Le blog de La Sorcière
 

111 : Paris is burning

C'est quand même troublant de se rendre compte à quel point les Girls peuvent être excessives et, sans s'en rendre vraiment compte, s'encourager l'une l'autre à l'être, sauf recadrage. Leur relation symbiotique leur joue vraiment des tours. C'est clair que c'est une très belle histoire qu'elles vivent l'une avec l'autre, mais bon sang, qu'est-ce qu'elle peut les desservir, parfois...
Dans cet épisode, c'est le cas pour Lorelai. Sauf qu'on ne sait pas trop si c'est elle qui se sert de sa relation avec sa fille, ou si c'est cette relation qui la dessert.

Clairement, la Lorelai, elle en pince un max pour son Max. Il est intelligent, il est fin, il cuisine super bien, il lit Proust, bref, il est tout ce que Stars Hollow n'est pas. Et puisque Rory use maintenant ses jupettes sur les bancs de Chilton, Lorelai elle aussi se paye une petite scolarité de bourge en se tapant le prof.

Ah, mais d'abord, cette intro qui m'a fait hurler de rire dans ma petite cabine à hublots. Lorelai et Rory qui jouent à trouver des maladies qui commencent par telle lettre de l'alphabet et soudain...

Lorelai : Puppies !
Rory : That's not a disease.

(La gueule, mais la gueule de ce cabot ! )

Lorelai : "Buttercup was found cold and wet, hovering under a hydrangea bush along Highway 26." It's a sad highway !
Rory : As compared to all the happy highways she could've been abandoned by ? "Buttercup is a special dog. She's extremely skittish and tends to react badly towards blonde haired females, brunette males, children of either sex, other animals, red clothing, cabbage or anyone in a uniform."
Lorelai : (à Luke) Hey, we just found the doggy version of you !

Je ne reviens pas sur la triste histoire du hamster de Lorelai. Pauvre bête.
Bref, donc, Lorelai la grande se tape le prof. Et rentre à pas d'heure sur la pointe des pieds en tenant ses pompes à la main pendant que sa fille dort sur le canapé. Ahem. Au moins, ce qu'il y a de bien, c'est qu'elles sont parfaitement conscientes qu'il y a un peu quelque chose qui ne va pas dans leur relation mère-fille et elles assument. Relativement.

Clairement, ça me ferait un peu bizarre de voir ma reum rentrer en pleine nuit après avoir batifolé avec un de mes profs et encore plus de lui poser des tas de questions à ce sujet, mais bon, soit.

(Ca me ferait surtout chier pour papa, quoi.)

Enfin, elles ont l'air tellement heureuses comme ça qu'on ne peut pas leur en vouloir.

Lorelai : 'Night mom !
Rory : Yeah you just go think about what you've done.
Lorelai : I will !



Sauf que bon, c'est pas parce que sa mère nage dans le bonheur, la félicité, et la luxure que Rory est super à l'aise avec le Max en question.

Et puis elle s'y fait, la petite, tellement bien qu'une fois qu'elle a surmonté son malaise, c'est Lorelai qui s'y met, et là, je dis stop.
Lorelai, elle est vachement sympa, drôle et tout, mais parfois, elle mérite des claques. Certes, voir sa fille s'attacher à son copain, ça doit faire bizarre, surtout que visiblement, ce n'est pas dans les habitudes de la maison. Mais là, clairement, ce sont ses propres angoisses que Lorelai projette sur sa rejetonne. Rory semble vivre ça plutôt bien, elle a seize ans, elle a la tête sur les épaules et surtout, malgré son petit visage de poupée de porcelaine, elle n'est pas en sucre. Alors commencer à flipper parce que Rory serait trop triste si ça tournait mal avec Max, c'est ridicule. Et encore plus ridicule, le fait de ne pas vouloir reconnaître que c'est elle-même, Lorelai, qui est terrifiée à l'idée de voir la tournure que prend sa relation avec le prof, terrifiée que ça capote comme ça a toujours capoté, et terrifiée, sans doute, à l'idée de devoir modifier son petit mode de vie de grande adolescente si au contraire, ça marchait trop bien. Au fond, je crois que c'est ça. Lorelai a bien trop peur que ça marche. Et brandir sa fille comme bouclier, c'est indigne, ou plutôt, c'est parfaitement digne de la godiche de seize ans qu'elle est un peu restée.
Et comme pour prouver ça, la réponse qu'elle fait à Sookie qui a l'air d'être un tout petit peu du même avis que moi, c'est digne de l'école primaire.

Sookie : You must really like this guy.
Lorelai : When did you become a relationship expert ? You haven't been in a relationship in years.

Lorelai : Wow... zero to jackass in 3.2 seconds.

Moralité, Sookie va sortir toutes ses fossettes pour proposer à Jackson, éventuellement, un jour, peut-être, pourquoi pas, un dîner. Mais c'est pas comme si on le voyait pas venir depuis le premier épisode.

