Le blog de La Sorcière
 

Exodus from genesis

Oh ben il était fun, cet épisode. Assez inoffensif mais fun. Et parfait pour montrer l'adaptation et les doutes du jeune Crichton qui en découvre chaque jour gros comme lui.

Exemple : monsieur se plaint d'avoir oublié sa brosse à dent. Qu'à cela ne tienne ! Hop, D'Argo lui fourre un bon gros ver blanc bien gras dans le bec et on n'en parle plus !

Un "dentic", donc. Sans oublier le mode d'emploi et la posologie expliqués avec toute la délicatesse dont D'Argo est capable.

D'Argo : Never... swallow... a dentic !

Bref, Johnny apprend. Et surtout, il désapprend. Tous ses repères de Terrien ne lui servent plus à rien ou presque. Ici, il faut intégrer de nouveaux codes, de nouveaux réflexes, un nouveau langage. Ce qu'il ne réalise pas encore, c'est à quel point ces nouveaux usages vont lui apporter. Et ce qu'il va aussi apporter à ses compagnons qui pour l'heure le considèrent encore comme un poids mort.

Aeryn : No offense, Human, but what could I possibly want from you ?

Euuuh, au hasard : BABIIIIIIES !!!
(Comme nous toutes, quoi.)

Mais c'est vrai, quoi. Qui n'aurait pas envie de lui expliquer les choses de la vie dans ce coin de la galaxie quand on le voit s'émerveiller de tant de choses qui paraissent si banales aux yeux des autres ?

Mais non, ça ne marche pas comme ça. Il faut qu'il fasse ses preuves, le biquet. Et ça lui pèse d'être considéré comme un boulet. Au point d'aller pleurer misère auprès de Zhaan qui prône ''(comme toujours *baillement étouffé*) la patience et la compréhension.

En fait, c'est un peu Zhaan, le ciment de cette petite équipe bancale. Avant que John ne le devienne définitivement vers le milieu de la saison 2. Dès lors, Zhaan ne sert plus à rien. CQFD.

En parlant de ce qui nous attend, je me suis amusée, en regardant cet épisode, à noter tous les petits cailloux semés en vue des saisons à venir.
Le coup du "heat delirium", d'abord, le gros défaut de fabrication des Sébacéens à qui il manque une glande pour réguler leur chaleur interne. Moralité, lorsqu'on monte le radiateur, ils se mettent à partir en cacaouète, quelque chose de copieux.
Là, Aeryn nous offre un petit échantillon de ce qu'elle va nous ramener dans la saison 4.

Première faille, première occasion de se montrer sous un jour autre que celui de guerrière. Première occasion de réclamer l'aide et le soutien de John.

(Même si en gros, ça revient à lui demander de la liquider si elle commence à partir de la tête.)

Et il y a cette petite phrase qui n'a l'air de rien. Lorsque Aeryn se réfugie auprès de Pilot, déjà bien atteinte par la maladie causée par la chaleur, celui-ci lui dit : " It is strange to be so close to a Peacekeeper I do not fear... "
Ca n'a l'air de rien, mais cette phrase, je la trouve bouleversante. Elle en dit tellement long. On a encore tellement de choses à découvrir sur le fonctionnement de cet univers avant de pouvoir comprendre totalement la portée de ces mots...

Autre chose qui m'a évoqué l'avenir de Farscape, ceci, bien sûr.

Franchement, impossible de ne pas visualiser la saison 3. Là, ce ne sont que quelques gros insectes capables de jouer les clones, mais c'est la première fois que John se retrouve face à un double de lui-même. Et pas la dernière.

Pareil, le double d'Aeryn avec le bras parti en live... franchement, ça me rappelle vaguement une scène de la saison 4.

Bref... Et comme un billet sur Farscape ne serait pas complet sans évoquer sa cornichonesque majesté, j'ai a-do-ré la scène du début où Fluffy se barbouille fièrement un autoportrait.

Avant que Zhaan ne vienne prendre le relais...

Rygel : Mother always said I was the best-looking. That's why she had my other brothers banished. She said my face belonged on the imperial seal.

Modeste, avec ça !

Enfin, pour parler un tout petit peu de l'intrigue, quand même, ça n'a pas l'air mais cet épisode est très intelligent. Parce qu'il apprend une chose à Crichton (et un tout petit peu par la même occasion à ses bourrins de compagnons), c'est que même les créatures apparemment parasites peuvent avoir un intérêt, une utilité, une histoire. On commence avec les microbes traducteurs sans lesquels personne ne se comprendrait. Et puis il y a les Dentics qui vous font des quenottes de star. Ensuite, on découvre que les insectes qui prennent d'assaut Moya pour se multiplier ne le font pas du tout de manière belliqueuse et n'attaquent que parce que John, effrayé, a tué l'un des leurs.
Bref, dans ce monde, il ne faut pas se fier aux apparences et réfléchir à deux fois avant de décider que telle espèce est nuisible. Encore une grande leçon pour l'ami Crichton. Et une bonne occasion de prouver que franchement, il assure comme une bête quand il s'agit de négocier... que ce soit avec un flingue à la main ou de manière plus diplomatique.
D'ailleurs, on note un début de complicité avec D'Argo, lorsque ces deux grands cons envoient Rygel en reconnaissance à l'intérieur des murs de Moya. C'était très drôle et très mignon.

