Le blog de La Sorcière
 

iTunes s'y met...

House, bientôt maître du monde.

A part ça, j'ai donc bien sûr écouté "You can't always get what you want" chanté par Hugh Laurie et ses copains... ben je ne savais pas que c'était lui qui chantait ce morceau, et si je n'avais pas reconnu son léger défaut de prononciation, je n'aurais jamais deviné que c'était lui. En fait, quand il joue le rôle de House, il descend davantage dans les graves.
J'avais remarqué que certains acteurs britanniques parlaient plus bas quand ils imitaient l'accent américain... c'est le cas notamment d'un certain Jamie de notre connaissance.
Enfin bref, quoiqu'il en soit, quel talent !

 

305 : Fools for love

Oh nom de Zeus... ENFIN, le voici, cet épisode que j'attendais tant ! ENFIN House se fait coller le nez dans sa merde, depuis le temps qu'il le mérite. Non, parce que depuis Vogler et Stacy, ça faisait longtemps qu'il n'en avait pas bien chié. Autant la patte, effectivement, c'est moche, autant quelqu'un qui le réduit en purée, ça, c'est bonnard. Plus que tout, cette fois, le mot clé sera : humiliation.

YES !

Et à tous les niveaux. Déjà, première chose, dans cet épisode, House perd un pari. C'est la première fois de la série que ça arrive. Ca lui apprendra à croire qu'il peut se foutre de la gueule de tous impunément.
Première fixette du jour, donc, oh my god, Wilson fréquente.

Ce qui ne peut signifier qu'une chose pour House : vite, allons lui casser son coup.

Bref, il focalise là-dessus pendant le différentiel, tentant de comprendre pourquoi une infirmière blonde en pédiatrie se trouve dans cette section de l'hosto. Il en conclut, la voyant discuter avec Wilson, que celui-ci sort avec elle.

House : If he's not hitting that, then why is she here ?
Cameron : Because I'm hitting that, and it's totally hot.

Ce qui nous amène au pari de l'épisode. House met en jeu deux cents dollars : Wilson se la tape, c'est pas possible autrement. Foreman relève le défi. Lui, il est sûr que non.

Ca n'empêche pas House de faire chier Wilson un max avec cette histoire. Sinon, ce ne serait pas House.

House : How many more failed relationships are we both going to have to deal with before you learn to love yourself ? And I mean that in a literal way.
Wilson : It's amazing how you can not only know it's a relationship, but that it's a bad relationship, based on nothing but... nothing.

Et...

House : I didn't try to break up your marriages ; you did that yourself.
Wilson : My marriages were so crappy I was spending all my time with you.

Est-ce qu'ils sont pas super mimis ???

Bon, on rigole, on rigole, mais mine de rien, dans cet épisode, House tombe quand même sur un très gros os. Marge et moi, on a compris que ce serait torride, d'abord à cause du "Viewer's discretion is advised" ("OOOOOOOOH !!!") et du : guest Star : David Morse ("OUUUUUUUUH !").

Et l'os, le voici, l'air tout innocent dans la salle de consult, avec un petit problème un peu intime.

House remonte ses manches, et s'apprête à se livrer à son sport favori : le cassage en règle de patient inintéressant. Malheureusement, il n'a pas choisi le bon client, pour cela.

House : It's not an infection.
Tritter : How can you tell...
House : You want me to touch you ? It's your private place. You're chewing nicotine gum which causes dehydration which causes wear and tear. Try a lubricant or foreplay if you're cheap.
Tritter : Just take a swab and get it tested, ok ?
House : Sorry, already met this month's quota of useless tests for stubborn idiots.
Vicodin : Pop !
Tritter : You're rude.
House : Wow, you're like a... detective or something.

Pas de bol, le monsieur répond... et sur le même ton.

Tritter : And you're smart, and you're funny but you are bitter. And you're lonely, so you treat everyone around like they're idiots and you get away with it because of your cane.
House : Please stop, it's hard to write through the haze of bitter tears.

Et là, alors que House prend la direction de la porte, Tritter met un joli coup de pied dans sa canne.

Oups.

Tritter : Treat people like jerks, you get treated like a jerk.

C'est ainsi que Michael Tritter va se retrouver avec un thermomètre dans le cul, et ça ne va pas DU TOUT lui plaire.
House, quant à lui, est ravi d'avoir pu se faire les dents sur ce morceau un peu coriace. Il ne se doute pas encore que Tritter a plus d'un tour dans son sac. Et qu'il va lui faire payer cette petite humiliation au centuple. Plus les intérêts.

A part ça, nous avons non pas un, mais deux patients du jour. Deux amoureux de vingt ans, mariés, qui plus est. Lors d'un braquage, madame tombe dans les vapes. Monsieur se trouve bientôt affligé du même mal, et alors que la jeune madame est dans le coma, la solution pour la sauver serait de faire sur lui une biopsie de son cerveau, super dangereuse. Lui, bien sûr, amoureux comme pas possible, tend gentiment le crâne pour sauver sa belle, mais House est réticent. Pour lui, à vingt ans, on tombe plus facilement amoureux qu'on ne change de chemise, et c'est ennuyeux de gâcher sa vie pour ça.
Alors forcément, quand le jeune patient lui sort : "I'd die for her", là, ça le dépasse, mais grave.

