive que maintenant. Après toutes les scènes qu'ils ont déjà partagées. Si House ouvrait un peu les yeux, il comprendrait que le boulot n'est pas dans la balance. Mais voilà, c'est beaucoup plus drôle et beaucoup plus simple de se dire que c'est pour ça qu'elle se tape Wilson. Quel égocentrique, quand même. Ca dépasse l'entendement.

A part ça, nous avons une patiente du jour. Roz, 38 ans, juive hassidique, et qui s'est écroulée à son mariage au moment où on la jettait en l'air sur une chaise. (Hum.)

On se dépêche de remercier le Ciel, Allah, Yahvé et tous les autres que Wiwi et Amber aient été outés au même moment parce qu'on imagine aisément le chapelet que House nous aurait sorti sur ces braves gens s'il avait eu la tête totalement à leur affaire.
Echantillon :

House : Hasidic women marry young so they can start pushing out little hassidlings.

Voilà, merci, au revoir.
Monsieur le jeune marié cavale jusque chez Cuddy pour changer de médecin parce que, comment dire, House soupçonne un peu sa jeune épouse d'être suicidaire, et puis si elle n'est pas suicidaire, ma foi, ça doit être qu'elle est à moitié cinglée. A moins qu'elle ne soit totalement cinglée, ou droguée, ou maso.

Ils sont d'ailleurs très mimis, les petits juifs. Franchement, la méga-leçon qu'ils mettent en pleine tête à Taub et Thirteen, c'est génial. On aurait bien aimé les trouver complètement ridicules avec leurs coutumes à la mords-moi, eh ben pas du tout.
Une fois de plus, House est là où on ne l'attend pas et ça fait drôlement plaisir.

Enfin, disons que House-le-personnage est exactement où on l'attend, lui. Traquant impitoyablement le jeune et heureux couple parti déjeuner en amoureux.

Et pendant que madame est en train de claquer le serveur pour qu'il les place enfin, à force de s'écouter parler, House fait enfin cette terrible découverte : Amber, en fait, c'est lui.

House : Wait a second. This isn't just about the sex. You like her personality. You like that she's conniving. You like that she has no regard for consequences. You like that she can humiliate someone if it serves… oh my god. You're sleeping with me.

Enorme.

Que faire, dans ces cas-là ? Ben rien. Se tirer. Honteusement.

*regarde sa montre*

Trois saisons et demie pour en arriver là. Ptain, House, mon vieux, tu es un rapide, y a pas à dire. Quelle fulgurance.
Faut quand même pas sortir de Saint Cyr pour se rendre compte que si Jimmy s'appelait Jenny, ça ferait un couple sacrément heureux. Hein ? Ce serait-y pas trop mignon...

Et mon House de continuer à guetter tout ce petit monde derrière ses rideaux comme une vieille commère pendant que les Kids s'escriment à essayer de cracher un diagnostic potable... House, House, House, tu es impossible.

(Mais incroyablement beau. )

D'ailleurs, Wilson se montre beaucoup plus intelligent et philosophe que lui, dans l'affaire. (Normal, il vient de Vénus, lui, pour sûr.)

Wilson : Why not date you ? It's brilliant ! We've known eacht other for years, we've put up with all kinds of crap from each other and we keep coming back. We're a couple !

(Manque plus que la fumée qui sort des naseaux, la langue fourchue et les petites cornes et c'est bon... )

House : She's a needy version of me.
Wilson : Hard to imagine such a mythical creature.

Mais attention ! Quand on s'appelle House, on a de l'argument ! Prochaine étape : demander à Cuddy de coucher avec Wilson pour détourner son attention ! Ahahah, c'est pas un plan d'enfer, ça ???
Dommage que Cuddy le renvoie à ses pâtés de sable en lui tapotant gentiment la tête.

Cuddy : You'll never lose your friend, House. You're the long-distance runner of neediness.

C'est clair ! Mais est-ce qu'il se rend compte à quel point il est pathétique de jalousie et de possessivité ??? (Demande celle qui est exactement pareille et que même c'est pour ça qu'elle essaye de ne pas avoir d'amis... )

Bref, j'ai été très amusée de voir quand même Cuddy aller faire sa petite leçon à Wilson qui m'a une fois de plus fait exploser par sa magnifique répartie. La meilleure réplique de l'épisode, on la lui doit, je crois.