 

Throne for a loss

Arf, arf, arf ! Les Tavloids ! J'adore !

Allez, c'est parti pour un épisode qui pourrait être culte tellement il est nazouille. Pas de bol, si on le zappe (et on a toutes les raisons d'avoir envie de le faire), on a bien du mal à comprendre pourquoi un certain Bekhesh (qui, en passant, se traîne une gueule à faire rater une couvée de singes) se retrouve à sauver les miches de Johnny-chou à la fin de la saison 2.

L'histoire ? Rygel pique un cristal de Moya pour le mettre au bout de son sceptre avant de se le coller dans le bide, et cette nouille sur pattes se fait ensuite enlever par des Tavleks, une race pas très polie et plutôt rugueuse bien décidée à en tirer une solide rançon. Mal barrés, les Tavloids. Heureusement que Crichton est là pour nous amuser avec ses petites références de yankee.

Crichton : We know almost nothing about the Tavloids...
Aeryn : Tavleks !
Crichton : Whatever. We do know that they'll pay us to haul cargo, which they're not gonna do if you go in there doing your John Wayne impression.
Aeryn : John Wayne ? Who is it, a relative ? ( )
Crichton : John Wayne ? The big guy, true grit, the searchers, the cow-boys, Gengis Khan !

Ca fait quand même des échanges très savoureux entre nos deux loustics. Ca, c'est clair qu'Aeryn n'est pas très patiente. Mais, mais, mais... on remarque quand même que ça se tripote déjà avec beaucoup d'insistance. Moi, je ne touche pas tout le monde comme ça, personnellement.

Et un petit coup dans un sens.

Et un petit coup dans un autre.

Et allez !
Aeryn l'apprécie tellement, son petit Terrien, qu'elle s'empresse de lui coller des pains aussitôt que l'occasion se présente.

Crichton : We can try negotiating with the Tavloids...
BAM !

Aeryn : Tavleks !

Donc pendant que Zhaan complimente un des ces Tavloids sur son service trois pièces (voire plus, on n'est pas allé les compter), D'Argo, Aeryn et Crichton descendent sur la planète of ze week. C'est l'occasion de voir le trio à l'oeuvre et j'en aurais presque versé une petite larme d'émotion.

Planet, donc, où Sparky, comme à son habitude, se fait des amis, même en cellule.

Jotheb : The Hynerian Empire is not familiar to me.
Rygel : Yeah ? Well I never heard of the Consortium of Trao !
Jotheb : The imperfection is yours.
Rygel : How big is it ?
Jotheb : Ten thousand.

Rygel : Ha ! I have six-hundred billion subjects !
Jotheb : Ten thousand planets, each averaging per planet four billion Trao.
Rygel : I don't believe you !

Sa majesté velue se fait donc malmener pendant un petit moment, et entre nous, s'il n'avait pas ce fameux cristal qui empêche Moya de mettre les voiles, je me demande bien si les Pied Nickelés seraient venus le chercher. Avec ça que côté bouffe, ça laisse un peu à désirer.
Chose amusante, pour une fois, Rygel accepte de se faire traiter de demeuré histoire que John réussisse à le récupérer, ce qui est très drôle.

Comme c'est choupi.
On notera au passage un paysage très SG1 (hop, on peint quelques feuilles en bleu de ci de là histoire que ça fasse alien), ainsi qu'un début de complicité entre l'homme-tentacule et la machine à foutre des baffes. Till the blood runs clear.

Quand à Johnny Boy, il est craquant, drôle, beau, il a le verbe haut et le pied rapide. Il est désespérant. Ah, et on voit Zhaan à oilp.

Alors elle entre le tombé de liquette et les mains au paquet, elle me fait juste totalement délirer, mais bon.
Enfin voilà. On commence quand même à s'enfoncer dans la partie "grasse" de la saison 1, et je me fais tout doucement un peu de souci vu comment j'ai manqué de piquer du nez devant "PK techgirl" et "TGIF". Je m'accroche. Mais ils sont longs, ces zodes, quand même. Lonlongs.

 

Back and back and back to the future

Bon, ben je dois m'avouer très agréablement surprise par ce rererevisionnage, pour l'instant. C'est vrai que c'est très très laid et que c'est vraiment très très difficile de faire des captures potables, avec le moins de tentacules et de caoutchouc possible, néanmoins, comme je le disais précédemment, il y a énormément de propos et on met vraiment en place la suite. Mon dernier visionnage de la série, c'est le seul "linéaire" qu'il m'ait été donné de faire, et je me rends compte à quel point Farscape mérite d'être revu dans les règles de l'art, malgré une première saison très en deçà des suivantes.

