Crazy Marines...
Par La Sorcière, samedi 9 janvier 2010 | Rubrique: Generation kill | 5 commentaires
Caméra ON.

Caméra OFF.

Ils sont cons ! ![]()
Par La Sorcière, samedi 9 janvier 2010 | Rubrique: Generation kill | 5 commentaires
Caméra ON.

Caméra OFF.

Ils sont cons ! ![]()
Par La Sorcière, vendredi 8 janvier 2010 | Rubrique: Generation kill | 6 commentaires
Ca devient compliqué, les épisodes de Generation Kill. Pas une scène qui ne mérite pas qu'on en parle, pas une image qui ne mérite pas d'être capturée, pas un acteur qui ne mérite pas que j'en tartine des caisses sur sa magnificence. On ne sait plus où donner de la tête à blogsorciere.com.
Alors, on va essayer de faire concis, de faire récit. Cet épisode, le quatrième (ouhla, on arrive à la moitié), c'est quoi ?
C'est l'Homme de glace qui nous pète un petit boulon à sa manière, c'est-à-dire en tapant comme un sourd sur sa voiture avec un visage de marbre. Ce qui fait un peu peur même s'il est splendide dans cette position.

(Bonjour !
)
Ce sont les autres qui considèrent avec inquiétude ce soldat modèle ébranlé par la vue d'un petit berger canardé par un de ses hommes. Et qui se disent que si Brad Colbert se met à craquer, si Brad Colbert se met à avoir un coeur, ils sont mal. D'autant que du côté des supérieurs, c'est pas trop ça non plus.

Poke : Ain't the hajjis gonna kill us, man. It's fucking command.

Ce sont des soldats déjà pas au mieux et dont on comprend très vite les petits rituels, les petites superstitions, qui perdent le symbole de leur bataillon depuis le Viet-Nam, leur drapeau, paumé avec le camion de ravitaillos. La honte.
C'est Doc Bryan, merveilleux, qui me scotche au bout de trois minutes d'épisode, lorsque Encino Man, le chef de Bravo, vient jouer son petit démagogue en treillis et demander aux hommes quelles sont leurs doléances. Doc Bryan, il serre les dents et reste silencieux, mais lorsque Mr Muscle insiste, il lâche le tout avec une dignité et une simplicité qui m'auraient presque fait pleurer.
Doc Bryan : Well sir, it's just that you're incompetent, sir.
Encino Man : I'm doing the best I can.
Doc Bryan : Sir, it's not good enough.


Un peu plus tard, il y a le discours du même Encino Man qui tente désespérément de motiver ses hommes et de réaffirmer son autorité par un discours qu'il veut fort et percutant et qui tombe complètement à plat.

Les yeux fermés du lieutenant Carambar, au bord de tout faire péter, c'est une image très forte.

Encino Man : It was the enemy who stole your food from you and you should be really really mad at them !

Oui, et n'oubliez pas que l'ennemi... c'est l'ennemi.
Waouh, bravo, gars. Tu es super doué en discours, je parie que c'est toi qui a donné des leçons à l'amiral Adama.
Et ce n'est pas du tout infantilisant, comme méthode. Areuh.
C'est Kocher, aussi, qui manque de faire chier Captain America, ce danger à la nation, dans son slip.
Kocher : You fire an AK one more time, I'll fuck you up.


Et il ira l'enterrer, Captain America, son impressionnante collection de flingues ennemis. Même si on sent que c'est un crève-coeur. Très rassurante, comme vision.
C'est aussi Godfather qui, comme pour nous rappeler à l'ordre d'applaudir ces petites révolutions, souffle dans les bronches de ses hommes parce qu'ils râlent après leurs supérieurs et discutent leurs ordres. S'il y en a un qui peut se sentir concerné, c'est bien le Lieutenant Carambar.

C'est encore Ray qui se fait interrompre alors qu'il est en train de se faire plaisir, pauvre petit bichon. ![]()

Ray : Jesus fucking Christ, Walt, are you serious ? My first combat jack !
D'où le titre de l'épisode. C'est qu'il est beaucoup question de pignole, ici, on ne sait pas trop pourquoi, c'est comme le caca, on en parle tout le temps. (Enfin, si, on sait un peu pourquoi, quand même.)
D'ailleurs, après une longue conversation qui démarre sur Pocahontas et qui se poursuit sur Poke soudainement devenu indien (ce qui lui vaut de se faire allumer par Brad qui lui fait remarquer qu'un coup il est black, un coup il est mexicain, et que pourtant, il ne traîne qu'avec des blancs), Ray recentrera magnifiquement le débat par un très autoritaire : "What the fuck does any of this have to do with jerking off ?" ![]()
J'avoue que ces conversations très masculines, elles me font beaucoup rire et je les trouve très mignonnes.
C'est quoi d'autre, donc... ah oui, c'est l'Homme de glace qui finalement, après un long mutisme salvateur, fait son grand retour parmi les vivants.

Et puis c'est beaucoup Alpha, aussi, cet épisode. Il s'attarde longuement sur les errances des trous du cul de la compagnie soeur de nos chouchous. Ceux-là, ils ont de la merde dans les yeux, ils ne savent pas viser et ils ramassent la bouffe tombée par terre parce qu'ils crèvent la dalle.



C'est pas glorieux, mais avoir faim, ça n'est l'est guère plus.
Ce sont ces putains d'officiers supérieurs, une fois de plus, qui décident de faire bombarder une belle tranche de désert totalement vide. Et qui cherchent à s'en justifier.

Trouf' : Let's give the Lt. a tank. He can get his medal, we can get the fuck out of here.
Cette réplique, elle a tourné longtemps dans ma tête. Combien de millions foutus en l'air pour bombarder du sable ? ![]()
Mais c'est également une scène exceptionnelle d'humour, celle où Meesh est réquisitionné par un lieutenant d'Alpha pour interroger un civil et qu'à quelques mètres de là, trois soldats font leur propre doublage de leur conversation. Avé l'accent.


Burris : And Meesh is all, "Dude, these Iraqis love the fact that we are here. They fucking love freedom and they thought that those fireballs last night were fucking wicked, dude. You Americans have killed a lot of sand. The sand was very evil."
Smith : The Lieutenant’s all, "Meesh, I just shit my panties. Tell the nice man if he doesn’t show me at least one blownup tank, I’ll look very stupid and the other officers will laugh at me."
Burris : And Meesh is all, "Dude, throw me a friggin’ bone here. How about a frigging pickup truck with bald tires ?"
Fawcett : Bro, and the Hajji’s all, "Habdaba ? Dabity daba." And Meesh is, "Lieutenant, this Hajji dude is totally bummed he can’t save your career. He’s got no tanks, but check it out, you can have his bitchin’ daughter."
Smith : And the Lieutenant’s all weepy and shit. Fucking frat-house pussy.

Exceptionnel. Tellement outrageux, tellement insolent, tellement déplacé... et tellement vrai. Et pour couronner le tout, le pauvre Irakien qui flanque sa chèvre dans les bras de Meesh, tout fier d'avoir trouvé son dîner.

Meesh : Lt. turned it down. I am really hungry.

Et c'est Alex Skarsgard qui tombe enfin la chemise. D'abord le haut, pour rigoler de l'aumônier qui se fait envoyer paître par Ray.


