Le blog de La Sorcière
 

"Shut uuup !"

Firefly comme je l'aime le plus... Des rires, un captain bougon... Inara qui demande à recevoir de manière privée un client à bord... Ce qui n'est pas du goût de tout le monde.



Mal : "Ah, the pitter-patter of tiny feet in huge combat boots... SHUT UP !"

Mal : "One of you is gonna fall and die and I'm not cleaning it up !"

J'adore !!!
 

Qui êtes-vous ?

Passez le test et voyons si vous êtes un vrai Browncoat et si vous méritez votre place dans le 'verse.

Je suis dans l'ordre : Malcolm Reynolds, Zoe Washburne et Jayne Cobb. Faut-il que je m'inquiète ?

Bon admettons. Mais si je suis Malcolm Reynolds, ça veut dire que je peux pas me le taper ?!? (Ah, je crois que je viens de comprendre d'où me vient ma partie Jayne Cobb... )

(Merci à Ptitoinou pour le lien !)

 

The 10th character

C'est bien entendu Serenity...

Dans ce bonux, j'apprends qu'ils avaient pour de vrai construit Serenity dans les studios. Et c'est vrai qu'en regardant la série, on voit souvent l'enfilade des couloirs, des escaliers, sans avoir l'impression de sauter d'un studio à un autre.

C'est vachement marrant d'entendre les acteurs parler de la manière dont ils vivaient le fait de tourner là-dedans. Adam Baldwin dit que ses meilleurs souvenirs de tournage, c'est lorsqu'ils étaient tous les neuf réunis dans la cuisine.

J'adore la manière dont Joss dit : "The bridge, it was Alan's. He owned it and took it."

Et c'est vrai qu'on a vraiment l'impression que même Mal n'est pas chez lui dans la cabine de pilotage, que c'est vraiment le domaine de Wash.

(Je mets cette image parce que j'ai toujours adoré le voir piloter le coucou avec les bras tendus et les poings serrés, je trouve que ça fait un effet boeuf ! )

Donc ils avaient vraiment construit un vaisseau. Et apparemment, c'était super impressionnant.

C'est vrai qu'on a tellement l'impression qu'ils sont serrés là-dedans qu'on a du mal à imaginer la taille de ce machin en vrai...

Morena dit que le nom du vaisseau était vraiment bien trouvé. Parce que tout le monde venait y chercher la sérénité entre deux prises, ou même lorsque le tournage n'avait pas lieu, ils y traînaient régulièrement...

Adam ajoute que tout le monde avait toujours hâte d'y aller. Qu'ils aimaient vraiment cet endroit.

Ben ça transpire à l'écran, les loulous.

 

Making of

C'est quand même vachement agréable à regarder, ce making-of. Même si régulièrement, ça fait grave gloups dans la gorge.

Je crois que je n'avais pas tort quand je disais que c'était le projet de sa vie pour Joss Whedon. Apparemment, c'est quelque chose qu'il voulait faire depuis toujours.

(Ptain, qu'est-ce qu'il est rouquin, le salaud !)

C'est marrant, il est tout mimi Sean Maher, quand il joue pas les fils de bonne famille...

On ne peut pas dire que ça délire de joie, dans les interviews, à part Ron Glass, mais lui, même quand il a envie de pleurer, il rit aux éclats.

Hé hé hé, j'avais jamais vu sa tête, à la dame...

(Pour info, c'est une des grandes scénaristes de Buffy, de Firefly, et maintenant de BSG. Deux épisodes dans la saison 3.)

Donc Jane Espenson évoque les jurons en chinois. Pour Whedon, il était important qu'on se rende compte de l'étonnante mixité de l'univers fireflyen, due au fait que seules les deux superpuissances ont survécu. D'où les mélanges de fringues, de décors et tout ça. Et du coup, même le pékin (uhuhuh) le plus crasse doit pouvoir parler les deux langues avec autant de facilité. C'est clair que c'est étonnant quand on connaît la complexité de cette langue. Donc sur le plateau, il y avait...

Une traductrice ! Qui leur faisait répéter.

C'est trop mignon de les voir répéter sur le plateau.

En interview, Adam Baldwin dit qu'il a encore des répliques en chinois qui lui passent par la tête ! Et il nous en sort tout un florilège !