Et puis d'un coup, c'est le coup de génie made in House. Il aurait certainement trouvé la solution de l'énigme bien plus tôt s'il était lui-même allé voir les patients.
L'ironie du sort, c'est que Foreman, lui, tenait la réponse dans sa main depuis longtemps, tellement longtemps que le Dark Side et moi avons percuté au moment presque où le jeune raconte que lui et la petite ont fugué quand ils étaient minots, car son père refusait qu'il la fréquente. Foreman, bien sûr, pense tout de suite racisme, car la jeunette est bien café au lait.
Lorsqu'il évoque vaguement cette anecdote, House, lui, percute. Et photo à l'appui, remarque à quel point les deux petits se ressemblent. Surtout leurs beaux yeux verts.

NOOOOON ! Siiiiiii !

Si le papa ne voulait pas qu'ils se voient, c'est tout simplement parce qu'il était aussi le papa de la petite voisine. Du coup, les deux gamins souffrent de la même maladie héréditaire. Hiiiiiik !

Et le pire, c'est que House sait qu'il l'aurait capté s'il était allé les voir. Alors, j'imagine, histoire de noyer le brin de culpabilité qu'il doit ressentir, il fait l'âne.

House : Awesome ! Can I tell them ?

Flippé, le Foreman. Après tout, ils ne sont que demi-frère et demi-soeur. Oui, mais non.

House : Tell them or I will.

Alors Foreman va leur annoncer la bonne nouvelle. Et si on sent que le petit pourrait faire avec, madame jeunette, elle, ça la dégoûte trop.

Elle le plante là.

Sur pression de Cuddy, House accepte d'aller voir Tritter et de lui présenter des excuses. Mais bien sûr, on y croit tous dur comme fer. Ce type ne sait juste pas s'arrêter. Je suis sûre qu'au fond, il aimerait bien ne pas être aussi con et buté, mais il ne sait juste pas comment faire. Alors ça donne ça.

Tritter : I don't want to sue you.
House : Good.
Tritter : I want to beat the crap out of you.
House : Less good.

(Voilà, dans un monde idéal, il se serait arrêté là.)

Tritter : I'll tell you why. You're a bully. And bullies, they don't back down until they run into someone stronger and meaner.
House : But you'll accept an apology.
Tritter : Yes.
House : Not really a recipe for sincerity.
Tritter : I'm not looking for sincerity. I'm looking for humiliation. Something that will make you think twice before you treat the next patient like crap.
House : Here's what's gonna happen : you go brag to your friends about how you made the big, nasty doctor go poop in his pants, I get Cuddy off my back by telling her I humiliated myself, here's the catch... we're both gonna be lying. I'm not apologizing. If anything, you deserved a bigger thermometer.

Voilà exactement ce qu'il ne fallait pas dire !

Et pour couronner cette belle journée de merde, House perd 200 dollars. Parce qu'à force de se moquer de Foreman qui ne sort soi-disant qu'avec des Blacks, eh ben l'infirmière blonde, c'était lui qui se la tapait.

Sauf que je ne donne pas cher de cette jolie histoire. Connaissant Foreman, d'ici trois épisodes, ce sera terminé. D'autant que là, il la plante déjà pour aller consoler le futur divorcé...

D'ailleurs, ils ont tous grave une vie de merde. Entre Wilson maintenant tout seul à l'hôtel...

Cuddy dont les tests de grossesse sont toujours aussi désespérément négatifs...

... mais qui gère magnifiquement toutes les attaques en règle de House à ce sujet... il est méprisable, d'ailleurs, elle lui a fait confiance, et il ne cesse de se moquer d'elle...

Eh ben malgré ça, il y a pire que ces deux pauvres solitaires (qui devraient sérieusement envisager de se réchauffer mutuellement les petons les soirs d'hiver... ). Oui, il y a cet abruti qui conduit à fond la caisse sa moto sans permis et en étant blindé de vicodine... Pas de bol, House, vraiment pas de bol.

Comment dire ? Il est très très mal, là !!!
Parce que Tritter, il est pas content. Et parce qu'en plus, c'est un sale pervers obsessionnel et méga-flippant.
Eh bien même là, impossible pour ce crétin de la jouer profil bas. Non, il ne peut pas s'empêcher de faire de la provoc.

House : If you've come to return the thermometer, don�??t bother. I've moved on.

Allez hop, mains sur la tête.

(Nous gratifiant par là même de cette charmante vision. )

(Guili-guili !)

L'intérêt étant que bien sûr, Tritter met la main sur ses médocs.

House : I'm a cripple who works in a hospital. You don't think I've got a valid prescription ?
Tritter : Arrogant son-of-a-bitch like you ? Oh, I bet you didn't bother. You are under arrest for possession of narcotics. You have the right to remain silent, which you should take advantage of for once in your life. If you give up the right to remain silent, anything you say can and will be used against you in a court of law.

Et voilà mon House menotté. Juste comme je l'aime !

 

304 : Lines in the sand

Holy frakamole ! Ces deux épisodes, juste... ENORMES !

Ca fuse de toutes parts. Ici, on se retrouve avec un patient qui ne met pas franchement à l'aise. Adam, dix ans, très très autiste. Genre il ne parle pas, rien.
A côté de ça, du côté des répliques culte, on ne les compte plus. Entre House et sa moquette et la petite copine blonde qui ne lâche pas prise... D'ailleurs, on a beau se dire : "Naaaaan, il le fera pas", difficile de ne pas remarquer que ça l'amuse beaucoup, voire qu'il en tire une certaine satisfaction. Ce qui est quelque peu compréhensible, étant donné, il faut bien le dire, la vie de merde qu'il a.

Alors donc, en plus de cela, il nous tape un putain de caca nerveux parce que... Cuddy a fait changer la moquette. SA moquette. SA moquette avec SON sang dessus ! Et ça, alors, c'est juste pas possible, il ne peut pas travailler dans cette pièce sans cette moquette.