(Intéressant d'aborder la religion dans ce genre de situation et de souligner le fait que si le journaliste porte un flingue et peut tirer en cas de pépin, l'aumônier, lui, que dalle, il est juste là pour faire la messe, bouffer les rations et rester assis sur son cul.)
Et pour ranger ses petites affaires sous les regards envieux des deux crevettes qui ont du mal à ne pas mater ses épaules avec envie.


Avant de tomber le bas un peu plus tard parce que l'heure c'est l'heure et que c'est bougrement compliqué de poser sa pêche en pleine mission.
(Je ne vous mets pas la capture de son cucul, mais le coeur y est.)
Rolling Stone : Going to shit is a big deal for sergeant Colbert, isn't it ?
Ray : In a war zone, Marine shit tactically. Piss too. Sometimes a situation requires that you do not leave the vehicle regardless.
Le pire, c'est qu'il joue ça super bien, le sergent Krisprolls, et qu'en même temps, les autres chantent, ce qui fait de cette scène un peu embarrassante sur les bords quelque chose de plutôt croquignolet et de limite poétique.



Brad : Daddy's back !
![]()
A défaut de vous montrer le ptit cul du gaillard, je vous la fais behind the scene parce que je suis tombée sur une interview à mourir de rire d'Alex Skarsgard et de son pote James Ransone (alias Ray) en compagnie d'un des producteurs et que ça vaut son pesant de caca... houètes.
James : I’ll tell you all a little story about this scene. I was fucking blown away. I saw the Iceman’s penis this day.
Simon : Yeah, I think about two hundred people did.
James : There’s footage of it somewhere. AMERICA, FIND IT !
Alex : Well, absolutely, people love nudity.
James : Yeah, dude, you really went for it here. I was like, "Wow, he like took his underwear off, showed ass and everything." I was stoked !
Alex : Yeah, I remember that when I came back to the humvee, you’re like, "I saw... I saw your penis !"
James : It’s huge, dude, don’t be embarrassed.
Alex : My ass ?
James : No, your… hum... cock.
![]()
Beaucoup moins drôle, le fil rouge de cet épisode : un Marine chopé par l'ennemi et crucifié (hop, ça nous relie directement à la messe célébrée par l'aumônier), dont il faut récupérer le corps. Je ne sais pas si j'ai bien compris, mais apparemment, c'est une nénette, d'ailleurs. Et ça, les Marines, ils n'aiment pas bien qu'on tue et qu'on crucifie les leurs. Ca les rend méchants, d'ailleurs, les gars d'Alpha. Au point d'avior une forte envie de pisser sur les cadavres des "futurs terroristes" comme ils les appellent. Ca vous met de bonne humeur un truc de fou.
La mission d'Alpha évolue lentement en quelque chose de très différent : s'allier avec les troupes irakiennes pour traquer Ali le Chimique. Inutile de dire qu'ils ne rentreront ni avec les restes du collègue, ni avec Ali le Chimique.
Pauvre Captain Patterson, pieds et poings liés, et qui en plus se fait chourraver ses Oakley par son collègue irakien.


Ah oui, et dans cet épisode, chose fort intéressante, on débarque nos troufions-mignons de Bravo pour fouiller un village histoire de débusquer des mortiers.

Sympa, ces images, non ? Pas du tout évocatrices et terrifiantes. Evidemment, ils ne tuent personne ni rien. Mais rien que de revoir ces captures, ça me colle la gerbe.
En revanche, quand Ray balance un regard interrogateur à Brad lorsqu'il trouve de la came dans une baraque et que ce dernier lui fait signe de ne pas y toucher, j'ai adoré sa réplique. On n'est pas là pour foutre en l'air leur revenu.

Dans cet épisode, ça va beaucoup mieux pour Trombley qui, en pleine fusillade, reste planté là, avec ses jumelles, en attendant que ça se passe et en criant : "It's cooool !"

Avant de confier à ses camarades ce qu'il a ressenti en se faisant canarder.

Trombley : This may sound weird but deep down, I kinda wanted to see what it feels to get shot. Not actually shot but... I don't know I just get more nervous watching a game show at home on TV than I do here.
Bien, bien, bien. ![]()
Ca finit très fort pour nos chouchous de Bravo qui doivent établir un barrage sur une route, et le tenir à 70, sans renforts ni rien. C'est très sympa, ça aussi. Une bagnole arrive, tirs de semonce. Et si elle ne rebrousse pas chemin séance tenante, hop, on liquide tout ce petit monde.


Terrifiant. Ces scènes nocturnes, elles sont atroces, j'en arrive à les redouter, limite à les détester.
Ce qui nous amène directement à la scène SUPER agréable de cet épisode. On réquisitionne Meesh, l'interprète... on se demande ce qui nous attend. Là, une bagnole proprement démontée. Et Meesh qui doit demander au chauffeur pourquoi celui-ci n'a pas rebroussé chemin au tir de semonce.

A l'arrière, ceci.

Vision qui vous terrasse si vous n'êtes pas déjà recroquevillé avec juste les yeux qui dépassent du pull.
Et qui visiblement fait le même effet à Rudy, venu escorter Meesh.

Meesh : He says he's sorry. He wants to know if he can take his daughter's body.
Rudy : He said he's sorry ? We just fucking killed his daughter !
Meesh : Arabs don't grieve the way you do. It's different for him.

Humpf... 



Pauvre Rudy. Cassé. Et moi, je me demande bien ce que ça fait de tourner une scène qu'on a déjà vécue. En vrai. Puisque Rudy Reyes interprète ici son propre rôle. Sûrement SA scène. Brrrrr...
Enfin tout ça progresse. Lentement mais sûrement, Bagdad approche. Et il faut traverser nombre de villes. Certaines hostiles, désertes, parfois dans un silence pesant, avec des habitants terrifiés prostrés à terre à côté des cadavres et des tireurs embusqués aux fenêtres.



D'autres "libérées" dans la liesse.

N'empêche qu'on finit avec la bouboule dans la gogorge.
Et ça me fait du bien d'être tombée sur des photos des acteurs ensemble, avec la banane, et même d'apprendre qu'ils se font des soirées "GK" entre eux tellement ils sont restés potes. Ca n'enlève rien au côté documentaire de cette série, mais ça permet de décrocher quand vraiment ça devient insoutenable. ![]()
Par La Sorcière, mercredi 6 janvier 2010 | Rubrique: Generation kill | 8 commentaires

=


Mais bonjour ! Vous habitez chez vos parents ? Et vous n'êtes pas un tout petit peu trop jeune pour fumer ???
...
Ben non. En fait, il paraît qu'il a 31 ans. Je cherche toujours à comprendre comment c'est possible.
Vous voyez, ça valait la peine que j'arrête dix secondes de baver devant Skarsgard pour me demander d'où vient ce charmant jeune homme qui s'avère contre tout attente parfaitement pubère ! Rohnondidiou ! 
Et en plus, ça s'appelle Stark Sands (un nom impossible) et ça a joué dans DEUX épisodes de Six Feet Under. C'est dire si c'est un garçon fréquentable.
Donc la question que je suis obligée de me poser après une telle trouvaille, c'est : combien encore de canons cosmiques sous les casques en kevlar et les treillis grossiers, hein ? Je vous le demande ? C'est pas criminel de planquer tout ce beau matos ? Si. Je réclame donc Generation Kill version alternative. Avec des cheveux et sans uniformes !
Par La Sorcière, mardi 5 janvier 2010 | Rubrique: Generation kill | 3 commentaires
C'est reparti pour une heure de route à bord de véhicules confortables, aux amortisseurs sponsorisés par Bulltex, avec des soldats bien élevés et qui disent "flûte" au lieu de dire merde. Bien nourris, bien reposés, lavés, repassés, fleurant bon la Soupline et la fraîcheur de vivre. Et surtout, menés par des chefs qui savent ce qu'ils font. C'est-y pas le bonheur, ça ?
Oué, que dalle, en fait. Ok, le lever de soleil est ravissant dans le désert, mais ça, les Marines du premier bataillon de reconnaissance de la Navy, ils en ont un peu rien à taper.