Jewel Staite dit qu'ils avaient des enregistrements pour s'entraîner mais que le plus souvent, c'était quand même légèrement à côté de la plaque. Jane Espenson confirme. Elle écoutait la version enregistrée, la version des acteurs, et elle se dit que si des Chinois regardent Firefly, ils doivent grave se demander ce qu'ils racontent !

Alors en fait, au début il ne devait y avoir que cinq persos. Finalement, Whedon a opté pour un truc plus "vraie vie", un ensemble... Ca a donné ça.

Oh, c'est marrant, ça. La première fois, Nathan Fillion a refusé le rôle de Mal. Il ne se sentait pas capable d'incarner un personnage aussi sombre et aussi torturé, désespéré. C'était juste pas lui.

Et ptain, heureusement que ça n'a pas marché avec Rebecca Gayheart, je ne l'aurais pas supportée dans le rôle d'Inara. Vraiment... Morena Baccarin est tellement plus mignonne, plus "nouvelle".

Rebecca Gayheart, ça fait quinze ans qu'on se la coltine.

Ouch. Jewel a dû prendre dix kilos pour le rôle. Whedon voulait une femme avec de vraies formes, pas une de ces jeunes actrices anorexiques qu'on voit partout.

(Elles sont mignonnes, ces photos en noir et blanc... )

Oh c'est trop adorable ce que Nathan dit sur Malcolm. (Ptain, qu'est-ce qu'il a l'air déprimé, le gars, je suis sûre qu'il a fait une dépression, c'est pas possible autrement, c'est un vrai fantôme, là, il a vraiment paumé la flamme).

Que Mal, ce n'est pas un héros avec une grande cause qui le soutient, ou quoi, que c'est juste quelqu'un qui veut vivre, qui ne veut pas juste s'arrêter et mourir.

Je viens de revoir cette scène du dernier épisode, et je ne l'ai pas mentionné car ça faisait déjà beaucoup, mais j'adore quand Mal enlève le flingue des mains de River et que River lui dit : "She understands. She doesn't comprehend." Je trouve cette réplique très très bonne. Surtout avec la tête que fait la petite.

Hi hi le bisou et le "I love my captain" de Kaylee.

Apparemment, il y avait vraiment une ambiance fabuleuse, sur le tournage. D'ailleurs, ça transparaît dans la série. Summer Glau dit même que lorsqu'elle ne tournait pas, elle ne restait jamais dans sa caravane, qu'elle venait toujours assister au tournage parce qu'elle avait trop peur que les autres s'éclatent sans elle !

En fait, je me rends compte que la manière qu'a eu Whedon de filmer Firefly est assez proche de BSG. Et c'est vrai que les plans sont très spéciaux, loin d'être parfaits, mais ça change par rapport à la SF classique. Et ça, Whedon et Moore l'ont bien capté, tous les deux. Et c'est vrai que c'est bien filmé.

J'aime bien le compositeur, Greg Edmonson. Il a l'air vraiment fan de la série. Là, il évoque la musique de "The Message". A ce moment, tout le monde savait que la série était condamnée. lls venaient de l'apprendre. Donc leurs visages, à la fin de l'épisode, c'est de la vraie tristesse. Ce n'est pas juste un personnage, qu'ils enterrent, c'est la série. Et moi j'ai cette image de Nathan dans la neige. Et là, d'un coup, je comprends...

En fait, Edmonson explique qu'il n'a pas composé cette musique pour le personnage, mais pour la fin de la série. En pensant à la fin de Firefly. Ptain, c'triste, merde !

Ron Glass dit qu'il a hâte de pouvoir reparler de son expérience de Firefly sans avoir les larmes aux yeux.

Nathan : "It will always be the best I've ever had. The best job... I've... ever... had."

Tain, il va me faire chialer, ce con !

Pfff, quelle tristesse. J'arrive pas à me dire que c'est fini à jamais. Je suis sûre qu'il y aura un jour une suite, c'est pas possible autrement.

 

You can't take the sky from me

Voilà un générique qui me fera toujours sourire de tendresse. Même si au début je suis restée un peu stupide devant. Ben oui, un western spatial, au début, ça vous laisse un peu bête. Même si en fait, j'ai finalement compris la mythologie de la série. Ouais, je suis trop forte. Quatorze épisodes et un film, pour comprendre. Waouh !



