Peux pas m'en empêcher...
Par La Sorcière, mercredi 22 octobre 2008 | Rubrique: House M.D. | 31 commentaires
Et parce que je suis sûre que vous n'avez pas bien vu, là, juste en dessous, LA capture d'écran.
Par La Sorcière, mercredi 22 octobre 2008 | Rubrique: House M.D. | 31 commentaires
Par La Sorcière, dimanche 19 octobre 2008 | Rubrique: House M.D. | 10 commentaires
Effectivement, cet épisode-là, c'était pas l'épisode du siècle. Le patient du jour aurait pu être intéressant. Ca n'est pas le cas. Peut-être parce que l'acteur est un peu en dessous, ou peut-être parce que ça ne nous intéresse pas et puis c'est tout. En fait, j'ai eu l'impression que sa présence ne servait qu'à une chose : emmener Taub jusqu'au bout, lui faire miroiter de jolies choses pour lui faire franchir la barrière qu'il s'est toujours dressée dans son ménage, à savoir ne pas avouer son infidélité à sa femme.
Finalement, le seul aspect de l'histoire qui m'a à peu près divertie, c'est le trio House/Cuddy/Lucas. C'est parfois un peu confus dans le genre "qui manipule qui", mais au final, il suffit de se dire que c'est House qui balade tout le monde, comme d'hab. En sortant vainqueur, il y laisse quelques plumes, ce qui n'est pas inintéressant.
Bref, ce grand pendard, il fait quoi ? Il fait surveiller les Kids. Au secours.
Découvre ainsi avec un plaisir non-dissimulé que la femme de Taub a un compte secret. Maintenant, expliquez-moi comment en moins d'un an, on peut mettre 83 000 dollars de côté à l'insu de son conjoint. Franchement, je serais Taub, je ne m'inquiéterais pas parce que ma femme a un compte caché. Je m'inquiéterais parce qu'elle fait FORCEMENT le trottoir !!! ![]()

J'admire beaucoup Taub qui fait vraiment tout ce qu'il peut pour donner le change face à House, se prendre cette info dans la face sans ciller, lui faire croire qu'il était au courant, tenir le coup toute la journée et en parler à sa femme seulement le soir, en refusant de nourrir le troll boîteux. Chapeau bas. L'ennui c'est que le fameux troll est plus ambitieux que ça et qu'il a au moins deux coup d'avance sur le nain. (Métaphore filée sur les JDR, scusez du peu.) Et qu'il a déjà prévu que Taub allait bientôt tout déballer de ses infidélités à sa femme. Franchement, ça doit être terrible de bosser avec l'oeil de Moscou qui analyse vos moindres faits et gestes et anticipe tout de votre life. Brrr...

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House : Your marriage is like a broken toaster. Bread keeps popping up, you keep calling it toast. Which is weird, because you put your bread in a lot of toasters, and apparently you don't see any difference. It's kind of fascinating.
Alors bon, si on s'intéresse dix secondes à la vie maritale de Taub, on peut s'émouvoir un peu d'apprendre qu'en fait, sa femme voulait lui acheter en douce la super voiture dont il rêvait...

Mais difficile de ne pas se rendre compte que devant l'exemple du patient qui a caché à sa nana qu'il ne vendait plus de tableaux depuis des lustres et qu'il gagnait sa vie en faisant des tests pharmaceutiques avant de tout lui avouer à l'hosto, Taub se prend à rêver lui aussi de renouvellement de voeux amoureux et de grand pardon.


Le fait qu'il y croie, c'est très mignon, mais le "We have to talk" asséné à madame alors qu'elle est en train de lui offrir la caisse, euh...


House avait raison. Encore. Et Taub est très bête. Il a quitté son boulot précédent avec la promesse que personne ne dirait rien à sa femme et là, il avoue ? Presque aussi débile que le patient qui fait trois tests pharmaceutiques en même temps. Tsss. ![]()
Concernant le patient du jour, donc, j'ai RIEN capté. La rapidité avec laquelle House découvre qu'il joue les cobayes est admirable et j'avoue que ça m'a coupé le sifflet pendant de longues secondes. Le coup des tableaux de traviole...

... et les versions bis de Taub et Thirteen, c'était franchement rigolo.

