Le blog de La Sorcière
 

206 : Out of time

Ce qui est en train de se produire avec Heroes dépasse la compréhension. Non, vraiment, je ne comprends pas, c'est rageant. Cette série a pourtant tout pour elle ! Des acteurs plutôt pas dégueus, dont quelques uns carrément beaux gosses, une histoire qui devrait tout péter, une science du cliffhanger à faire pâlir d'envie Jack Bauer. Mais non. Les personnages sont de plus en plus ennuyeux (mais où est passé LE Nathan Petrelli ? Comment osent-ils faire d'Adrian Pasdar ce machin transparent et geignard ?) et les épisodes traînent en longueur malgré des révélations et des twists qui devraient nous faire sauter par la fenêtre. Et certains ressorts utilisés sont vraiment pathétiques. Notamment le coup de la destruction de New York. Car oui, braves gens, vous n'imaginerez jamais, après la bombe, ce qui menace cette cité de savoir et de lumière... le virus destructeur, bien sûr.
Ah ben ça, vraiment, on n'y aurait jamais pensé.

(C'est surtout qu'on n'aurait jamais pensé qu'ils puissent avoir recours à un truc aussi bateau. Genre quoi... ? Cinq ans après le Jack Bauer susnommé. Où est ma corde.)

Oui, mais que voulez-vous, ça fait joli ces messieurs en combinaisons qui vous chopent un Peter Petrelli qui a retrouvé son air con et sa vue basse.

Pareil, ça fait super joli ce 93% de victimes et tous ces sacs mortuaires à perte de vue.

Le problème, c'est que depuis Stephen King et son Fléau, depuis les alertes à l'anthrax en 2002, depuis la menace du SRAS et de la grippe aviaire, ben... ça fait plus si peur que ça, tout de même. On est devenu fatalistes, et on en soupire de lassitude.

Heureusement que Mama Petrelli est un peu là pour nous tirer les larmes.

Ah elle, parole, elle a vraiment pas de chance. Vlan, un coup elle croit perdre un fils, paf, on le lui retrouve, vlà qu'elle a perdu l'autre... Ma bonne Angela, vous avez une sacrée poisse, tout de même.

Avec ça que j'ai failli me fâcher quand Hiro fait exploser mon Kensei.

J'en aurais bien versé ma larme si cela n'avait promis quelque avancée. Enfin, sa princesse gourdasse lâche la phrase que j'attends depuis *regarde sa montre* quatre ou cinq bonnes semaines.

Et enfin ce débile léger reprend la route du temps présent, non sans nous servir une fois de plus sa petite bouille toute triste de héros malgré lui. Oh hé, zyva, il va pas faire sa délicate, lui aussi, non ??? Heureusement qu'il nous fait le coup du "Yatta" en rentrant.

Evidemment, Paparkman, il a un pouvoir quand même assez cool et flippant. Comme sa tronche.

Le problème, c'est que quand il s'en sert, on le voit venir à deux cents kilomètres, ce qui fait que nos héros ont l'air encore plus demeurés que d'habitude.

(Vous me direz, Nikki n'est plus à ça près.)

Et pourtant, je vous le dis, il s'en passe, des choses, dans cet épisode. Ce boulet de Mohinder retourne une fois de plus sa veste et nous présente pour la première fois la bonne gueule au nez cassé qu'on retrouve sur un des tableaux.

Nathan apprend que son petit frère n'est pas si mort que ça.

Entre Claire et Papa Bennet, c'est pas la joie non plus.

J'irais même jusqu'à dire qu'on ne l'a jamais vu aussi furax et que ça va certainement chier comme jamais.

Et enfin, donc, ze rebondissement qui m'a laissée comme ça :

Le fameux Adam (le premier homme ? Comme ce serait amusant... ) qui serait derrière la série de meurtres des vioques, celui qui a laissé un petit mot doux à Peter maintenant rapatrié dans le temps présent, c'est...

Kensei ! Mon Kensei que l'autre tanche avait fait exploser ! Il est là, bien vivant, et vous allez en baver, mes petits amis !

Non mais alors.

