Le blog de La Sorcière
 

Bêtisier saison 3

Madre de dios, ces gens sont formidables.



Aaawwwww, Hugh Laurie plié en deux de rire devant son babyfoot. Et je voulais tellement, tellement voir les scènes ratées où il fait le cake avec son skateboard. Pareil pour la tomate cerise. Arf, la crème de la crème, sérieux.
 

312 : One day, one room

Avec le Dark Side, en ce moment, on vit de grands moments de Housitude. Cinq épisodes (et demi !) en trois jours, moi, c'est bien simple, je ne suis plus habituée. Du coup, alors que de l'autre côté, il se passe quand même des choses (entre Peter Petrelli qui se met à fréquenter et Carlos Solis qui engage un tueur), eh bien moi, je pense House, je vis House, je mange House, je rêve House. J'en boîterais presque par mimétisme, dites donc.

Alors, pour cet épisode, on va faire un peu différent, parce que ce n'est pas tout à fait ce que j'appellerais un "back to normal". Non, c'est pas normal du tout, c'est juste du gros gros délire qui tache. Et si on commence par se dire : "Youpi ! Pas de patient de la semaine, House va se taper la clinique, on va rigoler un grand coup", eh bien non, on ne rigole pas très longtemps. Juste assez pour s'échauffer un peu les zygomatiques en voyant Grego gagner des thunes en faisant des diagnostics sans les mains (Cuddy sait y faire). Et puis soudain, on se rend compte qu'une des "boring patients" de la clinique a été violée.
Vlan, retournement total de situation, House se carapate aussi vite que lui permet sa patte raide. On s'autorise un petit rire serré. Après tout, le retrouver dans une situation qui lui échappe totalement, c'est plutôt sympa, lui, qui en bon psychopathe, observe toujours plus ou moins le même mode de fonctionnement.

Il est même carrément passionnant de constater à quel point le fait de sortir de ce schéma habituel le fait flipper, persuadé qu'il est qu'il ne peut être d'absolument aucune aide à cette jeune fille, qui, enfer et putréfaction, ne veut traiter qu'avec lui.
Elle ne sait pas pourquoi, mais c'est lui ou personne. C'est lui ou le flacon de somnifères. Et comme elle finit par se le faire, ce flacon, il accepte de venir l'écouter. Sauf qu'elle ne veut pas parler, elle veut que ce soit lui qui lui parle. De lui. Aïe.

(S'ils avaient pu se choper Scarlett Johansson, je pense qu'ils l'auraient fait.)

Chose intéressante, notre sick bastard, affolé, s'en va quêter conseils auprès de ses tendres Kids. Et c'est là que chdoing, j'ai eu un flash. Foreman lui suggère de ne surtout pas lui parler de ce qui lui est arrivé, de lui dire que tout va bien dans le meilleur des mondes, Cameron, elle, lui dit tout le contraire, qu'il faut en parler, qu'elle a besoin d'exorciser. Chase, toujours lamentable, ne dit rien. Bien évidemment.

Penchons-nous de plus près sur le cas Cameron. A un moment, House semble tiquer. Alors, étonnamment, cet épisode ne donne absolument aucun fait. C'est l'inverse absolue de ce qui se produit habituellement. Pas de diagnostic, pas de maladie, des médecins qui se contentent du rôle d'observateur, aucune réponse à rien. Zéro certitude. Néanmoins, j'y ai vu quelques messages. Je ne saurai peut-être jamais si j'ai vu les bons ou si j'ai vu la Vierge. J'ose quand même vous les faire partager.

Cameron : She's gotta make this real.
Foreman : You know what we should be trying to make real or process ? The few decent moments in our lives, not the crap.
Cameron : Maybe you're right ! Except there's no way she can pretend this didn't happen, so she has no choice but to process it !!!

Et là, je ne sais pas, mais c'est comme si House percutait que s'il ne fait rien, Eve, la victime, va devenir comme Cameron. C'est très bizarre.
S'engage donc une véritable joute philosophique entre la jeune miss qui veut bien parler de n'importe quoi sauf de ce qu'elle vient de vivre, et House qui voudrait bien se débarrasser de cette tache ingrate qui n'a strictement aucun intérêt pour lui.

Une petite visite chez Wilson, notre traducteur spécialisé en langage housien s'impose histoire de nous expliquer un peu ce qui se passe.

House : I don't know how to answer these questions.
Wilsons : 'S a simple question. Has your life sucked ? Tell her the truth. Tell her you were shot. Tell her...
House : She doesn't wanna hear the truth. She's looking for something. Looking to extrapolate something...
Wilson : She's looking to connect with you, and that's what's scaring the hell out of you. Tell her the truth.
House : There is no truth.

Wilson : Are we role-playing ? Am I you ? I don't wanna be you ! ( )
House : She's not asking for test results. She's not asking what two plus two equals. She's asking for my personal life experience, so she can extrapolate the law of humanity. That's not truth, that's bad science.
Wilson : It's not science at all. Tell her the truth.

Autant demander à un scarabée de jouer de la mandoline. Sur ce, House s'en va raconter à cette pauvre enfant comment gamin, sa grand-mère hollandaise le maltraitait. Pas dupe, la ptiote lui fait avouer que c'est un mensonge.

Là où ça se complique encore, c'est quand Cuddy annonce à House que sa patiente est enceinte.

(On ne nous fera pas croire qu'avec une gueule pareille, il n'en a rien à battre.)

S'ajoute donc à toutes ces délicieuses conversations un débat sur l'avortement. Elle dit non, il dit si. Et ils vont prendre l'air.

