Le blog de La Sorcière
 

Troisième photo promo...

... que je cache...

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Promo pix...

C'est presque mignon de voir à quel point la promo de la saison 3 de Heroes se fait modeste cette année (comparée à celle de l'an dernier, s'entend). Ca a l'air de marcher sur ma personne car avec ces deux photos promo sorties à quelques jours d'intervalle, j'ai presque hâte de voir la suite.

Comme ils ne sont pas tout à fait idiots, ils ont choisi en premier lieu des valeurs sûres. Peter d'abord, HRG ensuite...
Allez, encore un petit effort. Peut-être qu'ils vont réussir à en faire quelque chose, de ce nouveau chapitre.
La reprise de Heroes, c'est le 22 septembre, pour rappel.

 

Ben... miamy !

Etonnamment. C'est peut-être parce que j'ai revu avec plaisir le premier épisode de la série l'autre jour et que je me suis bien amusée. Ca a dû effacer en partie le souvenir désastreux de la saison 2. S'ils ne s'amusent pas à scier encore davantage la branche sur laquelle ils sont assis, les créateurs de Heroes pourront peut-être faire quelque chose de cette saison 3.



Quelques commentaires juste en dessous. Ne cliquez pas.

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Première promo...

Vous voyez ? Suffisait que je ressuscite la rubrique pour que NBC nous ponde sa première bande-annonce pour une série qui, rappelons-le, revient dans... 128 jours.

Quelqu'un pour leur dire qu'y a pas le feu au lac ?



 

Wow....

John Sheridan chez les Heroes ???

Ah ben voilà une très bonne raison d'attendre la suite avec intérêt. (Parce que jusqu'à présent, soyons clairs, il n'y en avait aucune.)

Le truc, c'est qu'il doit ressembler à un vieux machin tout décati, maintenant, Bruce Boxleitner, non ?

 

Ci-gît Origins...

Le spin-off de Heroes a été officiellement annulé, qu'il repose en paix, so say we all.

(Ouf.)

 

211 : Powerless

On ne va pas se mentir, Heroes, c'est un peu le Lost du moment. La série qu'on regarde par habitude même si on sait qu'on va immanquablement finir par pouffer de rire en se tapant sur les cuisses et en les montrant du doigt, ces pauvres héros. Mais la série qu'on regarde tout de même parce que chaque semaine, on espère tomber sur l'épisode de folie qui va nous donner raison de continuer à regarder. Celui qui va nous faire dire : "Je le savais". Malheureusement, ce genre d'évènement est à peu près aussi rare que dent de poule. Et comme on a eu un épisode "je le savais" il y a deux semaines, statistiquement, il y avait peu de chance qu'on ait un autre aussi vite.

Humpf. (<-- soupir)

Ce qui est formidable, c'est que d'entrée de jeu, on a droit à ZE scène nawak de l'épisode. A savoir ce brave Mohinder (son super pouvoir, à lui, c'est de ne pas comprendre quand IL FAUT COURIR, BANANE !) qui rentre tranquillement chez lui, sans se presser, limite en sifflotant, comme s'il n'y avait pas un fou sanguinaire dans son appartement.

On remarquera quand même qu'il marque une pause "dramatique" avant d'entrer.

Non mais qui m'a fichu un boulet pareil, dites ?

Et là, d'un seul coup, on tremble. Le monde va-t-il supporter une telle concentration de boulets au mètre carré ? L'Apocalyse est-elle sur nous ? Armageddon est-il enfin arrivé ???

Eh bien non, même pas. La rencontre entre Mohinder et Maya n'occasionnera rien de tel. Si ce n'est un baillement sonore de ma part. C'est déjà beaucoup.

Le temps que je me reprenne, Maya nous a déjà fait le coup des yeux noirs et tout le saint-frusquin pour la 72ème fois depuis le début de saison. Juste au cas où on n'aurait pas bien compris à quel point la bourrique est dangereuse. C'est bon vous avez compris ? Toi, aussi, là-bas ?

