Le blog de La Sorcière
 

A moi ! A moi !

Gnnniiiii !

Le Dark Side et moi-même avons achevé la saison 1 à midi.
Je ferai cavalier seul pour la saison 2 mais je suis sûre qu'elle m'accompagnera par la pensée.
(Pas vrai, charogne ? )

 

118 : Babies and bathwater

Wow. Sans doute l'épisode le plus sombre (à ce stade) et pas de Cameron pour l'éclairer un tantinet de sa voix douce et de ses manières apaisantes. Je n'aurais jamais penser l'écrire un jour, mais elle manque beaucoup, en fait.

Patiente du jour : Naomi Randolph, 39 ans, enceinte de 28 semaines, et qui tombe dans les vapes alors qu'elle conduit sa voiture avec son petit mari à côté.

Chose amusante, l'actrice, c'est celle qui jouait la soeur de Sela Ward dans Once and Again, Sela Ward dont j'attends l'arrivée imminente dans la série, d'ailleurs.
Le petit mari, c'était le copain de Neve Campbell dans la Vie à Cinq (oué, j'ai retrouvé le titre !).

Bref. C'est super pas la joie. Elle a déjà eu deux ou trois fausses couches et c'est un peu sa dernière chance d'avoir un bébé.

Pendant ce temps-là, House rase les murs. Malgré toutes les précautions prises, à peine pose-t-il un orteil dans son bureau que Vogler fond sur lui.

Oups !

Il attend la lettre de démission de House, et que ça saute. "Otherwise I'll destroy you."
WOOOHOOO, ça rigole pas !

Mieux encore : le conseil d'administration où le grand patron fait voter avec une joie non dissimulée le renvoi de House.

(Il est à la fois grandiose et terrible. Quel acteur, mézamis.)

Vogler : He is a drug addict who flaunts his addiction and refuses to get treatment. He is a disgrace and an embarrassment to this hospital. I'd go on, but it gets kinda mean, so I'm gonna keep this simple. House goes, or I go.

(Pour rigoler, essayez de me prouver qu'il a tort de le renvoyer... )

Alors si dans un premier temps il se heurte à de molles protestations, très vite, il réussit à convaincre presque l'intégralité du conseil. A l'exception de Wilson et Cuddy... qui finit quand même par se ranger et voter pour.

Reste Wilson qui vote contre.

Ce à quoi Vogler répond en proposant le renvoi de Wilson, histoire de pouvoir voter ensuite le renvoi de House. Ambiance.

Quelques instants plus tard, donc, nous trouvons le pauvre Wilson en train de faire son paquet dans son bureau. Et je jure que House mériterait qu'on lui arrache la tête tellement il est nuuuuuuuuuuuul ! Sérieux ! Son meilleur pote se fait virer pour lui !

Wilson : I only have two things that work for me... this job and this stupid screwed-up friendship.

Son meilleur pote lui dit que tout ce qui compte pour lui c'est son boulot et leur amitié, et cette chose grognante et pathétique ne trouve rien de mieux à faire que regarder le bout de ses baskets sans rien dire ! Même pas un sorry, rien !

M'enfin, c'est Wilson, TON Wilson quoi ! Secoue-toi, mon pauvre Greg !
Et c'est là qu'on se rend compte que quoiqu'il arrive, House ne sait pas s'arrêter. Il faut toujours qu'il sorte la petite phrase blessante qui serait drôle dans un autre contexte mais dont il pourrait tout à fait se passer sur ce genre de coup, par exemple.
Surtout face à son meilleur (et seul) ami.

Ce qui me laisse à penser que tout cela, en fait, c'est juste une question de l'opinion qu'il a de lui-même. Au fond de lui, ce mec est un insecte. Plus il est nul, et plus il s'enfonce volontairement et en toute connaissance de cause. D'un point de vue personnel, il semble vraiment se refuser obstinément tout ce qui pourrait lui apporter un minimum de self-esteem, voire, soyons fous, un tout petit peu de bonheur.
C'est vachement triste, au fond. Très très triste.

Pendant ce temps, le petit couple de futurs parents est confronté à un choix impossible. Elle est en phase terminale de cancer du poumon, et si elle ne fait pas de la chimio dans l'instant, elle tiendra pas deux semaines.
Donc dans la salle d'op', les chirurgiens aiguisent déjà leurs grands couteaux pour sortir le baby de là-dedans, mais voilà, la maman ne veut pas. 28 semaines, ça fait pas lourd pour un ptit bout comme ça, elle veut augmenter ses chances de survie en le laissant à l'intérieur une semaine ou deux de plus. Quitte à y laisser sa couenne. Le mari, lui, veut qu'elle vive.
Bref, comme d'hab, pour les négociations, on envoie le gentil docteur House qui ne se gêne pas pour lui dire que se transformer en incubateur géant ne fera pas d'elle une héroïne, et qui par la même occasion, découvre au détour d'une petite phrase qu'elle a déjà eu un bébé il y a bien longtemps, mort quelques mois plus tard. Et ce bébé-là, elle veut qu'il vive.

House : Tragedies happen. You think that turning yourself into a disposable incubator for a few weeks is going to protect your baby from all the crap in this world, go ahead, die happy. I got no problems with people killing themselves, but don't think it makes you a hero !

