Le blog de La Sorcière
 

209 : Deception

Hop, me voici arrivée à destination. Et outre l'étonnante révélation : oui, mon père regarde Heroes sur TF1, c'est pas tout ça mais il faudrait peut-être pas oublier que j'ai des devoirs à faire. Et notamment un superbe épisode de House à reviewer.

Déjà, chose surprenante : l'épisode commence sur House ! WTF, s'exclame la foule en délire ! Ca fait deux fois en trois épisodes que le patient du jour s'effondre dans l'environnement direct du psychopathe au stéthoscope ! D'ailleurs, pourquoi jouer les étonnés ? House est en train de parier sur des courses de chevaux.

Et cela ne le rend pas plus agréable que d'habitude, je vous rassure.
Mais alors qu'il fait la queue pour parier sur une nouvelle course, son regard croise celui d'une dame. Oui, vous avez bien lu, une dame. Et pas n'importe quelle dame. C'est Mirandaaaaa de Sex in the City. Woooooohooooo !

Evidemment, à ce stade de l'épisode, votre hôtesse appuie fébrilement sur la barre espace (PAUSE) de Bill pour se rouler par terre tout à loisir.
Attendez, non mais sérieux, on n'avait pas vu aussi bien dans le genre guest depuis Nina Myers et Mrs Jack Bauer !!! Cynthia Nixon !

Bref, une fois ranimée, je me marre du petit jeu qui s'installe entre House et Miranda (oui, ok, Anica, je vais l'appeler Anica puisque c'est comme ça qu'elle s'appelle dans cet épisode). House confie que lui, il parie sur les jockeys et non sur les canassons. D'ailleurs, celui qu'il a choisi est boulimique et se fait vomir avant la pesée. Ca aide.

Bien sûr, quelques instants après, Anica tombe dans les vapes, et House, tout à sa course, demande vaguement s'il y a un médecin dans la salle avant de sortir une réplique grinçante au gros malin qui fait un massage cardiaque à la nana victime d'une crise d'épilepsie. Ahum.

Apercevant quand même des hématomes intrigants sur son bide, il demande au mec d'appeler une ambulance et de la faire emmener à Princeton Plainsboro, auprès de son médecin, le docteur House.

Princeton Plainsboro où règnent le bonheur et la joie de vivre. Surtout depuis que Foreman est le patron de House.
Mine de rien, il a beau se la péter un max, il a une jolie pression sur la tête. Car si House fait une connerie, c'est lui qui en est responsable. Comme Cuddy ne manque pas de le lui rappeler lorsqu'il fait un peu trop son important.

Pendant ce temps, on est un tout petit peu étonnés de voir House sympathiser avec la patiente, enfin, à sa manière. Faut dire qu'elle a pas mal de répartie, ça aide.

C'est que mine de rien, ça lui change les idées, à House, d'avoir Foreman comme supérieur. Je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'il adore ça, que ça lui donne l'occasion d'être encore plus lourdingue.

Par exemple, il m'a fait mourir de rire lorsque Foreman prend une décision concernant la patiente du jour, et qu'il lui fait remarquer qu'il choisit toujours la voie de la sécurité.

House : You're a wuss. Don't worry. You're secret's safe with me. (Et sortant de la pièce, le plus fort possible) Hey, Wilson ! Guess what Foreman just did !

Tiens, si on parlait un peu de miss Limace. Déjà, miss Limace est un peu fâchée que Cuddy ait choisi directement Foreman et pas elle. Même si nous, on n'est pas du tout étonnés.

Mine de rien, il y a une petite scène que j'ai trouvé très mignonne. Il a neigé et Foreman a envoyé Cammy et Gregounet enquêter chez la patiente, vu qu'ils commencent à soupçonner un gros Munchausen.
Et là, alors que Cammy brandit déjà ses clés de bagnoles, House, lui, marche d'un pas viril jusqu'à sa moto. Cammy s'insurge. Ca va pas la tête, il a neigé. House lui rit au nez, lui balance son casque, et en selle, mamzelle.

Très mignon, elle ose à peine s'accrocher du bout des doigts à son blouson. Lui lui chope les mimines lui ferme les bras bien fortement autour de lui.

Impossible de ne pas trouver ce geste méga sexy, et de ne pas voir le sourire qu'il affiche, ravi d'avoir une passagère comme elle derrière lui. Bien évidemment, elle est aux anges, mais ça, on s'en doute.

Il l'aime bien, sa petite Cameron, quand même. Et de toute façon, je crois que toutes les scènes où il se montre un tout petit peu sympa avec elle sont intéressantes. Les scènes où l'on sent transparaître que son avis compte, qu'il l'écoute.

C'est pas souvent, mais ça arrive. Que voilà, c'est une consoeur, et pas juste une sous-larve. J'imagine que pour elle, ce doit être précieux.

Autre scène très intéressante concernant miss Limace, donc, celle où elle va trouver la patiente, lui fait signer une décharge, lui fait clairement comprendre qu'elle a capté son petit jeu de victime qui se rend malade toute seule pour attirer l'attention des toubibs, et lui laisse négligemment un flacon de médocs que bien sûr, la gonzesse va s'empresser de s'envoyer une fois seule.

Preuve irréfutable, les larmes oranges qu'elle pleure abondamment juste après.
Ca, je veux bien être pendue si ce n'est pas de la méthode à la House.
Elle l'a piégée, de manière aussi dégueulasse qu'il aurait pu le faire. Et ça, les autres, ça les sidère. Hé hé hé.

Go, Cammy, go !

Mine de rien, cela prouve que House avait tort. Du moins, c'est l'avis des Kids. Mais House est persuadé qu'il n'y a pas que ça et il réussit à arracher à Foreman le droit de procéder à une dernière analyse de sang, avec le petit peu qu'il reste des précédents examens. Pas des masses, d'ailleurs. Et au labo, la nana responsable des analyses fait la tronche. Que dalle, pas assez de sang, mon bon monsieur. Et alors là, le Docteur House sort la grosse artillerie. Ben essayez, ma petite dame. Arf arf arf, qu'elle lui répond, je peux aussi essayer de ressembler à Salma Hayek, c'est pas pour ça que ça marche. House fait son oeil qui frise, déballe sa voix de velours.

