Le blog de La Sorcière
 

107 : Fidelity

Ok. Donc je pense qu'on doit s'attendre à ce que trois fois sur quatre, on ait à faire à des guests très connus des sériephiles. Parce que j'vais vous dire, moi... Lincoln Burrows/John Doe en guest dans House, ça déchire. J'ai d'ailleurs découvert qu'avec des cheveux et juste avant de passer par la case prison, il était vachement mimi, Dominic Purcell !!!

Détail amusant, comme dans SFU, on s'amuse à nous brouiller un peu les pistes, avec le mort... euh, le patient du jour. On est là, haletants, à attendre que Domi s'effondre. Que dalle, le patient du jour est déjà effondré. A vrai dire, le patient du jour est une patiente, et ça fait trois jours qu'elle roupille. Et Domi, c'est son petit mari.

Générique.

Et pour bien commencer la journée, Gregouille la Fripouille manque de perdre un oeil lors d'une consultation.

House : "Good Lord ! Are those real ???"

Excellent cas clinique du jour. Madame se fait siliconer les miches pour plaire à son mari qui lui, de son côté, assaisonne ses céréales du petit dej' de bétabloquants pour faire baisser sa libido. Plus tordu, tu meurs !

En tout cas, ça aura eu le mérite de faire causer House et Wilson, vu que ce bon docteur se dépêche d'appeler son copain pour lui présenter ce cas fort intriguant ! Mébiensûr.

D'ailleurs, il s'est fait tout beau, Wilson, il a une belle cravate, comme le remarque House, mais celle-ci ne correspond pas à la cravate qu'il porte d'habitude ce jour-là de la semaine. ( )

House : "Wilson's got a giiirlfriiiend !"

Et un peu plus tard, alors que le pauvre Wilson se débat dans des négations qui ne font que l'enfoncer davantage.

House : "So what's her name and when do I get to meet her ?"
Wilson : "There's nobody ! Give it up !"
House : "Your lips say no, but your shoes say yes."
Wilson : "They're French. You can't trust a word they say."

Bref, j'adore ces deux-là. Wilson, c'est mon petit chouchou. Il est adorable. Je soupçonne la proximité du psychopathe au stéthoscope de lui conférer une aura sensiblement trop angélique pour être honnête. D'autant qu'on le sait, Wilson est légèrement marié. Et que si j'ai bien compris le "all your wives" de House, c'est pas tout à fait la première fois. Dans tous les cas, ça m'amuse follement de voir House se faire les dents (ou plutôt les yeux) sur les codes vestimentaires de son meilleur pote qui a la gentillesse d'en rire. C'est ça d'avoir un copain qui voit tout, aussi...

Hop, revenons-en à la patiente du jour. Excellent, une fois de plus.

Maladie du sommeil (un diagnostic bien laborieux pour une patiente qui dort pourtant 18h par jour, comme le fait remarquer notre idole). Problème : cette brave dame n'est jamais allée en Afrique, son mari non plus. Donc, il y en a des deux qui a trompé l'autre et qui a chopé la maladie. Les deux nient. Au final, voyant sa femme s'enfoncer, le malheureux époux est bien obligé de renoncer à la confiance absolue qu'il a en elle et d'accepter qu'elle ait pu le tromper. Sinon elle clamse. Dans les deux cas, il est perdant, le pauvre garçon.

Ca n'a pas l'air d'amuser beaucoup la limace de service, d'ailleurs, ce cas.

Oui, la limace, cette créature un peu molle et pas très rapide qui bave copieusement chaque fois que House traîne sa patte à proximité... C'est là que je commence à m'inquiéter... Bonjour le cirque. Déjà, en voyant House hésiter un poil en allant la voir, frisson d'horreur.

Ce n'est pas franchement dans ses habitude.

Ensuite, la dinde se retourne, paf, elle a chialé... Et meeeerde.

Ensuite, la voilà qui raconte son histoire.... mariée à 21 ans avec un cancéreux qui est mort six mois plus tard. Histoire touchante mais qui coupe grave la chique à House...