House : You're not killing your rape baby because of a philosophy.
Eve : It's murder ! I'm against it. You for it ?
House : Not as a general rule.
Eve : Just for unborn children ?
House : Yes ! The probable exceptions to rules is the line drawn. Might makes sense for us to kill the ass that did this to you. But where do we draw the line ? Which asses do we get to kill ? Which asses get to keep on being asses ? Nice thing about the abortion debate is we can quibble over trimesters, but ultimately there's an ice-cold line : birth. Morally, there isn't a lot of difference. Practically, huge.
Eve : You're enjoying this conversation.
House : This is the type of conversation I do well.
Eve : But the other type ? The personal stuff ?
House : There are no answers. If there are no answers, why talk about it ?

Mon Dieu, quelle tristesse insondable, dans cette réponse...

Un peu plus tard, elle sort cette phrase très forte : "I was raped. What's your excuse ?"

Fiou.

Dans le même temps, et c'est là que ça devient intéressant, Cameron est elle aussi confrontée à un cas très compliqué pour elle : un vieux SDF qui vient clamser de son cancer au chaud. Un pépère seul au monde qui désire mourir dans la douleur, terrifié à l'idée qu'on oublie son passage sur Terre. Et ce vieux-là, moi, il m'a beaucoup fait penser à House. Clairement, il pourrait en prendre le chemin, s'il continue à repousser tous ceux qui lui veulent un minimum de bien. Cette déchéance-là, elle est tout à fait à portée de sa main.

Jamais Cameron ne laissera penser que ce vieux lui rappelle quelqu'un. Quand il évoque son père qui lui a prédit qu'il mourrait seul, moi, mon sang n'a pourtant fait qu'un tour... Bref, elle va honorer son engagement et le regarder mourir dans la souffrance. Sans détourner le regard.

Tout comme House qui finira lui aussi par accepter sa mission.

House : It was true.
Eve : What was ?
House : Wasn't my grandmother, but it was true.
Eve : Who was it ?
House : It's my dad.

Eve: I'd like to tell you what happened to me now.
House : I'd like to hear it.

Ok. Je résiste à la tentation de hurler victoire, non par modestie, mais parce que malgré l'air de sincérité qu'il affiche, je le crois tout à fait capable de raconter les mensonges les plus éhontés à cette jeune fille, histoire de l'aider... ou tout simplement de s'en débarrasser.
Il y a quelques épisodes de cela, j'avais évoqué la possibilité qu'il ait été maltraité pendant son enfance par son charmant père, et j'avoue que je suis très tentée de le croire. Parce que tout cet épisode s'apparente à une sorte de démontage de la grande machine House.
Ce qui est intéressant, c'est qu'après s'être fait baladé (enfin, pas "nous" personnellement, mais bon) dans l'épisode précédent, on aurait limite envie qu'il nous fasse une déclaration sur l'honneur (et encore), parce qu'on a un peu de mal à croire tout ce qui sort de sa bouche, maintenant.
"Believe what you want", donc.
Quoiqu'il en soit, ce jeu de miroirs entre House et Cameron, qui elle aussi affronte sans doute ce qui la terrifie le plus dans son boulot, est fascinant.

Cet épisode a été très mal noté par les téléspectateurs sur Tv. com. C'est l'épisode noté comme étant le plus faible de la saison. Ca me désole. Il a sans doute été mal compris. Moi je l'ai trouvé absolument excellent. Le problème, mais c'est le but du jeu... c'est qu'il ne nous donne strictement aucune réponse.

 

311 : Words and deeds

Bon, la Sorcière, elle n'est pas très sérieuse. Elle a quatre reviews de retard... rien que pour House.
(C'est dire... Je ne sais vraiment pas si je mérite de regarder le nouveau Dexter ce soir... Oui mais sinon, ça va me décaler la semaine, et ça, ça va pas !)

Bref, le Dark Side est gourmand, en ce moment. Pas de très bon poil puisque cet épisode est celui où nous laissons le cher Tritter retourner à sa petite vie de flic de merde.

Car il est dit que le sick bastard est insubmersible. Oh, il n'y est pas pour grand-chose dans ce sauvetage in-extremis, et on ne peut pas dire qu'il méritait qu'on le sorte de sa merde, mais bon... Il a une chance de folie, dans sa misère : il est doué, et les gens le savent.

Bref.

Le patient du jour est très charmant. C'est un petit pompier dont le seul défaut est de s'appeler Derek. Impardonnable faute de goût. Mais comme il est TRES agréable à regarder (le Dark Side était intarissable sur son petit côté Denzel Washington), on veut bien faire un effort.

Bonjour !

Vous vous en doutez, le diagnostic de la Sorcière et du Dark Side a pris quoi... six, sept minutes. Et encore, on était troublées par l'autre babouin, là, qui faisait son cirque...

Contrairement aux Kids qui n'ont pas du tout vu venir le fait que le jeunot s'offrait une petite crise chaque fois que sa copine pompier radinait son ptit cul, nous, on a tout de suite flairé l'entourloupe. Evidemment, on n'a pas tout de suite compris qu'il allait se faire ratiboiser la cervelle pour oublier ses sentiments pour elle, mais bon, détail que tout ceci !

Car le pauvre petit refusait de lui avouer ses sentiments, la croyant maquée avec son frangin. Invention de son cerveau malade. La tête de la pauvre Cameron quand elle se rend compte qu'elle lui a effacé sa mémoire pour rien, finalement.

Cruel, vraiment. Mais fresh start.

Un fresh start que House pourrait avoir, s'il le voulait, dans cet épisode. Mais non. Il n'aime pas trop le changement, l'animal... Est-ce bien étonnant de la part de quelqu'un qui a joué les nomades pendant toute son enfance ? Certes non. J'en sais quelque chose moi-même... dans le genre âne bâté. Hum.

D'abord, cette tête de mule commence par plaider obstinément non-coupable. Quelque part, moi, je l'admire de camper sur ses positions de la sorte.

