Le blog de La Sorcière
 

218 : Sleeping dogs lie

Ah, voilà une bonne double claque dans la gueule comme on les aime pour notre délicieuse petite Allison.
Je l'aime beaucoup, la pauvre enfant, et j'aime sa manière de ne pas en démordre et de croire férocement en la bonté humaine... mais ça n'en rend chaque chute que plus vertigineuse.
Bon point pour cet épisode, donc.

Malheureusement, cet épisode a aussi un gros gros défaut. Et non, ce n'est pas parce que le couple du jour est lesbien (on imagine déjà House frétiller d'anticipation), mais plutôt parce que la lesbienne du jour, c'est Charlie-la-copine-à-Henry-et-à-Hiro. Ca fait beaucoup. Ca fait trop.

Alors, Charlie... enfin, Hannah, ne dort pas. Du tout. Alors comme elle en a marre, elle s'envoie une boîte de somnifères. Mais elle ne dort toujours pas.

Pendant ce temps, ô ironie suprême, il y en a un qui écrase comme jamais, en salle de consult'.

Il faut imaginer la chose, accompagnée d'un ronflement sonore. Il manque vraiment de sommeil, le sick bastard. On se doute que les assourdissantes ablutions de Wilson n'y sont pas étrangères.

Bon, à part la rousse du jour, on a aussi un gros souci sur les bras : Foreman a pompé un article de Cameron, et elle est furieuse. Naturellement, House n'en a rien à branler, si ce n'est que ça l'amuse follement de voir les petits se déchirer. Foreman, lui, gère ça avec une décontraction exemplaire alors que Cameron ne décolère pas. D'ailleurs, lorsque Chase et elle réalisent une coloscopie à "sec" si je puis m'exprimer ainsi (sans anesthésie puisque House a décidé qu'il fallait empêcher la patiente de dormir totalement, pour voir), cette peste ne parle que de ça. Enfin bref, elle nous brise sévèrement les ovaires, avec son article à la con.

Par contre, remercions les cieux d'avoir, dans cet épisode, une consultation d'anthologie. Une petite futée d'origine chinoise amène sa mère (qui ne parle pas un mot d'anglais, of course) à l'hosto soi-disant parce que celle-ci a des règles douloureuses et qu'elle a entendu dire que la pilule pouvait la soulager.

En un clin d'oeil, House a flairé la supercherie. La vioque a le nez bien rouge, pour quelqu'un qui a mal au bide.

D'autant que la petite s'enfonce dans des explications pour le moins nébuleuses...

En fait, c'est elle qui veut se choper les pilules. Ce à quoi House lui rétorque qu'elle ne va pas attendre tous les six mois que sa mère chope la crève pour renouveler son stock. S'adressant à la mère qui n'entrave rien, il lâche alors cette réplique mirifique.

House : Not the sharpest chopstick in the drawer, is she ?

A peine sorti de là, House voit fondre sur lui la miss Cameron, pas contente du tout que le maître ne la soutienne pas dans l'affaire article pompé.

Après un échange charmant, elle fait mine de s'en aller, très fâchée, et là... hé hé hé... la réaction normale de House aurait dû être d'oublier instanément cette conversation et de fomenter une tactique permettant de faucher quelque chose à bouffer à Wilson voire de planifier sa prochaine sieste. Point. On surprend une mimique de découragement agacé et il la rappelle.

House : You on the other hand, continue to be flabbergasted every time someone actually acts like a human being. Foreman did what he did because it worked out best that way for him. That's what everyone does.
Cameron : That is not the definition of being human. That's the definition of being an ass.

Non, décidément, il ne la changera pas. Amusant tout de même de voir l'investissement qu'il y met malgré lui. ;)

A part ça, j'adore le fait qu'il tique dès que les Kids évoquent le chien acheté par Max, la copine de Hannah. Et le fait que Hannah l'ait rendu parce qu'elle est allergique. Il sent tout de suite le truc venir. La fausse allergie parce que Hannah est sur le point de quitter Max.
C'est là qu'on en arrive à la première claque de Cameron.

Hannah a besoin d'un nouveau foie pour que l'équipe de House ait un peu plus de temps pour trouver de quoi elle souffre. Max est prête à lui en donner un bout du sien. Seulement Cammy est choquée ; elle veut absolument que Max sache que Hannah est prête à la larguer avant de lui filer son foie. Et elle est la seule. Et elle trouve ça complètement immoral.

House : Yeah I wanna save her, I'm morally bankrupt.

Malgré tous ses efforts, elle ne parvient pas à faire en sorte que Max soit informée avant de passer sur le billard. Et la claque, la voici. Après l'opération, Max lui confie qu'elle savait que Hannah voulait la quitter. Mais que maintenant qu'elle lui a sauvé la vie, elle lui est bien trop redevable et ne le fera pas. Enorme coup asséné sur les fragiles épaules de Cameron, qu'une telle éventualité n'aurait jamais effleurée.

Et au milieu de tout ça, une scène grandiose. Le retour de la dame chinoise et de sa petite chaudasse de fille.

Apparemment, ça ne va pas mieux, le rhume. Et avec ça, voilà que ses seins se sont mis à gonfler. Et pour cause, cette petite écervelée s'est mélangé les baguettes et lui a filé la pilule au lieu des décongestionnants prescrits par House !

Gamine (très embarrassée, à sa mère) : Chinoischinoischinois...
House : No, YOU gave her the wrong pills !
Gamine : You speak mandarin ???
House (résolument, à la mère) : Chinoischinoischinois...
Gamine : I am not pregnant !

Dame (très choquée, à sa fille) : Chinoischinoischinois !!!

Au final, le diagnostic est flamboyant. Le chien auquel Hannah était soi-disant allergique lui a refilé des puces qui elles lui ont refilé... la peste ! Et bien noire, s'il vous plaît !

Hannah : I've got the plague ?

House : Don't worry, it's treatable. Being a bitch thought, nothing we can do about that.

Et deuxième coup très dur pour Cameron, pourtant prête à faire la paix avec Foreman, au nom de leur amitié, et à s'excuser d'avoir mal réagi si lui s'excuse de lui avoir pompé son article.

Foreman : We're not friends. We're colleagues. And i don't have anything to apologize for.

Il y met les formes, et il a raison quand il lui dit ça, mais c'est quand même pas très très sympa.

Et énorme symbole : le chef de service qui ronfle alors qu'au deuxième plan, ses petits se déchirent.

Oui, je prends le parti d'en rire. Mais quelque part, ça me fait mal au coeur pour Cameron. Elle progresse sur certains plans, mais là, elle est toute pitite pitite. Et seule contre tous.

 

217 : All in

Hé hé. Ce genre d'épisode où tout le monde est tiré à quatre épingles, c'est toujours total bonheur. Notre amie Cuddy a organisé une soirée de bienfaisance contre le cancer à Princeton Plainsboro. L'occasion pour elle de lever le coude plus que de raison. C'est comme ça qu'on la retrouve, légèrement grise, accoudée à une table de poker avec le duo infernal, j'ai nommé les docteurs Wilson et House.

House + poker = l'occasion pour House de faire la démonstration 1) de son remarquable esprit de déduction 2) de ses remarquables capacités de manipulation. Car comment savoir mieux si Wilson a un jeu d'enfer qu'en le poussant à bout ?

Les tentatives de Wilson de garder son sang-froid face à l'infernal machin au cigare sont louables...

Mais vaines.

Très vite, cependant, House trouve proie plus fascinante à décortiquer. Il s'intéresse de près au patient de Cuddy, Ian, six ans, qui a inondé son froc d'hémoglobine.

Sa maman, c'est Lily des 4400.

Et là, à notre étonnement à tous, House ressort un dossier vieux de douze ans qui moisissait dans ses tiroirs. Et rameute ses canetons d'une manière assez... odieuse, on peut bien le dire. Alors que Chase conte fleurette à la soirée de bienfaisance, il surgit hors de la nuit, prêt à courir vers l'aventure au galop.

House : Hey, how's that anal fissure ? Getting healed yet or is it still draining ?

House : Oh, I'm sorry, I didn't realize he came back for seconds. I figured that after that girl in the stairwell you'd be done for the night !

Ptain ! PTAIN ! Il est trop bon !
C'est dingue, on dirait que ces répliques sortent tout droit de mon cerveau ! J'imagine que mes collègues doivent se demander pourquoi je glousse mystérieusement, parfois. Ben c'est justement parce que c'est EXACTEMENT le genre de truc que je pense... mais que je ne dis jamais parce que... ben chuis pas chef de service, moi !
Rah, ce mec est un héros.