Les paroles ont été écrites par Joss Whedon lui-même. Here they are :

Take my love, take my land
Take me where I cannot stand
I donâ??t care, Iâ??m still free
You can't take the sky from me
Take me out to the black
Tell â??em I ainâ??t cominâ?? back
Burn the land and boil the sea
You canâ??t take the sky from me
Have no place I can be
Since I found Serenity
But you canâ??t take the sky from me

Je trouve qu'elles ne peuvent pas mieux définir la série... et Malcolm Reynolds.
 

Firefly est mort, vive Firefly

Eh ouais, désolée, mais vous n'avez juste pas fini d'en bouffer. C'est parti pour les vidéos collector de Firefly. Et il y a de quoi faire. Mon premier grand moment préféré, c'est dans le deuxième épisode, lorsque Mal décide de ne pas voler les médocs et de rendre l'argent à Crow, l'un des sbires de Niska qui les avait engagés pour la mission. C'est là que j'ai compris qu'on allait bien rigoler.



Mal : Now, this is all the money Niska gave us in advance. You bring it back to him. Tell him the job didn't work out. We're not thieves. But we are thieves. Point is, we're not takin' what's his. Now we'll stay out of his way as best we can from here on in. You explain that's best for everyone, okay ?
Crow : Keep the money. Use it to buy a funeral. It doesn't matter where you go or how far you fly. I will hunt you down, and the last thing you see will be my blade.
(Vous apprécierez la croquinesse du captain... Et l'absence d'effets sonores dans l'espace, que j'adore... )
 

14 - Objects in space

A la base, je ne serais pas allée jusqu'à dire qu'il manquait un bon épisode sur River, sa vie son oeuvre, dans Firefly. Après celui-ci, je me rends compte qu'il était indispensable. Ne serait-ce que pour montrer à quel point elle et les autres sont tous grave frappés d'alignement !

J'aime le fait qu'elle participe enfin pleinement à la vie du vaisseau. D'une manière certes musclée, mais qui fera sans doute qu'elle ne sera plus une touriste à bord. Pour un moment, du moins.

Vie du vaisseau, donc...

J'aime beaucoup cette première séquence durant laquelle River erre à travers Serenity, et se rend compte probablement qu'elle n'y a pas sa place.

Dites donc, ça roucoulerait presque, tout ça !

Ils me font trop marrer, Wash et Zoe, à se bisouiller dans la cabine de pilotage...

Trop mignons.

Ah par contre, en voilà deux qui ne sont pas mignons du tout ! Je dirais même que ce sont deux saloperies de têtes de pioche !

(Où on apprend d'ailleurs qu'Inara n'a pas encore annoncé qu'elle partait et que ça déplaît grandement à Mal.)

Après ce délire bucolique, River se retrouve avec un flingue dans la main, entourée par l'équipage hurlant... Et elle n'y comprend rien, la pauvre. Sauf que les autres, maintenant, la prennent pour un vrai danger public.

Du coup, il est grandement question de débarquer le frangin et la sister dès le prochain arrêt.

Voilà qui pourrait bien faciliter la tâche de nos sereins spationautes :

Ce charmant monsieur est un chasseur de primes, et il a décidé que sa retraite serait assurée par Simon et River. Et c'est un grand grand malade.

(We wants it, precious... )

Pendant ce temps, River écoute attentivement la conversation animée qui se tient dans la cuisine...

Jayne : Anybody remember her coming at me with a butcher's knife ?
Wash : Wacky fun.
Jayne : You wanna go, little man ?
Wash : Only if it's someplace with candlelight.
Zoe : Sir, I know she's unpredictable, but I don't think she'd harm anyone.
Jayne : Butcher's knife !
Zoe : Anyone we can't spare.

D'autant qu'il est à présent évident que River est... médium...

Jayne : Wha... are you.. are you sayin' she's a witch ?
Wash : Yes, Jayne. She's a witch. She has had congress with the Beast.
Jayne : She's in Congress ?( )
Wash : How did your brain even learn human speech ? I'm just so curious.

Arf arf arf... *s'essuie les noeinoeils*

Jayne : Well, I don't like the idea of someone hearing what I'm thinking.
Inara : No one likes the idea of hearing what you're thinking.

Wash : Psychic, though ? That sound like something out of science-fiction.
Zoe : We live in a spaceship, dear.
Wash : So ?

Ils arrêtent jamais, dites ???

Si, cela dit, quand ils meurent, ils arrêtent.

Un peu plus tard, Simon et Kaylee sont pour la trois cent soixante sixième fois sur le point de conclure.