Là, on commence tout doucement à glisser en dessous de la ceinture. Ah, la frustration sexuelle. Un grand thème central, dans Farscape, de même que toutes les frustrations quelles qu'elles soient. Ici, on va se pencher sur celles de D'Argo parce qu'il y a de quoi faire, comme on le découvrira largement dans la deuxième saison et celles qui suivront. D'Argo, le prisonnier, D'Argo le banni. D'Argo qui voit d'un sale oeil une Pacificatrice évoluer sous son nez en plastoc en permanence. D'Argo qui au fond ne vaut pas mieux qu'Aeryn, qui n'a de place nulle part. Sauf que pour l'instant, personne ne le sait. Son crime, c'est son fardeau, et c'est clair qu'il n'a aucune raison pour l'instant de le confier à ses compagnons d'infortune. Même si j'ai souris de plaisir en assistant à un tout petit embryon de complicité entre lui et John. Ces deux-là, ils ont beaucoup plus en commun qu'ils ne le croient. Et ils vont en faire, du chemin, ensemble, s'apporter tellement de choses.

Et puis l'air de rien, c'est les seuls deux vrais mecs de la bande, alors quand il y en a un des deux qui perd un peu la tête quand une belle alien lui fait les yeux doux, forcément, l'autre comprend et peut tenter de lancer quelques avertissements si nécessaire.
Même si c'est risquer de se prendre une fameuse dérouillée.

Bref, John Crichton continue son apprentissage de ce coin de l'univers. Et ce n'est pas facile, pauvre bichou, de trouver sa place à bord de cette ménagerie volante.
C'est là que je me rends compte que Zhaan a au moins cette utilité au début : elle entend, elle écoute, elle tempère... là où les autres vous le prendraient à coups de pied au cul, l'astronaute, avec ses doléances à la noix et son petit complexe d'infériorité.

Et sa petite bouille toute tristouille. Ouh, on lui pincerait bien ses bonnes joujoues !
Malgré ça, il marque des points, le rien-du-tout. Parce que c'est lui qui découvre le pot-aux-roses. Au fil de sa fuite, tout ce petit monde tombe sur un beau paquet d'autres hors-la-loi. Et là, ils ont quand même la chance de se taper des cousins des Luxans, des pas-beaux tout tentaculés eux aussi. Mieux encore, ces naufragés, en guerre avec un autre peuple, trimballent avec eux ce que Crichton découvre être un petit morceau de trou noir pour s'en servir d'arme fatale contre l'assaillant (WTF ! Y sont pas nets, ces gensses-là !!!). Pis, l'un de ces deux scientifiques est en fait une espionne de l'autre camp, modifiée génétiquement pour ressembler aux tentacules.

Ayant touché un machin qui lui fait voir un avenir proche et tout à fait catastrophique, mon Johnny prend les choses en main et parvient, au terme de nombreuses boucles où il finit haché menu, par trouver la solution afin que tout le monde s'en sorte, sauf la méchante. Et on ne peut qu'admirer les facultés d'adaptation de ce petit bonhomme venu d'une planète si peu avancée, ainsi que le travail d'équipe qu'il met en place pour isoler D'Argo et le vrai gentil scientifique, Verell, et les convaincre de sa bonne foi.

En même temps, comment résister tellement il respire la gentillesse, ce petit. Je me sens recraquer de le voir porter ce T-shirt noir, tellement crichtonien. Il appelle le pantalon de cuir et Winona, celui-là !

Bref, il est bon, ce Crichton, il est unique, il est précieux, il est parfaitement indescriptible, d'ailleurs, le voyant encore filer, comme piqué par quelque invisible insecte...

Aeryn : What is the matter with him ?
Zhaan : He is Crichton.

Voilà. Et je me souviens avoir été marquée par cette réplique. C'est tout à fait ça.

Comme toujours, tout est bien qui finit bien, la vilaine explose dans son méchant trou noir, Moya parvient à filer à temps grâce à Johnny qui réagit au quart de tour, et on reste avec cette question en suspens : mais qu'a bien pu faire D'Argo pour se traîner de tels remords ?

Une fois de plus, je suis donc agréablement surprise. Un épisode très bien mis en scène, avec des flashes tellement bien intégrés que c'est parfois difficile de dire s'ils sont réels ou pas. La musique est complètement tordue. Et j'ai adoré la scène avec le masque de Zhaan. Que John brise plusieurs fois dans ses visions du futur, accidentellement. Et que finalement, après une vision où il voit Moya être détruite, il pose par terre avec d'infinies précautions...

... avant de l'écraser volontairement et méthodiquement sous sa pompe, sous les yeux de Zhaan qui n'a rien capté mais ne pipe mot. Par frustration, peut-être, mais certainement aussi symboliquement, comme pour se prouver qu'il peut avoir le contrôle.
C'est ça, Farscape. Des petites scènes de génie qu'on ne comprend pas toujours, mais qui restent.

A noter, enfin, que c'est dans cet épisode que le fabuleux mot "mivonks" est employé pour la première fois, ce qui m'a fait faire "WOUHOUH" !

 

I, ET

Et voilà, j'ai mis ma menace à exécution... j'ai regardé le deuxième épisode de la saison 1 de Farscape. (Je ne me suis pas retapé le pilote que j'ai vu il n'y a pas si longtemps.)