House : You may not have Salma's ass, but she doesn't have your eyes.

Et ça marche ! Malheureusement, ça n'apportera pas grand-chose.

Moralité, House joue le tout pour le tout, s'en va trouver la patiente qui est en train de sortir de l'hosto, lui déballe un splendide laïus ponctué de tonitruants "shut up !" chaque fois qu'elle proteste qu'elle ne provoque pas elle-même ses maladies, et lui explique que dans cette seringue, il y a un produit qui va provoquer les symptômes de l'aplasie (une sorte d'anémie de je ne sais quoi) et qui prouvera donc qu'il a raison elle qu'elle n'est pas simplement munchausenisée. L'ennui, c'est que s'il a tort, elle mourra.

Forcément, face à l'enjeu, la nana est forcée d'admettre. House sait bien comment ça fonctionne, d'ailleurs. Un proche malade quand elle est était enfant, elle un peu oubliée.
Alors oui, elle avoue. Sa mère avait la sclérose en plaques.

Anica : She died when I was sixteen. Then there was no one.
House : Boohooh.

In-cro-yable. Il avait presque l'air sympa. On le sentait presque concernée. Elle était convaincue. Argh. Ca m'a sciée qu'il la raille comme cela. Et elle n'en revient pas. J'en profite pour dire que Cynthia Nixon est formidable. Waouh.

Et donc, sans plus de cérémonie, il se lève, et la plante là. Elle ne comprend plus. Ben bien sûr, il ne va pas rester là à attendre que les autres les trouvent ensemble, lui avec une seringue vide dans la main. Oh, et puis elle sait comment ça marche, hein ? Du coup, il se casse, l'entend convulser, se retourne, et continue son chemin tranquille.

Brrrr...

Au final, énième rebondissement. Alors que les Kids sont prêts à lui tuer sa moëlle épinière parce que c'est ce qu'on fait quand on a ce genre de problème, House qui est allé fourrer son nez dans le soutif de la dame, se rend compte qu'en fait, que dalle, elle souffre juste d'une infection.

Eh ben ma jolie, on n'est pas passés loin de la cata.

Excellente conversation d'ailleurs avec Foreman, qui la voit flipper comme une dingue.

Anica : I just want to be healty.
Foreman : So not so much fun when you're actually sick.
Anica : No.

Le plus amusant, sans doute, c'est que même si House a quand même réussi à voir ce que personne ne voyait, à la fin de l'épisode, lui retourne parier dans son bouge, et elle s'apprête à refaire le même coup dans un autre hosto. Le problème reste donc le même.

Mais mine de rien, si Cuddy avait soulevé à un moment donné l'éventualité de confier la tête du service à Foreman qui est quelqu'un d'organisé et de fiable, il faut bien reconnaître que le génie est réservé à House.

D'autant que c'est par pour dire, mais qu'est-ce qu'il est premier degré, Foreman.

Enfin bref, j'ai adoré cet épisode. Plus que le précédent, d'ailleurs... Mais bon, je reconnais que Cynthia Nixon, ça aide.

Mais House, wow. On ne sait décidément jamais à quoi s'attendre avec ce gaillard. C'est flippant.

Et dans l'épisode suivant, il nous prend totalement et défintivement à contrepied. Mmmmh...

 

208 : The mistake

Everybody lies. Chase comme les autres, ce cornichon-là.

Bon, alors. Cet épisode est construit de manière super bizarre. Honnêtement, toute à essayer de ne rien oublier en faisant mes bagages hier soir, j'ai eu du mal à suivre. On commence l'épisode avec une maman (c'est la fille de Leo, dans the West Wing !) qui prépare ses petites filles à monter sur scène pour leur spectacle et alors là, d'un coup, alors que les petiotes sont en train de faire leur numéro, elle commence à se tordre et à hurler.

Pauvres petiotes.

L'une d'elles, c'est d'ailleurs Molly, la petite fille qui a tellement peur du Croquemitaine, dans Heroes.

Et là, surprise, après le générique, on nous claque un étonnant "six months later". Ah oué, donc. Six months later, donc, la maman est ramenée dans un état critique à Princeton Plainsboro, et Chase ne va pas tarder à passer en commission disciplinaire parce que visiblement, il a fait une erreur avec cette patiente.

C'est là qu'on nous dégaine Stacy qui doit le préparer à toutes les questions qu'on va lui poser.

Et très vite, on se rend compte qu'il s'empêtre un poil dans ses explications. Voire qu'il occulte totalement certains détails. Par exemple, lorsque la patiente est revenue après sa première visite, il l'a reçue alors qu'il venait de recevoir un coup de fil, et il l'a un peu expédiée sans l'examiner.

Honnêtement, comme ça faisait un bon moment que j'attendais qu'on nous reparle de l'affaire Rowan Chase et que je sais quand même compter sur mes doigts, j'ai bien vite compris que le coup de fil, c'était celui qui lui annonçait la mort de son père. Chase est un petit con, mais il faut qu'il ait une bonne raison de se planter. Et cette bonne raison, c'est forcément la mort complètement inattendue (du moins pour lui) de son père.

Seulement ça, il ne le dit pas. A personne.

Bon, dans le même temps, on a le petit jeu entre Stacy et House qui se poursuit, encore et toujours. Cette fois, elle ne veut plus lui parler, la couillonne, alors que bon, House est quand même un peu concerné vu qu'il est responsable de Chase. Ca nous donne quelques scènes sympas, notamment celle où Stacy lui demande ce qu'il cache, à propos de cette affaire.

House : I'm gay... that's not what you meant. It does explain a lot though. No girlfriend, always with Wilson, obsession with sneakers...

Arf. Comment gérer un mec comme ça, je vous le demande ?

On aura quand même l'occasion d'avoir une jolie scène entre les deux à la fin de l'épisode. C'est vrai, quand House arrête dix secondes de faire l'âne, il y a moyen de discuter.

Et c'est un bon moyen de mettre les choses à plat.

House : You're mad at me for letting you know what I did. Because you liked the way things were going. For that I actually am sorry.