Ah ! Et il faut aussi que je vous dise que moi aussi, une fois par... mois *honte* je fais une virée dans mon frigo pour flairer les trucs pas flairables et les jeter avant de créer de nouvelles formes de vie...

(D'ailleurs, des fois, c'est un peu tard. Je pourrais vous parler d'un bol de soupe oublié dans un coin dont le contenu aurait pu se lever et marcher tout seul jusqu'à la poubelle le mois dernier. It's alive !)

Enfin, évidemment, Lorelai, partie pour rompre avec Max, se retrouve à l'embrasser à pleine bouche dans la salle de classe, sous l'oeil tout à fait indispensable de Paris qui se dépêche de répéter ça à Javotte et Anastasie histoire que ça fasse le tour de l'école. Bien contente qu'on parle d'autre chose que du divorce de ses parents.
Le discours que lui tient alors Rory est admirable et lui fout une honte monstrueuse. Pas mauvaise, la Paris, au fond, contrairement aux deux méchantes belles-soeurs dont il n'y a vraiment rien à tirer.

Quant à Rory, je n'arrive même plus à m'énerver de sa gentillesse. Elle trouve quand même le moyen de proposer à sa tortionnaire une oreille compatissante si elle en a besoin. On croit rêver.

Bref, après s'être mangé une volée de bois vert de sa gentille petite fille, Lorelai finit quand même par larguer lamentablement son Max... pour finir en sanglotant sur son lit, consolée par Rory.

Le monde à l'envers, quoi.

Bon, mais je veux bien croire que Lorelai pense, sur le coup, anticiper la peine que Rory pourrait avoir plus tard et se la garder pour elle-même. Mais en y réfléchissant bien, ce sacrifice est aussi malsain que l'autre option développée plus haut.
Enfin, ça va s'arranger, hein. Ouh là, oui !

 

110 : Forgiveness and stuff

Oué. Ben dites donc, si chaque fois que les Girls se charpignent, il faut que Papy Gilmore s'offre un malaise, une colique ou des vers pour les réconcilier, il se prépare une belle retraite !

Bon, mais pour commencer une question : ils ont combien de fêtes et de spectacles à la con, dans c'te ville ? Est-ce que les gens ont de vrais boulots ou est-ce qu'ils passent leur temps à se déguiser comme des nazes ???

Cela dit, ça nous vaut cette réplique cuuuulte de Miss Patty voyant sa Marie enceinte entrer en douleurs...

Miss Patty : Taylor, come quickly. Our "before" Mary is about to become an "after" ! Who else in town is knocked up ?

Bon, et puis rien à faire, la petite intro avec Rory et Lorelai qui se font la gueule (mais qui n'ont déjà plus trop envie de se la faire), Rory qui cherche le bras du petit Jésus, un affreux poupon des années 60, et le chien à la fin qui passe avec le bras dans la gueule... ben c'est à mourir de rire !

Bref, sont-elles bêtes. Et la mère, rah, des claques ! Qu'est-ce qu'elle peut être puérile, cette pauvre Lorelai, quand elle s'y met ! Refusant d'aller au dîner de Noël de sa mère (tranquille, j'envoie ma fille seule au front) pour tomber nez-à-nez (pointu) chez elle avec le grand truc qui gratte au carreau. Arf arf arf, pauvre grand truc. Même pas ça lui viendrait à l'idée d'avoir des pensées mal placées et il se fait épingler comme un criminel.

Ca doit être la coupe de cheveux.

Cette bécasse trouve encore le moyen d'aller pleurer misère auprès de Luke qui, os court, s'attendrit d'épisode en épisode et lui bricole un Christmas-Burger parfaitement écoeurant.

Lorelai : No one has ever made me something quite this disgusting before. I thank you.

Quelque chose me dit qu'il a des choses encore plus dégoûtantes en réserve spécialement pour elle.

Enfin bon, histoire de secouer un peu cette engueulade tri-générationnelle, hop, on nous écroule le noeud pap' et le bonhomme qui va avec et voilà mon Richard Gilmore à l'hosto, pas aidé par ses trois sottes d'épouse, fille et petite-fille qui s'agitent en tous sens en étant parfaitement bonnes à rien. Enfin, sauf Emily qui terrorise le personnel soignant comme j'ai rarement vu !

Enfin, tout ça pour cacher à quel point Emily est terrifiée à l'idée de perdre son mari. Hé hé, moi, j'aime bien Emily, elle me fait beaucoup marrer et un épisode vu un peu plus tard m'a confirmé ce que je pensais déjà d'elle : elle n'a pas eu trop le choix que devenir ce qu'elle est. Une chose est sûre, si elle a choisi Richard, ce n'est pas pour rien.

Emily : Richard Gilmore, there may be many things happening in this hospital tonight, but your dying is not one of them. I did not sign on to your dying, and it is not going to happen. Not tonight, not for a very long time. In fact, I demand to go first. Do I make myself clear ?

Richard : Yes, Emily, you may go first.

Quant à Lorelai, pareil, l'idée de perdre ce père qui n'a pourtant jamais été là pour jouer avec elle, c'est la panique totale, sauf qu'elle n'est pas capable de formuler ça et préfère aller faire l'imbécile avec Luke qui l'a accompagnée.

