Le blog de La Sorcière
 

Vous l'avez reconnue ?

Avant de poster la review officielle de "Fires of Pompeii", une petite anecdote. J'avoue que j'ai été très amusée de retrouver Egeria, de l'épisode homonyme de "Rome"... à Pompéi...

Rigolo, non ?

(Et si vous ne vous souvenez pas de son rôle, eh ben c'est elle qui déniaise Octave, si, si, si... )

(Et si vous vous demandez comment je peux la reconnaître au premier regard, ben... je ne sais pas quoi vous répondre... J'ai juste une mémoire photographique hallucinante, ça me fait des flashes dans la tête. Par contre, apprendre les cours de droit par coeur, ah ben c'était une sacrée rigolade ! )

 

Et dans la foulée...

Demain soir (dimanche, pour moi, vu que demain soir, c'est BSG niiiiight avec les copiiiiines), on a ça...

C'est quand même total bonheur, en ce moment...

 

Get your own Adipose !

Eh ouais. Un petit malin aux doigts de fée est déjà en train de monter son business d'Adipose tricotés !

C'est ici !

Y a des fortunes à faire !

 

401 : Partners in crime

(Faites gaffe, y a du lourd à la fin de ce zode. Ne descendez pas si vous n'avez pas vu l'épisode et que vous comptez le voir un jour. A vos risques et périls.)

Roh, mais c'te tuerie de zode.

Quelques jours avant qu'il ne soit diffusé, j'avais lu sur un site quelconque qu'il s'agissait d'une comédie. Ca m'avait fait froncer le sourcil et grogner comme un gros ours. Moi, j'aime pas les comédies. Sauf quand elles sont aussi bien foutues !

Et tout d'abord, rendons hommage à la Tate. Elle est vraiment à la hauteur, la chienne. Sérieux. Je l'attendais au tournant, la taupe-là. Eh ben malgré sa tronche à coucher dehors, elle est exceptionnelle ! Non, franchement, je suis ravie.

(Cela dit, après une saison à se coltiner Martha, j'aurais peut-être été tout aussi ravie de voir débarquer Jar Jar Binks. Bref.)

Donc, Donna, elle est géniale. Elle m'a fait rire. Et pas seulement. J'ai trouvé sa quête du Docteur très émouvante. Ca rend son retour extrêmement précieux. Et cohérent. Parce que ce n'est pas la première fois qu'on voit un personnage "touché" par le Docteur mettre tout en oeuvre pour le retrouver. Alors que son monde ne tourne plus qu'autour du Docteur, et que chacune de ses démarches ne soit mue que par un but : trouver le Docteur, eh bien ça colle incroyablement bien. Fourrer son nez de fouine dans toutes les affaires louches, enquêter dans son petit coin, en espérant qu'il fasse de même.

Eh bien, le Docteur, il est là. Ou plutôt John Smith, qui promène son anonymat et sa solitude dans les rue de Londres, croisant Donna à plusieurs reprises, la bousculant, presque, sans jamais que ni l'un ni l'autre ne se reconnaisse. Cette scène où ils sont à deux bureaux d'écart, levant la tête chacun leur tour pour chercher l'imprimante, est juste extra.

Et en même temps, pas too much. On sent quand même bien la maîtrise de l'écriture, maintenant. En faire beaucoup, mais pas trop. C'est très bien géré. Et très drôle de voir qu'ils suivent le même chemin, mènent la même investigation, à quelques secondes d'intervalle.

Petite mention pour Ten qui se fait encore une fois démarcher comme pas possible par une secrétaire. Sa réaction (duuuuh!) m'a fait mourir de rire. Et obligé d'y retourner pour relancer une impression vu que Donna a embarqué sans le savoir SES documents.

Alors lui, rien à faire, il est toujours impeccable. Ca devient fatiguant de le répéter, mais il est parfait. Juste parfait. Dans tout.

