Le blog de La Sorcière
 

113 : Cursed

Tiens, un peu de lumière concernant le très mignon (et néanmoins féroce) Dr Chase, pour changer. Une chose qui ne change pas, en revanche, c'est que je le trouve toujours aussi ptit con !
Mais ça, c'est peut-être parce que je viens de voir un épisode où il plante délibérément un fameux poignard dans le dos de House. Grrrr.

Patient du jour, pour commencer : Gabe, un gamin de douze ans qui se casse la gueule dans une vieille maison squattée par des ados qui boivent des bières et fument des clopes.

Avant de faire une petite partie de Ouija de laquelle le pauvre Gabe va ressortir en se croyant condamné à mort.

Le parallèle entre Chase et le gamin s'établit assez rapidement. Tous deux sont des enfants de divorcés. Forcément, certains liens se créent.

Ah, que la surprise aurait été succulente si je n'avais pas vu dès le début le nom de Patrick Bauchau s'afficher. Parce que ça aussi, c'est du guest de malade. Le vieux Sydney du Caméléon, devenu plus tard l'infâme aveugle de Carnivale. Mazette. Le plus drôle avec cette arsouille-là, c'est qu'il est capable d'imiter les accents les plus farfelus. Là, si j'ai bien entendu House, c'est celui d'un Tchèque qui a vécu trente ans en Australie. Qui dit mieux ???

Les retrouvailles entre le papa et le fiston sont plutôt glaciales.

Le tout sous le regard d'un House qui est aux anges.

House : You're Chase's dad. It's hard to miss, with the big hug and how glad he was to see you.

Une enquête. Comme c'est cool. Il va donc tout faire pour découvrir pourquoi le père et le fils sont tellement en froid. Pour le plus grand plaisir de Chase junior.

Chase : How would you feel if I interfered in your personal life ?
House : I'd hate it. That's why I cleverly don't have a personal life.

On va donc apprendre que papa Chase a légèrement mis les voiles quand Robert (ouarf ouarf ouarf, le prénom qui lui va juste trop pas !) avait quinze ans, le laissant avec une mère sombrant dans l'alcoolisme et qui décèdera quelques années plus tard. Pas tout rose, pour notre gueule d'ange, donc.

Qui plus est, House prend un malin plaisir à faire bosser ensemble les deux générations de Chase, puisque pôpa est également médecin.

C'est comme ça qu'il découvre que Chase senior est sur le point de mourir d'un cancer du poumon et que s'il est là, c'est pour voir son fils une dernière fois, et aussi pour consulter le Dr Watson (je vous jure qu'il le dit, c'est très drôle !). Bref, il y aura tout de même réconciliation, mais Chase laisse partir son père sans savoir que celui-ci n'a plus que trois mois à vivre. Cela promet donc quelques répercussions sympathiques pour la fin de saison ou la saison 2.

Notre petit Gabe, lui, n'est pas maudit mais pas loin. En effet, son petit papa lui a rapporté d'Asie une maladie vraiment ballotte : la lèpre. Et outre ça, vraiment pas de bol, il a également chopé l'anthrax !
Enfin, cela les aura bien fait tourner en bourrique, nos toubibs. Néanmoins, en secouant le père bien fort, il aura réussi à lui faire avouer ses petites bêtises indiennes.

 

Il était tellement mimi...

Roh, non mais regardez-moi ça comme c'est choupinet...

Robert Sean Leonard avait vingt ans et il jouait dans le "Cercle des poètes disparus". Il a bien grandi, depuis, notre petit Wilson... Coquinou.

Paraît qu'il est encore très pote avec Ethan Hawke, qui jouait avec lui dans le film...

 

Hugh Laurie et Bernard Pivot...

Enfin presque ! Entretien avec James Lipton, acte III !



Ca fait beaucoup si je répète une fois de plus que ce mec me fait mourir de rire ?

Lipton : "What turns you on ?"
Laurie : "Eye contact."
Lipton : "What turns you off ?"
Laurie : "Financial advice."

Et enfin, l'acte IV :



Où on apprend que de l'avis de Mister Laurie, si House continue assez longtemps, il y a de fortes chances pour qu'il se les tape toutes (Cuddy et Cameron) et peut-être même Wilson !
 

Effet secondaire indésirable...