Get a rooooom.

En attendant, les deux Lorelai se réconcilient enfin vu qu'elles n'attendaient que ça, ces deux têtes-à-claques...

Et Luke se retrouve avec une nouvelle casquette pour remplacer sa pelure. Quelque chose me dit qu'il va dormir avec.

Alors, combien de temps avant qu'ils arrêtent d'être des idiots ?

Trois, quatre saisons ? Ptain, je tiendrai jamais jusque là, je serai morte étouffée sous la guimauve avant !

 

109 : Rory's dance

Comment ? Quoi ? Qu'est-ce ? Que fut-ce ?
Un épisode de Gilmore Girls qui finit mal ? Mais où sont passés les fleufleurs, les rires cristallins, les pizzas qui ne font pas grossir, les oursons en guimauve et les petits chats tout mignons ? J'EXIGE REPARATION !
Comment elles ont osé me faire un coup pareil, ces deux greluches, alors que je partais pour Pompei, hein ? Ah les scélérates !

Voilà, donc c'est un peu comme ça que j'ai vécu cet épisode. D'abord avec ennui. Parce que Rory qui a une fête à l'école et qui n'ose pas inviter son grand truc tout gauche, ouais, bof, hein.

Ensuite, et c'est là que j'ai pas tout compris, je me suis surprise (et je crois que je n'ai pas fini de me surprendre, avec cette série) à sérieusement m'attendrir devant l'Infante. Que jusqu'à présent, je ne faisais que plaindre d'être aussi godiche et si peu aidée dans sa life de petite bâtarde.

Toute transparente et insignifiante soit-elle, elle a des petits moments charmants qui peuvent laisser penser qu'il y a derrière ce personnage une actrice très intelligente, parfaitement consciente de sa mission, et pour l'instant sous-exploitée. Alors au fur et à mesure, je me suis laissée séduire par ce package. Et c'est avec cet épisode que ça a vraiment commencé.

En parlant de Rory, une chose est sûre, il fallait qu'on ait enfin un bon gros embrouillamini tri-générationnel. Que les trois gonzesses se rejettent chacune la faute en boucle alors que... je veux dire... ben rien, quoi ! Pauvre Rory. Des trois, c'est bien elle la plus normale. Sauf qu'on ne la laissera jamais être normale, dans cette famille. Et elle s'en rend compte. Bref, j'ai eu un grand élan de sympathie envers elle parce qu'elle est complètement adorable, dans cet épisode. Irréprochable, même. Se montrant parfaite en toute circonstance, même quand il faut inviter à un bal méga-proutesque son vendeur de supérette au nez pointu.

Irrésistible. Même si je n'aimerai jamais sa manière de noyer chacune de ses paroles dans une sorte de flou vocal pas très classe. Le petit visage de porcelaine se suffit à lui-même.

A part ça, j'ai adoré la version couturière de Lorelai qui a les mêmes réflexes que moi quand il faut s'atteler à des travaux d'aiguilles.

Et j'ai beaucoup aimé son duo avec Emily qui ne peut s'empêcher de fourrer son nez partout.

Emily : You're not using the curtains are you ?

Ah ah ! Mais c'est qu'il y en a à qui ça a réussi d'utiliser les rideaux, ma chère amie !
Donc pendant que le grand truc emmène la gosse au bal, Emily et sa fille passent un chouette moment ensemble, et ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille. C'était juste pas normal.

Emily : You did a lovely job.
Lorelai : Thank you.
Emily : With Rory and the dress.
Lorelai : Thank you.

En tout cas, à Chilton, il se conduit super bien, l'épicier. Hop, se montre charmant face à Javotte et Anastasie qui lui font un gringue monstre sous le nez de Rory. Très classe, les méchantes belles soeurs.

Menace fermement de mettre un pain dans la gueule du blondinet qui colle un peu trop sa cavalière.

Sauf qu'on sait tous que le grand truc pourrait le mettre en pièces en trois secondes mais qu'il ne le fera pas vu que nous ne sommes pas dans Supernatural. Mais il pourrait !
Et puis plus fin que tous les autres de capter que le chevalier à la triste figure en pince pour l'oie blanche.

Dean : He has a thing for you.
Rory :No he doesn't. It's just a game to him or something
Dean : He has a thing for you.
Rory : He does nothing but insult me and make me miserable.
Dean : He has a thing for you.

D'ailleurs, il a du goût, le chevalier à la triste figure, parce qu'à côté de Rory, toutes les autres filles ont l'air de guenons dépenaillées que ça fait trop plaisir.
Le truc qui me gêne un peu dans cette série, chaque fois qu'on va à Chilton, c'est le côté méchants gratos que je trouve franchement éculé. Entre Javotte et Anastasie, les deux punaises professionnelles, Paris qui tire toujours un nez long comme ça et qui a toujours une amabilité à la bouche et le blondinet de base qui est infect parce qu'il bave devant la provinciale, euh... on ne peut qu'espérer que ça évolue rapidement vers quelque chose d'un peu plus profond parce que c'est super agaçant.

