301 : Meaning
Par La Sorcière, mercredi 12 septembre 2007 | Rubrique: House M.D. | 13 commentaires
Alors... comment... vous... dire... ?
Je me suis quand même à peu près tenue parce que le Dark Side était là (pour autant que je puisse me tenir en sa présence), mais si j'avais été seule, je crois que je me serais roulée deux ou trois fois par terre avant de commencer à regarder cet épisode.
Et à juste titre.
Quoique si je m'attendais quand même un peu à voir House enchaîner les pas de deux dans les couloirs de Princeton Plainsboro, je n'étais pas allée jusqu'à imaginer le voir se rendre à Princeton Plainsboro... en courant.

Oh, on en trouverait presque dommage d'affubler télévisuellement un homme aussi gracieux d'une claudication aussi ingrate. ![]()
Ah, ces petites foulées nerveuses, je m'en souviendrai longtemps. Surtout qu'à mon avis... on n'est pas près de le revoir courir, après cet épisode.

Bon, j'ai attaqué avec House, mais comme dans pratiquement tous les épisodes, il y a un morceau d'épisode AUSSI avant le générique. Et brrrr... Patient du jour, Richard, des yeux superbes, mais totalement paralysé depuis huit ans suite à un cancer du cerveau.

Et qui emmène son fauteuil roulant faire une petite brasse dans la piscine familiale.

Donc, après la petite séance de footing de House sur une intro musclée des Gorillas, nous voici à l'hosto où Cuddy et Wiwi attendent anxieusement le retour du psychopathe en cherchant un cas sur lequel il pourrait aiguiser ses crocs pointus dès son retour.
Puisque c'est ça, House, très affamé, s'en prendra deux. Le paralysé et une adepte du yoga qui s'est coincé le dos.

Retour dans son bureau où les petits l'attendent aussi avec impatience. On surprend Chase lui mettant une claque amicale sur l'épaule pour saluer son retour. Le maître lui jette un regard courroucé.

![]()
Evidemment, une vague dégoulinante s'abat aussitôt sur lui.

("Lookatmelookatmelookatme !"
)
Ouf, heureusement, la tache de sang est là pour détourner notre attention et celle de House.


Hmmm...
Seigneur, que je déteste les chemises roses. Et c'est nouveau le fait d'assortir ses costards ? Où sont passés ses jeans tout usés ? Hein ??? Rendez-nous HOUSE, bon sang !
D'autant que les séquences insolites s'enchaînent. Voilà House direct aux côtés de la famille du paralysé. Gné ? Mieux encore, il oeuvre au confort du patient. Gnééé ? Et le pompon ? L'épouse le remercie. 
Donc forcément, ça intrigue. Notamment Cameron, toujours fidèle observatrice et soûlante à souhaits. Sauf que ce qu'elle n'a pas encore compris, c'est que maintenant, House peut prendre ses jambes à son cou quand elle devient trop chiante. Et c'est ce qu'il fait. Et c'est très drôle de voir cette version hyperactive du bonhomme ; d'autant que ça a l'air de beaucoup l'amuser, lui aussi.
Et en parlant de ça, c'est vrai que c'est jubilatoire de le voir faire le cake en skateboard...

Se faire mater par des jeunettes...

Et demander à Cameron si elle veut aller boire un verre avec lui. Mon cul, oui !

Cameron : No it's just... you're just coming off surgery and you're not yourself yet and I work for you and even though last year's... You're smiling. I'm saying no and you're smiling.

House : Well don't take it personally, it's just cause you're full of crap. You have no interest in going out with me. Maybe you did when I couldn't walk, when I was a sick puppy that you could nurture back to health. Now that I'm healthy there's nothing in it for you.
Moi le "sick puppy" me fait toujours mourir de rire ! ![]()
Ah, la couillonne. Elle trouve toujours le moyen de se faire balader.
Enfin bon, il y a plus grave, quand même. Voilà que House est persuadé que le paralysé peut être déparalysé par je ne sais plus quel tour de passe-passe. Et pour cela, il ne se base pas sur grand-chose, seulement sur un grognement émis par le monsieur. Donc le voilà qui jette les Kids à l'assaut de chaque symptome du malade depuis huit ans.

Et on ne peut pas dire qu'ils y mettent beaucoup de bonne volonté.
Autre chose encore plus grave : House a de nouveau mal à sa patte. Et là, ça se gâte. D'abord, Wilson, il est gentil, je l'adore, mais sa réponse expéditive et un peu moqueuse, elle me reste en travers du gosier.