On attend la bâche, elle ne vient pas. Merde alors. Evidemment, c'est là que tout s'éclaire. Cameron savait qu'elle épousait un condamné, pourtant, elle l'a fait. Il y a même de fortes chances pour qu'elle l'ait épousé précisément pour cela, si vous voulez mon avis. Comme dit House, c'est un symptome... Sa maladie, c'est de toute évidence qu'elle est follement attirée par les hommes meurtris. CQFD. Moralité, si elle tente la moindre approche avec son mentor, elle va se prendre ça dans la gueule, vitesse grand V. L'affaire est réglée, maintenant qu'il sait ça, House ne pourra jamais croire qu'elle s'intéresse à lui pour autre chose que sa patte folle et sa toxicomanie. Entre nous, ça m'arrange.

Contente malgré tout de constater qu'elle conserve un minimum de répartie.

House : "You can't be that good and well-adjusted."
Cameron : "Why ?"
House : "Because you wind up crying over centrifuges."
Cameron : "Or hating people..."

Enfin tout cela est quand même extrêmement pathétique. Mais intéressant, me souffle Marge. Mais intéressant, certes. L'association est sympa. Mais toutes les relations de House avec ses "kids" sont intéressantes, cela dit. De même que celles qu'il entretient avec Cuddy et Wilson. Cuddy qui me fait mourir de rire quand elle le gronde comme un enfant. C'est de bonne guerre.

Bon, tout est bien qui ne finit pas très bien. Bilan du jour : deux couples qui volent très probablement en éclats. Dont celle du pauvre Domi qui fait ses bagages. House passe madame à la moulinette pour obtenir le nom du monsieur avec lequel elle a fauté...

(J'adore le fait qu'il ne se déplace auprès de ses patients que quand ça devient vraiment plus que critique... )

Bref, on découvre tout à la fin que le fameux gus qui lui a refilé la tsé-tsé, c'est le meilleur pote de son mari, avec lequel il faisait son jogging au début de l'épisode.

Bravoooo !

 

Band from TV

(Merci à mon informatrice ! )

Prenez un docteur, un plombier, un superhéros, un bachelor, un présentateur télé qui raconte son aventure en images, mélangez bien, envoyez-moi tout ça sur scène puis dans un studio, et ça vous donne "Band from TV", un groupe de musiciens amateurs qui doit faire hurler les minettes qui se trémoussent dans la fosse...



Vous aurez bien sûr reconnu notamment Hugh Laurie au piano (c'te classe, ça ne pouvait qu'être lui), Greg Grunberg à la batterie (méga classe itou), et James Denton (Miiiike ! Miiiiike Delfinooooo !) planqué derrière une guitare...

Leur site, c'est ici, et apparemment, ils préparent un deuxième album. Tout est reversé à des oeuvres caritatives...
Messieurs, chapeau bas !
 

Bonté gracieuse !

Pour reprendre à peu de choses près ce que l'intelligente personne qui a mis cette vidéo sur Youtube disait dans son commentaire : quand l'Anglais Hugh Laurie joue le rôle de House l'Américain qui lui-même joue House l'Anglais, c'est la rigolade assurée. Bien sûr, vaut mieux avoir un peu d'oreille, même s'il en fait des tonnes. Extrait de l'épisode 6 de la saison 1 de House.



Only Hugh !
 

Bon...

... comme je suis un peu désoeuvrée et qu'à part aller me spoiler sauvagement, je n'ai plus qu'à attendre que Marge veuille bien daigner cesser toute activité en souffrance histoire qu'on enchaîne, là, bordel-euh, je réfléchis.