Bref. Une fois Chase forcé de renoncer à sa conquête de la soirée, il s'occupe de rameuter les deux autres tiers de la petite troupe. House est déjà scotché à son cher tableau et tente de tirer le parallèle entre Esther, la patiente morte il y a douze ans et Ian. Et alors qu'il se retourne, en plein monologue, il voit enfin la sublime apparition, moulée dans une robe rouge que je vous dis que ça.

House : Hhhhhhhh...

Un ange passe pendant sept bonnes secondes.

Hé hé hé. Pour une fois qu'il ne trouve rien à dire.
Quant à elle, elle a le triomphe modeste, mais oooh, que ça doit être bon, quand on est une fille, de voir ce genre de truc se produire.

Ensuite, il s'agit, sur l'autre front, d'occuper Cuddy pour ne pas qu'elle vienne mettre le nez dans ses affaires. Du coup, il passe un vieux coup de fil à Wilson et s'arrange pour ne pas que celui-ci perde trop vite. Voir House jouer au poker sans être là, c'est grandiose. Et même si Wilson se fait flouer comme un bleu par son vieux compère, il y a quand même de quoi faire.

House : Keep your answers short and discreet. Is Cuddy still playing ?
Wilson (avec un accent à mourir de rire) : The chicken is still in Picadilly Square.
House : Brilliant. She'll never suspect that Normandy is her target.
Cuddy : Is it HOUSE ?

Bon, de toute façon, Wilson n'a d'autre choix que de coopérer. Sinon, House menace de révéler à tout le monde qu'il met du vernis sur ses ongles de pied !

Alors, ce qui est passionnant, dans cet épisode, outre les yeux sublimes du petit patient...

... c'est le côté obsessionnel de House porté à son maximum. On l'a déjà vu faire des folies pour découvrir de quoi souffrent ces patients. Là, mieux encore, si House s'accroche à ce cas, c'est parce qu'il est persuadé qu'il pourrait lui permettre de régler un autre cas. Celui d'Esther, donc, qui lui a claqué entre les mains douze ans plus tôt, sans qu'il découvre jamais ce qui a provoqué cette mort révoltante.
Even better ! On se rend compte que TOUT L'HOSTO est au courant de l'histoire d'Esther. Chase le premier, qui se dépêche de mettre au courant Foreman et Cameron vu que House lui a déjà fait le coup de ressortir le dossier d'Esther trois fois auparavant (amusant... Chase aurait-il été le premier choisi par House ?), Wilson, ensuite, qui capte très vite aussi que House est frappé d'Esthérite aigüe, et Cuddy la dernière.

C'est dire si ce bonhomme est un GRAND MALADE !
C'est dire aussi à quel point l'échec lui est intolérable. Clairement, on comprend que cette fois, il est hors de question qu'il échoue. Je trouve que la scène où il renverse froidement le tableau blanc, qu'il semble dominer, avec sa canne est hyper symbolique.

Les réactions des petits sont également très intéressantes. On pourrait se dire qu'au bout de tout ce temps, ils en viendraient à la boucler et à obéir étant donné que House a TOUJOURS raison, ben non.

Au final, ce que je trouve encore plus génial, c'est qu'on reste à fond dans la métaphore du jeu. La maladie qu'a le petit, c'est précisément celle qu'ils avaient testé en tout premier. Seulement elle les a bluffés et s'est planquée par quelque tour de passe-passe médical qui m'est très largement passé au dessus (à moins que ce ne soit parce que j'ai vu cet épisode il y a trois jours). Une chose est sûre, c'est que maintenant, comme le dit si bien Wilson, Esther peut reposer en paix. Et House allumer son cigare, avec lequel il jouait au début de l'épisode, mais éteint. ;)

Jolie scène de fin avec son Wiwi, au petit matin...

(Sinon, les mélomanes l'auront peut-être noté - mais j'en doute, l'air que joue House au piano à la fin de l'épisode...

... oui, là, c'est Hymn to Freedom, d'Oscar Peterson.
Voilà, ça méritait d'être écrit.)

Bref, House, personne ne le comprend vraiment, que ce soit le personnage ou sa manière de travailler. Clairement, dans cet épisode, on enchaîne les vues sur des visages éberlués, du début à la fin. Où s'arrête la conscience professionnelle et où commence la folie furieuse, c'est vraiment la question. En tout cas, moi, j'admire le fait qu'il n'abandonne jamais.

 

216 : Safe

Tiens, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu un gros gros guest qui tache. Hop, c'est fait. Patiente du jour, Melinda Bardach, 16 ans, et de gros soucis de santé.

Allergique à à peu près tout ce qui se fait, un accident de voiture suite à un choc anaphylactique qui lui a coûté son coeur. Greffée et retenue dans une chambre stérile par sa mère depuis tout ce temps.
Du coup, quand son copain vient lui faire la bise, il faut qu'il se savonne jusqu'aux coudes. Mmmmmmh. Et moi qui pensais avoir eu une adolescence de merde.
Malheureusement, à peine ce charmant garçon enlève-t-il son masque pour bisouiller tendrement sa belle qu'elle nous fait une jolie réaction allergique et se met à suffoquer. Pourquoi donc, on n'en sait rien.

Mais CET homme va découvrir la raison inexplicable de ce malaise ! Oui, ce HEROS des temps modernes, grand, beau, musclé, surintelligent, va pourfendre le mal d'un grand coup de... euh... de canne ?

Il faut dire qu'il se surpasse, le héros. Là, il vient de se lever légèrement en avance pour pouvoir sortir tranquillement la vaisselle sale planquée la veille pour éviter son tour de plonge. Comme c'est le jour de Wilson, autant qu'il en ait pour son argent.

Et comme Wilson prétend protester, VLAN, traitons-le vite comme de la merde pour lui montrer qui est le maître, ici.

Une fois à l'hosto et commençant à se pencher sur le cas de la petite malade, nos canetons sont perplexes. Pourquoi diable confiner cette enfant dans une chambre stérile après une greffe qui date déjà de six mois. C'est le moment que choisit House, profitant de la présence de Cuddy, pour sortir cette réplique que je vous sers, s'il vous plaît, en français :

House : Six mois qu'elle a pas couché et le docteur Cuddy continue à porter des culottes brésiliennes, mais... c'est son choix !
Cuddy : Y avait longtemps qu'on n'avait pas parlé de mes petites culottes !

Et le petit sourire provocateur qu'il balance à Cuddy à la fin de la scène, oh, délicieux.

Une qui a également bien appris l'art des petites piques qui font mal, c'est notre amie Cammy. Elle a découvert que le petit copain et la malade avaient passé une petite nuit clandestine quelques jours plus tôt, et elle demande au garçon d'aller euh... honorer un petit flacon dans les toilettes, histoire qu'ils puissent déterminer si ce ne serait pas à ça que la gosse serait allergique. Et comme Chase fronce le pif devant les patients en faisant des commentaires dans leurs dos, Cameron lui sort une petite réflexion bien cinglante.

Cameron : Too bad it's not you giving the sample. We'd be done by now.

Et toujours dans le même genre, House kidnappe le malheureux gamin pour lui faire avouer qu'il a pris des antibios histoire d'être parfaitement irréprochable face à sa douce. Malheureusement, il semble que ç'ait été de la péniciline, et cette petite y est terriblement allergique.
Bon, on ne peut pas dire que le Roméo brille par son esprit, entre parenthèses.

Dan : What, do you think there was still some on my lips ? I brushed my teeth.
House : Think lower and more fun.

Dan : I mean, it can go through your stuff ?
House : Totally, dude. Thereâ??s this administrator here, whenever she gets sick she just gives me the prescription.

Bon sinon, attention, asseyez-vous. C'est bon ? Alors on y va. Ok, la patiente du jour, c'est la frangine de Buffy. Mais ce que vous ne savez pas, c'est que ses parents, eh ben ils sont über-célèbres eux aussi.
Genre sa mère, c'est comme qui dirait quelqu'un qui évolue dans un autre plan d'existence. Vous voyez ce que je veux dire ? Non ? Pas encore ? Et si je vous disais que Daniel Jackson la connaît super bien... Hein ? Et si je vous disais que c'est sa faute si on s'est tapé Anubis-sa-vie-son-oeuvre pendant plusieurs saisons dans SG1. Hein ?
Ladies and gentlemen, I give you... Oma Desala !