 

206 : The line

Il y a du mieux, tout doucement, je vous le dis, il y a du mieux. Non que ce soit magnifiquement palpitant, on en est encore loin, mais il commence à se profiler des choses intéressantes... Eh oui, on le voit bien, tous nos amis sont en train de glisser de manière certaine, malgré eux (ou pas), vers une noirceur des plus alléchantes... Et on sent bien que ce n'est que le début. Le seul à s'en sortir à peu près, dans cette histoire, c'est bien entendu Peter-le-Pur. Il a beau essayer, essayer, et encore essayer, après une demi-minute en tant que Bad Boy il y a deux, trois épisodes de ça, il est rattrapé par son bon fond.
Chose que même Hiro ne parvient pas à faire. Comme tout le reste de la bande, lui aussi franchit la ligne, mettant ainsi en péril tout ce pourquoi il se bat depuis le début.

Et tout ça pour quoi ? Pour un petit baiser de rien du tout avec la chieuZe médiévale qui ne sait vraiment pas ce qu'elle veut, la taupe. Ah ben ça alors, j'étais pas du tout contente. Quoi d'étonnant, alors, à ce que le pauvre Kensei, plongé dans le plus grand dépit amoureux (et ça, c'est un truc qu'on ne peut pas combattre à coups de minables "désolés", mon petit Hiro), retourne sa veste plus vite que l'éclair ?

Go, Kensei, go !
Le seul truc qui m'ennuie, c'est que visiblement, on n'est pas près d'avoir le fin mot de cette intrigue... J'adore Kensei, je donnerais cher pour qu'il reste dans le secteur, mais je commence à en avoir ras la casquette, des Samouraïs. Tout ça ressemble énormément à une grosse carte postale, et je commence à me croire dans Stargate... (Ben oui, regardez bien. Si je ne m'abuse, le papa de la donzelle, c'est grave le chef des Mongols, là, dans le pitoyable épisode où Carter se fait embarquer pour être vendue.)

Enfin bref. Je rigolerais qu'on nous zigouille la Niponne histoire de mettre les deux compaings d'accord. Que quiconque ose me dire qu'elle ne le mérite pas.

Du côté, d'HRG, mmmmh, ça ne s'arrange pas non plus. V'là que pour mettre la main sur les tableaux de Mendez (qui sont en Ukraine... Gné ? A Odessa. Arf.), il descend un de ses anciens potes, froidement, comme ça. Un monsieur qui avait l'air pourtant bien gentil, avec un petit-fils et tout...

C'est que du coup, on se dit que s'il continue dans ce sens-là, faudra pas s'étonner s'il se retrouve allongé sur le sol avec ses lunettes cassées.

Un peu déçue par les tableaux qui ne nous apprennent pas grand-chose... Rien de fracassant en tout cas.

Ben oui, ben on le sentait un peu venir, hein ?

Ah ? Serait-ce Mohinder finalement, le tueur potentiel ?

Mmmmmh...

A part ça, l'intrigue de Claire ne m'a absolument pas intéressée. Si ce n'est qu'il est amusant de constater qu'elle aussi commence à pencher légèrement du côté obscur histoire de faire plaisir à son mec qui a l'air d'adorer faire tourner les pouffiasses en bourrique. Elle l'avait pas volé, la pintade, mais quand même, on est loin de notre petite Claire-Bear, je veux pas dire.

Et sinon, palme suprême à notre Sylar bien-aimé et à ses yeux qui couvent la jeune Maya, l'air de dire "miam, bon casse-croûte".

D'ailleurs, elle, elle est tellement conne qu'elle me fait presque pitié. Et je tremble à l'idée que Sylar, dans un élan d'humanité (sait-on jamais), ne l'épargne. C'est plus possible de la voir faire son cirque à chaque épisode...

Bien évidemment, la conversation avec le frangin est géante.

Ca, c'est du prédateur bien pervers qui aime voir flipper sa proie.

Sinon, que penser du twist final où Peter, usant du pouvoir de Hiro sans s'en rendre compte, se retrouve dans un New York du futur totalement évacué ?

Je trouve ça un peu tristounet de voir qu'ils reprennent encore une recette de la saison dernière. Et l'ennui, pour l'instant, c'est qu'on ne connaît toujours pas le but ultime de toute cette sarabande. Toujours pas de "save the cheerleader, save the world" ou de "how to stop an exploding man".
Il serait tout de même temps de se sortir un peu les doigts, je trouve. On vient de passer la moitié de cette première mi-saison à se balader, limite à ramasser les pâquerettes (ou les fleurs de cerisier, au choix). Alors même si on commence vaguement à entrevoir quelque chose, ça reste encore un tout petit peu juste.
Il est temps de dévoiler la bonne grosse devise de cette saison. Tant qu'à reprendre les recettes de l'an dernier, autant reprendre celles qui marchent.