Alors, je me permets d'ouvrir une petite parenthèse. Donc Mohinder est un gros boulet, ça, on l'avait compris. Maya est une demeurée, ça, pareil, c'est intégré. Sylar est un prince, on est tous d'accord. Le problème, dans l'affaire, c'est un peu la petite valisette que trimballe le crétin des Alpes, là. Il y a quoi, dans cette mallette, je vous prie ? Eh bien un truc qu'il aurait mieux valu, pour la santé de la série, que Suresh ne découvrît jamais. Son super pouvoir à lui, concentré dans une petite seringue. Son super pouvoir à lui qui vient, sous vos yeux ébahis, de tuer définitivement la série. Le pouvoir de ressusciter les morts grâce au sang de Claire...

Il faut donc tuer Claire. L'ennui (eh oui, vous voyez, on n'est pas au bout de nos peines), c'est qu'en cas de décès définitif de Claire (d'autant qu'on sait maintenant comment la tuer, la mignonne), c'est que... non, vous ne devinerez jamais... on a le même en double, siiii, j'vous jure. Eh ben oui ! Un petit coup de jus de Kensei, et ça repart ! Ce qui nous donnerait l'occasion de le déterrer, le malheureux.

Et c'est donc comme ça qu'après une dizaine de secondes de félicité suprême...

(Ouéééééééééééééééééééééé !)

... on se retrouve à la case départ...

Mohinder, je te maudis.

Bref, je reviendrai sur la fâcheuse affaire du sang salvateur plus tard.

A part ça, donc, il faut bien admettre que Elle devient de plus en plus intéressante. Je ne pensais même pas qu'il était possible de la ramener d'entre les boulets, mais apparemment si. Elle fait même pitié tellement son Bob de père est dégueulasse avec elle. Ses scènes avec HRG sont très intéressantes...

Malheureusement, je trouve que c'est un peu aller vite en besogne que lui donner d'un seul coup l'envie de tourner casaque et de devenir une gentille qui tue les méchants pour faire plaisir à papa. C'est un peu grossier. Même pour Heroes.
Personnage à suivre, néanmoins. Peut-être que Kristen Bell aura par la suite l'occasion de faire étalage de son vrai talent, pauvre bichette. Ils nous feraient presque oublier qu'elle est une bonne actrice.

Sinon, tout le petit ballet autour du virus m'a gonflée. Je les ai tous trouvés trop cons. Que ce soit cet imbécile de Hiro, ce niais de Peter (ah désolée, mais là, c'en est trop pour moi), même Nathan avec sa coiffure de merde (mais c'est quoi, ces cheveux ???), et même Adam que j'ai trouvé moyen. Bref, on sait tous que le virus ne va pas être libéré, et puis si c'est le cas, hein, ben Peter et Hiro n'auront qu'à serrer les fesses et revenir en arrière pour l'empêcher, je ne vois pas où est le problème.

Ce qui m'amène quand même à la petite remarque pas trop désagréable du jour : oui, il faut quand même avoir un minimum de talent pour pouvoir mener un épisode pareil de manière pas trop désordonnée. Parce que lorsqu'on vous concentre Hiro, Parkman, Peter, Kensei et Nathan, eh bien mine de rien ça fait beaucoup beaucoup de pouvoirs ensemble, et par exemple la manière qu'à Peter de se servir des siens pour aller retenir le virus en train de tomber, c'était plutôt pas mal.

En fait, je crois que c'est pour ça que les héros sont toujours disséminés et rarement ensemble : c'est trop compliqué à gérer d'un point de vue scénaristique. Ouarf ouarf ouarf.

Pour finir, ça ne m'a fait ni chaud ni froid que Nikki disparaisse dans l'explosion de la maison. C'est tout de la faute à son pauvre moutard et à sa sotte de cousine, mais tant pis.

Tonton Mohinder sera bien là pour les recueillir, eux aussi. Et après ça il n'aura plus qu'à ouvrir l'école du professeur Xavier et le voilà avec sa propre armée de Dumbledore. Mais je m'égare.

Par contre, le coup de l'assassinat de Nathan en plein super-coming-out, ça avait plutôt de la gueule.

Surtout quand on sait que c'est cette vieille taupe de Mama Petrelli qui est derrière. Meilleure mère de l'année, la charogne.

Sauf que comme je le disais plus haut, combien de minutes avant que Mohinder débarque avec sa fiole miraculeuse et nous le ressuscite ? Pffff, ça fait pitié.