Cuddy : Are you sure she doesn't wanna just take you back to her lair, hang you upside down, and deposit her eggs in you ?
Wilson : Excellent disguise, House !

Enfin bref, pour faire court : tout le monde désapprouve. Y compris le très gentil Kutner qui aurait bien aimé inviter Amber à boire un verre. J'en profite pour caser que j'adore ce personnage. Il est en permanence à côté de la plaque, avec son air d'ahuri qui semble toujours se réveiller de sa sieste, mais il nous sort des métaphores à tomber et il arrive à éviter un paquet de pièges dans lesquels Taub et Thirteen ont tendance à sauter à pieds joints.
A surveiller, ce petit Kutner. Il est bien plus futé qu'il n'en a l'air. Et comme je le trouve très mignon, ça ne gâche strictement rien.

En parlant de Riri, Fifi et Loulou, excellent le coup de la Thirteen qui se fait vampiriser par Foreman façon House. Et cette abrutie qui ne moufte même pas pour se défendre quand celui-ci, un peu au pif, lui fait comprendre que si elle veut être bi, pas de souci, il s'en tape.

Vous voyez bien qu'elle est complètement demeurée, cette pauvre fille !

Et puis alors, se rendre compte que la patiente tombe dans les vapes chaque fois qu'elle la met debout, pareil, c'est trop pour sa cervelle de piaf. Mon Dieu, on se demande vraiment ce qu'elle fout là...

D'un coup, presque on aimerait que House la remplace par Amber...

House : Solve this case and the job is yours.

Sauf que non.

Amber : All my life, I thought that I had to choose between love and respect. And I chose respect. And with Wilson, I know what it's like to have both.

Et j'adore ce tout petit moment, lorsqu'elle s'en va... Elle se retourne, tente un diagnostic, se plante, mais House reconnaît l'effort.

House : You've changed.
Amber : I hope so.

Et là, ils échangent un sourire imperceptible...

Excellentissime. Ptain, à eux deux, ils pourraient faire de la vie de Wilson un enfer tel qu'il ne le soupçonne même pas !

Pour en revenir à Roz, notre patiente dont le corps fait tout l'envers de ce qu'il devrait faire (à savoir geler quand on monte la température et tomber dans les pommes quand on la met debout), ça devient désespéré, son affaire. Mais comme elle s'accroche à ses croyances toutes récentes, elle qui quelques mois plus tôt était encore productrice de musique et héroïnomane, elle refuse tout examen supplémentaire pour célébrer au moins un chabbat avec son mari.
J'adore la solution de Chase. C'est tout à fait lui, ce petit côté romantique et un poil imposteur.



Voilà comment exceptionnellement, ce jour-là, le soleil va se coucher avec quelques heures d'avance, avec la bénédiction de Yonatan, le mari de Roz, qui accepte de jouer le jeu, lui pourtant si attaché à ses coutumes. De toute évidence, il l'est encore plus à sa femme qu'il n'a pourtant rencontré que trois fois avant de l'épouser.

Et puis bien sûr, House le pensif percute.

Mettant Roz debout, il l'empoigne solidement par le côté...

Prouvant ainsi que la malheureuse a un petit souci de rein flottant légèrement décroché par le jeté de chaise. Hum. *ne pas rire*

Renvoyant la patiente à ses radios, il lance un mutin : "You do it both ways, right ?" à cette dinde de Thirteen dont le regard de bête traquée en dit long.

Mais qu'elle est bêêêête !

(Perso, je ne pourrais pas m'empêcher non plus de la faire tourner en bourrique... Ah tu te veux te la jouer mystérieuse ? Té, prends ça, pauvre sotte !)

Pour finir, House décide de se montrer raisonnable. Enfin si on veut.

House : I've decided you could do worse then a female proxy for me.

Gné tout  ?





Wilson : Are you being… self-sacrificing ?
House : I'll sacrifice a lab rat, I'll sacrifice a fly, I'll sacrifice $200 on a mudder at Monmouth Park. I don't sacrifice self. Shabbat shalom, Wilson.
Wilson : Shabbat shalom, House.