 

205 : Fight or flight

Oh la la, les petites choses fragiles, dites !

Prenez-moi ce bon gros Parkman, là. Ca a des avant-bras qu'on dirait des jambons de Bayonne, et ça fait sa délicate quand il faut aller casser la figure à papa ! Aïe, j'ai mal à mon Oedipe !

Avec ça, légèrement lent au démarrage. Appuie sur le starter, chéri, et passe la première.

Quand j'ai vu qu'ils allaient nous faire le coup des rêves ou de la projection ou de je ne sais quoi, j'ai commencé à me frotter les mains... et pis déception. En fait, il n'y a rien à analyser, là-dedans, tout est clair comme c'est pas permis. Parkman s'en veut d'avoir abandonné sa femme enceinte alors que lui-même reproche à son pater d'avoir fait pareil...

Et Nathan, de son côté est hanté par son ego maléfique (et très mal maquillé). Il voit New York en cendres... bref, il n'a toujours pas surmonté le badaboum.

(Haircut !!!)

Et pendant que mes deux idiots se mettent sur la tronche, Paparkman alias Croquemitaine se fait la malle tranquillou... et il fait un tout petit peu froid dans le dos...

Iiiik !

Tout cela est très joli, mais à part qu'on est de plus en plus persuadé que les vieux nous cachent des choses, voire même, comme dirait mon ami Leoben, que everything will happen again, ben c'est pas comme si on n'était pas au courant depuis au moins douze ou treize épisodes.
Avec ça, oui, on a très bien compris que toutélié et qu'ils sont tous liés les uns aux autres. Le problème, c'est qu'eux-mêmes devraient, au bout d'un moment, être foutus de le capter. Passer une deuxième saison à regarder se dérouler le "toutéliage", je ne suis pas sûre que ça m'intéresse outre mesure. Mais on peut toujours garder espoir.

Car l'espoir, mesdames, mesdemoiselles, messieurs (et surtout mesdemoiselles), le voici :

(Et il a un cou et une nuque splendides... )

La saison dernière, c'est un peu grâce à lui que tout s'est mis en route. Eh oui, malgré tout ce qu'on peut dire de lui, peut-être bien qu'une fois de plus, c'est à Peter Petrelli de lancer la grande affaire du "toutéliage". Ca fait un peu répétitif, mais au moins, c'est logique. Et ça renforce son rôle de personnage central de la saga. Personnellement, ça me convient.

Malgré cette petite bobine adolescente, il semble bien loin, le Peter de la saison dernière. Et vas-y que je te culbute les Irlandaises...

... et vas-y que je te fais mon Isaac Mendez histoire d'impressionner l'assistance...

Ah ça, je ne dis pas, ça peut toujours servir.

Mais pendant ce temps-là, il y en a une qui se la raconte grave de chez grave de chez grave, c'est la Bell. Je pense qu'on peut se permettre de l'appeler comme ça, désormais.
C'est qu'on l'attend au tournant, mine de rien, la blonde. Alors... je suis mitigée. D'abord, j'ai peur que le personnage ne soit pas à la hauteur de l'actrice... et j'ai également peur que l'actrice nous fasse du Veronica Mars. Qu'elle fait remarquablement bien, ça je ne dis pas. Bref, je reste sur mes gardes. D'autant que sa coiffure ne me convainc qu'à moitié. Non, non, ne protestez pas, c'est très très important.

Par contre, je lui prendrais bien sa recette de grillade à l'irlandaise.

M'est avis que celle-là, elle ne va pas tarder à lui apprendre une toute nouvelle sorte de gigue, à la petite copine de Peter...

Une chose est sûre, donc, la fille électrique est à la recherche du jeune Petrelli... et allez savoir ce qu'elle peut bien lui vouloir...
Autre chose... son "daddy", là, j'avoue que je me demande bien qui c'est... Bon, non, on ne va pas nous faire le coup de HRG même s'il est au téléphone avec tout le monde depuis le début de la saison 2...

Oui mais qui, alors ? Une blonde, comme ça, d'où qu'ils nous la sortent ? Et des pouvoirs sympas, avec ça... Ca pourrait être la soeur de Claire, notamment... oui mais ça voudrait dire que maman-j'allume-ma-cigarette-en-claquant-des-doigts aurait couché avec la terre entière. Bref... Mystère.