Alors qu'il avait enfin réussi à la convaincre, Vogler fait foirer l'affaire pour un détail, je ne sais plus lequel.
Et là, mes enfants, nous avons le droit à la plus belle hurlante en stéréo depuis le début de la série. Rarement on a vu Gregory House aussi furieux. Et ce n'est pas un enfant de choeur qu'il a en face de lui, je peux vous le dire.

Pendant ce temps, la future mom est en train d'y passer à cause d'un caillot, et alors qu'elle est dans les vapes, House s'en va conjurer le mari d'accepter la césarienne, même si ça risque de tuer la mère, qui de toute façon n'en a plus pour bien longtemps...
Très belle scène qui montre l'horreur de la situation et l'attachement qu'à House à faire ce qu'il estime juste. Et là, c'est préserver l'enfant, comme sa patiente le voulait. Il vous chope le père, le Greg, comme on l'a rarement vu faire.

House : You make this call, only two things change. One : yeah, you feel guilty for killing your wife. Two : your baby lives. Naomi's baby lives.

Et effectivement, le petit bout de chou va vivre.

Après avoir viré Wilson, Vogler représente le cas House devant le conseil d'administration, tout en justifiant une fois de plus ses choix. Mais cette fois, Cuddy se met en travers de son chemin, expliquant à ses collègues que s'ils se plient à ses exigences à cause de son fric... : "He does own you".

Plan suivant, on fait péter la roteuse dans le bureau de House.

Vogler est parti, avec ses millions. Et Cuddy lève le coude avec les autres... elle en a bien besoin.

N'empêche... quelle force, la petite dame. Quel adversaire, aussi. Elle cache bien son jeu, et c'est ça qui la rend forte, justement. Le fait de laisser pisser quand il le faut et de se mettre en travers quand il le faut. Je dis chapeau.

Et bien maintenant, je connais quelqu'un qui n'a plus qu'à aller récupérer Cameron. ;)

 

117 : Role model

To... tal... bon...heur...

Cinq épisodes d'affilée cet après-midi avec mon bon Dark Side pour m'accompagner à travers cette rude épreuve. J'en profite pour lui dire que ce sera dur de voir la saison 2 sans elle, mais avec un peu de chance, on se retrouvera pour la 3 à ton retour, hein, qu'est-ce t'en dis ?
Donc voilà, c'est officiel, dans les trois semaines qui viennent, vous allez bouffer du House à toutes les sauces, que ça vous plaise ou pas. Et faudra pas pleurer, sinon je claque.
Rassurez-vous, je promets de m'acquitter de ma petite punition dans la prairie ce week-end, entre deux meubles de cuisine à déplacer et autres joyeusetés.
J'ajoute que pour mon Dark Side, je ferai remonter la punition au moment du retour des ouacances.
Et je ne compte pas non plus abandonner les Soprano.
Bref, voilà pour le programme de pré-rentrée.

Et maintenant, les épisodes du jour. A commencer par celui-ci. Alors, je sais que ça va en scier quelques uns mais d'autres ne seront pas étonnés de me voir pour la énième fois retourner ma chemise : Allison Cameron = R.E.S.P.E.C.T.
En cinq épisodes, je suis revenue sur mon jugement. Elle a été impeccable. Non que je la trouve plus supportable, mais sa gestion du cas House était admirable. Parce que dans le genre ingérable, y a pas pire. Bref. S'attaquer à ce genre de lascar, déjà, c'est osé. Aller à la confrontation, ça tient de l'auto-anéantissement. Remporter la victoire (ou presque), ça frôle le génie.
J'y reviendrai.

(Bon, je crois qu'avant je vais m'ouvrir une petite bouteille de vin, ça va me délier la langue.
Marge ! On ne boit pas assez en ce moment, c'est honteux !)

Mmmmh... Sylvaner... Come to mommy !

Il y a tellement de choses à dire sur cet épisode qu'il me faut bien un petit remontant, avant de commencer.

Voilà, c'est bon ! *hips*

Alors, notre patient du jour s'appelle monsieur le sénateur Gary H. Wright, et lors d'un vibrant discours de campagne de primaire, il se met à vomir sur un leader syndicaliste, ce qui la fout un peu mal.

Vlà, c'est lui.

Allez hop, direction Princeton Plainsboro où Vogler flanque d'office House sur le cas. Ben oui, un sénateur.
Ce qui signifie que dans un premier temps, House prend un soin jaloux à jouer à la Game Boy devant lui. N'empêche qu'il a toujours un oeil qui traîne, et en général, c'est le bon.

Après avoir fait hurlé Cuddy...

... et accusé le patient d'être menteur, homosexuel et d'avoir le sida, House décide de lui percer la tête pour voir ce qu'il y a dedans.

(Hurlements, éventrage de coussins, etc etc... )

Dans le même temps, on tremble d'anticipation car Vogler, non content de forcer House à licencier un des Kids, le met face à une situation encore plus compliquée. Il a bien cerné l'homme, ce fumier de sa race. Il lui propose de garder son équipe au complet, en échange de quoi, House fera un discours vantant les mérites du nouveau produit issu de son laboratoire pharmaceutique.
On imagine tout de suite un House extatique en train d'expliquer à une foule en délire pourquoi il faut acheter le nouveau médoc de ce bon Eddie Vogler. Ouarf ouarf ouarf.
Ben House accepte.
Et les Kids l'apprennent à une vitesse presque surnaturelle.
Ce qui nous vaut rapidement un grand regard humide de reconnaissance de Cameron qui semble presque la seule à comprendre ce que ça peut coûter à son boss de faire ce discours à la con. Pour lui, c'est vendre son âme, comme il le dit à Wilson.