(On peut garder celle-là, dites ?)
En revanche, tout le reste, pas très passionnant. Un peu comme pour House, quoi, qui nous l'a jouée un peu anecdotique, sur ce coup-là.
Brandon : You going to tell Heather ?
House : Couldn't, even if I cared enough to want to.
Voilà, nous, c'est un peu pareil.
Heureusement, il y a Cuddy et ses jolies chaussures pour remonter le niveau. Attention, Lucas a l'air de les aimer beaucoup, ces chaussures.
Lucas : Hey, I like the shoes, by the way.
Cuddy : Thank… you.

House : You don't like her shoes. You like her legs.
Lucas : It sound less creepy if you say shoes.

House : Less creepy, more gay.
Lucas : That's my firm's motto.
Arf. Forcément, quand ça commence comme ça. Et il s'éclate, House, avec son nouveau copain et ses petits gadgets. La facture grimpe à une vitesse supraluminique, mais qu'importe, au moins, il peut faire joujou avec des talkie-walkie super discrets.

Et faire enrager à mort la patronne.

Qu'il met elle aussi sous surveillance, en bon obsessionnel qu'il est. Seulement, malgré la petite leçon de l'épisode précédent, il se croit très malin, le House. Visiblement, il lui faut un petit temps pour comprendre que quand on est aussi futé que Lucas Douglas, on peut aussi avoir son propre agenda. Ca, il parvient à l'anticiper et à l'utiliser, mais jusqu'à un certain point. Au point de l'envoyer faire un peu de gringue à Cuddy avec une soi-disant photo truquée...


Une manoeuvre que la dame retourne habilement en râteau. Sauf que... je la trouve quand même très fleufleurs et sourires, mademoiselle Cuddy.

Uh uh. Alerte. ![]()
Le tout meilleur, c'est quand même de retrouver d'abord Lucas dans le placard de House, pas du tout étonné, d'ailleurs. Ce qui est très très drôle. Ah, tiens, bonjour. Une petite bière ?


(C'est fou comme le courant passe, non ?)
Et puis ensuite de retrouver Lucas au piano... et de voir House choper sa guitare. Rah. C'est bon, pacsez-vous, les gars, vous êtes trop mignons ! ![]()


Le tout sur fond de compète. Après tout, découvrir que House a envoyé Lucas pour checker Cuddy, soit. Découvrir que la photo n'est pas un montage (WHAT ???), soit... mais comme Lucas est futé de soulever que hé, Cuddy n'a même pas daigné réfléchir une seconde à la probabilité que la photo puisse être vraie... ah ouais, quand même. Un point pour lui. D'autant qu'il a également capté que House était intéressé, au fond.
Lucas : You want me to back off ?
House : Would you ?
Lucas : I barely know you.
Arf. Franchement, ça promet. ![]()
Pour en revenir à notre enquête, le coup de la boule de poils qui n'est pas une boule de poils, c'était rigolo. Et la réplique la plus marrante de l'épisode est signée le Schtroumph chirurgien.


Chase : That is why I won't let Cameron buy a cat.
![]()
Quelque part, je soupçonne cet épisode d'avoir été chiant de manière volontaire. Genre, pour ne pas le nommer, Wilson nous manque. Il manque à l'intrigue, il manque à House qui joue les hyperactifs pour oublier, il manque à Cuddy qui ne peut plus compter que sur elle-même pour museler tant bien que mal House, il manque aux Kids en tant que soutien. Bref, il laisse un très grand vide. Et je pense qu'il fallait qu'on le sente et que cet épisode, il est là pour ça.
Priez pour qu'on puisse voir la suite demain avec le Dark Side parce que moi, j'en dors plus.
Par La Sorcière, samedi 18 octobre 2008 | Rubrique: House M.D. | 10 commentaires
Ouais bon allez, je me lance. Je vous préviens, ça fait bien trois semaines que j'ai vu cet épisode, alors je fais tout de mémoire, tant pis si je me plante, je ne vais pas me le refaire une troisième fois, hein ? (Oui, je crois que le fait de voir les épisodes deux fois, une avec le Dark Side et une pour les captures, ça n'arrange pas mon envie de reviewer, en fait... reviewer, c'est comme revoir l'épisode une troisième fois. Et bon, même si c'est House, c'est quand même un peu chiant.)
Enfin. Ca, c'est quand même probablement l'une des intros les plus spectaculaires de la série. Tous ces gens qui s'effondrent purement et simplement, au ralenti, dans des circonstances tellement différentes, foudroyées par on ne sait quoi. Wow.




