Le blog de La Sorcière
 

206 : Spin

Oh misère. Même quand il commence à me fatiguer, il y a toujours un truc qui arrive à me faire rouler par terre. C'est con, mais juste après le générique, l'épisode commence sur un baillement complètement surréaliste, un truc énorme, avec un petit son tout mignon qui va pas du tout avec. Je crois que je me le suis repassé dix fois. Et deux ou trois fois en français, complètement différent, version wookie, mais tout aussi tordant. Ptain. J'adore quand il se fait chier, ce mec, il est fabuleux. Là, le défi du jour, c'est faire une jolie réaction en chaîne avec tous ses CD, waouh.

Aloooors. Patient du jour, je vous prie. Jeff Forster, coureur cycliste, tombé au champ d'honneur, ou presque.

Première rencontre entre le psychopathe et le malade : un truc de ouf. Alors que le patient lui fait la liste de toutes les merdes qu'il prend pour se doper, House lui fait les gros yeux, dégoupille son flacon de codéine, et s'en envoie deux derrière la cravate, à sec.

L'alcool, non, l'eau férugineuse, OUI !

En plus, faut bien le dire, House n'est pas sage, dans cet épisode. Je dirais même qu'il est en train de glisser de son of a bitch à sick bastard. D'abord, il continue à martyriser le pauvre Wilson, notamment à la cantine, où il fond à une vitesse hallucinante sur le paquet de chips acheté par son pauvre ami.

Wilson : Is there a light somewhere that goes on when I have food ?
House : Green for food, orange for beverages, red for impure thoughts. That bulb burns out every two weeks.

On le sent déjà très en forme, mais on n'a pas encore vu le meilleur. Vla-t-y pas que le ménage Warner débarque, elle poussant amoureusement le fauteuil roulant, lui, déjà prêt à dégainer ses répliques les plus aimables.

House : How's your recovery going ? Got around to the small muscles yet ?
Mark : It's not the size of the muscle... it's where you get to put it.

Etc, etc, etc.

Pour se la jouer bon prince, House se pointe à la thérapie de groupe de Mark, traînant plus que jamais la patte... Vous imaginez la scène, hein, pas la peine que j'en rajoute. Mais cela nous vaut une crise de furie de la part de Stacy qui débarque en pleine consult' et lui balance les torgnoles les plus inoffensives et les plus adorables que j'aie jamais vues !

Réponse de l'intéressé :

N'empêche, comme je le disais, je trouve qu'il s'enfonce un peu dans la bêtise, le père House. Il est temps qu'il lui arrive une bonne saloperie sur la tronche, que ça le rende définitivement méchant pour méchant, parce que là, il fait tourner tout le monde en bourrique, tel un gamin de 13 ans hyperactif, et c'est pas super flatteur. Même si c'est drôle.

Enfin, tout cela va aboutir à une conversation pas inintéressante entre lui et Stacy. C'est vrai, ça repose quand il fait pas l'abruti.

House : Do you hate me or do you love me ?
Stacy : I hate you, and I love you. And I love Mark.
House : And you don't hate him.
Stacy : No.

Tout ceci devrait partir rapidement en javel car je vois mal Stacy résister davantage. Il n'a pas tort quand il dit à Wilson qu'il la voit devenir "pissy", c'est clair qu'elle perd de plus en plus sa superbe classe du début, elle en chie un max. Elle lui retombera dans les bras avant longtemps. Qui résisterait, sincèrement ?

En parallèle à cela, on a quand même Cameron, dont le passé semble se dévoiler à la vitesse de l'éclair. Alors que Wilson découvre qu'elle est prête à déballer le pot aux roses aux médias concernant le dopage éhonté du patient, il parvient à lui poser quelques questions intéressantes sur les conséquences de cet acte, si elle le commet. Des questions qui ne manquent pas de semer le trouble dans son cerveau monobulbe.

Un peu plus tard, elle lui confie que lorsque son mari était mourant, elle est tombée amoureuse du meilleur ami de celui-ci...

Mais Wilson, passé maître dans l'art de tromper ses épouses (pas par malice, le pauvre, ça semble juste être dans sa nature) se met à rire de la plus adorable manière qui soit.

Et réalise que Cameron n'a jamais assouvi son fantasme avec ce mec, parce qu'elle n'aurait jamais pu vivre avec cette culpabilité, dit-elle.

Et j'adore la phrase que Wilson lui dit à ce moment-là.

Wilson : You'd be surprised what we can live with.

J'adore ! C'est tellement vrai.

Bon, mais revenons-en au patient du jour, parce que là, c'est joliment arrangé, aussi. Donc ce garçon ne cache pas (du moins aux médecins) qu'il se dope allègrement à l'hémoglobine bien claire, etc... Après tout, il fait ce qu'il faut pour être le meilleur dans sa discipline... *oeillade à House*
Malheureusement, nos amis ils ont bien du mal à déterminer la cause de ses malaises, de ses difficultés respiratoires, de ses faiblesses musculaires.

Au bout d'un moment, son agent, très joli requin, se rend compte que ça ferait drôlement bien, qu'il ait un cancer. Genre s'il en revient, waouh, c'est la gloire assurée.
Ce qui ne nous rappelle rien du tout, à nous, qui côtoyons chaque année le Tour de France. Non, rien du tout.

Bon, bref, House l'accuse de lui avoir filé de l'EPO en douce, elle claque la porte, tout ça. Et pis d'un coup, le flash, l'illumination. Ce bon monsieur souffre d'un truc au thymus (je sais, je suis nulle, en médecine) et en fait, il se soignait tout seul sans s'en rendre compte en s'injectant du sang propre régulièrement. Donc une fois à l'hosto, sachant qu'il ne se dopait plus, ben son état s'est dégradé.
House lui fait une superbe démonstration de son diagnostic en lui enfonçant une aiguille dans la cuisse, en le faisant lever, comme si rien ne lui était jamais arrivé.

Avant de le regarder s'effondrer. Ben oui, c'était juste un diagnostic, les effets durent quelques minutes... parfois moins. Oups.

House : This is exactly why I created nurses. Clean up on aisle three !

Arf !

Le sous-titrage français est pas mal : "Patient à ramasser !"