Ensuite, parce qu'il faut bien qu'il s'en sorte, d'une manière ou d'une autre, il va présenter les excuses les plus lamentables et hypocrites qu'on puisse imaginer. Oh, on pourrait presque y croire. Mais c'est House, quoi. Et Tritter n'est pas dupe. Du tout du tout.

House : I'm sorry... You could throw a dart at all the adjectives between arrogant and unhinged and I'm sure you'd hit one that describes me. There's a reason I operate that way... I live in pain. Pain that on good days is merely intolerable and on bad ones will suck the life-force right out of you. Doesn't mean that I've handled this right, actually, I was wrong.
Tritter : Thank you. I know that couldn't have been easy for you to say. Even if you don't mean a word of it.
House : I??m sorry. You can hook me up to a damned polygraph.
Tritter : I??m sure you??d pass. Thing is, I??ve never been interested in what you say. All I care about is what you do.

Encore raté !

Et c'est là que commence le casse du siècle. Et devinez quoi ? Le Dark Side et moi, on l'a vu venir, mais à 12 000 kilomètres. Tout contrit, House s'en va en désintox. Si si, une sortie énorme sortie, très théâtrale, face à des Kids complètement bluffés.

Mébiensûr !

(Bon, là, j'avoue, on y croyait encore un petit peu.)

Vous savez quoi ? Je crois que ça, c'est la vraie gueule de Hugh Laurie.

Bon, bref, réunions de groupe, surveillance rapprochée ("When I lead the big patient revolution, Voldemort here is the first to go." ), visites désolées de Wilson, Cameron, enfin, tout le groupe des pleureuses, quoi.

Et pendant ce temps-là, donc, les Kids continuent de venir consulter l'oracle pour soigner le jeune.

Le truc qui nous a mis la puce à l'oreille, c'est d'une part le côté quand même sautillant du salopard, entre deux petits crachats dans la cuvette des toilettes histoire de donner le change, et surtout, surtout, les métaphores... Et puis, ça fait je ne sais combien d'épisodes qu'on ne l'a pas vu... aussi affuté, aussi bon, quoi !

Dites-moi juste comment les Kids qui le pratiquent à longueur d'année peuvent ne pas voir qu'il est raide défoncé ???

Pareil, ça :

(Déjà, oh, le faux fumeur ! )

Franchement, s'il était clean, vous pensez vraiment qu'il se mettrait ainsi en scène ???

Bref, ils se font tous grave ballader, sauf Tritter qui le trouve quand même en train de rouler des boudins de pâte à modeler.

Tritter : Caterpillar ?
House : Lower intestine with ulcerative colitis. You crash art therapy classes just for the adrenalin rush ?
Tritter : Cuddy wouldn't get off the phone until I promised I'd come see for myself. I gotta admit, this move I did not expect.
House : Well don't tell anyone but the photos of smiling people in the brochures, it's just marketing.
Tritter : Well you're obviously making an effort. So I suppose the next step is for me to talk to the DA.
House : Which you have no intention of doing.
Tritter : No.
House : So words mean nothing, actions mean nothing, what the hell is left ?

Et alors que Tritter fait mine de s'en aller sans même lui faire l'aumône d'une réponse :

House : You son of a bitch! What about your words, your actions ?! Gotta get House cleaned up, get him to show some humility, when it comes to actually doing something you prove that all you care about is bitch slapping a guy who refused to kiss your ass !
Tritter : You ever trust an addict ? You ever give one the benefit of the doubt ? How many times did it work out for you ?
House : Yeah yeah yeah, I get it, so you were screwed over by your mother, your wife, your partner, but you keep sending them Christmas cards while you take it out on everyone else.
Tritter : No more Christmas cards, no I learned. People like you, even your actions lie.

Rah !

Ca, je vous dis, c'est le genre de duel dont personne ne peut sortir gagnant à part avec l'aide d'une force supérieure.

Et avant d'en venir à cette intervention divine, une petite scène très mimi entre House et son meilleur pote... tout de même.
Car lorsqu'il vient lui rendre visite en désintox, Wiwi se paye le luxe d'une petite séance d'excuses. Et alors ça, pour le coup, ça la lui coupe.

House : I had no business blaming you for any of this. I know you were just trying to help me, protect me, that's what friends do.
Wilson : Is this.... an apology ?

House : Part of the program, if you don't like it I can stop.
Wilson : Not at all, it's just so... unfamiliar. Please, keep going !

Sérieux, il en a presque les larmes aux yeux ! Oooooh, quand on a compris ce qui se passe réellement, comme on déteste House de faire ça !

Et mieux encore, Cameron, dont les grandes oreilles ont vite fait d'apprendre la nouvelle, en profite pour le coincer dans un petit coin sombre.

Et...

Malaise. Evidemment, si on n'a pas capté qu'il est complètement stone et qu'il mène tout son monde en bateau, on se demande pourquoi il fait une telle tête de déterrée quand elle lui fait son regard reconnaissant, genre : "Je savais que vous n'étiez pas un gros blaireau sans coeur."

Ben oui. Imposteur !

L'intervention divine, donc, la voici. Elle s'appelle Cuddy.

Cuddy qui nous sort un faux-témoignage du feu de Dieu, qui affirme qu'il n'a jamais volé les pilules du mort puisque c'était un piège qu'elle lui avait tendu, Wilson l'ayant prévenue qu'il avait déjà tenté de les faucher.

(On comprend tout de suite que c'est un joli mensonge.)

Et la juge n'a pas l'air franchement dupe.

Malgré tout, et je suis sûre que ça a joué, elle l'a vu préféré se manger un outrage à la cour plutôt que risquer de perdre son patient en répondant à un coup de fil des Kids en pleine séance... :

Judge : My suspicion is you have better friends than you deserve. Rules and laws apply to everyone, you are not as special as you think. But Detective Tritter chose to make you so. Detective, I don't know exactly what's going on here, but I am sure that this man is not flooding the street with cocaine. I'm also certain that knowing Dr House, he must have done something to set you off but you're going to have to live with it. Given Dr Cuddy's testimony I'm not going to allow this to proceed to jury. Case dismissed. Court is adjourned.