Ensuite, c'est intéressant de voir la confrontation entre le sénateur - qui est une sorte de négatif de House - et House, donc. Le sénateur croit à la bonté humaine, House croit au mensonge.
Ironie du sort, c'est un mensonge ridicule qui manque d'emporter le sénateur. De quoi malgré tout conforter House dans sa certitude, cela dit.
En attendant conversation passionnante, surtout dans le contexte actuel de House.

Wright : It must be miserable, always assuming the worst in people.
House : Oh, cut the crap, you're dying.
Wright : You're clever, you're witty, and you are a coward. You're scared of taking chances.
House : I take chances all the time, it's one of my worst qualities.
Wright : On people ?
House : Wanting to believe the best about people doesn't make it true.
Wright : Being afraid to believe it doesn't make it false.
House : Well, that's very moving. It's a shame I don't vote.
Wright : This is who I am. I believe in people. I'm not hiply cynical and I don't make easy, snide remarks. I would rather think that people are good and be disappointed once and again.

Car dans le même temps, House a de plus en plus de mal, il faut bien le dire, à repousser les assauts dégoulinants de miss Limace. D'autant qu'elle a compris comment il fallait lui parler, la coquine.

Cameron : Do you know why people pray to God ?
House : I thought you didn't believe in God.
Cameron : I don't.
House : Well, then you better be making a very good point.
Cameron : You think they pray to him and praise him because they want him to know how great he is ? God already knows that.
House : Are you... comparing me to God ? I mean, that's great, but just so you know, I've never made a tree.
Cameron : I thank you because it means something to me. To be grateful for what I receive.
House : You are the most naïve atheist I've ever met. People pray so that God won't crush them like bugs. I'm not gonna crush you.

Non, je crois que cela est clair.

Un peu plus tard, si on doutait encore de l'émoi de l'ours des cavernes face à la biche aux abois, Wilson, dévoile le tout au grand jour. Futé, le jeune Wilson, quand il veut.

Wilson : Everybody lies, except politicians ? House, I do believe you're a romantic. You just didn't believe him, you believed in him. Do you want to come over tonight and watch old movies and cry ? Dr. Cameron's getting to you. Well, I guess you can't be around that much niceness and not get any one you.
House : Is that why you haven't put the moves on her ?
Wilson : What makes you think I haven't put the moves on her ?

Et là... malheur, il se fige, le choc se lit sur son visage...
Wilson explose.

Wilson : Oh ! Oh, boy ! You're in trouble !

Très con, mais très efficace ! Bravo Wilson !

Et c'est pas fini, dans la foulée, troisième attaque baveuse à déplorer... Que dis-je ! Cette fois, c'est House qui monte au créneau ! Et tellement maladroitement que c'en est pathétique. Le début de la victoire, pour Cameron.

House : You like me. Why ?
Cameron : That's kind of a sad question.
House : Just trying to figure out what makes you tick. I am not warm and fuzzy and you are basically a stuffed animal made by grandma.

La miss prend de l'assurance et les regards fuyants de House commencent à en dire long comme ça.

Enfin, ce crétin absolu n'attendra même pas la réponse qu'il est venu chercher. D'autant qu'à la base, il est supposé la connaître, la réponse, non ?

(J'aurais pas dû boire, ça m'est tombé sur les épaules avec une force, ce pinard !)

Bon, heureusement, au milieu de tout cela, on a une consultation à la clinique absolument mémorable. Cette jeune femme présente tous les symptômes d'une vie sexuelle débridée sans en avoir le moindre souvenir et sans présenter de trace de drogue... après l'avoir traitée de menteuse et lui avoir expliqué que les rougeurs sur ses fesses étaient des brûlures de tapis ( ), House diagnostique un somnambulisme.

En fait, madame se lève la nuit pour aller accomplir ses devoirs post-conjugaux avec son ex-mari qui habite l'appartement du dessous !
Barré, mais génial.
Et pour une fois que le patient ne ment pas.

Mais nous arrivons au grand moment de cet épisode. Le fameux discours de House sur le nouveau médoc de Vogler. Supertoubib se lève, encravaté comme jamais. L'assemblée est muette de respect, attendant l'oracle qui ne va pas manquer de tomber de sa bouche.

House : Eastbrook Pharmaceuticals' extraordinary commitment to research excellence is exemplified by their new ACE inhibitor, a breakthrough medical approach that will protect millions from heart disease.

Et il descend de l'estrade.

Sur quoi un Ed Vogler très fâché le renvoie manu militari là-haut pour faire un vrai discours, sinon, c'est la tête de Foreman ou Cameron.

Alors oui, il y retourne. Et là, il lâche la bête.

House : A few things I forgot to mention. Ed Vogler is a brilliant businessman. A brilliant judge of people, and a man who has never lost a fight. You know how I know the new ACE inhibitor is good ? Because the old one was good. The new one is really the same, it's just more expensive. A lot more expensive. See, that's another example of Ed's brilliance.

House : Whenever one of his drugs is about to lose its patent he has his boys and girls alter it just a tiny bit and patent it all over again. Making not just a pointless new pill, but millions and millions of dollars. Which is good for everybody, right ?