Excellente, d'ailleurs, en mère surprotectrice qui défend son steack face à un Foreman qui prône davantage de libertés pour sa petite.

Bon, pour le papa, je reconnais que c'est plus compliqué. MAIS... vous savez que je suis équipée d'un outil de reconnaissance hyper-pointu quand il s'agit d'identifier les vieilles gloires... Alors, devinette. C'est qui, le dad ?

Alleeeez ! Un effort. Enlevez-lui 20 ans, la barbe, les bourrelets ! C'est le héros de Starfighter ! C'est ALEX !

"Greetings, Starfighter. You have been recruited by the Star League to defend the frontier against Xur and the Ko-Dan armada !"

Et je ne veux pas qu'UN SEUL d'entre vous ose dire qu'il ne connaît pas ce film !

Bon. Voilà. Revenons-en à nos moutons. Enfin, surtout à NOTRE mouton. Oui, ce dégonflé de Wilson, qui rentrant au bercail, trouve le stéthoscope de son colocataire accroché à la poignée de la porte. Pas besoin de vous faire un dessin, j'imagine.
Et que fait cette lopette ? Eh bien il attend.

Il attend encore.

Et une fois qu'il a bien attendu, ben il attend encore un petit peu.

Jusqu'à ce que House le réveille.
Après avoir protesté mollement et être entré, Wilson cherche du regard la... prostituée. Ben non, y en a pas.

Wilson : You said you'd hang the stethoscope if you were having sex !
House : I didn't say it has to be with another person !

Et le festival continue.

House : I need a lot of foreplay. And there's the cuddling afterwards.

Et lorsque Wilson capte qu'en fait, House était en train de bûcher sur des revues de cardiologie...

Wilson : If you need time alone to work, you juste have to say so, you don't have to lie about it.

House, lui, demande ce qu'il y a pour le dîner.

Wilson : You still haven't done the dishes ???

J'en rigole maintenant, mais hier, je ne rigolais pas du tout. En fait, je crois qu'au fond de lui, House se déteste d'être comme ça, mais que c'est juste le réglage par défaut et qu'il ne peut pas s'en empêcher. Je crois également qu'il adorerait que Wilson réponde et arrête de jouer les femmes battues. Qu'il réagisse, pour son bien. Mais n'empêche, c'est atroce, la manière qu'il a de traiter son meilleur pote. J'en étais malade.

Parce que bien sûr, un peu plus tard, Wilson réalise que House a effacé non UN mais TROIS messages pour l'appart. Confrontation directe, cette fois.

Wilson : You're miserable and you're lonely and you're gonna trap me here to keep me every bit as miserable and lonely too !
House : Yeah. You're happy, happy, happy.

Et mine de rien, j'adore la réplique de House qui lui dit qu'en fait, tant qu'il est ici, avec sa femme, c'est juste une querelle, et que le jour où il se trouvera un appart, ce sera carrément un divorce. Mais aussi que voilà, s'il le torture de la sorte...

House : It just makes me smile.

Bon, allez, retournons à l'hosto, ça vaut mieux.
Mine de rien, chuis super fière de Cameron, parce que c'est elle qui évoque la première une morsure de tique. Parce que ça tourne, ça vire, on trouve pas de tique, et la gosse est mourante.

Appelé d'urgence de nuit, House n'en oublie pas pour autant une petite brimade avant de partir. Oh, trois fois rien...

Cette fois, House est lui aussi persuadé qu'il s'agit d'une tique qui telle une perfusion empoisonnée, achève l'organisme déjà affaibli de la gamine. Une tique apportée par le Roméo. Mais bien évidemment, personne n'y croit. Les parents non plus.

House : When I find a tick on the autopsy, do you wanna know ?

Quel gros fumier... Pourtant, pas de tique en vue et il faut emmener la petite en réa. Doublant tout le monde dans l'ascenseur, House prend les choses en main. Il marchande avec Foreman, et entreprend la recherche de cette vilaine tique. On pourrait le traiter de fou obsessionnel, mais comme il a raison et qu'il finit par trouver cette tique très bien cachée alors que les portes de l'ascenseur s'ouvrent enfin...

(J'avoue, j'ai cru mourir de rire, devant cette scène.)

Triomphant, le héros récupère sa canne alors que tout le monde s'en va redresser la gamine à présent sauvée. Modestement, notre chevalier blanc remonte le couloir... et là, sa troisième patte se brise net, provoquant une chute renversante.

Sous les yeux de Wilson, qui, d'un ton neutre, déclame :

Wilson : Wow. Looks like somebody filed halfway through your cane while you were sleeping.

Avant de tourner les talons, sans l'ombre d'un sourire.
Eh bien House, lui, est RA-VI !

A la maison, il retrouve son Wilson sur le canapé en train de regarder "Sueurs Froides" (dont il a d'ailleurs l'affiche dans son bureau, si vous avez bien remarqué). S'installe en silence. Tape la discu dix secondes.

Wilson lui annonce qu'il a demandé le divorce. Et après un temps appréciable, ajoute :

Wilson : You might want not to sit exactly there.

(Rapport, on s'en doute, à la gamelle d'eau dans laquelle House lui avait trempé les doigts dans son sommeil.)

Sans rien dire, House chope l'oreiller de Wilson, et se le flanque sous les fesses.

A part ça, j'en profite quand même pour dire que le monsieur qui double House en phrâncè est excellent. Je ne suis pas fan de doublage, mais de plus en plus souvent, j'écoute les bonnes répliques en VF, et Féodor Atkine fait un boulot du tonnerre.
C'est le même monsieur qui double Jaffar dans Aladdin et le meeeeerveilleuuuuux seigneur Elrond dans la trilogie de Peter Jackson. Si, si !

 

215 : Clueless

A chaque fois que je me dis que j'ai moins aimé un épisode, aussitôt que je m'attaque à la review, je change d'avis. On va dire que les trois derniers patients du jour m'ont paru moins passionnants, mais en fait, tout ce qui gravite autour d'eux est super puissant. Là, par exemple, l'épisode démarre sur ce qui semble être une scène d'agression. On se dit qu'on va tomber sur une femme violée qui va se faire refiler un mal exotique par son agresseur.

Que dalle, c'est ledit agresseur qui commence à suffoquer.

Et lorsque la victime lui demande "Are you alright ?", on reste quelque peu... gné ???

(Si vous regardez Lost, vous aurez reconnu la miss. Elle a joué dans la saison 3.)

Le patient du jour, ce sera donc son petit mari, Bob... un petit coquin, encore, celui-là ! Petite mise en scène sympathique, donc, de deux époux joueurs. Mais qui tourne au vinaigre.

Juste après le générique, nous assistons avec délectation au glorieux réveil de notre toubib préféré, grognant et pestant, qui se tourne et se retourne alors que ça s'agite dans la salle de bains, pendant ce qui semble être une éternité.

Lorsqu'enfin, la bête se décide à se lever, on s'attend à voir surgir de sa salle de bain au bas mot quelque mariée radieuse sur le point de se rendre à la mairie. Point du tout. C'est ce bon Wilson, en train de peaufiner son brushing.

Forcément, House, lui, doit avoir l'habitude de s'extraire de son plumard à 9h10 pour être au boulot à 9h.

House : You blow dry your hair ?
Wilson : Sorry, did I wake you up ?
House : YOU BLOW DRY YOUR HAIR ?

Et donc, après s'être envoyé en guise de petit dej sa dose de codéine matinale, sans plus de cérémonie, House fait comprendre à Wilson que ça ne va pas le faire.

J'adore le voir comme ça. Rah, qu'est-ce qu'il joue bien les ours mal léchés, il doit être comme ça dans la vie, c'est pas possible autrement !
D'ailleurs, RSL lui donne magnifiquement la réplique, en doux ami soigné et sensible.

Wilson : I'll be out of your hair tomorrow. What's left of it...

Mais qui fait mouche quand même !

Deux vrais gamins...

Evidemment, ce réveil en fanfare produit son petit effet sur l'humeur de notre toubib adoré. Difficile d'être plus loufoque que d'habitude, mais si, il y arrive très bien !

Et lorsque les canetons, éberlués, lui demandent ce qu'il fabrique, par les dieux, ce grand seigneur répond, impérial : "Testing a new cafeine delivery system."

Enfin, cette histoire de fantasme de viol fait bien réfléchir notre petite troupe. D'autant qu'après avoir posé quelques questions, Cammy découvre que le couple s'est amusé à se faire une petite partie à trois pour son anniversaire de mariage. Du coup, ça fuse.