Bref, on va finir sur une note mitigée : le cycliste a maintenant l'ordre de se doper pour être en bonne santé. Si c'est pas chouette, la life, dites ?

Dernière séquence, nous suivons le pauvre Wilson qui de toute évidence pieute maintenant au bureau parce que bobonne est fâchée. Ca sent grave son troisième divorce, ça, mon ptit Wilson.

Pendant ce temps, Alliiiiisoooon soupire après ses photos de mariage...

Et Stacy ayant eu la très mauvaise idée d'évoquer son psy devant House, celui-ci s'en va en mission archéologique...

Alerte rouge ! Alerte rouge !
Ptain, quand Stacy va se rendre compte qu'elle se fait fourber de la sorte, je sens que ça va lui plaire.
Je pense que la phase d'attaque housienne devrait avoir lieu dans l'épisode suivant, ou celui d'après.
Je ne veux PAS ! Elle est trop bien pour LUI !

(Et également mille fois trop bien pour son mari, mais bon... Elle devrait aller faire un tour du côté des 4400, parce qu'avec Billy Campbell, ça faisait un joli couple.)

Bref, bref, bref ! Comme ces gens sont gentils et paaaas du tout dysfonctionnels !

 

*burp*

Quel couple... euh... joliment... euh... assorti ?

En tout cas, ça y est, ils sont mariés !

(Est-ce que cela veut dire qu'on ne va plus avoir droit à cette tension tout à fait bancale entre House et Cammy ? Ah non, hein, dites, on en a encore besoin !)

 

205 : Daddy's boy

Nom d'une pipe, ça, je l'avais pas vu venir du tout !

House a une mère !
Je vous jure, ce démon est VRAIMENT né d'une femme !

Enfin, du moins, c'est ce qu'on essaye de nous faire croire, mais moi, ah ah, je ne suis point si naïve !

Tout ça pour dire qu'en fait, je crois qu'il était impossible de caster des acteurs assez crédibles pour jouer les parents de House... et que c'est pour ça qu'on nous déballe monsieur et madame tout le monde.
Franchement, je veux bien être pendue s'il n'a pas été adopté, celui-là.

Bref. Je n'en reviens toujours pas. Brrrr...

Enfin, patient du jour, Carnell, la petite vingtaine, fraîchement diplômé, qui après avoir dîné avec son très fier papa pour fêter l'évènement...

... s'en va faire la grosse fiesta avec ses potes. Seulement arrivé là-bas, le malheureux commence à ressentir un truc affreux : ça lui fait des chocs comme s'il était électrocuté. Inutile de dire que c'est une vraie torture, de le regarder se tordre de douleur...

Tout ça n'empêche pas House de flamber avec sa bécane... voir la scène que j'ai postée hier.

Quel gamin !

Justement, en parlant de ça, alors que House et les Kids sont plongés dans leurs réflexions pour tenter de trouver de quel mal souffre Carnell, le téléphone sonne.

House : Hi mom !

A mon avis, eux non plus n'imaginaient pas que House puisse avoir une mère, même si de l'avis de Foreman, seule une mère pourrait faire autant de dégâts.

Dernières nouvelles, donc, House doit dîner avec ses parents. Mais voilà, il n'en a pas du tout envie, donc il fait tout pour se trouver une bonne raison d'être occupé ce soir-là, il serait même prêt à faire des consults de nuit... dommage, mais ça n'existe pas. Alors il demande à Wilson de l'inviter à dîner.
C'était sans compter Cameron, qui en plus d'être très curieuse, estime que c'est mal. Alors elle s'en va tout répéter à Wilson qui se fait un point d'honneur à inviter les vieux à ce fameux dîner.

Même plus le droit de détester ses parents tranquillement, avec des amis comme ça !

Une scène que j'ai trouvé extrêmement intéressante, également, c'est celle entre Wilson et House. Je commence à me poser des questions quant à ce qui attend leur amitié. Je ne doute pas de leur profond attachement l'un envers l'autre, mais je me dis qu'ils ont (enfin, surtout House) une drôle manière de le gérer.
Je m'appuie bien entendu sur la scène où Wilson reproche plus ou moins à House de lui avoir tapé 5000 dollars pour s'acheter une moto, et où House, par provoc', lui répond qu'il les avait, ces 5000 dollars, mais qu'il voulait juste voir si Wilson les lui donnerait.

House : I've been borrowing increasing amounts ever since you lent me 40 dollars a year ago. A little experiment to see where you draw the line.
Wilson : You're... you're trying to... objectively measure how much I value our friendship ?!

Gloups !

Ce à quoi House lui répond qu'il lui rend les 5000 s'il dîne avec lui, lui évitant les parents. Wilson s'empare du chèque...

Wilson : Thanks. Now, be a grown-up and either tell mommy and daddy you don't want to see them, or I'm picking you up at 7 for dinner.
House : What do you mean ? You just said that...
Wilson : I lied. I've been lying to you in increasing amounts ever since I told you you looked good unshaved, a year ago. It's a little experiment, you know, see where you draw the line.

Ouf. Heureusement qu'il a un minimum de répartie, Wilson. Ptain, des fois j'ai peur que ça vole en éclats, cette affaire.

Bon, tout ça tout ça, examens, machins et autres trucs. Au détour d'une conversation avec Cuddy, on découvre quand même que ce n'est pas après sa mère que Greg en a, mais après son père.

House : I don't hate her. I hate him.

Wohooo ! Je veux TOUT savoir !

On apprend aussi, côté patient, que le papa est bien gentil, mais qu'il a longtemps menti à son fils concernant la mort de sa mère, pour le préserver. Et que le fils a menti à son père sur ses occupations des vacances. Bref. Tout le monde ment.

Tout le monde ? Non. Une personne ne ment pas, dans cette histoire, et cette personne, c'est papa House.

Evidemment, c'est avec des yeux ronds comme des soucoupes qu'on voit Greg embrasser sa mère...

Mais le rire reprend bien vite le dessus quand Cameron débarque et que la maman lui propose de se joindre au casse-croûte, à la cantine. La gueule de House est à inonder le parquet.

Elle est brave, cette petite, elle s'éclipse poliment. Non sans observer de loin la scène insolite.