Malgré la jubilation qu'entraîne le visionnage de cette série formidable, il faut bien avouer qu'il existe un effet secondaire vraiment pas drôle, surtout quand vous avez une petite tendance à l'hypocondrie (doux euphémisme en ce qui me concerne). Non, je ne parle pas de mes beuglantes chaque fois qu'une aiguille est enfoncée dans un patient...
Non, ce symptôme déplaisant, c'est plutôt d'un seul coup l'impression de couver toutes les pathologies les plus farfelues de la Terre, mit images 3D.
Exemple hier : en visite de courtoisie dans ma cuisine (ce qui m'arrive environ une fois toutes les trois semaines), la proximité d'un couteau a manqué de me faire perdre mon pouce. Après donc avoir frisé l'amputation, et voyant la chose goutter copieusement sur le carrelage, j'ai soudain eu un flash : celui de toutes les bactéries exotiques en train de se lancer à l'assaut de la plaie béante. Des machins avec des piquants d'une sinistre couleur...
A l'heure qu'il est, j'attends que ma maladie se déclare...

Plus de point de côté sans envisager un parasite posté quelque part dans mon organisme, plus d'indigestion sans penser à la tumeur, plus de petit pincement musculaire sans voir clignoter le mot "embolie"...
Pour dire, hier soir, je me suis tapé un flip' sans nom après avoir retiré mes lentilles : je voyais flou !!!
A minuit passé, j'ai donc cavalé, éplorée, jusqu'au miroir de la salle de bain, en pensant déjà à la greffe de cornée qui allait, à n'en pas douter, s'avérer indispensable...
Jusqu'à ce que je percute. Tu es myope, ma pauvre Sorcière. MYOPE !

Maintenant, je comprends pourquoi à la base, je déteste les séries hospitalières. Alors une gratinée comme ça...

Ptain, c'est grave, docteur ?

 

112 : Sports medicine

(Attention, poussée girlie et délire de possessivité sur des personnages de fiction inside. Je préviens, pour les âmes sensibles. Maiky, le guest de ouf, c'est dans l'épisode suivant.)

Il en a encore, des choses à raconter, Herr Doktor !

Et moi je dis : qu'il continue donc à nous balancer des guests aussi mimis tout plein, je suis pour !!!

Scott Foley !

Ahum !

Bref, Scott Foley, donc.

Pas le temps de s'en remettre, les choses se précipitent. Oui, cette intro est de celles qui vous laissent au générique avec votre mâchoire lamentablement écrasée au sol. Dans ce cas-là, vous avez 31 secondes pour la ramasser le temps que l'épisode démarre vraiment.

Car ze ultime guest is in ze place. Bryan Singer, mes zamis, LE Bryan Singer, fait une courte apparition au début de l'épisode. Prosternez-vous devant votre Dieu.

(Dommage, toujours pas de Wolvie dans le coin. Ca devient lourd, tout de même, même pour Bryan Singer.)

Et comme si ce n'était encore pas assez, paf, un coup blonde, un coup brune, qu'importe, on reconnaît sa frimousse et elle joue vachement mieux que Katie Holmes (pas encore aussi bien que Michelle Williams, mais il y a de l'idée) : la troisième larronne de Dawson, anciennement copine de Hodgy dans Bones... si je vous le dis !

Et à côté, je sais que les apparences peuvent être trompeuses alors je vous le confirme tout de suite : non, ce n'est pas Guy Roux. J'ai vérifié.

Bref. Je ne vais pas mettre de caps parce que moi-même j'ai failli défunter devant cette scène... Lors d'un lancer pour la pub anti-drogue qu'il tourne, Scott ( ) se casse le bras... genre rupture totale du nonosse, avec gros craquement, hurlement et bras tout mou qui pendouille avec plus de nonosse pour le tenir. Je peux vous dire que dans ces cas-là, moi, je perds toute dignité. Les voisins doivent croire qu'on égorge quelqu'un, dans cette maison.

(J'ai paumé la moitié de mes caps, on va faire comme si ce n'était pas le cas, si vous êtes bien d'accord.)

Donc ce charmant garçon, ancien toxico repenti et grand joueur de base-ball intéresse bien vite notre copain House, lui-même grand fan. Pendant ce temps-là, attention, grande nouvelle : Foreman fréquente. Nous avons des preuves. Forcément, avant même que celui-ci n'ait dit un mot, House est déjà sur le coup, à renifler le moindre indice, ce qui fait bien marrer les deux autres, ravis sans doute que le boss s'amuse à casser quelqu'un d'autre que leur pomme.

Heureusement, tout fan qu'il est, House n'en oublie pas d'être extrêmement désagréable avec le sportif souffrant qu'il accuse d'entrée d'avoir pris des anabolisants, ce que l'autre nie farouchement. Du coup, arrachant le drap devant tout le monde :

House : Your lips says no, your prunes say yes.

Quel enfoiré.