Cameron : If two people really trust each other, a threesome every seven years might actually help a marriage.

(Et là, il faut voir la tronche des gars.)

Sciés.

Tous les trois.

House : Ok, I say we stop the DDX and discuss that comment !
Cameron : I'll take the bet.

C'est décidément une journée intéressante, pour notre petite limace jolie. L'air de rien, le bonheur affiché par les mariés l'intrigue. Et elle aimerait bien connaître leur secret.
La réponse de la dame : "People don't change. At least not in any way that really matters."
Et là, clairement, Cameron tique.

Le show de House continue, décidément, il est en forme. Et moi je dis : roh, ce mec est vraiment habile de ses mains. Jongler avec trois objets de forme différente, ce n'est pas donné à tous le monde.

A la maison, pareil, grande forme ! Et ça m'a fait hurler de rire de le voir ranger ses placards... un peu à ma manière... c'est-à-dire à coups de pieds.
Oh, et la bonne humeur qu'il affiche en chopant Wilson en train de manger des poivrons farcis dans son salon.

House : Stuffed with what ? Vomit ?

Et à un commentaire de Wilson concernant le contenu de son frigo, il répond un truc dont la VF m'a fait mourir de rire, je le reconnais.

House : Et il t'arrive de manger quoique ce soit qui ait pas l'air d'avoir été régurgité dans ton assiette par une mouche à merde ?

Ca ne l'empêche pas, très vite, de chourraver en douce les petits plats de Wilson, malgré les terrifiants post-its dont sont garnis ses petits tupperware.

De retour à Princeton Plainsboro et après maints examens, House est persuadé que la blondinette tente d'empoisonner son mari. Ce que personne ne peut croire. Elle semble tellement inquiète et tellement dévouée que c'est impossible.
House, lui, est prêt à faire subir à l'épouse modèle une fouille... approfondie, pensant qu'elle pourrait cacher des choses dans certains endroits... obscurs de son anatomie. Ce que Cuddy refuse avec force cris.

Mais l'animal semble sûr de son coup. Ordonnant à Cameron d'empêcher la blonde d'aller aux chiottes, il fonce chez lui en clopinant, bouscule la femme de ménage de Wilson qui a eu le malheur de ranger ses placards, déterre de sous son lit un coffre mystérieux...

Puis s'en va serrer la main de l'épouse dévouée qui sort des chiottes.

(L'occasion de découvrir que si House a de telles connaissances en langues, c'est sûrement un peu lié à son père, militaire de carrière. Là, il explique qu'il a vécu en Egypte, et qu'il en a gardé certains souvenirs, notamment comment identifier, si ma mémoire est bonne, l'or. A l'aide d'une substance dont je ne me souviens plus. (Oui, bon, hein, il m'arrive d'avoir des absences. A tous les coups, c'est à ce moment-là que le contrôleur m'a demandé mon billet.)

Bref, les mains deviennent bleues.

Comme House le soupçonnait, Madame avait la fâcheuse manie de saupoudrer les céréales de son mari avec une substance toxique. Mais il ne peut s'empêcher de reconnaître que cette méthode dorée a un certain charme.

House : It's almost... poetic.

Alors que les flics emmènent la petite dame, Cameron s'en va dire deux mots au chef.

Cameron : He's gonna need a lung transplant.
House : He' becoming more attractive by the minute, isn't he ?

(Hop, c'était la petite vacherie du jour.)

Cameron : You're pleased. You think you've proved every marriage is a mistake.
House : Do I look pleased ?

Mais je dois reconnaître que le petit "moment" qu'ils partagent juste après est assez... sexy. Ils avaient fait un pari, Cameron l'a perdu. La keuquinette soulève insensiblement son pull, chope un petit billet de vingt, le lui tend...

Et on jurerait qu'il lui caresse les doigts en les prenant.

Cameron : Ignorance is a bliss.

Et vlan !

J'aime quand elle le mouche comme ça, l'air de rien !

Mais l'ours a plus d'un tour dans son sac quand il s'agit de manipuler son petit monde. Il s'est bien habitué à rafler les bons petits plats de Wilson. Et quand il trouve sur son répondeur le message d'un éventuel proprio susceptible de louer son appart à Wiwi, ce vicelard l'efface sans aucun remords.
Le même dégénéré, on est d'accord, qui râlait à cause du brushing.

 

"House. This is God."

Quelques secondes rien que pour le plaisir d'entendre les singeries de Robert Sean Leonard qui est très doué, dans son genre. Extrait de "Skin Deep".

 

214 : Sex kills

Ah tiens. C'est très très marrant de voir Greg Grunberg dans cet épisode. Surtout quand on sait que Hugh Laurie et lui sont super potes dans la vie et qu'ils s'éclatent sur scène avec leur groupe "Band from TV". Pour ceux à qui ça aurait échappé, c'est toujours ici.

Ils sont tellement copains qu'à un moment, il me semble avoir surpris une claque amicale de House sur l'épaule du mari de la morte du jour. Et ça, c'est pas trop trop le genre de la maison. (Les anglophones apprécieront le jeu de mots, hi hi hi, ah ah ah.)

Bref.

Patient du jour : Henry Errington, 66 ans, qui nous fait le numéro du court-circuit en pleine séance de bridge.

Bon, le coup de la fille du malade qui nous fait des yeux éplorés pendant tout l'épisode, j'avoue que ça m'a un peu gavée. Elle est super mignonne et on suppose très vite que c'est une fille de "vieux", qui a limite grandi à la maison de retraite vu qu'elle semble passer un temps fou avec le troisième âge... le problème, c'est que c'est suggéré et pas du tout exploré. Faut dire que ce n'est pas le sujet. Donc ça, un peu dommage.

Par contre, la consult' parallèle avec le gars qui veut se faire castrer chimiquement pendant trois mois parce que soi disant, il aime les vaches, j'ai trouvé ça ex-cel-lent.

Patient : I love cows.

House : ...
Flacon de codéine : *pop*
Sorcière :

Très mignon qu'après tant de faux-semblants, on découvre finalement que le pauvre garçon a une belle-mère un peu trop sexy, et qu'il n'arrive plus à se concentrer sur ses études. En tout cas, super convaincant. Sauf pour House, bien sûr, qui pense tout de suite que le mec se fout de sa gueule.

A part ça, c'est plutôt mignon, cette pudeur entre le vieux patient et sa petite fille. Il veut tout faire pour éviter qu'elle sache qu'il a recouché avec sa mère, dont il est divorcé...

Même si comme le dit House, "she probably knows this happened already".

On soupçonne donc ce bon monsieur de s'être chopé une MST, mais il s'avère bientôt qu'il souffre d'un grave problème cardiaque, et que si on ne lui greffe pas un nouveau coeur très vite, ça va pas le faire.
L'occasion pour House de déballer un argumentaire du feu de Dieu devant la commission des greffes, argumentaire qui hélas, n'aboutira pas même si perso, après un speech pareil, j'aurais été prête à lui refiler le mien.
Alors que fait ce Frankenstein, je vous prie ? Eh ben il court mater ce qu'il y a comme morts tout frais du jour aux urgences, et voyant une accidentée de la route pas encore froide, guette patiemment le moment où l'on va la débrancher.
Et l'accidentée en question, c'est madame Greg Grunberg.

Il est bon, ce con, d'ailleurs !

Avec la délicatesse qu'on lui connaît, notre bon docteur Gregory parvient enfin à combiner les intérêts de tous. Ceux de la morte qui voulait donner ses organes, refusés car jugés non-viables, ceux du malade qui peut se permettre de vivre avec un coeur au rabais, puisque c'est mieux que pas de coeur du tout.

Le twist ultime, c'est quand même quand on apprend que si la morte est morte, c'est parce qu'elle avait chopé une blennorragie, probablement avec l'un de ses étudiants. House refuse que le mari soit informé avant la greffe, histoire qu'il ne pète pas un câble. Et pendant la greffe, celui-ci se confie à Cammy : c'est lui qui a refilé la blenno à sa femme... à cause d'une toute petite infidélité.

Ca calme.

Ironie suprême, le patient que l'on croyait atteint d'une MST se retrouve au final traité pour une blennorragie... offerte sur un plateau par son nouveau coeur.

Sinon, excellente confrontation également entre House et son Wiwi adoré. Pauvre Wilson. Le ton sarcastique de House finit par l'insupporter et il explose lorsque son pote commente avec cynisme ses problèmes de couple. A vrai dire, il a besoin de sollicitude, de compassion.