Du côté des deux promis, nom d'une pipe, ça évolue vitesse grand V. Au point que ces deux petits coquins s'endorment en lisant comme de bons bonnets de nuit qu'ils sont dans la salle de Miss Patty. Juste le truc à pas faire, quoi.

Très joli, très mignon, très innocent. (Ne le restera pas.)

Et alors là, mais la psychose que ça déclenche chez tout le monde, c'est juste magnifique.
A commencer par la Belle au bois dormant qui une fois réveillée se met à courir, Forrest, courir tant qu'elle peut tellement elle sait ce qui l'attend. Ce qui l'attend, c'est la grand-mère redevenue odieuse tellement elle redoute que Rory prenne le même chemin que sa fille.

Emily : She's going to get pregnant.
Lorelai : No she's not.

Emily : She's going to ruin everything, just like you ruined everything.
Lorelai : No she's not, no she's not, no she's NOT ! Rory is a good kid, Mom... she's not me !

Et c'est la mère qui ne peut pas supporter de s'entendre balancer ses échecs pas tout à fait assumés à la figure et qui préfère envisager le pire plutôt que d'admettre, comme le lui fait remarquer très justement Rory, qu'elle sait qu'il ne s'est rien passé. Arf. Non mais sérieux. Est-ce qu'elle a regardé sa fille dix secondes avant de l'imaginer en train de se rouler dans la luxure avec... avec Sam Winchester, quoi !

Seriously.

Bah. Lorelai a beau se prendre la tête dans les mains, dès l'épisode prochain, ça repart comme en quarante, bien sûr. Avec Rory, c'est pas possible de résister bien longtemps.

Mais quand même ! J'ai été choquée quand j'ai vu le générique de fin suivre cette image. Qu'on ne me la refasse pas trop souvent, celle-là !

Bon, et demain, ne vous inquiétez pas, vous aurez une vraie review avec des vrais mecs dedans, pour changer. Genre les Winchester, les vrais, quoi. Avec des vrais muscles et des vrais poils. Et des vrais t-shirts volants. Magic !

 

107 : Love and war and snow

Allez hop, je remets les girls en selle !
D'avoir téléchargé hier le reste de la saison 1 m'a donné envie de me changer les idées. Il faut dire qu'à côté de Dexter, True Blood, House et autres Supernatural qui me flanquent un bourdon délicieux, je suis presque gênée de voir tous ces gens si heureux.

C'est vrai, leurs microscopiques problèmes et leurs histoires de coeur bancales sont tellement rafraîchissants que ça me fout de bon poil.

Entre nous, ce serait quand même bien plus fun si Lorelai allait loucher du côté de la casquette de Luke plutôt que faire dormir (!) le prof de Rory sur le canapé, mais bon. En attendant, ça donne lieu à quelques scènes cocasses...

... et mignonnes.

Mention spéciale, dans cet épisode à Lane, son super uniforme et son coup de coeur pour un blondinet chevelu dont elle caresse tendrement la crinière sans même se rendre compte que... ce ne sont pas des choses qui se font, sauf si on a déjà conclu avec le bellâtre.

Et la palme revient sans conteste à Rory qui accomplit le prodige de faire manger une providentielle pizza surgelée à ses grands-parents dépourvus de cuisinière.

Rory : I'm gonna make it.
Emily : Oh Rory, you're not serious.
Richard : That hardly looks like dinner.
Emily : I agree. Rory, that's food you eat a carnival, or in a Turkish prison.

La panique d'Emily et Richard lorsque le four se met à sonner m'a fait mourir de rire.

Emily : You must come downstairs immediately.
Rory : What's wrong ?
Emily : The stove is buzzing !
Rory : It's just the timer, Grandma.
Emily : I know it's the timer, Rory. What I don't know is where it's located or how to turn it off !

C'est vraiment très drôle de les voir comme ça, sans compter le nez qu'ils tirent devant la dégaine de la pizza.

Evidemment, ils trouvent ça très bon, sinon, ce ne serait pas Gilmore Girls. Et Rory en profite pour continuer son exploration de la saga familiale, ce qui est toujours intéressant.
En passant, le grand truc fait une apparition fugace. C'est moi où Jared a pris dix centimètres depuis l'épisode précédent ?

Finalement, je crois que ce qui m'a le plus séduite, dans cet épisode, c'est le ravissement de Lorelai face à la neige qui tombe. C'est quelque chose qui me parle parce que je trouve qu'il n'y a rien qui transforme plus l'atmosphère grise d'une grande ville que des flocons qui volètent. Alors dans une petite bourgade telle que Stars Hollow, ça ne peut être qu'exquis. Et j'aime bien les gens que ce genre de chose tout con rend bête.

 

107 : Kiss and tell

Attendez voir... je la refais. Si je comprends bien, Lorelai est fâchée parce que sa fille ne lui a pas dit qu'elle avait embrassé un garçon. Heeem. Mais dans quel monde vivent ces gens, je vous le demande ?