Pour en revenir à la Tate, j'ai presque été étonnée de la voir aussi bonne dans la petite scène avec son grand-père. Elle m'a fait de la peine, Donna, perdue dans son quotidien de merde, après son mariage foiré, emmerdée par une mère qui se fait du souci et qui ne comprend sans doute pas la loose de sa fille. Ce regard perdu qu'elle a alors que sa mère volète autour d'elle en soulignant son chômage et tout le reste, on le connaît bien...

On l'a vu chez Rose, chez Martha, chez Elton, chez Jack, chez tous, quoi.
Très mignon que ce soit son grand-père, complètement loufoque, télescope et bonnet du commandant Cousteau vissé sur le crâne, qui finalement la comprenne le mieux. Et il est vraiment fameux, le pépé.

Donna : I'm not drifting, I'm waiting.
Grandad : What for ?
Donna : The right man.
Grandad : Oh ! Same old story ! A man !
Donna : No, I don't mean like that ! But he's real. I've seen him, I've met him, just once. And then I left him fly away.
Grandad : There you are, go and find him !
Donna : I've tried. He's nowhere.

Mais si, il est là, bécassine !

Bien jolie scène, donc. C'est là que Catherine Tate m'a convaincue et que je l'ai accueillie à bras ouverts.

Il faut dire que si ça n'avait pas été le cas lors de cette scène, je n'aurais pas résisté à celle où elle retrouve enfin Ten, après s'être planquée toute la journée dans l'entreprise suspecte. Ze scène façon histoire sans paroles, mais tellement bien jouée qu'on comprend pratiquement tout.

Donna : DOCTOOOOR !

The Doctor : DONNA ???
Donna : OH ! MY ! GOD !
The Doctor : HOW ???

Donna : IT'S ME ! TADAAA !
The Doctor : I SEE THAT !
Donna : THAT IS... BRILLIANT !!! AAAAH !

The Doctor : WHAT THE HELL ARE YOU DOING THERE ?

Donna : I WAS LOOKING FOR YOU !
The Doctor : ME ? WHAT FOR ?
Donna : BLABLABLABLA...

EXCEPTIONNEL !

Alors, voyons voir. La Tate : formidable. Le Ten : parfait comme d'hab. Le pépé : excellent. Ah mais oui, j'oubliais la graisse ! Trop mignonne, la graisse ! Plus jamais je ne regarderai mon gras de la même manière après cet épisode !

Est-ce qu'ils sont pas juste trop mignons, ces petits blocs de saindoux ? Sérieux, c'est les créatures les plus choupinettes qu'on ait vu dans la série jusqu'à présent. Et puis le concept de ces gens qui veulent maigrir en avalant des pilules sans se rendre compte que leur gras se fait la malle tous les soirs à la même heure, c'est complètement tordu !

Tout le monde nous dit : la graisse, c'est mal. Mais non ! Regardez comme elle est adorable, c'te graisse là !

Enfin bref, les Adipose, c'est trop de la balle.

Pareille pour la Supernanny qui veille sur les lardons (BWAHAHAHAH, comme je suis spirituelle !). Alors elle, je ne sais pas où ils l'ont trouvée, mais elle est pile poil à sa place.

Classe, super voix, crédible à mort, inquiétante sans être terrifiante. Equipée d'un "sonic pen", s'il vous plaît !

(Voilà un truc qu'il faudrait toujours avoir dans sa trousse en classe.)

S'improvise prof de gym pour que Ten fasse ses étirements du soir...

Et finalement pas si méchante. Juste très déterminée à récupérer ces petits pour les amener à leurs nouveaux parents, puisque c'est là sa mission. Malheureusement, c'est pas super légal, son affaire. En plus, des fois, il y a des gens qui meurent. (Z'ont qu'à pas être gros.)

Très bien, donc, cette dame.

Pour en revenir à notre nouveau duo, je trouve quand même excellent que l'on balance à Ten une personne qui l'a connu précédemment, notamment juste après la perte de Rose. Tout est hyper pertinent, je vous dis !