(On réfléchit dix secondes, façon Cameron et on se dit : Oh my God, soit ce type est vraiment COMPLETEMENT siphonné et obsessionnel, soit c'est uniquement un petit jeu de pouvoir entre lui et Cuddy... Soit c'est les deux.)

Ca tombe bien, pas du tout disposée à céder à ce caprice de star, Cuddy dit non.

Et elle le renvoie à ses consults, particulièrement gratinées, si je puis dire.

Heureusement, la blondinette est de retour et... roh, zut alors, elle a un vilain rhume, elle aussi.

Pincez-moi, je R�?VE !!!

(Tain, même quand il sourit, il est flippant. J'adore ! )

Bref, hors de question de bosser dans son bureau, du coup, le voilà à squatter le hall avec son tableau blanc, à brailler des termes pas super sexy histoire de faire chier un max de monde. Puis c'est au tour du bureau de Wilson (à plusieurs reprises, ce qui nous a valu, au Dark Side et à moi, des crises de fou rire assourdissantes), à une salle de réunion qui comme par hasard est justement réservée par Cuddy.

C'est là qu'alors que Cuddy lui fait la leçon concernant cette gamine qui, affirme-t-elle, le harcèle, il se plante derrière la vitre, et hurle :

"YOU CAN'T STOP OUR LOVE !"

Et comme rien n'est jamais trop déplacé pour House, il en vient à occuper la chapelle.

House : Come on in, brothers and sister. Welcome to the house of the Lord !

Un House total défonce, des Kids très gênés... la scène parfaite.

House : We have been blessed with the miracle of a new symptom. Brother, can you testify as to why this poor child's eyeball rolled back into his head ?

House : It is easier for a wise man to gain access to heaven !

A hurler de rire. D'autant que Hugh Laurie parvient tout de même à réaliser le prodige d'imiter un Américain qui lui-même imite un prêcheur très très sudiste. Ouaouh.

Bref, vous l'aurez compris, il lui faut cette moquette. Ce qui nous vaut une deuxième salve de complot entre Wilson et Cuddy, sur le thème : "Faut-il ou non céder au dangereux psychopathe ?"

(Je ne voudrais pas avoir l'air d'insister, mais ils sont bien mimis, tous les deux... Oui, très très. Ils n'ont sans doute pas encore percuté que s'ils ont envie d'embêter House, ils n'ont qu'à fricoter un peu, ça lui fera passer l'envie de faire chier pour un bout de moquette tachée.)

Pour en revenir à la petite chaudasse, et ce, avant de passer au patient du jour, tout de même, une scène fabuleuse. Alors que House s'apprête à rentrer chez lui, avec sa petite veste en cuir de rebelle ( ), hop, cadeau !

Alors, il essaye vaguement de la faire fuir, tout ça, mais à peine commence-t-on à se faire un peu de souci étant donné les lieux et la manière qu'elle a de le chauffer à MORT que Cuddy débarque en faisant claquer ses talons et fait déguerpir la péronnelle qui s'en va en roulant des hanches.

Bien vite, House l'accuse d'être jalouse.

Cuddy : I'm ovulating. Let's go.

Ce qui m'évoque cette excellente conversation, toujours sur le même sujet.

Cuddy : Your girlfriend called the clinic 15 times looking for you today !
House : Huh ! A lot to discuss, china patterns... ( )
Cuddy : House, she is a stalker !
House : Right ! Couldn't be that she finds me interesting, attractive. Has to be that she's insane.
Cuddy : She's called you 15 times ! Your mother is not that interested in you ! ( )
House : Well, maybe I'd be better adjusted if she was !

Arf. C'est pas possible !

Au final, pauvre House. Alors que très sérieusement, il va parler à la petite (même si je le soupçonne très fortement d'en rajouter un max histoire que l'écervelée capte bien le souçaïe), il découvre que... ben qu'elle pleure "blanc".

Pas de bol... en fait, à Fresno, elle a été prise dans un tremblement de terre et a respiré un truc, des spores, je crois, qui ont agi sur son cerveau et l'ont totalement désinhibée.

"Damn ! DAMN !"

Ben oui, hein ? C'est qu'il s'était bien pris au jeu et que c'était quand même super flatteur, cette histoire de groupie.

Bon, je vais peut-être réussir enfin à parler du patient du jour. Adam, on a dit. Ca rigole nettement moins, de ce côté-là. Non, ça hurle, ça se débat, ça ne comprend rien, et surtout, ça ne peut pas dire où ça a mal.

Par contre, ça déchire tout à la PSP... Tssss...

Bref, ce qui est surprenant, dans cette histoire, c'est que cette fois, à la surprise générale, House ne tarde guère à aller trouver le patient, qui n'a pas très envie de respirer dans le petit masque pour se faire endormir.

House : For the LOVE OF GOD ! Can't somebody shut that kid off ??? (Il n'y a que lui pour oser sortir ça face à un gamin autiste en train de hurler.)

Enfin, House prend les choses en main... en l'occurence, il chope le masque, respire deux ou trois fois dedans...

Wilson : Out of vicodin ? ( )

... et réussit à endormir le gamin comme ça, sous VOS applaudissements.

House : Monkey see, monkey do.

Cette petite défonce maison nous vaut ensuite un House encore plus délirant que d'habitude.

On découvre quand même bien vite pourquoi House s'intéresse tant à ce cas. En fait, il ne s'en cache même pas.

House : Why would you feel sorry for someone who gets to opt out of the inane courteous formalities which are utterly meaningless, insincere, and therefore degrading. This kid doesn't have to pretend to be interested in your back pain, or your excretions, or your grandma's itchy place. Can you imagine how liberating it would be to live a life free of all the mind-numbing social niceties ? I don't pity this kid. I envy him.

