Le blog de La Sorcière
 

103 : Occam's razor

Sacré vieux House. Fascinant personnage, autant qu'insupportable. Et encore, il l'est de moins en moins, insupportable. Disons qu'il le serait s'il se plantait, mais non. Et ce bougre affiche une telle confiance en lui qu'on a juste envie qu'il se penche un peu sur notre cas, à nous.

Quitte à se taper ce genre de discours dans la salle d'attente :

House : "This ray of sunshine is Dr. Lisa Cuddy. Dr. Cuddy runs this whole hospital so unfortunately she's much too busy to deal with you. I am a board-certified diagnostician with a double specialty of infectious disease and nephrology. I'm also the only doctor currently employed at this clinic who's forced to be here against his will. That is true, isn't it ? But not to worry, because for most of you this job could be done by a monkey with a bottle of Motrin. Speaking of which, if you're particularly annoying you may see me reach for this. It's Vicodin - it's mine, you can't have any. And no, I do not have a pain-management problem, I have a pain problem. But who knows - maybe I'm wrong. Maybe I'm too stoned to tell. So, who wants me ? And who would rather wait for one of the other two guys ? Well, I'll be in Exam Room 1 if you change your mind."

Ce que j'adore, c'est une fois que toutes les possibilité ont été passées en revue par les trois cul-terreux et que la santé du patient se dégrade, les séances de réflexion de House. Toujours vachement bien filmées, c'est mon bonbon de l'épisode. Déjà, le bonhomme a quand même un physique particulier. Mais en plus, les attitudes sont super travaillées...

On entend presque tic-tac, là-haut.

Bref, notre patient du jour, un djeunz, encore, étudiant, qui juste après avoir fait tagada-tsoin-tsoin avec sa petite copine (insupportable, comme il se doit), se retrouve chez nos bons amis toub' avec un tas de symptômes qui ne vont pas du tout ensemble.

Histoire de nous mettre à l'aise, on lui fait un prélèvement de moëlle épinière, ce qui fait très mal, sinon, ce ne serait pas drôle.

Nous jetterons un voile pudique sur les beuglements très peu glorieux de votre hôtesse durant cette séquence.

C'est que comme toujours, et c'est une des particularités de cette série, on nous fait vivre la trouille du patient. Regardez les autres séries médicales, on nous tartine des tonnes et des tonnes sur la manière de gérer les cas chez les toubibs, mais rarement on nous fait regarder par les yeux du patients. Au mieux, ceux-ci formulent. Là non, on y est. C'est le cas notamment de cette scène avant que le malade entre en chambre stérile. Anodin, comme ça, le sas de décontamination...

Ca fait froid dans le dos.

Sinon, du côté des pieds-tendres, une scène très rigolote. Le blondinet, là, Chase, il est vachement mimi. Oui, il a une belle gueule, mais c'est surtout ses petites réactions parfois très adolescentes, qui me font marrer. Par exemple, là, sa décomposition avancée au fur et à mesure que Cameron lui explique les risques liés au sexe.

Dr. Cameron : "Sex could kill you. Do you know what the human body goes through when you have sex ? Pupils dilate, arteries constrict, core temperature rises, heart races, blood pressure skyrockets, respiration becomes rapid and shallow, the brain fires bursts of electrical impulse from nowhere to nowhere, and secretions spit out of every gland. And the muscles tense and spasm like you're lifting three times your body weight. It's violent, it's ugly, and it's messy. And if God hadn't made it unbelievably fun, the human race would have died out eons ago. Men are lucky they can only have one orgasm. Do you know women can have an hour-long orgasm ?"

That's sweet !

Finalement, le coup des pilules anti-toux qui en fait n'en étaient pas est excellent.

Sacré House.

Tiens, pour ceux qui comme moi ont aimé "Raisons et Sentiments" avec Emma Thompson, Hugh Grant, Alan Rickman (coeurcoeur) et Kate Winslet, le sieur Laurie y jouait déjà un personnage plutôt taciturne... Si si. Z'allez voir.

 

102 : Paternity

Ce qui est bien, c'est que maintenant, vous allez tout savoir de nos petites rencontres, au Dark Side et à moi !