On tient là l'énigme par excellence. Quatre morts, un malade, une survivante... six personnes qui ont toutes hérité des organes d'un même donneur plusieurs années plus tôt. Et que fait House alors que les Kids commencent à bourdonner d'idées sur l'origine de ces décès et qu'il devrait frétiller de joie face à un tel cas ? Eh bien House gnagnate sur Wilson. Ben voyons.
Wilson qui malgré son absence est doublement présent. D'abord parce que House n'arrête pas de parler de lui, ensuite parce qu'on soupçonne très vite le donneur d'avoir refilé un cancer à tout son monde. Ah ah ah.
Bon, c'est pas tout ça, mais le gars House, il a faim. Et comme il ne peut plus racketter Wilson, il part en safari à la cantoche. Le prédateur avise sa proie, fond dessus de son pas claudicant et avant même que celle-ci ne se soit rendu compte de quelque chose, lui fait payer son propre déjeuner.

(On croit rêver.)
Franchement, rien que de repenser à House en train d'essayer de se faire des amis, je m'esclaffe, je suffoque. C'est à la fois plutôt mimi et complètement flippant, c'est du grand n'importe quoi, c'est du House dans toute sa splendeur. En train d'essayer de s'éclater, de combler le vide de sa vie, on sait pas trop, c'est hilarant. Sans compter la face effarée de la proie qui voudrait bien qu'il choisisse quelqu'un d'autre, quoi.
Dr. O'Shea : Are you checking me out ?
House : You're astute. No.
Dr. O'Shea : How many pills did you just take ?
House : Vicodin, opiods, some B12. Need a little kick in the afternoon. You got a problem with that ? I think I'm falling in love.

![]()
Bref, c'est clair que chaparder la nourriture de ses petits camarades, c'est sympa, mais bon, ça va bien un moment. Il lui faut du plus grand, du plus fantasque, du plus barré. Alors cet abruti-là s'en va louer les services d'un détective privé. Et alors là, moi, je dis bravo. Franchement, il fallait oser. Le Dark Side pourra bien soupirer tout ce qu'il voudra, balancer ce petit fêlé aux yeux transparents dans les pattes de House, c'est brillantissime. Encore bien plus que Vogler et Tritter qui à leur manière étaient eux aussi des sortes de clones de House. Celui-là en est un, mais il a une petite chose en plus : il est joueur. Pas joueur façon pitbull-et-si-on-s'arrachait-quelques-membres, joueur façon jeune fox-terrier un peu azimuté. Il n'y avait que ça pour pouvoir sortir House de sa torpeur. Franchement, terroriser les collègues à la cantine, ça devient vite indigne de son rang.
Bref, j'ai été tellement agréablement surprise par Lucas Douglas que ça m'a séchée sur place. D'où aussi la difficulté à rédiger cette review.
(Et j'en profite pour faire passer un message à tous ceux qui voient toujours d'un mauvais oeil l'arrivée d'un nouveau personnage : ah ah ah.)
Par contre, là où on a un léger problème, c'est qu'il y a toujours surpopulation dans la série. Et que franchement, je n'en ai jamais eu aussi rien à battre de Thirteen et Taub.
Mais bon, oublions-les un instant. Nous sommes dans le monde de House et dans le monde de House, on ne fait jamais les choses directement. Il engage donc son détective privé pour une raison fallacieuse, se trouvant sûrement très malin de procéder ainsi, oubliant au passage qu'il s'agit d'un... détective privé.

Lucas : You want me to check out Wilson. You want to know if he's...
House : How do you know about Wilson ?
Lucas : What do I do for a living ?
House : You're checking me out ? Have I been paying for that ?
Lucas : So far you haven't paid for anything. You want to find out if he's pining. You want to find out if there's something about him that will tell you he's gonna come back. Or something you could use to make him come back.
House : Is there ?
Lucas : No. No there's nothing. Sorry.
Ah. Oh.

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D'ailleurs, si on y regarde de très près, toute la tristesse qui frappe House après la grande sortie de Wilson est super bien dépeinte. Vous l'avez vu, assis tout seul dans le bureau de Wilson ?