Wilson, lui, comme toujours, nous apporte un éclairage supplémentaire.

Wilson : Why do you think he took this case ? Because he believes these parents ? Because he wants to help a young boy ? He sees himself in this kid and he's trying to help himself. He doesn't want this, he needs it.

Et ensuite, à House lui-même.

Wilson : You're not autistic. You don't even have Asperger's. You wish you did, it would exempt you from the rules. Give you freedom, absolve you of responsibility. Let you date 17-year olds. But most important it would mean you're not just a jerk.

Ca calme. Bien triste, tout de même. Enfin, en tant qu'inadaptée (pas à un tel niveau que lui), ça a tendance à me retourner l'estomac de le voir se débattre comme ça dans un monde dans lequel, clairement, il n'est pas à sa place. Et dans lequel il ne sera jamais à sa place. Bien trop intelligent, et bien trop sensible, quelque part. Et bien trop amoché. Par quoi ? Je me le demande toujours. Par son enfance de gamin unique trimballé de pays en pays ? Par l'intransigeance de son père militaire ? Je ne sais pas, clairement, il y a plusieurs trucs à fouiller et à découvrir, je pense...

Pour en revenir à notre petit patient, House finit quand même par capter suffisamment son attention pour lui faire identifier la source de son empoisonnement : le sable de son jardin dans lequel se trouvaient des parasites de raton-laveur. ("Then a racoon came in... " Raaaaah, Joey Tribbiani, sors de ma tête !!!)

Et alors qu'une fois guéri, le petit s'en va, accompagné de ses parents, House nous sort cette réplique qui tchue.

House : First tongue kiss, an 8 on the happiness scale. Your child being snatched back from the brink of death, that's a 10. They're clocking in at a very tepid 6.5 because they know what they have to go back to.

Et là, le gamin s'éloigne de ses parents, s'approche de House...

Le regarde dans les yeux...

Et lui file sa console.

Sous les yeux des parents en larmes, puisque c'est la première fois qu'il regarde quelqu'un dans les yeux.

Wilson : That was a 10.

Gloups. Enorme. Le tout alors que lorsqu'il bosse dans le bureau de Wilson, House se moque extrêmement méchamment d'un petit cadeau offert à Wiwi par une de ses petites patientes décédée depuis.
Finalement, Adam, c'est le seul patient à l'avoir atteint à ce point, jusque là. C'est d'autant plus chouette.

Et au final, vous savez quoi ?

Eh ben House récupère sa moquette.

Cameron : All change is bad ? It's not true you know.

Et vous savez quoi d'autre ? Eh ben j'adore cette fin.

Magnifique épisode, aussi hilarant qu'il est intense et émouvant. Pfiou. Ces reviews à rallonge m'épuisent, mais je ne sais jamais où couper, là-dedans. Déjà que je fais l'impasse sur toutes les méchancetés que House sort à Cuddy concernant son hypothétique grossesse. Promis, dans la prochaine review, je caserai ça !

Et pour finir, cette fois, trois très jolies références cinématographiques. Bon, pour une, il a fallu que je cherche, j'avoue. Quand House fait le souk chez Cuddy pour récupérer sa moquette, il crie "Attica !". Thank God, c'est tiré d'un film avec Al Pacino, "Un après-midi de chien". Ensuite, quand il sort le superbe "Hello, my pretties", c'est bien sûr inspiré du Magicien d'Oz (une réplique de la sorcière !).
Et le sublime "We both know you belong to Victor" qu'il sort à Ali avec une ironie superbe, c'est bien entendu une allusion à Casablanca.

House, c'est le John Crichton de Princeton Plainsboro.

 

303 : Informed consent

Excellent épisode ! Comme souvent lorsque c'est Cameron qui s'en prend plein la poire, d'ailleurs !
Non mais sérieusement, au delà de cela, j'aime beaucoup sa progression, même si elle est à claquer tellement elle est conne, des fois.

Dans cet épisode, on a aussi (et surtout) l'occasion de retrouver un House très en forme, ou plutôt non, pas en forme du tout, justement. Souffrant à nouveau le martyr, mais plus méchant, plus buté, plus libidineux que jamais. Pour fêter ça, un petit débat sur l'euthanasie ; ça tombe bien, les règles, la loi, l'éthique, tout ça, House se torche allègrement avec.

Patient du jour, pour commencer :

(Alleluia ! Un pépé malade qui se fait gnaquer le bec par ses souris de labo sur du Jean-Sébastien Bach, moi, ça me plaît ! )

Ezra Powell, donc, 71 ans, grand scientifique à propos duquel les Kids se mettent à pousser des oh et des ah d'entrée de jeu. Enfin, après avoir roulé de gros yeux en voyant House débarquer avec sa canne.

Oué, oué, oué. Plus infernal que jamais, d'ailleurs, le House. Eludant toutes leurs questions, mais serrant méchamment les dents dès qu'ils ont le dos tourné tant il souffre.

Petite parenthèse : c'est un autre toubib boîteux qui dirige cet épisode.

Ca vous dit quelque chose ? Ca commence par un K- et ça se termine par -erry Weaver. Hé hé, je sais qu'elle a réalisé pas mal d'épisode d'Urgences et de The West Wing, je trouve ça excellent !

A part ça, ma foi, c'est assez plaisant de les voir se débattre tous face à un patient qui tente de se trucider aussitôt qu'ils ont le dos tourné. Papy n'a pas du tout l'intention de vivre comme une loque, avec une aiguille dans la couenne tous les quarts d'heure pour éviter de se noyer dans ses propres fluides. Par contre, clair que s'il essaye de se pendre avec la sonde nasale, on n'y est pas.