Ils sont trop occupés, comme Brad Colbert, à faire l'état des lieux de tout ce qui ne marche pas. Genre le gros flingue qui est posté sur la petite tourelle, là, sur son Humvee et qui est tout enrayé parce que... surpriiiise ! Dans le désert, il y a du sable ! Et il faut lubrifier les armes ! Et avec le bon lubrifiant qui va bien sinon ça sert à rien ! Ce que Brad explique en son patois fort coloré à son supérieur direct, le mignonnet lieutenant Fick. (Dont on a toujours envie de bourrer les poches de carambars.)


Brad : The main weapon on your point vehicle is unreliable. Given the prevailing climatic conditions, using this lubricant is like trying to butt fuck a virgin underage Phuket whore with chalk.

Oké ! Merci pour l'image, chéri, je vais essayer de me l'enlever du cerveau avec un peu d'alcool à brûler. ![]()
Ah mais c'est qu'il n'y en a pas, de cette bonne camelote, alors il faudra faire sans. On parle quand même du véhicule de tête, hein. Qui doit traverser quatre villes ce jour même et probablement buter quelques "bad guys" pour ouvrir la route à tous les autres. Hum. Tout va bien.
Entre nous, c'est bien la peine de donner à ces braves garçons des formations à un million de dollars le gus si c'est pour les lâcher dans la pampa avec leur bite et leur couteau. Mais bon, ne cherchons pas de logique là-dedans. Finalement, le jeune Walt qui est perché là-haut récupère une boîte du précieux onguent qui va lui permettre de dégommer de l'arbi, c'est tout ce qui compte.

(Pareil, il est bougrement mimi, celui-là !)
Ca me rappelle que c'est aussi l'épisode où ces très intelligents messieurs décident d'abandonner un camion de ravitaillement bourré à bloc de bouffe et de munitions (dont du joli C4 qui fait boum) pour aller mener l'assaut sur un aérodrome, en espérant sans doute retrouver ledit camion au retour. Sans doute ont-ils pensé qu'un camion US, ça sait défendre tout seul ses petites affaires, comme dans Transformers.
Eh ben ce camion-là, de toute évidence, il ne fait pas partie de la famille d'Optimus Prime parce que quand ils reviennent, il n'en reste que les miettes. Moralité, on passe à un repas par jour pour des mecs qui dorment déjà une fois tous les 36 du mois et qui assurent le gros oeuvre. Hum hum.
Malgré ça, je ne sais pas pourquoi, mais on est contents de repartir avec eux quand le convoi reprend la route.

Même si c'est pour se manger des tirs amis et entendre Trombley gémir qu'il veut descendre un chien.

Même si c'est pour voir un village de civils se faire raser de près par des mecs qui visiblement n'entravent pas quand on leur dit qu'il n'y a que des femmes et des enfants là-dedans.


Ce qui m'amène à évoquer le cas d'un autre meneur d'hommes un peu juste-juste, Captain Craig Schwetje (déjà il a un nom qu'il faut prononcer avec une patate chaude dans la bouche), alias Encino Man. Lui, son cas me laisse perplexe. Je ne le sens pas chtarb' comme Captain America, je le sens plutôt pas à sa place et compenser sa médiocrité par des actions excessives, mal calculées ou juste complètement incongrues qui lui attirent, forcément, le mépris de ses hommes. Et il est bien possible qu'il ait également le front un peu bas, le pauvre garçon. Et qu'il soit plutôt mal entouré. (La teigne qui l'accompagne partout, là, Casey-Kasem, lui est assez futé pour être un beau fumier.)
Bref, c'est un petit peu un incapable qui est le premier à vouloir tout faire péter pour se ramasser les médailles et qui n'est pas fichu de donner des coordonnées correctes pour un raid aérien. Ce qui fout le jeune Fick hors de lui, lui qui est pourtant si droit dans ses bottes.


L'ennui c'est que je ne le sens pas nocif, dans le fond. Bref, tout ça pour dire que je me sens toujours mal à l'aise quand il est question du commandant de Bravo, alors que le commandant d'Alpha, lui, je pourrais partir en vacances avec sans aucun souci ! D'ailleurs, quand il voit que ça pète, la première chose qu'il dit, c'est qu'il espère qu'il n'y a pas trop de pertes civiles. Brave Captain Patterson. 

Entre deux, on se dégourdit les papattes en butant du fedayin dans un bled, ça fait l'occasion aux boys de jouer de la gâchette.



Et Reporter en a pour son fric, une fois de plus.

Voilà, donc ils sont bien tous butés, les fedayins-très-méchants (on nous apporte des gamins sur lesquels ils ont tiré, bad bad fedayins). Evidemment, on nous déballe Meesh qui s'empresse de traduire que oui, oui, tout le monde est très content d'avoir été libéré. Et comme décidément, c'est la fête à l'officier supérieur, voilà que Godfather, le grand patron, veut aller faire le Tarzan en chopant un aérodrome à la seule force des poignets de ses hommes et de leurs bagnoles bringuebalantes pour que le général soit bien content.
Et ce alors que Patt' aurait pu récupérer des infos auprès des civils. Dégoûté, le Patt'. Bon pour aller jouer à la pétoire, le Patt'. Tout ce qu'on saura, c'est qu'ils sont contents d'être libérés.
Le meilleur, c'est encore qu'ils veulent (et essayons de ne pas rire trop fort de la touchante confiance et du génie stratégique des grands hommes qui dirigent l'armée la plus puissante du monde), donner aux anti-Saddam des petites loupiottes qu'ils vont placer là où se trouvent les bastions du parti Baath histoire que les Ricains puissent les démonter d'en haut.
Bien.
Génial.
Fabuleux.
Seulement... ils sont mignons, comme ça. Mais les mecs, là. Qui est-ce qui dit qu'ils sont pas en train de les enfumer comme des blaireaux et qu'ils ne vont pas placer ces petites loupiottes mignonnes dans... une école par exemple. Hein ?
Je rêve. Enfin non. Si je rêvais, ça ne me foutrais pas autant en colère.
Et je ne commence même pas à parler du nombre de fois où Bravo se fait allumer par des unités amies, hein. D'ailleurs, c'est comme ça qu'il y reste, le camion de ravitaillement. Pneu crevé par des tirs amis.
Heureusement, Ray est là et il me chante Tainted Love et il fait même taper dans les mains au sergent Colbert et faire "ohohohoh" à Trombley. J'adore. Un de mes passages préférés de la série.

Godfather fait son Tarzan, donc. Et envoie ses hommes prendre un aérodrome. C'est bien. J'aime beaucoup le personnage mais visiblement il a un peu de mal à faire la distinction entre reconnaissance et assaut.