Nan, sérieux, le pauvre. Il m'a fait trop de peine.
Alors ouais, c'est clair que c'est super agréable d'avoir quelqu'un à qui en parler... mais si c'est quelqu'un qu'on paye pour ça.
Car oui, cette charogne l'a engagé pour surveiller Wilson. Lui rapporter heure par heure ses activités. En espérant sans doute apprendre que Wilson sanglote tous les soirs en criant son nom. Ben voyons.
Parce que pas du tout. Wilson fréquente Cuddy, discute longuement avec Cameron, téléphone à Foreman... et pas un mot sur lui, House. WHAT ???
Lucas : If I didn't know you, I wouldn't even know you existed. Which is good news. Only two things you ignore : things that aren't important and things you wish weren't important and wishing never works.

Cette tête semble hurler le mot "NEEDINESS". Poor House.
En même temps, c'est vraiment chouette de le voir apprécier les petites répliques de Lucas, son intelligence, sa répartie.
House : How many friends do you have ?
Lucas : Seventeen.
House : Seriously ?
Lucas : No, I knew this conversation was really about you, so I gave you an answer so you could get back to your train of thought.
Et c'est vraiment sympa de le voir se faire un peu balader par quelqu'un à l'esprit aussi vif et tordu que le sien.
Bref, j'ai adoré leurs échanges et l'alchimie qui se dégage de leur duo un peu bancal. C'est très prometteur, comme arc.

Le fait que House semble relativement ouvert au dialogue, que Lucas le perce aussi facilement à jour, c'est très bon signe.
Et puis il se trouve que j'ai également adoré l'intrigue médicale. Il faudra un sacré tout de passe-passe pour parvenir à sauver la patiente borgne, Apple, greffée de la cornée, qui regarde crever le dernier survivant à part elle... mais ses dialogues avec House sont brillants. Et encore une fois, la réponse à l'énigme se trouve dans l'énoncé. Si House l'avait mieux entendue, il aurait sans doute percuté plus vite qu'elle n'est pas une déprimée de la vie mais que sa vue lui joue des tours. Non, le monde n'est pas aussi laid qu'elle semble l'avoir toujours cru.

Apple : I was an architect.
House : You gave up architecture after you could see ?
Apple : The world was ugly. Do you think the world would be any different if your leg was fine ?
House : No.
Apple : You think you'd be any different if your leg was fine ? I mean the doctors told me that my life was gonna be so much better once I could see. I would date, I would dance but... the guys I hated dancing with before I hated dancing with after. My parents were still dead. I was still alone.
House : You're fun !
Apple : You don't seem all that different.
House : I haven't given up.

Mais voilà, House est quand même bien en galère. Sans son Magic-Wiwi dont l'aimable conversation a le don de lui insuffler l'inspiration suffisante pour imaginer le scénario le plus improbable, ben ça vient pas. Et même aller chercher sa révélation dans le bureau vide de Wilson, histoire peut-être de profiter du peu de bon karma qu'il reste à l'intérieur, ça ne suffit pas.
Alors que fait l'abruti ? Eh ben il va harceler Wilson.
House : I need an epiphany.
C'est là qu'il nous sort la phrase la plus improbable possible : "How are you ?" *se pince* *se gifle* *se cogne la tête contre le mur*

Mais d'abord, il se montre jaloux comme pas deux, accusant Wiwi de voir tous les autres sauf lui...

House : You're hanging out with Cameron, talking to Cuddy and Foreman... and not me ?
Limite on serait prêts à être apitoyés. Mais remballez vos larmichettes, il retrouve très vite sa grossièreté légendaire.
Wilson : I have the right to walk away from you, House. There's a world beyond you, you need to realize that. And even if you don't, I'm moving on. The next time you knock, I'm not answering.
House : Nothing yet, keep talking.
![]()
Enfin, il finit enfin par comprendre que ça vient du cerveau de la dame, pollué par des petites cellules piégées appartenant à son donneur de cornée, et après une opération miracle survenue parce que House a entubé tout le monde, il est enfin question qu'elle voie le monde tel qu'il est.
Apple : And now ? Things are gonna be beautiful ?
House : Things will be what they are.