House lui fait à juste titre remarquer qu'il devrait peut-être se faire de nouveaux amis, dans ce cas. Même si on sent que quelque part, il n'est pas indifférent à la détresse de son Wiwi.

(Enfin, c'est ce que j'essaye de me dire.)

Dernière scène : alors que House se prépare une misère de sandwich au beurre de cahouètes, on frappe à la porte.

Le pauvre Wilson débarque avec son petit paquetage...

En fait, c'était sa femme, qui le trompait. Oups...

Et maintenant, ça va donner. Parce que la cohabitation entre House et Wilson... OH MY GOODNESS !

 

213 : Skin deep

Honeeeey ! I'm hooooome !
Bon, j'ai plus qu'à récupérer mon Dark Side et on est au complet !

Bref.
Commençons.
Beurk. Il est sale, cet épisode. Pis chaque fois qu'on soulève une couche, paf, c'est encore plus crade en dessous. Mais rien que pour voir House baisser son fut devant Cuddy, c'était bien bon !

Patiente du jour : une jeune top-model de quinze ans, Alex.

A qui son gentil papa-agent donne des petites pilules avant d'aller défiler, parce qu'elle angoisse à mort. D'emblée, on l'adoooore, cette petite famille !

Complètement à l'ouest, la jolie commence à trébucher sur le podium, avant de mettre un pain monumental à sa copine mannequin qui s'enquiert de sa santé, puis de s'effondrer dans un charmant désordre de bras et de jambes.

Générique.

La première scène de l'épisode n'est guère plus réjouissante. Il faut dire que c'est assez terrible d'assister au misérable quotidien de ce bonhomme. On n'en demande pas tant.

Surtout qu'il a l'air de souffrir le martyr, le malheureux, et que même si c'est un gros bâtard, ben on l'aime bien, quand même et quelque part, très loin, on aimerait qu'il aille bien, même si ça le rendrait totalement soporiphique...

Bref, House souffre de sa patte. On pourrait penser que ça le rendrait encore plus désagréable... à peine. J'imagine qu'il est déjà pratiquement au bout de ses arguments en matière de méchanceté et de taclage gratos. On ne peut que s'incliner. Il est déjà entré dans la légende. Et comme il le dit à Wilson qui suggère la rééduc, le psy... : "The equation is simple : more pain, more pills."

Mais bon, heureusement, Cuddy débarque en brandissant son nouveau cas. Et à peine a-t-elle prononcé les mots "teenage supermodel" que House s'est déjà matérialisé dans la chambre de la patiente, en train de dire : "Wow."

Mais à peine, également, est-il ressorti de la chambre que la Mère Supérieure (Cameron) lui fond sur le paletot en hurlant : "She's FIFTEEEEEN !"

Suivi du très excellent : "This is creepy, even for you."

Merci, c'est ce que j'allais dire. Mais j'aime la manière qu'il a de dire que c'est de l'hyprocrisie. Ces gamines sont surexposées, livrées à moitié nues dans les magazines, et à côté de ça, pas touche. Arf. Ca nous aurait étonnés qu'il n'ait pas un excellent argument pour justifier ses élans libidineux. Vieux pervers !

(En plus, je veux pas dire, mais elle a un de ces râteliers, la sioupeumodol !)

Enfin, les deux autres mâles de la meute ne sont pas mal non plus. En moins de dix secondes ils ont déjà lancé les paris sur l'authenticité de ses nichons.

Pauvre Cameron. Pas étonnant que le lendemain, elle claque le chemisier boutonné jusqu'au menton.

Enfin, très vite, il s'avère que la jeune fille est accro à l'héroïne. Passage express, donc, par la case désintox.

Très vite également, Foreman suspecte House de prendre des raccourcis à cause de la douleur, qu'il tente tant bien que mal de dissimuler.

Faut dire que d'emblée, après quelques examens infructueux, notre psychopathe a décidé que la gosse avait été abusée sexuellement par son père et que la maladie de la petite n'est autre qu'une manifestation de son cerveau traumatisé.
Du coup, il s'en va confronter ce bon monsieur dans les toilettes.

House : Do you love her enough to admit that you slept with her ?

Question de vie ou de mort.

Dad : One time.

Iiiiiiiiiik !!!

Pis dans le même temps, ben House, il déguste toujours. Alors Wiwi lui propose de lui faire passer une IRM. Ce qui donne lieu à un bon vieux lâchage dudit Wiwi.

Wilson : House. This is God.

Oh, il arrive à nous le faire rigoler, si c'est pas mignon.

House : Look, I'm a little busy right now. Not supposed to talk during these things. Got time Thursday ?
Wilson : Let me check. Oh, I got a plague ! How about Friday ?
House : You'll have to check with Cameron.
Wilson : Oh, damn it ! She always wants to know why bad things happen. Like I'm gonna come up with a new answer this time.

Et là, Cuddy se pointe et lui fait une superbe scène pendant qu'il est dans la matrice.

Cuddy : House !
House : Quick, God ! Smite the evil witch !

Etant donné que l'IRM ne montre aucun changement du côté de la patte, Wilson suggère que ce n'est que dans sa tête que ça va pas, et lui fait remarquer que depuis que Stacy est partie, ça ne va pas fort.
Et là, House lui met un coup de canne bien senti dans la cheville.

Wilson : Aoutch !
House : Ooooh. You miss Stacy too ?

Mais bon, si ça le défoule dix secondes, malheureusement, ça ne lui fait pas passer la douleur. Alors il s'en va pleurer misère chez Cuddy et lui réclame une injection de morphine dans la colonne.
Bien sûr, il sait que les Kids ne doivent pas savoir à quel point il souffre. Déjà que Foreman trouve que son jugement est faussé à cause de la douleur...
Et comme Cuddy lui dit que c'est dans sa tête que ça se passe, vlan, voilà t-y pas qu'il tombe le futal en hurlant, en gros : "Et ça, connasse, c'est dans ma tête ?" (Moins le connasse, je reconnais, mais je trouve que ça fait mieux.)

Gloups.

Faut voir la panique dans le regard de Cuddy...

Et pour la première fois, on a droit au gros plan du big trou dans sa cuisse. Ik. C'est pâbo. On essaye de ne pas avoir pitié de lui parce que primo, c'est pas ce qu'il veut, et deuzio parce que c'est un gros fumier de sa race, mais c'est dur. Surtout quand comme moi on a un gros faible pour ce gros naze.

Revenons-en à la sioupeumodol. Alors, ok, on sait qu'elle a couché avec son reup, ce qui est fort dégueu. On sait qu'elle s'est droguée, c'est mal. Mais alors, quand Cameron s'en va la voir et que la gamine, tranquillement, lui explique qu'elle a fait boire son père pour qu'il couche avec elle et qu'ensuite, elle puisse faire tout ce qu'elle veut, idem avec le photographe, le prof particulier, et combien encore... euh.

Mieux encore :

Alex : C'mon, we all do it !
Cameron : No, we don't.

Eh ben cette petite carne a un cancer, et c'est bien fait pour sa gueule. Même si au fond, quand on réfléchit, c'est surtout une gamine sans aucun repère, qui sait qu'elle n'est pas plus intelligente qu'une autre, mais qui pense n'avoir que son physique pour elle.

Alors du coup, toute notre équipe de la scanner sous toutes les coutures pour voir où se trouve le vilain cancer. Et évidemment, c'est House qui trouve, en farfouinant du côté de ses ovaires.

Cameron : But... those are...
House : Yyyyep !

Félicitations ! C'est un garçon !

Donc, explications scientifique obscure, ça arrive des fois, hop, mélange des genres, coucougnettes restées là d'où elles viennent, zéro testostérone là-dedans (une sorte d'allergie). Comme le dit House : "The ultimate woman is a man."

Et quand la donzelle, effondrée, tombe la blouse pour montrer qu'elle est bien une femme, nom d'une pipe. House, glacial, lui répond :

House : Put your clothes back on, I'm gonna cut your balls off. Then you'll be fine.

Il est affreux.

Mais comme il ne va pas s'en tirer comme ça, il retourne voir Cuddy pour une autre injection de morphine, vu qu'il a de nouveau mal. Et cette carne-là lui avoue qu'elle lui a injecté du sérum phy.

Et que c'est donc bien dans sa tête vu que dès le moment où il a eu trouvé le diagnostic, la douleur est revenue.

Voilà, quoi.