Bon, oublions quelques instants Scott Foley (oui, je sais, c'est difficile). Voilà que d'un coup, Wilson nous fait des cachotteries. Oui. House a dégoté des billets pour le grand Monster Truck Jam (ne me demandez pas ce que c'est), des billets qui lui ont coûté un rein, ou presque, et voilà que Wilson tord le nez que ça tombe mal, qu'il a un séminaire d'oncologie, et tout ça. Vexé comme un pou, House se promet d'inviter un autre ami, ce qui fait bien rigoler Wilson, même s'il ferait mieux de ne pas la ramener.

C'est là que l'impensable se produit. D'abord, House apprend que Wilson a annulé son intervention au séminaire d'oncologie, ce qui virtuellement fait de lui un homme libre, mais ne l'a pas empêché de refuser l'offre alléchante de son meilleur pote. Puis... non mais on croit rêver... ce con de toubib prend son air le plus détaché pour demander à la limace si ça l'intéresse !

Tiens, d'ailleurs ça me rappelle cette conversation tordante entre les trois loupiots, avec les deux gars qui déconnent à mort sur la vie sexuelle de House, et Cameron qui joue sa choquée... Foreman genre "yeah, like he's having sex"...

Chase : He makes looooove !

Ptits cons !

Pour en revenir aux mystères de Wilson, attention, info à inscrire au marqueur indélébile : il dîne avec l'ex de House ! Ouh, ça jette un vieux froid ! Effectivement, autant que House aille regonfler sa virilité auprès de Cameron, parce que la nouvelle semble lui faire l'effet d'un gros coup de tatane dans les parties.
Donc oui, House vécut un jour avec une femme. Une Stacy. Je la déteste déjà.

Pour en revenir à notre mort du jour, ça devient intéressant.

Vla-t'y pas qu'il a besoin d'un rein, ce brave garçon... Du coup, sa petite femme est prête à lui refiler un des siens, après avoir fait une scène superbe dans le bureau de House pour défendre son mari chéri.

Comme au fond, House n'est pas mauvais bougre, avant de lancer la procédure, il tient à l'informer qu'elle est enceinte.

Et que du coup, c'est un peu soit le rein, soit le bébé.

Gloups.

Dans la foulée, House découvre que le mari tente (bouhouhouh, c'est beau) de se suicider pour épargner à sa femme un choix pareil, étant donné qu'elle, c'est plutôt kill the baby... Dans une étreinte que nous allons qualifier d'"arrosée" (puisque le sportif très fâché à renversé la quasi intégralité de sa petite poche de pipi sur son tendre toubib), House découvre qu'en fait, les deux époux sont tous les deux empoisonnés au cadmium.

Pour preuve : la demoiselle a perdu l'odorat et elle ne sent pas du tout le fumet qui émane du fut de House.

Verdict : la fumette ! Elle a arrêté, pas lui... Alors que pendant tout l'épisode, elle l'a défendu comme une tigresse. Quelle déception.

Hank : "Please. I'll stop everything, I'll go to meetings every day ! Lola..."
Lola : "Twice a day."

Un peu de tendresse dans ce monde de brutes, bordel !

Allez hop, d'ailleurs, distribution générale !

Et...

House ! C'est elle ou moi !

(De la barbe à papa... et pourquoi pas un dîner aux chandelles, tant qu'on y est Pourquoi pas Venise )

 

La vidéo qui va changer votre vie...

Hello, sick people !

Vous n'avez jamais regardé House ? A vrai dire, vous trouvez ça naze d'avance ? Vous détestez les séries hospitalières ? Cette vidéo est faite pour vous, pour un peu que vous compreniez vaguement l'anglais.
C'est LA vidéo qui va vous donner envie de regarder House. (Des petits spoilers, hors contexte, ça ne veut pas dire grand-chose. En tout cas, malgré mon oeil de lynx, à part deux personnes dont j'attends l'arrivée, la moto et un truc qui m'a fait bondir, voilà, quoi. Si ce n'est que ça va être fabuleux !)



(Merci à la personne qui me l'a conseillée... Ca m'a totalement éclatée, mais mon fauteuil de bureau, lui, ne s'en remettra jamais.)
 

111 : Detox

Mon bon Gregory, à nous deux.
Allongez-vous donc confortablement et racontez-moi tout sur cette vilaine papatte.

Je peux vous dire que cet épisode sur la patte, je l'attends, oh, fermement. Car je sais qu'il existe ! Les sources Dark Sidiennes n'ont pas pu me le cacher !

