Le blog de La Sorcière
 

DON'T BLINK !!! (1)

Alors non, je ne suis pas très impressionnable. Donc j'ai regardé le terrifiant épisode de Doctor Who intitulé "Blink" en me marrant de plaisir tellement c'est bien foutu (et en lâchant quand même quelques sonores : "Mais ça fait peur !"), et je suis allée me coucher dans la foulée. Je vous en recauserai. J'ai très bien dormi, d'ailleurs. Jusqu'à six heures et demie, quoi. Hum.

Pourtant, en me rendant hier chez le Dark Side, je suis tombée en arrêt devant un jardin à l'abandon avec au milieu une statue. Et là je me suis dit : "Don't blink. DON'T BLINK !"

Vous n'auriez pas pensé la même chose ?

(Le Dark Side et moi, on habite au tréfonds de la Transylvanie. Pas ensemble, je précise.)

 

309 : The family of blood

Rohlala, cte tuerie de zode.

Ca faisait longtemps qu'un épisode de Doctor Who ne m'avait pas occasionné de telles réactions. A commencer par la colère tellement je déteste Ten en humain, tellement je le trouve méprisable, tellement j'aurais envie de lui arracher sa tête de musaraigne. Comme c'est intelligent de nous le montrer sous un jour aussi peu flatteur histoire qu'on ne se plaigne plus jamais de sa légendaire muflerie.

(Bouuuââârk !)

Parce que merde, ce type lamentable se voyant attaqué par des forces qui le dépassent parvient quand même à mettre en première ligne des pauvres gamins en larmes qui ne comprennent rien à ce qui leur arrive !

Heureusement, Martha, elle, ne se démonte pas face aux aliens. Même si l'un d'eux a pris l'apparence de sa meilleure amie de 1913.

Pas plus qu'elle ne se démonte devant Joan qui ne peut toujours pas croire que dans le futur, Martha puisse être médecin, ou presque.

Très bien, la scène où elle lui récite un par un le nom des os de la main.

Martha : Bones of the hand. Carpal bones, proximal row : scaphoid, lunate, triquetral, pisiform. Distal row : trapezium, trapezoid, capitate, hamate. Then the metacarpal bones, extending in three distinct phalanges : proximal, middle, distal.

Un bon point pour Martha, donc.

Très bon point également pour le jeune Latimer que décidément j'ai trouvé excellent en Time Lord en herbe. Epatant, le gamin, face au rejeton alien qui a pris les traits terriblement inquiétants d'une adorable petite fille au ballon rouge.

Té, mange ça, hé poison !

Le reste de la famille est tout aussi flippant, d'ailleurs. Brrrr, quand ils montent la garde à côté du Tardis, attendant que le Docteur vienne récupérer son vaisseau bien-aimé et menaçant de tout faire péter s'il ne se rend pas.

Et puis bien sûr arrive le grand moment où le jeune Latimer, poussé par la montre, s'en va la rendre à son propriétaire. Et là, naturellement, John Smith la refuse, terrifié par l'idée de disparaître, lui qui n'aurait, finalement, jamais dû être.

Argh, le voir pleurnicher comme ça, je vous jure que ça m'a déchiré les entrailles.

(Mais qu'il est bon, ce David ! Et quelle occasion en or pour lui de sortir complètement de son rôle de lutin sautillant !)

John Smith : I’m… I’m John Smith. That’s all I want to be. John Smith, with his life and his job… and his love. Why I can’t be John Smith ? Isn’t he a good man ?
Joan : Yes, yes, he is.
John Smith : Why can’t I stay ?
Martha : But we need the Doctor !
John Smith : What am I, then ? Now then ? I’m just a story.

David, tu me TUES !



John Smith : You’re this Doctor’s companion. Can’t you help ? What exactly do you do for him ? Why does he need you ?
Martha : Because he’s lonely.
John Smith : And that’s what you want me to become ?!?

Le fait qu'il soit le dernier à accepter l'inévitable, c'est quand même incroyable... Et sa terreur quand il effleure la montre et qu'il se remet à parler brièvement comme le Docteur, argh...

Le tout avec en écho les déclarations de Martha (sic) et du jeune Latimer qui a "vu" le Docteur.

Latimer : He’s like fire and ice and rage. He’s like the night and the storm in the heart of the sun…
John Smith : Stop it.
Latimer : He’s ancient and forever. He burns at the centre of time and he can see the turn of the universe.
John Smith : Stop it ! I said, stop it !
Latimer : And… he’s wonderful.

Raaaah.

Martha : He’s just everything to me, and he doesn’t look at me. But I don’t care, because I love him to bits and I hope to God he won't remember me saying that.

(Fiou. De loin sa meilleure réplique depuis bien longtemps. Ca, c'est de la lucidité, madame !)

La grande scène avec Joan, ptain... j'en ai pleuré. Tellement David est bon...