Allez, vieux débris, rentre donc chez toi pour plaquer quelques accords mélancoliques sur ton vieux piano. T'es bon qu'à ça.

Quel cas, je vous jure. Oh, le boulet !!!

(Mais bon, c'est tellement bien quand même. )

 

212 : Distractions

Tiens, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu droit à ça. Ca faisait longtemps qu'on n'avait pas eu droit à une démonstration aussi magistrale du côté obsessionnel de notre cornichon de docteur House. Sérieusement, ce mec est complètement fondu ! Complètement ! Y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond, chez lui ! Autant du côté des patients, cette folie pas douce du tout lui sert, autant pour le reste, c'est une sorte de roulette russe perpétuelle !

Du coup, c'est bien simple, cet épisode est une ode à la souffrance, sous toutes ses formes.

Non parce que déjà, pour commencer, un grand brûlé en patient du jour, c'est pas super gouleyant, quand même.

Patient du jour, donc, Adam, 16 ans, accident de quad avec son papa que c'est l'ancien-futur-ex-mari de Sam dans SG1. Salut, Joe !

Evidemment, le problème, c'est pas forcément l'accident, c'est plutôt la raison de cet accident.

Dans le même temps, House se penche sur un cas très intéressant. Un ancien camarade de fac, qu'il a bien piégé pour que celui-ci donne une conférence à Princeton Plainsboro. Où l'on découvre également que House a des notions d'hindi. Any explanation about that ? Ca commence à faire beaucoup de langues étrangères, tout de même, même pour un petit génie comme lui. Bref, ce monsieur Weber (surnommé Weber von Lieberman par House, "sounds eviler") sort en Inde un médoc réputé souverain contre la migraine. Et comme ce même Weber a autrefois dénoncé House qui avait triché lors d'un exam de médecine (pas du tout étonnée !), vingt ans plus tard, House tient enfin sa vengeance.

Ahum. Tout humain normalement constitué, tel Wilson bougonnant à côté de son ami, trouverait ça aberrant. Ca tombe bien, c'est notre cas, ou presque. Parce que je ne peux m'empêcher de penser à certains anciens camarades et même professeurs pour lesquels j'ai déjà un éventail de petites vengeances toutes prêtes. Et pour certain(e)s, je n'ai pas attendu vingt ans avant de les mettre à exécution. Hum. Enfin, dans le cas présent, c'est sans doute ce délai quasi canonique qui fait tout le charme.

Bref, sous les admonestations jiminycricketesques de Wilson qui lui conseille notamment de se taper une pute (pudiquement traduit par "trouve-toi une fille" dans la VF, c'est tellement plus vieille France), notre psychopathe, plus incontrôlable que jamais, incognito et toutes têtes de mort dehors, s'amuse à ruiner la conférence de son ancien collègue, en éclatant d'abord d'un rire hennissant...

... puis en jurant ses grands dieux que ce médoc ne sert strictement à rien. D'ailleurs il l'a testé sur le type au coma, définitivement classé running gag.

Le problème, c'est que sur un patient dans le coma, ça marche moyen. Alors, que fait notre docteur Jekyll, je vous prie ? Eh bien il se le teste sur sa propre personne, pardi ! Allez hop, un petit coup de concentré de migraine, et un petit coup de médoc du bon docteur Von Evil, par dessus.

Et c'est dans ces grands moments de housitude qu'on prend vraiment notre pied. Dans ces grands moments de nawak, tel que celui-ci, où frappé par une migraine carabinée, le patron s'offre un diagnostic différentiel planqué sous la table...

... subit les moqueries de Wilson qui prend bien soin de jeter bruyamment les couverts dans l'évier en inox tout en lui envoyant ses quatre vérités à la figure.

Wilson : You get distracted by pain. Leaves less room for things you don't want to think about.

(Finalement, Wilson, il est très pratique. C'est un peu un "Docteur House pour les nuls" parlant.)

... et est retrouvé par ses canetons le lendemain matin, encore couché sur la moquette de son bureau. Scène durant laquelle on ne peut s'empêcher de louer la sollicitude de Cameron, prête à aller lui chercher un oreiller. Dieu fasse que cette petite soit un jour récompensée pour son aveuglante bonté. Perso, je l'aurais achevé à coups de pied, ce gros naze.

Mieux encore, pour soigner sa migraine, House nous offre sa version personnelle de Woostock... Evidemment, à peine le voit-on commencer à regarder avec ravissement les petites gouttes d'eau qui font ploc depuis son nez de goret que j'ai capté qu'il s'était enfilé du LSD.

Apparemment, Cameron n'est pas dupe non plus.

Eh ben avec ça, s'il a pas la cervelle en peau de saucisson !

Cameron : What did you see ?
House : I saw music.

Pourquoi ne suis-je pas étonnée ? ;)

C'est pourtant un House frais et dispo qui débarque dans son bureau quelques minutes plus tard, sous le regard héberlué des Kids.

C'est un House tout aussi frais qui va s'en aller réveiller une fois de plus le gamin pour qu'il lui dise ce qu'il a, bordel de merde.

Pour en revenir à ce gamin, c'est juste atroce. Déjà, les grands brûlés, on adore. Ensuite, ils lui font de ces tests, à faire froid dans le dos. Notamment celui-ci où il s'agit de lui tenir les yeux ouverts (forcément, il est dans un coma artificiel, sinon, bonjour la douleur) pour stimuler son cerveau et voir ce que ça donne.

Je ne parle pas de la ponction lombaire effectuée dans la nuque faute de tissus propres, ni des asticots censés nettoyer ses plaies.

Encore qu'ayant jadis bossé pour des magazines médicaux, ça ne m'a guère choquée. D'ailleurs, j'aime les asticots. J'en ai même eu en pension chez moi. Si je les laissais faire, ils feraient tout mon ménage, ces braves petits.

Sinon, donc, il y a aussi le premier réveil du gamin par House, venu glaner des renseignements. Hurlements, parents effarés, etc etc...

Eh bien pourtant, c'est House-le-bourreau qui va enfin trouver le moyen de le sauver. En trouvant une petite brûlure toute ronde sur le poignet du gosse. Eh ouais. La clope.

House : Bad news, your son has a filthy unhealthy habit. Good news, he's trying to quit. Bad news, it's killing him. Good news, I can cure him. Bad news... no that's the end of it !

Et pour arrêter de fumer, ce petit se shootait aux antidépresseurs bas de gamme. Et voilà, il est sauvé.

House, lui, s'enfonce, et il en est conscient.

C'est comme ça qu'histoire de nous renverser la gueule encore davantage, on le voit se lever de son fauteuil pour aller ouvrir la porte car quelqu'un a frappé. Wiwi, se dit-on. Fi donc. C'est une jeune dame bien mise, toute prête à engager gaiement la conversation.

House : I'm looking for a distraction. You dont need to talk to do that, do you ?

Eeeeeeeewwww !

La seule chose qui est à peu près rassurante, c'est qu'il est conscient qu'il a un souci, et que quelque part, les paroles de Wilson finissent toujours par atteindre son bulbe desséché.

En attendant... Eeeeeeeewwww !!!

Et n'empêche. Depuis le temps qu'il parle avec passion de ses rencontres avec des professionnelles, ben il fait pas trop son malin quand ça arrive pour de vrai. Que... de... la... gueule.

 

211 : Need to know

Alleluia ! Ca fait deux jours que je peine à avoir accès à mes captures d'écran. J'ai essayé de pédaler sur l'ordi à popa, ça marche pas. Et c'est quoi cette cambrousse où y a pas le wifi !!!

Bref. Me voilà. Et... Wow. Chuis quand même vachement trop douée, hein ? Même si parfois, les actions saugrenues de House me laissent pantoise, j'ai quand même pas mal capté l'idée générale et le bonhomme, par la même occasion.
Ah, c'est si bon d'être malheureux, quand on s'appelle Gregory House...

Patiente du jour, Margo Dalton (c'est presque mon Dark Side, dites donc), 34 ans, Perfect Mum qui donne envie de mettre des baffes tellement elle a l'air de gérer à la perfection sa vie de mère, d'épouse et de femme d'affaires. Mais qui se met à partir grave aux fraises alors qu'elle conduit sa bagnole.

Youpi.

A Princeton Plainsboro, Wilson est surexcité de voir House débarquer, plus en forme que jamais, repassé. Et même qu'il a failli se raser.