Attendez... tout ça pour ça ???
Mais on croit rêver !
De toute façon, on a quand même à faire à deux belles mules.
Ah, tout serait tellement plus simple si c'étaient deux meufs.
Nan ?

En tout cas, je meurs d'impatience de savoir ce que ça va donner, Amber et Wilson. Je les trouve super bien assortis, curieusement. Parole de cutthroat bitch.

Et puis je suis plus que jamais sous le charme de notre héros.

Bon, ça y est ! Fin prête pour la suite ! *se fait craquer les doigts un à un*
Vous n'avez plus qu'à prier pour que le Dark Side soit dispo demain.

 

411 : Frozen

Question : combien House va-t-il laisser passer de femmes belles et intéressantes dans cette saison avant de s'en choper une ? Ca commence à faire beaucoup. Une copine par épisode ou presque.
Cela dit, y a un certain progrès. A 14 000 kilomètres de distance, il baisse quand même son froc devant celle-là.

On a donc une patiente du jour que c'est Mira Sorvino et qu'elle travaille comme psy dans une station de recherches au Pôle Sud. Après avoir sauvé un de ses co-détenus, fauché par une pale d'éolienne dans une grande giclée de sang ("Oh, regarde, le sang y gèle" s'amuse le Dark Side. C'est drôle, un Dark Side.), la voilà qui se tord de douleur dans la neige.

Evidemment, l'hosto le plus proche est genre sur la planète voisine et il paraît qu'il manque quelques doigts aux manchots pour qu'ils puissent opérer correctement. Hop, hop, dépêchons mon House qui n'a rien d'autre à foutre que pleurnicher parce qu'on a coupé le câble dans la chambre de "Coma Guy". Comme il raffole des psys, il est donc ravi de s'en taper une petite tranche pour le déjeuner. Ca nous vaudra cette réplique formidable de Wilson : "Never before has a profession been so decried by someone who needed it so badly."

De manière fort amusante et jouissive, cette lointaine personne se montre d'emblée très spirituelle et l'assaisonne tellement bien qu'à une vitesse qu'on peut qualifier d'ahurissante, son altesse congédie ses domestiques, ne gardant que Foreman pour chasser les mouches avec le grand éventail en plumes d'autruche.
C'est plus commode pour annoncer à la patiente via la webcam que si elle a des petites douleurs, c'est peut-être parce qu'elle a une vie sexuelle débridée.
Que nenni, mon bon House.

House : Let me guess : you're as pure as the driven snow.
Cate : Only if the snow likes to be on top.

Et hop !

Se met donc en place un étonnant duo entre cette patiente exceptionnelle de kaskouyisme et House... qui est comme d'hab, il faut bien le dire. Même si pour une fois, curieusement, il a bien du mal à dissimuler sa fascination pour son cas du jour. Certes, les conditions très roots, ça aide. Et puis le fait qu'elle ait un cran pas possible, ça aide aussi. Voilà comment la voyant s'étrangler de l'autre côté de l'écran, il se met à lui gueuler que son poumon est en train de collapser et qu'il faut qu'elle s'enfonce une bonne grosse seringue là-dedans sinon adieu, madame.

Impressionnant.

Cache ta joie, pépé.

Moralité, tout ça n'a plus grand-chose à voir avec un calcul rénal, comme House le soupçonnait au début. Changement de cap toute, cette fois, on soupçonne un cancer. Ca tombe bien, à part un vague équipement de radio, Cate n'a strictement rien sous la main pour déceler une possible tumeur. Allez hop, à poil tout le monde, et palpation de toute la surface pour être sûr.
Pour rendre la chose plus agréable, House a sorti le pop-corn, les lumières tamisées et Marvin Gaye.
Sauf qu'avant de tomber le haut, le bas et le reste, la dame de ses pensées réclame à faire le tour du propriétaire. Dommage. Fallait pas.

Cate : Do you drink two or three scotches before passing out in front of the TV ?

Uh uh.

Et comme ça n'a pas l'air de le calmer, elle lui demande de se foutre à poil aussi. (Ca valait le coup d'essayer.)

Cate : You'd rather show me your soul than your leg. (Joliiii !)
House : Great, you've got me all figured out. Are you going to try and fix me now ?
Cate : I never said you needed fixing.