Moralité, une fois que Cameron a bien usé de sa voix doucereuse et de ses regards désolés, House prend les choses en mains. Il commence par terrifier pépé en lui promettant une mort atroce si celui-ci refuse tout traitement.

House : It'll be slow, painful, torturous.

Ca, c'est fait.

Puis il lui propose un marché : 24h de tests pour établir un diagnostic. Au bout de ses 24h, pas de souci, il l'achève. Tronches évidemment atterrées des Kids, surtout de Cameron, d'ailleurs, à qui House est obligé d'expliquer par le menu et avec la patience qu'on lui connaît qu'il n'a pas la moindre intention de tuer le vieux, et que pour cela, faudrait peut-être qu'ils se bougent le cul. Lui, c'est pas tout ça, mais il a une sieste à faire.

Au bout de 24 heures, on retrouve des Kids complètement épuisés avec des cernes comme ça sous les yeux, mais toujours rien de probant. House essaye d'embobiner le vieux, malheureusement celui-ci n'est pas franchement né de la dernière pluie, et avec Cameron qui roule de gros yeux scandalisés à côté, pas évident d'être convaincant.
Allez hop, sortez la piquouze définitive et plus vite que ça. Pas con, le papy, il retourne le speech de House contre lui. Malgré son côté rustre, il n'aura pas le coeur de le laisser mourir d'une aussi atroce façon. Le vieux croûton le sait.

La scène qui suit est excellente. House se lève, se dirige vers le lit du vieux, tourne les yeux vers les Kids. Logique implacable, après avoir tenté de se mettre en travers du chemin du boîteux physiquement, Foreman est le premier à partir sans se retourner, Cameron hésite mais décide qu'elle ne peut pas, et ce foie jaune de Chase est bien sûr le dernier.

Croyant se faire bien voir, ce minus ferme les stores, regarde House injecter la morphine.

Powell : I've always wondered what's on the other side.
House : Nothing. (j'adore)

Et une fois papy dans les vapes, Chase nous sort sa plus belle tête de demeuré en voyant House faire mine de le brancher à un respirateur.

Ah ça, ça te la coupe, mon petit Chase !

Je ne vous explique même pas la scène que fait Cameron dans la foulée, qui refuse catégoriquement de se livrer à quelque test que ce soit sur le pauvre pépé qui se croit déjà au ciel. Foreman, lui, revient. Chase comme toujours, joue les suck-up.

Au bout d'un moment, il faut bien réveiller papy. Pauvre vieux, la tronche qu'il fait quand il se rend compte qu'il s'est fait avoir, c'est grandiose.

Bon. C'est pas tout ça, mais c'est pas tout. Je suis obligée d'en parler maintenant que je sais que ça se prolonge dans l'épisode suivant... Voyez-vous, House a un ticket, oh, gros comme ça, avec une donzelle de 18 ans moins le quart qui lui fait un gringue monstrueux pendant qu'il diagnostique un rhume à son père.

C'est plutôt très très drôle, surtout quand Cameron surprend la chose.

Oh la gueule !

De même qu'une fois éconduite, la donzelle tourne les talons pour révéler ceci...

Très mignon. Hardly legal, mais mignon.

D'autant que c'est la couleur de la chose qui le fait percuter de la maladie de pépé.

Pour en revenir à Ezra Powell, donc, après avoir tourné et viré pendant trois plombes, ils finissent par se rendre compte que son cas est définitivement désespéré. La pauvre Cameron en a pris plein sa tronche de blanche colombe, surtout quand House lui fait négligemment lire un article expliquant que dans les années soixante, l'éminent scientifique s'est livré à des expériences sur des bébés.

Le lendemain, après une nuit pourtant calme, pépé est retrouvé mort dans son lit. Cuddy suspecte immédiatement House d'avoir fait joujou avec ses seringues. A vrai dire, moi aussi je l'ai soupçonné très fort.

House : If I did, would you really want to know ?

Mais la scène suivante nous apprend que non, House n'a pas touché à ses seringues. Et il sait qui a fait le coup. Et nous gratifie par là même de la seule phrase sincère et dénuée de malice jamais adressée à Cameron.

House : I'm proud of you.

Wow.

Déjà, on en revient à peine. Ensuite, on applaudit, car outre le geste (Cameron qui achève un ptit vieux !!!), c'est un véritable rite de passage que vient de vivre la miss. Et ça, effectivement, ça mérite d'être souligné.

Enfin, une fois de plus, et même plus que jamais, House se montre abject et la petite scène mignonne sus-nommée ne rattrape guère la manière qu'il a de traiter ce cas. Même si quelque part, le fait de ne pas vouloir liquider un patient qu'il ne juge pas condamné tant que son mal n'a pas été diagnostiqué est plutôt logique. Encore une fois, le débat est tellement vaste qu'il est plutôt inutile de s'épuiser à chercher une réponse.
Au final, on a beau se dire que Foreman est celui qui ressemble le plus au patron, je me demande si en fin de compte, ce n'est pas plutôt Cameron qui pourrait s'avérer devenir l'héritière de House... Enfin bref, c'est un tout autre problème. Toujours est-il que notre sick bastard est de retour. Et en force.
Attendons maintenant patiemment l'arrivée de celui qui va lui mettre des bâtons dans sa bonne jambe.

