Le blog de La Sorcière
 

301 : Meaning

Alors... comment... vous... dire... ?

Je me suis quand même à peu près tenue parce que le Dark Side était là (pour autant que je puisse me tenir en sa présence), mais si j'avais été seule, je crois que je me serais roulée deux ou trois fois par terre avant de commencer à regarder cet épisode.

Et à juste titre.

Quoique si je m'attendais quand même un peu à voir House enchaîner les pas de deux dans les couloirs de Princeton Plainsboro, je n'étais pas allée jusqu'à imaginer le voir se rendre à Princeton Plainsboro... en courant.

Oh, on en trouverait presque dommage d'affubler télévisuellement un homme aussi gracieux d'une claudication aussi ingrate.
Ah, ces petites foulées nerveuses, je m'en souviendrai longtemps. Surtout qu'à mon avis... on n'est pas près de le revoir courir, après cet épisode.

Bon, j'ai attaqué avec House, mais comme dans pratiquement tous les épisodes, il y a un morceau d'épisode AUSSI avant le générique. Et brrrr... Patient du jour, Richard, des yeux superbes, mais totalement paralysé depuis huit ans suite à un cancer du cerveau.

Et qui emmène son fauteuil roulant faire une petite brasse dans la piscine familiale.

Donc, après la petite séance de footing de House sur une intro musclée des Gorillas, nous voici à l'hosto où Cuddy et Wiwi attendent anxieusement le retour du psychopathe en cherchant un cas sur lequel il pourrait aiguiser ses crocs pointus dès son retour.

Puisque c'est ça, House, très affamé, s'en prendra deux. Le paralysé et une adepte du yoga qui s'est coincé le dos.

Retour dans son bureau où les petits l'attendent aussi avec impatience. On surprend Chase lui mettant une claque amicale sur l'épaule pour saluer son retour. Le maître lui jette un regard courroucé.

Evidemment, une vague dégoulinante s'abat aussitôt sur lui.

("Lookatmelookatmelookatme !" )

Ouf, heureusement, la tache de sang est là pour détourner notre attention et celle de House.

Hmmm...

Seigneur, que je déteste les chemises roses. Et c'est nouveau le fait d'assortir ses costards ? Où sont passés ses jeans tout usés ? Hein ??? Rendez-nous HOUSE, bon sang !

D'autant que les séquences insolites s'enchaînent. Voilà House direct aux côtés de la famille du paralysé. Gné ? Mieux encore, il oeuvre au confort du patient. Gnééé ? Et le pompon ? L'épouse le remercie.

Donc forcément, ça intrigue. Notamment Cameron, toujours fidèle observatrice et soûlante à souhaits. Sauf que ce qu'elle n'a pas encore compris, c'est que maintenant, House peut prendre ses jambes à son cou quand elle devient trop chiante. Et c'est ce qu'il fait. Et c'est très drôle de voir cette version hyperactive du bonhomme ; d'autant que ça a l'air de beaucoup l'amuser, lui aussi.
Et en parlant de ça, c'est vrai que c'est jubilatoire de le voir faire le cake en skateboard...

Se faire mater par des jeunettes...

Et demander à Cameron si elle veut aller boire un verre avec lui. Mon cul, oui !

Cameron : No it's just... you're just coming off surgery and you're not yourself yet and I work for you and even though last year's... You're smiling. I'm saying no and you're smiling.

House : Well don't take it personally, it's just cause you're full of crap. You have no interest in going out with me. Maybe you did when I couldn't walk, when I was a sick puppy that you could nurture back to health. Now that I'm healthy there's nothing in it for you.

Moi le "sick puppy" me fait toujours mourir de rire !

Ah, la couillonne. Elle trouve toujours le moyen de se faire balader.

Enfin bon, il y a plus grave, quand même. Voilà que House est persuadé que le paralysé peut être déparalysé par je ne sais plus quel tour de passe-passe. Et pour cela, il ne se base pas sur grand-chose, seulement sur un grognement émis par le monsieur. Donc le voilà qui jette les Kids à l'assaut de chaque symptome du malade depuis huit ans.