Et c'est vrai que papa House, il n'a pas l'air méchant, mais il assène quand même quelques vérités douloureuses.

Dad : You just don't know how lucky you are.

C'est avec encore plus d'étonnement qu'on assiste au grand déballage... Cameron vient donner quelques infos à House concernant le patient, et celui-ci la remercie... d'avoir décliné l'offre du déjeuner. Et là, vlan, il vide son sac.

House : They seem perfectly pleasant don't they ? They are. He was a marine pilot. She was a housewife. Married 47 years. They had one child. Mom was just like everyone else, nice enough, great sense of humour, hates confrontation. My dad's just like you. Not the caring 'til your eyes pop out part, just the insane moral compass that won't let you lie to anybody about anything. It's a great quality for boy scouts and police witnesses. Crappy quality for a dad.

Wow...

On a envie de crier : "C'est tout ???"

Disons qu'on le ferait si de l'autre côté, on n'avait pas ce père au supplice de voir son fils mourir à cause d'un stupide porte-clés qu'il lui a offert, récup de sa ferraillerie... et qui s'avère être radioactif... Les décharges électriques étaient provoquées par une tumeur de la moëlle épinière... Carnell ne s'en remettra pas. Mais jusqu'à la fin, son père va lui mentir et lui dire que tout va bien se passer.

Sans cela, l'histoire de House n'aurait aucun intérêt. Et sans House, le patient du jour ne serait qu'un autre patient du jour.

Et au cas où l'on n'aurait pas encore tout bien compris, Wilson nous apporte son éclairage.

Cameron : Why does he hate seeing his parents ? So his dad tells the truth, he can't handle that ?
Wilson : He hates being a disappointment.
Cameron : He's a doctor, world famous ! How disappointed can they be ?
Wilson : You know what I figure is worse than watching your son become crippled ? Watching him be miserable.

Dernière image : celle-ci. House qui se casse à moto, et le gros plan sur le panneau du parking.

Dur dur, hein ? De voir dans les yeux de ses parents le reflet de son propre échec. Qui n'est même pas vraiment un échec.
Encore une fois, l'épisode n'apporte pas franchement de réponse. Mais soulève une réflexion vraiment intéressante, grâce à deux exemples aux antipodes l'un de l'autre.

Je serais très très curieuse de savoir comment ils écrivent ces épisodes. C'est tellement intelligemment écrit, je mourrais d'envie de savoir par quoi on commence, quand on écrit ce genre de scénar. J'imagine qu'il faut partir du personnage principal et de l'aspect qu'on veut mettre en lumière pour glisser sur le cas médical et sur ce qu'on va pouvoir tirer comme parallèle...
Toujours est-il que c'est passionnant.

Par contre, je suis très étonnée que Stacy soit aussi en retrait. Est-ce qu'on va d'un seul coup nous la ressortir et faire pleurer des larmes de sang à House ? Je m'attendais à ce que sa présence soit beaucoup plus exploitée, mais là, cinq épisode, et toujours pas grand-chose.
Il ne va quand même pas s'en tirer à si bon compte après avoir soigné le mari, quand même ?

NON, ne dites rien !!!

 

204 : TB or not TB

Etre ou paraître. Pas mal comme trad, pour un titre français. Autant le plus souvent, c'est d'une facilité à pleurer, autant là, ils se sont creusés la tronche deux minutes.

Patient du jour, le docteur Sebastian Charles, qui voue sa vie à sauver celle des petits Africains qui souffrent de la tuberculose. Bien évidemment, la scène d'ouverture, avec tous ces braves gens l'accueillant comme le messie, n'est pas du tout anodine.
Pas plus que la suivante où, d'un coup de seringue vengeur, il sauve un enfant d'une mort certaine, sous le regard mouillé de tout le village.

Zut, du vomi sur mon canapé. Ah, heureusement, il est déhoussable. C'eût été fâcheux.

Ahum ! Là, on attend que House nous éternue un virulent : "Hypocrit !".
C'est une urgence, docteur.

Oh ben oui, bien sûr. Comme il ne ressemble déjà pas du tout à mon patron et qu'il ne se sape pas du tout pareil, ajoutez à cela les Converse, histoire de ne pas du tout compléter le tableau !

Arf, arf, arf, comme on se doute, il se fait accueillir, le bellâtre.

A peine House l'a-t-il viré du bureau histoire de le traiter d'idiot tranquillement, comme il le dit, qu'explose le débat.

House : The nameless poor have a face, and it's a pompous white man.
Cameron : Yes, what a jerk, saving all those lives like that.

On n'a pas fini d'en reparler.

Mais du côté des consults, c'est pas mal non plus. Notamment chez cette dame qui se plaint de ses sinus, et qui présente d'impressionnantes griffures sur les mains. Chat, en déduit House. Nouveau chat. Celui de sa maman décédée. Et comme cette ingénue refuse les corticoïdes et demande s'il n'a pas autre chose à lui donner, plutôt :

House : If you live by the river, I've got a bag.

Après cette scène hautement rigolue, le débat continue pendant les examens du doc Sebastian. Depuis le début, House soutient qu'il n'a pas la tuberculose. D'ailleurs, s'il avait la tuberculose, on voit pas trop pourquoi House s'intéresserait à son cas, hein ? Bref, cela nous amène à cette conversation très intéressante entre House et Foreman. Je remarque que c'est souvent entre eux que les débats sont les plus intéressants.

Foreman : You figure that anybody that gives a crap about people in Africa must be full of it ?
House : Yes. There's an evolutionary imperative why we give a crap about our family and friends. And there's an evolutionary imperative why we don't give a crap about anybody else. If we loved all people indiscriminately, we couldn't function.
Foreman : Hmmm. So, the great humanitarian's as selfish as the rest of us.
House : Just not as honest about it.

D'apparence, ce mec, c'est quand même tout le contraire de House. Et pourtant, les réactions des autres face à lui sont assez surprenantes. D'abord Cameron, qui se fait draguer sévère par le bellâtre, et limite débaucher. Ah ben ça, on se doute bien qu'une jolie pépée comme ça, il se l'emmènerait bien en Afrique, le sauveur du monde.