Et tellement toute la vie qu'il voit défiler devant ses yeux lorsqu'ils touchent ensemble la montre, aussi jolie et pleine d'espoir soit-elle... est super triste.

Cette vie et cette mort, ce ne sont pas celles d'un Time Lord. Jamais le Docteur n'en rêverait... Et pourtant, quand il rend son dernier soupir en s'inquiétant du bien-être de ses enfants et petits-enfants, ça m'a vraiment bouleversée tant je trouve que ça fait écho à ce que le Docteur a pu vivre en perdant tous les siens, sur Gallifrey. On sent vraiment, tout au long de cet arc, que le Docteur, aussi profondément caché semble-t-il, n'est jamais vraiment très loin sous la surface.

Sait-il au fond de lui que s'il y renonce maintenant, il y renonce à tout jamais ?

Peut-être bien...

Joan : The Time Lord has such adventures, but he could never have a life like that.
John Smith : And yet I could.

Enfin, John Smith capitule. Mais dans un dernier élan de lâcheté et d'incompréhension, il prétend refiler la montre à la famille d'aliens (alors qu'on lui a pourtant dit que ça plongerait l'univers dans le chaos, abruti !).

Bien entendu, les zaffreux n'ont pas l'intention de l'épargner pour autant.

Et là, alors qu'ils ouvrent la montre, rien ne se passe. Enfin si. John Smith se met à blablater en chaussant des lunettes d'intello.

Et à faire plein plein de grimaces pendant qu'on hurle au génie tellement il était convaincant, cet âne.

Putain, c'est tellement bon quand il reprend enfin son ton de Docteur. Thank god, je n'en pouvais plus.

Pour les aliens sanguinaires qui ont tué tant de gens au nom de l'immortalité, la sanction sera terrible.

(En parlant de ça, vous êtes sûrs que Gallifrey, c'est pas l'autre nom de Krypton ? Parce que des fois, hmmm... )

Bref, c'est reparti pour cette scène qui restera culte, à mes yeux, tellement les punitions infligées ont une dimension presque mythologique. Ce n'est pas souvent qu'on se dit qu'on a à faire à un Dieu. Ce n'est pas souvent non plus que le Docteur enfile son habit de Dieu avec une telle implacabilité. Mais là, c'est le cas. Respect, donc.

Baines : He never raised his voice, that was the worst thing. The fury of the Time Lord, and then we discovered why. Why this Doctor, who had fought with gods and demons, why he’d run away from us and hidden. He was being kind. He wrapped my father in unbreakable chains, forged in the heart of a dwarf star.

(Oh, qu'il est beau, nom d'un bouchon. )

Baines : He tripped my mother into the event horizon of a collapsing galaxy, to be imprisoned there. Forever.

Baines : He still visits my sister, once a year, every year. I wonder if one day he might forgive her, but there she is, can you see ? He trapped her inside a mirror. Every mirror. If ever you look at your reflection and see something move behind you, just for a second, that’s her. That’s always her.

Baines : As for me, I was suspended in time and the Doctor put me to work, standing over the fields of England as their protector.

(Enorme, lui, avec son regard et son rictus.)

Baines : We wanted to live forever, so the Doctor made sure that we did.

Holy shit. C'est énorme. Enorme. Je m'en suis pris la tête à deux mains tellement cette scène est monstrueuse, en conclusion de ces deux épisodes. C'est géant. Terrible d'entrevoir de temps en temps cet aspect du Docteur. Surtout après l'avoir supporté en humain juste avant. Et puis comprendre qu'il aurait pu les liquider d'entrée de jeu mais que sachant qu'ils ne vivent que trois mois, a préféré subir cette douloureuse transformation et attendre qu'ils s'éteignent tout seuls... Que finalement, c'est leur entêtement à devenir ce qu'ils ne sont pas qui leur aura été fatale.

Par contre, on récupère un peu aussi tout ce qui fait qu'on a envie de mettre des claques à Ten, de temps en temps. Mais bon, tant pis. Maintenant, je me suis fait une raison.

Joan : You look the same. Goodness, you must forgive my rudeness. I… find it difficult to look at you. Doctor, I must call you Doctor. Where is he, John Smith ?
The Doctor : He’s in here somewhere.
Joan : Like a story. Could you change back ?
The Doctor : Yes.
Joan : Will you ? (NO !!)
The Doctor : No. (Good boy.)
Joan : I see. Well, then… He was braver than you in the end, that ordinary man. You chose to change ; he chose to die. (Moué.)
The Doctor : Come with me. (Here we go... )
Joan : I’m sorry ?
The Doctor : Travel with me. (C'est bon, c'est bien le nôtre. A retrouvé son tact légendaire.)
Joan : As what ?
The Doctor : My companion.
Joan : But that’s not fair. What must I look like to you, Doctor ? I must seem so very small.
The Doctor : No. We could start again. I’d like that. You and me, we could try at least, because everything that John Smith is and was, I’m capable of that too. (Mais n'importe quoi, mon pauvre ami !)
Joan : I can’t.
(Et tu as bien raison, chérie !)
The Doctor : Please come with me.
Joan : I can’t.
The Doctor : Why not ?
Joan : John Smith is dead, and you look like him.
The Doctor : But he’s here, inside. If you look in my eyes. (Bon, elle a dit non, là.)
Joan : Answer me this, just one question, that’s all. If the Doctor had never visited us, never chosen this place on a whim, would anybody here have died ? (Et comme il ne répond pas) You can go.