Bon, mon petit Wilson, il est temps qu'on ait une conversation, tous les deux. Tu ne t'es jamais demandé pourquoi tu foirais tous tes mariages les uns après les autres ? Non, parce que ça commence à être un peu louche, tout ça, l'air de rien... Surtout quand on voit ledit Wiwi cavaler chez Stacy une fois qu'il a arraché à House l'affaire "baiser à l'hôtel".
Ptain, le pire, c'est qu'il s'énerve grave, le gars Wiwi. Bé dis donc, hein ? On sait bien que c'est lui qui a ramassé House à la petite cuiller après le départ de Stacy (et que c'est encore lui qui va le ramasser après ce qui l'attend) mais tout de même.

Roh, et puis il est bien mignon, mais quand Stacy lui demande pourquoi il est si vénère :

Wilson : Because you're married !
Stacy : Not to you !

Merci !
Enfin, à la décharge de Wilson, Stacy n'a vraiment pas l'air de se rendre compte à quel point elle l'a mis en miettes, son homme des cavernes, quand elle l'a quitté.
D'ailleurs, elle me gonfle, à ne pas savoir ce qu'elle veut. Allez hop, aux barbaresques !

Au milieu de ce charmant débat, House, lui, s'agace de voir que quelqu'un a dévoré tous ses Z'animos. Mmmh, c'est bon, ça, les Z'animos !

Oh pis tiens, si on titillait un peu Foreman, aussi, en passant ! Réponse automatique :

Foreman : Cuddy just put me here to make you miserable. In another two days, you can come back to making yourself miserable.

Tellement juste. ;)

Bon, sinon, décidément, House a besoin des conseils de son Wilson. Mieux que ça, sachant que ce dernier a rendu visite à Stacy, vite, vite, faisons-le parler. Ah zut, la porte est fermée à clé.

House : I know you're in there ! I can hear you caring !

Qu'à cela ne tienne, passons par le balcon. Et là, on trouve Wilson en train de rouler deux énormes joints ! Pour une patiente, ahum.

Blablabla, Wilson pense que House doit montrer à Stacy qu'il est sérieux.

Le psychopathe accuse réception du conseil, et se retire noblement dans ses quartiers.

Wilson : House !

Lol ! Ce furoncle lui a chouravé un oinj !

Bon, rapidement, il s'avère que la Perfect Mum est sous ritaline, les médocs dont les Amerloques gavent leurs gamins quand ils ne sont pas sages. Voilà des petites pilules sympathiques qui avaient moyennement réussi à Lynette Scavo, par exemple. Cocaine with PG rating, comme dit House.

House : All the cool moms are taking it.

Bon, mais il n'y a pas que ça, sinon, ce ne serait pas drôle.

Entre deux, de son côté, House fait le mouvement décisif en direction de Stacy qui range son bureau, prête à rentrer chez son petit mari de manière définitive.

Stacy : I love Mark.
House : You love me more. I don't want you to leave.

Hinhin.

On repasse à la Perfect Mum qui quitte l'hosto, mais à peine est-elle sortie de son fauteuil roulant qu'elle s'effondre.

D'office, le téléphone sonne chez le sieur House qui m'a l'air bien couche-tôt, tout à coup.

Et pour cause.

Ho... ly... cow... Le jugement dernier est proche. House a couché.

House : Well, the patient's stable. It can maybe wait a half hour.

Tsss tsss !

Et pendant ce temps-là, à Princeton Plainsboro, Chase s'amuse à torturer Cameron car il a vu House partir avec Stacy et, d'ailleurs, House se fait un peu attendre, là tout de suite, maintenant, comme c'est bizarre.

La tronche de Cammy quand House débarque en chantant, c'est énorme !

C'est là que se produit l'irréparable. Cameron n'a toujours pas fait son test du sida depuis l'accident avec le sang du patient séropo. Du coup, House met les petits plats dans les grands. A peine les deux grands ont-il quitté la pièce que :

House : Cameron... I love you.

Ultimate. Sérieux. Du très très grand House. On le voit quand même nettement prendre son élan. Tout ça pour qu'elle reste bouche-bée et qu'il puisse lui coller un bâtonnet dans le bec histoire de faire son test du sida qu'elle a négligé.

Complètement flippée, la pauvre.

Bon après tout ça, le problème, c'est que Stacy n'a pas l'air très partante pour parler à Mark.

Ouch. Pauvre Greg. Ca fait mal. Je crois que c'est là qu'il percute. Pourtant, je suis sûre que dans une autre vie, il aurait adoré être utilisé comme toy boy.

Ah ! Attention ! Cinq, quatre, trois, deux, un, zéro.

Ca y est. House a repris le contrôle du service. Hé hé hé.

House : Your reign of terror is over. Mine has just begun.

Après ça, House reçoit la visite de la petite blondinette made in Perfect Mum...

Ca paraît assez anachronique de le voir la balader par la main pour la ramener à l'ascenseur. Et le voyant boîter :

Stella : Is it why you're so sad ?
House : Oh, aren't you adorable.

Arf.

Autre visite sympathique, celle de Mark qui se rend bien compte que Stacy s'éloigne, parce que notamment, il la repousse malgré lui.

En fait, et ça c'était clair depuis le début : Mark reproduit exactement ce que House a fait avec Stacy. Et ils le savent tous les deux.

Mark : How did you get passed that ?
House : Didn't.

Ce qui nous donne une course pathétique des deux estropiés dans les escaliers, House essayant de se débarrasser de la vue gênante du mari de son amoureuse.

Entre deux, mine de rien, il faut traiter Mrs Perfect Mum. Qui est de moins en moins parfaite, d'ailleurs. Cette taupe-là suivait un traitement de fertilité pour faire plaisir à monsieur son époux tout en s'enfilant quand même des pilules de contraception en loucedé. C'est joli, ça. House l'a compris.

House : You don't have to lie to me. We're not married.

Mais elle n'en démordra pas. Elle tient à sauver les apparences et son mariage, quitte à y laisser un bout de foie.

Margot : Could I die on the table ?
House : Could you die if you told him the truth ?

House le confie plus tard à Wilson, il trouve romantique que la gonzesse renonce à la moitié de son foie pour sauver son mariage.

Encore une confrontation au menu, celle de Cameron qui vient chercher ses résultats. House lui tend d'abord une enveloppe factice, ce gros bâtard, avant de lui donner la vraie, ouverte.

Cameron : You won't read your mail but you open mine ?

L'a pas pu s'empêcher.

Cameron : The most important letter in my life and... you're still an ass.
House : Yeah. Comforting, isn't it ?

Difficile de remarquer que la chemise de House est plus froissée que jamais. Et que l'intense réflexion dans laquelle il était plongé lorsque Cammy est entrée n'est pas de très bon augure.

Pas de bol, Stacy s'apprête pourtant à lui annoncer qu'elle va parler à Mark et rester ici avec lui. Mais non. House ne veut pas.

House : Mark is willing to do whatever it takes. I'm not. Never was.
Stacy : Oh, now you're introspective ? Weren't so analytical the other night.
House : You were happy with Mark. You'll be happy again.
Stacy : Shut up about Mark. What the hell's wrong with you ?
House: I can't make you happy !
Stacy : What ?

House : How do you think this is gonna end ? We'll be happy for what ? A few weeks, few months. And then I'll say something insensitive, or I'll start ignoring you. And at first it'll be okay. It's just House being House. And then at some point, you will need something more. You'll need someone who can give you something I can't. You know I'm right. I've been there before.
Stacy : It doesn't have to be.
House: It does. It does. I dont' want to go there again. I'm sorry, Stacy.

Quel... gros... con. Mais bon. S'il ne l'était pas, ce ne serait pas drôle. Et ce ne serait pas House.

Et de toute façon, ça ne sert à rien de s'énerver après lui. Wilson le fait très bien pour nous.

Wilson : You have no idea why you sent her off !
House : Don't do this.
Wilson : This was no great sacrifice ! You sent her away because you've GOT to be miserable !
House : That kind of psycho-crap help get your patients through the long nights ? Or is it just for you ? Tough love make you feel good ? Helping people feel their pain ?
Wilson : You don't like yourself. But you do admire yourself. It's all you've got, so you cling to it. You're so afraid if you change, you'll lose what makes you special. Being miserable doesn't make you better than anybody else, House. It just makes you miserable.

Ah la la, mon pauvre Wilson. Il faut te faire une raison, on ne le changera plus. C'est vrai qu'il est méprisable, à gerber, même. Mais au fond, tout au fond, il sait depuis le début que sa démarche avec Stacy était vouée à l'échec.
Et puis il est comme tout ces gens qui sont terrifiés à l'idée d'être heureux et de vivre une vie normale... je peux le comprendre.