Et on ne peut pas dire qu'ils y mettent beaucoup de bonne volonté.

Autre chose encore plus grave : House a de nouveau mal à sa patte. Et là, ça se gâte. D'abord, Wilson, il est gentil, je l'adore, mais sa réponse expéditive et un peu moqueuse, elle me reste en travers du gosier.

Des crampes ou des courbatures parce qu'il court beaucoup, moui, moui. Mais enfin, il pourrait commencer à se douter que House est complètement terrifié à l'idée de retrouver sa bonne vieille douleur d'antan. Et que cette peur qui le tenaille dès la moindre contracture est plus forte que tout le reste.

C'est cette même trouille qui le fait cavaler même de nuit pour se prouver qu'il en est capable.

Grandiose, et d'une tristesse terrible.
Tain, des cannes pareilles, c'est clair que ce serait dommage qu'elles ne puissent pas cavaler.

Et pareil, la scène où il se met dans la fontaine pour se rafraîchir est... hum... comment dire... Torride ?

Je ne sais pas du tout comment il fait, mais il est juste sublime.

Evidemment, c'est là qu'il a LE flash et qu'il se met à penser que si le paralysé s'est jeté dans la piscine, c'était pour se rafraîchir et non pour se suicider. Et il s'en va partager cette idée lumineuse avec Cuddy.

On se rend compte (et Cuddy aussi) que s'il ne prend plus de médocs, il est shooté à totalement autre chose : le besoin de régler des cas. D'ailleurs, il n'arrive même pas à caser une réflexion sur sa petite tenue sexy, ce qui ne lui ressemble pas du tout, si je puis me permettre.

Bref, comme le dit si bien Cuddy qui ne veut rien entendre de ses élucubrations basées sur rien : "It is a big deal for you to understand the word 'no'."
D'ailleurs, il faut bien le dire, House est seul au monde, dans cet épisode. Les Kids refusent de le suivre sur ce coup (sauf Chase, mais bon, c'est Chase), Wilson l'envoie péter, Cuddy aussi. On en est d'autant plus certains qu'il a raison. Même si lui, la tête plus claire que jamais sans ses médocs, il sait qu'elle a eu raison de lui dire non. C'est vraiment bizarre de le voir comme ça.

C'est là que le truc inattendu se produit. Alors que le patient s'apprête à quitter l'hôpital, Cuddy court derrière le fauteuil avec une seringue de cortisol (préconisée par House) et le pique dans l'épaule.

Et là, lève-toi et marche. Voilà le bonhomme qui se met à bouger, à se lever péniblement après huit ans sans bouger, pour étreindre sa femme et son fils.

Sous les yeux pleins de larmes de Cuddy.

Malheureusement, ce n'est pas si simple. Le complot commence. Wilson conjure Cuddy de ne rien dire à House, parce que s'il a eu raison sur ce coup-là, il aurait aussi pu avoir tort. Et ça fait de gros risques. Et s'il s'habitue à ça, il va devenir incontrôlable. Bref. Cuddy va mentir, quoi.

Ce qu'il ne sait pas, ce brave Wilson, c'est que House est en train de lui faire un superbe coup de pute dans le dos. En lui piquant une ordonnance pour se prescrire de la codéine.

Difficile de ne pas hurler : "MAIS QUEL CON !".
A côté de ça, difficile de lui en vouloir de faire ça. Clairement, ce n'est pas l'addiction qui parle, mais la trouille. Il a tellement peur d'avoir vraiment mal qu'il anticipe et préfère retomber accro aux pilules qu'en avoir vraiment besoin. Et en lui donnant une tape sur la main comme à un enfant capricieux, Wilson a eu tort. J'espère que ça lui retombera sur la gueule à lui aussi. Et je le pense. Car rien n'est jamais gratos, dans cette série.