(Dismissed !)

Au fond, je crois que John Smith ne méritait tout simplement pas Joan Redfern.

L'actrice est d'ailleurs parfaite. Une fois de plus, je ne peux que m'émerveiller du génie du casting. On m'aurait dit au début de la saison que Ten allait se faire une nouvelle copine, j'aurais levé les bras au ciel et cassé deux ou trois assiettes. Mais elle est juste tellement simplement belle que c'est impossible de ne pas adhérer à leur histoire.

De plus, ce qui me fait délirer, c'est que dans cet épisode, on a deux femmes amoureuses du même bonhomme, et qu'il n'y en a aucune qui gagne. Et c'est en voyant ça que d'un coup, j'ai compris qu'aimer, pour lui, c'est vraiment quelque chose qui ne compte pas. Quelque chose qu'il ne comprend pas. Tout comme John Smith ne comprenait pas cette histoire d'extra-terrestre, le Docteur ne comprend pas que non, on ne fait pas ce genre de proposition à une femme qui vient de vivre ce que Joan vient de vivre. Ce n'est pas de la muflerie, ça ne fait juste pas partie de ses attributions. Ca ne l'intéresse pas, il est juste au-dessus de tout ça.
Rose, me direz-vous ? Eh bien Rose, je me dis que c'était sans doute la perfection de leur association qui l'a touché, et la toute-puissance qui en a résulté. Ca doit être sa manière à lui d'aimer.
Du coup, je me pose des questions pour la suite, j'avoue. Cet épisode a totalement remis en question ma vision du Time Lord. Il a remis en perspective tout ce que Ten a pu vivre avec les femmes depuis deux saisons (parce que Nine était plutôt sage, quand même). Quoiqu'il lui arrive en la matière à l'avenir, je ne pourrai jamais m'empêcher d'avoir ce recul supplémentaire par rapport à ça. Le fait d'avoir constaté ce contraste de mes yeux, de le voir si détaché, presque cavalier, proposant l'air de rien de retenter le coup, sans passion aucune, à Miss Redfern, presque du genre : "C'était marrant, si on essayait pour de vrai, pour voir ?"

D'ailleurs, maintenant, le béguin de Martha me paraît encore plus vide de sens. Quand elle tente de se justifier d'avoir dit qu'elle l'aimait, pfff... Mais il n'en a rien à battre, ma pauvre chérie, de tes justifications. Il s'en fout, il ne comprend pas. Laisse tomber et profite donc de ton gros câlin tant que tu le peux encore, va.

Enfin, j'ai adoré la fin qui m'a mis les larmes aux yeux comme rarement. Les adieux au petit Latimer qui a pu goûter à la TimeLorditude.

Et qui quelques mois plus tard se retrouvera dans les tranchées avec ses camarades. Dans cette guerre affreuse dont l'ombre plane sur tout l'arc.
Enfin, les retrouvailles, tant d'années plus tard...

Et le cadeau qu'il a toujours gardé...

Arf.

(*se tamponne les yeux rien qu'en revoyant les captures*)

Ah, purée. Quelle aventure. J'en suis toute retournée. Et encore, il y a tellement d'aspects auxquels je n'ai pas rendu hommage dans cette review. L'ambiance super british de cette école, la photo superbe et humide à souhait, les méchants terrifiants et la violence qu'ils déploient pour parvenir à leurs fins. La perfection des seconds rôles. Bordel, quelle série.

 

308 : Human nature

Ils ont osé.

Ils ont osé faire ça au Docteur.

Ils ont osé le rendre aussi con et aussi moyen que nous !!! Ils ont osé en faire un être humain !

Si c'est pas du génie, ça.

Parce qu'au bout de trois saisons, on a envie de le voir comme ça. On a cette curiosité. Et on lui en veut parfois tellement d'être un Time Lord et d'agir en Time Lord.
Ce double épisode, c'est donc le meilleur moyen de nous guérir de cette envie à tout jamais. Et aussi de nous aider à mieux le comprendre.
Personnellement, après cet arc, je peux affirmer que je ne verrai plus jamais le Docteur de la même manière.