Le meilleur, c'est quand même ça.

Tritter : Good luck. I hope I'm wrong about you.

Eh bien non, malheureusement. Enfin, moi, j'aime autant...

Bon, House n'échappera pas à une nuit de prison pour l'outrage. Il essaye bien de faire un peu son mariole face à Cuddy, mais elle lui envoie un solide "Now I own your ass !" avant de le planter là avec son Wilson. Wilson qui lui a apporté ses pilules de désintox... sauf qu'en voyant House se jeter dessus comme un crève-la-faim...

House : You get these from the pharmacy or from Voldemort ?
Wilson : Voldemort, why ? What difference does it... That's Vicodin, he's been slipping you Vicodin ?

House : No... he'd be risking his minimum wage job to do that.
Wilson : The whole time ?
House : My higher power said it was ok.
Wilson : Nothing's changed ?
House : Nothing's changed.

Wilson : The apology, you didn't need to do that to make this work.
House : Believe what you want.

Et vous savez quoi ? Eh bien Wilson, il n'en demande même pas plus. Ca lui suffit. Et voilà pourquoi ça se reproduira, encore, et encore, et encore.

Wilson : Goodnight House, I'll see ya tomorrow.
House : Goodnight Wilson.

Alors moi, je suis ravie ! Du House absolument démoniaque, juste comme je l'aime, en mode survie à tout prix, et qui va forcément à présent se prendre pour God himself !

Le Dark Side, de son côté, ne décolérait pas... sauf que maintenant, depuis que Tritter a disparu du paysage, elle râle parce qu'il ne se passe plus rien.

Pffff, les gens, hein ? Sont jamais contents !

Irf, irf, irf !

Ah, moi j'ai adoré cet arc ! J'ai hâte de voir ce qu'ils réussiront à nous sortir par la suite pour rebondir, parce que ça, c'était quand même phénoménal ! Michael Tritter, nous te regretterons. Un peu.

 

House vu par Mara...

Non, pas la FF, l'autre !

Mara, elle dessine des BD, elle habite ici, elle fanartise à mort, et je trouve qu'elle a magnifiquement bien su capter le regard si humain du sick bastard.

Et en même temps, il y a ce petit côté triste tout à fait dans le sujet. Bref, très chouette.

(Et personnellement, je trouve que ses ombres sont remarquables... )

 

310 : Merry little Christmas

Tu m'étonnes, super merry !

Ah ça, dans la review précédente, je ne vous ai pas inondés de caps de la bête, mais là, vous allez en bouffer de l'oeil globuleux et du menton mal rasé. D'autant que j'en ai fait au moins 8000, pour cet épisode.

Malgré toute la misère qu'on a pu se prendre dans la face jusqu'à présent, je trouve vraiment que cet épisode est le pire, pour House. C'est la chute la plus absolue. Pour être franche, j'ai même cru qu'il allait tenter de se foutre en l'air. Mais non, parce qu'il a dépassé ce stade où il se rend compte qu'il a une vie de merde. A mon avis, il n'est même plus capable, dans un sursaut d'orgueil, de mettre fin à ses jours. Il attend que ça se passe. Il subit.
C'est juste atroce.

D'ailleurs, comme pour souligner ça, cet épisode ne débute pas par le traditionnel patient du jour, mais par House qui se traîne jusqu'à son bureau où l'attendent Wilson et Tritter.

Et ZE capture d'écran du jour, la voilà :

Wilson : I told him I didn't write those prescriptions.

Voilà la tête que fait House lorsque Wilson avoue qu'il a dit à Tritter qu'il n'était pas l'auteur des ordonnances suspectes. Cette tête-là, elle vaut son pesant de cahouètes. Ah ça, on n'est surement pas prêt de le revoir faire une tronche pareille. D'ailleurs, ça lui passe très très vite, tellement il se dépêche de reprendre le contrôle de lui-même et de se recomposer une bonne tête de méchant.

Et il fait ça tellement bien.

Moi, j'adore !

Il n'empêche, cette petite tête, là-haut, elle en dit long. Je pense que jamais il n'aurait cru que Wilson finirait par donner ce qu'il veut à Tritter.

Après ça, si vous le permettez, on va aller au plus court parce que voyez-vous, j'ai la migraine.

DONC !

Intéressant, bien entendu dans cet épisode, le cas du jour. Je ne sais combien de fois House prononce le mot "dwarf" sur tous les tons et de toutes les manières, mais que peut-on attendre d'autre d'un tel énergumène si ce n'est de le voir se foutre de la gueule d'une petite madame et de sa très petite fille de quinze ans ?

D'autant plus que la petite madame a du répondant. Et que ça le séduit, le sick bastard. Si si, même dans sa misère de papatte et de manque de pilules, il arrive à sourire de ses réponses un poil grivoises. A propos du papa d'Abigail qui est de taille "moyenne".

House : Did he have a fetish or did he just fall in love with your long-legged soul ?
Maddy : He grew up in the circus, said I reminded him of home. Seems like you're the one with the fetish.
House : Certainly curious about the logistics. Did you stand on a table ?
Cameron : House !
Maddy : Pretty much he laid flat and spinned me.
Abigail : Mom !

House : Care to go for a spin ?

Heureusement qu'il a encore ça pour l'amuser un peu parce que voilà, Tritter lui laisse le choix : c'est soit la désintox, soit la prison.

D'ailleurs, le choix va se faire quasiment tout seul puisque House est à sec. Après avoir forcé en vain le tiroir de Cuddy avec l'aide de Foreman (!), il n'a plus rien à se mettre sous la dent. On a donc droit à une scène d'une tristesse atroce (que j'ai regardée la main devant les yeux tellement j'avais honte pour lui) où il va faire celui qui a bobo à la tête dans un autre hosto pour essayer de se faire prescrire sa drogue...