Alors oui, aujourd'hui, nous nous vîmes. Brièvement at lunch time pour se mater un petit épisode de derrière les fagots.

Comment vous dire ? Ce fut bon.

Gregory House a eu la gentillesse de nous sortir quelques unes de ses petites phrases délicieusement méchantes, il a notamment terrifié une jeune mère, juste comme j'aime.

En fait, ce mec-là, c'est pas bête, non plus, de le dégainer qu'en cas de gros pépin. D'abord parce qu'il terrorise les patients, et que ça, à moins d'avoir à faire à un psychopathe ou autre cinglé, ce n'est pas absolument nécessaire ; ensuite, parce que merde, il a raison, un talent tel que le sien ne devrait pas être gâché à guérir les nez morveux de larves baveuses et rampantes.

Parce que ce qui stupéfie et par là même suscite l'admiration chez cet odieux personnage, c'est son oeil de lynx. Oui, celui-là même.

Cet oeil redoutable qui ne laisse rien passer. Pas le plus petit clignement de paupière suspect, pas le moindre tic nerveux, rien. Ce mec-là, il voit tout, et ça, c'est presque plus flippant que ses petites phrases assassines. Ca, ça en dit long sur la qualité des neurones qui se bousculent là-haut. Il est boîteux de la patte, mais pas de la tête.

Il faut aussi souligner l'excellente facture des intrigues qui prennent la forme de véritables enquêtes. Si Bones enquête sur des cadavres, en fait, House, lui, il enquête sur des corps. En l'occurence, sur le corps d'un gamin de seize ans qui part un peu de la cervelle.

Ces enquêtes, elles sont passionnantes. D'abord, ça fait quand même deux fois de suite que le malade du jour joue très bien (oui, même si je n'aime pas "Veronica", faut bien reconnaître que dans le premier épisode, elle a servi à merveille son rôle de mourante). Mieux encore, aujourd'hui, on a peur avec lui...

Et on a mal avec lui.

(Je ne vous raconte même pas les brâmées que j'ai poussées quand ils lui ont fait la ponction lombaire.)

D'ailleurs, l'enquête, on la suit certes à l'hosto, mais on va même jusqu'à visiter les petites cellules du malade pour trouver le coupable.

Magnifique.

Autre bonne surprise, quand Greg House terrorise une jeune mère qui refuse de vacciner son enfant, outre le côté jubilatoire de la chose...

House : "All natural, no dyes. That's a good business - all-natural children's toys. Those toy companies, they don't arbitrarily mark up their frogs. They don't lie about how much they spend in research and development. The worst a toy company can be accused of is making a really boring frog. Gribbit, gribbit, gribbit. You know another really good business ? Teeny tiny baby coffins. You can get them in frog green or fire engine red. Really. The antibodies in yummy mummy only protect the kid for six months, which is why these companies think they can gouge you. They think that you'll spend whatever they ask to keep your kid alive. Want to change things ? Prove them wrong. A few hundred parents like you decide they'd rather let their kid die then cough up 40 bucks for a vaccination, believe me, prices will drop *really* fast. Gribbit, gribbit, gribbit, gribbit, gribbit."

Et en même temps, la presque compassion qu'il a lorsqu'elle lui demande désespérée ce qu'a sa fille, et qu'il lui répond tout doucement : "A cold."

Bref, finalement, c'est grâce à cette jeune femme qu'il va trouver de quoi souffre le gamin.

Alors, si je ne suis pas une grande fan des fins lacrymales en musique, j'avoue que malgré tout, il y a de quoi faire avec un personnage comme House. Il a beau dire mépriser ses patients, le voilà pourtant, toute casquette dehors, allant voir le patient qu'il a sauvé galoper lors de son match de je-ne-sais-quoi, l'encourageant dans sa moustache à marquer le but libérateur.

Et serrant sa canne de plus belle face à ces jeunes jambes qui courent tant qu'elles peuvent, lui qui ne peut plus que clopiner. Oui mais finalement, ces jambes-là, elles courent grâce à lui. Cébo.