L'histoire ? Poursuivi par une famille d'aliens qui en a après sa peau et voudrait bien lui taxer son immortalité, Ten décide d'opter pour le meilleur camouflage qui soit : l'humanité.

C'est ainsi qu'il se réveille un matin en 1913, professeur dans une école de garçons, sans se souvenir de sa vie de Time Lord.

John Smith enseigne ici depuis deux mois. Il est arrivé flanqué de sa domestique qui lui sert le petit déjeuner au lit et à laquelle il s'adresse avec la satisfaction d'un propriétaire de champs de coton.

John Smith enseigne donc l'histoire (arf) à une tripotée de sauvageons, avec une baguette à la main et un galurin ridicule sur la tête.

Ses cours sont passionnants. Il les lit directement dans le bouquin devant la classe extatique. Et quand les élèves ne sont pas sages et que leurs camarades veulent les corriger, il laisse faire.

En outre, cet homme admirable en tous points en pince discrètement pour l'infirmière de l'école à laquelle il confie quelques menus secrets. Ses rêves, notamment.

Et puis comme elle lui plaît vraiment, eh bien il lui montre le journal de ses rêves. Son "Journal of impossible things".

Je peux vous dire qu'au fil des pages qu'il tourne et des commentaires qu'il fait de ses rêves, votre coeur se serre de plus en plus.

(Les mannequins zombies !!!)

(Les méchants de la Pompadour !!!)

Et puis...

Rose, bien sûr.

Tout cela ne plaît guère à Martha qui, elle, sait.

Et qui surveille avec inquiétude son Time Lord. Au cours d'une petite escapade jusqu'au Tardis soigneusement planqué, on découvre donc par flashbacks la terrible transformation que le Docteur a dû subir pour en arriver là.

The Doctor : Chameleon arch. Rewrites my biology. Literally changes every single cell in my body. I’ve set it to human. Now, the TARDIS will take care of everything. Invent a life story for me, find me a setting and integrate me. Can’t do the same for you, you’ll just have to improvise. I should have just enough residual awareness to let you in.
Martha : But hold on, if you’re going to rewrite every single cell… isn’t it going to hurt ?
The Doctor : Oh yeah, it hurts.

(Les hurlements, brrrr.)

Fort heureusement, cet être prévoyant a laissé à Martha une très longue liste de choses à ne pas faire. Dont une : "Don't let me abandon you."

Malheureusement, il ne lui a pas laissé d'instruction dans le cas où il tomberait amoureux. D'ailleurs, il y a fort à parier que cela ne l'a même pas effleuré. Et pourtant, quoi de plus humain que de tomber amoureux.

Là où je vais encore une fois être méchante vis-à-vis de Martha, c'est qu'en revanche, le bon Doc lui a bien expliqué que tout ce qui était "lui" se trouvait à présent dans une montre gousset.

Montre gousset que l'ingénue laisse commodément traîner dans les appartements de Monsieur. Mais faut-il qu'elle soit bête !

Car bien sûr, un des gamins finit par s'en emparer.

Et, curieux des voix qu'il semble entendre en sortir, l'ouvre.

Il est génial, le mouflet. C'est le petit de Love Actually, si je ne m'abuse.

Bref, pendant ce temps, l'ancien Seigneur du Temps compte fleurette à sa dame, et même que vlan, au détour d'une conversation, il lui vole un baiser.

Petit moment ô combien délicieux... jusqu'à ce qu'on réalise, éberlués, que c'est la première fois qu'on le voit embrasser une femme de son propre chef. (A part Rose, comme toujours.) Sensation vertigineuse. D'habitude, ce sont toujours elles qui se jettent sur lui. Là, on commence doucement à comprendre.

Pauvre Martha qui les surprend en train de se bécoter dans les coins, et qui elle, est très loin de comprendre qu'en tant que Time Lord, jamais il n'aurait fait ça. Elle ne voit qu'une chose : en tant qu'humain, il est tombé amoureux d'une femme. Et ce n'est pas elle.

Martha : You had to, didn’t you ? You had to go and fall in love with a human... and it wasn’t me.

Ouais.
Si on pouvait juste arrêter deux secondes de souligner cet état de fait quelque peu embarrassant, ce serait sympa.

Bref, pendant que Martha pleurniche sur son triste de sort de mal-aimée, les aliens qui cherchent le Docteur ont débarqué. Et ils frappent fort d'entrée de jeu. Zigouillant deux ou trois pelés et prenant leur apparence pour continuer leur enquête. Inquiète, Martha décide donc de réveiller le Docteur. Et là, bien sûr, pas de montre gousset vu qu'elle est légèrement en train de TimeLordiser le petit blondinet.
L'ingénue tente alors de rendre à John Smith son caractère viril de Time Lord par des moyens détournés.

Oui mais non. John Smith la croit démente.