Oui, vous aurez remarqué, cette série me fait réfléchir. Visiblement, ça en laisse plus d'un coi puisque sur un blog où jadis, on m'enjoignait avec force "oh" et "ah", de me jeter à corps perdu dans l'aventure House, aujourd'hui, mes dernières reviews sont accueillies par un silence poli... voire embarrassé ?
Enfin bon, peu importe, je m'en vais quand même vous faire part de mon inquiétude. Voilà.
J'ai peur qu'on nous le ramollisse en cours de route, House. J'ai peur que son voyage ne soit celui qui le mènera vers la lumière. PITIE, PAS CAAAAA !
Il est absolument indispensable qu'il reste le fils de pute qu'il est depuis le début !!! Non à la socialisation ! Non au fricotage ! Non à l'amitié ! Enfin, sauf avec Wilson, lui, il a droit à une dérogation.
Il faut qu'il continue à se prendre le chou avec Foreman ! Il faut qu'il continue à se moquer de Chase ! Il faut qu'il continue à martyriser Cameron ! Il faut qu'il continue de croiser le fer avec Cuddy !

Sinon, c'est bien simple, moi, je...

Attention. Je ne suis pas contre découvrir ce qui se cache au fond de sa caverne, bien loin de là. Ne confondons pas.
Et bien sûr, s'il n'y a pas de progression, dans un sens ou dans l'autre, ça ne rime à rien de faire une série sur un personnage. Mais bon. On a déjà vu tant de nazeries, j'imagine qu'il serait tentant d'offrir à House une sorte de rédemption. Déjà, je le trouve parfois presque trop sympa. Enfin disons qu'il l'est quand il faut l'être. Mais attention, je le surveille de près. Au moindre dérapage, je serai prête à bondir ! Non mais alors... On en a pas beaucoup, des gros fumiers comme ça. Il s'agirait de ne pas nous le gâcher, celui-là !

 

106 : The socratic method

Encore un excellent épisode. Cette fois, j'ai vraiment marché du début à la fin. L'émotion était très forte. Il faut dire que le gamin qui joue le fils de la patiente du jour est vraiment extraordinaire. Un rôle de petit martyr au poil, et ce jeune homme relève le défi avec vraiment beaucoup de brio et une grande intelligence d'acteur. C'est assez rare pour être relevé.

Pour commencer, on a droit à une scène d'introduction qui met bien dans l'ambiance. La mère schizo qui fout bien les jetons et le gamin trop tôt responsabilisé.

Hop, une petite embolie pulmonaire pour la calmer. Le genre d'article qui n'intéresse guère notre ami House. Cependant, comme elle est timbrée, il est prêt à faire un effort.

Et hop, Sherlock se met à l'oeuvre. Et outre le fait qu'il finit par lui découvrir un cancer du foie, puis, carrément une maladie rarissime, c'est surtout chez le gamin qu'il détecte un truc pas clair.

Le pauvre petit bout n'a que quinze ans, en fait, il se fait passer pour majeur histoire de pouvoir rester avec sa mère et de s'occuper d'elle correctement. Ca fait quand même beaucoup, pour un petit loulou comme ça.

Adoré le trucage made in House de la tumeur, trop grosse pour être opérée. Qu'à cela ne tienne, un peu d'éthanol là-dedans et voilà ma tumeur d'une taille temporairement beaucoup plus acceptable.

Fameux.

Tiens, puisque je vois cette dinde de Cameron, là, après avoir larmoyé un "Merry Christmas" au doc dans l'épisode précédent, la voilà qui lui souhaite un très dégoulinant "happy birthday" qui a l'air de le réjouir au plus au point.

Mais... mais... voulez-vous bien lâcher, oui ???

Et là, je commence à avoir un petit peu peur, tout de même. Parce que visiblement, repousser les gens, ce n'est pas si automatique que ça, chez House. En l'occurrence, là tout de suite, ça génère meme une certaine réflexion.

Merde. Y aurait-il encore du bon en lui ? A choisir, je préfère me dire que c'est purement lubrique.

Non parce qu'entre nous, c'est tellement plus drôle quand le docteur Cuddy le poursuit jusque dans les toilettes pour lui passer un... hum... savon ?

(Je rirais aussi, à sa place.)

Revenons-en à l'enquête. J'aime quand on confronte House à des cas sur lesquels il peut déployer toutes ses capacités intellectuelles, et pas seulement médicales. Là, donc, il a capté que le gamin était plus jeune qu'il ne le disait. Ensuite, alors que les services sociaux viennent ramasser l'enfant...