Des crampes ou des courbatures parce qu'il court beaucoup, moui, moui. Mais enfin, il pourrait commencer à se douter que House est complètement terrifié à l'idée de retrouver sa bonne vieille douleur d'antan. Et que cette peur qui le tenaille dès la moindre contracture est plus forte que tout le reste.

C'est cette même trouille qui le fait cavaler même de nuit pour se prouver qu'il en est capable.

Grandiose, et d'une tristesse terrible.
Tain, des cannes pareilles, c'est clair que ce serait dommage qu'elles ne puissent pas cavaler.
Et pareil, la scène où il se met dans la fontaine pour se rafraîchir est... hum... comment dire... Torride ? ![]()

Je ne sais pas du tout comment il fait, mais il est juste sublime.
Evidemment, c'est là qu'il a LE flash et qu'il se met à penser que si le paralysé s'est jeté dans la piscine, c'était pour se rafraîchir et non pour se suicider. Et il s'en va partager cette idée lumineuse avec Cuddy.


On se rend compte (et Cuddy aussi) que s'il ne prend plus de médocs, il est shooté à totalement autre chose : le besoin de régler des cas. D'ailleurs, il n'arrive même pas à caser une réflexion sur sa petite tenue sexy, ce qui ne lui ressemble pas du tout, si je puis me permettre. ![]()
Bref, comme le dit si bien Cuddy qui ne veut rien entendre de ses élucubrations basées sur rien : "It is a big deal for you to understand the word 'no'."
D'ailleurs, il faut bien le dire, House est seul au monde, dans cet épisode. Les Kids refusent de le suivre sur ce coup (sauf Chase, mais bon, c'est Chase), Wilson l'envoie péter, Cuddy aussi. On en est d'autant plus certains qu'il a raison. Même si lui, la tête plus claire que jamais sans ses médocs, il sait qu'elle a eu raison de lui dire non. C'est vraiment bizarre de le voir comme ça.
C'est là que le truc inattendu se produit. Alors que le patient s'apprête à quitter l'hôpital, Cuddy court derrière le fauteuil avec une seringue de cortisol (préconisée par House) et le pique dans l'épaule.

Et là, lève-toi et marche. Voilà le bonhomme qui se met à bouger, à se lever péniblement après huit ans sans bouger, pour étreindre sa femme et son fils.

Sous les yeux pleins de larmes de Cuddy.

Malheureusement, ce n'est pas si simple. Le complot commence. Wilson conjure Cuddy de ne rien dire à House, parce que s'il a eu raison sur ce coup-là, il aurait aussi pu avoir tort. Et ça fait de gros risques. Et s'il s'habitue à ça, il va devenir incontrôlable. Bref. Cuddy va mentir, quoi.
Ce qu'il ne sait pas, ce brave Wilson, c'est que House est en train de lui faire un superbe coup de pute dans le dos. En lui piquant une ordonnance pour se prescrire de la codéine.

Difficile de ne pas hurler : "MAIS QUEL CON !".
A côté de ça, difficile de lui en vouloir de faire ça. Clairement, ce n'est pas l'addiction qui parle, mais la trouille. Il a tellement peur d'avoir vraiment mal qu'il anticipe et préfère retomber accro aux pilules qu'en avoir vraiment besoin. Et en lui donnant une tape sur la main comme à un enfant capricieux, Wilson a eu tort. J'espère que ça lui retombera sur la gueule à lui aussi. Et je le pense. Car rien n'est jamais gratos, dans cette série.
En tout cas, comme je le sentais venir, c'est vraiment super triste. Parce qu'on se doute que cette petite fenêtre ouverte va être rapidement refermée et c'est d'autant plus cruel de le voir s'éclater comme ça en sachant que c'est foutu d'avance. Et lui le sait aussi.
Sinon, petit mot sur l'épisode suivant, "Cane and Able". Le Dark Side et moi, on a jeté un coup d'oeil sur l'intro et on a compris avant même le générique de quoi souffrait le gamin qui croit être enlevé par des extra-terrestres. En fait, à tous les coups, il a une tumeur au cerveau causée par des bouts de son frère jumeau. On est prêtes à tenir le pari.
Joli jeu de mots avec le fait que House va forcément ressortir l'affreuse canne du placard.


























