Et une fois de plus interrompus... Mais ça, aussi, ils n'ont qu'à y mettre un tout petit peu de volonté, ça changerait. D'autant que le fait que l'équipage se sente à présent menacé par River ne facilite pas les relations de Simon avec toute cette petite troupe.

Et finalement, tout le monde s'en va se coucher pas très content...

Et ben c'est pas fini parce que Bounty Hunter est à bord du vaisseau et il a bien l'intention de récupérer la famille Tam...

La première personne sur laquelle il tombe, c'est Mal. Comme on croiserait quelqu'un de sympa au coin de la rue.

S'ensuivent quelques paires de claques, très silencieuses, et Mal se retrouve largué sur le sol de sa cabine, inconscient (avec le "oumpf" le plus adorable du monde, pauvre biquet d'amour).

Et là, on se dit : "Merde, s'il nous a emballé le captain avec autant de facilité, c'est pas gagné. Il va nous décimer tout ce petit monde en moins de deux."

Et en plus, ça dort à poings fermés, là-dedans.

Early (c'est son nom), en profite pour verrouiller de l'extérieur toutes les cabines de l'équipage. Et hop, ça de moins à faire.

En chemin, il tombe sur Kaylee, qui bricole tardivement en salle des machines...

A qui il sort le grand numéro. Attention, attachez vos ceintures.

Jubal Early : You ever been raped ?
Kaylee : The captain is right down that hallway he can hear you...
Jubal Early : The captain's locked in his quarters. They all are. There's nobody can help you. Say it.

Kaylee : There's... there's nobody can help me.
Jubal Early : I'm gonna tie you up now. And you know what I'm gonna do then ? I'm gonna give you a present. Get rid of a problem you've got. And I won't touch you in any wrong fashion, nor hurt you at all, unless you make some kind of ruckus. You throw a monkey wrench into my dealings in any way, your body is forfeit. Ain't nothing but a body to me. And I can find all unseemly manner of use for it.

A hurler de trouille...

Dans la foulée, Early assomme Sheperd Book, et s'occupe de Simon. River est introuvable, et ça commence à le gaver.

Très vite, Simon abandonne le rôle de la victime. Je pense qu'il se rend compte que le gars est vraiment vraiment cinglé.

Simon : I don't think my last act in this verse is gonna be betraying my sister.
Jubal Early : You're gonna help me. 'Cause every second you're with me is a chance to turn the tables, get the better of me. Maybe you'll find your moment. Maybe I'll slip. Or, you refuse to help me, I shoot your brain out, and I go upstairs and spend some time violating the little mechanic I got trussed up in the engine room. I take no pleasure in the thought, but she will die, weeping, if you cross me.
Simon : You're out of your mind.
Jubal Early : That's between me and my mind. Let's start with these rooms.

S'ensuit une recherche méticuleuse de River. Qui nous mène chez Inara (qui se prend une bonne baffe dans la gueule).

Jubal Early : Man is stronger by far than woman, yet only woman can create a child. Does that seem right to you ?

Ptain, mec, t'es grave !!!

Et puis il commence à s'énerver, le garçon. River a décidément disparu. Jusqu'à ce que sa voix s'élève, réveillant l'équipage (sauf Jayne qui dort avec trois flingues dans les mains mais d'un sommeil d'ours).

Cette voix c'est celle de River qui explique que n'ayant plus sa place à bord, elle s'est fondue à l'intérieur de Serenity avec laquelle elle ne fait plus qu'une.

Jubal Early : All right, that's all the hide-and-seek I got time for. I know you're on this ship, little girl, so here's how this goes. You show yourself, we finish this exchange, or your brother's brains will be flying every which-a-way. You understand, I'm kind of on the clock here. It's frustrating.
River : You're wrong, Early.
Jubal Early : I'm not wrong, dumpling, I will shoot your brother dead if you don't...
River : Wrong about River. River's not on the ship. They didn't want her here, but she couldn't make herself to leave. So she melted. Melted away. They didn't know she could do that, but she did.
Jubal Early : I'm not sure I take your meaning there.
River : I'm not on the ship. I'm in the ship. I am the ship.
Simon : River...
River : River's gone.
Jubal Early : Then who exactly are we talking to ?
River : You're talking to "Serenity." And Early, "Serenity" is very unhappy.

Ouéééééé ! Trop trop bon !

Alors là, le Early, il commence à sérieusement flipper sa race !