Enfin bon, cet épisode-ci n'est point celui de la patte, hélas. Il n'empêche qu'il n'en est pas moins FA-BU-LEUX. Car nous découvrons enfin un House sans ses petites pilules miracle. Déjà, au début de l'épisode, on le trouve en train de taper nerveusement de la patte (la bonne) à la pharmacie de l'hosto, ne pouvant tolérer que sa commande ait une heure de retard. Il est donc prêt à retourner tout l'établissement, limite à détrousser les patients. Jusqu'à trouver enfin les pilules libératrices.

Le tout sous le regard un peu inquiet de Cuddy qui vient ensuite le narguer en lui disant qu'il ne peut pas tenir une semaine sans médoc.

(Faut dire que, info précieuse à noter dans mes tablettes, House aurait légèrement doublé la dose depuis son arrivée dans cet hosto. Ce qui implique donc qu'il est arrivé après la patte, et que Cuddy l'a pris malgré la toxicomanie.)

Elle lui propose donc un marché : une semaine sans codéine contre un mois sans consult'. Plutôt alléchant pour un médecin qui déteste les patients. Marché conclu.

Au fil de l'épisode, on assiste donc à la lente et douloureuse décomposition du pauvre Greg qui, en plus de sa patte qui doit au bout de quelques heures commencer à lui faire un mal atroce...

... passe de toute évidence ensuite par les affres de la désintox. Eh ouais.

Allant même jusqu'à s'écrabouiller la main pour focaliser sur une autre douleur.

Car comme le souligne le brave Wilson qui flaire bien vite la supercherie en soignant la main de son meilleur pote, la douleur est facile à oublier dans la mesure où on se refait mal par dessus. C'est là que j'interviens. Elémentaire, mon cher Wilson.

Cela me rappelle la fois où j'ai découvert ce qu'est la vraie douleur. Enfin, outre ma cheville pulvérisée l'an dernier qui elle, en plus de m'enseigner l'humilité, m'a également fait découvrir ce que c'était que d'être totalement shootée !
Non, non, ze real douleur, je l'ai connue en faisant des crêpes (quelle idée) il y a dix ans de cela... La poële bien brûlante glisse. Zut alors. Quel est votre premier réflexe, je vous prie ? Mettre la main, bien sûr. C'est comme ça que cette jolie poële chauffée à blanc a atterri bien à plat sur ma paume, cramant la chose tout à fait proprement.
Pas dormi pendant trois nuits et des envies d'amputer la connasse de main (droite) avec les dents.
Elémentaire, donc, car lorsque le lendemain matin, alors que je n'avais pas guère meilleure mine que House, j'ai balancé le pied dans la porte. Et hop, une bonne petite entorse qui m'a valu d'oublier ma main pendant quelques heures !
Ca marche, si si !
Depuis, je ne mis plus jamais les pieds dans une cuisine. J'envisage de transformer la mienne en sauna.

Enfin, pour en revenir à House, c'est pas glorieux du tout du tout. Et malgré ça, il continue à bosser. Car nous avons quand même un patient du jour ! Eh oui. Et pour continuer dans la liste brûlante des guests qui vous font taper la tête contre les murs, j'ai l'honneur de vous présenter la petite amie du mort du jour qui n'est autre que...

Lily Kane !!! WOOOOHOOOO !
Toujours aussi charmante et fraîche, même sans sa Veronica.

On la voit très peu, mais qu'importe ! Succès !

Le papa du jeunot n'est pas le dernier des inconnus non plus... On l'a vu dans presque toutes les séries qui sont listées sur le côté. Prison Break, Bones, Grey's, Six Feet, etc...

Bref, au milieu de tout cela, donc, House continue à bosser. Et il y a ceux qui pensent qu'il ferait mieux de rentrer parce qu'il perd la boule (Foreman, comme par hasard), ceux qui pensent que non, il sait très bien ce qu'il fait (Chase, grand optimiste), et ceux qui ont perdu toute faculté de réflexion à cause de leurs neurones noyés dans un océan de petits coeurs roses, comme la limace.

Voyant le boss faisander à vue d'oeil, ce brave Foreman, toujours prêt à une bonne action, s'en va le fournir en pilules qui guérissent.

"Arf !", s'exclame la Sorcière, "Jamais il ne les prendra !".

(Même si tant de souffrances pour quatre semaines sans consult', j'avoue que ça me laisse sans voix. Mais j'aime la dignité et la rage qu'il met à gagner son pari. Il veut bien se reconnaître qu'il est accro, mais publiquement, ça, non.)

Et c'est dans cette tronche ravagée que le génie arrive encore à frapper. Voilà mon House qui envoie Chase et Foreman déterrer le chat du gamin qui est dans un état désespéré pour pratiquer une autopsie dessus.