(Clairement pas dans le mien, parce que si j'avais rappliqué le jour de ma première soupe de langue pour tout raconter à ma mère, elle m'aurait accueillie avec une paire de claques... et elle aurait eu raison vu que j'avais onze ans et demi. )

Bref, la frêle enfant se fait embrasser, comme c'est mignon.
Ca l'est d'autant plus que pas du tout prévenue, elle sort juste après la chose un superbe... "thank you".
Je m'en suis esclaffée nerveusement pendant au moins un quart d'heure, et tenez, là, rien que d'y repenser, je me marre encore. Pauvre gosse. Pile poil le truc qu'il fallait pas dire. Cela dit, le grand truc a quand même un petit peu la classe puisqu'il lui rend sa formule de politesse à la fin.

A part ça, c'était légèrement long et chiant. Et triste. Se faire embrasser pour la première fois à seize ans, et dans un supermarché, qui plus est... les boules, quoi.

Heureusement, Lorelai est là.

(Ca pourrait être moi. En fait, C'EST moi.)

Lorelai qui apprend de la bouche de la mère de Lane que Rory se fait embrasser en public, ouh là, elle aime pas. Du coup, la voilà partie à la chasse au grand truc.

Et évidemment, ce ne serait pas drôle si Luke n'était pas dans le coin en train de faire ses courses.

Lorelai : That Lothario over there has wormed his way into my daughter's heart and mouth and for that he must die !
Luke : That's it, let's go.

Grand moment WTF lorsque Lane et Rory discutent une fois de plus de l'évènement en vendant je ne sais quoi pour je ne sais quelle fête... Thanksgiving, très certainement...

Et puis lorsque officiellement informée, Lorelai invite la grande chose chevelue à une soirée DVD, la louze de Rory prend vraiment une dimension mammouthesque. Honnêtement, je préfèrerais m'appeler Rémi et être sans famille plutôt que de me taper une soirée DVD avec ma reum et mon mec.

Très longue soirée, d'ailleurs, sous le signe du grand n'importe quoi. M'enfin qu'apprend-on aux jeunes filles dans ces écoles privées à 50 000 dollars l'année, je vous le demande ? Est-il possible d'avoir l'air plus empruntée ???

S'ensuit une très longue et très ennuyeuse conversation entre la mère et l'envahisseur, tout à fait inutile, d'ailleurs, puisque le grand truc ne couche pas. T'inquiète pas, Lorelai, aucun danger avec celui-là, on le connaît ! (D'ailleurs vaut mieux pas puisque toutes ses copines finissent par passer l'arme à gauche dans des circonstances nébuleuses.)

Lorelai : She's not going on your motorcycle.
Dean : I don't have a motorcycle.
Lorelai : She's not going on your motorcycle.
Dean : Fine, she won't go on my motorcycle.
Lorelai : Curfew will be enforced, you will not detract from her schoolwork, and you're gonna start handling those lemons better.
Dean : What ?
Lorelai : Dont' interrupt me when I'm speaking. I reserve the right to change, alter, tweak or add to this list of rules at any given time without any written notice, am I clear ?
Dean : You're clear.

(Mon Dieu, quelle funeste vision... *se tord les mains*)

Au final, il semble que l'Infante, retrouve le mode d'emploi.

Et vous comprendrez que je vais m'en arrêter là pour quelques jours (semaines ?) parce que je suis en train de faire exploser mon taux de sucre, à force de regarder cette série !

 

106 : Rory's birthday parties

J'adore Emily Gilmore !

Sérieusement, cette femme est gé-niale ! Sous ses airs de vieux dragon confit dans son snobisme, elle est bourrée d'humour. Ce n'est juste pas le même que celui de Lorelai, tout bêtement.

Mais dans cet épisode, j'ai adoré les efforts que font l'une et l'autre, réunies par un objectif commun : faire plaisir à Rory pour son anniversaire.

Evidemment, ça fighte un max entre les trois générations de femelles Gilmore parce qu'il n'y en a pas une qui veut la même chose que l'autre, mais quand même, Emily m'a épatée. Vraiment, je l'adore.

En fait, par maints aspects, curieusement, je me reconnais énormément dans cette dynamique familiale. Un peu comme Rory, moi aussi je constitue le chaînon manquant entre deux générations de femmes qui ont toutes les peines à se supporter. C'est un rôle très compliqué qu'elle gère avec beaucoup de naturel, mais c'est certainement parce qu'elle n'est pas encore consciente des emmerdes que cela peut apporter.

A part ça, c'est épisode est très très mignon. Oui, même moi, je le reconnais, j'ai trouvé la plupart des trucs super mignons. D'abord, Lorelai qui vient se glisser dans le lit de sa fille à quatre heures du matin, l'heure de sa naissance, pour lui raconter une énième fois son accouchement.