Jubal Early : You folks are all insane...
Simon : Well, my sister's a ship. We had a complicated childhood.

Pendant ce temps, River/Serenity met son plan au point. En s'adressant chacun leur tour à tous les membres de l'équipage. A commencer par Mal.

Et au final, alors qu'on se dit que c'est très mignon, tout ça, il s'avère que...

En fait, pendant tout ce temps, River se trouvait à bord du vaisseau d'Early !!!

Et pour que tout cela s'arrête, elle accepte de se rendre. Elle veut bien repartir avec Early à condition qu'il laisse Serenity partir.

Pas de bol, au moment où Bounty Hunter sort en combinaison pour rejoindre son vaisseau, il tombe sur un os...

Un os qui s'appelle Malcolm Reynolds et qui l'envoie bouler loin loin dans l'espace.

River : Permission to come aboard ?
Mal : You know, you ain't quite right...
River : It's the popular theory.
Mal : Go on. Get in there. Give your brother a thrashing for messing up your plan.
River : He takes so much looking after.

Ouais, Simon s'est légèrement mangé une balle en chemin. La dernière scène de l'épisode est géniale...

Roooh, il regarde l'endroit où Early lui a mis la mandale...

(Et à la question Inara va-t-elle malgré tout quitter Serenity, la réponse est oui... Même si là, on ne le sait pas. C'est le film qui nous donne la réponse.)

J'ai adoré cet épisode. Le renversement de situation. River qui passe du passif à l'actif, qui dans sa folie parvient à sauver sa peau et celle des autres, qui devient plus qu'une cargaison, mais un membre à part entière de l'équipage, un des farouches gardiens de Serenity. Et aussi le fait qu'on nous balance un chasseur de primes terrifiant, apparemment fou à lier, et qu'on se rende compte au fur et à mesure qu'en fait, il y a plus fou que lui, que sa folie soit feinte ou qu'elle fasse partie de sa tactique pour troubler ses adversaires.

Et voilà, c'est la fin de cette belle série. Une fin vraiment très sympa.
J'ai regardé les quatre saisons de Farscape, plus Peacekeeper Wars. Et jamais je n'ai ressenti l'équipage de Moya aussi rempli d'amour pour leur vaisseau (pourtant vivant) que celui de Serenity. C'est absolu. Serenity, c'est vraiment un symbole. J'ai aimé Farscape parce qu'on sentait l'enthousiasme et le plaisir des acteurs, là, pour Firefly, c'est plus encore. Je pense vraiment que pour Joss Whedon, c'était le projet de sa vie. Tout comme Serenity représente le projet de sa vie pour Mal, en fait. Ca n'en est que plus triste, sans doute.
Dans tous les cas, j'ai aimé cette série comme rarement. Peut-être d'autant plus fort qu'elle est tellement courte. Dommage qu'elle ne soit pas dispo en France. Si vous en avez l'occasion, foncez. Et si vous bloquez un peu sur le début, sur le mélange, sur le thème abordé, continuez... Au moins deux ou trois épisodes. Vous ne regretterez pas...

Ca fait tout drôle, quand même, de finir...

 

13 - Heart of Gold

Ah, un épisode super chouette, mignon, et en même temps qui donne envie de flanquer tout ce petit monde à la poubelle ! Heureusement, comme toujours, Jayne est impérial !

Bon, allez, j'avoue, j'ai adoré le "romance sub plot", aussi frustrant soit-il.

Bref, tout commence sur une lointaine petite planète, où un gros salopard vient foutre le bordel dans une maison close (pas si close) où il a engrossé une prostituée. Et il a clairement l'intention de récupérer le petit une fois qu'il sera né, dût-il égorger tout ce petit monde et pratiquer lui-même la césarienne (prophétie qu'il énonce avec beaucoup moins de délicatesse que moi).

D'ailleurs, on le connaît, ce bon monsieur.

(C'est le flic très copain de Kate, dans Lost... )

A bord de Serenity, Captain TightPants astique ses flingues dans la cuisine, ce qui lui vaut quelques moqueries d'Inara qui le fait sursauter comme une fillette !

Très charmante et très jolie, d'ailleurs...

Une fois qu'elle s'en va, je suppose qu'il ressent le besoin de se prouver qu'il est un homme, un vrai. (Oui chéri, tu vas nous le prouver que tu es un vrai mec... *connard* )

Un peu plus tard, Inara se voit proposer un business. Une de ses copines, mère maquerelle de son état, lui demande son aide pour les débarrasser elle et ses filles, du gros connard qui menace de raser son établissement.