Sous le regard implorant de la limace. ("Lookatmelookatmelookatme")

Cela lui vaut une baffe monumentale du father qui se rebiffe magnifiquement quand House veut faire annuler la greffe du rein de son fils.

Comme s'il avait besoin de ça, le gamin, il est en parfaite santé ! Juste un peu empoisonné au naphtalène. Si si, allez voir, la maison est infestée de mites !

Au final, Wilson passe un peu la bête à la moulinette et même que ça gueule.

Wilson : You alienate people.
House : I've been alienating people since I was three.
Wilson : Oh, come on ! Drop it ! You don't think you've changed in the last few years ?
House : Well, of course I have. I've gotten older. My hair's gotten thinner. Sometimes I'm bored, sometimes I'm lonely, sometimes I wonder what it all means.

Jamais vu House perdre son sang-froid comme ça. Ca n'en est que meilleur.

House : Of course I've changed !
Wilson : And everything's the leg ? Nothing's the pills ? They haven't done a thing to you ?
House : They let me do my job, and they take away my pain.

Tant mieux car je pense très sincèrement que seul quelqu'un de très proche peut réussir à lui faire perdre son sang-froid. A vérifier.

L'épisode s'achève sur une vision quelque peu troublante. House, dans son fauteuil, canne à la main, la tête en arrière, complètement en train de planner.

Terrible...

House ne saura sans doute jamais que ce pari stupide, c'était l'idée de Wilson...
Il ne vaut probablement mieux pas. J'aime l'idée que Wilson laisse croire à House que c'est lui, le manipulateur. C'est très fin, et ça montre bien à quel point il le connaît.

Rah, c'était grandiose, dans tous les cas. Quelle intensité.
Comme on plaint et maudit à la fois ce grand con... et comme on l'admire, aussi.

 

110 : Histories

Par tous les démons de l'enfer, mes pauv' z'amis... C'te tuerie de guest star qu'on se tape encore dans cet épisode !

TERI BAUER herself ! MADAME JACK BAUER, s'il vous plaît !!! A genoux, tous !!!

Oui, je sais, celle-là même qui a enfanté l'infâme Kim Bauer, mais enfin tout de même ! TERI BAUER !

Et attention, Jean-Claude ! Elle est VACHEMENT douée, la madame ! Elle nous fait une composition, je ne vous raconte pas. Non sérieux, moi, j'adore, j'adule. C'est une putain d'actrice.

Donc là-dedans, Teri Bauer, enfin, Leslie Hope, incarne une SDF pas très en forme. A vrai dire, elle délire grave... Et ça clignote méchamment, à l'intérieur.

Ouhlala, comme c'est pas bon, ce genre de court-circuit, ma pauvre Mme Bauer !

Alors, une fois à l'hosto, si comme Laurel, Foreman est d'avis de prendre cette petite dame et de la renvoyer dans sa rue avec un coup de pied au derche car il croit qu'elle simule, Wilson, lui, se montre d'emblée beaucoup moins catégorique. Pour lui faire plaisir, et surtout parce qu'il est intrigué par l'intérêt de Wilson (comme souvent), House accepte de se pencher de toute sa hauteur sur ce cas. Et là où Foreman avait refermé le sac de la dame en fronçant un nez dégoûté, House, lui, brandit un pull plein de vomi et pire encore... se pourlèche les doigts pour délivrer un premier diagnostic. Eeeeeew !

Jusqu'où ce mec est capable d'aller dans la provoc', je l'ignore, mais ça marche super bien à la fois pour son image et pour son boulot, alors pourquoi s'arrêter ?

Après ça, les scènes spectaculaires s'enchaînent... Foreman (clairement dans le collimateur du patron, sur ce coup-là), se fait mordre la main par la patiente qui ensuite montre une étonnante peur de la lumière et de l'eau... Et lorsque pour lui faire plaisir (oui, cet homme ne vit que pour faire plaisir à ses co-détenus), House envoie Foreman enquêter sur l'environnement de la patiente et que celui-ci découvre des chauve-souris dans son carton, votre Sorcière a délivré son premier diagnostic. La rage, mes bons amis. Waouh, je suis trop douée !!! D'autant qu'eux ont bien mis vingt minutes supplémentaires à en arriver là.

Allez, hop, mon pauvre Eric. Viens chercher ta piquouze !

Oh, mais c'est qu'on est douillette, dites-moi !

Enfin, outre cela, cet épisode, c'est aussi l'énième confirmation que notre ami House est soit un gros tordu, soit un génie, ou les deux. La manière qu'il a d'observer ce qui l'entoure est fascinante. Certes, il prend forcément un pied formidable à déjouer les maladies les plus sordides, mais ce n'est pas tout. Il a une manière de vouloir toujours trouver le pourquoi du comment qui est limite pathologique mais qui rend le personnage d'autant plus hypnotisant.
Là, il voudrait bien savoir pourquoi Wilson tient tant à ce cas, et pourquoi Foreman le rejette.