Heureusement, histoire de ramener un peu d'équilibre dans l'univers, maintenant que le pauvre Kensei s'escrime à hurler six pieds sous terre, notre ami Sylar est de retour. Et pour de vrai.

"I'm back."

Enfin voilà. Je crois que deux jours après avoir vu cet épisode, je n'en ai décidément retenu que le pire. C'est con, mais que voulez-vous attendre d'une série dont le créateur s'amuse à détailler par le menu tout ce qui ne fonctionne pas chez elle ?

...

Et puis pour finir, quatre mots pour définir ce volume deux : tout ça pour ça ?

Tsssss...

 

210 : Truth and consequences

Bon, ok, c'est officiel : qu'ils arrêtent de nous pomper l'air avec leur Nikki et son mouflet. On en a RIEN à branler ! La cousine ferait mieux de se mater direct Matrix, elle aurait moins de soucis. Quoique, si les sauvageons avaient la bonne idée de nous la zigouiller, on serait tranquilles.
Vraiment, je ne comprends pas l'intérêt de ce personnage, si ce n'est le remplissage. Et me not like remplissage. Du tout. Avec ça que ça vous pose des questions auxquelles un enfant de quatre ans pourrait répondre. Pourquoi la gentille elle porte un masque ? Ever heard of Clark Kent, pauvre cruche ???

Bref, la Nikki est malade, snif snif. Faites donc de Micah un orphelin, il sera recueilli lui aussi par tonton Mohinder et tout s'arrangera.

Bref. Une fois de plus, on nous case de force ces nouveaux personnages chiants comme la pluie pendant que d'autres très intéressants sont complètement absents. Exemple : Nathan et Parkman. C'est énervant.

Maintenant, j'attends que Elle se retourne contre son gentil petit père. Il a grave un grain, le Bob, en plus d'être con.

Allez, Elle, grille-le comme un poulet, ça nous fera des vacances.

Très intéressante, d'ailleurs, la confrontation entre Claire et Elle. Ca sentait son catfight à plein nez. J'aime bien quand Claire joue les poissonnières.

Sinon, gloire, gloire, Sylar a enfin occis le frangin de Maya. Heureusement qu'il était là parce que sinon on se serait drôlement emmerdé.

Et alors elle, elle est tellement conne que c'est pas récupérable. Mais massacrez-moi donc ça, et qu'on en soit ENFIN débarrassé ! Certes, j'admets que le fait que Sylar soit le roi de la manipulation n'aide pas...

Et dans la série beurre, argent du beurre et cul de la crémière...

Il est trop fort !

Un à qui il faudrait donner quelques petites leçons de prudence, quand même, c'est cet imbécile de Mohinder. Alors déjà, in your face, les amis, c'est bien lui qui a ressuscité HRG, et ensuite, il a pas peur, lui, il garde la môme et toutes ses petites affaires dans le même appart qu'au début de la saison 1, genre l'appart que tout le monde connaît... y compris l'ami Sylar. C'est ballot, hein ?

Enfin Hiro, après un épisode à peu près potable la semaine dernière, a décidé de redevenir un crétin fini. Depuis quand cette crème de nouilles tue d'abord et négocie après ?

Bon. Bref. Effectivement, on apprend pas mal de choses sur le virus, et on rencontre enfin la dame de la photo...

Mais c'est quand même pas gégé, niveau rythme. Foutredieu, qu'est-ce qu'on s'emmerde. Pourtant, plein de révélations, et plein de doutes qui subsistent sur qui est bon, qui est méchant. Je comprends pas comment ils arrivent à faire de cette série un truc aussi bête, bourré de répliques aussi nazes... C'est vraiment du sabotage.

 

209 : Cautionary tales

Holy sh..., c'est le cas de le dire !

Mais enfin, c'est que je ne sais plus à quel saint me vouer, moi, avec cette série ! Car pour tous ceux qui pensent que ça m'amuse d'étriller chaque semaine un nouvel épisode de Heroes, pas du tout ! Je suis donc ravie de vous annoncer que j'ai adoré cet épisode, et que OH MY GOD, c'est de très loin le meilleur de la saison !