Martha : Doctor, we’re hiding from aliens and they’ve got Jenny and they’ve… possessed her or copied her or something and you’ve got to tell me, where’s the watch ?
John Smith : Oh, I see. (to Joan) Cultural differences. (to Martha) It must be so confusing for you. Martha, this (indicated book) is what we call a story.
Martha : Oh, you complete… This (indicates John) is not you. This is 1913.
John Smith : Good. This is 1913.
Martha : I’m sorry, I’m really sorry, but I’ve got to snap you out of this.
(Le gifle solidement)
Joan : Martha !
Martha : WAKE UP ! You’re coming back to the TARDIS with me !
John Smith : How dare… How dare you ! I’m not going anywhere with an insane servant ! Martha, you are dismissed ! You will leave these premises immediately. Now get out !

Alors quand les aliens humanisés débarquent en trombe et entendent Martha appeler John Smith "Doctor" (mon Dieu, mais cette enfant est donc vraiment déficiente), eh bien arrive ce qui devait arriver.

Inutile de dire que John Smith ne comprend rien à ce qui passe et préférerait sans doute faire un ball trap ou empailler quelques renards.

Je peux vous dire que la vision de ce monsieur tremblant et incrédule est parfaitement odieuse.

On passe notre temps à se dire : "Peuh, c'est le Docteur, vous allez voir, dans dix secondes il est de retour et d'un regard, il met tout le monde d'accord.". Ben non. Alors le reste du temps, on fait comme si on avait mal vu. Le Docteur avec une arme ? Mais non, c'est forcément un pistolet en plastique. Ou bien il fait semblant. Ah ah ah, ce qu'il est bon, ce Docteur, on y croirait presque ! Ah ben non, en fait, c'est vrai. ARGH !

Bref, la suite la prochaine fois.
Très éprouvant, je ne vous le cache pas.
Déjà qu'on est fâchés, dans le prochain épisode, on pleure.
On ne nous épargne rien.
C'EST DEGUEULASSE !!!

 

307 : 42

Oh ! Un remake de "the impossible planet" !

Etait-ce vraiment nécessaire ? Pas forcément. Mais on trouve Ten en plein dans ses assouplissements du matin, ce qui n'est jamais désagréable...

(Que voulez-vous, à neuf cents ans, on commence à avoir les articulations un peu raides. )

D'ailleurs quoi, 42 ? 42 minutes, tiens, la durée d'un épisode. Et plus précisément, dans le cas présent : "42 minutes until we crash into the sun."

Bon, hein, tout ça n'apporte pas grand-chose au schmilblick, on est d'accord. Mais c'est bien flippant. Le coup du vaisseau qui tombe dans le soleil, c'est déjà assez terrifiant. Alors ajoutez-y une mystérieuse entité qui envahit certains membres de l'équipage pour cramer tous les autres et... beuh.

"Lord Vader, rise."

Paf, mieux encore, cette crème de nouilles de Martha, pour échapper à la vilaine crémation, se jette dans une capsule de survie qui une fois détachée se dirige tout droit vers la fournaise.

(Quoi, "MARTHAAAAAA" ? Hé, gros boulet, t'en voulais même pas, au début ! )

Allez, je fais ma maligne, mais j'admets que les "I'll save you !" hurlés en silence et à répétition ont fait leur petit effet.

De même que le terrible mutisme de l'espace qui ajoute encore une distance monstrueuse entre les deux. Brrrr...
Bien évidemment, dix secondes et soixante-dix sautillements plus tard, El Doctor nous rameute la Martha saine et sauve, ce qui ne va pas arranger son gros béguin pour lui. Pourtant, c'est pas faute de lui avoir casé un amoureux potentiel dans la fameuse capsule de survie. Hum. Elle n'y met vraiment pas de la bonne volonté.

Sinon, j'ai trouvé les seconds rôles franchement pas mal, notamment la dame qui commande le vaisseau en perdition. Une Mme Toulemonde parfaite, pile poil dans le bon créneau de la nana qui fonce et qui finit par regretter. Et qui pleure bien.

Et puis il y a quand même un tournant super intéressant, dans cet épisode : c'est lorsque le Docteur découvre que le soleil abrite une vie, et que cette vie n'est pas contente d'avoir été dérangée et volée pour servir de carburant. Voilà pourquoi on meurt sur ce vaisseau. L'ennui, c'est qu'en découvrant ça, Ten se fait aussi envahir. Rah.

The Doctor : That sun’s alive, a living organism. They scooped out its heart, used it for fuel and now it’s screaming !
McDonnell : What do you mean ? How can a sun be alive ? Why is he saying that ?
The Doctor : Because it’s living in me.
McDonnell : Oh my God.
The Doctor : Humans ! You grab whatever’s nearest and bleed it dry. You should have scanned !