Foreman : Okay. Even if she's not faking, what's so fascinating about this case ?
House : At the moment, how much you don't want me to take it. That's pretty fascinating

En fait, ce bâtard passe son temps à les jauger, à les observer, et à rire sous cape. C'est révoltant. C'est brillantissime !

D'ailleurs, certains ne sont pas dupes.

Mais subissent.

Ce qui m'amène à penser que si Foreman n'a pas vu les chauve-souris lui voler à la gueule dans le carton de la brave dame, c'est tout simplement parce qu'il ne voulait pas. Ce garçon, très brillant, au demeurant, est aussi une grosse tête de mule. Dès le début il avait décidé que cette patiente n'en valait pas la peine.

Une dernière rigolade avant de passer au mélodrame :

Atchaaaa !

Voilà comment House se débarrasse d'une consultation de famille nombreuse.

Pauvre Cuddy. Blasée.

Pour finir, la pauvre Mme Bauer, on s'en doute, ne se remettra pas de sa rage... D'ailleurs, la maladie passe presque au second plan quand les toubibs se mettent à enquêter sur ses proches. Nous aussi, on est suspendus aux résultats de leurs recherches. Comment en est-elle arrivée là ? Eh bien ils avaient dès le début toutes les réponses en main. Un accident de voiture dans lequel son morts son fils et son mari. Et la lente descente aux enfers.
Très triste. Mais remarquablement joué.

Enfin, il reste une réponse à trouver. Pourquoi Wilson était-il si attaché à ce cas ? Et il faudra que House le piste pour apprendre la vérité. Wilson a un frangin SDF qu'il n'a pas vu depuis neuf ans...

Voilà. C'était un épisode qui racontait beaucoup de choses. Comme l'indique son titre.

Le suivant est... oh, merveilleux.

 

109 : DNR

Zou, avant d'aller chercher mon Harry, je continue mon monologue, celui-là même qui semble remporter tous les suffrages.

Excellent épisode. Même plus que ça. D'abord, le mort du jour est un musicien... ce qui nous vaut d'avoir en guest ultime dans l'intro, la chanteuse Brandy.

Le mort du jour, donc, c'est le trompettiste John Henry Giles, qui pendant un enregistrement, s'effondre sans prévenir. Il y a des gens, tout de même, ils ne sont pas très polis.

Ca nous permet de découvrir qu'à son corps défendant, House est un vrai mélomane, genre on en doutait.

Malheureusement, je me dis que quelqu'un qui aime autant la musique ne peut pas être un véritable son of a bitch. Enfin, ce n'est pas parce qu'il aime la musique que ça le rend plus sympa avec son patient. Oh, non. D'autant que ce patient-là, c'est avant tout celui de Foreman. Eh ouais, le médecin de Giles, c'est un pote de Foreman, du coup Cuddy lui confie le cas. C'est assez jubilatoire de voir Foreman jouer les House, un rôle qui visiblement le comble d'aise. House dans le rôle d'un "Kid", c'est pas mal non plus. Sauf que très vite, ça dérape, il y a erreur, le patient commence à tourner, à virer, bref à n'être plus très frais, et comme il a demandé à ne pas être ranimé, ben... C'est là qu'évidemment le son of a bitch l'intube sous le regard médusé et les faibles protestations des loupiots. Ben oui, le gars, pourquoi il mourrait alors que ce sont eux qui ont fait une erreur ?

Conséquence logique : le procès.

Et il faut bien le dire, House a une manière très personnelle (mais très efficace) de rendre un juge coopératif : oh, mon bon juge, c'est quoi, ces paluches, là ? Vous avez des antécédents cardiaques, dans la famille ? Forcément, après ça, le juge n'est plus tellement concentré sur l'affaire. Quel fumier !

Ce petit dérapage d'ordre juridique nous permet également d'apprendre qu'en engageant House, Cuddy savait parfaitement ce qu'elle faisait, puisqu'elle avait prévu 50 000 dollars de frais juridique rien que pour lui !
Ce que je trouve absolument extraordinaire ! Ma question, à présent, c'est celle-ci : mais qu'est-ce que Cuddy est allée chercher ce mec, parmi des tas de toubibs doués ? Ok, il sauve des vies, mais bon... Plus j'y pense, et plus, aidée de mon bon Dark Side qui aime bien souffler sur la braise de temps en temps (elle a vu la saison 2, cette charogne), je me dis qu'il doit y avoir autre chose. Mais comme la plupart de mes réflexions sur le passé de House, j'en arrive toujours à la conclusion que c'est la "patte" qui nous dira ça. Tout dépend de quand il a eu son problème de patte folle.
J'en recauserai. D'autant que depuis, j'ai une information supplémentaire.