En tout cas, comme je le sentais venir, c'est vraiment super triste. Parce qu'on se doute que cette petite fenêtre ouverte va être rapidement refermée et c'est d'autant plus cruel de le voir s'éclater comme ça en sachant que c'est foutu d'avance. Et lui le sait aussi.

Sinon, petit mot sur l'épisode suivant, "Cane and Able". Le Dark Side et moi, on a jeté un coup d'oeil sur l'intro et on a compris avant même le générique de quoi souffrait le gamin qui croit être enlevé par des extra-terrestres. En fait, à tous les coups, il a une tumeur au cerveau causée par des bouts de son frère jumeau. On est prêtes à tenir le pari.
Joli jeu de mots avec le fait que House va forcément ressortir l'affreuse canne du placard.

 

Ma codéine du jour...

J'ai ENFIN eu ma dose ! Et quelle dose.

Gnihihi !!!

(Review à venir, bien sûr.)

 

Après la canne farceuse...

... le robot un poil libertin. Dans "No reason", Gregouille la fripouille se livre à une démonstration magistrale en matière de chirurgie électronique. Mettez cette petite merveille de technologie entre les mains de House et une Cameron pas tout à fait désamourée en dessous en guise de cobaye, et ça donne une scène assez inoubliable... et torride... in some very twisted way.



Allez, c'est mon tour, maintenant !
 

House, l'ours qui avait de vagues notions de portugais... d'espagnol... d'hindi... et de mandarin...

Et il nous fait ça avec une telle conviction.



Le mandarin me fait toujours hurler de rire. Il faut absolument que je trouve à extraire cette scène puisque personne n'a eu le bon goût de le faire avant moi.
Enfin, le plus drôle, c'est quand même toujours la tronche médusée des témoins...
 

Je sais (encore)...

Je devrais faire comme si ces photos promo de la saison 4 n'existaient pas étant donné que je n'ai même pas commencé la saison 3, mais quand on est violemment sevré de son docteur préféré depuis presque... fiou... quatre jours, rendez-vous compte, ben c'est pas évident. Du coup, je me suis un peu penchée dessus, et voici ce que j'en pense.

C'est moi où House a une nouvelle canne... avec des flammes en bas ???
Ok, un House encore plus rebelle que jamais, si je comprends bien. Avec toute la petite famille autour. Je ne peux m'empêcher de remarquer que Cuddy, histoire de ne pas faillir à sa réputation, a encore une fois déballé tout le matos. Et que Wilson est le seul à ne pas avoir sa main posée sur la table. Ben alors, il fait la tête, mon Wiwi, avec ses mains dans ses popoches ?!? Chase, lui, n'en a qu'une (enfin, c'est pas comme si on savait pas déjà que c'est un sale petit vendu de sa race) tandis que les autres ont bien les deux dessus.

Bon, là, je crois que c'est assez clair. Alors, qu'est-ce qu'il va nous traficoter avec ses médocs, ce grand con ? Ce serait amusant qu'il nous fasse une petite overdose, pour changer. On remarque la chemise toujours aussi bien repassée, et la canne que décidément, il ne lâche pas. Symbole phallique ? Naaaan, pas du tout.
Allô ? Ah, bonjour Docteur Freud. Vous trouvez que j'abuse ?
Ok, ok, j'arrête !

...

...

...

Malgré tout... vous remarquerez que sur la première photo, le symbole phallique est quand même directement dirigé vers une personne en particulier. Je dis ça, je dis rien...

Non promis, maintenant, j'arrête, et je vais me coucher gentiment !

Oui, quand je bosse de nuit le lendemain, j'ai le droit de me coucher tard, si j'veux !

 

"No way, mate !"

Quand House imite ses petits dans le dernier épisode de la saison 2, ça donne... ça.



Arf !!!
 

224 : No reason

C'est pas possible, dites ? Sérieux, c'te série, c'est juste pas possible. Et ce personnage, ptain. Grandiose. Je ne sais plus quoi en dire, moi, tellement qu'c'est bon.

QUEL EPISODE DE FOLAÏE !!!