Ironiquement, Chase, lui, hurle à l'hypocrisie, sans même qu'on lui demande son avis. Vraiment rigolo. Enfin bon, Chase, s'il y a une petite méchanceté bien lâche à asséner, il est toujours dans le coup, à ce que j'ai remarqué. Evidemment, comme il a l'oeil charmeur et la bouche amoureuse, on ne lui en tient pas longtemps rigueur. N'empêche que c'est un petit con.

Autre consult' mémorable, celle de Foreman qui doit endosser l'identité de House vu que celui-ci n'a plus très envie de jouer au docteur. Il reçoit donc une dame avec laquelle il se montre aussi malpoli que son noble supérieur.
La dame finit en larmes chez Cuddy, qui fonce agonir House d'injures et lui demande de lui présenter ses excuses.

Cette scène se passe à la cantine. Et on assiste médusés à la filouterie du jour. Cette espèce d'imbécile se prend un steack long comme le bras et le recouvre consciencieusement de salade, avant de passer à la caisse.

House : Just a salad today. Big breakfast.

Pendant ce temps-là, l'héroïque docteur Sebastian nous fait une scène digne de la comédie française. Pourquoi prendre ces médicaments qui coûtent si cher et que les petits Africains, eux, ne peuvent pas avoir, hein ? Je vous le demande ?
Et surtout, pourquoi souffrir en silence quand on peut rameuter la presse ?

Entre temps, House est passé le ridiculiser en montant le chauffage et en foutant son portable dans les chiottes. Après tout, s'il veut être traité à l'africaine, allons-y. Faut dire que ça a dû l'échauffer un peu de voir Cameron tenir la mimine de l'autre trou du cul, là. Quelle idée, aussi.

Et bien lancé, je dois dire que j'ai adoré sa manière de répondre à la presse au téléphone.

House : In my opinion, doctor Sebastian Charles is an idiot. Yeah, you can quote me. C.U.D.D.Y..

Et les Kids ont du mal à ne pas pouffer de rire.

Cet homme est abject. Le problème, c'est qu'il est drôle.

Vlan, donc, l'hosto se retrouve envahi de journalistes, pour une conférence de presse vibrante donnée par le malade.

Conférence de presse à laquelle House assiste devant son écran préféré, celui de la chambre du pauvre comateux, toujours le même.

Sur ce même écran, il remarque que le malade transpire un peu trop pour être honnête. Tout boitillant, il s'en va voir ça de plus près. Sebastian nous gratifie d'un superbe arrêt cardiaque. Et House d'un retentissant :

House : It's not TB !

Hop, encore une intervention à la con, avec de jolies injections auxquelles on assiste de l'intérieur, très chouette. Pis à l'extérieur, c'est pas mal non plus.

On dirait des superhéros !

Sortis de là, bon, l'air de rien, House demande à la dinde si elle va sortir avec ce grand con, maintenant qu'il l'a sauvé.
Et elle est trop trop ravie qu'il lui pose la question.

Bon, allez hop, faut pas oublier qu'il est toujours supposé s'excuser auprès de la patiente qu'il a soi-disant rudoyée. Mais comme dans cet épisode, tout tourne autour de l'image, voici comment s'y prend le prestidigitateur.

D'un habile coup de canne, il écrase le pied de la dame, et se retourne avec son air le plus contrit, lui, pauvre boîteux maladroit.

La patiente, après avoir poussé un grand cri, aperçoit la canne et la patte et redevient tout de suite très sympa... Condescendante, me souffle une petite voix.

Cuddy, de l'autre côté de la vitre, aperçoit la scène. House se tourne vers elle et articule très fort un "I'm sorry !" absolument puant.

La patiente est confuse, non non, tout est de sa faute, vraiment, elle aurait dû faire attention. (Mais bien sûr !!!)
House en rajoute une dernière couche, lui déballe un sourire factice avant de lui serrer la main devant tout le monde.
Surtout devant Cuddy, d'ailleurs.

Et de l'autre côté, Cameron joue les pompom girls.

Et voilà, il a fait son cirque, il est content. Cuddy y a cru dur comme fer.

Et forcément, après ça, Cameron s'en va décliner l'offre du valeureux docteur Sebastian. Non, sérieux, on se marre vachement plus à Princeton Plainsboro où on mange pour pas cher et où le spectacle est de qualité.

Petite conversation intéressante, à la fin, entre Wilson et House, comme souvent, alors qu'ils observent le docteur S. accueilli par son fan club médiatique.

House : It's not about the kids dying every 8 seconds, it's about the media stroking. Adulation and pats on the head.
Wilson : That's your problem with him, isn't it ?
House : Look at him, he loves it. Eats it up.
Wilson (regard appuyé) : Yeah, the man actually enjoys what he does.

Et la pirouette pour s'en sortir :

House : Listen, I saved his life. That means I get credit for every life he saves from here on out.

Ce qu'il y a de bien, c'est qu'au final, on se retrouve quand même avec d'un côté un gros con qui sauve 30 malades par an mais qui se fout comme d'une guigne de l'opinion des autres sur lui, et de l'autre, un père la morale qui en sauve des milliers et qui se gargarise de l'image qu'il donne de lui-même aux médias.
Lequel des deux a raison, dans sa démarche ? Ni l'un ni l'autre, probablement. Même pas utile de choisir.

C'est justement ça, l'intérêt de cette série. Sous des airs de "patient of the week" show, elle nous pose de vrais cas de conscience. Je pense que derrière le côté cosmétique de cette série, il y a une vraie dimension philosophique. C'est probablement pour ça que les personnages sont tous aussi différents. Pour qu'ils apportent chacun leur vision différente au débat de la semaine.
C'est vraiment formidable.
Parce que même lorsque le patient n'est pas très intéressant, où que House est moins en forme, il y a toujours quelque chose à en garder, de l'épisode du jour.
Quelle clâsse.

 

House, l'ours qui flambe avec sa bécane...

Dans Daddy's boy. Faut le voir pour le croire.

(Note pour plus tard : changer la housse du canap'.)

 

203 : Humpty dumpty

Il n'y a pas très longtemps (même si cela me paraît une éternité), je disais à mon bon Dark Side qu'il serait intéressant qu'un de ces quatre, le patient du jour ne soit autre qu'un des toubibs de Princeton Plainsboro. Toutafé, s'écria le Dark Side (très au courant puisqu'elle a vu la saison 2, la garce).