Donna : You look older.
The Doctor : Thanks.
Donna : Still on your own ?
The Doctor : Yeah. Well no. I had this friend, Martha she was called. Martha Jones, she was brilliant. And I destroyed half her life. But she's fine, she's good. She's gone.
Donna : What about Rose ?
The Doctor : Still lost.

Bref, au terme de délicieuses scènes d'action, tous les bébés-saindoux sont réunis par Mary Poppins pour être emmenés par leurs parents.

Mary Poppins : Up you go, babies ! Up you go !

Pauvre Mary Poppins... finalement, elle se fait bien entuber. Et Ten ayant compris la manoeuvre essaye bien sûr de la sauver. En vain.

Donna : I'm waving at fat.

Et direction le Tardis pour Donna qui a tout prévu.

Donna : You're not saying much.
The Doctor : Not it's just... It's a funny old life, in the Tardis.
Donna : You don't want me. (Aaaaaw... )
The Doctor : I'm not saying that.
Donna : But you asked me... Would you rather be on your own ?

The Doctor : No. Actually no. But... The last time, with Martha, like I said... It got complicated. And that was all my fault. I just want a mate.
Donna : You just want TO MATE ? (Malheur ! Surtout pas lui parler de sexe, ma pauvre amie !)
The Doctor : I just want A mate !

Donna : You're not mating with me, sunshine !
The Doctor : A mate ! I want A mate !
Donna : Just as well because I'm not having any of that nonsense ! I mean, you're just a long streak of nothing, alien nothing ! (loooool !)
The Doctor : There we are, then. Ok.
Donna : I can come ?
The Doctor : Yeah. Of course you can. I'd love it !

Excellente mise au point. Vraiment. Déjà, ça montre à quel point cette tarte de Martha nous l'a esquinté, notre pauvre Ten. Ensuite, fiou, ça fait du bien de savoir qu'on sera tranquilles de ce côté-là. Je pense vraiment qu'ils vont pouvoir faire une équipe du tonnerre, devenir de vrais amis. Donna est tellement plus adulte que les deux précédentes Tardis Girls, ça fait du bien...

Tiens, en parlant de ça. Vous êtes au courant que la scène qui suit n'apparaissait pas dans les DVD envoyés à la presse une semaine avant la diff ? Ces connards nous ont bien enfumés ! Car lorsque Donna s'en va flanquer les clés de sa voiture dans une poubelle pour que sa mère les récupère, elle hèle une femme présente sur le lieu du crime, là où le vaisseau spatial est venu chercher les lardons.

Je jure sur ma tête que je n'ai rien compris au film. Elle lui demande de dire à sa mère que c'est là que sont les clés, et puis court rejoindre le Docteur au coin de la rue... Et là, la femme se retourne...

Et c'est Rose.

C'est là qu'on capte qu'en fait, ce n'est pas une, mais deux femmes qui étaient à la recherche du Docteur. On ne peut qu'imaginer, après avoir vu Donna faire les pires folies pour le retrouver, elle qui n'a passé que quelques heures à ses côtés, ce que cette Rose presque fantômatique doit traverser. Elle qui a aimé le Docteur et a été aimée par lui. Brrrr... Et puis Rose repart, tristement, le regard vide de rentrer une fois de plus bredouille, disparaissant après quelques pas, de retour sans doute dans son univers parallèle.

Oh. My. God. Alors ça va être Rose, le fil rouge de la saison ? Non parce que je ne veux pas dire, mais à mon avis, même en Tanzanie orientale, ils étaient au courant que Billie apparaîtrait dans la saison 4. Mais nous la balancer comme ça, dès le premier épisode, alors qu'on vient de se bidonner de la sorte ! Argh, c'te claque !

Et puis évidemment, on nous remet la musique de Doomsday, et Donna déboule à bord du Tardis, ravie, où l'on entend résonner le thème du Docteur. Et on a juste envie de hurler à Ten qu'elle est là, tout près, qu'elle le cherche, bon sang !