Même quand on aime pas trop les bons sentiments, ben cébokânmême.

Moi j'aime bien beaucoup !

(Vous excuserez ma légère ébriété... Ben quoi, ça faisait longtemps... Et en plus ça me rend bavarde.)

 

101 : Pilot

Ronondidju ! L'homme de ma vie !!! Il est beau, il est intelligent, il est méchant comme une gale, boîteux, ne sourit jamais et il n'aime pas les gens !!! Le parti idéal ! A moi ! A moi ! A moi !

Bon... hum... un peu de tenue, ma bonne Sorcière, on nous regarde.

Bref. Comment dire ? Rah ! Il est subliiime de méchanceté, malpoli, revêche, un vieux machin tout sec comme on n'en fait plus, et pourtant, ça y est, il fait déjà battre mon coeur .

....

....

....

J'déconnnnne ! C'est bon, j'arrête, promis !

(Même si je le pense un peu... )

Super bien filmé, pas chiant, tout de suite beaucoup de caractère. Bref, une série qu'on ne risque pas de confondre avec les autres du genre hospitalier. Malgré le personnage principal absolument imbuvable, c'est bourré de poésie... Je dirais que cet épisode a un seul défaut majeur : Veronica de Prison Break.

C'est elle, le cas du jour. Heureusement, sa proche collègue n'est autre que Tory-la-mal-peignée de BSG, ouf !

Et dans la série "j'le connais, çui-là", avant que Tequila ne se mette à se gratter la tête de perplexité, on va tout de suite faire l'état des lieux. Oui, lui, c'est bien le petit jeune qui se fout en l'air dans le Cercle des Poètes Disparus, je sais, ça nous rajeunit pas...

Et elle, c'est la copine call-girl de Sam dans the West Wing. Voilà, hop, les présentations sont faites, circulez, je vous prie.

Donc, l'histoire, puisqu'il y en a une, c'est que ce monsieur brillant médecin mais misanthrope comme on n'en fait plus, a un peu de retard dans ses consult'. A vrai dire, ça fait une paye qu'il n'en a pas fait, moralité, il a du rattrapage à faire. C'est qu'en fait, il consulte, mais sans aller voir ses patients. Pour ça, il a son équipe de jeunes souffre-douleurs qui font ça très bien.

Première petite phrase quand "Veronica" débarque :

House : "She's gonna die. Boring."

Magnifique !

Je vous préviens d'avance car ça risque de se reproduire : je ris parce que c'est une fiction, hein ? J'aimerais pas trop qu'on me sorte ce genre d'amabilité en débarquant avec une soi-disant tumeur au cerveau dans un hosto quelconque. D'autant qu'il n'en a pas l'air, le père Grego, mais il est aussi capable de se dépouiller les cuisses pour ses patients. Preuve avec cet entretien avec la patiente décidée à rentrer crever chez elle. Oui, même si c'est "Veronica", n'empêche que c'était une super scène.

Rebecca : "I just want to die with a little dignity."
House : "There's no such thing ! Our bodies break down, sometimes when we're 90, sometimes before we're even born, but it always happens and there's never any dignity in it. I don't care if you can walk, see, wipe your own ass. It's always ugly, always. You can live with dignity, we can't die with it."

Et c'est aussi là qu'on apprend que House claudique suite à un infarctus mal diagnostiqué. Ouala.

Enfin. C'est brillant, c'est beau, ça fait mouche, il y a une belle intensité, les cas sont complètement barrés (le gars orange !!!). Et c'est porté par un acteur magistral. On va pas s'gêner pour regarder la suite !

(D'ailleurs, je vous préviens tout de suite : les instances Dark Sidiennes me collent au c'. Je suis obligée de regarder avec elle, et c'est un peu embêtant pour faire des captures d'écran, voyez-vous. C'est que quand elle est là, je ne peux pas travailler comme il faut. Alors si vous trouvez que ça ne va pas assez vite, hop, le bureau des pleurs, c'est à côté. Merciiiii ! )

 

...

 

Je vous annonce officiellement...

... que le pilote de House a été regardé...

 

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19