(Ce qui augure encore certaines choses pour la suite... Mmmmh... )

Grand numéro également de la part de House alors que la patiente mal diagnostiquée a besoin d'un foie... Il s'en va tenter d'acheter le chirurgien pour qu'il l'opère en urgence, lui déballant 5000 dollars en cash. Le gars lui rigole à la gueule en lui disant qu'il en gagne 600 000 par an donc bon. Et là, House, répugnant de décontraction, lui explique que ce serait dommage que sa femme apprenne qu'il la trompe avec une petite jeune de l'hosto... Et alors que le gars, se voyant mal partager son salaire de ministre avec sa future ex-femme, accepte promptement l'opération...

House : You are the worst transplant surgeon of this hospital. Unfortunately you're the only on who's currently cheating on his wife.

J'en profite également pour noter que dans cet épisode, Wilson nous livre l'imitation de l'accent de Chase la plus pathétique jamais entendue. Il suggère que le kangourou pourrait profiter de cette enquête de la commission pour tout mettre sur le dos de House, étant donné que celui-ci ne se déplace jamais pour voir les patients. Ce à quoi House lui répond :

House : Chase loves me. And he's not turkish !
Wilson : Cameron loves you. Chase loves his job.

Euh. Ah ? J'aime la foi de Wilson en l'être humain, mais je ne suis pas sûre que Chase aime tant son travail. Comme le dit Foreman, il se montre relativement lèche-cul devant les patients pour ensuite les débiner une fois la porte refermée. Un House en pire, parce qu'il n'a même pas le courage d'être honnête.
Bref, il n'empêche qu'il y a une raison de ne pas tout à fait le mépriser, dans cet épisode, encore que je n'en suis pas si sûre.

La jeune femme a besoin d'un foie compatible, son frangin se porte volontaire pour lui filer un bout du sien. Pas de chance, il sait qu'il souffre d'une hépatite, et il a donc tout fait pour planquer sa maladie. Il préfère que sa soeur ait une hépatite, du moment qu'elle vit. Seulement voilà. D'un coup d'oeil, House jauge le gars. Cancer. Du foie. Et il l'a refilé à sa frangine, qui fragilisée comme elle l'est, n'y survivra pas.
Scène très émouvante entre le frère et la soeur, d'ailleurs, lors de laquelle celui-ci lâche un terrible "I killed you", auquel sa soeur répond que non, il lui a donné trois mois de plus avec ses enfants, et cette greffe aura permis également de diagnostiquer son cancer à lui, et donc de le sauver.

Quelques semaines après la mort de la soeur, Chase reçoit le frère qui vient pour un exam de routine. Et qui se plaint de devoir déménager car il est en invalidité et ne peut plus payer le loyer de l'ancienne maison de sa soeur, où les petites ont grandi. C'en est sans doute trop pour Chase qui mine de rien doit en avoir gros sur la patate. Il avoue que c'est sa faute si la soeur est morte, que le jour où elle est venue le voir pour ses tests, il avait la gueule de bois.

Tout cela, on l'apprend surtout car après cette scène, le frangin a décidé de poursuivre l'hôpital en justice. Et ça, c'est exactement ce que Chase voulait en racontant l'affaire de la gueule de bois. Lui donner l'occasion de pouvoir gagner du fric et de racheter la maison de sa soeur.
Cela, House le comprend très vite. Il prend son caneton à part et c'est là que bien entendu, on découvre l'objet véritable du coup de fil.

Pauvre garçon. Il n'avait absolument aucune idée que son père était malade.

House parvient à le convaincre d'avouer que c'est à cause de la mort de son père qu'il a fait cette erreur. Ca permettra quand même à la famille de la patiente d'obtenir de quoi racheter la maison, et ça lui évitera de flanquer sa carrière en l'air.

Moralité, Chase s'en tire avec une semaine de suspension, mais House est lui aussi sanctionné, et pas qu'un peu. Mine de rien, il a fait du chantage, et il faut bien que sa politique avec les patients lui retombe un peu sur la gueule. Pendant un mois, il va donc être supervisé par un autre médecin. Et Cuddy a décidé que ce serait Foreman.

Croyez-le ou pas, le demi-sourire qui se dessine sur le visage de House me laisse à penser qu'il se régale d'avance de la discorde que cette décision va provoquer.

Hé hé hé...

A mon avis, cet épisode gagnerait à être regardé plusieurs fois. Histoire de profiter vraiment de l'effet poupées russes de l'intrigue... Je pense vraiment qu'à chaque visionnage, on pourrait voir davantage de détails très intéressants... Ce qui m'a aidé, c'est d'avoir compris la signification du coup de fil, et ce qui est futé, c'est que même pour ceux qui avaient compris cela, le coup de la gueule de bois remet tout en question.
Bref, très bien foutu, mais je pense que je ne l'ai pas apprécié comme je l'aurais dû.

 

Kristin d'e-online est sous le choc...

Comme nous tous. C'est vrai, la pauvre rentre à peine de sa lune de miel, et elle découvre que Jesse Spencer et Jennifer Morrison ont annulé leurs fiançailles ! Ca fait un choc !

Bon, on attend quand même de plus amples informations... nul doute qu'elle sera une des premières à nous les donner, cette pipelette-là, je lui fais confiance.

En attendant, en pro de la téloche, elle ne perd pas de temps pour dire que du côté des ducklings de House, rien ne sera jamais plus pareil.

Que faut-il en penser ?

(Et non, je ne veux rien savoir... )

Quand je pense que dans l'avant-dernier épisode que j'ai vu, ils fricotaient grave ensemble... Et voilà qui confirme encore une fois le célèbre axiome immortalisé par notre chère Meuh : "no zob on job" © 1992

 

Gonzo, this one's for you !

C'est vrai que euh... euh...

 

Parée !

Y a plus qu'à !

(Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est mon album Photobucket où je range toutes mes caps... Tous les épisodes sont entrés jusqu'à la fin de la saison 2... Va falloir que je m'y mette sérieusement !)

 

207 : Hunting

On ne va pas y aller par quatre chemins, Gregory House est un gros con. Un gros con très intelligent et doté d'une répartie qui me fait baver d'envie, moi qui ne suis pourtant pas trop mal lottie, mais un gros con quand même.