Eh bien voyez-vous, j'ai bien cru que l'heure était arrivée. Ces fumiers-là ont failli m'avoir. Ils n'empêche que si le patient du jour, ce ne sera pas le docteur Lisa Cuddy, c'est quand même tout à fait intéressant de plonger un peu dans son quotidien de célibataire. La voir faire son petit footing matinal, par exemple.

(Sacrée bonnasse, entre nous, elle cache bien son jeu, avec ses tailleurs d'institutrice... )

Puis sermonner son ouvrier parce qu'il renâcle à réparer son toit alors qu'elle a des invités le soir-même.

Et enfin, s'étrangler élégamment en avalant trop vite son eau fraîche.

Avant de voir tomber l'ouvrier de l'échelle.

Raté, donc.

Evidemment, une fois à l'hosto, l'occasion est trop belle. Il FAUT que House commente son décolleté, sinon, ce ne serait pas drôle. Sinon, ce ne serait pas un épisode de House.

On notera l'oeil de Wilson qui frise, alors qu'il semble avoir toutes les peines à ne pas s'esclaffer.
Entre nous, je me demande si Wilson, de temps en temps, il ne prend pas un très grand plaisir à voir House faire l'imbécile... une sorte de procuration, quelque part. Lui ne s'autoriserait pas ce genre de commentaire, mais il s'en régale quand même.
Je crois que je viens de mettre le doigt sur quelque chose, là... ;)

Bref, le jeune homme, Alfredo, a un souci. Alors, est-ce la chute qui a provoqué ce souci, où est-ce le souci qui a provoqué la chute ? Ahah, ça, tout le monde aimerait bien le savoir.

Toujours est-il que Cuddy culpabilise à mort que le gars soit tombé de son toit, et pour cause : elle l'a quand même bien poussé à y monter, sur ce toit, alors qu'il ne se sentait pas bien.
Un détail qu'elle se garde bien de mentionner au début de "l'enquête". Et voilà comment une fois de plus, le crédo de House trouve réponse. Elle a menti. Vlan.

Alors ni une ni deux, envoyons donc les gonzesses farfouiner chez le jeunot. Ca laisse le champ libre à House, flanqué de Foreman et Chase, pour aller à grands pas s'introduire illégalement chez elle, tout réjoui qu'il est.

Et l'enfoiré ne se gêne pas pour ouvrir tous les tiroirs...

Et se jeter sur le lit de la dame.

House : This is where it all happens.

House : She uses super tampons. What's that mean ?

Heureusement, notre bon docteur des familles fait quand même une découverte intéressante mais qui ne l'emmènera pas bien loin.

House : It's fuzzy, it's black... it's aliiive.

Pendant ce temps, la limace, en mission spéciale chez Alfredo en profite pour interroger Cuddy, ce qui montre bien qu'elle n'a pas tout à fait décroché, la coquine. But du jeu : en savoir un maximum sur la relation entre House et Cuddy. Et elle est stupéfaite lorsque la patronne lui déclare qu'elle ne déteste pas du tout House.

Cuddy : The question is, why did I hire him ?

En fait, voyez-vous ça... nous découvrons que House et Cuddy se connaissent plus ou moins depuis toujours... Et un peu plus tard, un intéressant "you owe her that" de Stacy à House m'a occasionné un retentissant "hin hin hin". Je demande officiellement à en savoir plus !

Bon, au final, les fouilles archéologiques ne donnent pas grand-chose. Et pendant ce temps, Alfredo est en train de perdre sa main qui se pourrit. Un truc atroce. D'ailleurs, c'est bien simple, ils vont l'amputer. J'ai failli être malade quand ils ont dégainé la scie et détaché la chose. Puis, je me suis rappelée que j'avais survécu à l'amputation aérienne de Romano dans Urgences, donc hé oh, elle va pas faire sa délicate !

D'autant que c'est beaucoup moins drôle de pousser des cris d'orfraie quand le Dark Side n'est pas là pour se boucher les oreilles ou hurler "C'est magnifique !".
Psychopathe.

Bref. Où l'on découvre également que malgré une modestie adorable (ahum !), House parle parfaitement l'espagnol. Ce qui lui permet de capter l'incaptable. Alfredo, multipliant les petits jobs, bossait dans un bouge où sont organisés des combats de coqs. Et là-bas, il a chopé un vilain truc qui lui a causé tous ses malheurs. Pas de bol, c'est pas ça qui va lui rendre sa main droite. Ca va tout juste lui permettre de ne pas perdre la gauche.

Enfin voilà, je ne suis pas très fan des membres qui pourrissent, pour tout dire, mais ce qui est intéressant ici, c'est surtout la réaction de Cuddy, qui finalement, n'y est pour rien, mais qui se sent tellement morveuse qu'elle n'ose même pas aller voir le type qui bosse pour elle depuis six ans. D'autant que toute sa famille dépend de lui, y compris le petit dernier, âgé de douze ans, qui est prêt à sacrifier son éducation pour prendre la relève.

Un peu poussé par Stacy, House se fend tout de même d'un petit discours remonte-moral.

House : Your guilt. It's perverse, and it makes you a crappy doctor. It also makes you okay at what you do.
Cuddy : You figure a perverted sense of guilt makes me a good boss ?
House : Now would the world be a better place if people never felt guilty ? Makes sex better. Should have seen her in the last months of our relationship. Lot of guilt. Lot of screaming.

House : I know this wasn't just because it was your roof. Cuddy... you see the world as it is and you see the world as it could be. What you don't see is what everybody else sees. The giant, gaping chasm in between.
Cuddy : House, I'm not naïve. I realize...
House : If you did, you never would have hired me. You're not happy unless things are just right. Which means two things. You're a good boss. And you'll never be happy... By the way, why does everybody think you and I had sex ? Think there could be something to it ? I don't know !

Quand il fait des efforts, il peut presque être agréable !

Bref, très jolie incursion dans le monde de Lisa Cuddy qui pour sûr est une chic fille, et un patron comme beaucoup aimeraient en avoir... moi, notamment.
Finalement, on se rend compte qu'il y a beaucoup de gens qui vivent dans la solitude, dans cette série. Que ce soit lui, son bouge de vieux garçon, ses chemises froissées et sa patte de travers...

