Han là là ! Ils ont réussi ! Réussi à foirer la toute PREMIERE scène d'une saison que tout le monde attendait au tournant !!! C'est magnifique !!! 
J'ai tenu quoi ? Allez, une minute et demie, avant de claquer un "MAUVAIS !" sans appel sur mon document TextEdit vierge. Non, vraiment, c'est impardonnable. Rater la première scène de la saison, c'est complètement délirant. Et commencer là-dessus, ben ça donne pas des masses envie de regarder la suite. Heureusement pour Heroes, à part du déjà-vu, je n'avais rien d'autre sur mon ordi quand j'ai pris le TGV du retour mercredi soir. Donc j'ai été obligée de me gober tout l'épisode. Inutile de préciser que je n'ai pas eu le courage d'enquiller sur le deuxième.
Voilà, donc ils sont mauvais, il n'y a pas d'autre mot. Evil-Pete et Evil-Claire sont ridicules. Je ne sais pas si c'est parce que les acteurs ont du mal à jouer l'amour vache sachant que dans la vie, ça roucoule sévère, mais ils ne sont pas crédibles pour un sou. Surtout Claire qui semble croire, la douce enfant, qu'un pauvre flingue va venir à bout du gars qui compile tous les pouvoirs de la création. Apparemment, même brune, elle n'oublie pas d'être blonde.

Le tout couronné par le très désopilant : "I'm sorry Peter. I always loved you."
Arrête, chérie, sérieux, je vais pleurer.

Ca se voulait certainement impressionnant. C'est grotesque. J'en ai été gênée pour eux. D'autant que...

Ben ouais, évidemment. Et sans même avoir à se forcer.
Après, ce qui devient intéressant, c'est lorsqu'on capte que c'est le Peter du futur qui assassine son propre frère... dans le présent. Alors que le Peter du présent est à ses côtés sur la tribune. Ca s'annonce simple, cette affaire.

(Au passage, la doublure lorsque Peter se poursuit lui-même est affreuse.)
Ca promet pour la famille Petrelli qui part joliment en sucette. Entre le petit frère qui veut tuer le grand, la nièce qui veut liquider son tonton et Mama qui mettrait bien tout le monde d'accord à grands coups de pattes griffues... C'est sûr que ce serait vachement mieux si on savait pourquoi, mais bon. C'est pour le bien du futur, vous comprenez ?
Alors, pareil, le coup de Nathan qui trépasse, qui ressuscite (pas gégé non plus, cette séquence-là), qui a vu Dieu, la Vierge et toute la sainte famille et qui nous sort un speech d'une loooongueuuuur pas croyable pour finir sur un bien pathétique "Save ourselves, save the world", pffff... 

Mais oui...
Ajoutez à ça le retour de Linderman et moi je n'y comprends plus rien. Même pas j'essaye, d'ailleurs.

Heureusement, il y a des choses qui ne changent pas, dans Heroes. Parkman est toujours aussi inutile, Claire est toujours aussi benête (uhuhuh), Hiro est toujours aussi concon et Mohinder est toujours un boulet.
Mais surtout, Sylar est toujours aussi grand, et ça, ça fait du bien. Jamais franchement là où on l'attend, et j'ai été sciée de finir cet épisode en me disant : "Oh mon Dieu, Sylar a maintenant le pouvoir de Claire." LE truc qui ne devait pas arriver. LE truc qu'on pouvait craindre depuis le début de la série. Alors quoi, maintenant ? Puisque Peter devient méchant, Sylar va-t-il devenir gentil ?
Oh, évidemment, toute la scène où il s'éternise sur le cerveau de Claire est à la limite de la farce tellement c'est décalé.

Parce que bon, la petite conversation bien sympatoche alors qu'il est en train de lui triturer les méninges, c'est assez spé. Et lorsque cette cloche lui demande s'il va lui bouffer le cerveau, j'ai poussé un grand cri d'exaspération. Mais c'est un horloger, pauvre truffe !!! Evidemment qu'il ne va pas te bouffer la matière grise mais en étudier la mécanique de son oeil d'horloger !