House : The patients, pish. Who cares, they're just so damn sick ! God obviously never liked them anyway. All the healthy people in the room, let's have a big round of applause for Ed Vogler !

Ok. Donc, Cameron ou Foreman ?

Ultime rebondissement.
Dans son salon bordélique, le clown triste plaque des accords mélancoliques sur son vieux piano alors que 12 nouveaux messages clignotent sur le répondeur...
La sonnette retentit. ("Dis-moi que c'est Wilson !" s'écrie la Sorcière, la corde à la main, prête à commettre l'irréparable. "Si c'était Wilson, il ne serait pas au piano", répond le Dark Side, inflexible.)
Grande scène du IV en vue.

Car évidemment, si c'était Wilson, House ne marquerait pas une pause aussi dramatique.

Cameron : You don't need to worry about firing anyone. I'm leaving.

(Je mets cette caps parce que j'adore son t-shirt ! )

Et elle a grave raison, la ptiote. Ouaip.

Cameron : I'm protecting myself. You asked me why I like you. You're abrasive and rude, but I figured everything you do, you do it to help people. But I was wrong. You do it because it's right. There are only two ways I can deal with things. One is in my control. That's to leave.

Et là... ptain, j'vous jure, j'ai eu honte pour lui, quoi. A un moment de la conversation, il détourne les yeux, et à partir de cet instant, il n'est même plus capable de la regarder une seule fois. Honte suprême. Shame shame shame.

Déjà, elle est à moitié au bord des larmes, et en plus, elle lui tend la main.

Et ce gros connard ne la serre MÊME PAS !

Lamentable. Pire que nul.

Honte.

Du coup, "Goodbye House" et elle s'en va.

Oh le chameau !

N'empêche, quel magnifique coup de pied dans la fourmilière que Vogler a balancé là-dedans. Quelle finesse, tout de même. Arriver en aussi peu de temps à semer une telle discorde, c'est exceptionnel ! Une sorte de reset, ou d'accélération des relations qui lient tous les personnages. Parce que je n'ai pas parlé de Chase, mais lui, il commence à s'en prendre plein la gueule (et c'est drôlement mérité).
Et c'est pas fini. Ohla, non ! Hé hé hé ! Uh uh uh !

(Finalement, cela dit, j'aurais mieux fait de m'abstenir d'ouvrir cette bouteille, ça m'a fait régresser dans le gnangnan... tant pis, le sujet s'y prête, ça ne durera pas. J'espère. Y a intérêt.)

 

116 : Heavy

Décidément, House n'en finit pas de tenir ses promesses. Et même au delà. Cette série ne se trahit pas. Elle reste fidèle à elle-même tout en effectuant énormément d'explorations. C'est passionnant.

L'intérêt de cet épisode, c'est naturellement les réactions des personnages, pris dans un engrenage qu'aucun ne maîtrise. Pas plus House qui pour la première fois se montre dépassé par la situation que les Kids qui laissent parler leur nature profonde face à la terrible nouvelle, assénée avec une décontraction artificielle par le maître : un d'entre eux partira. Et House n'a pas encore décidé qui.

Chacun réagit donc avec ses tripes. Cameron se dépêche de bafouiller qu'ils doivent rester solidaires face à l'adversité, Chase montre aussitôt les dents en répliquant que certainement pas, chacun pour soit, your loose is my win, et Foreman, plus futé qu'eux deux réunis les raisonne en leur disant que c'est ce que House veut : qu'ils se déchirent.

Dans un tel contexte, le moindre faux-pas peut-être décisif, et les Kids le savent. Le patient du jour, c'est une petite fille obèse de dix ans qui a fait une crise cardiaque. Contre toute attente, le salaud de l'histoire, c'est Chase, qui ne rate pas une occasion de clamer devant ses collègues qu'elle n'a qu'à se bouger le cul au lieu de manger. Alors que la pauvre gosse, défendue par une mère aux abois, ne mange pas plus qu'une autre. La maman, d'ailleurs, c'est notre chère Rita Sue de Carnivale.

Elle est formidable, dans cet épisode. Je l'adore.

Et la gosse est également très crédible...

Bref, Chase en fumier (ça faisait un moment que j'attendais de le voir comme ça) et Foreman qui la défend avec beaucoup de noblesse et de gentillesse. Il m'a beaucoup plu, sur ce coup-là.

Chase : She's morbidly obese. The "morbid" part of that raises alarms.
Foreman : Come on, it takes decades to eat your way into a heart attack.
Chase : Doesn't take decades to kill yourself. If I was that fat, I'd be pretty tempted to knock back a bottle of pills.

Pour en revenir aux erreurs, la gosse se met à développer des nécroses cutanées (on va vous épargner les détails) et House soupçonne une erreur dans les médocs. Les soupçons se portent sur Cameron et Chase ne fait absolument rien pour la défendre, pas plus que House. Ce qui exaspère notre petite limace, parce que elle, comme elle le lui fait remarquer, l'a toujours défendu même quand personne ne croyait en lui.

Et elle est très très fâchée. Malgré le peu d'attachement que je porte au personnage, je dois bien reconnaître qu'elle a raison. Et de l'attaquer bille en tête en lui balançant à la gueule qu'elle sait très bien que ça l'arrange de croire qu'elle s'est trompée, ça lui donne une raison de la virer, et s'il veut la virer, c'est tout simplement parce qu'il a des sentiments pour elle.
Euh, je ne sais pas si j'irais jusque là, jeune fille, mais il est clair que ce regard en biais n'est pas franchement celui d'une âme en paix.