Tiens, on a aussi ce boulet de Mohinder qui continue à faire absolument n'importe quoi. Y compris amener Molly à l'asile des timbrés où il y croise une Nikki que ça va pas forcément mieux dans sa tête, la malheureuse...

En parlant de ça, je suis toujours atrocement jalouse de la petite Dawson qui, avec l'aide de son coquin de petit cousin...

... commence tout doucement à comprendre l'intérêt de son superpouvoir.

Je vous jure, c'est quand même VRAIMENT pas des rapides, les gens, dans cette série. C'est peut-être pour ça que le pékin moyen les aime tant, d'ailleurs... Ouais m'enfin c'est pas super sexy d'être aussi bêtes !

Bien aimé le petit coup de pouce d'Isaac, d'ailleurs, depuis l'au-delà, avec sa BD. Celui-là, on ne le voit plus, mais il reste omniprésent.

Donc ! Mohinder qui recrute miss Copycat ok, c'est cool...

Ca, donc, c'est fait.

Peter qui décide d'arrêter de se planquer et d'aller à Montréal (il avait les billets sur lui... duh ?).

Merci bien, la saison va donc peut-être pouvoir commencer pour de vrai...

Ah, et cet imbécile heureux de Hiro Nakamura qui continue à follâtrer dans les fleurs de cerisier... bon, il serait peut-être temps de nous le rapatrier, non ? Non parce que je ne dis pas, le fait de découvrir l'histoire à travers les yeux d'Ando, c'est très joli, mignon, romantique, mais j'ai toujours un peu de mal à comprendre le rapport qu'il y a avec la choucroute (le cassoulet, la potée, ou tout autre plat régional de votre choix).

Voilà quoi. Ca m'amuse parce que c'est bêbête et parfois assez joliment tourné. Parfait pour émerger à 7h00 du mat'. Pour le soir, je suis plus affûtée, alors je me garde Dexter.

 

Je sens que je vais la détester...



Et puis j'aime pas ses cheveux, comme ça ! Et puis j'aime pas, c'est tout !

Enfin, peut-être qu'on va enfin savoir comment entre deux, Peter a perdu sa mèche...
 

204 : The kindness of strangers

Bon ben, une fois de plus, on se fait solidement chier, amis superhéros. A part le "oh, shit !" de la fin de l'épisode, ben le petit train-train de nos petits surdoués, c'est quand même très très boring.

A commencer par le remake de trois hommes et un couffin que nous font Suresh et Parkman (que j'adore, pourtant, ce gros cornichon).

Faudrait peut-être qu'ils envisagent de déscotcher un tout petit peu Molly parce que ça devient chelou, leur affaire.

D'autant qu'une scène sur deux, j'ai envie de soit leur taper la tête l'un contre l'autre (celle-ci s'y prêtait d'ailleurs superbement bien), soit de buter la gosse.

Pfiou. Les enfants, je vous jure.

En parlant de morveux, c'est pas que je sois mécontente d'avoir des nouvelles du jeune Micah ni de le voir dans les jupons de Tata Uhura sympathisant avec ses cousins...

... mais la godiche, là, qui fait griller ses hamburgers, hormis le fait qu'elle ait un pouvoir trop fortiche (copier ce qu'elle voit à la télé, à moi, à moi !!!) qui fait d'elle l'ultime ninja potentiel...

... ben elle est foutrement pénible !

Et puisque définitivement, cet épisode est placé sous le signe de la nouvelle génération (quand ce n'est pas de l'ancienne), les petiots Petrelli, moi, là, déjà je me méfierais ! Ils ont l'air bien mimi, mais je m'attendais presque à ce que le plus choupinet des deux crame la maîtresse sur place !

Avec ça, il a un petit air de son tonton Peter !

Bon sinon, grand moment de cet épisode : la barbe de Nathan est enfin là où elle devrait être... A LA POUBELLE !

Jolie scène d'ailleurs avec Mama Petrelli.

Au fond tout le monde sait qu'elle se dénonce alors que ce n'est pas elle qui a tué Papa Nakamura, reste à savoir pourquoi. M'est avis qu'elle protège Nathan, mais pourquoi et comment ? Non lo so.

A part ça, du côté de Claire Bennet, c'est toujours n'importe quoi. On est contents pour Claire qui a un petit copain qui sait voler et qui est capable de convaincre ses chéries de se jeter du haut de "Hollywood". Il n'y en avait qu'un, et il fallait que ce soit lui qu'elle se chope.