... ce qui naturellement, ne marche pas, sinon ça se saurait. House rentre donc chez lui trembler comme une feuille et dégueuler ses tripes tranquillement. Interrompu bientôt par Cuddy, très embêtée, qui ne sait plus comment soigner la gosse.

Eh bien il lui claque la porte au nez, à cette malapprise. Et il a bien raison. Non mais oh, on peut quand même encore crever tranquille chez soi, non ?

Ce qui nous amène à cette scène délicieuse. Ah, comme j'aurais dû capter d'emblée ce qui se passait.

Bien sûr que la douce Cameron vient s'enquérir de sa petite santé, et panser d'une main légère les coupures qu'il s'est lui-même infligées pour se changer les idées... et choper au passage un petit diagnostic de derrière les fagots...

Car Cuddy n'est pas stupide, loin de là. Ca doit lui coûter cher, quelque part, d'admettre que House puisse accepter Cameron chez lui et pas elle. Mais bon, business is business, que voulez-vous.
Et Cameron aura eu sa petite récompense : celle de jouer les Mère Thérésa auprès de son "sick puppy" préféré, elle qui aime tant ça.

Au passage, on notera que Cameron continue mine de rien de le défendre à cors et à cris. D'abord face à Wilson à qui elle ne cache pas son mépris. Et ensuite face à Cuddy qu'elle pourrit littéralement en revenant de chez House.

Cuddy : How bad is he ?
Cameron : Are you asking because you care or because you're wondering whether to trust his opinion ?

Elle a beau le défendre, la petite, il n'empêche que son héros revient à l'hosto pour deux coups d'éclat dont un pas très glorieux. D'abord, il trouve le moyen de barboter les pilules d'un mort après avoir fait une scène honteuse devant la veuve...

Ensuite, il guérit la gosse, bien sûr. Mieux encore, il lui diagnostique un manque d'hormones de croissance. En fait, elle n'est pas du tout naine. Un petit coup d'engrais et elle atteindra une taille tout à fait normale. Seulement, très fière de sa maman et de sa condition de petite madame, elle n'en veut pas, c'te petiote là, des médocs qui font grandir. Elle ne veut pas être comme les autres. Et sa mère en est très fière. Jusqu'à cette conversation absolument renversante avec House.

Maddy : If my daughter doesn't want to choose the easy path, I won't force her to.
House : Then you're a lousy mom. You want your daughter to be a freak.
Maddy : We're not freaks.
House : You want her to overcome adversity.
Maddy : Yes.
House : Then why stop at height? Poke a stick in her eye, imagine how interesting she'll be then.
Maddy : Being little is not the same...
House : You and I have found that being normal sucks because we're freaks. Advantage of being a freak is that it makes you stronger. How strong do you really want her to have to be ? Tell her what you have to tell her, now you tell her you lied, even if you didn't.

Dans le même temps, un autre dialogue super intéressant a lieu...

Wilson : I can't testify. Drug addicts hurt the people around them with their habit.
Tritter : House has hurt plenty of people, you included.
Wilson : He saves lives, people that no one else can save and no matter how much of an ass he is, statistically House is a positive force in the universe. Pills let him do that.
Tritter : Vicodin does not make House a genius, whatever he does on the pills he can do off. He is just not willing to try.
Wilson : I won't testify against him.
Tritter : Then we'll subpoena you, your previous statement will be read into evidence and you'll be charged with interfering with an investigation, and you will go to jail.
Wilson : Again, statistically better me than him.
Tritter : Statistically the two of you will be in jail.

C'est ainsi qu'après cette phrase superbe, Wiwi va aller forcer la porte de House (enfin, façon de parler puisque de toute évidence, il a encore la clé) pour le trouver gisant à terre le nez dans sa gerbe. Si sa première réaction est d'accourir, aussitôt qu'il voit ceci...

... et croisant le regard de House pas tout à fait dans les vapes, eh bien il se lève, et il se casse.

Et il a bien raison. Même si ça a manqué de peu de me briser le coeur.

On se dit que c'est fini, mais non. C'est le soir de Noël et l'ultimatum de Tritter va bientôt expirer. A peine relevé, House s'en va accepter son marché.

House : I'm ready to take the deal.
Tritter : That's off the table.
House : The clock doesn't expire until...
Tritter : Got new evidence. We don't need Wilson anymore. The thing about addicts, no matter how smart they are, they are dumb when it comes to drugs. So I've been keeping an eye on the pharmacy log, seems some patient of Wilson's, name's Zebalusky managed to pick up his oxy prescription after he died. Jesus walks huh ? Merry Christmas.

Gneu.

House, House, House. Tu me fais honte, mon pauvre vieux. Dévaliser les morts, fouiller les tiroirs de la patronne, mentir dans un autre hosto, insulter les nains, laisser un message désespéré à maman qui réveillonne chez tata... tssssss !

Comme il doit se détester, ce pauvre House...

(C'est pas tout ça, mais maintenant, je vais regarder les petits Français se faire dignement étriller par les Noirauds. Allez, mes bébés !!! Arrachez-leur les zoreilles, à ces grands - mais superbes - cons !)

 

309 : Finding Judas

Ou comment l'inspiration me vient quand je passe l'aspirateur.

Oui, cette activité, aussi dégradante (et rarissime !) soit-elle, me permet quand même de laisser vagabonder ma matière grise qui dès lors regarde en direction de Princeton Plainsboro.