Il ne faut surtout pas le lui faire remarquer parce qu'il se vexe. Et déclare la région "free fire zone". Traduction : y a bon tirer sur Irakiens tant qu'on veut, ils sont tous déclarés hostiles.

(Vavavoum !)
Visiblement, la règle s'applique aussi aux chameaux parce que Trombley en profite pour faire un carnage.

Patterson, lui, qui est formidable, refuse de passer l'info. C'est quand même mieux de tirer sur des gens dont on est sûr qu'ils sont des méchants, non ?
Pas pour tout le monde, apparemment, puisque dans la foulée, Captain America nous fait un show d'enfer à vouloir dégommer les huttes des autochtones. C'est la fête du grand nawak, today.

![]()
On s'offre un petit moment de répit lors d'un des fameux dialogues de Brad et Ray, très en forme après cet exercice de force.
Brad : If they'd stick around and manned those we'd have been dead before we've even saw.
Ray : Dude... lighten up.

Brad : Then again the world wouldn't have to deal with the prospect of you returning to your cretinous, daughter fucking, trailer park, red state shithole, and producing mutant, whiskey tango, scrotum faced, buck toothed, zit exploding progeny.

![]()
Le genre de réplique qu'on fait comme si on n'avait rien entendu la première fois que nos pures et chastes oreilles tombent dessus ! ![]()
Bref, après ça, c'est un peu les vacances. Les gars peuvent enfin enlever leurs rangers pendant quelques minutes ''(les malheureux doivent dormir avec, on préfère ne pas imaginer à quoi ressemblent leurs pieds au bout de quelques jours).

L'occasion pour Ray de saluer la performance de ses supérieurs qui ont laissé le camion de ravitaillos derrière.

Ray : I mean seriously, homes, why would our Iraqi brethren want 400 pounds of C-4, claymores and crates of M-16s ? I mean, it just doesn't make any sense. Oh, wait ! You know, they could be using all that C-4 for, like, a giant 4th of July celebration. What do you think, Brad ?
Brad : I think it's time for you to shut the fuck up.

A côté de ça, le sergent-major ne manque pas de brailler des insultes grosses comme lui à l'attention de Gabe, le gentil binoclard, qui a eu le malheur de paumer son casque en kevlar mal attaché à cause d'un putain de dos d'âne.
Gabe : I'm not the fucking retard who lost a whole supply truck.

(J'aime bien Gabe.
)
En revanche, tout va très bien pour Trombley qui est certain d'avoir tué des méchants et pas seulement des chameaux, malgré les railleries de ses petits camarades.
Trombley : Look, I didn't mean to shoot innocent camels, all right ? I'm sure I shot people.

En effet, gamin. Deux petits bergers hauts comme trois couilles à genoux qu'on leur apporte pour qu'ils les sauvent. Plus de mollet pour l'un, quatre balles dans le bide pour l'autre. Ambiance.


La tronche de Doc Bryan, immense sur ce coup-là tellement on voit qu'il en chialerait de constater que ce sont les siens qui ont tiré sur ces gosses. Rah, Doc Bryan, il pourrait tout casser, là.

Surtout quand son regard croise celui de la mère, d'une beauté de martyre à vous retourner les boyaux.

Toute cette scène vous laisse rincé. C'est super facile de céder au plaisir un peu coupable de voir des mecs tout défoncer dans des grosses bagnoles avec de gros flingues. Mais ça, ça vous ramène direct sur Terre.
Tout le monde sait à qui on doit ce carnage, d'ailleurs, sauf que c'est Brad, le supérieur, qui s'empresse d'endosser toute la responsabilité de l'affaire.
Brad : Don't put this on Trombley, I'm responsible.
Le long regard qu'il échange avec la mère, brrrrr...


Et lui, il viendrait la voir, sa victime ?


Le pire, c'est que ça peut arriver, une balle perdue, et que ça arrive souvent. Mais là... non, là, c'est pas possible, c'est tout.
Et donc Godfather refuse l'évacuation. Parce que le gamin qui crève si on ne l'opère pas est supposé recevoir les mêmes soins qu'il aurait reçus selon les standards locaux. Peanuts, quoi. Donc tous les gars présents, Nate, Doc Bryan, Brad, portent le môme pour qu'il meure juste devant la tente du patron, histoire de voir s'il y a moyen qu'il arrête de faire celui à qui ça en touche une sans faire bouger l'autre.


Scène très forte, très intense, qui semble durer une éternité. Il en faut dans le slip pour aller jeter un petit moribond comme ça devant la tente du très respecté boss.
Après avoir râlé un bon coup, Godfather va quand même détacher une section d'Alpha pour escorter le gamin jusqu'au chirurgien le plus proche, ce qui est un risque énorme étant donné l'endroit où ils se trouvent.

Je n'aurais pas supporté qu'il refuse.


Voilà comment ces deux-là plus le petit Nate (double ration de Carambars) ont vraiment gagné de manière définitive toute ma sympathie. ![]()
Et j'ai haï Trombley qui se décharge sur Brad plus vite que la lumière. Et vous, ça va aller, chef ? Non parce que c'est vous qui m'avez ordonné de tirer, hein. Moi, dans deux ans, pfiou, je me casse de l'armée et je retourne jouer à la console.


Trombley : Sergeant, this is your carrier.
Nan, mais nan, tout ira bien. Tout.

![]()
Et ça ne vient à personne ou presque que c'est Godfather qui a ordonné "everybody hostile". A part à Ray, bien sûr.
D'ailleurs, fameux tireur le jeune Trombley qui touche sa cible avec seulement deux salves, dans un véhicule en mouvement sur un chemin de terre. Un tueur né, ce gamin, comme le souligne Walt.
Ray : No shit, it's 'cause he's a psycho. At least he's our psycho.
Pour finir, j'ai adoré la dernière scène. De nuit. Brad va retrouver Reporter qui creuse sa "tombe".

(Et là mesdames, vous avez Eric le vampire.)
Il commence à vouloir lui expliquer ce qui s'est passé.
Brad : What happened today...