Et en passant, quand il vole, ça fait quand même trop gravement penser à Nathan...

Sinon, personnellement, je commence à me demander si Papa Bennet ne serait pas capable de se flinguer lui-même pour protéger sa fille...

Il nous a déjà pratiquement prouvé qu'il pouvait le faire.

Enfin, venons-en à ce qu'il y avait de moins chiant dans cet épisode... ce qui ne veut pas dire que c'était palpitant non plus.
Mon ami Sylar est de retour !

Forcément, une fois que Nikki et Paolo... euh... Maya et Alejandro repêchent Gabriel ("Like the angel ?", oui, mon petit vous avez tout compris, et mère-grand, elle a de grandes dents juste pour faire joli... ), ça devient tout de suite muy interesante.

Même si elle nous fait pour la 87ème fois en quatre épisodes le coup des larmes de croco... ben voilà mon Sylar dénué de pouvoirs mais avec une vraie bomba sous la main. Comme c'est commode, pour voyager. Surtout quand c'est dans la voiture volée de Claire Bennet !

Bref, ça, et puis bien sûr la petite révélation bien sympa de la fin de l'épisode. Sur la photo des douze samouraïs, on trouve Bob, le poto à ce boulet de Mohinder...

et... et... papa Parkman !

Qui par le plus grand des hasards se trouve être le... le... ?

... croquemitaine de Molly !

Bon, c'est bien gentil, tout ça, mais malheureusement, ça manque de liant, d'onctuosité. C'est tout liquide avec des gros morceaux tout durs dedans, c'est pas digeste pour un centime, bref, c'est de la grosse soupe qui tache.
En plus, sans Hiro sur lequel taper et sans les épaules de Peter Petrelli, c'est encore pire.
Très honnêtement, je trouve ça de pire en pire. On dirait qu'ils ont juste la bonne recette, mais qu'ils mélangent les ingrédients n'importe comment.

Enfin, nul doute qu'il y en a à qui ça plaira, et tant mieux pour eux, mais personnellement, je commence à me fatiguer de ces grosses ficelles.

 

203 : Kindred

Eh ben dites donc, on peut pas dire qu'on suffoque sous l'action. Néanmoins, quelques trucs pas forcément palpitants mais intéressants à décortiquer, à défaut de crise d'hystérie.

D'abord, ça roucoule sévère. On a là quatre personnages clé qui se retrouvent coincés avec quelqu'un de l'autre sexe pas trop dégueu, et il est intéressant de voir que les trois gros romantiques du lot craquent plus vite que l'éclair tandis que le monstre pragmatique s'empresse de mettre fin à l'illusion... un peu trop vite, d'ailleurs.

Commençons par l'eyecandy du jour (et même limite de la semaine) :

Sacrédiou ! J'ai bien failli balancer ma tasse de café à la gueule de Bill en voyant Pete choper cette affreuse chemise à carreaux, heureusement, il a le bon goût d'apparaître un peu plus tard les épaules à l'air. Non parce que s'il vous plaît, on vient à peine de découvrir qu'il est gaulé comme un Apollon, vous n'allez pas nous le rhabiller aussi vite, non ???

Bref, il se dévergonde, notre Peter Petrelli, le voilà qui se fait tatouer, participe à des casses, étrangle les petits copains. Oh, il nous fait bien un peu le coup du "et si j'étais un connard, avant ? Bfffff, vite, mettons la tête dans le sable..."
Et la langue dans la bouche de la voisine, tant qu'à faire.

(Joli petit clin d'oeil à un autre Peter un peu plus arachnéen quand il tente d'apprivoiser ses pouvoirs.)

Bon, il y en a un autre qui s'en tire nettement moins bien quand il s'agit de serrer de la belette. Ce pauvre Hiro, sérieux, il lui manque une grosse case. Il croit qu'en casant Kensei avec sa pineco, ça va faire joy to the world ? Ptain, il est mignon, des fois, mais fiouuuu, c'est pas un rapide, hein ?

Cela dit, le coup des petits mots à Ando, planqués dans le manche de l'épée était très très chou.

Claire Bennet, c'est pareil. Elle a ses limites. Elle m'a fait pitié, cette pauvre gosse. Tellement seule, tellement paniquée par sa condition de petit phénomène de foire qu'elle est prête à tomber dans les bras du premier ado superpropulsé qui passe.