J'ai donc percuté que depuis un bon moment, le gars Wiwi, c'est un peu nous. Ou disons le pékin de base qui tout en aimant tendrement le son of a bitch claudicant, finit quand même par s'indigner de ses coups d'éclat. Dans mon cas, bien sûr, ce genre de réaction vient très très (TRES !) tard.
C'est Wiwi qui vient s'apitoyer devant Cuddy en pleurs. C'est Wiwi qui fait des yeux incrédules quand il réalise que House a flanqué une beigne à Chase. C'est Wiwi qui culpabilise à mort à l'idée de le vendre. Et c'est Wiwi, enfin, qui va le dénoncer à Tritter pour mettre un terme à tout ce cirque. Parce qu'il n'y a rien d'autre à faire, au fond, face à un énergumène devenu aussi incontrôlable. Parce que c'est ce qu'on a envie de faire nous aussi pour mettre un terme (qu'on croit) à cet arc tellement ça nous fait mal au coeur de les voir tous en chier comme ça.

Bref, Wilson, c'est nous. C'est Monsieur Toul'monde. C'est l'observateur qui finit par agir. C'est dans cet épisode qu'il cesse d'être le Casper le gentil Fantôme qu'il était depuis le premier épisode, le Père la Morale aux yeux humides de tendresse, le bon toutou à qui on peut foutre un coup de pied au derche quand on a eu une dure journée, vu qu'il vous fera toujours la fête quand vous rentrerez du boulot.

Bon, maintenant, tais-toi, cerveau. On va pas tortiller du croupion pendant 107 ans : CET EPISODE EST ATROOOCE !

Non, sérieux, vous vous rendez compte ? House a failli (et ce sans sourciller !) couper en deux un enfant de six ans !!!
Et flanqué une torgnole à Chase !!!
Et fait pleurer Cuddy !!!

Mais que quelqu'un arrête le fou furieux ! Ah, ben justement, c'est exactement ce qu'est en train d'essayer de faire Tritter...

Et à part ça :

La Sorcière et le Dark Side : Ouuuuuuuuuuééééééé !!!

Bref. Il s'en va complètement de la tête, ce pauvre Gregory, sans déconner. Déjà, il rate un diagnostic. Celui de ce petit bouchon de six ans, dont les parents divorcés ne cessent de se lancer des amabilités.

Notamment le formidable :

Edie : You're right. I'm so petty, I hope she dies so it vindicates my opinion. I didn't mean that, sweetie. Mommy was being sarcastic.
Rob : She's a few years away from grasping the sarcasm, don't you think ?

Grâce à eux, House va nous entraîner à deux reprises devant un juge qui n'aurait pas démérité dans Ally McBeal.

Judge : Is he as big a jerk as I think he is ?
Cuddy : Bigger.

Et ce bon juge, au bout de deux allers-retours, décide de jarter les parents et de confier les décisions médicales à Cuddy. Et là, manman, la Sorcière a senti venir le grain.

Elle est gentille, Cuddy, mais pour le coup, elle foire total. A vouloir trop bien faire, elle ne fait rien, ou plutôt, elle s'emmêle les crayons, raconte n'importe quoi, bref, n'est d'aucun secours auprès de cette pauvre gamine qui se retrouve alors sans ses parents.

C'est comme ça que House la retrouve à tenter désespérément de faire baisser la température de la mioche...

... et qu'il lui hurle à la gueule cette phrase terrible :

House : It's a good thing you failed at becoming a mom, because you suck at it !

De toutes les répliques, je crois que celle-ci est la pire qu'il ait jamais sortie. Pure méchanceté, un tout petit fond de vérité, peut-être, mais ce n'est pas comme si Cuddy ne se rendait pas déjà compte à quel point elle a été mauvaise sur ce coup. Et même pas mauvaise, juste maladroite, quoi. Bref, c'est juste total mean.

Et après tous ces épisodes où ma foi, j'ai admiré (voire me suis extasiée sur) l'aplomb de Cuddy, eh bien là, le trait a transpercé l'armure. Mais bien sûr, jamais elle ne pleurera devant lui. Ca, certainement pas. Et pourquoi faire, d'ailleurs, quand Wilson est là pour lui tendre son épaule réconfortante ?

Wilson : You okay ?
Cuddy : Yeah, sure.
Wilson : Hmm, what I meant by ??are you okay ?? is ??what the hell did House do ??
Cuddy : Nothing.
Wilson : What did he say ?
Cuddy : I've seen House be rude a thousand times, usually to achieve something. I have never seen him be mean just because he can.
Wilson : Seriously ??? ( ) What did he say ?
Cuddy : Nothing. Doesn't matter.
Wilson : Well, I've seen House be rude to you a thousand times, but I've never seen it get it you.
Cuddy : People think House has no... inner censor. The fact is he holds himself back, because when he wants to hurt, he knows just where to poke a sharp stick. I have been trying to get pregnant. And House knew. He told me I'm a failure as a mother.
Wilson : And you're this upset because... you think he's right ?
Cuddy : I have had three separate implantations... the first two never took, the last one, I... lost.
Wilson : I'm sorry. You didn't fail. Those were physical events.

Voilà, quoi.

Bon, et pourquoi est-il si méchant, se demande-t-on ? Ben la réponse tient en un mot : vicodin ! Il flippe sévère, le sick bastard, parce que voilà, il est à cours. Il a même dû aller vider sa secret secret secret stash, celle qui se trouvait, donc... dans le bouquin sur le lupus !

Bon, on rigole, mais c'est pas drôle. Quand on le voit serrer les dents comme ça, on se doute qu'il doit endurer mille morts.

Et l'entendre braire à tout bout de champ : "I NEED MORE PILLS !", je dois avouer que c'est assez destabilisant. Surtout quand on connaît sa fierté, à ce gros naze.

Et pendant ce temps-là, Tritter fait son petit chemin. Après avoir terrifié tout le monde, sa prochaine victime, c'est naturellement Cuddy.

Mais je la soupçonne, au fond, d'être bien plus costaud que tous les autres réunis.