House : How do I look ?
Apple : You look sad.
![]()
Et voilà, c'est ça regarder House. Beaucoup de mélancolie, de frustration et d'exaspération. Du rire, aussi. Et de temps en temps, un petit soupir de ravissement parce que tout se mélange tellement bien.
En tout cas, je suis ravie. Excellent épisode, très agréablement surprise par le détective privé qui apporte une vitalité étonnante à la série et qui a beaucoup de répartie malgré son air de martien un peu à côté de ses pompes. Le côté mal sapé, maladroit avec les filles et mauvais menteur est franchement touchant. Mais un peu flippant. Juste ce qu'il faut.
Et puis chapeau bas à Kutner qui est toujours là pour se prendre LA peau de banane de l'épisode. Et qui parvient à faire exploser un intestin de macchab' à la gueule de Foreman.

Merci, mon mignon, c'était fabuleux ! ![]()
Par La Sorcière, mardi 14 octobre 2008 | Rubrique: House M.D. | 27 commentaires
C'est vrai, ça. Pourquoi je n'ai pas encore reviewé le deuxième épisode de la saison 5, hein ? PÛRKWÂ ???
(Parce que je suis une grosse feignasse doublée d'une workoholic triplée d'une grande timide qui redoute de ne plus être à la hauteur de son adoré doctor.)
Allez, peut-être qu'avec ceci en ligne de mire, ça va me motiver...
Par La Sorcière, vendredi 10 octobre 2008 | Rubrique: House M.D. | 6 commentaires
Pas moins de cinq pages !
Comme je ne suis pas sûre de pouvoir produire une review aujourd'hui (c'est la journée deux en une), je me suis dit que ce serait sympa de poster ça.
Vous pouvez trouver les scans en grand grand ici.



Ca vous fait comme à moi ? Je trouve ça tellement mignon, et tellement tendre et tellement... non vraiment, ces photos m'émeuvent et me font sourire, à la fois. Etant donné ce qu'il se passe en ce moment dans la saison 5, ça réchauffe le coeur.
(Et puis, hem. En fait, le Dark Side ne me contredira pas, je pense. On dirait nous ! Encore !)
Alors, le contenu... Ils ont l'air de très bien s'entendre, les deux gaillards. Et j'avais même lu quelque part que HL se confiait beaucoup à RSL qui m'a l'air d'être un type très à l'écoute. Lire cette interview, franchement, c'est un régal. On a vraiment affaire à deux types qui débordent d'intelligence et d'humour et qui sont extrêmement cultivés (rah). Et qui prennent apparemment beaucoup de plaisir à dialoguer.
Ensuite, je trouve ça chouette qu'on placarde cette relation un peu mutante en couverture d'un magazine à grand tirage, qu'on parle de "Bromance" et de "man crush". Je regrette un peu la phrase où il est question de "straight guys" parce que je pense que c'est hors de propos. Ce n'est pas une question d'homosexualité latente ou refoulée, je pense que c'est une question d'alchimie et de personnalités complémentaires... et de passion amicale, parce que oui, ça existe. Et ça peut certainement être aussi fort et dévastateur qu'un grand amour.
Bref, tout ça pour dire que j'adore que cette série nous offre ça. Cette vision d'une amitié si fusionnelle qu'elle est un peu flippante. Et que finalement, c'est très difficile de mettre des mots dessus.
Par La Sorcière, jeudi 2 octobre 2008 | Rubrique: House M.D. | 12 commentaires
Par La Sorcière, mardi 30 septembre 2008 | Rubrique: House M.D. | 19 commentaires
Par La Sorcière, samedi 27 septembre 2008 | Rubrique: House M.D. | 13 commentaires
Enfin, le voilà ! Vous l'avez attendu ? Et moi donc ! Dix jours que je ne tiens plus, que je trépigne, que je mange mes poings en attendant de pouvoir découvrir les nouvelles aventures du sick bastard et de ses compagnons d'infortune. Pas trop tôt !
Alors... est-ce que par miracle cette méchante gale-là aurait mangé un peu de bisounours pendant l'été ? Est-ce qu'il a profité des vacances pour potasser son petit manuel du parfait gentleman ? Est-ce qu'il est devenu aimable, sensible, caressant ?
Réponse : non, bien sûr ! Ah ah ah, pour sûr qu'on rigolerait moins si c'était le cas.
Notre traîne-la-patte est plus abject que jamais, et on le retrouve exactement à l'endroit où il doit être : en train de squatter la télé d'un comateux dont la main lui sert de porte-gobelet. Bonus-track : il est allé soustraire la console de jeux des petits leucémiques. Ben oui, on voit vraiment pas pourquoi ils auraient besoin de s'égayer sur ce genre de truc, ces sales mouflets tout déplumés. Hem.