Et franchement, je suis presque agréablement surprise. Sans doute parce que cette fois, je suis préparée. Oui, Puppet va sauter dans tous les sens tandis que Pilot va agiter vainement ses grands bras articulés pendant la moitié de l'épisode. Oui, Claudia Black a vraiment une pure sale gueule et Ben Browder a l'air d'un gros poupon bien nourri aux Cocoa Puffs. Oui, D'Argo, c'est juste pas possible la tronche qu'il a avec ses tentacules en plastoc et ses nippes qu'on croirait sorties d'un surplus de l'armée tadjike.
Mais d'emblée, ce qui m'avait plu, c'est bel est bien le discours qui se dégage de cet épisode et qui place déjà un contexte très important : d'abord, on a à faire à des gens qui ne s'entendent pas, qui n'ont rien en commun et qui n'ont pas envie de faire d'efforts pour que ça se passe bien. Mais voilà, on ne leur donne pas le choix. Alors cela prendra du temps étant donné la manière qu'a chacun de freiner des quatre fers aussitôt que l'occasion de s'investir un peu se présente.

(Truc de fou, ils arrivent même à faire bosser Fluffy.)

Mais c'est sans compter la présence de l'humain (dans tous les sens du terme) qui va précipiter le phénomène. Ah ça, avec la montagne d'émotions ambulante qu'est John Crichton, c'est difficile de ne pas être contaminé par une irrésistible joie de vivre. C'est trop mignon de voir à quel point il fait des efforts pour s'intégrer, pour parler leur langue, pour se lier à eux. Il l'est déjà, d'ailleurs, lié à eux, alors qu'eux ne le considèrent encore que comme une sous-chose, à peine digne d'intérêt. Voilà à quoi on va assister, dans cette saison 1 : à la conquête de John Crichton qui va petit-à-petit s'affirmer à leurs yeux parce qu'il est juste irrésistible de gentillesse, d'intelligence et de vulnérabilité.

(Sérieusement.)

L'histoire ? Une balise pacificatrice (vlan, tous les yeux braqués sur Aeryn) qui émet un signal permanent, attachée à Moya. Pour ne pas attirer l'attention des psychopathes armés jusqu'au dent, on plonge le vaisseau dans un lac de boue sur une planète quelconque. Et pour procéder à l'extraction, on part à la recherche de "chlorium" histoire de l'anesthésier parce que Moya a mal et que ça, ça ne va pas.
Premier gros contact avec le fait que oui, nous avons à faire à un vaisseau vivant capable de souffrir.
On se passerait bien des simagrées de la Bleue qui nous fait déjà le coup de prendre une partie de la douleur de Moya ("Moya, I will take your pain.") mais bon, on va pas y couper, et on va se coltiner ça pendant deux saisons. Où est ma corde ?

Bref, de jolis petits effets spéciaux (!) nous balancent Moya sur cette petite planète habitée par de bons ploucs qui n'ont jamais vu d'alien.

Et là, on imagine facilement le trouble du Crichton qui devient ZE extra-terrestre, lui qui justement, ne savait même pas il y a encore peu que ça existait, et qui se retrouve catapulté dans un univers qui lui est totalement étranger. En passant, j'ai adoré sa réflexion lorsqu'il découvre le paysage de la planète, et son regard presque nostalgique. Enfin poser les pieds sur un sol qui ne bouge pas, et poser les yeux sur de la verdure, sur un environnement qui peut lui rappeler le sien.

Mais sans oublier jamais de s'adapter à ses nouveaux compagnons. Là, laissant échapper une de ses premières (et nombreuses) allusions culturelles qu'il est le seul à comprendre, il prend soin de parler la langue d'Aeryn, ravie (enfin, autant qu'elle puisse l'être) de la réponse.

Crichton : Kinda like Louisiana. Or Dagobah.

Crichton : Dagobah. Where Yoda lives.
Aeryn : Who's Yoda ?
Crichton : Just a little green guy. Trains warriors.
Aeryn : Ah !

Trop mignon.

Séparé du reste de ses compagnons, John tombe sur la maison d'une petite famille, la mère et le fils, dont le rêve a toujours été justement de rencontrer un extra-terrestre. Sauf qu'ils sont terrifiés, les pauvres, par un Crichton qui lui-même n'est pas franchement rassuré, et qui s'efforce de leur démontrer qu'ils ne sont pas si différents, s'attendrissant au passage sur leurs similitudes.

Crichton : Look, I understand what a phenomenal moment this is for you.
Lyneea : Do you ? Can you ? I mean, to you space-travel is commonplace. But to us, here, I mean in one flash...
Crichton : ... you learn that you're not alone in the universe. That interstellar space travel is possible, that a zillion of your empirical facts about science and religion are wrong, or completely suspect ? I do understand.

Le gosse est probablement une sorte de projection d'un John enfant, qui lui aussi espérait serrer un jour la main d'un alien.

Crichton : You know, when I was your age, I used to dream about meeting a real, live alien.
Fostro : Yeah. Me too.

Et John lui fait ce cadeau lorsqu'il retrouve D'Argo (qui lui remplit parfaitement son rôle de chose venue d'un autre monde).