C'est bien simple, j'aurais du mal à dire ce qui m'a déplu. Tout commence comme d'habitude. On râle des enfantillages de Claire ("I hate you !"), on soupire devant le curieux ménage Molly/Parkman, on lève les yeux au ciel devant les gesticulations de ce pauvre Hiro, on se frappe le front lorsque ce benêt de West prend son envol.

Et puis tout à coup, il se passe un truc dingue. Nos héros semblent à nouveau habités. Finies les pâles et consternantes figures désincarnées que l'on regarde évoluer depuis le début de la saison. C'est de l'excellent drama qui prend le relais. Et des révélations enfin passionnantes. Je vais vous dire un truc : s'ils terminent la saison dans deux épisodes avec une telle qualité d'écriture et de réalisation, je suis pour.

Commençons par Parkman. Je l'ai trouvé excellent, ce bon Parkman. Vrai, ça le change quand il prend son air menaçant. Bon sang ne saurait mentir. Parkman n'est pas un simple et modeste lecteur de cerveau. Parkman, c'est du Obi Wan Kenobi en puissance. Parkman peut obliger les mioches à venir manger leurs céréales rien que par la pensée. Now.

Hé hé hé. Mais ça, c'est bien tant que personne n'est au courant. Car il y a des gens avec qui il ne faut pas jouer au plus fin. Et mama Petrelli est de ceux-là. Avec ça que Mama Petrelli, quand elle veut, elle peut être très très drôle.

Angela : If you visit me one more time, detective Parkman, I'll expect you to make an honnest woman out of me.

Oui, oui, fais lui donc du gringue au gros Parkman. Dans dix secondes tu vas moins rigoler, vieille rosse !

Donc voilà, Angela a bien connu Papaparkman, et elle n'est pas dupe de ce qui se passe chez son fiston. Cette rencontre de délire entre elle et Matt est donc à l'origine d'une des répliques mémorables qui m'a laissé la tasse au bord des lèvres et les yeux exorbités.

A propos de la mystérieuse femme de la photo (mystérieuse, mystérieuse, nous, on sait tous que c'est la mère de Brenda et Billy Chenowith, et rien que pour ça, tremblez, humbles mortels), Angela inflige donc à Parkman un terrible : "If you take this secret from me you're not just like your father... you are him."

Woaaaaaah !
Mama a le sens du mélodrame !

J'adore également la manière qu'elle a de lui balancer dans la tronche ses "daddy issues", d'autant que l'air de rien, cet épisode s'articule quasi-exclusivement autour de ce thème.

Ce qui me permet de glisser aisément du côté de Hiro Nakamura, qui, à la surprise générale, vient de prendre trois ou quatre kilos de plomb dans la cervelle. Fiou, il met le temps, mais ça rentre !

Non parce que c'est à devenir dingue, quand on le voit une fois de plus prendre la position du samouraï constipé pour aller sauver Pôpa Nakamura des griffes de son mystérieux meurtrier. L'air de rien, ce voyage est pourtant bien plus intéressant que ses semaines passées au 17ème siècle. Enfin, notre demeuré préféré percute sur un point qui à mes yeux était quand même relativement crucial...

Et le pire, c'est que la clé, c'est lui-même qui se la donne. Jolie symbolique. Très jolie.

C'est donc enfin l'occasion pour Hiro de régler ses propres "daddy issues", et ce de manière définitive. Cela fait, il accepte alors la mort de son père.

Non sans nous offrir l'un des meilleurs WTF de cet épisode, à savoir l'identité du meurtrier.

MOR-TEL !

Tiens, penchons-nous un peu sur le cas Elle, maintenant. Alors là, je dois bien reconnaître que j'ai été agréablement surprise. Oh, pas d'entrée de jeu, cela dit. Le petit cinoche qu'elle fait autour de Mohinder m'a occasionné quelques pensées extrêmement sanguinaires.

Elle : He's adorable. Can I keep him ?

Sauf qu'on se rend quand même compte que c'est l'exemple type de la pauvre fille complètement cramée (c'est le cas de le dire) par son pouvoir. Et ça va se vérifier par la suite.

Cela dit, lorsqu'elle tend à Momo LE flingue du tableau, là, ça se met à devenir intéressant.