Cuddy : You think Dr. Wilson deserved to have his assets seized ? His entire practice ruined ?
Tritter : No.
Cuddy : So, you just don't care ?
Tritter : This is how I get what I want. I put pressure on people. And if it doesn't work on Wilson, it will work on you.

C'est c'qu'on va vouar !

Bien entendu, le plus drôle, dans cet épisode, c'est encore la manière dont Chase s'est fait balader par Tritter. Non, son compte n'a pas été bloqué comme celui de ses petits camarades, il a menti, fidèle à lui-même, pour faire comme si. Mine de rien, Tritter a bien cerné le personnage... Et quand il le lui fait comprendre, ça donne une scène où on a encore envie de balancer des tartes à la gueule de Chase tellement il a l'air con.

Ca tombe bien, on va être exaucé, dites donc.

Mais pas parce que Chase traîne avec Tritter, non ça House s'en fout comme d'une guigne. D'ailleurs, il se fout de tout. Tellement que son dernier diagnostic sur la gosse est d'une aberration sans nom. Tellement qu'il l'envoie littéralement se faire couper en deux sur la table d'opération. Ce traitement de choc indigne naturellement les Kids dont la tentative de soulèvement est vite étouffée par une gueulante monstrueuse.

House : Right, she's six ! She can't have flesh-eating bacteria ! It's just wrong ! Let's cure her with sunshine and puppies !

Et là, pendant que cet enfoiros range ses affaires et se prépare à se casser chez lui, on assiste pendant de longues, très longues minutes, à l'aiguisage des scalpels et à la préparation de la scie à nonosse. Gouleyant, je vous dis que ça. C'est bien simple, moi, j'étais en train d'essayer de me prouver à voix haute que non, ils n'allaient pas la couper en deux, parce que bon, vous comprenez, TF1 n'en voudra jamais, de cet épisode, et que même la Fox ne pouvait se permettre ça, pendant que le Dark Side, à côté, se tordait les mains avec moult lamentations.
Voilà, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, ce que cette série fait des deux terreurs que nous sommes.

Seulement, c'était sans compter le coup de génie de Chase. Ca ne lui arrive pas souvent (à vrai dire jamais) mais sur ce coup, il est princier. Il percute, façon House, que la petite a une allergie à la lumière. Cavale dans le hall pour rattraper House, qui vexé qu'on mette en doute son diagnostic et probablement fin énervé que Chase se permette de l'attraper de manière aussi cavalière, lui colle son poing dans la figure.

C'est la première fois que quelqu'un d'autre que House trouve le diagnostic du jour. Et c'est Chase.

Pincez-moi, je rêve tout debout.

Bref, ce petit cocktail délicieux, pour notre Wiwi, ça fait beaucoup. En plus d'apprendre que cette fois, House a failli couper une gamine en deux, sa gueule quand il découvre que Chase s'est pris une beigne, c'est collector.

En fin de compte, s'il s'en va balancer House à Tritter, c'est aussi, sans doute, pour ne pas que ce soit Chase qui le fasse. Ou quiconque d'autre.

Voilà comment il finit par se pointer dans le bureau de Tritter avec cette phrase :

Wilson : I'm gonna need thirty pieces of silver.

Et voilà comment Tritter a trouvé son Judas.

Su-perbe !

La petite cerise sur ce gros gâteau, c'est quand même qu'après avoir vu les parents se renvoyer à la gueule toute la culpabilité possible, c'est leur faute à tous les deux, involontairement, si leur fille est malade. Vu qu'ils sont tous les deux porteurs de la maladie qui la frappe.
Moi, j'adore ce genre de petit coup en vache que vous fait la vie !

Sinon, pour House, c'est grave mort. Il a totalement arrêté de se battre, cette fois. A ce stade, je me demande encore comment il peut réussir à se lever le matin, le gars...

 

Brillant !

Vous savez quoi ? Vous n'avez plus besoin de regarder House. J'ai ce qu'il vous faut.

(Je ne sais pas qui est l'auteur de ceci, mais c'est trop adorable... La patte tordue m'a fait pleurer de rire... )

 

308 : Whac-a-mole

Oui, alors en fait, non.

Impossible de me sortir de la tête les trois épisodes qu'on vient de voir, alors ma foi, autant en causer.

Je suis triste. Oui, triste. Et fâchée. Parce que ce même toubib qui, il n'y a pas si longtemps, posait sa main sur l'épaule de Cameron pour lui dire "I'm proud of you" et s'amusait, hilare, à faire des glissades dans les couloirs de l'hôpital est, au terme de ces trois épisodes, devenu un machin pathétique et foncièrement méchant, là où avant, il était drôle. Dans sa méchanceté. Une loque, quoi. Une sorte de chien enragé qu'il vaudrait mieux faire piquer. Bouhouhouh.

Enfin, dans cet épisode, disons qu'il reste tolérable. D'autant que comme le dit si bien le Dark Side, cet épisode, il est surtout là pour faire un peu pleurer dans les chaumières.
Alors pleurons.

Jack, à peine majeur, père de son petit frère et de sa petite soeur de 8 et 11 ans depuis la mort de ses parents, trime dans un fast-food où il bat la semelle avec un rongeur géant pour amuser les mioches. Jusqu'à ce qu'il dégueule sur un gâteau d'anniversaire avant de faire une crise cardiaque.

Voilà qui est singulier.

On entend déjà résonner, en fond sonore, les sirènes des services sociaux que Cuddy ne tardera pas à rameuter puisque House ne le fait jamais, vu qu'il s'en bat profondément les steacks.

Charmant monsieur.

D'ailleurs, sa découverte de la situation familiale du patient du jour nous vaut la meilleure réplique de l'épisode :

House : Party of Five ! Powerful stuff ! The OC of its day !