Wow... C'est quand même cool quand de temps en temps, il croise quelqu'un qui peut lui rabattre son grand caquet pendant plus de dix secondes. Celle-là a le double mérite d'être à l'autre bout de la Terre. House a donc tout loisir de craquer pour elle. Si elle était dans une chambre de l'hosto, il est fort probable qu'il ne serait même pas encore venu la voir. Hein, Wilson ?

Foreman : He's annoyed by her, doesn't respect her as a doctor, constantly insults her.
Wilson : That's House's version of courtship.
Foreman : Oh, god, he's been wooing me for years !

Wilson appelé à la rescousse, en bon oncologue, et qui va être le témoin de la scandaleuse séance de drague de House à l'égard de sa patiente, obligée de s'enfoncer une grosse aiguille dans le bide pour analyser une grosseur suspecte.

House : You ok ?
Cate : Yeah.

C'est sûr que ça choque. Pas le genre de House de s'enquérir du bien-être de ses patients. En plus, celle-là est bien couillue, juste comme il aime. Et puis elle lui fait de la résistance. Rah, House, il adore. Ca devient donc de plus en plus difficile de nier qu'il est très intéressé.

Comme la meilleure défense, c'est l'attaque, House se met à enquêter vigoureusement sur les belles chemises et les escapades de Wilson. Oui. Wilson fréquente, pas de doute. Et comme il n'a pas l'air disposer à en parler, c'est forcément qu'il y a une couille là-dessous. Alors après l'avoir semé une fois en partant en courant (éventé mais redoutablement efficace), après avoir éludé au maximum, il ne reste plus que les armes de destruction massive.

Wilson : Why am I here ?
House : Because I want to ask you about your girlfriend. I must know who she is, or you'd have told me her name.
Wilson : She doesn't have a name. It's some sort of birth defect.
House : There's only about 12 people we both know (CYLONS !!!). I can't remember five of their names, so we're down to Cuddy, your ex-wives…
Wilson : Your mama.

Il est particulièrement drôle de se rendre compte qu'alors que House tente de remonter la piste de l'amoureuse inconnue, Wilson, lui, commence à fourrer son très long nez dans les petites affaires de coeur de son meilleur copain. C'est quand même un peu chelou. D'autant que Cate s'intéresse aussi à la relation entre House et son Wiwi.

Cate : You are responsible, nice, human. And yet you're House's best friend.
Wilson : Hold there. It makes you think that he's secretly nicer than he seems.
Cate : It makes me think that you're secretly less nice than you seem.

Hé hé hé. Moi, ça fait environ deux saisons que je dis ça. Que Wilson adoooore vivre par procuration les petites méchancetés de House, que c'est sa manière à lui de se dévergonder. Au fond, il tire un plaisir de ouf à la proximité de cet ours mal léché. Ptit vicelard, va !

Wilson : No wonder he likes you.

Eh oui. House l'aime vraiment bien. D'ailleurs, il se retrouve chez lui, avec elle, sans chemise, sans pantalon. Ca, c'est sûr que sa jambe, elle ne la verra pas. Mais quand même.

Et c'est l'occasion de papoter un max. Moi, ça me rappelle ces conversations avec des gens qu'on connaît peu mais qu'on aimerait connaître plus, et durant lesquelles, parfois, on se dit : "Et si ?"

House : Everyone is miserable. It won't change because people don't change.
Cate : You want to believe that because then you're freed for any responsability for your misery.
House : Oh shut up. Getting enough of this with Wilson.
Cate : And yet you keep hanging out with hilm. And from what I hear, you have spent more time with me than with any other patient.

House : Sorry bout that.

Attention, il ne faut pas l'approcher de trop près. Il est farouche, l'animal. Même si la menace est sise à 14 000 kilomètres de ses précieuses petites fesses d'estropié. *soupir*
Entre nous, dans la foulée, la menace n'est pas très en forme. D'ailleurs, la menace tombe dans le coma. Et l'effarouché n'a pas la moindre idée d'où ça peut venir.

Allez hop, on met à contribution la victime éolienne qui va lever son verre à la santé de la malade. Un verre bien rempli de son urine. Une manière comme une autre de déceler un problème de cerveau compressé ou je ne sais quoi. Et comme ce brave garçon ne montre guère de résistance, House intervient.

House : Wait a second. You're in love with her.