Tellement que dans cet épisode, il m'a fait pitié. La manière qu'il a de creuser sa tombe à la petite cuillère, centimètre par centimètre, est flippante à souhait. Et le pire dans l'histoire, c'est qu'il le voit, qu'il le sait, et qu'il se regarde le faire.

En fait, il "joue" sa vie. Il la surjoue. Comme s'il n'y avait pas de conséquences, avec une inconscience et une légèreté qui nous font rire... Mais qui en fait sont ce qu'il y a de plus pathétique, chez lui. Et lorsqu'il est confronté à sa bêtise et aux répercussions qu'elle peut avoir sur sa misérable vie, comme c'est le cas à la fin de cet épisode, c'est à pleurer.
Ce type est l'artisan de son propre malheur.
Ce n'est pas sa faute. Il ne sait juste pas fonctionner autrement.
En aurait-il envie qu'il en serait incapable.

Patient du jour : Ted Sprague (on va lui donner son nom de superheroes c'est plus simple). Ted est donc follement homosexuel et follement séropositif. Mais Ted est malade en plus de ça. Et voilà qu'il suit House comme son ombre, jusque chez lui, dans l'espoir que celui-ci le prenne sous son aile bienfaitrice.

Agacé, à force, House le repousse un peu fortement. Et voilà mon gars qui convulse.

Je ne vais pas vous le cacher, on va faire un peu l'impasse sur l'enquête du jour, non qu'elle soit inintéressante, mais c'est que j'ai pas la journée, moi. Loin de là.

Bref. Cuddy envoie directos House chez l'avocate de la maison, Stacy-hi-hi-hi. Mieux que ça, Stacy est chez elle ! Car elle attend le dératiseur. Comme c'est commode. Inutile de dire que House ne se fait pas prier pour aller consulter l'instance juridique.

D'autant que cet enfoiré sait par où attaquer maintenant qu'il a lu le dossier psy de Stacy. Donc, direct la vaisselle !

(Ca, c'est un homme qui sait ce qu'il veut, dites-moi.)

Mark : What's going on ?
House : It's not what you think. I know it looks like we're cleaning dishes, but actually we're having sex. ( )
Stacy : We're working.
Mark : Wow, wish I'd become a doctor. This place would be spotless !

Et en repartant, House prend bien soin, en passant, de relever soigneusement la cuvette des toilettes. Hop. Scène de ménage assurée.

Par là dessus, il annule le dératiseur et part faire sa consult' du jour. Le patient décalé, c'est Steve MacQueen, le rat de Stacy, qui présente un léger torticolis. House se rencarde auprès de Wilson, et suspecte un cancer.

Curieusement, Stacy, tellement véhémente quand il s'agit de le repousser, le laisse entrer chez elle, le laisse mener sa petite enquête. Mieux encore, reste à ses côtés, lui parle... et le chauffe à mort, la garce.

(Qui lui en voudrait. Malgré sa tronche en biais, ce mec, c'est "sex on legs". Je pèse mes mots. Je ne sais pas comment il fait, mais c'est comme ça. D'ailleurs, là, si Steve MacQueen n'était pas intervenu, elle l'embrassait. Si, si, on le voit très bien.)

C'est aussi l'occasion de petites confessions. En enquêtant dans sa baraque, House a compris que Stacy continuait à cloper en cachette, comme elle le faisait avec lui. Elle avait repris quinze jours après son opération.

Stacy : Why didn't you say anything ?
House : 'Cause it helped me monitor your misery level. One trip outside was a good day, upwards of six you were in hell.

Pffff... et qui oserait dire qu'ils ne sont pas très très mignons, tous les deux ?

Dans le même temps, il se passe des choses, oh, très intéressantes, à l'hosto ! D'abord, le malade du jour tousse malencontreusement du sang à la gueule de Cameron. Ooooouuuups !

Evidemment, grosse flippe, médocs au cas où, et tests VIH programmés pour Cameron.

Et là où les autres Kids arrivent encore à se montrer relativement prévenants, House, lui, agit en salopard fini. Je l'aurais tué, tellement il est sans pitié, avec elle.

Après ça, intriguée sans doute par la vie de Ted qui se vante tant qu'il peut de la vie formidable qu'il a depuis qu'il a le sida, vivant au jour le jour, s'éclatant, se droguant, multipliant les coups d'un soir, bref, Cameron décide de brûler sa cornette de bonne soeur. D'autant qu'on peut pas dire que ce soit super folichon, chez elle, en ce moment.
Du coup, la coquine subtilise un reste de drogue de Ted, se défonce et convoque le jeune Chase chez elle.

Et allez !

Bien sûr, à Princeton Plainsboro, les lendemains chantent. Toujours.

Cette scène complètement saugrenue est très drôle. A mon avis, en une fraction de seconde, House a tout décodé. Le briefing finit par confirmer la chose.

Cameron : So you always use a condom ?
Foreman : Uhhh, yeah.
House : Brother's on the down low... got to.
Foreman : I'm not ready for any Foreman juniors yet.
Cameron : You ?
House : Working girls... they're sticklers. You're not going to poll Chase ?
Chase : I'm not an idiot.
House : Obviously not. Who doesn't sleep with a drugged-out colleague when they have a chance ?

Uh uh !

Bien évidemment, il s'avère que le patient qui s'éclate tant est en fait, pour plein de raisons, en pleine phase d'autodestruction. Ce qui lui vaut un retentissant "You wanna kill yourself, fine, but stop recruiting !" de Cameron, qui devrait tourner sa langue sept fois dans sa bouche à défaut de celle de Chase avant de parler...

Au terme d'un superbe entretien avec le père du malade, House délivre son diagnostic et sauve le père et le fils...

Malheureusement pour lui, incapable de faire preuve de modestie face à son quasi-triomphe sur le coeur de Stacy, celle-ci comprend qu'il a mis son nez là où ça ne le regardait pas.

House : You let this happen because you want to be with me.
Stacy : I don't anymore. Get out.