C'est là qu'évidemment Cuddy vient le débusquer pour lui dire que non, il n'a pas le droit de s'occuper du cas de cette jeune femme qui a pété un câble parce qu'elle se croyait couverte de fourmis. Pas tant qu'il n'aura pas fait la paix avec Wilson qui revient après deux mois de grand deuil. Il n'en faut pas plus pour que l'affreux décide de se charger de cette affaire. Et comme il trouve que les New Kids sont un peu trop curieux, hop, il nous oute la Thirteen sur sa maladie. Excellent moyen de détourner l'attention générale.

C'est là que se produit LE truc qui va faire de cet épisode un épisode sans House : Wiwi démissionne. Wiwi est venu ranger ses petites affaires et préparer son baluchon. Wiwi s'en va. Et alors là, House, il est pétrifié. Comprend plus ce qui se passe. Comment ça ? Wiwi parti ? A pas possib'.

Eh si.

(Je soupçonne Wilson de très bien savoir la révolution silencieuse qui se passe chez le sick bastard à ce moment précis. J'espère même qu'il en profite tant qu'il peut.
)
Alors, quand on est des Kids, comment on fait pour gérer un House qui est là sans être là, n'écoutant plus rien, trop occupé qu'il est à alimenter son obsession pour la vie privée de James Wilson ? Facile, chacun réagit à sa manière.
Foreman, comme d'habitude, boaf. Il s'en tamponne les amygdales. De toute façon, lui, il est déjà grillé, alors à part faire son boulot et se la boucler...
Taub, lui, nous la joue "Jamais sans mon boss", genre attendons qu'il redescende sur Terre et on verra bien. D'ailleurs, un peu plus tard, face à Cuddy désemparée par l'absence de House...
Taub : What do you want us to do ?
Cuddy : The same thing you'd do if he was here.
Taub : If he was here we’d be asking him what to do.
![]()
Kutner, c'est monsieur Verre-à-moitié-plein. Ce genre de situation, ça le galvanise, ça stimule son imagination déjà bien fertile et il a douze mille idées à la seconde, souvent très bonnes, d'ailleurs.
La Thirteen, elle, se voit déjà calife à la place du calife. Cette ambitieuse madame y trouve l'occasion de montrer de quoi elle est capable. C'est pas parce qu'elle va crever dans une dizaine d'années qu'elle ne peut pas gérer son cas haut la main. Elle va leur montrer, à tous ces pète-roustons, ce qu'elle a dans le calcif.
Evidemment, à peine lancée, la voilà déjà en train de péter plus haut que son cul osseux, ce qui lui vaut un recadrage direct par le patron, justement de passage.

Pendant ce temps, on attend que House coure après Wilson. Qu'il se traîne à ses pieds s'il le faut. Qu'il le retienne, quoi. Allez, à quatre pattes, le boiteux !
Pensez-vous. S'il y a un chemin direct, on peut être sûr que ce ne sera pas celui-là que House ira chercher. Non, le voilà en train d'aller démarcher tout le monde... excepté l'intéressé. Faut-il qu'il soit aux abois pour aller supplier Cameron de parler à Wilson.

Scène impayable, d'ailleurs, où House nous fait une superbe démonstration de sa cruauté gratuite. Un gros, chic chic chic ! Vite, moquons-nous de lui, d'autant qu'il n'a aucun second degré.

Ensuite, c'est auprès de Cuddy qu'il s'en va ramper, cet imbécile-là. Cuddy qui mine de rien est bien plus indulgente envers lui que Cameron, mais qui ne peut pas s'empêcher de s'étonner du manque de culpabilité de House. Certes, il n'est pas coupable de la mort d'Amber, du moins pas directement, mais quand même, il pourrait faire l'effort de se sentir un tout petit peu mal, juste pour la forme.
Cuddy : You really don't feel any sense of guilt ?
Et attention, réponse qui tue.
House : It'd be meaningless.