Moralité, en route pour la grande dépression. Je sens que notre House va être gratiné, ces prochains épisodes.

Ca tombe bien. Je veux le voir en chier. NOW !

 

210 : Failure to communicate

Arf arf arf, que c'est bon. Que c'est bon de voir House, d'abord, montrer l'étendue de son talent, même à distance. Et que c'est bon, également, de voir tomber toutes ses barrières dès le moment où Stacy prononce ces deux mots : "chambre d'hôtel".
Du grand House, dans cet épisode. Après le "boohoo" de bâtard de l'épisode précédent, voir du House sentimentaliser à mort, ça fait du bien. Difficile pour nous de trouver des répères, décidément. Mais bon, on ne va pas s'en plaindre. C'est aussi cela qui est agréable, avec cette série. Etre ballottés comme des merdes en attendant de découvrir ce qu'on attend de nous, au fil de chaque épisode. Et heureusement pour nous, on est encore loin d'avoir fait le tour du personnage. J'ai rarement vu un lascar aussi complexe dans une série, honnêtement. Une saison et demie, tout de même, et j'ai toujours toutes les peines à le cerner.

Bref.

Tout d'abord, le patient du jour est un journaliste repenti et amoureux. Son amoureuse, déjà, on l'aime. C'est la délicieuse mère de Wallace dans Veronica Mars, et la toute aussi délicieuse Coco de Fame. C'est dire.

Lors d'un discours pour le départ de son éditrice, le journaliste en question s'effondre sans prévenir. Il y a des gens, je vous jure, ils feraient mieux d'apprendre la politesse.

On retrouve donc ce brave monsieur à l'hosto, bien emmerdé. Quand il cause, ça n'a ni queue ni tête. Il mélange les mots, c'est très drôle. Ca m'a rappelé quand Jack goes ancient dans SG1. Sauf que là, le souci, c'est que le gars est malade. Et que c'est un peu difficile de savoir où il a mal ou de connaître ses antécédents quand il vous sort pareil baragouin. D'autant que selon mes informations, Daniel Jackson est aux abonnés absents.

Pendant ce temps, et ça tombe bien, House et Stacy sont à Baltimore en train de justifier les caprices médicaux de notre bon docteur auprès de je ne sais quelle instance. L'occasion pour nous de découvrir l'étendue du talent de Stacy, qui serait capable de faire innocenter Lucifer en personne. Même si ça ne l'empêche pas de nous articuler un adorable "my client's an idiot".
Je crois qu'en fait, même House est subjugué par son talent d'oratrice.
A peine s'il a besoin de faire le Jacques pour justifier un tant soit peu ses fantaisies.
Au final, je ne m'étonne pas tellement que ces deux-là aient pu passer cinq ans ensemble. Ils ont foultitude de points communs. Sauf qu'ils sont vachement bien planqués. Outre le fait que naturellement, ils vont super bien ensemble et qu'ils sont kromimis. Si si si.

Du coup, au bac à sable, les Kids doivent se débrouiller tous seuls, et on voit bien que Cuddy hésite fortement à confier ce cas aux enfants.
Elle le fait, mais on découvre vite que par précaution, elle a appelé House, la filoute, lorsque House lui-même appelle Wilson pour avoir des nouvelles du patient. Hum. Suis-je claire ? A moins que ce ne soient eux qui soient compliqués.
D'ailleurs, une fois que la chose est établie et que House, qui patiente à l'aéroport en attendant son avion (et qui s'occupe à terrifier les petits enfants), est officiellement mis dans le coup, il s'empresse d'engueuler les gamins de ne pas avoir violé les dix commandements pour obtenir une IRM express à l'hosto.

House : I teach you to lie, steal and cheat. As soon as my back is turned, you wait in line ?

Très vite, on se rend compte que le pauvre Foreman, qui donnait encore plus ou moins le change au début de l'épisode en tentant maladroitement d'asseoir sa supériorité sur Chase et Cameron, est totalement dépassé par les événements et par la maestria de House, malgré la distance. Au point qu'à bout d'arguments, il s'en va enquêter dans l'appart du malade !

Braves petits !

(Je n'irais pas jusqu'à faire la comparaison des casquettes qui coiffent nos deux fortes têtes, mais si je me lâchais, je dirais que Foreman fait quand même un peu tout pour ressembler à son illustre patron.)

En tout cas, la version "House prend l'avion" m'a fait mourir de rire. D'abord, il soûle Stacy, mais d'une force. Evidemment, elle ne porte pas sa croix fétiche, celle qui lui vient de sa mère, alors House en fait tout un Paris-Brest et veut savoir pourquoi.

House : It's an anomaly. Anomalies bug me. Stacy : Then you're gonna suffer.

J'adore la répartie de Stacy, face à lui.

De guerre lasse, il s'amuse à observer les gens dans l'aéroport, à les diagnostiquer. Et quand vraiment il finit par s'emmerder, il se met à de très saines lectures.

Enfin c'est tout de même pas de bol. L'avion est annulé. Zut alors. L'aéroport met des lits de camps à la disposition des pauvres passagers coincés par la neige, et là, il se produit un renversement de situation des plus appréciables.
Déjà, Stacy nous laisse entrevoir une connaissance de la situation de son ancien compagnon qui pince un peu le coeur. Bien sûr qu'elle sait que la patte n'aimerait pas passer une nuit sur un lit de camp.
D'ailleurs, lorsqu'elle lui demande où sont ses bagages et qu'il n'a même pas besoin de répondre, c'est pareil. Bien évidemment que ses affaires ont été enregistrées, comment les porterait-ils ?

Donc, dans l'entrebâillement, on ne peut s'empêcher de penser à une ancienne vie commune bancale des deux loustics, celle de l'après-patte...

C'est donc à cet instant précis que Stacy sort la carte "chambre d'hôtel". Qu'elle avait réservée en cas de pépin. Ah ça, je vais vous dire, il ne fait plus son malin, le père Grego. Ca, il la ramène plus.

Mais bien évidemment, il se demande (et lui demande) à quelle sauce il va être mangé.

Et là, Stacy nous déballe la plus charmante analogie culinaire que j'aie jamais entendue.

Stacy : You're abrasive and annoying and come on way too strong, like... vindaloo curry. When you're crazy about curry, that's fine but no matter how much you love curry, you have too much of it, it takes the roof of your mouth off. And then you never want to see curry for a really, really long time but you wake up one day and you think... god I really miss curry.

Ca y est, elle est là, l'ouverture tant attendue. Et pas question de la laisser passer.

Stacy : You're a jerk. House : I know.

Et vlan !

(C'est marrant, j'ai lu quelque part que Hugh Laurie se trouvait minable lors des scènes un peu mignonnes de ce genre, moi je le trouve superbe. En même temps, est-ce étonnant ?)

Sauvés par le gong !

Et alors là, encore une fois, c'est pas de chance. L'enquête avance, chez les Kids. Et House décide de se pencher sérieusement sur un puzzle passionnant : la traduction des délires du monsieur. Dommage pour Stacy qui est déjà à moitié nue sur le lit.

La garce, quand même, hein ? Elle aurait pu céder plus tôt, ça nous aurait évité bien des misères.

Bon, ben ce sera pas encore pour cette fois. Au lieu de ça, House embarque le make-up de sa mie et s'en va barbouiller le mur de l'aéroport pour réfléchir tranquillement.

Bientôt rejoint par sa douce. C'est vrai qu'ils sont kromimis. Si si si.

Il s'avère, une fois les glyphes décodés, que monsieur le journaliste est bipolaire, et qu'il avait caché ça à son épouse. Ainsi qu'aux médecins de peur que ceux-ci ne le lui disent.

Il l'aimait au point de penser qu'il pouvait changer. Mais au final n'a pas pu. Et je prédis que ce sera pareil pour ces deux-là. Le pire, c'est qu'ils le savent. Mais que c'est plus fort qu'eux. Il leur faut sans doute un autre échec, définitif, celui-là, pour s'en rendre compte. Pour House, surtout, tellement persuadé qu'une seconde chance serait la bonne, qu'il pourrait changer. Comme tu te trompes, mon pauvre Gregory... Comme tu vas en chier.

Bref... formidable épisode. Et non, je ne suis pas fatiguée de me répéter. Cette saison 2 est excellente. Je ne pensais pas qu'il était possible d'égaler la saison 1, eh ben j'ai été bien bête. Rah.

 

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