Lorelai : And, it's so hard to believe that at exactly this time many moons ago I was lying in exactly this same position...
Rory : Oh, boy. Here we go...
Lorelai : ...only I had a huge fat stomach and big fat ankles and I was swearing like a sailor...
Rory : ...on leave...
Lorelai : ...on leave ! Right ! And, there I was...
Rory : ...in labor...
Lorelai : ...and, while some have called it, the most meaningful experience of your life, to me it was something more akin to doing the splits on a crate of dynamite.

Ensuite, Emily, donc, qui se fend d'un cadeau à douze dollars parce qu'elle sait qu'un colifichet fera plaisir à Rory.
Luke, même, qui réserve une table avec des ballons (Luke... des ballons... ) et un gâteau pour la birthday-girl.

Le cadeau de Lorelai, un... eBook ! Bienvenu en l'an 2000 !

Et même le cadeau secret du grand truc qui vient l'apporter en cachette à sa douce...

Une fois de plus, joli parallèle entre les générations. Entre Lorelai qui surprend sa fille avec un garçon...

Et Emily qui capte la complicité entre Luke et Lorelai...

C'est vrai que c'est niais, mais ça a le mérite d'être drôle et intelligemment construit. *va s'ouvrir une bière pour roter devant une série couillue, maintenant*

 

105 : Cinnamon's wake

Alors là, j'avoue que je ne pensais pas que cette série me laisserait aussi ahurie. C'est bien simple, j'ai complètement halluciné devant cet épisode. Déjà, les voisins (elle haute comme trois pommes, lui qui ferait passer le grand truc pour un nabot) qui promènent amoureusement leur chat âgé de 260 ans dans un landau fabriqué maison... euh, oui, c'est c'la, donc...

Mais ensuite le CIRQUE qu'ils font lorsque celui-ci passe l'arme à gauche, la veillée, le traiteur, les chansons, le tout dans la maison de poupée qui leur sert de domicile... OH... MY... GOD !

Babette : She looked like she was sleeping. I thought she was asleep, so I nudged her and she didn’t wake. I gave her a push and she fell off the couch, and since I’d just waxed the floor, she went shooting across the room. And then she knocked over the lamp and she still didn’t move. I knew it was over. Oh, God, my baby.

Complètement azimutés, ces gens-là !

Cela dit, c'est extrêmement mignon de voir à quel point tout le monde joue le jeu. Parfois agaçant car tendant vers la plus pure niaiserie, mais mignon.

A part ça, voir la pauvre Rory se débattre dans sa nullité aussitôt que le mec qui l'intéresse débarque, c'est tout de même très divertissant, voire carrément hilarant.

Dean : Do you have a second ?
Rory : No, I have gum.

Oh, joli ! J'aurais pu la faire, celle-là ! Okaaaaaay... c'est pas gagné, donc.

Mais alors là où je me suis fendu la poire à m'en éclater les joues, c'est quand Miss Patty (la prof de danse qui ressemble davantage à une mère maquerelle, si vous voulez mon avis) la chope en train de reluquer Roméo à l'épicerie.

Miss Patty : Well what are you here for, honey ?
Rory : Oh, well, I just... I just...
Miss Patty : Oooooh, I see what you're here for. Well that wouldn't fit in a basket. No, no no no.

Irrésistible.

Evidemment, le petit côté flippant revient au galop lorsqu'on se rend compte que pendant que Rory progresse à pas de géant (hem) avec Dean, Lorelai, elle, se fait entreprendre par le prof de sa fille. Ce qui nous vaut la même réplique fois deux.

Dean : Goodbye Lorelai Gilmore.

Max : Goodbye Lorelai Gilmore.

Evidemment, ça fout la merde parce que c'est le prof de Rory, blablabla, on s'en branle.
Mais c'est drôle. Heureusement.
Et sinon, j'insiste. Les gens mentent. Ce n'est pas Jared Padalecki. Nope. J'ai des preuves.

 

104 : The deer hunters

Ce qui est formidable, c'est que cette série va me permettre de peaufiner le concept de la review-éclair !

(C'est pas que j'en ai rien à battre que Rory ait une mauvaise note, mais bon, darling, tu t'en remettras.)

Donc, au fil du temps, je découvre tranquillement que Stars Hollow est une petite ville sympatoche... et remplie de gens complètement allumés !
A qui il n'arrive évidemment que des trucs de malade. Genre Rory qui se fait zigouicher la bagnole de sa mère par un cerf... euh... hello ? Ca devrait pas être un tout petit peu le contraire ???

Et alors le truc qui m'a fait me rouler par terre (enfin, techniquement, j'étais dans mon lit) : la harpiste mal fichue de naissance qui s'escrime avec élégance sur son instrument dans le hall de l'hôtel, Lorelai qui passe et...

Lorelai : No Black Sabbath !
Drella : No one's listening !

Iron Man à la harpe !!! J'adore !!!
Je découvre d'ailleurs avec tristesse que Drella nous quitte, quel dommage. Enfin, je ne me fais pas de souci. Entre le retour du grand truc dans l'épisode suivant (a.k.a. je me couvre les yeux en faisant LALALALALA J'ENTENDS RIEN JE VOIS RIEN) et la veillée mortuaire du chat des voisins, je suis bien tranquille qu'il y a suffisamment de matière pour pallier son absence.