Ou elle, sa jolie maison, son jogging matinal et ses nuisettes en dentelle...

Deux solitudes bougrement différentes, mais intéressantes à comparer.
Très agréable d'entrevoir ce qu'il y a au delà de Princeton Plainsboro...
I want more !

 

202 : Autopsy

A nous deux, you big son of a bitch.

C'est vrai qu'il est à vomir, dans cet épisode, mon Gregounet, mais c'est ça qui est bon. Il dit tout haut ce que personne n'ose penser tout bas. Enfin, en gros, il dit tout haut ce que moi je pense très fort.

Car pour tout vous dire, quand j'ai vu que le patient du jour, c'était Andie, neuf ans, petite cancéreuse chauve (et dans une autre vie, la jeune Grace de l'épisode SG1 du même nom), je me suis dit : "Que faire ? M'enfoncer deux doigts au fond de la gorge tout de suite ou attendre que ça vienne tout seul ?"

Andie, donc, qui chante à tue-tête du Christina Aguilera dans sa petite chambre, avant de nous faire une crise de démence dans sa salle de bains, toute perruque dehors.

Il fait beau, les oiseaux chantent... et House se tape une crève carabinée. Il a des allergies, le pauvre canard, vite plaignons-le, il ne demande que ça.

(Je soupçonne fortement sir Hugh Laurie d'avoir eu vraiment la crève sur ce tournage. On peut être bon acteur, mais à ce point, ça en devient louche.)

Heureusement, la limace est là pour sacrifier sa tasse de thé à son intention.

Avant de s'attaquer au cas de l'insupportable petite martyre, rendez-vous à la clinique où House est contraint et forcé de se taper une consult'. Heureusement pour nous, c'est encore un cas de ouf.

Auto-circoncision.

House : I'm going to get a plastic surgeon, and put the Twinkie back in the wrapper.

Chose énorme, dans cet épisode, la manip que subit le pauvre Chase de la part de la morveuse, qui pendant un examen, pleurniche qu'elle n'a jamais embrassé de garçon de sa vie... Oh hé, petite, même moi, à neuf ans, je n'avais jamais embrassé personne, faudrait pas mettre la charrue avant les boeufs, non plus ! Alors oui, effectivement, elle risque de ne jamais atteindre l'âge bénit où on commence à enfoncer sa langue dans la bouche d'autres êtres humains, mais bon, c'est pas une raison pour demander aux cute doctors des bisous pas très légaux.
Eh ben ce grand con-là, après avoir protesté mollement deux ou trois fois...

... se laisse bêtement apitoyer !

Eeeeeeeeewwwww !

Bien entendu, malgré sa cervelle qui s'écoule de ses narines...

House parvient vite à débrouiller l'embrouille... Comme il soupçonne la gosse d'avoir été abusée, et que Chase, lui, assure que non puisqu'elle n'avait jamais embrassé un garçon. Oups...

House : You did it didn't you ? You kissed her.
Chase : It... it wasn't sick. It was one kiss for a dying girl ! One small... one small kiss before she dies.

Chase : Thank you !
House : That's exactly why you can't touch my markers !

N'empêche que malgré le peu d'affection qu'il a pour les petits enfants mourrants, House est déterminé à trouver ce qui ne va pas chez cette petite, en plus de son cancer. Ce qui nous donne une superbe séance de brainstorming dans les vestiaires ("Better accoustics") sur fond de Puccini. Je vous le dis, ce mec est un Dieu, il sait apprécier la VRAIE musique, et en plus, il a un IPod !
(Pour info, il s'agit de Turandot, probablement l'un des plus beaux airs d'opéras de toute la création.)

Bref, grâce à ses oreilles bioniques, il découvre qu'il y a un souci avec son coeur, hop, ni une ni deux, le billard, et vla-t'y pas qu'en plus de ça, il semble il y avoir un caillot quelque part. Mais où, alors là, c'est bien le souci.

C'est que mine de rien, la gosse, ça pourrait lui donner une année de vie supplémentaire, et quand on a neuf ans, ben c'est beaucoup.
Dans le même temps, House s'étonne du courage de cette enfant qui ne moufte jamais quand on lui apprend qu'elle va peut-être clamser demain.
Il évoque la chose avec Wilson, et là, sous-entendant qu'il doit y avoir un souci car personne n'est aussi courageux, et que sans quelques froussards, ce courage n'aurait aucun sens, ça pète entre les deux copains.

Wilson : What's your problem ?
House : These cancer kids. Can't put them all on a pedestal. It's basic statistics. Some of them have got to be whiney little fraidy cats.
Wilson : You're unbelievable !
House : If there's not one yellow-belly in the whole group then being brave doesn't have any meaning.

Puis, lorsque Wilson s'apprête à aller annoncer à Andie et à sa mère qu'il n'y en a peut-être plus pour longtemps :

House : Can I come with ?
Wilson : To tell Andie she's going to die ? That's very un-you.
House : Well, she's such a brave girl. I want to see how brave she is when you tell her she's going to die.
Wilson : Go to hell.

Quoiqu'il en soit, il va observer de près la fameuse scène, sous le regard lourd de reproches de Wilson.

Moi, je trouve ça excellent. Oui, c'est atroce, et ça m'a presque mise en colère. Mais c'est vrai qu'à part lui, il n'y en a pas un qui garde la tête froide, face à tout cela. Evidemment, on peut lui reprocher son attitude glacée, sur le papier, mais il cherche surtout à comprendre. A comprendre pourquoi médicalement, une gamine comme ça ne va pas verser une larme quand on lui apprend qu'elle va clamser.
Belle tentative, mais tout cela n'a rien de médical, en fin de compte.

Bref, n'empêche. Il avance une intervention complètement hallucinante pour situer le caillot qui a provoqué les hallucinations d'Andie dans sa salle de bains. Et c'est là qu'on comprend le titre de l'épisode : pratiquer une autopsie sur la gosse. A savoir, la tuer médicalement pendant deux minutes, puis rebooter le tout, lui réinjecter les deux litrons d'hémoglobine qu'on lui aura soutirés pour essayer de voir où se trouve le problème. Du grand délire. Du grand House. Mais comme tout le monde a bien envie de la sauver, cette enfant, ben hop, c'est parti mon kiki.