Hop, passons au cas Foreman. Alors lui, il a la haine. Des trois Kids, c'est certainement lui le plus avancé. Chase, je n'ai pas encore bien compris ce qu'il foutait là, tout ce que je sais, c'est qu'il est d'une décontraction qui frise l'inconscience. Cameron, on sait tous le bien que je pense d'elle, même si je dois admettre qu'elle a ses qualités et qu'il en faut une comme elle dans l'équipe. Foreman, lui, méfiance... c'est un House en puissance. Il a ses accès de son-of-a-bitcherie, il est sûr de lui (limite trop), il peut se montrer parfaitement sans coeur et surtout, il est super ambitieux. Quand son pote le médecin de Giles débarque (oui, ce gros connard souriant et incapable de Hamilton) et lui propose de le suivre en Californie où il serait associé, forcément, c'est tentant.
Mais House a pour lui l'argument suprême :

Foreman : Dr. Hamilton forgives. He's capable of moving on.
House : That is not what he does !
Foreman : I screwed up his case, he told me...
House : He never said you were forgiven. I was there, he said it wasn't your fault.
Foreman : So ?
House : So, it was. You took a chance, you did something great. You were wrong, but it was still great. You should feel great that it was great. You should feel like crap that it was wrong. That's the difference between him and me. He thinks you do your job, and what will be, will be. I think that what I do and what you do matters. He sleeps better at night. He shouldn't.

Il y a encore du bon en lui !

Et voilà pourquoi Foreman va rester... encore un moment. Nul doute que des trois larbins, c'est quand même lui le plus prêt à voler de ses propres ailes.

Enfin, placer House face à un musicien paralysé qui refuse de vivre si on ne lui rend pas ses poumons, ce n'est pas inintéressant non plus. Ca permet des conversations passionnantes.

Giles : I know that limp. I know the empty ring finger. And that obsessive nature of yours, that's a big secret.You don't risk jail and your career to save somebody who doesn't want to be saved unless you got something. Anything. One thing. The reason normal people got wives and kids, hobbies, whatever, that's because they ain't got that one thing that hits a man hard and that true. I got music, you got this, the thing you think about all the time, the thing that keeps yourself normal. Yeah, makes us great, makes us the best. All we miss out on is everything else. No woman waiting at home after work with a drink and a kiss, that ain't gonna happen for us.
House : That's why God made microwaves.
Giles : Yeah. And when it's over, it's over.
House : Yeah.

Ben n'empêche qu'il va le sauver, ce patient... Une fois de plus. Après l'avoir rattrapé in extremis une première fois, après avoir foiré quelques fois, paf, diagnostic... et non seulement le mec quitte l'hosto vivant, mais en plus, il ressort sur ses deux pattes, alors qu'il ne marchait plus depuis deux ans. J'imagine que ça vaut bien 50 000 dollars de frais juridiques par an...

Et j'adore la fin de cet épisode. JHG sort de l'hosto, donc, avec une canne. Et House lui propose de faire la course.

Pour le remercier, ô instant de gêne suprême, il fait cadeau de son instrument... S'il y a sans doute bien quelqu'un qui puisse comprendre la portée de ce geste dans cet hosto, c'est bien House, à mon avis... Truc de ouf, tout de même.

Giles : How many of those pills you taking ?

Et ze réponse :

House : I'm in pain.

Merde, même pas une petite blagounette bien acide ?

Giles : Yeah. Aren't we all ?

C'était un bel épisode !!!

Et plus ça va, plus je comprends pourquoi j'ai flashé sur cette série. Pas un épisode qui m'ait déçue pour le moment. Tout est juste parfaitement, je dirais même scientifiquement dosé pour éviter le trop ou le trop peu... et Hugh Laurie fait le reste. Sans cette science de la télévision que l'on sent derrière la production, la série n'aurait pas la même saveur, on ne se sentirait pas aussi en sécurité. Et sans Hugh Laurie, ce serait sans doute une série comme beaucoup d'autres, très honorable, mais sans le grain de folie qui fait le petit plus. Bref, quelle admirable combinaison... C'est magique.

Et à propos de magie, il est presque l'heure !

 

108 : Poison

C'est reparti pour un monologue made in Sorcière.