Ajoutez à cela la sublime confrontation Bennet/Mohinder, très bel écho à leur toute première scène de la saison 1 (c'était Mohinder qui conduisait le taxi)...

... dont on croit qu'elle va se finir par l'atroce prophétie du tableau...

... mais qui se retourne à l'étonnement général...

... et le tout grâce à ce boulet de West dont l'existence prend d'un seul coup tout son sens...

... et là, clairement, ça vous scotche.

Et le meilleur reste encore à venir, c'est ça, le pire.

Une fois de plus, c'est donc un épisode très centré sur Noah Bennet qui laisse la tronche à l'envers. Quel personnage, quand même. Alors quand il vous lâche un vibrant "No one's taking my little girl" parce que Bob lui a piqué sa môme, et riposte en séquestrant la propre fille de Bob, uhuhuh. D'autant que...

Joliiii !

Ah on fait moins sa maligne !

Il est donc génial, ce Bennet. Et son génie ne s'arrête pas à cette charmante petite invention, non. Sa conversation avec Elle est renversante. Surtout quand il lui raconte toutes les expériences qui ont été faites sur elle, par la faute de son père.

Bennet : You poor girl.

Et quand il lui explique pourquoi il planque sa fille.

Bennet : "I didn't want her to become you."

Ick.

Et voilà comment en quelques minutes, on vous installe un personnage qui peine à exister depuis trois épisodes. Mais pourquoi diantre ne l'ont-ils pas fait plus tôt ???

J'imagine donc que pour pouvoir la plaindre, il fallait d'abord qu'on la déteste. Mais alors, quelle torture, dites !

Allez hop, échange de gonzesses (dites voir, il se passe un truc quand elles se croisent, les deux gourdes, non ?) et bien sûr, on sait que le pire est en train de se préparer...

Alors que Bennet s'apprête à descendre Bob (qui est tellement con qu'il ne mérite que ça, rapport à la manière dont il se grille lamentablement auprès d'une gamine de seize ans un peu plus tôt), eh bien Mohinder y va...

Et badaboum.

Alors, pour autant que je puisse être tentée d'agonir ce pauvre Mohinder d'injures, j'ose espérer, car je suis une optimiste, qu'il savait ce qu'il faisait. Et que le deuxième instant WTF qui vous est gracieusement offert par Heroes cette semaine est de son fait.

Il arrive un moment où on oublie qu'on est dans Heroes, et où on n'ose plus croire à ce genre de miracle. Sérieusement, j'étais en train de me dire que la série venait peut-être de se flinguer elle-même pour la dernière fois en se débarrassant d'un de ses personnages (si ce n'est LE personnage) les plus intéressants.

Monstrueusement génial.

Très commode, mais génial.

Pour la première fois depuis le début de la saison, j'ai VRAIMENT hâte d'être à la semaine prochaine. Pour connaître la suite, et surtout, surtout, pour voir s'ils vont être capables d'enchaîner honnêtement sur cet épisode de folie.

 

208 : Four months ago

Pffff... en fait, je crois que cet épisode arrive trop tard. Ca fait sept semaines qu'on crève d'envie de savoir ce qui s'est passé pendant ces quatre mois... et en fait, arrivé là, ça se dégonfle un peu façon baudruche. Eh oui, je l'avoue, j'aurais préféré continuer directement sur la lancée de la semaine dernière plutôt que revenir en arrière.
Après tout, à part la guérison miracle de Nathan et la mort mystérieuse de D.L. (dont on a un peu rien à secouer, sept semaines après, vrai, il est déjà légèrement oublié, ce brave garçon), qu'est-ce qui nous manquait, au fond ? Comment et pourquoi Peter a perdu la mémoire ? On se doutait que l'Haïtien était dans le coup, même si pour ma part, je n'imaginais pas qu'il ait pu faire cela pour lui rendre service.

Finalement, donc, le plus intéressant, dans l'histoire, c'est presque les premières minutes qui enchaînent directement sur l'envol de Peter et Nathan...

Et le sauvetage d'Exploding Man qui a bien vite repris ses esprits et récupéré ses morceaux.

Il lui reste même des lambeaux de chemise, dites donc. Bravo, la chemise !