Mais avant tout, House a quand même bien envie de papoter un peu avec elle. Et il réussit quand même à lui arracher une larme. Cette petite, elle est juste terrifiée de laisser sa mère toute seule. Moi, je trouve ça lamentable. Effectivement, la mère s'effondre toutes les dix secondes, et c'est comme ça que la mouflette doit se soutenir elle et sa maman.
Y a pas de solution, bien sûr, mais c'est quand même hardos.

Les répétitions de la procédure sont excellentes. Un bon cadavre bien frais pour se faire la main, et House qui orchestre les répètes façon Chorus Line. Vous connaissez pas ? Achetez-vous une culture !

House : A five, six, seven, eight !

Voir House aller au charbon lui-même, c'est très très bon.

Et le bleu, ça lui va tellement bien au teint.

En tout cas, scène palpitante que cette opération où l'on refroidit l'enfant jusqu'à la tuer pendant deux minutes...

... avant de lui réinjecter son sang et d'observer, suspendus à l'écran, l'éventuelle apparition d'un caillot. Deux minutes top chrono.

Heureusement, Foreman n'a pas ses mirettes dans sa poche.

Caillot trouvé, enfant sauvée.

Pour se remonter le moral, House se prépare un petit traitement maison, visant à se dégager les sinus.

Inutile de dire que reproduire ceci à la maison n'est pas conseillé, hein ? Sherlock Holmes, sors de ma tête !!!

Allez hop, la gosse sort de l'hosto sous les applaudissements de tout le monde, et limite dans un déluge de larmes. La voilà qui fait la distribution de bisous et de câlins dégoulinants.
Dans son coin, tonton House a sorti son air le plus avenant.

House : I'm not gonna kiss you, no matter what you say.

Tout de même. Fallait oser.

Andie : It's sunny outside, you should go for a walk.
House : Yeah. I'm not much for long walks in the park.

Qu'à cela ne tienne, les écouteurs vissés à ses oreilles, Grincheux s'en va baver devant quelques grosses cylindrées.

Et là, après avoir refusé d'en acheter une, sur un coup de tête, le voilà en train de filer à travers champs.

Superbe !

Pour la petite histoire, la version de "Beautiful" chantée par Elvis Costello dans les oreilles du héros à la fin a été enregistrée exprès pour cet épisode. Très joli parallèle entre la version sucrée de Christina Aguilera pour Andie au début et la version bourrue de Costello pour House à la fin.
Et enfin, il faut savoir que le scénariste de cet épisode a reçu une récompense très prestigieuse : le Writers Guild of America award.

J'ai du mal à imaginer comment on peut faire mieux à chaque fois, mais cette série le fait très bien.
Et sans forcément faire de l'originalité à tout prix, elle arrive plutôt bien à éviter les vilaines ornières de la caricature télévisuelle.

Y a intérêt que cela dure !

 

OH MY GOD !!!

Je veux ! Je veux ! Je veuuuuux !

IMDB rapporte qu'Emma Thompson (oscarisée, comme vous le savez tous) voudrait teeeeellement faire une petite apparition dans House, la série de son ex-copain (ben quoi, vous le saviez pas ?) Hugh Laurie. Et lui-même en serait fort aise, car s'il y a bien quelqu'un qu'il aimerait pistonner, lui qui n'est pas du genre caprice, ce serait bien la gente Em (et son meilleur pote Stephen Fry, mais là, à mon avis, c'est dans la poche).

Pleeeeease, je veux Emma Thompson dans House ! Ce serait MONSTRUEUX !!!

 

201 : Acceptance

Ca y est, j'ai attaqué la saison 2 ! Wooooohoooo !

Alors, épisode très intéressant, pas tant par le cas du jour, mais plutôt par ce qu'il nous raconte sur les personnages.

Cas du jour, puisqu'on en parle : Clarence, condamné à mort, qui s'effondre lors de sa petite heure de récré.

L'hosto, maintenant. Très vite, on se rend compte que House n'est paaaaas du tout (du moins en apparence) troublé par la présence de Stacy. Au contraire, on le retrouve comme galvanisé, encore plus casse-couille que d'habitude, et pas du tout touché par l'alliance féminine formée par Stacy et Cuddy, qui sont visiblement assez copines.

Par contre, ses chemises sont toujours aussi mal (voire pas) repassées. Il a bien raison. Moi-même j'observe une grève du fer à repasser depuis 7 ans et qu'est-ce que je me sens mieux !

(Si vous vous demandez où je trouve le temps de bloguer, c'est notamment grâce au non-repassage !)

Bon, le cas du prisonnier, il le veut. Il le veut, veut. Et ça, ça exaspère Cameron qui ne comprend pas qu'il préfère soigner un mec condamné à y passer de toute façon, plutôt que sa petite protégée qui a un cancer.

Ce à quoi House lui répond :

Les cinq étapes du deuil, pour la patiente. Et à dégager, merci, au revoir.

Ouais, mais Cameron, elle est un peu bornée, des fois. Elle est persuadée que sa patiente pourrait très bien ne pas avoir de cancer. Du coup, elle met Wilson dans le coup, et pas un instant elle n'évoque avec la patiente la possibilité d'un cancer. Ce qui est mal.

Et lors d'une deuxième conversation avec House, celui-ci refuse d'avaliser une procédure qu'elle souhaite faire subir à sa patiente.
Explosion.

Cameron : Why ? Because it's me ? I'm over you, I jumped on the band wagon, and I hate you ! Okay ?
House : Great ! Let's treat her !
Cameron : What is it ? You won't help Cindy but you're obsessed with this piece of dirt ? Are you just trying to prove that who someone is doesn't matter, that all that matters is your stupid puzzle ?

Et là, il lui balance un long regard pensif, et on sait qu'il va nous sortir un truc.

En fait, les cinq étapes du deuil, c'est elle qui est en train de les passer, la couillonne. Et il le voit très bien.
Pauvre petite chose pathétique. Tellement pas taillée pour ce boulot.

Tout finit par s'expliquer lorsque Wilson lui reproche de ne pas avoir touché un mot du cancer à sa patiente, et qu'elle se confie à lui.