Et il s'arrête là. De toute façon à quoi bon ?
Il s'en va dans le noir, avec au loin les lueurs et les bruits des bombardements. J'ai trouvé ça sublime. Hyper plombant, mais magique, surréaliste.
Un épisode vraiment intense, au final. On commence à très bien cerner le fonctionnement de la hiérarchie. Et aussi le fait qu'il n'y a jamais de bon choix à faire, en temps de guerre, on tente juste de faire les moins mauvais, du moins quand on arrive encore à faire preuve d'un minimum de discernement. De toute évidence, quand on voit ce genre d'épisode, on se dit que ce n'est pas donné à tout le monde.
Deux passages dont je n'ai pas parlé m'ont aussi marquée. Celui où Brad confie à Nate qu'il croit en son commandement à lui, son supérieur direct, et bien peu en celui des autres. C'était super mignon. Et aussi le petit speech de fin du pote de Nate, Gunny, qui vient expliquer aux gars qu'ils ne sont pas là pour détruire le mode de vie des Irakiens et que tuer un chameau, c'est les priver d'un revenu important. C'était simple mais on se dit que dans une situation pareille, ils ont certainement vite fait d'oublier ce genre de menus détails. Et qu'un petit rappel, neutre mais ferme, est loin d'être superflu.
Ptain de monde de merde, quand même.
Par La Sorcière, vendredi 1 janvier 2010 | Rubrique: Generation kill | 1 commentaire
C'est parti pour la suite... Alors à mes yeux, cet épisode est un peu coincé entre le premier qui est superbe et qui a le mérite de la nouveauté et le troisième qui est absolument à tomber par terre et que j'ai hâte de commenter.
Il n'empêche que c'est le début des choses sérieuses et que certaines personnalités se dessinent. En gros, cet épisode, c'est là où on commence à se choper de la badass-action et où on commence à se dire : "Celui-là, je l'aime bien, celui-là, je l'aime pas."
Et en la matière, mon préféré parmi les gros connards, c'est sans conteste *roulements de tambour* Captain America.
A vrai dire, j'ai fait toute la série sans même savoir comment s'appelle vraiment cet enfoiré. Il paraît que son petit nom, c'est Dave McGraw. Mais tout le monde le surnomme Captain America, donc moi aussi. (Rires.)
Captain America, donc, c'est lui qui commande la troisième section de Bravo 2, et autant dire qu'ils auraient aussi bien fait de filer ce commandement à Daffy Duck, ça n'aurait pas été pire !
Captain America, déjà, je veux pas dire, mais il a une tronche à vendre des lacets. Ensuite, Captain America, il lui manque une qualité essentielle quand on est supposé être un chef (même quand on est un chef qui a encore plein de chefs au dessus) : la retenue. Ah ça, Captain America, la retenue, il n'en a jamais entendu parler. Pendant les phases critiques où ça risque de canarder, il passe son temps à couiner à la radio (ce qui ne stresse pas du tout les petits camarades), il tire sur tout ce qui bouge (et même ce qui ne bouge pas), il détrousse l'ennemi tombé à terre, bref, Captain America, il a la grande méga-classe.

Non, vraiment, quand il récupère les uniformes des soldats de la Garde républicaine de Saddam avec l'enthousiasme d'un gamin au pied du sapin de Noël, sous le regard consterné de ses hommes, ça donne super envie.

Et quand on compare son comportement à celui de Brad Colbert, eh ben ça fait d'autant plus mal.
L'ennui aussi avec Captain America - hormis sa moustache débile qu'on a envie de lui enlever au lance-flammes -, c'est que... en y réfléchissant bien, on pourrait en être, nous, des Captain America, si on prenait un bon petit coup sur la tronche.

En tout cas, c'est désolant de voir les braves types qui sont sous sa coupe, qui sont obligés de lui obéir parce qu'il est plus gradé qu'eux et qui ferment les yeux sur toutes ses conneries parce qu'il est leur supérieur et qu'ils n'ont pas vraiment le choix. Même si ce débile les met en danger parce qu'il s'amuse à tirer avec les AK des Irakiens parce que c'est sympa, aussi.

Bref, le portrait n'est vraiment pas très flatteur et je me demande bien ce qu'en a pensé le vrai Captain America qui doit forcément exister quelque part.
La même question vaut aussi pour le jeune Trombley qui est mon ennemi juré numéro 2, même si je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'il est plus à plaindre qu'autre chose.
(Sauf quand il canarde des gamins.)
Alors lui, à force de l'entendre chialer que bouhouhouh, il n'a encore pas encore pu tirer sur un arabe, j'ai juste envie de lui arracher la langue et de la lui faire bouffer.
Idem quand il nous déballe son sourire ravi devant des cadavres bien bronzés.


Trombley : It's like a Halloween funhouse !
Clairement, ce gamin-là se croit dans un de ses jeux vidéo, il n'a pas tout à fait percuté que c'était la vraie vie, que c'était des vrais gens, et que sa carcasse pourrait elle aussi se retrouver à attirer les mouches sur le côté de la route s'il n'était pas né au pays de l'Oncle Sam.
Bref, c'est une plaie, ce môme.
Pour l'instant, le seul qui a une réaction qu'on pourrait qualifier de saine, c'est le journaleux. Ce qui va rapidement évoluer, d'ailleurs.

En même temps, quand on y réfléchit, si les mecs se mettaient à pousser des cris de demoiselle à chaque fois qu'ils voient un membre arraché, ils ne feraient pas de très bons Marines. Maintenant, de là à se marrer... ![]()
Donc avec cet épisode, les choses sérieuses commencent, l'invasion est en marche.

L'Amérique avance.

Il fait beau.

Ca pète au loin, mais vraiment, il fait beau.


Le premier bataillon de reconnaissance progresse en direction de Nassiriya sous le regard des autochtones...


Brad : Yes, we are the conquering heroes.
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Il a de l'humour, l'Homme de glace. Comme quand on lui fait coucou, un peu plus tard, et qu'il balance : "Vote republican." J'étais explosée de rire.
Il faut dire que mine de rien, il a les épaules larges, le bestiau. Et au sens large comme au sens figuré. C'est un peu à travers lui qu'on suit ce que c'est que d'être un meneur d'hommes dans ce genre de situation. Ici, il est à la fois supérieur et subordonné, il ne parle pas beaucoup, mais dans ses yeux (ainsi que dans ceux de Nate Fick, d'ailleurs, qui est juste un échelon au dessus), on lit énormément de choses.
Par exemple lorsqu'il retrouve un collègue dont un des hommes a été touché par un tir... ami, au passage.


(C'est un peu là qu'on se dit qu'on n'a vraiment pas envie de savoir ce que ça lui ferait si un de ses hommes à lui était blessé ou tué.)
Pareil quand ils se paument, que Brad qui est dans la première bagnole le fait remarquer mais que son supérieur à l'arrière (le grand connard très musclé) lui ordonne de continuer dans cette direction et qu'il dit qu'ensuite, oui, oui, c'est l'équipe de Brad qui s'est plantée.
Le regard que Nate et Brad échangent à ce moment-là veut dire beaucoup. Ca doit être l'un des premiers de cette espèce et il y en aura encore un paquet.


Pour en revenir aux joyeusetés qu'on trouve sur le bord de la route, je vous ferai grâce de la capture de la gosse aux jambes arrachées. Mais croyez-moi, celle-là, elle a rejoint directement les quelques fantômes, réels ou de fiction, qui viennent parfois me rappeler à leurs bons souvenirs quand j'essaye de dormir la nuit.
On remarquera qu'il faut enfin ça pour que la plupart de ces bourrins fassent preuve d'un minimum de pudeur et éteignent la caméra. Alors que Reporter, lui, il la prend, la photo. Ce qui lui vaut une superbe remarque de Ray. Alors, c'est qui les bourrins sans coeur, dans l'histoire, hein ?
Mais on se marre bien, aussi, et Reporter, il en a pour son fric dans la bagnole de Ray. Oh, difficile de ne pas tiquer quand "Stevie Wonder" s'envoie du Ripped-fuel (un brûleur de graisse qui se transforme ici en amphètes improvisées) comme si c'était des tic-tacs.

Mais nom de Zeus, que ses délires sont drôles. A chaque fois, on se dit qu'il ne peut pas aller plus loin dans le nawak, et à chaque fois, il nous donne tort. Les hurlements silencieux de Wright qui n'en croit pas sa chance de pouvoir noter perle sur perle...

Ray : Fucking dress blues commercial man. That got so many fucking dudes. Now look at us : Trombley hasn't killed anybody, I'm half a world away from good Thai pussy, and Colbert is out here rolling around fuckbutt Iraq hunting for dragons in a MOPP suit that smells like four days of piss and ball sweat.
Et les sourires super discrets de Brad qui une fois sur deux ne commente pas mais se contente de se marrer dans son coin, c'est excellent.