Et après ça, qu'est-ce qu'elle paraît longue, la captivité de Peter. Longue. Très longue.

D'autant que... il est pas un ptit peu ennuyeux sur les bords, au fond, Bob ?

Enfin, on peut au moins remercier Elle pour une chose.

Merci, Elle. Merci beaucoup beaucoup. Complètement cinglée, cela dit. Et nympho, avec ça.

Alors, je sais que Elle, c'est Veronica Mars, et rien que pour ça, hourra, joy to the world, etc. Mais toutes les scènes où elle se frotte à Peter en lui faisant des guili-guilis électriques étaient-elles vraiment nécessaires ? Pas sûr.

Et celui qui sauve à peu près cet épisode, c'est qui, je vous le demande ? Adam Kensei, bien sûr.

Qui se trouve par un heureux hasard voisin de cellule de Peter, avec lequel il communique par un petit trou dans le mur très commode. Ce qui prouve bien qu'en plus d'être ennuyeux, Bob est très con.
Et il est doué, ce Kensei. Très doué. C'est qu'à écouter sa voix onctueuse, on en vient à se demander qui sont les gentils et qui sont les méchants. (On est dans Heroes, je vous le rappelle.)
Et puis voyez-vous ça : thirty years ago ? Ca ne vieillit pas, en plus ? Il ferait pas un tout petit peu partie du clan des McLeod, ce garçon ?

Bref, son "shall we save the world" à la fin m'a paru... très très cool. Mais très troublant, aussi.
Cela dit, il est rusé, l'animal. Parce que bien évidemment que pour sortir de sa prison, l'argument suprême (outre le fait de sauver le monde puisqu'on sait tous que Peter a un petit faible pour ce genre de truc) c'était Nathan.

Et hop, guéri. Comme c'est commode. Allez, pour la peine, je le répète. COMME C'EST COMMODE !

(Mais en même temps, sapristi, qu'est-ce qu'il est beau. )

Bon bref. A part ça, la bourrique vénézuélienne ne me paraît pas tellement plus sympathique parce que feue sa belle-soeur était une traînée et parce que l'ayant tuée ainsi que toute la noce (qui ne se remettra jamais de sa gueule de bois), elle s'en va expier dans un couvent.

N'importe quoi.

Enfin, pour évoquer rapidement les aventures formidables de la famille Sanders-Hawkins, mmmph. J'ai bien rigolé quand Micah, soufflant ses onze bougies, émet le souhait de se la jouer Fantastic Three. Et bien aimé le fait aussi que finalement, son père se rende compte qu'il le veuille ou non, il n'a pas trop le choix.

Mais l'unique intérêt de cet arc, c'est bien sûr que sa mort survient à cause de Nikki/Jessica...

Et que c'est cela qui la pousse à retourner directement entre les griffes de Bob.
Au final, je ne suis pas certaine que cela réclamait autant de tours et de détours.

Bon, et bien sûr, on boucle la boucle avec la cavale de Peter qui finit dans son conteneur. Contente d'apprendre comment il perd sa chemise, au passage, mais z'enfin, s'il pouvait arrêter de gigoter, quand il est à poil, qu'on puisse prendre des caps correctes, dans cette baraque, ce serait sympa !

Et découvrir que sa perte de mémoire est due à l'Haïtien qui voulait lui donner une chance de redémarrer une nouvelle vie, ça m'a plutôt plu.

Le pire, c'est qu'un peu plus, et ça marchait...

Bon, au final, ça reste quand même décevant. Mais en ce qui me concerne, je le répète, à part deux ou trois points à éclaircir dans le passé, je n'avais pas besoin d'un épisode entier. Cela me confirme donc une chose concernant cette saison 2 : les choix de montage ne sont pas toujours super judicieux. En fait, j'en viens même à penser que c'est là le problème... et que c'est peut-être là qu'ils vont choisir de le régler. Ou pas.

En tout cas, heureusement que David Anders est là. Est-ce que vous avez remarqué à quel point il éclipse vite Milo Ventimiglia ? Moi, oui. Et ça fait presque peur tellement il est bon.
Par contre, je suis un peu désolée pour Kristen Bell. Je ne suis pas sûre qu'elle méritait un rôle aussi pourri.

 

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