Inara : "It sounds like something this crew can handle. I can't guarantee they'll handle it particularly well, but..."
Nandi : "If they've got guns and brains at all..."
Inara : "They've got guns."

Uh uh !

Elle fait donc part de cette suggestion à Mal, en soulignant bien qu'il sera dédommagé et surtout payé.

C'est donc l'occasion pour les tourtereaux de renouveler leurs voeux... de professionnalisme. Voeux qu'Inara émet en prenant bien soin de ne pas le regarder dans les yeux. Et là, clairement, Mal, ça passe pas super bien...

Ca, mon pote, soit tu fonces, soit tu fonces pas.

Ensuite, Mal s'en va convaincre l'équipage... Et Jayne se fait un peu tirer l'oreille.

Jayne : "Don't much see the benefit in gettin' involved in stranger's troubles without a up-front price negotiated."
Shepherd Book : "These people need assistance. The benefit wouldn't necessarily be for you."
Jayne : "That's what I'm sayin'."
Zoe : "No one's gonna force you to go, Jayne. As has been stated, this job is strickly speculative."
Jayne : "Good. Don't know these folks, don't much care to."
Mal : "They're whores."
Jayne : "I'm in."

Trop bon, trop trop bon, ce Jayne ! Sérieux, qu'est-ce qu'on ferait sans lui ???

J'ai adoré la scène où ils débarquent tous...

Evidemment, l'entrée dans le bordel est un festival de bons mots.

Mal, serrant la main de la dame : "Any friend of Inara's is a strickly business-like relationship of mine."

Mal, présentant son équipe : "This is my first mate, Zoe. I'll introduce you to the rest later. They're good folk."
Jayne : "Can I start gettin' sexed already ?"
Mal : "Well, that one's kinda horrific."

Kaylee : "Look, they got boy whores. Isn't that thoughtful ?!?"

Jayne : "Whoo ! My John Thomas is about to pop off and fly around the room, there's so much tasty in here !"

Wash : "Would be you get your most poetical about your pecker..."

Je meurs !!!

Simon, qui ne sait plus où se mettre : "Isn't there a pregnant woman I'm to examine ?"

Arf, j'en pleure... *respire*

Sérieusement, heureusement qu'on rigole comme ça, parce que des fois, l'ambiance est un peu lourde. Et justement, elle s'apprête à être plombée de manière assez écrasante.

Bon, toute cette charmante équipe s'apprête donc à être prise d'assaut, étant donné que Mal est allé lui-même juger de l'objet sur place, et a décidé que ce serait un massacre. Fortifications du bordel, état des lieux des défenses...

(Sacré Jayne, ce mec me tue... )

Et la veille de l'attaque, comme qui dirait que Malcolm devient un petit peu trop copain avec la maîtresse des lieux...

Qui a certainement des qualités, j'en conviens...

D'autant que Malcolm a l'air de penser qu'il n'a plus trop grand-chose à perdre sur un autre front...

(Ce garçon a des soucis, avec les dames de petite vertu... )

Bref. Nandi se rend tout de suite compte que euh... concernant Malcolm, clairement, l'objet de son affection se situe ailleurs. Mais après tout, ça fait bien longtemps que le jeune homme n'a pas... hum... agi... et ça ne peut pas lui faire de mal... D'autant qu'à elle, ça ne peut lui faire que du bien !

(Je la hais !)

Aaaaarghl...

Mais euh !

Je vous demande de vous arrêter ! (Ah ça, ouais, il est plutôt mignon, quand même... )

Et alors qu'au petit matin, l'Homme s'éclipse discrètement en enfilant sa chemise...

Oups...

Ca la fout mal. C'est le cas de le dire. Et il ne sait vraiment plus où se mettre, l'animal. Mais bon, y a pas de souci, qu'elle rétorque, après tout, Nandi, c'est une bonne. Par contre, Inara pensait qu'elle avait de meilleurs goûts !

Et vlan, elle le plante.

Erreur fataaaaale !

Eh ben, y en a un, pendant ce temps, il ne se pose pas tellement de questions...

Je reconnais que j'ai été sidérée de voir Inara faire une crise de nerfs dans sa chambre.