Ca oui, le petit Fostro aura beaucoup de choses à raconter quand il sera vieux. Ce passage éclair d'un extra-terrestre sur sa planète, il ne l'oubliera pas.

Et mon Crichton, lui, repart à la découverte de ce nouvel univers dont il est encore bien loin d'avoir fait le tour. Avec un petit pincement au coeur devant cette planète qu'il quitte et qui ressemble tellement à la sienne.

Aeryn : Don't tell me you're gonna miss that rock.
Crichton : No, not that rock.

Comme il est mignon, ce petit Crichton encore mal dégrossi dans ses petits habits de bébé-astronaute. Ah, ça va pas durer ! (Enfin si, un certain temps, mais ce n'est pas de ce Crichton-là qu'on se souviendra. Oh non !)

Sinon, concernant l'ordre des premiers épisodes, je crois que je vais faire un peu à mon idée, parce que plusieurs écoles s'affrontent... et je vais virer les numéros, dans un premier temps...

 

101 : Premiere

(Je fais remonter ce vieux billet, désolée pour la rediff, vous comprendrez pourquoi ce soir... ;) )

Hier soir, le Dark Side m'a inspirée.

Ca fait environ deux ans que je me suis fait l'intégrale de cette série, d'abord dans tous les sens en fonction de... hum... l'arrivage, puis dans le bon ordre, et ce malgré des épisodes parfois absolument calamiteux. Mais même dans ces cas-là, Farscape arrive à rester intéressant, du moins une fois qu'on a réussi à tomber amoureux des personnages principaux et du principe ô combien délirant mais fascinant de la série.

Alors, Farscape, c'est quoi donc ? Farscape, c'est d'abord une petite navette élaborée par deux amis d'enfance scientifiques pour vérifier leur propre théorie : il serait possible de se servir de l'atmosphère terrestre comme d'un accélérateur de vitesse. Et l'un de ces deux gaillards, c'est John Crichton.

C'est sur cette image que s'ouvre la série.

Alors, à l'époque, il y a donc largement deux ans, Richard Dean Anderson vient de tirer définitivement sa révérence de Stargate et Ben Browder, (a.k.a la "plante verte") débarque à la tête de SG1. Moi, je tire une tronche de dix pieds de long. C'est quoi ce bellâtre enfariné qui prétend prendre la place de mon Jackounet ? Bref, je le descends en moins de deux, malgré quelques petites voix qui me soufflent que je devrais peut-être regarder Farscape avant de raconter des conneries. Arf arf arf, Farscape, j'en ai capté un ou deux épisodes sur Sérieclub, c'est d'un pathétique et d'un absurde sans nom, d'ailleurs, il y a des marionnettes ridicules, c'est dire.

L'ennui, c'est que les voix ne se taisent pas, et que pour les faire taire, j'ai décidé de regarder le pilote de cette série, histoire de pouvoir hurler bien fort que ce type est un nullard. J'ai même acheté le premier coffret de la saison 1 pour montrer ma bonne volonté.

Donc je mets la galette, je lance le DVD, et là...

Alors oui, c'est clair que malgré une chemise d'une laideur infernale, il est mignon, très mignon. Mais il y a plus que cela. C'est bien simple, cette scène où John Crichton regarde de loin la fusée qui va l'expédier dans l'espace (and beyond) le lendemain matin m'a vendu la série.

Je ne sais pas ce qui s'est passé à ce moment-là, mais j'ai compris que c'était juste bien plus qu'une série avec des marionnettes. Dès les premières secondes, on EST John Crichton, et on accepte de faire ce voyage avec lui, de voir à travers ses yeux tout ce qu'il y a de l'autre côté de la galaxie, tout ce que les siens ne verront jamais.

Enfin, à ce stade de la série.

Et c'est peut-être aussi parce que la veille de ce décollage, John Crichton sait déjà que quelque chose d'énorme l'attend.

Voir et découvrir l'univers chatoyant de Farscape à travers les yeux de John Crichton, c'est donc le postulat de départ de cette série. Assez modeste, donc, dans un premier temps. C'est ainsi qu'on va vivre la saison une, en partageant l'ahurissement de John, aspiré par un vortex lors de son vol test, et catapulté en pleine bataille spatiale avant d'être récupéré par un groupe de prisonniers en fuite, devenant l'extra-terrestre au milieu d'un monde qui n'est pas le sien, et dont, dans un premier temps, on ne saisit absolument rien.

Et ça, l'ahurissement, l'innocence du novice, il faut dire que Ben Browder le joue à merveille.

Revoir l'arrivée de John à bord de Moya, j'avoue que curieusement, ça ne m'a pas fait grand-chose. Je pense qu'au bout de toutes ces années, j'ai un peu laissé de côté la belle Zhaan, le vaillant D'Argo, le bon Pilote et toute cette petite troupe. Rygel m'a fait hurler de rire (je n'oublierai jamais l'épisode dans lequel je me suis rendu compte que oui, même Puppet, c'est mon pote et que ça me ferait de la peine si on le perdrait, d'ailleurs, j'en recauserai), mais bien sûr, ce que j'ai gardé de Farscape, avant tout, c'est le chemin parcouru par John, et par extension, par Aeryn.