On notera un joli pétage de plomb des deux Lorelai à Chilton, sans même se concerter. Sont douées. Flippantes et douées.
Et l'autre truc qui m'a complètement fait halluciner : la chambre de Lane. Cellule monastique avec crucifix et tout le saint-frusquin.

Et le placard aménagé en refuge girlie et déjanté à mort.

Ah bref. Ils sont gentils, hein ?

 

103 : Kill me now

Boooon. Je ne comprends pas très bien pourquoi je continue de regarder. Effectivement, je suis dans une période de grande détresse émotionnelle et je me sens comme une grosse bouse de yak avec les mouches qui vont autour, mais bon. Est-ce vraiment une raison pour regarder Gilmore Girls ? Je ne sais pas. En tout cas, je regarde, je m'abreuve de ce vide sidéral, l'oeil creux, la lunette tombante et le cheveu tortillon... et je serais bien en peine de faire une review de chaque épisode puisqu'il ne se passe strictement rien. Ce qui est tout à fait reposant voire libérateur.
D'ailleurs, la seule chose qu'on retiendra de l'épisode précédent, outre que la mère Gilmore doit être une lointaine descendante de la Méduse étant donné son amabilité...

... c'est que l'Infante, placée face au dilemme du jour, choisit lorsqu'on lui pose la question à Chilton, d'aller sous le nom de Rory et non de Lorelai (ce qui siérait mieux à un endroit aussi prout-prout et déprimant). Tout un symbole que ce choix. Ben bonne chance, Rory.

Mais voilà, je me suis surprise à me marrer à plusieurs reprises. Pas de ce rire honteux (genre "roooohpffffffhihi") que j'éternue quand je regarde une connerie de sitcom bien grasse, mais un bon grand rire très court et très agréable. Effectivement, Lorelai la Grande a des répliques complètement excellentes, assénées avec la classe et le ton faussement blasé de la nana qui se sait drôle, mais qui sait aussi qu'elle n'est pas dotée du public qu'elle mérite. Et ça, j'avoue que ça ne peut que me plaire.

Du côté de l'Infante aussi, ce n'est pas inintéressant, et c'est pour ça que j'ai choisi de reviewer cet épisode en particulier. Clairement, on a à faire à un personnage pas fini, en pleine recherche de soi, et chez la plupart des ados (y compris chez la mère qui n'a pas franchement fini sa croissance), ça a tendance à se traduire par une rébellion classique et chiante. Mais chez cette petite chose visiblement fort intelligente, ça donne une sorte de phase d'observation et d'expériences tout à fait fascinante qu'on pourrait à première vue prendre pour un manque de personnalité (comme ce fut mon cas dans le premier épisode, par exemple).
Voilà comment elle se retrouve à aller jouer au golf avec son grand-père et y passe un très bon moment alors que sa mère angoisse et s'agace parce qu'elle est persuadée que sa fille va en revenir déprimée.
Et hop, un point pour Rory. Qui accepte avec complaisance de coiffer le bonnet ridicule de sa grand-mère, s'en va au sauna avec un troupeau de vioques, et se ridiculise avec un club à la main tout en gardant le sourire et la phrase qu'il faut.

En fait, c'est un peu l'ado rêvée, non ? Je veux dire, moi je l'adopte, cette enfant !
Bonne leçon, donc, dans la tête de Lorelai la passionnée, la jalouse, la sanguine, à qui sa fille a probablement quelques bricoles à apprendre.

Tout le reste, le mariage des jumeaux au carré et la course-poursuite à coups de paniers de fraises était inintéressant et inutile. J'en ai profité pour mettre ma cervelle au repos complet et pour baver abondamment sur mon oreiller. C'était formidable.

Et en passant, cet épisode a été réalisé par Adam Nimoy. Nimoy, as in... ?! Par Belzébuth, des pyjamas à Stars Hollow, Jérôôôôme, la boucle est bouclée !!!

 

101 : Pilot

(Avant de commencer, je tiens à m'excuser d'avance auprès de Shopi que j'aime beaucoup car elle est vraiment bien mignonne, et qu'à côté d'elle, j'ai l'impression d'être une vieille chauve-souris moisie... Donc pardon, Shopi, je sais que tu adores cette série, accroche-toi, ça va être dur...
Jérôme, je ne m'excuse pas auprès de toi car après tout le mal que tu as dit sur Star Trek, c'est de bonne guerre. )

Alors. Comme j'en ai un petit marre qu'on me parle sans arrêt de cette série sous prétexte que Jared Padalecki (enfin, ça c'est ce qu'ils essayent de nous faire croire) a joué dedans, je me suis dit que le meilleur moyen de dire que c'est une daube, c'est de la regarder. C'est fait.