Et puis Ray, il est au taquet. Je n'en pouvais plus de me marrer quand il aperçoit des Irakiennes bonnasses et qu'il se dépêche d'enlever son casque et de chausser ses super lunettes de branleur.
Ray : I see foot-mobiles. 12 o'clock, a 100 metres.


Ray : Damn ! Brad ! They're fucking hotties ! I didn't know hajis could be hotties ! I thought they were all camel-faced hags ! As-salaam alaykum, ladies ! Damn, homey. Better than when I was in my band !
Brad : 'Cause they haven't heard you play.
Et ça casse gentiment mais régulièrement. Il faut bien qu'ils s'occupent quand ils ne dégomment pas du bronzé, me direz-vous.
En attendant, Ray, plus les épisodes passent et plus je l'adore. James Ransone a une petite bouille d'une expressivité remarquable et il s'en sert de manière magnifique, dans Generation Kill. Passant de :

A :

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Bref, cet épisode prend tranquillou une bonne allure de road-movie. On est contents quand on peut s'arrêter pour descendre de la bagnole et tirer un ou deux bad guys/se dégourdir un peu les jambes/couler un bronze dans les fourrés.
Entre deux, on apprend que le concours de moustaches est terminé et qu'il va falloir envisager de me raser tout ça, jeune homme. Je ne vous dis pas avec quel désespoir j'ai accueilli la nouvelle. C'est que moi, la moitié d'entre eux, je les repère à la moustache alors si vous m'enlevez ce repère pileux, je suis dans la MERDE !
Dans le clan des moustachus, j'ai d'ailleurs mes deux favoris. Doc Bryan qui est génial en plus de m'offrir toujours de très belles captures d'écran.


Et Pappy qui est adorable et qui ne la ramène jamais. Dans cet épisode, il nous démonte deux "hostiles" avec le soutien (littéral) du vrai Rudy Reyes.


(Littéral, je vous dis.)


Et pendant que les autres sont là à demander ça fait quoi de tuer des gus, Pappy, lui, il baisse le nez et il réfléchit à ce qu'il vient de faire.

Moi, j'aime bien Pappy. 
En parlant de "soutien", Tony Espera m'a encore trop fait marrer lors d'une des très nombreuses conversations sur le transit intestinal des boys ("Alors, t'as bien chié ?" "Ouais, top, juste bien, ni trop mou ni trop dur") qu'il ponctue d'un très philosophique : "Man, we Marines are so homo-erotic, that's all we talk about."
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Dans cet épisode, on fait également connaissance avec Meesh, l'interprète, le seul du bataillon (!), qui commence toutes ses phrases par : "Il dit qu'il est très content d'être libéré par les soldats américains... "

On comprend déjà qu'on a affaire à un personnage.
Doc Bryan : Where did we get that so-called translator ?
Nate : He told me he worked for General Mattis.
Wright : He told me he worked for the CIA.
Brad : Back at Mathilda, he said he could hook me up with a free satellite TV.
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Bon, et puis dans cet épisode, on se chope de l'action, de la vraie. Des putains de combats qui vous glacent le sang, c'est la fête à la pétoire et on se demande bien comment il n'en reste pas trois ou quatre sur le carreau.




(Je ne savais pas qu'un Humvee pouvait faire ça.)
Le coup du gamin Walt sur la tourelle qui se fait avoir par les câbles, j'ai cru que sa dernière heure était arrivée.


Trombley finit par enfin canarder un gars et il en sort comme s'il venait de tirer son coup. C'en est gavant parce qu'il a vraiment de très jolis yeux.



(Qui là ne peuvent pas se résoudre à quitter le type qui est tombé sous ses tirs.)
D'ailleurs, tous en ressortent comme ivres de violence, c'est assez terrifiant. Même Wright semble ressentir cette espèce de plaisir animal à s'être fait tirer dessus...

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Bref, ces dernières minutes, elles sont extrêmement éprouvantes. Heureusement qu'à la toute fin, Ray vient réveiller Brad parce qu'ils ont une nouvelle mission : récupérer un supérieur qui s'est paumé dans le noir en allant... je vous le donne en mille... chier un coup. ![]()

Heureusement que l'Homme de glace est blasé de naissance.
Par La Sorcière, mercredi 30 décembre 2009 | Rubrique: Generation kill | 2 commentaires
Par La Sorcière, mardi 29 décembre 2009 | Rubrique: Generation kill | 3 commentaires

Eh ben le vrai Brad, clairement, rien que sur cette photo, on voit bien qu'il n'a pas volé son surnom de Iceman. Brrrrrr ! ![]()
(Je ne suis pas persuadée que le faux Brad aurait pu rentrer dans les treillis du vrai Brad, par contre.
)
Et parce qu'il n'y a pas qu'Alexander Skarsgard, dans la vie (même si des fois, on aimerait bien), le vrai Ray et le faux Ray.

Il me reste un épisode et je vais ENFIN pouvoir me goinfrer les making of, wouhouh !
Par La Sorcière, samedi 26 décembre 2009 | Rubrique: Generation kill | 10 commentaires
Brièvement, Generation Kill, cékoidon ? C'est une mini-série de fiction de sept épisodes produite par HBO qui est tournée façon documentaire et qui raconte les premières semaines de l'invasion américaine en Irak, en 2003, vue par les Marines du premier bataillon de reconnaissance et par un journaliste de Rolling Stone qui les accompagne. Il s'agit de l'adaptation d'un bouquin écrit par ce fameux journaliste et donc tirée de faits bien réels. Un peu trop, d'ailleurs.

Ah ouais, donc la révélation, quoi.