Au bout de quatre saisons, le constat est effarant. Car rétrospectivement, je me rends compte que Peacekeeper Wars n'apporte pas tellement plus.

Bref, c'est donc à bord de Moya que John va rencontrer Aeryn Sun, pacificatrice qui n'a de pacifique que le nom.

Et j'ai failli m'étrangler de rire en voyant le visage soulagé du pauvre John lorsque la terreur enlève son casque et qu'il constate que, oh my god, elle est humaine !

Enfin presque.

C'est la première d'une longue série de mandales que les deux tourtereaux se balanceront au cours des quatre saisons de la série.

C'est donc le début du voyage pour tout ce petit monde qui ne déborde pas de plaisir de devoir l'effectuer ensemble. Pour Aeryn, ce voyage commence lorsque rejetée par les siens pour cause de "contamination" par une espèce extra-terrestre non-répertoriée, elle fait remarquer qu'elle est une guerrière née pour combattre, et que John lui répond : "You can be more."

Ben Browder n'avait besoin de personne pour faire vivre cette série, tellement il est Farscape. Il a pourtant eu Claudia Black.

Alors, concernant cet épisode, j'avoue que j'ai eu de longs moments d'ennui. Certains aspects de la série commencent à prendre de l'âge, comme la bataille des Pacificateurs. J'admire néanmoins les efforts déployés pour nous plonger dans la plus grande perplexité lorsque John débarque à bord de Moya. Ce sont vraiment les balbutiements de tout ce qui va pouvoir nous déranger, dans cette série, et la liste est longue.
Le dépaysement est d'autant plus fort que la série a été tournée intégralement en Australie, et que Ben Browder est l'un des seuls Américains du casting. Ca nous change des séries américano-canado-américaines.
Bref, on ne peut pas forcément parler de départ en fanfare, mais clairement il y a des éléments super prometteurs, dans ce pilote...

 

307 : Thanks for sharing

Vzioum ! Avance rapide. Voilà mon Crichton dédoublé, ma Jool décongelée, ma Moya bien amochée et Talyn est de retour, le tout pour nous bidouiller un petit épisode pas dégueulasse et relativement indispensable par certains aspects.
D'abord, la Dream Team formée par ces deux Crichton parfaitement identiques (et quand je dis identiques, je ne parle pas de saloperie de clone qui part en Javel au bout de deux jours, nenni, nenni, ces deux-là sont PAR-FAITS), ce qui outre le fait de poser quelques problèmes côté concentration de testostérone, est quand même drôlement commode pour intimider les importuns. Ah vous nous faites péter notre Crichton à cause d'une bombe de slime ? Qu'à cela ne tienne, ni vu ni connu j't'embrouille, je t'échange le blessé contre un Crichton tout neuf et au bagou tout aussi efficace.

Crichton : You've been lying to your daddy boy, and you know you shouldn't lie to your daddy. It's gonna stop. Who's your daddy ? C'mon, you know who your daddy is. Who's your daddy ? D'Argo, tell him who his daddy is !
D'Argo : I'm your daddy !

Inutile de préciser qu'ils sont donc doublement beaux.

Smouirf.

L'occasion également de voir une fois de plus notre Johnny Boy pris en flagrant délit de jeu de cuisses avec une indigène particulièrement entreprenante et sournoise. On ne reviendra pas sur cette pénible affaire.

Outre cela, donc, le plus intéressant, dans l'histoire, c'est quand même cette histoire d'enregistrement que Crais nous sort de sa popoche. Voyez-vous cela, c'est comme qui dirait très troublant pour notre guerrière sanguinaire, de constater qu'elle n'a pas fait partie du programme de reproduction des Pacificateurs, un truc très sympa dont je vous épargne les détails, mais dont visiblement tout le monde semble s'accommoder.
Enfin, sur cette vidéo, on voit donc Madame Sun qui vient réveiller son moucheron de fille tout minuscule pour lui dire "non non non, ma chérie, nous t'avons conçue dans l'amour, ton cher père et toi", chose que la gosse, bien entendu, n'a pas super bien enregistré. Les enfants.

Même si elle est plutôt très craquante, cette petite.

Revoyant ceci, je me dis que d'un point de vue global, et en laissant pour l'instant de côté le fait qu'Aeryn va croiser à plusieurs reprises le chemin de sa mère au cours de cette saison, la voie que prend le personnage par la suite n'est pas tellement étonnante, une fois passée la lune de miel à bord de Talyn. Elle revient déjà de loin, d'un passé pas super glorieux mais relativement étouffé, où elle n'avait pas de décision à prendre et où tout semblait tout tracé, pour se retrouver ensuite emportée dans ce tourbillon d'émotions contradictoires, tiraillée de ci, de là. Après tant de révélations (et tant de rebondissements qui l'attendent encore, la malheureuse), le plongeon vers les ténèbres était inévitable. Et dès ce moment, en fait. Dès le moment où elle se rend compte qu'elle aurait pu être différente, et que finalement, non, elle a suivi le troupeau. Ce n'est pas sa faute, mais ça doit être très dur à encaisser.
D'autant plus quand elle apprend qu'aujourd'hui, c'est sa mère qui est à ses trousses.