Peut-être bien qu'elle ferait mieux de démissionner, qu'elle dit. Eh ben vas-y donc, qu'il lui répond, pas très convaincu. Et là-dessus, elle le mouche grave. YOU GO GIRL !

(Non mais là, j'admets qu'elle a eu raison. Autant jouer le tout pour le tout. Et si ça ne marche pas, autant qu'elle se casse, je suis persuadée qu'il lui courrait après ! Ce qui n'est pas ce que je souhaite, je précise. Brrrrr... )

Bref !

Dans cette ambiance charmante et détendue, nous découvrons que Chase est en fait à la botte de Vogler. Et que comme un con, il s'est fait bêtement manipuler, croyant protéger sa place.

Sale taupe !

Dans le même temps, la petiote est sauvée et Foreman en est super content. D'autant qu'ils ont découvert l'origine de ses problèmes de poids et de croissance.

Du coup, peu après.

La métamorphose !

Enfin, forcé de choisir, House s'en va annoncer le nom de celui qui va quitter le service à Vogler. Ce sera Chase. Mais Vogler met son véto. Finalement, non, il faut que ce soit quelqu'un d'autre. Tant pis pour House, il n'avait qu'à pas faire chier, qu'il fasse un deuxième choix.

Et que faire, que répondre ? Rien. House est coincé. Il n'a pas le choix. L'adversaire est trop fort pour lui...

C'est diabolique de la part de Vogler qui sait que House ne supporte pas Chase. Et que Chase est une petite enflure de vendu. Et donc l'obliger à le garder tout en sacrifiant un des deux autres qu'il affectionne, c'est redoutablement intelligent. Cette fois, il n'y a plus de doute possible, c'est personnel entre les deux lascars. Et franchement, je me demande bien comment House va reprendre le dessus.

(J'en profite pour noter que j'adooooore quand il fait tournicoter sa canne. C'est le geste super naturel de quelqu'un qui manipule ce genre de truc depuis des années. Je trouve que ça ajoute un cachet et une vérité au personnage. C'est un détail, mais je trouve ça excellent.)

Bref. C'est grandiose, tout cela. Vraiment, je ne sais plus quoi penser.
J'imagine que maintenant, c'est à Cameron de jouer.
J'espère qu'elle aura le courage de se casser avant qu'il ne lui montre la porte. Autant que ce soit elle qui prenne l'initiative. Ne serait-ce que par amour-propre.

Ptain, j'ai hâte-euh !

 

115 : Mob rules

Tiens... quand House rencontre les Soprano, ça donne ça !

Une fois de plus, je me dis que j'ai quand même un oeil de psychopathe. Le jeune frère du moribond du jour me dit quelque chose, je regarde IMDB. On croit rêver, c'est le copain de Leo dans Titanic, le jeune Rital. Ca fait environ 8000 ans que je n'ai pas vu ce film... Enfin c'est rien, ça doit être ma leucémie, qui fout le bordel dans mon cerveau... Arf arf arf.

Bref, le grand frère de ce jeune homme charmant (qui ne met pas du tout sa main dans la gueule de Chase, mouhahahaha, comment qu'c'était trop bon !) est dans les vapes, tout ça, alors que le FBI cherche à le faire témoigner puis à lui faire intégrer le système de protection des témoins. Ce que Fabrizio (le jeune frangin, on va l'appeler comme ça) refuse obstinément, merde alors, ce sont des mecs oui ou non ?

Finalement, il s'avère que le grand frangin est de la jaquette et qu'il s'est empoisonné avec des médocs chinois un peu farfelus... et ça l'arrange bien de pouvoir profiter du système de protection des témoins car ça lui permettra de vivre sa sexualité tranquillou au lieu d'être coincé dans cette société ritale super machiste.

Comme House est très gentil et compréhensif, pour le motiver, il reçoit une belle voiture toute neuve.

House : My car has been stolen.
Wilson : Or rein-CAR-nated.
House : You know, they're gangsters, sure, but they're thoughtful, too !

Et une fois en train de frimer au volant.

Wilson : Seriously man, have you ever actually driven an automobile before ? There are four gears, you know.
House : The 66' came with a shut-up button.

Je sélectionne, hein ? Non parce que c'est comme ça tout le temps !

Bref, en gros, pour résumer : House a une Corvette.

Pendant ce temps, alors que Chase se remet de sa baffe (ouarf ouarf ouarf) et nous sort sa plus jolie moue de demoiselle (faut dire qu'entre lui et House, l'ambiance se dégrade à la vitesse de l'éclair)...

... la limace, décidément très baveuse, ces derniers temps, affiche ouvertement ses inclinations, ce qui lui vaut des moqueries incessantes de la part de ses deux collègues masculins qui ne comprennent pas que du moment que personne n'aime quelqu'un, c'est ce quelqu'un qu'elle veut...

Cameron : I don't have the right to show interest in someone ?
Foreman : You absolutely do. And I absolutely have the right to humiliate you for it.

Pauvre Alliiiison. Elle a qu'à pas avoir un prénom de looseuse, arf arf arf !

Alors forcément, lorsque le patron se penche sur son épaule, c'est panique à bord.

Et Foreman se régale.