Alors, avant de commencer à reviewer cette mini-série, je tiens à préciser deux trois trucs, comme ça, vous êtes au parfum.
D'abord, la mini-série, ça va rester très rare sur ce blog. C'est un format que j'aime bien parce que maintenant, j'ai tendance à trouver les films trop courts (rires) et parce qu'il permet de raconter une histoire de bout en bout. Non parce que des fois, les séries, elles sont un peu "annulées".
Le truc, c'est que sur ce blog, je trouve que ça ne s'y prête pas tellement. D'ailleurs, je comptais ne faire qu'un seul billet pour toute la série, seulement il se trouve que je viens de voir l'épisode 3 et qu'il est tellement extraordinaire qu'il faut absolument qu'il ait sa propre review. Donc je crée une rubrique, mais c'est exceptionnel. Pour l'instant. Car souvent femme varie et Sorcière a fortiori. 
Ensuite, il faut savoir que ça doit faire plus de dix ans que je n'ai pas vu un film de guerre. A part de la SF ou des fictions qui sont assez loin de la réalité. Du coup, mes connaissances sur ce qui se fait aujourd'hui en la matière sont assez réduites et mes commentaires risquent de paraître assez naïfs.
En revanche, j'ai une assez bonne connaissance de la chose guerrière en général puisqu'il se trouve que j'en ai fait l'expérience il y a de ça un certain nombres d'années.
C'est un peu pour ça que j'ai évité les soldats Ryan et autres Frères d'armes après être rentrée dans de plus paisibles contrées. Sauf qu'à cette époque-là, on faisait sauter les RER, VDM. ![]()
Je suis donc bien contente qu'Alexander Skarsgård soit venu me prendre par la main pour m'aider à surmonter ce petit blocage et que ce soit devant cette série sublime que j'aie repris contact avec ce genre.
Voilà, donc forcément, ma vision est très biaisée et n'est pas tout à fait celle d'un téléspectateur lambda, mais j'imagine que devant une fiction aussi réaliste, je ne suis pas la seule.
Tout ça pour dire que ces reviews, elles seront un peu spéciales et qu'il ne faudra pas vous étonner si je suis parfois un peu à côté de la plaque. ![]()
Bon ! Donc j'ai vu trois épisodes. Là je vais parler du premier et plus généralement de mon premier contact avec la série. Avant même d'avoir vu les quatre qui suivent, il faut quand même que je dise que... ben c'est probablement la série qui m'a le plus touchée en plein coeur. Après BSG, je le précise pour ceux qui ne savent pas que sauf contrordre, c'est une phrase qu'on ajoute par défaut.
Déjà, ça, c'est une grosse surprise pour moi, même si quelque part... hem... en y réfléchissant bien, c'est pas tout à fait hors de propos.
Avec ma crève qui m'a empêché de dormir, j'ai passé une soirée et même une nuit cahotée à bord du Humvee du sergent Brad Colbert et je crois bien que cette nuit-là, elle a complètement bouleversé ma vision de la série télé.
Au point où j'en suis, j'ai même du mal à envisager de regarder autre chose. (Je vous dis pas le malaise quand c'est à ce moment-là que vous avez un Time Lord qui entreprend de se régénérer.)
Après cette nuit-là, j'ai passé une journée au boulot et impossible de me sortir de la tête le désert, le convoi de véhicules, les casques en kevlar et les bruits de tirs. Autant dire que du moment où j'ai glissé le fichier dans VLC, je suis montée dans la bagnole de tête de Bravo 2 et je n'en suis toujours pas redescendue.

Alors, pour ceux qui l'ignorent, le sergent Brad Colbert, alias Iceman (explosée de rire !), est incarné à l'écran par l'acteur suédois Alexander Skarsgård.

Si vous lisez ce blog, vous connaissez forcément son visage. C'est lui qui enfonce de toute sa hauteur, impressionnante rappelons-le, les personnages principaux de True Blood, autre série de HBO dans laquelle il joue avec une classe folle le vampire millénaire Eric Northman. (Cris, roulades par terre, lancer de petites culottes.)
Ah ça, les Brad Pitt et autres Robert Pattinson, c'est vraiment des ptites bites à côté d'Eric Northman.
Bref, le futur monsieur Sorcière, ici aux antipodes de son rôle dans True Blood, est plus vrai que nature. C'est super impressionnant. Sans parler de son accent américain qui me fait purement délirer et de sa manière de claquer les répliques les plus longues et les plus tordues sans que jamais langue ne fourche.
Avec ça qu'il est évidemment merveilleusement beau et qu'on sent que la caméra a grave envie de se le taper. Les gros plans sur son visage, je ne les compte plus.

A chaque fois, c'est comme si on attendait une réaction qui ne vient pas puisque Brad, c'est le héros stoïque de la bande. Celui qui reste de glace quand tous les autres chient dans leur froc. Ou font les cons pour oublier qu'ils crèvent d'envie de chier dans leur froc.
Et heureusement qu'il est là, Alex, parce que très honnêtement, la première heure de Generation Kill, elle est super dure à suivre. L'oeil n'est pas habitué et ce défilé de troufions tous sapés pareils, casqués ou arborant la boule à Z, ça n'aide pas. C'est vraiment à partir du troisième épisode que j'ai réussi à mettre des noms sur les personnages (qui sont très nombreux, sinon ce ne serait pas drôle), donc une tête familière telle que la sienne, ça soulage et on s'y raccroche comme Martha Jones à Doctor Ten. Ou pour les profanes, comme une moule à son rocher.
Avec ça que ces braves gens, ils ont leurs petits noms et leurs sobriquets, tant qu'à faire, donc quand t'entends un nom et que t'en lis un autre sur l'uniforme... ah ah ah, tu piges que pouic.
Quelques personnalités se détachent, évidemment. On fait leur connaissance dans le camp installé au Koweït où ils attendent patiemment l'heure de frapper. Car la guerre sachez-le, c'est comme être acteur : 80% d'attente et 20% d'action.

Il y a "Godfather", le grand chef indien, celui qu'on écoute et qu'on respecte, autant dire la voix de Dieu. J'avoue que j'ai été horrible sur ce coup-là parce que j'ai ri en découvrant son surnom... pauvre vieux, cancer de la gorge, forcément, oui, sa voix n'est pas sans rappeler celle de Brando dans Le Parrain.

Il y a le sergent-major, là, le pur cinglé qui passe son temps à aboyer des ordres et à faire chier les troufions parce qu'ils ont un poil de moustache qui dépasse. On le voit donc la plupart du temps avec la bouche ouverte.


Là, c'est au deuxième plan que ça se passe, si, si. ![]()
Enfin on devine quand même assez clairement que ce type (qui est probablement un petit peu un connard aussi) ne fait que jouer son rôle d'enfoiré car il faut bien qu'il y en ait un histoire de maintenir les gars à cran et de s'assurer qu'ils soient toujours prêts à dégommer tout ce qui passe.
Ray : If Marines could get what they needed when they needed it, we would be happy and wouldn't ready to kill people all of the time. The Marine Corps is like America's Pitbull. They beat us, mistreat us and every once in awhile, they let us out to attack someone.
Il y a Rudy Reyes, le beau gosse. Interpreté par... Rudy Reyes.

Ouaip. Le vrai gars de la vraie vie.
Il y a Nate Fick, qui a... je sais plus... 13 ans, c'est ça ?

En vrai, en 2003, il a 26 ou 27 ans, il a déjà fait l'Afghanistan et il est à la tête de Bravo 2. Donc c'est bien un premier lieutenant qui donne des ordres et tout... et qui est génial de chez génial tellement il est humain.
Il y a le "Scribe", donc, Evan Wright, journaliste à Rolling Stone qui va suivre le convoi à bord du Humvee du Viking avec de grands yeux étonnés et la terreur au ventre.

Forcément, en bon profane, il va se ramasser quelques gamelles heureusement sans conséquences fâcheuses si ce n'est quelques moqueries. Enfin pour l'instant.



![]()
A noter que les médias, en général, ne se trouvent jamais avec les unités de reconnaissance, comme ici, mais tout à fait à l'arrière avec l'artillerie lourde ; donc c'est d'autant plus intéressant.
Et puis il y a le reste de la petite famille du véhicule number one de Bravo 2 qu'on suit la majeure partie du temps.
"Ray" Person, le conducteur... ah, là, on tient un de mes petits chouchous. Ray, machine à répliques du jour et jukebox de la bande.