Et alors là, accrochez-vous. Il faut geler le Docteur comme un esquimau pour le guérir. Moi j'ai failli en tomber dans les pommes tellement le choc a été intense :

The Doctor : I'm scared, I'm so scared !

WHAT THE FFFFFF.... ??!!

Computer freeze program !!!

Alors là, excuse-toi ma pauvre Sorcière, mais LE Docteur qui couine qu'il a peur en sanglotant comme une femelle, ça mérite le détour !

(Ca, c'est ce que je me suis dit avant de voir le double épisode suivant. Je vous rejoue la scène, hein, pour le fun. Mais maintenant, je suis bien blasée. Ah ah ah, tu ne me la feras plus, celle-là, mon petit Ten !)

Bref, finalement, la glace parfum rat musqué ne prend pas, McDonnell se jette dans l'espace avec le seigneur Vador que c'est aussi son mari. Scène bien tristoune, mais elle se sacrifie pour donner une chance aux autres...

Ten fait son goa'uld, et il le fait super bien.

Mais il a quand même le temps de dire à la crème de nouilles d'aller vider les réservoirs de carburant. (Car de toute évidence, cette tache n'y aurait même pas pensé...)

Aussitôt dit, aussitôt fait, le vaisseau parvient à s'extraire de l'attraction fatale. Et notre Ten est libéré, ce qui lui va vachement mieux au teint.

Après ça, il se fait envahir d'une tout autre façon.

Heureusement, Martha a la bonne idée d'aller égarer ses lèvres contre celle de son cavalier du jour.

Est-ce qu'elle ne ferait pas merveille à Torchwood ?

D'ailleurs, elle y serait vachement plus à sa place. La voir mendier la moindre approbation de Ten, ça m'est de plus en plus odieux. Pauvre gosse.

Evidemment, cet âne-là lui refile les clés du Tardis. Etait-ce vraiment une bonne idée de lui refiler ça comme un susucre à un bon chien qui est allé chercher les pantoufles de son gentil maître ? NAN !

Je l'adore, le farfadet. Mais des fois je trouve qu'il n'a pas deux sous de jugeotte, pour un Seigneur du Temps.

Pour finir, je me méfie décidément de la Mutter dont le téléphone est sauvagement sur écoute. Qu'on lui rende sa fille et qu'elle nous foute la paix. Ca nous fera des vacances. En fait, je trouve Catherine Tate vachement plus marrante, elle revient quand elle veut, elle. Au moins, entre deux hurlements, elle a vraiment capté le Docteur.

Hé, Kota ! Il était pas si mal, cet épisode, quand même !
C'est sûr que vu dans le mauvais sens, ça doit faire bizarre. Mais après une enfilade d'épisodes modestes, ça le fait pas mal ! Et puis ce côté avide de l'être humain est quand même vachement bien rendu... Moi n'a bien aimé.

(Evidemment ce n'est rien comparé à ce qui se passe après, on est d'accord.)

 

Et la vidéo qui va avec la Réplique...

The fury of the Time Lord.



"We wanted to live forever. So the Doctor made sure that we did."

Oh... My... God...

Reviews des épisodes 308 et 309 à venir très bientôt. Stay tuned.
 

Pourquoi la pause 2009 ?

(Outre que le Docteur va brûler les planches... )

Russell T. Davies a répondu à SFX :

"It needs looking after, in the sense that it needs pauses, it needs its legend revamping every so often. If you build these pauses in now and say this will always happen, that's part of the plan now. It's literally a 20-year plan, which can't be guaranteed, because different people will be in charge in years to come. But if you present them with something rock solid, that is working, and has a unique transmission pattern that shouldn't be interfered with, then it will stay." (Trouvé sur SyFy Portal)

Wow. Ca m'amuserait de regarder encore le Docteur faire son numéro à cinquante balais.
En tout cas, j'adhère. Effectivement si on voit ça sur la durée et si on part du principe qu'on veut refaire de la série au (très) long cours, il faut recharger les accus de temps en temps. Laisser le Docteur un peu en liberté et les scénars en friches. Ca aide à faire passer la pilule, je trouve.

 

306 : The Lazarus experiment

J'ai bien cru que j'allais me faire chier devant cet épisode. Et finalement non, pas trop.

Déjà, le début est mortel. Le Docteur raccompagne Martha chez elle, bien décidé à la larguer là. Arf arf arf, la tronche de la pauvre enfant, vexée à mort, c'est extrêmement divertissant.

(Cela dit, je ne ferais pas la fière non plus si le Docteur me raccompagnait chez moi pour mettre le nez dans mes culottes. Hum !)