Sur le front des cent millions de dollars, ça s'arrange moyen. D'abord, Vogler fait absolument tout pour destabiliser Cuddy, et ça, c'est franchement dégueulasse, parce que le plus... euh... souvent, elle est quand même euh... relativement... impartiale.

Et elle a des yeux admirables.

Histoire de rajouter un peu de piquant à l'affaire, House débarque avec sa blouse sur le dos... et un sourire très inquiètant. On se demande ce qui fait le plus bizarre.

Heureusement, l'atmosphère se refroidit à une allure exponentielle.

Limite si les Enfers ne se déchaînent pas autour d'eux.

Bon, pour rigoler un coup, j'ai bien aimé la consult' du jour. Le jeunot qui vient avec son petit frère parce que celui-ci se coince des jouets dans le nez. D'abord un pompier, puis un agent de police, puis un camion de pompiers.

Et après une politesse de House qui, décidément, parle aux enfants comme personne, surtout lorsque ceux-ci se montrent peu coopératifs...

House : Stop or I'll snap your nose off !

... le gentil docteur percute soudain qu'il doit y avoir un premier jouet tout en haut là-dedans... et c'est un petit chat, auquel le gamin envoyait les secours pour le récupérer !

Excellent et très très mignon !

Bon, sinon, la mauvaise nouvelle du jour mais qui promet : Vogler demande à House de ne garder que deux des kids et d'en jarter un. Mouf mouf mouf, on va bien rigoler !

Alooooors ! Bien évidemment, c'est direct la porte pour Chase, qu'on se dit d'entrée. Mais moi, je dis que non. Parce que le cirque autour de Cameron semble hurler "trouble trouble". Je pense que c'est elle que House va virer, parce qu'elle commence à lui faire peur. Il ne virera jamais Foreman, ça, c'est exclu.
Tout cela m'arrange moyen car une limace larmoyante me paraît encore plus repoussante qu'une limace normale, mais je pense que ça peut être intéressant du point de vue de House. Si c'est elle qu'il choisit, la messe est dite. S'il choisit Chase, c'est simple move, mais moins inquiétant du point de vue feelings et tout ça.

Bref.

Je me doute bien que les loupiots ne vont pas quitter l'hosto, mais on va quand même bien rigoler ! Uh uh !

 

114 : Control

Holy shit ! Non mais vous êtes au courant qu'on se tape encore un coup une guest de chez guest ! Nina Myers ! LA Nina Myers ! Sarah Clarke herself ! La subliiiime Sarah Clarke qui, je l'avoue, avait grave fait battre mon petit coeur durant la saison 1 de 24. Au coeur de la cellule anti-terroriste de L.A., cette superbe brune aux yeux de glace jouait avec nos nerfs avec une admirable maestria. Ah ça, même Jack Bauer à côté, il avait franchement l'air un peu falot. Non, vraiment, je voulais être Nina Myers, moi. En plus, si je me souviens, elle est plutôt très copine avec le superbeau Tony dans la saison 1, la keuquine.
Cela dit, je dois bien reconnaître que dans la saison 2, je n'avais plus du tout envie d'être Nina Myers... Quoique...

Bref, Sarah Clarke, alias Carly Forlano dans cet épisode, est une executive woman de 32 ans qui gère d'une main de fer sa propre entreprise internationale.

"Let's talk about Asia !"

Mais durant une conférence, cette redoutable personne est soudain prise d'une grosse douleur à la jambre droite (rings a bell ?) et d'une paralysie de la même jambe. Ce qui nous emmène à Princeton Plainsboro où Miss Cameron, toujours en quête de reconnaissance, tente de manipuler ses collègues masculins pour se faire bien voir. Ce qui n'échappe pas à House qui, grâce à un oeil que je commence à soupçonner d'être bionique, la voit venir à environ douze mille kilomètres.

Cela dit, nice try, Cam. La prochaine fois, évite juste les sabots de bois qui résonnent sur le carrelage. C'est pas super discret, quoi. Mais j'admire la tentative. Elle se bouge le cul, c'est maladroit, mais elle se bouge.

Et avec ça, je vous prie ? Graaaaande nouveauté. Nous accueillons un petit nouveau dans l'équipe. Un petit nouveau qui mesure deux mètres sur deux mètres, au bas mot. Ce beau bébé apporte avec lui cent millions de dollars à l'hosto, et cela fait de lui le nouveau directeur du coin. Il s'appelle Edward Vogler, et on va tous l'ADORER !

Parce que derrière ce sourire jovial et ces bonnes joues se cache un véritable requin, un homme d'affaires doté d'un superpouvoir des plus impressionnants : il sent quand un service perd de l'argent.

Edward Vogler : I want to run this place like a business.

Evidemment, aussitôt, ce flair surdéveloppé le dirige vers le boîteux de la maison, qui est, il faut bien le reconnaître, un gros branleur quand il ne sauve pas des vies.

Dès le premier regard, ça promet. Et Cuddy a beau le faire cavaler histoire de lui changer les idées, voilà Vogler limite en train de courser notre House une blouse à la main. C'est sûr que la blouse blanche, c'est pas son truc, à notre docteur Jekyll.

C'est que pendant ce temps-là, c'est pas tout ça, mais on a une patiente qui se tord de douleur dans son petit lit, et House est perplexe. De ses pattes de mouche, il couvre le tableau blanc.

Moi, j'adore ces intenses séances de réflexion toujours magnifiquement filmées.
Dans la foulée, House s'en va soulever tranquillou la jupe de la demoiselle pendant qu'elle roupille. Et découvre son secret.