Wow. Il est bien atteint, quand même. De toutes les réponses, c'est juste la plus mauvaise possible. On te demande pas si ça a un sens, pauvre buse, on cherche à savoir si tu as un coeur !

En tout cas, l'effet de toute cette affaire sur House est incroyable. Oh, il ne travaille plus. Mais en fait, il ne peut plus. Il a bien du mal à penser à autre chose qu'à Wilson, alors ce goujat-là retourne son inefficacité contre Wilson sous la forme d'un chantage. Patiente dans les choux. Moi, je fais plus rien tant que tu défais pas tes valises. Odieux. Exactement ce qu'il ne faut pas faire avec Wiwi, mais bon. Visiblement, le boiteux boite complètement de la tête.
Et ce n'est pas le pauvre "you friendship means more to me than this patient" qui rattrape le coup. Ca reste quand même un affreux caprice, du genre à excéder encore davantage Wilson, à lui donner raison, même.
Et malgré les petites tentatives de Cuddy de les mettre dans une pièce pour qu'ils discutent, rien à faire, c'est kéblo de chez kéblo.

Chose amusante, Cuddy, qu'on pensait voir défendre Wilson, n'hésite pas à lui mettre dans la tête ses torts à lui. Interesting.
Et même Cameron, dont l'expérience la rapproche du pauvre Wiwi endeuillé, lui fait comprendre que ce n'est pas en fuyant que ça arrangera quoi que ce soit.

Cameron : You think the worst is over. And then... six months later you look back and you realize you didn't know what you were doing.
Wilson : Are you saying the pain doesn't go away ?
Cameron : It gets easier. Not in two months. Not in two years. But no, it never really goes away.
Wilson : Being here, this building... I was just in the lounge. I kept staring at Amber's locker.
Cameron : I saw a guy wearing a scarf this morning. The color reminded me of his eyes. We lived 500 miles from here.
Wilson : I have to do something.
Cameron : Then do it. But don't think it's the right choice, because... there isn't one.

Un discours qui tranche nettement avec celui de Foreman qui y va de ses petits conseils, lui aussi. Et qui a un tout petit peu tendance à projeter son propre fantasme sur le départ de Wiwi, si je puis me permettre. ![]()
Foreman : You should leave. House doesn't want to lose his sidekick. Cuddy doesn't want to lose her check on house. No one's talking about what you want.
Wilson : It's not that I want to.
Foreman : Want to, need to. If there's any chance that being away from here will make your life even a little bit easier, do it. That's what everyone else here would do.

Fuis, Wilson ! Pars tant que tu le peux encore ! Moi, je suis foutu, mais je vais essayer de les retenir ! ![]()
Ah, ce brave Foreman, il ne change pas, il m'éclate.
Bon, pendant ce temps, l'infâme Thirteen joue à "miroir mon beau miroir, qui est la plus belle et la plus douée de toutes les gonzesses atteintes de la Chorée de Huntington ?"
Alors que les autres petits branleurs sont en pleine panique, elle se rapproche de sa patiente elle-même mourante mais en pleine crise de rédemption. Et en la convainquant qu'il y a moyen de donner un sens à sa vie même quand on va crever sous peu, elle tente, cette égoïste-là, de se convaincre elle-même, tant bien que mal.


Le pire, c'est qu'elle n'en a rien à taper, de sa patiente. Tant que celle-ci lui renvoie une image favorable d'elle-même, celle d'un médecin doué qui a encore un avenir, tout va bien. Mais lorsqu'il s'avère que son diagnostic est une foirade du début à la fin, ça va beaucoup moins bien. Cette faux-derche ne se réjouirait pas une seconde que sa patiente soit sauvée grâce au génie d'un House de passage. Bien au contraire, elle est vexée comme un pou et cela la terrifie de la voir faire demi-tour et repartir dans son ancienne vie de larbin d'une grande femme d'affaires. Elle n'a pas ce choix. Sa maladie l'isole du reste de la planète et ce n'est pas quelques tours de passe-passe avec une lépreuse dans laquelle elle se retrouve pendant quelques heures qui vont changer la sentence : oui, elle va crever, et ça change tout. Ultime leçon de papa House qui même s'il a la tête ailleurs n'en a pas moins tout suivi de loin.