Finalement, un rat, c'est exactement l'animal domestique qu'il lui fallait !

Et un rat qui passe son temps à cavaler dans une petite roue, la symbolique est très jolie. Arf arf arf.

 

206 : Spin

Oh misère. Même quand il commence à me fatiguer, il y a toujours un truc qui arrive à me faire rouler par terre. C'est con, mais juste après le générique, l'épisode commence sur un baillement complètement surréaliste, un truc énorme, avec un petit son tout mignon qui va pas du tout avec. Je crois que je me le suis repassé dix fois. Et deux ou trois fois en français, complètement différent, version wookie, mais tout aussi tordant. Ptain. J'adore quand il se fait chier, ce mec, il est fabuleux. Là, le défi du jour, c'est faire une jolie réaction en chaîne avec tous ses CD, waouh.

Aloooors. Patient du jour, je vous prie. Jeff Forster, coureur cycliste, tombé au champ d'honneur, ou presque.

Première rencontre entre le psychopathe et le malade : un truc de ouf. Alors que le patient lui fait la liste de toutes les merdes qu'il prend pour se doper, House lui fait les gros yeux, dégoupille son flacon de codéine, et s'en envoie deux derrière la cravate, à sec.

L'alcool, non, l'eau férugineuse, OUI !

En plus, faut bien le dire, House n'est pas sage, dans cet épisode. Je dirais même qu'il est en train de glisser de son of a bitch à sick bastard. D'abord, il continue à martyriser le pauvre Wilson, notamment à la cantine, où il fond à une vitesse hallucinante sur le paquet de chips acheté par son pauvre ami.

Wilson : Is there a light somewhere that goes on when I have food ?
House : Green for food, orange for beverages, red for impure thoughts. That bulb burns out every two weeks.

On le sent déjà très en forme, mais on n'a pas encore vu le meilleur. Vla-t-y pas que le ménage Warner débarque, elle poussant amoureusement le fauteuil roulant, lui, déjà prêt à dégainer ses répliques les plus aimables.

House : How's your recovery going ? Got around to the small muscles yet ?
Mark : It's not the size of the muscle... it's where you get to put it.

Etc, etc, etc.

Pour se la jouer bon prince, House se pointe à la thérapie de groupe de Mark, traînant plus que jamais la patte... Vous imaginez la scène, hein, pas la peine que j'en rajoute. Mais cela nous vaut une crise de furie de la part de Stacy qui débarque en pleine consult' et lui balance les torgnoles les plus inoffensives et les plus adorables que j'aie jamais vues !

Réponse de l'intéressé :

N'empêche, comme je le disais, je trouve qu'il s'enfonce un peu dans la bêtise, le père House. Il est temps qu'il lui arrive une bonne saloperie sur la tronche, que ça le rende définitivement méchant pour méchant, parce que là, il fait tourner tout le monde en bourrique, tel un gamin de 13 ans hyperactif, et c'est pas super flatteur. Même si c'est drôle.

Enfin, tout cela va aboutir à une conversation pas inintéressante entre lui et Stacy. C'est vrai, ça repose quand il fait pas l'abruti.

House : Do you hate me or do you love me ?
Stacy : I hate you, and I love you. And I love Mark.
House : And you don't hate him.
Stacy : No.

Tout ceci devrait partir rapidement en javel car je vois mal Stacy résister davantage. Il n'a pas tort quand il dit à Wilson qu'il la voit devenir "pissy", c'est clair qu'elle perd de plus en plus sa superbe classe du début, elle en chie un max. Elle lui retombera dans les bras avant longtemps. Qui résisterait, sincèrement ?

En parallèle à cela, on a quand même Cameron, dont le passé semble se dévoiler à la vitesse de l'éclair. Alors que Wilson découvre qu'elle est prête à déballer le pot aux roses aux médias concernant le dopage éhonté du patient, il parvient à lui poser quelques questions intéressantes sur les conséquences de cet acte, si elle le commet. Des questions qui ne manquent pas de semer le trouble dans son cerveau monobulbe.

Un peu plus tard, elle lui confie que lorsque son mari était mourant, elle est tombée amoureuse du meilleur ami de celui-ci...

Mais Wilson, passé maître dans l'art de tromper ses épouses (pas par malice, le pauvre, ça semble juste être dans sa nature) se met à rire de la plus adorable manière qui soit.

Et réalise que Cameron n'a jamais assouvi son fantasme avec ce mec, parce qu'elle n'aurait jamais pu vivre avec cette culpabilité, dit-elle.

Et j'adore la phrase que Wilson lui dit à ce moment-là.

Wilson : You'd be surprised what we can live with.

J'adore ! C'est tellement vrai.

Bon, mais revenons-en au patient du jour, parce que là, c'est joliment arrangé, aussi. Donc ce garçon ne cache pas (du moins aux médecins) qu'il se dope allègrement à l'hémoglobine bien claire, etc... Après tout, il fait ce qu'il faut pour être le meilleur dans sa discipline... *oeillade à House*
Malheureusement, nos amis ils ont bien du mal à déterminer la cause de ses malaises, de ses difficultés respiratoires, de ses faiblesses musculaires.

Au bout d'un moment, son agent, très joli requin, se rend compte que ça ferait drôlement bien, qu'il ait un cancer. Genre s'il en revient, waouh, c'est la gloire assurée.
Ce qui ne nous rappelle rien du tout, à nous, qui côtoyons chaque année le Tour de France. Non, rien du tout.

Bon, bref, House l'accuse de lui avoir filé de l'EPO en douce, elle claque la porte, tout ça. Et pis d'un coup, le flash, l'illumination. Ce bon monsieur souffre d'un truc au thymus (je sais, je suis nulle, en médecine) et en fait, il se soignait tout seul sans s'en rendre compte en s'injectant du sang propre régulièrement. Donc une fois à l'hosto, sachant qu'il ne se dopait plus, ben son état s'est dégradé.
House lui fait une superbe démonstration de son diagnostic en lui enfonçant une aiguille dans la cuisse, en le faisant lever, comme si rien ne lui était jamais arrivé.

Avant de le regarder s'effondrer. Ben oui, c'était juste un diagnostic, les effets durent quelques minutes... parfois moins. Oups.