Une petite conversation s'impose... La belle a besoin d'un nouveau coeur parce qu'elle est boulimique et que pour se faire vomir, elle a un peu forcé sur l'ipéca. Alors avant de se démener pour lui en trouver un tout neuf, House veut s'assurer qu'elle va arrêter l'auto-destruction et la passe à la moulinette.

House : Oh, stop hiding ! I'm asking you if you want to live or die, you can't even say that !
Carly : What do you want me to do ? Cry ?
House : Yes ! I want you to tell me that your life is important to you, because I don't know ! Because that's what's on the table right now : your life.

Carly : I don't want to die. I don't.

C'est là que j'aime House. Aucun remords à mentir devant la commission des greffes pour sauver un patient. Même quand Cuddy le soupçonne de cacher une quelconque raison de ne pas filer un coeur à cette dame (et une pathologie psychiatrique en est une excellente) et que dans son petit coin, Ed le regarde avec beaucoup, beaucoup de méfiance.

C'est que Ed, il remue la merde. Et très vite, on sent que Cuddy va se retrouver prise entre le marteau et l'enclume. Parce que si on se demande pourquoi Cuddy a recruté House, Vogler se le demande aussi. Et il est très très lourd.

Vogler : Are you sleeping with House ?
Cuddy : What ? No !
Vogler : But you did. Right ? A long time ago ?
Cuddy : That's an incredibly inappropriate question !
Vogler : If your judgment is compromised by a prior or current relationship, that is my business.
Cuddy : I respect him. That is all you need to know.

Enfin toujours est-il qu'après une grosse bourde de Chase et un gros mensonge de House, Carly est greffée... Seulement à mon très humble avis, cela va lui retomber sauvagement sur la tronche, au pirate.

Chase découvre le flacon d'ipéca dans les affaires de Carly et terrifié, sans doute, à l'idée de se faire virer par House, s'empresse, on l'imagine, d'aller le dénoncer.

Et entre deux, histoire de nous changer les idées, vlà-t-y pas que mademoiselle Cameron nous déballe ses états d'âme, que personne ne l'aime, tout ça, et que ma foi, elle est bien obligée de chercher un peu d'assurance dans des bouquins où qu'on apprend l'art de la manipulation. Zzzzzzzzz...

Et là, alors que House, dans un élan de bonté, la rassure en lui disant que tout le monde l'aime bien, la chose s'enhardit.

Cameron : "Do you ?"

Les secondes s'égrènent péniblement, la limace bave abondamment dans l'attente d'un oui libérateur qui confirmera que House n'est pas le monstre que tout le monde croit, elle le sait, elle le sent !

House : "No."

La petite tourne les talons, écoeurée, ne comprenant pas que justement, ce "no" en dit bien plus long qu'un stupide "yes".

Je ne parle même pas de la gueule qui va avec. Je ne veux même pas essayer de décrypter ce regard, de savoir s'il signifie "mensonge" ou "regret". Le but est atteint : se débarrasser de l'importune qui pourrait, sait-on jamais, dégeler la banquise qui lui sert de coeur. Le risque est trop grand.

Mais bon, l'homme aime jouer au yoyo avec les émotions des gens. La preuve encore avec ce monsieur qui accompagne son fils pour faire soigner son angine, et qui ne parle plus depuis son opération du genou. House se pique au jeu et se lance mentalement le pari de le guérir. Ce qu'il fait bien sûr, à grands coups de "BOUH !" et de botox, même si le monsieur préfère le lui cacher car mine de rien, il a touché des dommages et intérêts, pour cette opération ratée. Finalement, House le laisse repartir avec la promesse tacite de ne rien dire à personne... Du moment qu'il sait qu'il a résolu l'énigme...

L'une des rares choses capables de lui arracher l'ombre d'un sourire... L'autre s'appelle Wilson, si je ne m'abuse.

Sur ces deux victoires, il faut bien un peu redescendre. Vogler est au courant de la tricherie du coeur de Carly, et il le lui fait bien savoir. Et au terme d'une conversation où chacun montre enfin à l'autre son vrai visage, le patron informe House que s'il n'arrive pas à le faire virer par le conseil d'administration (où House a deux alliés : Cuddy et Wilson), alors il s'attaquera directement à Cuddy et Wilson.

Pour la première fois, House n'a pas été très fin. Il a montré son jeu trop tôt. Et Vogler est particulièrement bien fourni.

Voilà enfin un Moriarty digne de notre Sherlock. Qui repart avec une mine plus misérable et renfrognée que jamais pour clore cet épisode.

Ca tombe bien, c'est comme ça qu'on l'aime le plus !

 

113 : Cursed

Tiens, un peu de lumière concernant le très mignon (et néanmoins féroce) Dr Chase, pour changer. Une chose qui ne change pas, en revanche, c'est que je le trouve toujours aussi ptit con !
Mais ça, c'est peut-être parce que je viens de voir un épisode où il plante délibérément un fameux poignard dans le dos de House. Grrrr.

Patient du jour, pour commencer : Gabe, un gamin de douze ans qui se casse la gueule dans une vieille maison squattée par des ados qui boivent des bières et fument des clopes.

Avant de faire une petite partie de Ouija de laquelle le pauvre Gabe va ressortir en se croyant condamné à mort.