On pourrait s'agacer d'avoir très souvent la moitié de la réponse sur le pourquoi du comment du malaise du patient du jour dans le titre. Mais comme le soulignait Marge, l'intérêt, c'est surtout de découvrir par quel biais nos enquêteurs vont arriver à trouver le meurtrier, pas le meurtrier en lui-même. Justement, cela corse d'autant plus l'affaire (et le boulot des scénaristes et autres consultants médicaux). Mais ça n'en est que meilleur pour nous.

Alors, notre estranciné du jour, c'est un ado qui passe un exam de maths. Et ça va pas bien fort pour lui. A vrai dire, pour la première fois depuis le début de la série, il est dans les vapes du début à la fin de l'épisode. Je faisais d'ailleurs remarquer à mon vieux Dark Side que c'était rare que dans une série médicale, on assiste à ce genre de scène :

Je pense que ça n'en rend l'atmosphère que plus oppressante.

Donc, dans cet épisode, on a surtout à faire à la môman très inquiète. Mais qui n'est pas super coopérative, surtout que les toubibs n'ont pas l'air très sûrs d'avoir identifié la maladie de son fils.

Pas de souci, quand il y a un déblocage à opérer, House est là. Et il peut être aussi atroce que convaincant. A vous glacer le sang, même.

House : "I, Margo Davis, have been informed of the risks which may arise from my refusal of advised medical care. I here by release..."
Mrs Davis : Who are you ?
House : I work for hospital. "... the Princeton Plainsboro Teaching Hospital, its employees agents, and otherwise from any adverse medical conditions resulting from my refusal. It is not the hospital's fault if my son kicks off."
Mrs Davis : "Kicks off ???"
House : I punched up the language ; mostly for clarification. "I understand my doctors consider my decision to be completely idiotic... "
Mrs Davis : Why are you doing this ?
House : "... but I am convinced that I know more than they do. I took a biology course in high school, so... yeah. Besides, I enjoy controlling every single aspect of my son's life, even if it means his death." Sign here please. I brought a pen.

Mrs Davis : Who are you ???
House : I'm the doctor who's trying to save your son. You're the mom who's letting him die. Clarification. It's a beautiful thing.

On se demande bien pourquoi Cuddy est allée le recruter, ce cinglé. Bon, sans doute d'abord parce que sa recette, aussi abjecte soit-elle, fonctionne. Et sans doute aussi parce qu'au fond, elle l'aime bien...

Cuddy: Her only sign of mental illness is she disagrees with you. Some would consider that a sign of sanity.

(Je déteste ses tailleurs, mais son bureau est très sympa !)

Bref, à côté de ça, on a une consult' absolument mémorable. Un peu plus, mes amis, et sous nos yeux ébahis, House passait à la casserole !

Oui, cette brave vieille qui semble si inoffensive, le cerveau grignoté par la syphilis, se met à se jeter à la tête de ce bon vieux Greg comme une jouvencelle en fleur. Elle lui envoie même un poème naturellement réceptionné par Wilson, sinon ce ne serait pas drôle.

Wilson : "The healer with his magic powers ! I could rub his gentle brow for hours. His manly chest, his stubbled jaw, everything about him leave me raw..."
House : Psych ward's upstairs...
Wilson : "...with joy. Oh, House your very name will never leave this girl the same." It's not bad for an 82-year-old. She asked me to give that to her true love. ( )
House : What can I say ? Chicks with no teeth turn me on.

Au final, la brave vieille, après un ultime assaut, arrache à House la certitude de rester une chaudasse jusqu'à la fin de ses jours malgré le traitement (qui ne réparera pas le cerveau endommagé). Et lui promettant de revenir pour un check-up une fois le traitement terminé, elle réussit presque à lui arracher un sourire...

Pendant ce temps, les "Kids" se livrent à des recherches coordonnées puisqu'un second cas d'empoisonnement est apparu. On soupçonne dans un premier temps la lessive...

Et finalement, on découvre que les deux jeunes avaient acheté des jeans au black à un agriculteur et que ceux-ci étaient blindés de produits chimiques. Hop, voilà nos gamins sur pied !

Et alors que Mrs Davis remmène son fils à la fin de l'épisode, ils croisent Foreman et House...

Matt : Who are those guys ?
Mrs Davis : Oh, they're the arrogant jerks that saved your life.

Sinon, petit truc... j'ai adoré voir House chambrer Chase sur son australiennitude... Quand on sait que Hugh Laurie est british, c'est excellent. Et limite, on l'attendait, cette vanne.

House : I assume "minimal at best" is your stiff upper lip British way of saying "no chance in hell"?
Chase : I'm Australian.
House : You put the Queen on your money. You're British.

 

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