(Et moi, rien à faire, le fait qu'il vole, ça me trouble grave.)

Et c'est après avoir commis l'irréparable...

Qu'elle réalise que papa Bennet est passé par là.

Mmmmh...

Alors, autant nous maquer à l'occase Miss Peregrym avec Sylar, ça aurait pu me paraître amusant...

... autant le coup de changer d'actrice en cours de route en prenant pour excuse le fait qu'elle projette des mirages, c'était un peu tout petit. Idem pour le retour de Gab, du coup.
En plus, pas une seconde on ne tombe dans le panneau. Et on se demande bien comment elle peut être assez conne pour croire qu'elle va pouvoir lui faire changer ses vilaines petites habitudes. Parce qu'on ne parle pas de se ronger les ongles ou de ne pas rabattre la lunette des toilettes. Non, Mr Sylar fait dans le découpages de boîtes craniennes, et il n'a pas du tout l'intention de changer ça.

Eh ben maintenant qu'il est équipé de son propre petit holodeck portatif, on est mal. Heureusement qu'il n'a pas encore retrouvé comment s'en servir, tout comme Peter qui galère un max aussi.

Petite mise à jour par la même occase sur la famille Sanders. On s'en doutait, DL n'a pas survécu...

Et Niki en profite pour larguer une fois de plus son gamin... mais cette fois à la mamie la plus space de tout l'univers, puisqu'elle a longtemps pratiqué l'Enterprise et le capitaine Kirk (mais genre... vraiment pratiqué... ).

C'est quand même bien la classe... quand je pense qu'ils viennent juste de nous zigouiller Mr Sulu. Bon, à quand l'arrivée de l'enseigne Chekov ?

(A part lui, Spock, l'infirmière Chapel et Kirk, c'est qu'il ne doit plus en rester beaucoup de vivants ! )

Et puis, pour finir, une scène d'une rare intensité histoire qu'on gamberge un peu d'ici la semaine prochaine.

Alors là, mon pauvre HRG, je crois que tu peux faire ta prière.

A vous glacer le sang.

"Hi Dad."

"Hi Claire."

Ils savent nous toucher là où ça fait mal, les fumiers de leur race.

 

Certains d'entre vous l'auront peut-être reconnu...

... personnellement, ça m'a fait super plaisir d'apercevoir Malcolm Reed, d'Enterprise, dans le dernier épisode de Heroes.

Encore un transfuge de Star Trek dans la série de Tim Kring !

 

202 : Lizards

Ca devient intéressant par petites touches, cette saison 2.

Malgré un cliffhanger totalement éventé, à croire qu'ils n'ont pas pu trouver mieux, dites donc. Heureusement qu'ils n'ont pas tout à fait réussi à nous liquider Mama Petrelli...

Evidemment, on ne va pas se le cacher, le plus intéressant, dans cet épisode, c'est quand même Peter Petrelli à moitié nu, huilé et bien sanguinolent. Non sérieux, dans Heroes, on n'avait pas vu ça depuis le vol en pyjama de Flying Man, aujourd'hui réincarnation de Sébastien Chabal... en plus barbu, si si, c'est possible.
Les péronnelles de quinze ans qui ont survécu à la vague de suicide post coupage de mèche vont s'évanouir par douzaines...
D'autant que euh... il est plutôt pas dégueu, comme ça, le ptit Peter ! Il nous avait caché ça, que si on avait su on l'aurait dépoilé plus tôt !

(Je pense surtout que le gringalet a dû passer six mois à faire monter et descendre de la fonte quitte à y laisser sa santé... )

Quoiqu'il en soit, la résurrection de Peter, grâce à l'aide d'une délicieuse indigène, est plutôt agréable à regarder. Que ce soit en ce qui concerne la cosmétique de ces scènes...

... ou leur contenu.

Gniiii in the place.

Deuxième chose intéressante, le bordel de Hiro.

Certes, il était cousu de fil blanc, voire carrément de grosse ficelle de cuisine, que c'était lui qui allait endosser l'identité de Kensei. Mais quoi de plus charmant, finalement, que l'imbécilité totale de ce personnage qui avec une candeur touchante, devient celui qu'il admirait tant la saison précédente, finalisant ainsi le truchement éhonté de la légende de son héros. Moi, ce genre de petit coup du destin, j'adore. Même si au final, on se demande un peu quel est l'intérêt de cette intrigue. On peut espérer qu'ainsi, Hiro devienne une sorte de Luke Skywalker ou de Harry Potter, qu'il embrasse (mais pour de vrai, cette fois) sa destinée de héros et qu'il vienne botter le derche à Dark/Voldy. Il devrait tout de même avoir percuté depuis longtemps, étant donné qu'il a un tout petit peu croisé son ego du futur.