(Bien trop intelligent pour lutter contre un système qui est plus fort que lui, scène magnifique... )

... et que House le croise dans le hall, furieux que le toubib l'ait vendu aux services sociaux...

... forcément, House en déduit que la mère n'est pas folle du tout. Il n'a jamais appelé les services sociaux, mais elle, voyant son trop jeune fils empêtré là-dedans, avec elle schizo et maintenant frappée par le cancer, eh bien... un et un font deux...

M'enfin, une telle lucidité paraît bien bizarre à notre ami Greg qui décide de repartir à zéro... J'en profite pour évoquer cette petite scène fabuleuse où appelant les anciens médecins de la fofolle, il se fait passer pour un british histoire de justifier l'heure tardive.

Ce vrai faux accent anglais (à moins qu'il ne soit faussement vrai) est à hurler de rire. C'est vraiment bon de l'entendre larguer (avec une facilité déconcertante) son faux accent américain pour récupérer, l'espace de quelques secondes, son véritable parler.

Grâce aux "Kids" (et surtout à Cameron, qui avait bien besoin de briller quelques secondes), il finit par diagnostiquer chez elle une maladie très rare, la maladie de Wilson. Trop de cuivre là-dedans, qui a tendance à faire des dépôts dans le cerveau, avec les conséquences que l'on imagine. Moi bien connaître car j'ai justement une très bonne amie qui est traitée pour cette maladie. Chez elle, c'était des tremblements incontrôlables.

Bref, soignée, la maman retrouve bientôt toute sa lucidité...

... et surtout son fiston.

On saluera l'élégance de House, qui malgré les mots très durs du gamin dans l'ascenseur, ne révèlera jamais que c'est sa mère qui a appelé les services sociaux, et non lui.

Quitte à se faire passer pour le dernier des fumiers. Il s'en fout, il l'est.

Enfin voilà, un épisode formidable, servi par des acteurs secondaires encore une fois excellents. La dame me disait quelque chose. Normal, elle a joué un petit rôle dans Veronica Mars. Et c'est une des anciennes gloires de Santa Barbara. Elle devait être drôlement jeune, dites donc !

 

Actor's Studio, acte 2



Emma Thompson, donc ?

Quel showman, n'empêche, il est hilarant. En même temps, on sent à quel point il se demande ce qu'il fout là. Je crois qu'il s'étonne tous les jours du succès de sa série. J'ai lu dans un papier qu'au début, il pensait que House ne tiendrait pas un mois à l'écran. Je crois aussi qu'il ne supporte pas de se voir à l'écran. Personnalité trouble et intéressante, que celle de ce monsieur. Pas étonnant que ce soit lui qu'on ait choisi pour incarner ce névrosé en blouse blanche. Enfin, façon de parler puisqu'il n'en porte jamais.

(Je dois avouer que parfois, l'humour anglais en vient quand même à me dépasser... très légèrement... sur les bords... oh, pas souvent... mais parfois... Cela dit, on dirait que ça fait le même effet à Mr Laurie... )
 

Quand Hugh Laurie rencontre James Lipton...

Allons, allons, ne faites pas semblant de ne pas connaître l'Actor's Studio. Car oui, Hugh Laurie y est passé, comme beaucoup des plus grands...



Ca, c'est la première partie. On y apprend des choses sympas. Aussi étonnant que ça puisse paraître, le sire Hugh est le benjamin d'une fratrie de quatre (voilà qui devrait plaire à quelqu'un que je connais). Et son papa est... docteur !

Et avec ça, il a fréquenté Eton... Ze school de chez school chez nos amis rosbeefs. Bé dis donc.

A part ça, il m'a fait pleurer de rire avec ses mimiques, son accent, son "homo-erotic anthem". Attention, humour très british inside.