Cameron : My husband... I met him just after he was diagnosed with terminal brain cancer. If I hadn�??t married him, he was alone. When a good person dies, there should be an impact on the world. Somebody should notice. Somebody should be upset.

Et, à la fin, d'annoncer la mauvaise nouvelle à sa patiente, avec un gros câlin.

Moué, moué, moué.

Elle est tellement mignonne, mais bon, tellement à côté de la plaque. Et elle doit souffrir, la pauvre, comme une malade. C'est là que c'est amusant de mettre elle et House plus ou moins en portafaux, dans ce genre d'épisode, car ils sont l'exact opposé l'un de l'autre. Et c'est aussi pour cela que leur relation est intéressante. Plus que les autres, je pense qu'ils pourraient s'apporter beaucoup l'un l'autre, s'ils ne bloquaient pas systématiquement sur cette romance ratée.

Bref, pour en revenir à notre psychopathe au stéthoscope, une scène hilarante.

Lors d'une séance de brainstorming, House aperçoit Stacy en train d'entrer dans son bureau pour l'attendre. Au bout de quelques secondes, il se lève pour fermer les stores et ne plus la voir en train de taper de la patte à côté, sous le regard stupéfait des Kids.

House : What ? Mommy and daddy are having a little fight. Doesn't mean they stopped loving you. Now go outside and play.

Et c'est vrai qu'elle n'est pas très contente, Stacy.

Pas très contente de constater qu'il semble décidé à la traiter comme tout le monde dans cet hosto : à savoir, se servir d'elle.

Ce à quoi il répond par une boutade, bien sûr.

Sérieux, il est à tuer !

Le problème, c'est qu'il est drôle, et que c'est comme avec ces gamins turbulents qui foutent le bordel mais le font de manière tellement désopilante qu'on ne peut pas s'empêcher de sourire.
Exemple ici.
L'homme ne respecte rien, mais rien.
Là, il mange son casse-croûte tranquillou avec les pieds sur le lit d'un patient dans le coma, squattant par la même occasion sa télé pour regarder ses séries de merde.

Il faudrait ne pas rire. Ce serait l'encourager.
Mais comment résister ? Même le doux Wilson, choqué par l'attitude cavalière de son meilleur copain, ne peut pas s'empêcher de sourire devant sa logique inébranlable. C'est vrai, qu'est-ce que ça peut lui faire, à papy ? Il est dans le coma.

Pour en revenir au patient du jour, j'ai failli hurler de peur en voyant ce sauvage arracher le respirateur de sa gorge.
Avant d'être immobilisé par trois costauds.

Spectaculaire.

En fait, House découvre grâce aux fouilles de Chase (qui lui, n'a rien senti venir) que le prisonnier a avalé de l'encre d'imprimante pour tenter de se suicider. Enfin, cela, il ne le lui dit qu'après lui avoir fait gober le (enfin, les) dernier(s) verre(s) du condamné, soi-disant.

Tout en s'en jetant lui-même quatre ou cinq derrière la cravate !

Bien évidemment, c'est à cet instant qu'entre Cameron, qui lâche un philosophique "Unbelievable" en trouvant House à moitié torché avec le patient.

La conversation qui s'ensuit est à mourir de rire.

Clarence : That's the nicest piece I've seen in ten years.
House : I could've hit that.
Clarence : And you didn't ?
House : ...
Clarence : Then you're the one that should be locked up.

Un ptit verre pour faire passer le tout.

Enfin, on s'en doute un peu, tout cela avait un but. L'encre avalée contenait du méthanol qui selon House est neutralisé par l'alcool qu'ils ont bu ensemble et donc, il n'a plus qu'à pisser le poison. Hé hé.
House en est quand même quitte pour une belle gueule de bois le lendemain matin.

Ca ne l'empêche pas de demander un coup de pouce à Stacy pour garder le patient à l'hosto car il pense que celui-ci est encore malade.

Et il a raison, malgré ce que disent tous les autres. Notre condamné à mort a en effet une tumeur qui, pour faire simple, augmente son taux d'adrénaline. De là à dire que c'est elle qui est à l'origine de ses crises de rage qui l'ont poussé à tuer quatre personnes, il n'y a qu'un pas, naturellement.

Foreman : That tumor caused random shots of adrenaline, which obviously led to the rage attacks that made him a murdererin the first place.
House : By God, you're right ! Let's call the surgeons, we've got to save that tumor ! Put it on the witnessstand !
Foreman : We could testify at Clarence's appeal.
House : You smell that ? I think that is the stink of hypocrisy. You wouldn't even consider the notion that Clarence's social upbringing was responsible for what he became, but now you're sprinting to the witness stand to blame everything on a little tumor.
Foreman : A person's upbringing and their biology are completely different.
House : Yeah. See, you only overcame one of them. Well, let's just give Clarence a free pass, hmmm ? Course, you're probably going to piss off all those other pheo sufferers who managed to control their rage attacks and become lawyers, racecar doctors, and even doctors. Removing that tumor puts a stop to those random shots adrenaline, but it doesn't absolve him.
Foreman : You want him to be executed ?
House : That's not what I'm saying.
Foreman : Got an opinion ?
House : Everyone's got an opinion.

Wow. Ca, c'est le genre de conversation que j'aime entendre dans une série.

Personnage fascinant, décidément, que ce House. Difficile de lui coller une étiquette, de comprendre ses vraies motivations en tant que médecin. Si ce n'est l'ivresse de trouver la réponse à une énigme.
Clairement, on reste sur un House qui se pose des questions... Parce que au final, rien n'a changé. Clarence repart d'où il vient, dans son couloir de la mort.

Et en plus, on a droit à Jeff Buckley, à la fin.

Enfin...

(Par contre, ça m'a ECLATEE de voir que Foreman avait un tatouage de gang sur le poignet ! Ptain ! )

En fait, ce serait bien que je n'ai pas autant de choses à raconter, à chaque fois, parce qu'ils m'obligent à tartiner, ces cons.

 

Fin de la saison 1...

Dans la langue de Shakespeare. Et parce que la scène avec Cuddy me fait tellement marrer...



Le regard de la fin, waouh...

Et merci à Mick Jagger pour sa participation... ;)
 

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