House : This is exactly why I created nurses. Clean up on aisle three !

Arf !

Le sous-titrage français est pas mal : "Patient à ramasser !"

Bref, on va finir sur une note mitigée : le cycliste a maintenant l'ordre de se doper pour être en bonne santé. Si c'est pas chouette, la life, dites ?

Dernière séquence, nous suivons le pauvre Wilson qui de toute évidence pieute maintenant au bureau parce que bobonne est fâchée. Ca sent grave son troisième divorce, ça, mon ptit Wilson.

Pendant ce temps, Alliiiiisoooon soupire après ses photos de mariage...

Et Stacy ayant eu la très mauvaise idée d'évoquer son psy devant House, celui-ci s'en va en mission archéologique...

Alerte rouge ! Alerte rouge !
Ptain, quand Stacy va se rendre compte qu'elle se fait fourber de la sorte, je sens que ça va lui plaire.
Je pense que la phase d'attaque housienne devrait avoir lieu dans l'épisode suivant, ou celui d'après.
Je ne veux PAS ! Elle est trop bien pour LUI !

(Et également mille fois trop bien pour son mari, mais bon... Elle devrait aller faire un tour du côté des 4400, parce qu'avec Billy Campbell, ça faisait un joli couple.)

Bref, bref, bref ! Comme ces gens sont gentils et paaaas du tout dysfonctionnels !

 

*burp*

Quel couple... euh... joliment... euh... assorti ?

En tout cas, ça y est, ils sont mariés !

(Est-ce que cela veut dire qu'on ne va plus avoir droit à cette tension tout à fait bancale entre House et Cammy ? Ah non, hein, dites, on en a encore besoin !)

 

205 : Daddy's boy

Nom d'une pipe, ça, je l'avais pas vu venir du tout !

House a une mère !
Je vous jure, ce démon est VRAIMENT né d'une femme !

Enfin, du moins, c'est ce qu'on essaye de nous faire croire, mais moi, ah ah, je ne suis point si naïve !

Tout ça pour dire qu'en fait, je crois qu'il était impossible de caster des acteurs assez crédibles pour jouer les parents de House... et que c'est pour ça qu'on nous déballe monsieur et madame tout le monde.
Franchement, je veux bien être pendue s'il n'a pas été adopté, celui-là.

Bref. Je n'en reviens toujours pas. Brrrr...

Enfin, patient du jour, Carnell, la petite vingtaine, fraîchement diplômé, qui après avoir dîné avec son très fier papa pour fêter l'évènement...

... s'en va faire la grosse fiesta avec ses potes. Seulement arrivé là-bas, le malheureux commence à ressentir un truc affreux : ça lui fait des chocs comme s'il était électrocuté. Inutile de dire que c'est une vraie torture, de le regarder se tordre de douleur...

Tout ça n'empêche pas House de flamber avec sa bécane... voir la scène que j'ai postée hier.

Quel gamin !

Justement, en parlant de ça, alors que House et les Kids sont plongés dans leurs réflexions pour tenter de trouver de quel mal souffre Carnell, le téléphone sonne.

House : Hi mom !

A mon avis, eux non plus n'imaginaient pas que House puisse avoir une mère, même si de l'avis de Foreman, seule une mère pourrait faire autant de dégâts.

Dernières nouvelles, donc, House doit dîner avec ses parents. Mais voilà, il n'en a pas du tout envie, donc il fait tout pour se trouver une bonne raison d'être occupé ce soir-là, il serait même prêt à faire des consults de nuit... dommage, mais ça n'existe pas. Alors il demande à Wilson de l'inviter à dîner.
C'était sans compter Cameron, qui en plus d'être très curieuse, estime que c'est mal. Alors elle s'en va tout répéter à Wilson qui se fait un point d'honneur à inviter les vieux à ce fameux dîner.

Même plus le droit de détester ses parents tranquillement, avec des amis comme ça !

Une scène que j'ai trouvé extrêmement intéressante, également, c'est celle entre Wilson et House. Je commence à me poser des questions quant à ce qui attend leur amitié. Je ne doute pas de leur profond attachement l'un envers l'autre, mais je me dis qu'ils ont (enfin, surtout House) une drôle manière de le gérer.
Je m'appuie bien entendu sur la scène où Wilson reproche plus ou moins à House de lui avoir tapé 5000 dollars pour s'acheter une moto, et où House, par provoc', lui répond qu'il les avait, ces 5000 dollars, mais qu'il voulait juste voir si Wilson les lui donnerait.

House : I've been borrowing increasing amounts ever since you lent me 40 dollars a year ago. A little experiment to see where you draw the line.
Wilson : You're... you're trying to... objectively measure how much I value our friendship ?!

Gloups !

Ce à quoi House lui répond qu'il lui rend les 5000 s'il dîne avec lui, lui évitant les parents. Wilson s'empare du chèque...

Wilson : Thanks. Now, be a grown-up and either tell mommy and daddy you don't want to see them, or I'm picking you up at 7 for dinner.
House : What do you mean ? You just said that...
Wilson : I lied. I've been lying to you in increasing amounts ever since I told you you looked good unshaved, a year ago. It's a little experiment, you know, see where you draw the line.

Ouf. Heureusement qu'il a un minimum de répartie, Wilson. Ptain, des fois j'ai peur que ça vole en éclats, cette affaire.

Bon, tout ça tout ça, examens, machins et autres trucs. Au détour d'une conversation avec Cuddy, on découvre quand même que ce n'est pas après sa mère que Greg en a, mais après son père.

House : I don't hate her. I hate him.

Wohooo ! Je veux TOUT savoir !

On apprend aussi, côté patient, que le papa est bien gentil, mais qu'il a longtemps menti à son fils concernant la mort de sa mère, pour le préserver. Et que le fils a menti à son père sur ses occupations des vacances. Bref. Tout le monde ment.

Tout le monde ? Non. Une personne ne ment pas, dans cette histoire, et cette personne, c'est papa House.

Evidemment, c'est avec des yeux ronds comme des soucoupes qu'on voit Greg embrasser sa mère...