(La suite plus tard... )

(Oui, je sais, je dis toujours ça... )
 

105 : Damned if you do

(La deux millième officielle, c'est celle-ci... Les caprices de Dotclear... ;) )

Eh ben, mes amis, dites-moi... si ça ce n'est pas de la grande série, je me demande bien ce que c'est.

Alors oui, il y a la version "fastoche", accessible à tous : House, il tâcle, et nous on rigole parce qu'on est tous un peu méchants (à divers degrés), au fond de nous, et qu'on aimerait bien, parfois, l'ouvrir aussi grande que lui.

Et il y a la version "enhanced" : finesse des scénars, seconds rôles de folie, petits moments de grâce, réalisation exquise, et tout ce qui n'est pas dit et qu'on peut comprendre si on y prête attention. Bref, une série qui a surtout un mérite : celui de pouvoir être regardée de manière à la fois "épisodique" pour ceux qui souffrent d'un déficit d'attention, ou comme une histoire quand on regarde de plus près certains trucs.

Le pied total, quoi.

Cerise sur le gâtal, c'est Nowaiiil !

Enfin, House, à Nowail, ce serait plus l'affreux Scrooge qu'autre chose...

Oui, c'est bien triste...

Non, mais il est désarmant, quoi !
Ca ne doit pas être facile de garder sérieux et professionalisme face à un tel énergumène. Mine de rien, les deux qui le gèrent encore le mieux, c'est Wilson (chapeau bas, être pote avec un tel requin-marteau, ça relève du funambulisme) et Cuddy. J'y reviendrai.

Et double chprout de chantilly sur la cerise, aujourd'hui, ze patiente, c'est... je vous le donne en mille... si, si... Roulietta de Lost ! Déguisée en nonne !!!

Irk, irk, irk !

Et là, l'improbable se produit. La plantade. La panique. Arrêt cardiaque. Alors que la meuf est venue pour une allergie.
Faut bien le dire, voir House paniquer (toutes proportions gardées) face à une urgence, c'est trop bon.

Erreur ou pas erreur ? C'est justement toute la question de l'épisode. Il y a ceux qui n'y croient pas une seconde.

(Pauvre enfant... )

Et ceux qui se régalent...

Et aussi ceux qui se régalent de voir ceux-là s'en régaler.

Non mais, sérieux, peut-on trouver plus tordu ??? C'est excellent, cela !

Les réactions des "Kids" sont vraiment géniales. Chase, toujours assez cavalier, se marre tranquillement quand le boss fait son cirque, Foreman, c'est l'exaspération, voire la dénonciation, Cameron, pour finir, lâcherait bien un petit rire haut perché mais s'accroche à ce qui lui reste de dignité et parvient à se retenir. Edifiant. Ca nous fait une dynamique de folaïe !

Cinq épisodes seulement, et pourtant, on commence à sérieusement avoir du background concernant nos "Kids".

Chase, d'abord.

Chase : "I hate nuns."
House : "Who doesn't ?"

On apprendra pourtant que le blondinet de service fut séminariste. Ce qui n'est guère étonnant vu le vieil air d'Aramis qu'il se traîne. (Non, ça j'en suis contente, c'est une des premières choses qui m'est venu à l'idée quand j'ai commencé à remarquer qu'il existait.)

Foreman, donc, c'est fascinant sa relation avec House. Lui, il va à l'affrontement. Il en faut bien un, me direz-vous. Ben Foreman, il y va. Un poil de mépris, probablement une bonne dose de rivalité, et de l'ambition. Il se montre vachement dur face au boss, qui en a vu d'autres, et que ça semble pas mal amuser.

Et enfin la désolante Allison Cameron. Jizeusse, woman ! Don't you have any self-respect ???