Mes meilleurs moments de la série, c'est à lui que je les dois. Il faut dire qu'il a une jolie petite gueule, mais qu'en plus, il l'a très grande. La gueule. Et qu'il en sort des trucs parfois pas cons du tout.
Ray : This whole thing comes down to pussy ! You take the Republican Guard and comp their asses for a week in Vegas. No fucking war !
Eh oui. Il faut savoir que ces mecs, là, les Marines de reconnaissance, c'est ce qui se rapproche le plus, en vrai, de Superman. Ils suivent un entraînement physique surnaturel, ils sont recrutés en fonction de leur QI, ce qui peut paraître dingue mais j'ai vérifié, au point qu'Evan Wright, le journaliste, le vrai, a été soufflé de voir à quel point ces mecs sont, pour la plupart, intelligents et drôles.
Donc probablement sensibles, aussi. Mais obligés de s'asseoir sur leurs sentiments humains étant donné ce à quoi ils sont confrontés. C'est-à-dire l'horreur.
Pour en revenir à Ray, c'est super difficile de ne pas trouver géniale et mignonne sa relation avec son supérieur direct assis en permanence à cinquante centimètres de lui et avec le reste de l'équipage de sa caisse. Ca, c'est vraiment un des trucs que j'adore. Dans cette bagnole, on tient une vraie famille.
Brad, le père, qui fait respecter l'ordre et la discipline. Ray, la mère, tout le temps en train de tchatcher. Trombley, le gamin surexcité qui ouvre des grands yeux apparemment innocents...

Et qui rêve, en vrai, de se descendre quelques bronzés histoire de se prouver qu'il est un mec, un vrai.
Brad : Trombley, why are you wasting food ?
Trombley : I'm going to shoot me a dog.
Brad : No Trombley you aren't. We don't shoot dogs, we shoot people. And we generally only shoot people if we have to.
Et Wright, le cousin un peu éloigné qui débarque et qui n'y comprend pas grand-chose.
Eh bien la relation entre les deux premiers, ceux qui sont assis à l'avant, je la trouve géniale. Ces deux mecs-là, une fois sur deux, ils n'ont pas besoin de se parler, un regard et ils se comprennent, on sent à quel point ils comptent l'un sur l'autre et l'un pour l'autre et les deux acteurs jouent ça d'une manière exceptionnelle, sans avoir peur justement d'appuyer ces regards.




Essayez de résister à ça... j'ai tenu... douze secondes, je crois. C'est fou le romantisme que peuvent dégager de simples scènes buddy/buddy.
Chose amusante, on se rend bien compte à quel point tout ça (et je ne parle pas seulement des deux ci-dessus) est chargé d'une certaine tension... pas une gonzesse à l'horizon, une camaraderie très très forte et beaucoup de phrases qui commencent par : "Sans vouloir avoir l'air gay... " ![]()
Alors, je n'en ai pas tout à fait fini avec le cas Person puisqu'à force de chanter à tue-tête au volant de sa caisse, il me permet d'aborder un autre aspect que j'aime beaucoup dans cette série : la musique. Ou plutôt l'absence de. Alors là, je vais vous dire, c'est un soulagement. Parce que la musique pompeuse et over-dramatic des films de guerre à la papa, merci bien.
C'est une des raisons pour lesquelles j'ai tant aimé BSG, parce que la sécheresse des percus s'accordait super bien avec les batailles spatiales.
Ici, de musique, point. Zéro. Même pas pour le générique qui a pour seul son les communications radio.
Pas de musique, donc. Pourquoi ? Tout simplement parce que les Marines n'ont pas le droit d'emporter de MP3, de disques ni rien. Chanter, ils peuvent, et ils ne s'en privent pas.
Sans musique d'accompagnement, eh bien forcément, tout paraît mille fois plus réaliste que tout ce qu'on a pu voir jusque là. Troublant au début parce que l'oreille cherche un bruit de fond, mais c'est un soulagement, quelque part, de se rendre compte que notre perception ne peut pas être biaisée par une musique qui en raconte parfois plus que les images.
Et ça donne donc lieu à des scènes géniales ou d'un coup, un fredonnement se transforme en une chanson braillée par quatre gaillards ravis.




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Puisque je parle du son, je vais aussi parler des images. En l'espace de quelques secondes, on peut passer de plans d'une beauté foudroyante...


A l'horreur absolue.

Car la guerre, c'est beau, c'est laid, et ça fascine. Je défie quiconque de ne pas avoir été hypnotisé devant les images des bombardements nocturnes qu'on a souvent vues aux infos. Les scènes nocturnes nous sont donc d'autant plus familières.

Moi, c'est quelque chose que j'ai vécu en vrai, et même en vrai, la première fois, on trouve ça tellement étonnamment beau qu'on oublie pendant une fraction de seconde que... euh... il faut courir, là ! Et encore, on trouve le moyen de se retourner.
Eh bien cette fascination morbide, que ce soit pour les feux d'artifices ou pour les trucs atroces que les boys voient le long des routes et qu'ils filment tant qu'ils peuvent, parfois avec un sourire jusqu'aux oreilles, je ne l'avais jamais vue aussi bien rendue que dans Generation Kill.
Le contraste avec les quelques scènes de pure poésie qui ponctuent l'épisode est d'autant plus fort.

Et je trouve génial qu'on voie tout à travers les yeux de nos boys... jamais la caméra ne nous file de coup de pouce en nous plaçant en position de supériorité et en nous prévenant à l'avance de ce qui les attend. On est dans leur peau, on voit avec leurs yeux. S'il y a une merde, on la découvre en même temps qu'eux.

Concernant le traitement... il est très très neutre, aussi neutre qu'il puisse l'être, je pense. Donc à chacun de se faire son opinion. L'une des choses qui m'a frappée, personnellement, c'est le manque de préparation qui transpire de l'écran. On jette ces gamins dans le désert, ils sont une poignée embarqués dans des bagnoles certes tout-terrain... et je ne suis pas stratège militaire mais... et les blindés, ils sont où, exactement ? 
Enfin ce qu'on sent, c'est que George était sacrément pressé d'aller botter le cul à Saddam, tellement qu'il a oublié d'envoyer quelques bricoles à ses soldats, genre des trucs de base et adaptés aux conditions. (Euh, des treillis kaki ??)
Ca oui, les joujoux technologiques pour débusquer l'ennemi, ça ne manque pas. Par contre, les armes se grippent parce que le lubrifiant n'est pas adapté au désert. Hem.
Pareil, on est choqué de voir le mépris et l'arrogance des Ricains face aux autochtones, on a limite envie de se boucher les oreilles.
Brad : Our first contact with armed Iraqis and we wave them off like bitches.
Gabe : I had a beautiful head shot.
Rudy : We all did brother.
Mais d'une part, je me dis que déshumaniser ainsi l'ennemi et les civils, c'est sans doute une manière de se protéger contre une culpabilité qu'ils ne peuvent pas se permettre d'éprouver. Et la lucidité dont fait preuve la plupart des guys, si elle ne rattrape pas tout, aide un peu à leur pardonner leur excès d'arrogance.
Ray : You know what happens when you get out of the Marine Corps ? You get your brains back.
Et puis il y a cet humour quand même extrêmement cru et lourdingue (même pour moi, c'est dire) à faire rougir Al Swearengen, mais parfois aussi d'une finesse assez remarquable, surtout quand on sait qu'une bonne partie des répliques entendues à bord du Humvee de Brad sont vraies, puisque issues des notes prises par Evan Wright pendant les trajets.
Voilà, je vais m'arrêter là et entrerai dans le vif du sujet dans les prochaines reviews, particulièrement la troisième parce que le deuxième épisode s'est un peu perdu entre les kleenex et les quintes de toux. Une chose est sûre : guerre chirurgicale, hein ? Mon cul, oui. 