Bon, mine de rien, House, il ne me facilite pas la rédaction des reviews. Alors on va commencer par une narration plutôt linéaire, et après, j'ajouterai mes commentaires persos, et ce que j'ai compris de cet épisode.

Allez, ma Sorcière, fais claquer les caps !

Me croyez-vous si je vous dis que j'ai à peine été étonnée qu'on voie l'équipe avant le générique ? Bizarre, quelque part, j'aurais dû faire un bond de dix mètres. Le patient est déjà là, il a une langue énorme, House l'examine, et se fout de sa gueule durant le différentiel. Foreman fait sa pincée, et un type entre dans le bureau, demande House, identifie la chose, dégaine un flingue, et badabam !

Une fois.

Deux fois.

Alors évidemment, on est sous le choc, on est limite en train de hurler hystériquement en s'arrachant les cheveux devant le générique, on éventre les coussins, les yeux exorbités, bref, on se dit : MAIS C'EST QUOI CE DELIRE (Et pendant ce temps, Marge fait le café avec détachement, je le précise.)

Après mûre réflexion, on rigole et on se dit : "Euh, madame la Sorcière, est-ce vraiment étonnant que House se fasse descendre par un patient, s'il vous plaît ?"
Oui, bon, j'ai compris, bien sûr qu'il fallait que ça arrive.

Après le générique, nous nous retrouvons donc avec un House qui émerge de deux ou trois jours de black-out...

(Ca, ça fait très très drôle... Par contre, qu'on m'explique pourquoi ils ont mis la vraie date de naissance de Hughrahlalalaquelacteur alors que House est supposé avoir son anniversaire vers Noël... non, je n'ai pas oublié le pathétique cadeau de Cameron dans la saison une.)

House émerge, donc, avec à ses côtés, devinez qui ?

Qui doit avoir le derrière vissé au tabouret vu qu'elle y a passé les deux jours. Les premiers mots de House sont charmants : "You're pathetic." Ben il va très bien, le sick bastard !

Hop, en moins de deux, le voilà debout en train d'arpenter les couloirs de l'hosto avec la pompe à morphine et tout le saint-frusquin et Cameron qui trotte derrière à essayer de le raisonner. Déjà très en forme, il la défie de l'arrêter physiquement. Elle le fait.

Brave petite.

(Plus ça va, plus elle me plaît, cette petite Allison.)

Il faut dire que dès son petit lever, House se remet sur le cas du gars à la grosse langue, et entre deux, il va voir Cuddy parce qu'il lui arrive un drôle de truc, dites donc. Il n'a plus mal à sa patte, depuis qu'il a été opéré de ses deux balles.

Avec ça, ajoutez qu'on lui colle aux soins intensifs son tireur d'élite. Eh oui.

Voisins de plumard, si c'est pas mignon. Et House a beau dire qu'il s'en cogne de savoir pourquoi le gars lui a tiré dessus, il n'empêche que ça l'intéresse quand même. Même si la réponse ne peut être que d'une seule sorte :

Tireur : You cured my wife.
House : I'm truly sorry I did that.
Tireur : In the course of investigating her illness, you convinced me that everything was relevant. You needed the truth. I confessed to you that I had had an affair. But it turns out it had nothing to do with why she was sick. Genetic predisposition to brain aneurysms. You told her that. You also told her about my affair.
House : You caught crap. She left you. Now I've gotta pay because you couldn't keep your little killer in you pants.
Tireur : She killed herself.

Ajoutez avec ça que petit à petit, le tireur fou semble développer une vision de House d'une clarté remarquable.

Et ça, c'est très très flippant.

Bon, à force de jouer au con, House fait péter ses points et se retrouve en train de baigner dans une mare de sang.

Avant d'être menotté à son lit d'hôpital.

Où les Kids passent régulièrement pour continuer le diagnostic du gars à la grosse langue.