(Lookatmelookatmelookatmelookatme )

C'est donc dans cet épisode que m'a frappée la sinistre vérité, même si le "you can be a real bastard" de la dernière fois m'avais paru un poil mélodramatique. La pauvre Allison est bel et bien énamourée du Dr House. Telle votre Sorcière, 13 ans, soupirant après son prof de latin, grand requin-marteau devant l'éternel, lui aussi.
Certes, il a un charisme tout draculien et c'est dur, en tant que femme, de résister à de tels vampires, mais bon, y a réac et réac. Cuddy, elle, a une réaction de gonzesse qui en a. Elle détourne, elle renvoie, elle joue le jeu à fond. Cameron, elle, c'est la groupie, le youki de base, puppy eyes included, la meuf qui fait pitié, et qui en arrive même à lui faire pitié. Ca me rend malade. Le pire, c'est que sur une faiblesse, ça pourrait marcher. Je veux dire, on a tous nos moments de faiblesse, House aussi. Méfiance, donc. Pour le moment en tout cas, le pathétique de la chose me met mal à l'aise. Le "merry christmas" désespéré, le petit cadeau qu'il est bien obligé de prendre parce que sinon, c'est sûr, elle va fondre en larmes... Brrrr...

Voilà pour les "Kids".
C'est qu'on a aussi Wilson. Ah, Wilson. Wilson, c'est autre chose. C'est une des premières choses qui m'a interpellée au début de la série. L'étrange amitié qui lie ces deux gaillards. D'un côté, le rugueux House, de l'autre, le doux Wilson. Si ce n'était les quelques échanges qu'il a avec le reste des médecins, on croirait presque qu'il est l'ami imaginaire de House, une apparition bienfaisante due aux petites pilules qu'il croque comme si c'était des tic-tac.

Bref, c'est sûrement la plus chouette relation de la série. J'adorerais savoir comment ils en sont venus à devenir amis.

Parce que mine de rien, Wilson, c'est quand même le seul en compagnie duquel House rit. Le choc, je vous dis pas.

Me love Wilson. Et puis c'est con, mais chaque fois que je le vois, je repense au Cercle des Poètes Disparus. Non que j'ai adoré ce film, très potable au demeurant, mais lui, il était quand même bouleversant. En plus, il a tellement gardé la même gueule, la même voix...

Bon, puisque j'en suis à écrire un roman, je continue sur ma lancée. Attention, ça va devenir un peu nawak...
Quand j'étais ado, j'ai développé beaucoup de tendresse pour deux personnages de fiction : Arsène Lupin et Sherlock Holmes. Parlons un peu du deuxième. Un machin un peu déglingué, toxico, obsessionnel... en revoyant cet épisode en avance rapide pour faire mes caps, je suis tombée en arrêt là-dessus.

Ca, c'est du Sherlock Holmes. C'est purement une attitude holmesienne. Et là, j'ai tout compris.

Holmes : House
Wilson : Watson

Les pilules, la cocaïne... Le piano de House, le violon de Holmes... En fouillant plus avant histoire d'étayer mon flash, j'ai bel et bien eu la confirmation que c'était parfaitement voulu. House, c'est le Holmes de l'hosto. Clin d'oeil suprême, le numéro de l'appart de House c'est le 221... Holmes habite au 221, Baker Street.

Vous imaginez ma joie en découvrant tout ça. S'il manquait encore un truc pour me faire basculer définitivement, cette fois, c'est bon !

Pour en revenir à l'enquête du jour... et parce que décidément, cet épisode m'évoque des choses... Lorsqu'on dévoile un petit pan du passé de la soeur Augustine (oh my god), le tatouage, j'ai pensé à cette histoire que j'ai entendue il y a très très longtemps, dans un pays très très lointain et où les gens n'ont pas eu, pendant longtemps, le droit de pratiquer leur religion. Un ami, infirmier, nous avait raconté dans son patois local, la crise de rire lorsqu'ayant ramassé dans la rue une bonne soeur évanouie, il avait découvert grâce à une radio que celle-ci était équipée d'un stérilet.

Je n'ai pas osé moufter, mais j'y ai pensé, oh, très très fort !

Alors forcément, lorsqu'on découvre que la soeur est en fait allergique au cuivre et que...

Comment dire... ?