 

302 : Cane and Able

Oui, alors bon, ça va être un peu expéditif parce que d'une part, c'était un bon épisode mais malgré tout, on avait quand même grave trouvé la soluce au bout de dix secondes (aussi tordue soit-elle), et d'autre part, si j'avais su, j'aurais emmené Bill vu que j'ai passé plus de deux heures à faire le pied de grue pour m'inscrire à ces PUTAINS de cours de chant et de piano. Car OUI, à l'heure où même la Sécu vous permet de faire un max de trucs via le net et le téléphone, il faut toujours faire la queue pendant trois plombes si on veut s'égosiller douze minutes par semaine. Aberrant.
Marge, va falloir qu'on inonde notre territoire, car si j'ai bien compris, va y avoir des nouvelles gueules. Ca tombe bien. Je me sens d'humeur bizuteuse.
(C'est vrai, on n'est pas assez bien qu'il en faut d'autres ? Chiottes, on peut même pas avancer, avec les nouveaux boulets, nous !)

'Fin bref. C'est tout, on s'cassera, et pis voilà. Ca me fera plus de temps pour bloguer, tiens.

Humeur sanguinaire, ça tombe bien, le patient du jour, un gamin de sept ans, tout mimi, nous fait le coup du slibard hémoglobiné. On va dire qu'on commence à avoir l'habitude.

Y en a un autre qui s'amuse moyen. House s'apprête à partir bosser, toutes runnings dehors. Dix secondes après avoir fermé sa porte, il l'ouvre à nouveau. Et dégage les runnings en boitillant dans son couloir. Alors qu'il s'en va se choper ses pilules dans le placard de l'entrée, on aperçoit, à côté des clubs de golf de l'ère Stacy, au chomedu depuis le jour de la patte, sa canne.

Canne qu'on sait bien qu'il reprendra à la fin de l'épisode, c'est pas possible autrement.

Patient du jour, donc, Clancy, petit binoclard au museau criblé de taches de rousseur, ce qui le rend tout mimi. Pas de bol, il a des parents un peu boulet qui le croient fou. Alors ok, il dit avoir été enlevé par des extra-terrestres, il y croit dur comme fer, mais je vous jure, des darons comme ça, ça donne envie de les foutre à la poubelle. C'est bien simple, sa mère, non seulement elle est blonde, mais en plus, c'est Laura Palmer. Si, si, je vous jure. Tout s'explique.

Bref. L'occasion pour Chase de montrer une fois de plus à quel point il est toujours à côté de la plaque. Il se la joue légère, lui, comme d'hab. Et vas-y que je fais croire au mouflet que je crois son histoire en envoyant de grands clins d'oeil aux parents. Mon Dieu, mon Dieu, ce garçon est-il donc définitivement irrécupérable ? Pas étonnant que House en ait fait son souffre-douleur, il appelle les baffes par paquets de 112.

Sinon, du côté du complot, tout va toujours bien, très bien, même. Certes, Cuddy a quelques remords, mais bon, ça ne l'empêchera pas de dormir. Surtout que Wilson est toujours là pour brandir la menace des dizaines de morts que House pourrait faire s'il savait qu'il a sauvé le paralytique de l'épisode précédent.

Donc, les deux conjurés continuent d'observer House de loin. Ils n'invoquent pas les forces démoniaques, mais c'est pas loin... Comment ils peuvent être aussi crédules, je l'ignore, mais ça me sidère. Surtout de la part de Wilson qui plus que quiconque devrait savoir qu'il ne peut rien cacher à House. Cette vieille carne est au moins deux fois aussi futé que lui et Cuddy réunis.

A propos du paralytique, pas de bol, alors qu'il vient consulter pour qu'on lui refile du viagra histoire qu'il puisse honorer madame, c'est Cameron qui tombe dessus. Bien sûr, en moins de dix secondes elle a capté la manip.

Ce qui donne lieu à un excellent crêpage de choucroutes entre elle et Cuddy. Toujours prête à défendre l'honneur et la vérité, cette petite. Surtout quand il s'agit de son House qui déprime à mort en plus, bouh.

Alors oui, effectivement, House est loin d'être tout blanc dans cette histoire, je sais, je le défends parce que j'imagine très bien ce qu'il traverse, le malheureux. Moi, ça me rendrait absolument dingue. D'ailleurs, je me demande comment Wilson est assez couillon pour ne pas se rendre compte qu'il est à nouveau total stone.
Effectivement aussi, dans la scène où Wilson lui propose de la vicodine s'il vient courir avec lui, il est à gerber d'hypocrisie.

Mais bon, voilà, rien à faire, je compatis. Autant parfois j'aurais envie de lui faire bouffer sa canne, autant là, il me fait trop de peine. Décidément, il faut que j'arrête de me cameroniser, c'est plus possible.

Ca tombe bien, House finit par capter la manigance, et Cuddy avoue tout.

Ouille, aïe...

Toujours est-il qu'il reste bien bonnard quand il s'agit de diagnostiquer des trucs de ouf.

Très spectaculaire, d'ailleurs, l'opération du cerveau. Bien évidemment, comme on l'avait prédit, le Dark Side et moi, c'est bien son petit jumeau que Clancy a assimilé, un petit jumeau résultat comme lui d'une insémination artificielle. Et histoire de jarter les cellules étrangères, il faut ouvrir tout ça, mon petit bonhomme.

(J'ai moyennement apprécié la vue plongeante sur le cerveau palpitant du ptit gars, je ne vous le cache pas.)

Et excellent House qui pour trouver où trancher, provoque une bonne crise de terreur en jouant les croquemitaines venus d'ailleurs.

Voilà mon gamin totalement guéri. On est bien contents pour lui.

On l'est beaucoup moins pour House qui va confronter Wilson, ayant fort bien compris que comme souvent, c'était lui qui était à l'origine de la mystification.