Alors, comment vous expliquer que j'ai cru mourir pendant cet épisode, et qu'il n'est point évident de comprendre la trame du truc quand vous devez subir à la file une biopsie de la langue (atroce), un oeil qui sort de l'orbite *POP* (ignoble) et une burne explosive (dont Chase se prend les embruns dans la gueule, CA, c'était drôle !) ? Et non, Marge, je n'ai rien pu regarder, je suis une petite chose hypocondriaque, si je regarde ça, je vais me voir avec un oeil qui se barre, c'est sûr.

Bref. Heureusement, entre deux hurlements, j'ai quand même réussi à capter vaguement ce qui se passait.

Il faut dire qu'au fil du temps, l'agacement de House face à son embarrassant coturne ne cesse d'augmenter.

Toujours est-il que House, d'abord persuadé que le chirurgien qui l'a opéré a fait une connerie au niveau de ses nerfs, se rend bien vite compte que quelque chose cloche, surtout quand après s'être pris le chou avec Cuddy, il tourne violemment les talons, et repart avec sa cane sous le bras, bien assuré sur ses deux pattes, sans boîterie aucune.

En fait, Cuddy et Wiwi lui ont fait un petit coup en vache. Soi-disant qu'il était ingérable à cause de la douleur, de la morphine, de sa codéine, bref, ils l'ont foutu dans le coma, rebooté le cerveau, grâce à un produit qui s'appelle kétamine, et qui avait 50% de chances de faire disparaître totalement la douleur de sa patte.

Sauf qu'en tant que toubib, House savait que ce truc existait. Et que jamais on en a entendu parler. Et qu'on lui a fait ça en traître, ça le rend dingue. Au point de mettre un gros marron dans la tronche de Wilson.

Et il y a une explication très claire à cette agressivité, que dis-je, à cette crise de folie furieuse. House est largué. Il a l'impression d'avoir paumé ses neurones en route. Les Kids le rétament au niveau du diagnostic. Il ne traîne plus de la patte, mais il traîne du cerveau. Le symbole est énorme : en perdant son handicap, il a perdu ce qui faisait de lui un médecin d'exception.

Pire encore, il se rend compte qu'il est victime d'hallucinations, ce qui voudrait dire que l'opération n'a pas si bien marché que ça. D'ailleurs, quand il met son poing dans la gueule à Wiwi, ben c'était une hallu.

Le tout sous le regard goguenard de son assassin qui se marre de le voir délirer, crier dans son sommeil... et mouiller son plumard. Humiliation suprême.

Et ça ne s'arrange pas. Si on rigole de le voir sautiller dans les escaliers sans hurler de douleur, on rigole moins de le voir se rendre compte qu'il ne sait plus faire la différence entre hallucination et réalité.

J'en arrive maintenant à cette scène admirable qui m'a fait retenir mon souffle, j'avoue. Toujours obstinément penché sur le cas du gars à la grosse langue (et à l'oeil farceur et à la burne explosive), House suggère de le faire opérer par un robot, super précis et tout. Le type est plutôt dubitatif. Alors House se lance dans une démonstration... sur Cameron. Et... Waouh. Weird. But hot. But weird.

Une caresse sur la joue, un effleurement sur le ventre, un bouton qui saute.

Comment dire ?

Bon bref, au final, n'arrivant donc plus à faire la différence entre la réalité et le reste, et finissant quand même par capter que son coloc' lui dit un peu trop de belles choses pour être réel...

Tireur : You think that the only truth that matters is the truth that can be measured. Good intentions don't count, what's in your heart doesn't count, caring doesn't count, that a man's life can't be measured by how many tears are shed when he dies. It's because you can't measure them. It's because you don't want to measure them. Doesn't mean it's not real. And even if I'm wrong, you're still miserable. Did you really think that your life's purpose was to sacrifice yourself and get nothing in return ? No. You believe there is no purpose to anything. Even the lives you save you dismiss. You turn the one decent thing in your life and you taint it, strip it of all meaning. You're miserable for nothing. I don't know why you'd want to live.

House finit par soupçonner que tout n'est qu'hallu. Malheureusement, il a toutes les peines à s'en sortir de cette hallu. Alors pour tout chambouler, il s'en va éventrer son patient à la grosse langue, grâce au robot qui a fait de si jolies choses à Cameron.