Mais le rire reprend bien vite le dessus quand Cameron débarque et que la maman lui propose de se joindre au casse-croûte, à la cantine. La gueule de House est à inonder le parquet.

Elle est brave, cette petite, elle s'éclipse poliment. Non sans observer de loin la scène insolite.

Et c'est vrai que papa House, il n'a pas l'air méchant, mais il assène quand même quelques vérités douloureuses.

Dad : You just don't know how lucky you are.

C'est avec encore plus d'étonnement qu'on assiste au grand déballage... Cameron vient donner quelques infos à House concernant le patient, et celui-ci la remercie... d'avoir décliné l'offre du déjeuner. Et là, vlan, il vide son sac.

House : They seem perfectly pleasant don't they ? They are. He was a marine pilot. She was a housewife. Married 47 years. They had one child. Mom was just like everyone else, nice enough, great sense of humour, hates confrontation. My dad's just like you. Not the caring 'til your eyes pop out part, just the insane moral compass that won't let you lie to anybody about anything. It's a great quality for boy scouts and police witnesses. Crappy quality for a dad.

Wow...

On a envie de crier : "C'est tout ???"

Disons qu'on le ferait si de l'autre côté, on n'avait pas ce père au supplice de voir son fils mourir à cause d'un stupide porte-clés qu'il lui a offert, récup de sa ferraillerie... et qui s'avère être radioactif... Les décharges électriques étaient provoquées par une tumeur de la moëlle épinière... Carnell ne s'en remettra pas. Mais jusqu'à la fin, son père va lui mentir et lui dire que tout va bien se passer.

Sans cela, l'histoire de House n'aurait aucun intérêt. Et sans House, le patient du jour ne serait qu'un autre patient du jour.

Et au cas où l'on n'aurait pas encore tout bien compris, Wilson nous apporte son éclairage.

Cameron : Why does he hate seeing his parents ? So his dad tells the truth, he can't handle that ?
Wilson : He hates being a disappointment.
Cameron : He's a doctor, world famous ! How disappointed can they be ?
Wilson : You know what I figure is worse than watching your son become crippled ? Watching him be miserable.

Dernière image : celle-ci. House qui se casse à moto, et le gros plan sur le panneau du parking.

Dur dur, hein ? De voir dans les yeux de ses parents le reflet de son propre échec. Qui n'est même pas vraiment un échec.
Encore une fois, l'épisode n'apporte pas franchement de réponse. Mais soulève une réflexion vraiment intéressante, grâce à deux exemples aux antipodes l'un de l'autre.

Je serais très très curieuse de savoir comment ils écrivent ces épisodes. C'est tellement intelligemment écrit, je mourrais d'envie de savoir par quoi on commence, quand on écrit ce genre de scénar. J'imagine qu'il faut partir du personnage principal et de l'aspect qu'on veut mettre en lumière pour glisser sur le cas médical et sur ce qu'on va pouvoir tirer comme parallèle...
Toujours est-il que c'est passionnant.

Par contre, je suis très étonnée que Stacy soit aussi en retrait. Est-ce qu'on va d'un seul coup nous la ressortir et faire pleurer des larmes de sang à House ? Je m'attendais à ce que sa présence soit beaucoup plus exploitée, mais là, cinq épisode, et toujours pas grand-chose.
Il ne va quand même pas s'en tirer à si bon compte après avoir soigné le mari, quand même ?

NON, ne dites rien !!!

 

204 : TB or not TB

Etre ou paraître. Pas mal comme trad, pour un titre français. Autant le plus souvent, c'est d'une facilité à pleurer, autant là, ils se sont creusés la tronche deux minutes.

Patient du jour, le docteur Sebastian Charles, qui voue sa vie à sauver celle des petits Africains qui souffrent de la tuberculose. Bien évidemment, la scène d'ouverture, avec tous ces braves gens l'accueillant comme le messie, n'est pas du tout anodine.
Pas plus que la suivante où, d'un coup de seringue vengeur, il sauve un enfant d'une mort certaine, sous le regard mouillé de tout le village.

Zut, du vomi sur mon canapé. Ah, heureusement, il est déhoussable. C'eût été fâcheux.

Ahum ! Là, on attend que House nous éternue un virulent : "Hypocrit !".
C'est une urgence, docteur.

Oh ben oui, bien sûr. Comme il ne ressemble déjà pas du tout à mon patron et qu'il ne se sape pas du tout pareil, ajoutez à cela les Converse, histoire de ne pas du tout compléter le tableau !

Arf, arf, arf, comme on se doute, il se fait accueillir, le bellâtre.

A peine House l'a-t-il viré du bureau histoire de le traiter d'idiot tranquillement, comme il le dit, qu'explose le débat.

House : The nameless poor have a face, and it's a pompous white man.
Cameron : Yes, what a jerk, saving all those lives like that.

On n'a pas fini d'en reparler.

Mais du côté des consults, c'est pas mal non plus. Notamment chez cette dame qui se plaint de ses sinus, et qui présente d'impressionnantes griffures sur les mains. Chat, en déduit House. Nouveau chat. Celui de sa maman décédée. Et comme cette ingénue refuse les corticoïdes et demande s'il n'a pas autre chose à lui donner, plutôt :

House : If you live by the river, I've got a bag.

Après cette scène hautement rigolue, le débat continue pendant les examens du doc Sebastian. Depuis le début, House soutient qu'il n'a pas la tuberculose. D'ailleurs, s'il avait la tuberculose, on voit pas trop pourquoi House s'intéresserait à son cas, hein ? Bref, cela nous amène à cette conversation très intéressante entre House et Foreman. Je remarque que c'est souvent entre eux que les débats sont les plus intéressants.

Foreman : You figure that anybody that gives a crap about people in Africa must be full of it ?
House : Yes. There's an evolutionary imperative why we give a crap about our family and friends. And there's an evolutionary imperative why we don't give a crap about anybody else. If we loved all people indiscriminately, we couldn't function.
Foreman : Hmmm. So, the great humanitarian's as selfish as the rest of us.
House : Just not as honest about it.