Bref, c'est une scène dont je préfère me moquer parce que ça commence à me foutre terriblement mal à l'aise, cette histoire. Ten a beau être assez sympa avec Martha, outre sa muflerie habituelle (mais ça, c'est avec tout le monde), ben leur relation me fait flipper. Sévèrement. Je pense que c'est tout ce qu'une meuf peut détester. Le mec qui vous prend un peu de haut étant donnée la légère différence d'âge (quelques centaines d'années, autant dire trois fois rien), dont vous tombez amoureuse à la vitesse de l'éclair mais qui ne vous le rend pas et qui vous fait tout de suite comprendre qu'il ne vous le rendra jamais. Toute femme à peu près sensée choisirait de changer de ville, voire d'univers histoire de ne plus retomber sur lui. Celle-ci choisit d'emménager dans son vaisseau. Nul doute que si Martha se voyait, elle se foutrait des baffes. Et elle aurait bien raison.

(En même temps, que celle qui n'a jamais commis ce genre d'erreur de jeunesse lui jette la première pierre. *sifflote*)

Ensuite, on a l'affaire "famille de Martha". Chic, qu'on se dit. Le Docteur va enfin se prendre une bonne torgnole, ça ne peut pas lui faire de mal. Ca ne rate pas.

Ten : All their mothers, every time !

On pensait avoir touché le fond avec la mère de Rose ? Eh ben malgré ses survêts fuschia et ses chouchoux dans les cheveux, je suis au regret de vous annoncer qu'elle était drôlement plus attachante que le dragon cracheur de feu qui sert de mère à Martha. Brrrr...

Quant au frangin et à la frangine : encéphalogramme plat. Mais comment voulez-vous que la pauvre Martha soit intéressante avec une famille aussi ennuyeuse ???

A part ça, le sujet du jour est pas mal parce qu'il touche de près notre ami Ten et lui renvoie dans la face son immortalité. C'est traité à la Doctor Who, donc forcément, le candidat à l'immortalité, 76 ans et rajeuni de 40 grâce à une machine miracle, se transforme rapidement en infâme grosse bestiole mangeuse d'hommes et semant la terreur au pince-fesses organisé pour célébrer sa réussite.

Naturellement, les échanges entre ce "monsieur" et Ten sont excellents.

Lazarus : One lifetime's been too short for me to do everything I'd like. How much more I'll get done in two, or three, or four.
Ten : It doesn't work like that. Some people live more in twenty years than others do in eighty. It's not the time that matters, it's the person.
Lazarus : But if it's the right person, what a gift that would be.
Ten : Or what a curse.

Enorme.

L'alternance entre les scènes d'action et les scènes de réflexion est plutôt bien gérée, surtout passé la première cavalcade.

Peekaboo !

Lorsque Lazarus, back from the dead, se réfugie dans l'église, c'est très chouette. Et Ten est de plus en plus mimi, vraiment, tout en gardant l'air impénétrable de celui à qui on ne la fait pas.

Lazarus : You're so sentimental, Doctor. Maybe you are older than you look.
Ten : I'm old enough to know that a longer life isn't always a better one. In the end, you just get tired. Tired of the struggle. Tired of losing everyone that matters to you. Tired of watching everything turn to dust. If you live long enough, Lazarus, the only certainty left is that you'll end up alone. (Aaaaaaw...)
Lazarus : That's a price worth paying.
Ten : Is it ?

(Poor baby ! )

Et puis le fait que Ten tue la bête en jouant de l'orgue, rah, trop la classe. Il n'y a que lui pour venir à bout des pires monstres d'une manière aussi romantique...

Bon, c'est sûr que Martha y est pour beaucoup, mais bon... Bref.

La pauvre, hein. Elle me fait trop pitié. Mais force est de constater qu'elle manoeuvre plutôt bien.

Ten : So what do you say ? One more trip ?
Martha : No. Sorry.
Ten : What do you mean ? I thought you liked it.
Martha : I do. But I can’t go on like this, ‘one more trip’. It’s not fair.
Ten : What are you talking about ?
Martha : Well, I don’t want to be just a passenger anymore, someone you’re taking on for a treat. If that’s how you still see me, well… I’d rather stay here.
Ten : OK, then. If that’s what you want.
Martha : Right. Well, we’ve already said goodbye once today, so it’s probably best if you just go.

Martha : What is it ?
Ten : Well, I said OK.
Martha : Sorry ?
Ten : OK !
Martha : Oh, thank you ! Thank you !

Ten : Well, you were never really just a passenger, were you ?

Bien sûr que Ten finit par venir la récupérer. Autant elle qu'une autre, hein ? Et puis il s'y est attaché, mine de rien.
Reste à savoir maintenant ce que nous prépare la Mutter. Elle me fait un peu peur, elle. Sachant qu'elle a l'air d'en savoir long sur le Docteur. Bref. C'était divertissant. Comme toujours (ou presque), il y a vraiment de bons moments.

 

Ceci est un billet spoiler...