Enfin voilà. C'est probablement la note la plus désordonnée de toute l'histoire de ce blog, mais au moins, j'y ai jeté toutes mes pensées du jour. Après cette diarrhée verbale, je devrais pouvoir reprendre le cours de mes reviews un peu plus normalement.

Il y aurait évidemment eu encore beaucoup de choses à dire de cet épisode, notamment la superbe scène entre la bonne soeur et House dans la chapelle, mais enfin, je vais y passer la journée, si ça continue.

Alors je vais finir là-dessus...

(J'ajoute que le premier qui spoile quoique ce soit se prend une savate virtuelle dans la gueule.)

 

104 : Maternity

Bon, clairement, j'ai moins aimé cet épisode que les trois premiers. Deux raisons à cela :

- La première : les bébés. Moi, les bébés malades, ça me terrorise. Déjà, ce côté "feuille vierge" des nouveaux-nés, je sais pas, ça me fait tout bizarre. J'imagine que c'est pour ça qu'on se dépêche de leur chercher des ressemblances avec le papa, la maman ou le facteur... Toujours est-il que les bébés que je ne connais pas, moi, ça me fait un drôle d'effet. Alors multipliez-moi les zooms sur ces bébés lambda à peine sortis du four et vous vous retrouvez avec une sorcière qui flippe limite sa race.

Non, je ne suis pas cinglée, je suis sûre qu'il y a plein de gens que ça fait flipper aussi. Les bébés malades, les hôpitaux de bébés, ne serait-ce que ces couvertures rayées, là, moi ça me fait baliser !!! Brrrrr...

Du coup, quand ces bébés se mettent à devenir tout raides et tout livides, comment dire ? Mon malaise s'accroît, et c'est pas parce que ça me fait de la peine dans mon coeur de pierre. Non, à vrai dire, ça ne me fait pas grand-chose, c'est de la fiction, ça me fait juste chier, en fait.

- Deuxième raison : elle, là.

C'est bon, elle me gonfle. C'est une incapable, faut juste pas la laisser traîner près de la maternité, elle est nulle. Nulle de chez nulle. Peut-être bonne dans plein d'autres domaines, mais là, non. Sa flippe est hors de propos.

House a bien raison d'appuyer là où ça semble faire mal, quitte à se prendre un "You can be a real bastard" dans les dents.

Il ne doit pas être à ça près.

Le pire, c'est qu'au fond, on n'a même pas la confirmation qu'elle a oui ou non perdu un bébé.

Bref. Heureusement, pour nous détendre un peu, on a House.
J'adore la manière qu'il a d'annoncer à ses patientes qu'elles sont enceintes.

House : "You have a parasite."

Jill : "Can you do anything about it ?"
House : "Only for about a month or so. After that it becomes illegal to remove, except in a couple of states."
Jill : "Illegal ?"
House : "Don't worry. Many women learn to embrace this parasite. They name it, dress it up in tiny clothes, arrange playdates with other parasites..."

Sinon, pour en revenir aux sick babies, le truc marrant, c'est quand même que l'origine de l'épidémie tueuse, c'est la gentille dame aux nounours.

Oeil de lynx a tout vu !

Bon, elle rentre quand, la vioque* ? Je veux voir la suite, moi !

(*J'en profite que je peux encore l'appeler comme ça, dans deux mois c'est foutu !)

 

Hugh Laurie dans "Raisons et sentiments"

Pétard de chien, il me faisait déjà mourir de rire il y a plus de dix ans. J'adore. Et avec Imelda Staunton à côté, forcément... (Attention, il y a la fin du film, dans cette compil'.)



Mrs Palmer : "I cannot believe it !"
Mr Palmer : "Try."



Bref, Hugh Laurie version british, c'est... Fiou... Bonnard !

(Pour l'anecdote, j'avais découvert Alan Rickman dans ce film... *soupir* Et je rigolais tellement chaque fois que quelqu'un prononçait le nom de Willoughby qu'on m'a appelée comme ça pendant des années. "C'était qui, au téléphone ?" "Oh, c'était Willoughby, elle voulait savoir si on va toujours au cinoche, ce soir." Arf !)
 

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