D'apparence, ce mec, c'est quand même tout le contraire de House. Et pourtant, les réactions des autres face à lui sont assez surprenantes. D'abord Cameron, qui se fait draguer sévère par le bellâtre, et limite débaucher. Ah ben ça, on se doute bien qu'une jolie pépée comme ça, il se l'emmènerait bien en Afrique, le sauveur du monde.

Ironiquement, Chase, lui, hurle à l'hypocrisie, sans même qu'on lui demande son avis. Vraiment rigolo. Enfin bon, Chase, s'il y a une petite méchanceté bien lâche à asséner, il est toujours dans le coup, à ce que j'ai remarqué. Evidemment, comme il a l'oeil charmeur et la bouche amoureuse, on ne lui en tient pas longtemps rigueur. N'empêche que c'est un petit con.

Autre consult' mémorable, celle de Foreman qui doit endosser l'identité de House vu que celui-ci n'a plus très envie de jouer au docteur. Il reçoit donc une dame avec laquelle il se montre aussi malpoli que son noble supérieur.
La dame finit en larmes chez Cuddy, qui fonce agonir House d'injures et lui demande de lui présenter ses excuses.

Cette scène se passe à la cantine. Et on assiste médusés à la filouterie du jour. Cette espèce d'imbécile se prend un steack long comme le bras et le recouvre consciencieusement de salade, avant de passer à la caisse.

House : Just a salad today. Big breakfast.

Pendant ce temps-là, l'héroïque docteur Sebastian nous fait une scène digne de la comédie française. Pourquoi prendre ces médicaments qui coûtent si cher et que les petits Africains, eux, ne peuvent pas avoir, hein ? Je vous le demande ?
Et surtout, pourquoi souffrir en silence quand on peut rameuter la presse ?

Entre temps, House est passé le ridiculiser en montant le chauffage et en foutant son portable dans les chiottes. Après tout, s'il veut être traité à l'africaine, allons-y. Faut dire que ça a dû l'échauffer un peu de voir Cameron tenir la mimine de l'autre trou du cul, là. Quelle idée, aussi.

Et bien lancé, je dois dire que j'ai adoré sa manière de répondre à la presse au téléphone.

House : In my opinion, doctor Sebastian Charles is an idiot. Yeah, you can quote me. C.U.D.D.Y..

Et les Kids ont du mal à ne pas pouffer de rire.

Cet homme est abject. Le problème, c'est qu'il est drôle.

Vlan, donc, l'hosto se retrouve envahi de journalistes, pour une conférence de presse vibrante donnée par le malade.

Conférence de presse à laquelle House assiste devant son écran préféré, celui de la chambre du pauvre comateux, toujours le même.

Sur ce même écran, il remarque que le malade transpire un peu trop pour être honnête. Tout boitillant, il s'en va voir ça de plus près. Sebastian nous gratifie d'un superbe arrêt cardiaque. Et House d'un retentissant :

House : It's not TB !

Hop, encore une intervention à la con, avec de jolies injections auxquelles on assiste de l'intérieur, très chouette. Pis à l'extérieur, c'est pas mal non plus.

On dirait des superhéros !

Sortis de là, bon, l'air de rien, House demande à la dinde si elle va sortir avec ce grand con, maintenant qu'il l'a sauvé.
Et elle est trop trop ravie qu'il lui pose la question.

Bon, allez hop, faut pas oublier qu'il est toujours supposé s'excuser auprès de la patiente qu'il a soi-disant rudoyée. Mais comme dans cet épisode, tout tourne autour de l'image, voici comment s'y prend le prestidigitateur.

D'un habile coup de canne, il écrase le pied de la dame, et se retourne avec son air le plus contrit, lui, pauvre boîteux maladroit.

La patiente, après avoir poussé un grand cri, aperçoit la canne et la patte et redevient tout de suite très sympa... Condescendante, me souffle une petite voix.

Cuddy, de l'autre côté de la vitre, aperçoit la scène. House se tourne vers elle et articule très fort un "I'm sorry !" absolument puant.

La patiente est confuse, non non, tout est de sa faute, vraiment, elle aurait dû faire attention. (Mais bien sûr !!!)
House en rajoute une dernière couche, lui déballe un sourire factice avant de lui serrer la main devant tout le monde.
Surtout devant Cuddy, d'ailleurs.

Et de l'autre côté, Cameron joue les pompom girls.

Et voilà, il a fait son cirque, il est content. Cuddy y a cru dur comme fer.

Et forcément, après ça, Cameron s'en va décliner l'offre du valeureux docteur Sebastian. Non, sérieux, on se marre vachement plus à Princeton Plainsboro où on mange pour pas cher et où le spectacle est de qualité.

Petite conversation intéressante, à la fin, entre Wilson et House, comme souvent, alors qu'ils observent le docteur S. accueilli par son fan club médiatique.

House : It's not about the kids dying every 8 seconds, it's about the media stroking. Adulation and pats on the head.
Wilson : That's your problem with him, isn't it ?
House : Look at him, he loves it. Eats it up.
Wilson (regard appuyé) : Yeah, the man actually enjoys what he does.

Et la pirouette pour s'en sortir :

House : Listen, I saved his life. That means I get credit for every life he saves from here on out.

Ce qu'il y a de bien, c'est qu'au final, on se retrouve quand même avec d'un côté un gros con qui sauve 30 malades par an mais qui se fout comme d'une guigne de l'opinion des autres sur lui, et de l'autre, un père la morale qui en sauve des milliers et qui se gargarise de l'image qu'il donne de lui-même aux médias.
Lequel des deux a raison, dans sa démarche ? Ni l'un ni l'autre, probablement. Même pas utile de choisir.

C'est justement ça, l'intérêt de cette série. Sous des airs de "patient of the week" show, elle nous pose de vrais cas de conscience. Je pense que derrière le côté cosmétique de cette série, il y a une vraie dimension philosophique. C'est probablement pour ça que les personnages sont tous aussi différents. Pour qu'ils apportent chacun leur vision différente au débat de la semaine.
C'est vraiment formidable.
Parce que même lorsque le patient n'est pas très intéressant, où que House est moins en forme, il y a toujours quelque chose à en garder, de l'épisode du jour.
Quelle clâsse.

 

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