Mais non. Le compte à rebours est donc lancé. Et j'avoue que je redoute terriblement le retour de Rose. Si Ten morfle dans cette saison, et il n'y a pas de raison que ce ne soit pas le cas, eh bien il peut s'attendre à morfler d'importance. Parce que maintenant que l'affaire "dernier Time Lord" est plus ou moins réglée, je ne vois pas ce qui pourrait le briser davantage que perdre à nouveau Rose...

Argh. Ca va être terrible.

Quelle reprise, tout de même. Nom d'un K9.

 

David Tennant et Top Gear...

C'est ici.

Alors, pour la petite histoire, Billie Piper était passée à Top Gear quelques semaines avant, et avait claqué un chrono pas trop mauvais... en coupant quelques virages. Au moyen de grands battements de cils et d'un haut très transparent, elle était parvenue à échapper à une pénalité de trois secondes sur son temps final... Mission pour David, évidemment, doubler Billie. Ne ratez pas le moment où il est dans la voiture, casqué, se parlant à lui-même, ou plutôt se hurlant les instructions ("That was BAD ! That was BAD!") pour tenter de passer cette foutue troisième, j'en étais malade de rire !
"SPEED UP !"

Eh ben... avec des pilotes pareils, pas étonnant que le Tardis n'atterrisse jamais au bon endroit !

Et puis sinon, une interview avec David Tennant, c'est toujours très drôle. Ne serait-ce que pour l'accent écossais qui est tellement tordu qu'à chaque fois je me demande comment il fait pour tourner ses "R" comme ça !

Et puis il est charmant, c'est tout.

 

"DOOOCTOOOR !"

On ne l'entend pas, mais c'est tout comme.

En attendant la review officielle, voici la scène la plus drôle de "Partners in crime". Et peut-être aussi de la série. J'ai cru que je n'allais jamais m'en remettre.



Ca promet !

(Le premier qui lâche LE spoiler, je l'assomme. Ok ?)
 

400 : Voyage of the damned

Je ne vous cache pas que je pressens une certaine difficulté à reviewer les trois derniers épisodes de Torchwood. Pour l'instant, je vais donc faire comme s'ils n'avaient jamais existé, lalalala, I'm in total denial, joy, joy, joy.

Ca tombe bien, je trouve que ça commençais à bien faire, toutes ces infidélités à Ten. Me revoilà, mon Docteurounet, je suis toute à toi, on va laisser les bouseux de Gallois à Cardiff pendant quelques mois histoire qu'ils se rafraîchissent un peu les fesses.

BRAIF !

Je savais depuis un bon moment que c'était la Minogue qui jouait la copine du Docteur dans cet épisode, et cela m'avait valu quelques reniflements de mépris. Alors que comme la moitié de la planète, j'ai bougé mon cul/bavé devant le clip de la minibombe australienne, surtout celui avec le truc grand ouvert jusqu'à la ceinture, là. Si si, vous voyez très bien de quoi je parle. Mais voilà, j'avais un peu peur qu'elle nous la joue "Im the Green Fairy!" version 2007.

Eh ben pas du tout.

A mon grand étonnement. Elle est super, la Minogue. D'ailleurs, au cas où vous ne le sauriez pas, même Kylie Minogue peut choper quarante balais. Eh ouais, c'est cette année. Et ça commence à se voir. Ben je l'aime beaucoup comme ça, moi, Kylie. Elle est charmante, elle m'a fait craquouiller grave, et à un moment, je me suis surprise à imaginer que Ten l'embarque à bord du Tardis. Malheureusement, il y a bien longtemps que je sais que la Tardis Girl de la saison 4, ce sera la Tate.