En attendant, à moins qu'il ne change rapidement d'opticien, on n'y est pas.

Toujours est-il qu'on peut toujours s'étonner (pour ceux qui ne l'avaient pas vu venir en chemin) du pouvoir de Kensei, qui rappelle étrangement celui d'une certaine Claire Bennet. Comme c'est commode !

(Et il est vraiment excellent, ce David Anders, ça m'aurait bien fait chier qu'on nous le liquide. Espérons que Hiro décide de le promener un peu avec lui, et éventuellement de le ramener dans le présent, ce serait tordant, et étant donné le côté "pop" du samouraï, pour sûr, on se poilerait, quelque chose de correct.)

Alors, pareil, Claire, il serait temps qu'elle se bouge le derche. Si HRG ronronne gentiment avec ses photocopieuses, elle, elle se fait chier. Au point bêtement, en cours de SVT, de manquer de révéler son identité extraordinaire. Franchement, elle porterait un panneau clignotant "I can resurrect" que ce serait pareil. Trois baffes et retourne te faire les ongles, petite.

Moué.

Du côté des mariachi, pareil, c'est gentil, et elle fait un peu peur, la jeune fille aux larmes mortelles, mais tant qu'elle et son frangin seront aussi éloignés du reste de l'intrigue, ils n'auront à mes yeux pas plus d'intérêt que Paolo et Nikki dans Lost.

Je ne leur souhaite certes pas d'être enterrés vivants, mais bon... pour le moment, malgré des tours de passe-passe plutôt spectaculaires, je n'ai pas tellement envie de les plaindre. Pour ça, ils s'en tirent très bien tout seuls.

(Et les anorexiques à gros seins, c'est plus fort que moi, ça me donne des envies de meurtre.)

Sinon, l'idée de repartir à la recherche de tableaux d'Isaac me séduit assez, même si c'est un peu une resucée de la saison 1.

Et le retour de l'Haïtien me ravit.

Presque autant que le français délicieusement approximatif de ce boulet de Mohinder.

Sinon, pour le moment, cette histoire de virus ne me fait pas tellement peur. C'est normal ? Et vous aussi vous avez bien rigolé en apprenant que la vieille Petrelli s'était tapé Monsieur Sulu, dans l'ancien temps ?

Je crois qu'on n'est pas au bout de nos surprises. Et je l'espère.

(Merci de ne pas spoiler dans les commentaires. Du tout. Même pas des vrais faux spoilers.)

 

201 : Four months later

Allez hop, c'est reparti pour une saison durant laquelle à mon avis, on n'a pas fini de serrer les fesses, pour diverses raisons...

Un petit état des lieux d'entrée de saison, donc. Pas l'épisode du siècle, je le crains, mais on va dire que c'est fait exprès qu'il ne se passe rien dans cet épisode. Parce qu'il ne se passe vraiment rien avant... les deux ou trois minutes finales. Cela dit, Heroes a toujours beaucoup fonctionné comme ça... Et je ne cache pas qu'en fait, ça m'a toujours un peu gonflée.

Bref, l'épisode commence avec Mohinder, ce qui est logique puisque c'est lui le conteur. Mohinder qui retourne à ses premières amours, les conférences, pour prêcher la bonne parole, et qui tout Daniel Jackson qu'il est, ne fait guère d'émules. Enfin, personnellement j'ai vite capté que même Mohinder Suresh n'est pas assez bête pour faire ce genre de chose et que c'est un plan pour attirer quelque foie jaune.

Le coup de fil avec Bennet un peu plus tard dans l'épisode me l'a confirmé.

Mohinder se retrouve donc à table avec le roi Midas himself. Si le monsieur est libre jeudi entre 12 et 14, je serais pas contre qu'il vienne faire un petit tour dans mes appartements.

Puisqu'on parle de Bennet, celui-ci se fait dorénavant un peu chier dans un magasin de... papier ?

Il doit y avoir une métaphore qui m'échappe, quelque part !

Enfin, qu'on se rassure, Mr Muggles va bien, lui !