Superbe gloubi-boulga d'entrailles, mais merde, il ne se passe rien si ce n'est que les Kids sont hystériques. Jusqu'à ce que "ceci" tombe de la main du mort.

Et là, paf, changement de décor...

House vient de se faire tirer dessus, et à moitié inconscient, il demande que Cuddy lui fasse le coup de la kétamine. Depuis le générique, tout se passait dans sa tête. Evidemment, il arrive un moment où on le sait, mais quand même. Waouh.

Ce qui veut dire, mes chers amis, que la saison 3 sera celle de la guérison, pour House... Ce qui dans un premier temps m'a laissée révoltée. Parce que depuis le début je refuse tout net que l'on nous soigne House. D'une part, ce fumier dégénéré ne le mérite pas, et d'autre part, il ne le veut pas. J'y reviens dans dix secondes.
Il y a, cela dit, une autre option que j'ai évoquée durant la saison 1, à savoir qu'il goûte à la guérison, avant de replonger.
Voilà pourquoi je pense que la saison 3 sera pour House celle de la guérison... et de la descente aux Enfers. Quoi de mieux que de lui rendre provisoirement l'usage de sa patte et tout ce que cela implique... avant que le couperet ne retombe cruellement ?
Comme le disait Marge, il n'y a pas d'autre option possible. Et j'en tremble d'anticipation !

Bon, quelques remarques sur cet épisode, donc, une fois que l'on sait que tout ce qui se passe après les coups de feu n'est que projection de son subconscient.

Reprenons dans l'ordre. L'affaire Cameron : même s'il la repousse constamment et se montre grossier avec elle, il a TELLEMENT envie de garder ses faveurs. Il veut qu'elle soit là quand il se réveille. Je ne parle même pas de l'affaire du robot dragueur qui est tout à fait éloquente, d'autant plus une fois qu'on sait que ce n'est qu'un produit de son cerveau. Le fantasme est énorme. La toucher sans la toucher. Avoir le beurre et l'argent du beurre, mais surtout pas le cul de la fermière. C'est trop drôle mais aussi très triste. Moi, je trouve ça super !
Moralité : si on trouvait un copain bien dégoulinant pour Cameron, dans la saison 3, ce serait vachement marrant, quand même.

Ensuite, passons au tireur. Sachez, braves gens, que si de tout l'épisode, on n'apprend jamais le nom de ce bon monsieur, il est crédité en tant que "Jack Moriarty." Vous n'ignorez pas qu'il partage le même patronyme que l'ennemi juré de Sherlock Holmes.
Donc, lorsque ce Moriarty ouvre la bouche, c'est le cerveau de House qui parle. Cette partie de lui qui se rebelle de ce que l'autre lui fait faire, de ce que l'autre fait du personnage en entier, de cette vie qu'il lui inflige. C'est la partie de sa personnalité qui n'a jamais droit à la parole, et que cet évènement traumatisant libère malgré House.
Cette partie de sa personnalité qui a honte de faire souffrir les patients et leurs proches, de les tuer, parfois... Et cette petite voix incarnée par Moriarty, House parvient à la faire taire, à un moment, lorsqu'étonnée de voir le tireur dormir autant, Cameron fait une réflexion, et que House confie l'avoir légèrement drogué. Hé hé hé. Mais la petite voix finit toujours par revenir, jusqu'à l'emmener dans la voiture de l'épouse suicidée pour qu'il meure avec elle. C'est pas formidable, ça ? Dites-moi que c'est pas for-mi-dable !
Bref, tout cet épisode, toutes ces chimères, ça ne tourne qu'autour d'une question : est-il prêt à renoncer à la vie et aux repères qu'il s'est construits en échange de l'infime chance de retrouver sa patte. Est-il prêt aussi à renoncer au prétexte qui lui autorise de se montrer aussi revêche, mal foutu et irrévérencieux, et qui finalement lui permet de passer beaucoup de choses dans tous les domaines de sa vie. Est-il prêt, aussi, comme dans son rêve, à renoncer symboliquement à son génie, car on imagine à quel point ce doit être terrifiant pour lui de perdre cela.
Ce qui est amusant, c'est que cette question, ce sont Cuddy et Wilson qui y répondent, dans son fantasme, qui le forcent à franchir le pas.
Et c'est Moriarty, donc lui-même, qui lui donne les clés de la réponse. Ce qui aboutit à la scène finale de l'épisode. Le fait qu'il soit prêt à tenter le coup, à prendre un tel risque, à sacrifier le seul truc qui finalement lui apporte satisfaction, je trouve ça génial, et ça en dit très très long sur la façade, que dis-je, la muraille qui entoure le personnage. Et sur la souffrance, aussi.