Forcément, quand on passe six jours par semaine à glander, on peut se permettre ce genre d'analogie.

Difficile de ne pas étouffer quelques rires quand on le voit mettre sous enveloppe son diagnostic, sous le regard médusé (voire choqué) des Kids. Allez hop, que le meilleur gagne. Cela nous vaut une splendide allusion au grand Sherlock.

...*soupiiiiiiiiiiiir*

(Rappelons que le patient a notamment pour symptôme des pieds qui le démangent.)

Les séquences où House leur colle au c' en braillant "cooooolder !" sont évidemment de l'or en barre.

Surtout quand assistant au petit manège de Cameron pour stresser le jeune (elle le fait flipper en lui disant que s'ils ne trouvent pas ce qu'il a, il va perdre la garde de son frère et de sa soeur, qu'il ne les reverra jamais, etc... ), House se met à faire sa Cameron avec un cynisme absolument abject... mais tordant, bien sûr :

House : Stop torturing him ! What kind of a doctor are you ???

Bon, mais trêve de rigolade. Cet épisode, c'est surtout celui du divorce entre House et Wilson. Enfin, me souffle une petite voix démoniaque. D'abord, Wilson se fait sucrer son accréditation par Tritter. Après sa bagnole, son compte en banque, il ne peut plus prescrire de médocs à ses patients. "Mais qui va me prescrire ma codéine ?" s'écrie alors un grand humaniste nommé Gregory House !

Et d'aller d'abord demander aux Kids de lui prescrire sa drogue, et après leur refus, de se tourner vers cette brave Mme Cuddy :

House : Okay, fine ! I'll father your child. First you gotta write me a Vicodin prescription ; just so I can get through the foreplay.

C'est qu'il a mal, le son of a bitch. Oui, tout à coup, une vilaine douleur à l'épaule le fait boîter d'en haut, dites donc. Et il râle façon wookie.

House : Aoutch !
Kiné : Got it !
House : Fix it !

Ca nous vaut d'ailleurs la petite minute délice du jour, lorsque Cameron lui enfile son machin pour lui tenir l'épaule, là, c'est juste trop mignon... et gênant.

(Moi, il me ferait peur, mais c'est une question de goûts.)

Bref, après s'être fait débloquer l'épaule par la kiné, avoir porté dix secondes son bras en écharpe histoire de dire et volé la canne d'un petit vieux, House se voit signifier par Wilson que ce n'est pas son épaule qui lui fait mal, mais sa conscience. On imagine aisément la réaction du gars.

(D'ailleurs, moi, c'est pareil. Je suis sûre que ce n'est pas du tout une maladie mortelle qui me fait mal à la gorge, ça doit être ma méchanceté qui remonte.)

Enfin tout cela nous amène à l'EXPLOSION, enfin ! C'est juste pas trop tôt, quoi... Mais pour cela, il aura quand même fallu que Wilson ferme son service de cancérologie, s'il vous plaît. Ce qui n'emeut guère House...

House : Oh, poor you. Think if you suffer loudly enough...
Wilson : YOU COMMITTED A CRIME !
House : What do you want me to do ? Turn myself in ?
Wilson : YES ! YES ! Do something ! Go in ! Show some remorse ! Tell Tritter you'll get some help !
House : I don't need help !
Wilson : House, get out of here. Get out of here.
House : You're not gonna make me feel guilty about what Tritter is doing... to us.
Wilson : You already feel guilty. Your serious shoulder pain... isn't coming from your cane, it's coming from your conscience. And that used to be enough. Despite all your smart-ass remarks, I knew you gave a damn. This time, you were either gonna help me through this or you weren't. I got my answer.

Gloups. Ca a gueulé grave.

D'ailleurs, la scène de fin, avec Wiwi qui attend son bus dans le froid ("pooooor you !") et House qui passe devant à moto, s'arrête, le regarde, et repart aussi sec est... RRRRRRRhhhhhh...

Oué, c'est bien foutu, leur affaire.

Enfin, en guise de bilan, on se retrouve donc avec House réduit au bon vouloir de Cuddy pour ses ordonnances (après avoir décimé la réserve de pilules anti-règles douloureuses de Cameron ), et tout ce petit monde bien misérable. Sauf House, qui hormis le fait qu'il va en chier pour ses pilules, se fout de tout le reste.

A pleurer.

L'histoire du petit jeune, c'est pas gai non plus. Une greffe de moëlle épinière de son petit frère pourrait le sauver, mais il refuse. Foreman est persuadé que c'est pour protéger le petit. Et au terme d'une très courte visite de House, toujours prompt à souligner ce qu'il y a de moche sur cette Terre, on se rend compte que c'est surtout que le jeune, malgré une culpabilité dévorante, préfère rester malade et confier au moins momentanément la garde de son frère et de sa soeur à une famille d'accueil.

House (à Foreman) : Don't pretend to be surprised.

(Désolée, cette note ne ressemble pas à grand-chose, je n'ai pas tellement la tête à ça. Mais promis, pour les deux épisodes suivants, je vais faire un effort.)

 

*baille*

21h59, au boulot...

(*allume la télé*)

(*zappe*)

Hiiiiii, Dr House en allemand sur RTL !

(*coupe le son, parce que bon, on a beau l'aimer, Herr Doktor, le doublage allemand, c'est assez ekelhaft*)

Ach Schei?e, c'est cet épisode. A peu de choses près, je me jettais dans les bras de la spoilerisation teutonne, dites donc !

 

Arghlll !

Toutes ces requêtes "House 401" dans mes stats, ça me goooonfle !

Bon, quelqu'un l'a vue, cette reprise ? Evidemment, j'ai pécho l'épisode et mis bien au chaud en attendant des jours meilleurs, mais ceux qui en sont là, ça a été ? C'est pas trop dur, sans... Enfin, vous savez.

Gniiii, non, ne dites RIEN !

 

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