Le point de non-retour est atteint. C'est couillon, quand même, cette histoire, et en même temps, je trouve ça excellent de revisiter le mythe de la prostituée et du cow-boy solitaire, en faisant en sorte qu'en fait, ce soit la prostitué qui soit en mesure de faire du cow-boy un honnête homme. Sauf que visiblement, aucun des deux n'arrive à faire le pas en avant. (Oui, bon, ceci est un territoire bien connu de toute vie amoureuse, n'est-il pas ?)

Quelques heures plus tard, Nandi capte le tout...

Elle, elle croyait que c'était juste Mal qui était croc' de la petite, et pas que c'était réciproque. Oué, ben c'est un peu tard, cocotte.

Ah, y en a d'autres qui soupirent, d'ailleurs.

Kaylee, soupirant : "Everybodies got somebody. Wash, tell me I'm pretty."
Wash : "Kaylee, were I unwed I would take you in a manly fashion."
Kaylee : "Because I'm pretty ?"
Wash : "Because you're pretty."

Bref. De toute façon, maintenant, action !

Chouette action, et chouettes répliques.

Jayne, à la radio : "Well, now, girl, that is just plain dirty."
Mal, à la radio : "Jayne, you are aware your radio's transmittin' ? 'Cause I don't feel particularly girlish or dirty at the moment."
Jayne : "Mal ! Looks like we got us some imminent violence !"



Arf, vraiment, j'adore. J'en peux plus. C'est juste trop bon !

Il a vraiment une sale gueule de méchant, ce mec !

Par contre, il nous débarrasse de la maquerelle, ce qui perso, m'arrange.

(Croyez-vous qu'ils iraient pleurer dans les bras l'un de l'autre ??? Point !)

Bref, Simon accouche la future mom, Mal aligne les méchants... et là...

Whore : "Jonah, say hi to your daddy."

BAM !

Whore : "Say goodbye to your daddy, Jonah !"

J'aime bien l'enterrement de la dame. Il y a beaucoup de blanc, et c'est là qu'on se rend compte qu'effectivement, il y a un mélange remarquable avec les coutumes chinoises. En Chine, le blanc est couleur de deuil, si je me souviens bien.

De retour à bord de Serenity, conversation s'impose...

On sent que c'est au bord, on sent que ça va viendre...

Inara lui dit qu'elle est très contente que Nandi ait passé sa dernière nuit avec lui. Ah ?

Lui il regrette, tout ça, à cause de ce qui s'est passé le lendemain, qu'il a l'impression d'avoir échoué...

Inara : "Well, I'm still glad."

Et là, vlan, ze regard bien en face.

Mal : "So you weren't before ?"

Gniii !

Mal : "Inara, I ain't looking for anything from you. I'm just, uh, just feeling kind of truthsome right now. But, uh... Life is too damn short for ifs and maybes... "

Très bon, ça !

Argh, elle détourne les yeux !

Inara : "I learned something from Nandi. Not just from what happened, but from her. The family she made, the strength of her love for them. That's what kept them together. When you live with that kind of strength, you get tied to it, you can't break away. And you never want to. There's something... There's something I should have done a long while ago. And I'm sorry... for both of us... that it took me this long."

Raaaaah, ça y est, enfin !

Inara : "I'm leaving."

AAAAAAAARGH !!!

Bon, c'était ZE épisode ship de la série. Finito, maintenant... Snif. Ca n'empêche pas (au contraire) le dernier épisode d'être excellentissime.

 

12 - The message

Ah... J'ai un peu moins aimé cet épisode...

Le début est très mignon, en revanche, et j'ai trouvé qu'il y avait des allusions très fines et très marrantes. Par exemple, on comprend tout à coup qu'en fait, on est en 2500 et quelques, et qu'il n'y pas d'extra-terrestres dans le monde de Firefly. Je trouve ça excellent, c'est un postulat qui me plaît beaucoup. Et en fait, nos amis se retrouvent dans une sorte de fête foraine, où on fait payer pour entrer dans une cabine avec un extra-terrestre (qui s'avère être un embryon de vache, merci Docteur Tam).

Wash : "Do not fear me. Ours is a peaceful race, and we must live in harmony !"

C'est super marrant, et c'est un joli clin d'oeil à la SF telle qu'on en voit beaucoup.