Et dès la première séquence, OH JESUS ! Tout ce que je déteste de l'Amérique est réuni dans le tout premier plan qui balaye la gentille petite bourgade étriquée, hideuse de propreté, où tout le monde est gentil, où flotte fièrement le drapeau de la nation, où pas une crotte de chien ne traîne par terre. Limite on se demande si c'est pas des playmobils qui y vivent.
Bo... ring....

Déjà à la base, ça ne m'intéresse pas parce que ça dit une chose : ici, il ne se passe rien, on encule les mouches parce qu'on est tellement loin de la civilisation qu'on a rien d'autre à foutre de nos journées. Bingo. (J'ai pas l'air, comme ça, mais je parle en connaissance de cause. J'ai grandi (entre autres) dans ce genre de truc infâme, et plus c'est mignon, fleuri et propre, et plus c'est crade par en dessous. Yirk.)

Bref. Ce qui sauve ce pilote, à mes yeux ? Une galerie de personnages tout de suite beaucoup plus attachants que dans Men in Trees, par exemple. Et aussi une certaine curiosité (limite malsaine en ce qui me concerne) à l'égard du personnage principal, j'ai nommé Lorelai Gilmore. (Un prénom pareil, je ne veux pas dire, mais c'est une véritable condamnation à mort question vie sociale.)

(Dangereuse ressemblance physique avec l'atroce Mary Louise Parker. Méfiance.)

32 ans au compteur et une gosse de 16 ans... wow. Et là commencent les ennuis. Car moi, ce genre de plan, ça me fout une flippe gigantesque. Si vous aviez ma mère, vous comprendriez.
D'office, le petit machin transparent, intangible, incolore et inodore (et on s'étonne qu'elle se coltine Jared P. ???) qui lui sert de fille me refile une poussée d'urticaire géant. Ca marmonne plus que ça ne parle, ça ne ressemble à rien, ça n'a aucune personnalité, bref, ça n'est pas.

Mais enfin, s'il y a quelque chose que je sais d'expérience, c'est que quand on a une mère hors du commun, farfelue au possible, grande gueule et aussi haute en couleurs que celle que se trimballe Rory Gilmore, on est condamné soit à monter au créneau et à prendre l'ascendant dessus et donc à se friter à vie avec, soit à s'écraser.
D'autant plus quand on n'a pas de père directement sous la main, que les grand-parents sont des tyrans et qu'on vit une relation fusionnelle avec cette mère.
Le moment le plus terrifiant pour moi ? Lorsque Rory explique au grand petit truc qu'en fait, sa mère lui a donné son propre prénom, et que Rory en est le diminutif. Sans déconner, mais c'est le pire truc qu'elle aurait pu faire, la Lorelai, d'autant que visiblement, elle est complètement flippée à l'idée que sa fille reproduise ses propres erreurs !!! Et comment que tranquillement elles vous disent qu'elles sont pareilles, blablabla.
Bref, dommage que la série s'arrête sept saisons plus tard, parce que le cap des trente ans de Rory aurait pu être super intéressant à suivre !

J'en reviens donc à ma galerie de personnages secondaires... alors là, chapeau, ils sont tous plus cinglés les uns que les autres ! Et pour les connaisseurs, vous voyez Sookie dans sa cuisine ? Ben tout pareil. C'est moi. Sans les bons petits plats au final. Tout s'explique, hein ? Blessures, célibat etc...

Michel, à l'accent qui me file mal à la tête, excellent.

Même la prof de danse qu'on ne fait qu'apercevoir mais qui nous grille les amours de la Rory est géniale.

Juste dommage qu'il faille se coltiner les émois adolescents de la morveuse face au futur grand truc. J'ai fermé les yeux très fort quand il a débarqué. C't'affreux, les gars, affreux. Je vais en faire des cauchemars. Combien d'épisodes de Supernatural va-t-il falloir que je regarde pour effacer cette terrible vision, je l'ignore. Avec ça que ça s'appelle Dean Forrester... et comment je suis censée faire, moi, pour ne pas l'appeler Dean Winchester et ne pas voir Jensen Ackles danser nu devant moi ???

Bonne nouvelle, en revanche, nous avons une adolescente presque intéressante dans le lot. Lane, la copine coréenne, excellente.

Je ne parle même pas de sa famille qui est complètement jetée.

Bon, bref. Que la Lorelai n'ait pas le fric pour envoyer sa capricieuse de fille dans une super école privée, on s'en bat quelque peu. Qu'elle aille faire la carpette chez ses parents bourrés de fric pour satisfaire l'ingrate enfant, j'en suis bien triste pour elle (mais le "so close" était hilarant). Tout le monde se réconcilie, c'est formidable, je chante la vie.

Et qu'est-ce qu'il est censé leur arriver, pendant sept saisons, exactement ?

(Je suis bien consciente que si jamais je continue à regarder - rien n'est moins sûr - et pire encore si je me mets à apprécier, des esprits malfaisants me jetteront ce billet à la tête jusqu'à la fin de mes jours... Mais entre nous... c'est un peu pour ça que j'en rajoute à mort. Parce que c'est bien plus drôle comme ça. Nan ?)