Voilà donc comment Sylar récupère les pouvoirs... en observant, tout simplement. Logique. Imparable. Et là, il pousse la galanterie jusqu'à remettre son chapeau d'os, de cuir et de tifs sur la tête de Claire. Trop sympa, en fait, le gars.

Claire : Wait. What about me ? Aren't you gonna kill me ? (Euh, t'es conne ou quoi ?)
Sylar : Poor girl. There's so much about yourself you don't even understand. Your brain is not like the others' Claire. You are not like the others. You're different. You're special. And I couldn't kill you even if I wanted to.You can never die. And now I guess neither can I.

Impérial ! 
Bon, par contre, pas cool de voir Sylar préparer sa shopping-list pour la suite... malgré son petit élan de miséricorde, c'est quand même pas super rassurant.

(Uh oh !
A quand Jason Dohring dans Heroes ???)
Pendant ce temps-là, on a également Hiro qui tape son petit caprice de gosse de riche. Hiro a hérité. Hiro est à la tête de l'empire de papa. Mais Hiro ne veut pas jouer avec ses petites actions. Hiro veut être un héros. C'est pas drôle, d'être un homme d'affaires richissime. Bouhouhouh.

Alors quand papa Nakamura lui explique sur une vidéo qu'il ne faut surtout pas ouvrir le coffre secret, qu'est-ce qu'il fait, le petit con ? Eh ben il l'ouvre, bien sûr !


S'y trouve la moitié d'une formule que l'idiot du village se fait dérober à la vitesse de l'éclair par ce qu'on imagine être Speedy Gonzales version humaine.


Bingo. Super effet spécial, en passant.


Dans la foulée, mis KO par Va-Donc-Chez-Speedy, ce crétin congénital décide d'aller voir dans l'avenir pour apprendre comment va survenir la fin du monde, et là, j'avoue que ça m'a fait de la peine pour lui, tout con soit-il.

Que ce soit Ando qui le combatte à grands coups de pouvoirs qu'il n'a pas encore, sous ses yeux, aïe.


Et dans la foulée, la fin...

Pauvre Hiro... comment fait-il donc pour toujours prendre les mauvaises décisions ?
Ah, je sais ! C'est un lointain parent de Mohinder-le-boulet !!! Parce qu'alors lui, c'est un boulet de classe mondiale ! Unbelievable ! C'est juste ahurissant de le voir faire EXACTEMENT le contraire de ce qu'il faudrait qu'il fasse ! 
On lui commande un vaccin anti-pouvoirs ? Bougez pas, il va vous faire l'exact contraire ! Hop, inspiré par sa muse qui se fâche tout noir, tadaaaaa ! Le voilà en dix secondes avec de quoi mettre l'univers sens dessus dessous. Et il est super-content de lui, en plus !

Tellement content qu'il va être son propre cobaye. Et qu'il va se retrouver avec une force surhumaine, ce qui m'a foutu dans une rage indescriptible. Sérieusement, si Momo et Ando se retrouvent avec des pouvoirs, ils n'ont plus aucun intérêt. Ils étaient là en observateurs, toujours un peu en marge du phénomène, mais permettaient de conserver un certain lien avec la réalité. Maintenant, c'est la braderie aux pouvoirs. Mama Petrelli et ses rêves prémonitoires, Ando et ses éclairs rouges, Suresh et ses super-baffes. Hé bé...
Bref, voilà comment ce boulet de Mohinder vient ENCORE de faire la boulette du siècle. Bravo, gros con.

D'autres "bonnes" surprises, dans cet épisode. Hop, Niki 3.0 qui se tape John Sheridan de Babylon 5.

Weevil qui hurle qu'il est Peter Petrelli...

Et qui est voisin de cellule avec HRG...

Devrait y avoir moyen d'en faire quelque chose, mais c'est pas sûr.
Conclusion : retour mitigé. Je ne suis pas franchement pressée de voir l'épisode 2, pourtant à ma disposition. En fait, plus que l'épisode, ce qui m'amuse, c'est de casser les personnages qui visiblement n'attendent que ça. C'est mal, hein ?