Pour Claire, ce sont les joies d'une rentrée dans un lycée où elle ne connaît personne.

Et il faut bien avouer que d'entrée de jeu, ces cons réussiraient presque à nous foutre la larme à l'oeil.

Pareil, on se doute bien vite aussi que le jeune mignon qui repère Claire cache quelque secret dessein. J'ai été un peu étonnée de le voir s'envoler. Encore un rejeton caché de Nathan Petrelli ?

Bon, puisqu'on parle de Nathan Petrelli, ça va pas fort fort, ses affaires, dites donc.

Barbu, alcoolique, méchant comme une gale. Et assez expéditif avec sa fille naturelle. C'est plutôt amusant de constater au fil de l'épisode que finalement, tous sont encore en contact les uns avec les autres. Ca rappelle assez le fonctionnement de la saison 1.

Je m'interroge quand même quant à ses activités. C'est clairement lui qui bouscule Ando dans la rue, et probablement lui qui glisse la photo de pépé Nakamura dans le journal.

Pépé Nakamura qui se fait donc buter à la fin de l'épisode par un illustre inconnu après s'être pris le chou avec mama Petrelli, elle-même ayant reçu une menace similaire.

Alors, qui est en train de décimer la vieille génération ? Après Linderman, Devaux et Nakamura, Mama Petrelli sera-t-elle la suivante ? C'est étrange car la manière de tuer pépé Nakamura n'est pas très glorieuse. Le balancer par dessus le balcon, ça ne fait pas très héros, quand même.

Bon, sinon, on a aussi Parkman, dans son petit coin, qui se reconstruit une petite vie bancale après son divorce (!?). Tant mieux, j'ai jamais pu la blairer, sa Jeanine. Il a avec lui son petit Cérébro de poche qui continue à prophétiser des trucs pas très réjouissants.

(Sivouplé, Mr Kring, ne tuez pas Parkman, je l'aime bien, moi ! )

Enfin, les aventures du petit Hiro dans la prairie sont un peu décevantes. Heureusement, il nous gratifie du premier "Yatta" (ça devient un peu éventé, son truc, quand même) de la saison.

Avant de sauver son héros, Kensei. Et de tomber de haut, très haut.

Ca a l'air d'être un marrant, en tout cas, son Kensei ! Le genre à trousser la gueuse et à récolter les lauriers des autres.
Tout à fait mon genre de gars !

(Entre nous, heureusement, parce que sinon, qu'est-ce qu'on se serait fait chier.)

Bon, Hiro, il y a encore quelques trucs qui n'ont pas fait *chboum* là-dedans. C'est un peu le Forrest Gump du lot, faut répéter beaucoup, et ça met du temps à rentrer.
Que s'empresse de faire cet ingénu aussitôt arrivé dans le passé, je vous le demande ? Changer l'histoire, bien sûr !

Je vous dis, avec un superhéros de cette trempe, on n'est pas sortis de l'auberge !

Heureusement, quelque part loin en terre d'Irlande, il y a ceci.

Bonjour, mon mignon !

Complètement à la ramasse, amnésique, mais qui sait encore bien faire dégager les gens quand ils l'emmerdent.

(Et surtout, enfin débarrassé de cette vilaine mèche rebelle... fiou, tout va forcément être plus facile, avec un tel poids en moins.)

Bon, ben c'était sympa, hein. Mais va falloir passer à la vitesse supérieure, parce que quand on est une série qui se prend autant au sérieux, faut assurer.

Et dépêchez-vous de me ramener mon Sylar, sinon ça va péter.

 

Pardon, mais ça m'a fait hurler de rire...

Ils sont mimis, chez Heroes, mais leur manque de finesse est parfois assez caractéristique.

Alors voilà, il paraît qu'ils ont demandé à Tarantino de réaliser un épisode. Ce qui est commode et presque logique puisqu'on sait que Tarantino aime bien la téloche.
Mais les malheureux, ils se sont pris un gros vent dans la face. Tarantino n'avait même jamais vu un épisode de Heroes. Toujours très direct, il aurait même carrément déclaré : "They were trying to get me to do one. I haven't even seen the frakking show. What the frak is Heroes ???"

J'ai remplacé vous-savez-quoi par "frak". Ca m'a paru extrêmement approprié.

On ne débauche PAS Quentin Tarantino. On ATTEND que Quentin Tarantino fasse le premier pas.

 

< 1 2 3 4 5 6 7 8 >