Sinon, au final, le charcutage méthodique du patient à la grosse langue, c'est super drôle. Une sorte de fantasme quasi-anal, super gore, celui du médecin qui contrôle et pèse tous ses actes de praticien, et qui là, à la fin se lâche dans une bouillie de viscères qui doit-être le rêve ou le cauchemar de beaucoup de toubibs. Allez hop, on n'y arrive pas, il nous emmerde, finissons-en, comme ça il ne nous gênera plus. Et au suivant.
Ce robot, c'est un peu House, aussi.

Bon, je dois oublier un paquet de choses, sûrement des trucs hyper-importants, mais là, j'ai... un peu mal aux doigts, mine de rien !

 

Vous n'avez pas souri devant les caps du bêtisier ?

Maintenant, essayez de ne pas rire devant cette scène...



Et pour ceux qui décidément n'adhèrent pas, qu'ils se rassurent. Etant donné qu'il va maintenant falloir combiner les agendas surbookés de Mme Alton et de la Sorcière pour voir la suite, vous êtes tranquilles, je vais bien être obligée de me remettre à autre chose.
 

223 : Who's your daddy

Oh ben je crois que définitivement, c'est plus ce qui se passe au niveau des persos qui m'intéresse dans cette série. J'en veux pour preuve le cas du jour pour lequel je me suis fort peu passionnée. Même si le papa du "cas", c'est le gars de Drôle de Chance, hihihi, ahahah. Vous vous souvenez pas de cette série diffusée sur M6 avec ce mec qui était le seul réchappé d'un accident d'avion ? (Forcément, ce genre de truc, je ne peux que m'en souvenir. Hem.)

C'est marrant d'ailleurs que la scène d'entrée se passe dans un avion !

Bref. La seule chose qui m'a intéressée, dans l'histoire, c'est la lumière que le cas du jour jette sur House. Et aussi essayer de deviner vers quoi on va l'emmener dans la saison 3. C'est que la saison 3, c'est bientôt, c'est même dans... un épisode, en fait. Et moi je regarde mon emploi du temps et je me demande bien où je pourrais caser Mme Alton qui est en pleine rentrée, elle aussi. Snirfl.

Patiente du jour, donc, Leona, 16 ans, victime de Katrina et qui se paye une jolie crise de délire dans l'avion.

Après le générique, on retrouve un House faisant les cent pas chez lui, se frottant la patte, tout tremblant de douleur.

Et je crois que c'est la première fois qu'on le voit souffrir au point de déballer la morphine. Gloups.

Et alors qu'il s'apprête à se piquer un grand coup, le téléphone sonne. C'est Cuddy. Elle a un cas pour lui.

Alors, figurez-vous que dans cet épisode, on découvre que... House a un autre pote que Wilson ! Si si, je vous jure, c'est la vraie vérité ! C'est le prétendu papa de Leona, d'ailleurs !

Les retrouvailles sont tordantes, le gars se précipite vers lui, House fait semblant de ne pas le connaître, le pote fait mine de le serrer dans ses bras et s'arrête juste à temps.

Crandall : You thought I was gonna do it, did you ?