Bref, entre ce qu'elle aurait pu être, ce qu'elle est, et ce qu'elle pourrait devenir (à savoir comme sa mère qui n'a pas franchement très bien tourné), il y a forcément de quoi devenir marteau. Ce sera le cas.

 

302 : Suns and lovers

Cet épisode-là, il m'a toujours bien éclatée. D'abord, il y a des dialogues qui sont vraiment aux petits oignons, et puis avec ça, le gars D'Argo, il en prend plein ses grosses gencives de Luxan. Ca lui apprendra.

Déjà, j'aime bien la planet of the week.

Sympatoche, non ?

Ensuite, la terroriste qui se met à psalmodier en boucle, ça me fait mourir de rire à chaque fois.

Et elle a grave une bonne tronche.

Et puis, alors que lors du dernier épisode, on mouillait le coin de son petit mouchoir sur la romance toujours très contrariée de John et Aeryn, dans celui-ci, ils sont très très en forme.

Aeryn : I'm not his grunt.
Borlik : So, you here to kill somebody, can I help you ?
John : No no, my grunt does all my killing for me, I'm strictly R&R.

Et puis bien sûr, ZE scène culte de l'épisode, en pleine ascension d'un tube de je ne sais quoi pour aller sauver des zenfants (quelle idée), Aeryn estime qu'il est temps de soulever un point important.

Aeryn : I've been thinking... about us.
John : You want to talk about this now ?
Aeryn : It's a good time, no one here to bother us. I know the pressures of living close, how it can affect the safety of an entire battalion, unless tensions are relieved.
John : So what do you suggest ?
Aeryn : Well in Peacekeepers it was common practice to... reduce fluid levels.
John : Fluid levels, like what, like Valvoline, like brake fluid ?
Aeryn : Like sex. We can have sex if you want.
John : You know what ? Now is not a good time. How 'bout I uh, check my diary and get back to you later in the week ?
Aeryn : It would relieve the tension.
John : Is this for you or for me ?
Aeryn : For both of us.

John : You know what, I got... two hands. I can alternate, I can reduce all the tension I want, and I don't need your charity.
Aeryn : And I don't need your emotions, but we can have sex, if you want.

C'est des malades, mais qu'est-ce qu'ils sont drôles !

Bref, quand Farscape parle de sexe et de masturbation, c'est toujours grandiose. Et à propos de ça, j'ai failli trépasser devant le dialogue "subtil" de Chiana et Puppet, qui est au courant que la petite garce se tape le fils de D'Argo (son homme, entre parenthèses). D'ailleurs, ce qu'il ne dit pas, c'est qu'il se tripote les sourcils en les matant, au passage.

Chiana : Keep your lips shut.
Rygel : You do the same with your legs !

Bref, évidemment, D'Argo finit par découvrir la chose et ça se finit super mal, même qu'il pleure, ce grand con, non mais on n'a pas idée de se rendre aussi malade pour une petite traînée pareille...

Et le fiston va dégager, bref, il est resté juste assez longtemps pour foutre une merde innommable. Children...

Sur ce, moi je vais directement enchaîner sur le septième épisode de la saison 3, parce qu'entre les extra-terrestres à la spirale qui brille, l'avènement de Jool et "Eat me", je sens que je n'ai pas besoin de m'infliger ça une euh... troisième fois ?

 

301 : Season of death

Ah, ça va commencer à se corser. Déjà, à dégager le vieux générique tout bariolé.

Et hop, une armada de nouveaux noms qui font très très plaisir à voir !

Bon, sinon, arf, quand on en est au troisième visionnage, forcément, on n'attend plus, le souffle court, que Johnny Boy retrouve sa chérie miraculeusement sauvée par la bleue.

En revanche, le truc qui m'a fait le plus marrer, dans cet épisode (parce que les moments drôles, eux, restent drôles !), c'est le "Hell Yeah" de John... dans sa propre tête.

John : C'mon Scorpy, c'mon man, show me that ugly grin !
Scorpius clone : I'm warning you Crichton, now you stop...
John : Oh no, no, no, no, no, I don't think so. Out with the old, in with the new ! Can I get a Hell yeah ?
La foule (?!) : HELL YEAH !

Complètement ravagé, ce pauvre Crichton !

A part ça, au menu, du Scorpi très très méchant, du Grunchlik très très dégueu, de la Zhaan très très chiante (plus pour longtemps)...

(Pauvre Stark, c'est tout ce que j'ai à dire.)

Et de la Chiana qui se prépare des jours très très sympas !

Sinon, ben c'est reparti pour un tour de "oui mais non mais c'est pas possible entre nous, chéri"...

Plus pour longtemps non plus.

Suivant : Suns and lovers. Je vais bien m'amuser avec la scène d'anthologie qu'il y a là-dedans !

 

222 : Die me dichotomy

Mais elle est très drôle, cette série ! Pourquoi donc ai-je tant pleuré la première fois que je l'ai vue ? Est-ce parce que dès le départ, ayant vu des épisodes de la saison 4, je savais à quel point toute cette agitation était vaine ? Ou bien étais-je réellement totalement déprimée ?