House : I like you better now that you're dying. (No kidding !)
Thirteen : I was wrong.
House : You took a shot.
Thirteen : She's going back to work for that idiot. It's pathetic. (Bien sûr... elle retourne bosser dans le giron d'une patronne tyrannique... what about you ?)
House : You thought something would change ?
Thirteen : She almost died because of that job. Yeah, I thought...
House : Almost dying changes nothing. Dying changes everything.

On dirait que la communication s'installe, ce que je trouve tout à fait inquiétant. ![]()
Bon, mais après cela, c'est House qui va se manger sa leçon dans les dents. Et oh... que c'est dur. Que j'ai souffert pour lui. Je ne sais pas comment il va pouvoir se remettre de ce que Wilson lui balance dans cette dernière scène. Personnellement, je serais effondrée.
House : I'm sorry. I know I didn't try to kill her. I know I didn't want her hurt. I know it was a freak accident. But I feel like crap, and she's dead because of me. (Un épisode entier pour qu'il en arrive là. Si c'est pas du dernier ridicule... )
Wilson : I don't blame you. I wanted to. I tried to. I must have reviewed Amber's case file 100 times to find a way. But it wasn't your fault.
House : Then we're okay ? (Oooooh... ) I mean, I know you're not, but... maybe I can help. (OOOOOOH !)

Wilson : We're not okay. Amber was never the reason I was leaving. I didn't want to tell you because... because I was trying, like I always do, to protect you. Which is the problem. You spread misery because you can't feel anything else. You manipulate people because you can't handle any kind of real relationship. And I've enabled it. For years. The games, the binges, the middle-of-the-nightphone calls. I should have been on the bus, not... you should have en alone on the bus. If I've learned anything from Amber, it's that I have to take care of myself. We're not friends anymore, House. (Et là, le pire de tout.... ) I'm not sure we ever were.


J'en suis restée aussi sans voix que House, complètement mystifié par ce discours qui n'a rien de haineux, par ailleurs... c'est sans doute ça, le pire. Il ne lui en veut pas, c'est juste qu'il s'en va. Mais en remettant en question toute leur histoire, rien que ça. En ébranlant toutes les bases sur lesquelles House a construit sa vie depuis des années.
Je sens que la suite va être passionnante. Maintenant que Wilson est parti, j'ai bien l'impression qu'on ne va jamais autant entendre parler de lui que dans les prochains épisodes. Et je sens que le flacon de Vicodin va en prendre un sacré coup.

Pauvre House. Il a superbement creusé sa propre tombe, dans cet épisode. Et c'est génial de réaliser que c'est Amber qui les sépare depuis l'au-delà, grâce à l'héritage qu'elle a laissé à Wilson. "I can take care of me. I need you to take care of you."
Il est beaucoup question de reflets, dans cet épisode. Tant que House renvoyait à Wilson une image favorable de lui-même, celle d'un bonhomme serviable, doux, patient, leur amitié était indestructible. Et puis l'image s'est transformée à travers le miroir d'Amber. Aujourd'hui, l'image de Wilson que lui renvoie House lui fait horreur. Et il percute enfin qu'ils n'ont rien à faire ensemble. Ce qu'on se dit depuis le début, d'ailleurs.
Pareil pour Thirteen qui se détourne à une vitesse hallucinante de la patiente avec laquelle elle avait pourtant forgé des liens, au point de lui confier son secret, lorsque celle-ci ne lui renvoie plus le reflet qu'elle voulait voir d'elle-même, pour aller bouder toute seule dans son coin.
Edifiant.
Bon... j'ai trouvé ça très long, je ne vous le cache pas. Difficile de suivre à la fois les errances de House, le deuil de Wilson, la lépreuse, la Thirteen et les Kids tout largués. C'est un épisode dont les coutures craquent de tous côtés et ce n'est pas forcément ce qu'il y a de plus agréable. D'autant qu'il y a vraiment beaucoup, beaucoup de personnages secondaires, maintenant. Mais je pense qu'il va bien relancer la nouvelle saison, si j'en juge par le deuxième épisode que j'ai trouvé excellent. La suite bientôt, donc. ![]()
Par La Sorcière, lundi 8 septembre 2008 | Rubrique: House M.D. | 26 commentaires
Par La Sorcière, samedi 6 septembre 2008 | Rubrique: House M.D. | 14 commentaires
VLAN !

Sublime... Vous pleurez ?