Si vous avez eu connaissance du gros spoiler de la saison 4 (et nul doute que si c'est le cas, vous savez duquel je parle), vous pouvez continuer. Sinon, vous pouvez toujours tenter de rester vierge, mais pour ça, bonne chance.
Moi, ça me brûle la langue, il faut que j'en parle avant que ça ne sorte dans les comms des autres billets.

(A toutes fins utiles, comme je n'ai pas vu la fin de la saison 3, merci de ne pas l'évoquer pour le moment, au cas où il y aurait un quelconque lien avec ça. Bref. Je compte sur vous.)

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305 : Evolution of the Daleks

Mais euh. Pourquoi je n'ai pas été plus emballée par ce double épisode ? C'est énervant, à la fin, je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi.

Première chose peut-être... Je n'ai pas été convaincue par le couple Tallulah/Laszlo. Lui est très mignon, mais on le transforme en porc. Et shocking... porc il restera. Elle est soûlante et sa perruque est affreuse. Bref, leur histoire est au coeur de l'intrigue, et pourtant, on a l'impression que c'est un peu du remplissage. Certes, c'est un joli message d'amour et d'espoir, mais sans plus en ce qui me concerne.

(Et non, je ne suis pas morte à l'intérieur-euh !)

Ensuite, je suis dégoûtée du sort qu'on réserve à Dalek Sec.

Merde, alors. Il est quand même supposé être le lider maximo du culte de Skaro !!! (Ouh, j'ai mal à mon anagramme !)
Alors qu'on nous le transforme en poulpe sur pattes, admettons (et encore, beuh), mais ensuite qu'on nous le zigouiche définitivement, et de la main (si on veut) de ses propres disciples...

Dalek Sec : You have betrayed me !
Dalek Caan : You told us to imagine, and we imagined your irrelevance !

Mais c'est DEGUEULASSE !!!

Le plus frustrant étant sans doute qu'on tenait enfin l'occasion de tisser des liens avec les Daleks et que finalement, non. Est-ce vraiment étonnant ? Sans doute pas. En tout cas, c'est intéressant de voir la réaction du Docteur face à cette énième preuve de la folie de cette race de dégénérés. Irrécupérables, définitivement.

Et puis il y a Martha. Martha à laquelle on insuffle quelques coups de génie histoire de dire qu'elle ne sert pas totalement à rien. Mais autant les sursauts de génie de Rose ont pu nous étonner, nous emballer, nous ravir (surtout venants de pareille tête de linotte), autant malheureusement, ceux de Martha, aussi admirables soient-ils, restent un peu artificiels, pour l'instant.

Avec ça qu'elle est parfaitement pénible avec son obsession pour Ten.

(Et qu'elle fait toujours la même tronche. Si, si, je vous jure, elle fait toujours la même tronche, c'est fatigant.)

Ten, donc. Ben y a que lui pour sauver un peu l'affaire. Et encore, je le trouve parfois un peu détaché, un peu distant, je ne sais pas. Trop confiant, peut-être. Inconscient, sans doute. Je ne sais pas si c'est parce que Rose n'est plus là et que du coup, il n'a plus à cavaler pour la sauver, qu'on a l'impression que les enjeux sont plus réduits. Alors qu'on parle quand même de l'invasion de la Terre entière. Bref, je ne sais pas.

Bien sûr, Ten a ses grands moments. Ceux où il se déchaîne physiquement sont toujours les meilleurs, d'ailleurs. Quand il joue les King-Kong de douze kilos tout mouillé pour aller se faire électrocuter au sommet de l'Empire State Building, manteau au vent, c'est sublime.

Oh, pauv' mimi.

Quand il fait son numéro dans le théâtre face aux Daleks, il est grandiose également.

Et que ce soit Dalek Sec qui lui sauve la vie, waouh. J'ai beaucoup aimé le fait qu'ils se reconnaissent l'un l'autre comme des génies. C'était assez remarquable...

(EXTERMINATE!)

A part ça, ben pas grand-chose. Je déplore que le retour des Daleks ait été aussi bancal. Maintenant, il n'en reste plus qu'un (Emergency Temporal Shift power) et ça fait juste un peu chier. Non ?

Allez, rent' chez toi, Ten. Des fois, tu me fais peur dans tes délires.

Pfiou. Pas mécontente que ce soit fini. Un vrai calvaire, ce truc. Heureusement qu'on peut s'amuser à faire le parallèle avec Frankenstein, ça occupe...

Ah, et à propos : Martha/le Docteur = zéro alchimie. Va falloir bosser, les amis. Encore huit épisodes comme ça, je crois pas que ce soit possible.

 

Nouvelles du front - STOP

Ai repris visionnage Doctor Who - STOP - Pas gégé plein de grosses bêtes moches - STOP - Martha toujours à claquer - STOP - En revanche rat musqué de plus en plus baisable - STOP - Ca aide - STOP

Gni - STOP

 

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