Bon, il faut admettre que dans l'ensemble, ça rigole quand même moyen, dans cet épisode. Mais je crois qu'ayant dépassé le point où je m'extasie toutes les trois secondes sur la performance d'acteur de Ben Browder (vrai, maintenant, c'est seulement toutes les dix secondes), j'en arrive à le trouver très drôle. Plus qu'avant. Et j'applaudis. Notamment, ces deux scènes.

La première où, déchaîné, il s'escrime sur un pauvre miroir qui n'en demande pas tant, sous le regard narquois d'un Scorpi qui n'existe que dans sa tête.

Scène à l'issue de laquelle il se voit lui-même en "leatherface", répétant sur un ton mielleux du meilleur effet à Aeryn : "You're right. There's no Scorpius, here. There's only me."

Arf, arf, arf. C'est fabuleux. D'ailleurs, il imite à la perfection le parler de Wayne Pygram, pourtant inimitable, et il va même jusqu'à ajouter des petit "R" râpeux de temps en temps pour compléter le tableau.

Et puis la deuxième, bien sûr, sur laquelle je ne vais pas m'étendre tellement j'en ai parlé et reparlé sur tous les forums de la création et même ici. C'est une scène vraiment magnifique, et il fallait bien sûr cela pour que nos deux oiseaux s'avouent enfin leurs sentiments. Mais au moment où c'est bon, on est prêts à fondre de tendresse, paf...

"Mmmmh, you are so my girl..."

Abject ! Et néanmoins énormissime, cultissime, même inoubliablissime.

J'ajoute à ça que l'éternuement du docteur (!) m'a fait mourir de rire. Rakatoush !

Un peu moins la dégaine de Grunshlik qui même après trois visionnages arrive encore à me filer la nausée au point de détourner les yeux à plusieurs reprises.

Et puis c'est que malgré le tragique de la situation, John Crichton réussit encore le prodige d'être drôle. Quand après avoir zigouillé sa nana au terme d'une course folle (dont les effets spéciaux sont très bien réussis), il répond à la question "comment tu te sens ?" : "Like a popsticle."

Mais euh !

(Vous excuserez le gros plan sur les ravissants noeinoeils. Indispensable.)

Bon, bref, on perd Aeryn pour la première fois (hum), sur une bien jolie planète glaciale (Stark en profite pour nous sortir son plus beau manteau en peau de muppet) et Johnny Boy est inconsolable.

Et on le laisse hurlant du grand nawak sur la chaise du dentiste, avec un Scorpi très moqueur dans les parages. Du bon grand Farscape, quoi ! LOL

 

221 : Liars, Guns and Money 3 (Plan B)

Oh, qu'est-ce que j'aime quand il se fait botter son ravissant derche, ce petit Benny, ça lui va tellement bien au teint...

C'est vrai, moi, je l'ai toujours dit, mettez-lui une bonne mandale dans sa petite gueule d'amour. Le sang, ça fait ressortir ses beaux yeux bleus.

Et alors à côté de ça, qu'est-ce que j'ai rigolé... C'est vrai, entre la boule de poils qui d'un seul coup se jette entre Johnny et l'arme de Scorpi pour se faire descendre à la place du blanc-bec (gné ?), l'autre qui se fait azimuter les coucougnettes, et la tronche de monsieur boule de feu (mais vous avez vu à quoi ça ressemble, un Sheyang ??? ), sans compter les petites subtilités d'un Scorpi très en forme, ah ça, on se marre bien, quand même, en cette fin de saison.

Sinon, connaissant la suite, c'est quand même bien intéressant de voir la tension qu'il y a entre Crais et Aeryn. J'aime bien. J'ai toujours adoré le fait que Crais reste dans le secteur, qu'on lui donne une seconde vie après que l'affaire du frangin est réglée. Et quelle seconde vie, mazette.

Dans une autre série, je suppose qu'on se serait commodément débarrassé de lui. Sauf que c'est aussi la voix de Pilot, donc bon. Ah, je sens qu'il y en a qui l'ignoraient !!!

Bon bref, c'est très théâtral, ça hurle, ça pleure à chaudes larmes, ça se lance des regards désespérés. Et il y a de quoi, car enfin, ça devient intéressant. Oui, notre Johnny Boy commence à péter un méchant câble. D'ailleurs je trouve assez excellente la scène de baston qu'il passe assis dans un coin, à marmonner on ne sait quoi, complètement à la ramasse...

Crichton : I'm... I'm gonna go to Scorpius...
Aeryn : Frell you !

Pareil, le petit "D'Argo please, kill me." à la fin est du meilleur effet.

Malheureusement, j'étais à peine remise du formidable départ de Bekesh, qui m'a fait rugir de rire avec son "Farewell, my friends. And thank you for teaching me to kill again" lancé d'un ton désinvolte.
Finalement, qu'on se tourne ou qu'on se vire, c'est ça le génie de Farscape et sans doute là qu'est tout l'intérêt de cette série : conjuguer le vaudeville à la tragédie.

 

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