Par contre, Simon et Kaylee méritent clairement la mort par épilation à la cire froide. Encore une occasion ratée de se bisouiller grave alors qu'ils en meurent d'envie genre... depuis le premier épisode ! Paf, le Simon met les deux pieds dans le plat et se montre assez désagréable. Kaylee, fais le boire, tu sais bien qu'il n'y a que comme ça que ça marche !

Pourtant, ils sont bien mignons, tous les deux.

Pareil, en voilà deux qui en dehors de leurs conflits, ne se quittent pas d'une semelle.

C'est assez sympa ce fonctionnement pas binomes. En même temps, étant donné que Simon et Kaylee sont toujours scotchés et que Wash et Zoe ont toujours les mains l'un sur l'autre, ont-ils vraiment le choix ?

C'est l'occasion aussi pour l'équipage de récupérer son petit courrier. Scène d'anthologie avec Jayne qui ânonne péniblement la lettre que sa maman lui a écrite.

Avec en prime un très joli couvre-chef tricoté de ses mains !

Zoe et Mal, eux, ont un colis un peu plus important. Un cercueil...

Avec un gars mort dedans. Un de leurs anciens compagnons de guerre.

Jayne : "What'd y'all order a dead guy for ?"

Bon, c'est là que je décroche un poil. Soit disant, dans un enregistrement (très joli, d'ailleurs), le gars leur demande de charrier sa carcasse jusque chez ses parents.

On a droit aussi à quelques flashbacks de la guerre...

Zoe (à Tracey, le gars refroidi) : "First rule of battle, little one, don't ever let them know where you are."
Mal (débarque en hurlant à l'ennemi) : "Woo-hoo ! I'm right here ! I'm right here ! You want some of this ? Yeah, you do! Come on ! Come on !"
Zoe : "'Course there are other schools of thought."

Sympa en tout cas de voir les réactions que suscitent ce petit plongeon dans le bon vieux temps...

Surtout que dans le message, Tracey dit que finalement, il a survécu à la guerre, mais que c'est le monde normal qui a eu sa peau. Et ça, je suppose que ça les fait réfléchir, les deux lascars. Vu qu'eux ont encore du mal à s'adapter. Beaucoup de mal.

Hé hé hé. Excellent guest.

Alors lui, on ne sait pas pourquoi, mais il le veut, ce cercueil.

En fait, au moment de l'autopsie, le mort se réveille...

Tracey : "Uh, Sarge ? I'm naked..."

En fait, ce gentil garçon fait de la contrebande d'organes. Et il s'est tiré avec la euh... marchandise. Bref, s'ensuivent des pétages de plombs, tout ce qu'on veut, et au final, il me semble bien que Mal le descend. De toute façon, le flic, là, l'aurait probablement étripé pour récupérer les organes.

Et Serenity rapporte le corps de Tracey à ses parents. Jolie scène...

Tout ça pour dire que Firefly, même quand c'est moyen, c'est quand même drôlement bien.

 

Trouvé sur Allociné...

Une vieille interview de Nathan *love* Fillion lors de la sortie de Serenity...

L'annulation m'a brisé le coeur, j'en ai été déprimé. Je ne quittais pas ma maison, j'ai pris du poids. C'était comme se faire larguer par une très jolie fille. Et quand le projet Serenity est venu sur le tapis, mon coeur était tellement brisé qu'il m'était impossible de tomber à nouveau amoureux. Lorsque Joss m'a dit qu'il allait peut-être faire le film, j'ai pensé que ça pourrait être génial mais le coeur n'y était pas. Ensuite il m'a dit qu'Universal avait acheté les droits, j'ai trouvé ça formidable mais je n'arrivais toujours pas à y croire. Il a écrit le scénario, a obtenu le feu vert, on a commencé à répéter, à tourner... Je n'ai réalisé qu'après trois semaines de tournage que cet amour ne me serait pas repris ! J'étais à nouveau libre et capable d'aimer. Ã?a a réellement été une expérience très personnelle. J'avais mis dans Firefly tous mes rêves, tous mes espoirs et ça avait été piétiné. Mais cette expérience m'a beaucoup appris sur Hollywood, notamment qu'il n'y a aucune garantie. A l'époque de la série, je ne me suis pas protégé : j'aimais mon rôle et les autres personnages, les dialogues, l'histoire, mes collègues, mon chef, l'équipe technique, j'aimais tout ! Lorsque Firefly a été annulée, je l'ai pris personnellement. J'en ai pleuré.

(J'en étais sûre... )

 

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