Joliment, House n'a même pas l'air en colère. Pas de scène, rien. J'imagine qu'il sait que Wilson devait tenter le coup. Moi, je me sens quand même super mal pour lui. C'est méga triste pour lui, et pour Wilson aussi qui doit se sentir merdeux comme pas possible. D'abord, il a menti lamentablement, et ensuite, sa pauvre tactique n'a même pas marché vu que son pote est encore plus misérable qu'avant. Je suis sûre que s'il savait que House lui a chourravé des ordonnances, il se sentirait beaucoup mieux !

Bref, une fois rentré chez lui, comme on s'en doute, House va directement dans le placard pour déterrer la canne.

Et c'est reparti pour un tour.

Je la voulais, pourtant, cette guérison temporaire, mais elle laisse un sale arrière-goût, quand même...

Bien aimé les petites allusions à X-Files, dans cet épisode. House y fait lui-même référence : "Anybody watch any X-Files that inspired an explanation ?"
Les scènes où Clancy croit se faire enlever évoquent fortement l'enlèvement de la soeur de Mulder, sans parler de la tronche des petits hommes verts... euh, gris.

Et la conversation entre House et Wilson, à la fin, est difficile à oublier. Surtout la dernière phrase.

House : So, what was the plan ? That I'd feel so humble by missing a case that I�??d reevaluate my entire life, question nature, truth, and goodness and become Cameron ?
Wilson : Something like that. More that if we told you the truth ; that you�??d solved the case based on absolutely no medical proof, that you'd think you were God. And I was worried your wings would melt. (Trop mimi.)
House : God doesn't limp.

 

...

Je regarde Sense and Sensibility (Raisons et Sentiments) et je m'esclaffe.

 

301 : Meaning

Alors... comment... vous... dire... ?

Je me suis quand même à peu près tenue parce que le Dark Side était là (pour autant que je puisse me tenir en sa présence), mais si j'avais été seule, je crois que je me serais roulée deux ou trois fois par terre avant de commencer à regarder cet épisode.

Et à juste titre.

Quoique si je m'attendais quand même un peu à voir House enchaîner les pas de deux dans les couloirs de Princeton Plainsboro, je n'étais pas allée jusqu'à imaginer le voir se rendre à Princeton Plainsboro... en courant.

Oh, on en trouverait presque dommage d'affubler télévisuellement un homme aussi gracieux d'une claudication aussi ingrate.
Ah, ces petites foulées nerveuses, je m'en souviendrai longtemps. Surtout qu'à mon avis... on n'est pas près de le revoir courir, après cet épisode.

Bon, j'ai attaqué avec House, mais comme dans pratiquement tous les épisodes, il y a un morceau d'épisode AUSSI avant le générique. Et brrrr... Patient du jour, Richard, des yeux superbes, mais totalement paralysé depuis huit ans suite à un cancer du cerveau.

Et qui emmène son fauteuil roulant faire une petite brasse dans la piscine familiale.

Donc, après la petite séance de footing de House sur une intro musclée des Gorillas, nous voici à l'hosto où Cuddy et Wiwi attendent anxieusement le retour du psychopathe en cherchant un cas sur lequel il pourrait aiguiser ses crocs pointus dès son retour.

Puisque c'est ça, House, très affamé, s'en prendra deux. Le paralysé et une adepte du yoga qui s'est coincé le dos.

Retour dans son bureau où les petits l'attendent aussi avec impatience. On surprend Chase lui mettant une claque amicale sur l'épaule pour saluer son retour. Le maître lui jette un regard courroucé.

Evidemment, une vague dégoulinante s'abat aussitôt sur lui.

("Lookatmelookatmelookatme !" )

Ouf, heureusement, la tache de sang est là pour détourner notre attention et celle de House.

Hmmm...

Seigneur, que je déteste les chemises roses. Et c'est nouveau le fait d'assortir ses costards ? Où sont passés ses jeans tout usés ? Hein ??? Rendez-nous HOUSE, bon sang !

D'autant que les séquences insolites s'enchaînent. Voilà House direct aux côtés de la famille du paralysé. Gné ? Mieux encore, il oeuvre au confort du patient. Gnééé ? Et le pompon ? L'épouse le remercie.

Donc forcément, ça intrigue. Notamment Cameron, toujours fidèle observatrice et soûlante à souhaits. Sauf que ce qu'elle n'a pas encore compris, c'est que maintenant, House peut prendre ses jambes à son cou quand elle devient trop chiante. Et c'est ce qu'il fait. Et c'est très drôle de voir cette version hyperactive du bonhomme ; d'autant que ça a l'air de beaucoup l'amuser, lui aussi.
Et en parlant de ça, c'est vrai que c'est jubilatoire de le voir faire le cake en skateboard...

Se faire mater par des jeunettes...

Et demander à Cameron si elle veut aller boire un verre avec lui. Mon cul, oui !

Cameron : No it's just... you're just coming off surgery and you're not yourself yet and I work for you and even though last year's... You're smiling. I'm saying no and you're smiling.

House : Well don't take it personally, it's just cause you're full of crap. You have no interest in going out with me. Maybe you did when I couldn't walk, when I was a sick puppy that you could nurture back to health. Now that I'm healthy there's nothing in it for you.

Moi le "sick puppy" me fait toujours mourir de rire !

Ah, la couillonne. Elle trouve toujours le moyen de se faire balader.

Enfin bon, il y a plus grave, quand même. Voilà que House est persuadé que le paralysé peut être déparalysé par je ne sais plus quel tour de passe-passe. Et pour cela, il ne se base pas sur grand-chose, seulement sur un grognement émis par le monsieur. Donc le voilà qui jette les Kids à l'assaut de chaque symptome du malade depuis huit ans.