Oh yes he is. Cool et pas cool. Cool parce que House sait maintenant qu'il va pouvoir lui faire faire tout ce qu'il veut pour la sauver. Pas cool parce que... ben vous savez, quoi.
Le spectacle continue donc pour notre mauvais sujet qui se régale.

House : Milk, milk, lemonade.

Et lorsqu'il s'avère que le dernier recours pour tenter de la sauver est de lui percer un trou dans le crâne, il récupère toute sa remarquable force de persuasion pour convaincre Roméo que tout ira bien.

House : I am not going yo let you hurt her, ok ? Please. It's her only chance.

Sous les yeux stupéfaits de Foreman qui ne l'a sans doute jamais vu aussi inquiet.

Mais qui se garde bien de la ramener.
C'est ainsi que le prince charmant réveille Blanche Neige après lui avoir fait péter le casque.

Mais on ne sait toujours pas ce qui est à l'origine des symptômes.

Ce qui m'amène tout naturellement à nos petits branlouzes nouvellement embauchés.
Alors ceux-là, on peut dire que par moments, sont pas futés. Les voilà pendant tout l'épisode à tenter de faire revenir le câble dans la chambre du comateux. Alors qu'il aurait été si simple de dire : "Monsieur House, chef, allez vous faire mettre. Amitiés, Riri, Fifi et Loulou."

D'autant que... c'était exactement ce qu'Oncle Picsou attendait. Qu'ils l'envoient péter, nom d'un louis d'or.

(Scène monstrueuse où ce gentil niais de Kutner sort : "I love you" à House. J'en pleure encore de rire... )

Bref, résultat de tout ça, lorsque House envoie bouler Kutner parce qu'il a soi-disant sorti un diagnostic ridicule, notre petit mignon lui sort un superbe et ferme "NON". Et c'est là que House percute qu'effectivement, il n'a pas vu Cate toute nue. Tout niamoureux qu'il est, il l'a laissée garder ses chaussettes pendant... enfin, pendant, quoi.

Sa nouvelle copine n'a en effet rien senti à cause du froid, mais elle s'est cassé un orteil, et toute cette bonne moelle osseuse répandue dans son sang, ça a foutu un bordel monstre.

Reste plus qu'à réduire la fracture, ce dont Roméo s'acquitte avec une facilité déconcertante. Après avoir bu sa pisse et percé un trou dans son crâne, c'est de la rigolade. Avec un peu de chance, lui aussi va pouvoir la voir toute nue.

Mon pauvre House, tu l'as encore une fois dans l'os. Si je puis m'exprimer ainsi.

Mais attention ! Ce n'est pas fini ! House a encore moyen de se faire plaisir avant la fin de la journée. Et ce en suivant Wiwi jusqu'à son mystérieux rencard.

Wilson : Damn, I thought I lost you when I walked backwards through my own footprints in the snow !

Te voilà confondu, Wilson ! Tu es fait comme un rat. Rends-toi.

Wilson : Did you ever considered being happy for me ?
House : Briefly.

Et là, ze méga-claque que je me la serais prise en pleine tête si un de mes gentils lecteurs ne m'avaient pas adorablement spoilée. La copine de Wiwi, c'est...

Uh oh !

Crénom d'une mule. C'est quand même exceptionnel. Pas une seconde de répit, dans cet épisode (si ce n'est les passages avec Cameron, pas trop à son avantage). Passionnant de voir les deux lascars tout excités de constater que l'autre a un coeur ET une possible vie amoureuse. Et surtout, surtout, il faut absolument être aux premières loges pour en être témoin, sinon, c'est pas drôle. On sent encore venir un point d'orgue monstrueux autour de leur relation. Et ce sera dans le prochain épisode, bien sûr.
Drôle d'amitié où l'un et l'autre ne peuvent s'empêcher d'aller regarder d'un petit peu plus près ce qui se passe dans le pantalon de l'autre. Un peu de jalousie, un peu d'envie... c'est vraiment une relation passionnée qui unit ces deux-là, mais surtout, il ne faut pas qu'ils le sachent, alors chuuuut.

(Je précise que passionnée n'est pas forcément synonyme de plumard, hein. En amitié aussi, ça existe... )

A part ça, ah ah ah, je connais quelqu'un qui va avoir refait tout son retard à temps !

 

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