Bon, Leona est sa fille, soi-disant, sauf qu'il n'était pas au courant. Elle est la petite fille d'un immense pianiste sur lequel il a écrit un bouquin et dont il a sauté la fille il y a une paire d'années. D'entrée de jeu, House a des doutes sur cette paternité bien commode maintenant que la gamine n'a plus personne. Merci Katrina.
Sinon, j'en profite pour noter une chose : ça ne m'étonne pas que ce grand ami de House soit de près ou de loin lié à la musique.
Et ça me plaît, ça me plaît beaucoup.
Il peut ne pas aimer les animaux, il peut n'aimer personne, du moment qu'il aime à ce point la musique, ça veut dire beaucoup de choses.

A part ça, comment vous expliquer avec des mots la scène qui se passe dans le bureau de Cuddy. Comment vous expliquer ça autrement qu'avec des "arf arf arf" et des "".
Déjà, le fait qu'elle lui demande son avis sur des potentiels donneurs de sperme est d'une naïveté touchante (comme s'il n'allait pas faire, par humanité, tout ce qui est son pouvoir pour faire foirer l'affaire), mais alors qu'ensuite elle vienne lui demander de lui faire ses petites injections bi-quotidiennes, c'est vraiment mignon... c'est également tendre le bâton pour se faire battre.

Par contre, quand elle commence à baisser les stores, je me suis dit : "Oh my God, ça y est, elle va se le taper, là, tout de suite !"

Mais non, au lieu de cela, elle retrousse ses jupailles et lui présente une fesse d'une rondeur admirable...

Oui, c'est bon, je crois que c'est désinfecté, là !

Autre scène à hurler de rire, quand Wilson vient chercher des infos à propos de ce copain, en dégustant ce qui semble être un sublime poulet aux épices sous le nez de House. La manière qu'à ce dernier d'essayer de lui choper sa bouffe est énorme. Ce mec est un VENTRE !

Et j'ai adoré quand il explique que quand ils avaient vingt ans, son pote voulait se marier, qu'il est allé voir la fiancée, la trouvant un peu cheloue et que...

Wilson : And you blew it ?
House (faisant le geste inverse) : Technically...

Enfin bon, au moins Wilson lui cède le poulet.

Roh, le vorace, il mange maaaaal !

Mal élevé, va !

Bon, sinon, sur le front Cuddy, comme on s'en doutait, House fait tout pour la décourager de chercher le futur père de son enfant sur dossier. Notamment en lui amenant en chair et en os le looser qu'elle avait choisi. C'est dégueulasse, mais il n'avait pas tort. Beurk !

House : I don't care if you marry this guy, date this guy, go through his garbage, but you should know genes matter. Who you are matters. Find somebody you trust.
Cuddy : Somebody like you ? (Non ! Non, non !!!)
House : Someone you like.

Joli.

On aimerait être sûr que ça ne l'a pas effleuré, néanmoins, la question qu'il pose à son pote, prêt à embrasser cette nouvelle paternité de seize ans, qu'elle soit réelle ou pas, est quand même assez éloquente.

House : What makes you think you would be a good father ?

Et chez House, ce n'est jamais innocent.

Grosse frayeur aussi quand Cuddy vient le "remercier" pour les piquouzes dans son bureau.

Cuddy : Thank you for the injections.
House : You're welcome. You came all the way up here just to tell me that ?
Cuddy : No.

Ahum !
Elle était à ça de lui demander. Elle venait pour ça. Et il le sait, et il n'attendait que ça ! Rargh !

Bon sinon, dernière scène. House se l'est tapée, cette petite injection mignonne de morphine. Et il finit par méditer sur le test de paternité de son pote... qui indique "négatif".

Ces gens sont des malades.

 

I feel good !

Allez, quelques caps du bêtisier de la saison 2, le truc qui remonte le moral quand on l'a dans les chaussettes.

(Ca fait drôle, quand il rigole, on n'a pas l'habitude... On dirait que... sa tête n'est pas faite pour ça ! )

(J'ai adoré qu'il y ait une partie sur cette scène... une des consults les plus drôles de la série... )

Comment ne pas sourire en regardant ça, hein ?

 

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