Le parallèle entre Chase et le gamin s'établit assez rapidement. Tous deux sont des enfants de divorcés. Forcément, certains liens se créent.

Ah, que la surprise aurait été succulente si je n'avais pas vu dès le début le nom de Patrick Bauchau s'afficher. Parce que ça aussi, c'est du guest de malade. Le vieux Sydney du Caméléon, devenu plus tard l'infâme aveugle de Carnivale. Mazette. Le plus drôle avec cette arsouille-là, c'est qu'il est capable d'imiter les accents les plus farfelus. Là, si j'ai bien entendu House, c'est celui d'un Tchèque qui a vécu trente ans en Australie. Qui dit mieux ???

Les retrouvailles entre le papa et le fiston sont plutôt glaciales.

Le tout sous le regard d'un House qui est aux anges.

House : You're Chase's dad. It's hard to miss, with the big hug and how glad he was to see you.

Une enquête. Comme c'est cool. Il va donc tout faire pour découvrir pourquoi le père et le fils sont tellement en froid. Pour le plus grand plaisir de Chase junior.

Chase : How would you feel if I interfered in your personal life ?
House : I'd hate it. That's why I cleverly don't have a personal life.

On va donc apprendre que papa Chase a légèrement mis les voiles quand Robert (ouarf ouarf ouarf, le prénom qui lui va juste trop pas !) avait quinze ans, le laissant avec une mère sombrant dans l'alcoolisme et qui décèdera quelques années plus tard. Pas tout rose, pour notre gueule d'ange, donc.

Qui plus est, House prend un malin plaisir à faire bosser ensemble les deux générations de Chase, puisque pôpa est également médecin.

C'est comme ça qu'il découvre que Chase senior est sur le point de mourir d'un cancer du poumon et que s'il est là, c'est pour voir son fils une dernière fois, et aussi pour consulter le Dr Watson (je vous jure qu'il le dit, c'est très drôle !). Bref, il y aura tout de même réconciliation, mais Chase laisse partir son père sans savoir que celui-ci n'a plus que trois mois à vivre. Cela promet donc quelques répercussions sympathiques pour la fin de saison ou la saison 2.

Notre petit Gabe, lui, n'est pas maudit mais pas loin. En effet, son petit papa lui a rapporté d'Asie une maladie vraiment ballotte : la lèpre. Et outre ça, vraiment pas de bol, il a également chopé l'anthrax !
Enfin, cela les aura bien fait tourner en bourrique, nos toubibs. Néanmoins, en secouant le père bien fort, il aura réussi à lui faire avouer ses petites bêtises indiennes.

 

Il était tellement mimi...

Roh, non mais regardez-moi ça comme c'est choupinet...

Robert Sean Leonard avait vingt ans et il jouait dans le "Cercle des poètes disparus". Il a bien grandi, depuis, notre petit Wilson... Coquinou.

Paraît qu'il est encore très pote avec Ethan Hawke, qui jouait avec lui dans le film...

 

Hugh Laurie et Bernard Pivot...

Enfin presque ! Entretien avec James Lipton, acte III !



Ca fait beaucoup si je répète une fois de plus que ce mec me fait mourir de rire ?

Lipton : "What turns you on ?"
Laurie : "Eye contact."
Lipton : "What turns you off ?"
Laurie : "Financial advice."

Et enfin, l'acte IV :



Où on apprend que de l'avis de Mister Laurie, si House continue assez longtemps, il y a de fortes chances pour qu'il se les tape toutes (Cuddy et Cameron) et peut-être même Wilson !
 

Effet secondaire indésirable...

Malgré la jubilation qu'entraîne le visionnage de cette série formidable, il faut bien avouer qu'il existe un effet secondaire vraiment pas drôle, surtout quand vous avez une petite tendance à l'hypocondrie (doux euphémisme en ce qui me concerne). Non, je ne parle pas de mes beuglantes chaque fois qu'une aiguille est enfoncée dans un patient...
Non, ce symptôme déplaisant, c'est plutôt d'un seul coup l'impression de couver toutes les pathologies les plus farfelues de la Terre, mit images 3D.
Exemple hier : en visite de courtoisie dans ma cuisine (ce qui m'arrive environ une fois toutes les trois semaines), la proximité d'un couteau a manqué de me faire perdre mon pouce. Après donc avoir frisé l'amputation, et voyant la chose goutter copieusement sur le carrelage, j'ai soudain eu un flash : celui de toutes les bactéries exotiques en train de se lancer à l'assaut de la plaie béante. Des machins avec des piquants d'une sinistre couleur...
A l'heure qu'il est, j'attends que ma maladie se déclare...

Plus de point de côté sans envisager un parasite posté quelque part dans mon organisme, plus d'indigestion sans penser à la tumeur, plus de petit pincement musculaire sans voir clignoter le mot "embolie"...
Pour dire, hier soir, je me suis tapé un flip' sans nom après avoir retiré mes lentilles : je voyais flou !!!
A minuit passé, j'ai donc cavalé, éplorée, jusqu'au miroir de la salle de bain, en pensant déjà à la greffe de cornée qui allait, à n'en pas douter, s'avérer indispensable...
Jusqu'à ce que je percute. Tu es myope, ma pauvre Sorcière. MYOPE !

Maintenant, je comprends pourquoi à la base, je déteste les séries hospitalières. Alors une gratinée comme ça...

Ptain, c'est grave, docteur ?

 

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