Et on ne peut pas dire qu'ils y mettent beaucoup de bonne volonté.

Autre chose encore plus grave : House a de nouveau mal à sa patte. Et là, ça se gâte. D'abord, Wilson, il est gentil, je l'adore, mais sa réponse expéditive et un peu moqueuse, elle me reste en travers du gosier.

Des crampes ou des courbatures parce qu'il court beaucoup, moui, moui. Mais enfin, il pourrait commencer à se douter que House est complètement terrifié à l'idée de retrouver sa bonne vieille douleur d'antan. Et que cette peur qui le tenaille dès la moindre contracture est plus forte que tout le reste.

C'est cette même trouille qui le fait cavaler même de nuit pour se prouver qu'il en est capable.

Grandiose, et d'une tristesse terrible.
Tain, des cannes pareilles, c'est clair que ce serait dommage qu'elles ne puissent pas cavaler.

Et pareil, la scène où il se met dans la fontaine pour se rafraîchir est... hum... comment dire... Torride ?

Je ne sais pas du tout comment il fait, mais il est juste sublime.

Evidemment, c'est là qu'il a LE flash et qu'il se met à penser que si le paralysé s'est jeté dans la piscine, c'était pour se rafraîchir et non pour se suicider. Et il s'en va partager cette idée lumineuse avec Cuddy.

On se rend compte (et Cuddy aussi) que s'il ne prend plus de médocs, il est shooté à totalement autre chose : le besoin de régler des cas. D'ailleurs, il n'arrive même pas à caser une réflexion sur sa petite tenue sexy, ce qui ne lui ressemble pas du tout, si je puis me permettre.

Bref, comme le dit si bien Cuddy qui ne veut rien entendre de ses élucubrations basées sur rien : "It is a big deal for you to understand the word 'no'."
D'ailleurs, il faut bien le dire, House est seul au monde, dans cet épisode. Les Kids refusent de le suivre sur ce coup (sauf Chase, mais bon, c'est Chase), Wilson l'envoie péter, Cuddy aussi. On en est d'autant plus certains qu'il a raison. Même si lui, la tête plus claire que jamais sans ses médocs, il sait qu'elle a eu raison de lui dire non. C'est vraiment bizarre de le voir comme ça.

C'est là que le truc inattendu se produit. Alors que le patient s'apprête à quitter l'hôpital, Cuddy court derrière le fauteuil avec une seringue de cortisol (préconisée par House) et le pique dans l'épaule.

Et là, lève-toi et marche. Voilà le bonhomme qui se met à bouger, à se lever péniblement après huit ans sans bouger, pour étreindre sa femme et son fils.

Sous les yeux pleins de larmes de Cuddy.

Malheureusement, ce n'est pas si simple. Le complot commence. Wilson conjure Cuddy de ne rien dire à House, parce que s'il a eu raison sur ce coup-là, il aurait aussi pu avoir tort. Et ça fait de gros risques. Et s'il s'habitue à ça, il va devenir incontrôlable. Bref. Cuddy va mentir, quoi.

Ce qu'il ne sait pas, ce brave Wilson, c'est que House est en train de lui faire un superbe coup de pute dans le dos. En lui piquant une ordonnance pour se prescrire de la codéine.

Difficile de ne pas hurler : "MAIS QUEL CON !".
A côté de ça, difficile de lui en vouloir de faire ça. Clairement, ce n'est pas l'addiction qui parle, mais la trouille. Il a tellement peur d'avoir vraiment mal qu'il anticipe et préfère retomber accro aux pilules qu'en avoir vraiment besoin. Et en lui donnant une tape sur la main comme à un enfant capricieux, Wilson a eu tort. J'espère que ça lui retombera sur la gueule à lui aussi. Et je le pense. Car rien n'est jamais gratos, dans cette série.

En tout cas, comme je le sentais venir, c'est vraiment super triste. Parce qu'on se doute que cette petite fenêtre ouverte va être rapidement refermée et c'est d'autant plus cruel de le voir s'éclater comme ça en sachant que c'est foutu d'avance. Et lui le sait aussi.

Sinon, petit mot sur l'épisode suivant, "Cane and Able". Le Dark Side et moi, on a jeté un coup d'oeil sur l'intro et on a compris avant même le générique de quoi souffrait le gamin qui croit être enlevé par des extra-terrestres. En fait, à tous les coups, il a une tumeur au cerveau causée par des bouts de son frère jumeau. On est prêtes à tenir le pari.
Joli jeu de mots avec le fait que House va forcément ressortir l'affreuse canne du placard.

 

Ma codéine du jour...

J'ai ENFIN eu ma dose ! Et quelle dose.

Gnihihi !!!

(Review à venir, bien sûr.)

 

Après la canne farceuse...

... le robot un poil libertin. Dans "No reason", Gregouille la fripouille se livre à une démonstration magistrale en matière de chirurgie électronique. Mettez cette petite merveille de technologie entre les mains de House et une Cameron pas tout à fait désamourée en dessous en guise de cobaye, et ça donne une scène assez inoubliable... et torride... in some very twisted way.



Allez, c'est mon tour, maintenant !
 

House, l'ours qui avait de vagues notions de portugais... d'espagnol... d'hindi... et de mandarin...

Et il nous fait ça avec une telle conviction.



Le mandarin me fait toujours hurler de rire. Il faut absolument que je trouve à extraire cette scène puisque personne n'a eu le bon goût de le faire avant moi.
Enfin, le plus drôle, c'est quand même toujours la tronche médusée des témoins...
 

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