Et puis cet épisode, je l'ai trouvé génial, voilà. Pourquoi ? Parce que pour la première fois, peut-être par manque d'enjeu véritable, j'ai apprécié l'histoire comme je l'aurais fait à onze ans, comme j'ai pu regarder Indiana Jones ou Star Wars. Avec une innocence absolue. Profitant de chaque pointe d'humour, de chaque scène d'action, de chaque petit moment d'émotion ou de magie sans m'inquiéter de savoir ce qui va se passer après. Peut-être parce que j'arrivais au bout de ce que j'avais en magasin côté Who, peut-être aussi parce que contrairement aux deux premiers Christmas Specials, je me suis sentie libérée de toute pression : pas de régénérescence, pas de disparition d'un personnage cher. Juste Ten qui se promène et qui une fois réparé son Tardis un peu embouti (je voudrais pouvoir faire ça avec ma caisse chaque fois qu'un connard la gratte en sortant de son créneau), le voilà à bord du Titanic, pas mécontent de la vie, ma foi.

Première claque dans ma face : holy frak, je n'avais pas du tout imaginé qu'il puisse s'agir d'autre chose que du vrai Titanic !

Ben oui, je veux dire, je me souvenais très bien que Nine était allé à bord du Titanic, alors bon, pourquoi pas ?!
Bref, énorme surprise : une réplique spatiale du formidable navire, avec plein de touristes venus d'une autre planète pour visiter la Terre pour Noël. A ce propos, l'historien expert en Earthonomics est excellent, et j'adore ses diverses interprétations des fêtes de Noël, en particulier celle où les Grands-Bretons livrent chaque année une bataille terrible contre le peuple de Turkey et finissent par dévorer les félons !

Il m'a drôlement fait rigoler, ce Mr Copper. Et un peu plus tard :

Copper : This is very much in the spirit of Christmas. It’s a festival of violence. They say that human beings only survive depending on whether they’ve been good or bad. It’s barbaric.
The Doctor : Actually, that’s not true. Christmas is a time of peace and thanksgiving and… What am I on about ? My Christmases are always like this !

Bon, je sens déjà que je vais vous emmerder avec ça, mais... j'ai adoré l'alchimie immédiate entre Ten, le passager clandestin, et Astrid, la petite serveuse qui rêve de voyager, sorte de prisonnière de ce grand navire.

(Je crois que Ten a un gros souci avec les blondes. )

Regardez, il est à fond !

Et puis attention ! Ten a claqué le smoking ET les Converse noires ! Ca rigole pas. Avec ça, il est sûr de scorer auprès de la pintade de service. De toute façon, comment pourrait-il ne pas voir en cette charmante enfant la compagne idéale ? Douce, simple, (canon), dévouée, (blonde), innocente. Entre nous, je pense que malgré tout ce qu'on peut en dire, à peine une Tardis Girl larguée, le voilà déjà à la recherche de la suivante. Oué oué oué.

Bref, notre Jack Dawson de l'espace est charmé. Mais où est donc sa Rose, AHAHAHAH.

Le tout sous le regard hyper-flippant des hosts, ces anges très clinquants et pas du tout rassurants, sorte de bornes d'informations très moches. Perso, j'en voudrais pas chez moi, de ces machins-là.

Une fois qu'on est bien dans l'ambiance de fête, ouhla, ça se gâte. Le vieux commandant du vaisseau se met à péter un câble...

Et voilà mon Titanic heurté non par un iceberg mais par trois vilains missiles.

Avec ça que les hôtes se mettent à marcher au pas cadencé au son d'une douce musique :

Information : you're all going to die.

Sympaaaaaa !

Bien sûr, pour corser le tout, le Tardis se retrouve éjecté dans l'espace, très vite attiré par le corps astral le plus proche, à savoir la Terre, of course.

Au revoir, le Tardis !

Très vite, Ten prend les choses en main, et décide de jouer les hôtesses de l'air.

Les issues de secours sont situées à l'arrière, au centre, et à l'avant de l'appareil !

Ah, mais je ne peux pas ne pas évoquer un peu les compagnons du Docteur pendant la cavalcade qui suit. C'est vrai, ça, il ne reste pas beaucoup de survivants puisque les hôtes sont en train d'en faire de la chair à pâté. Mais heureusement, le Docteur s'est récupéré le gratin du gratin ! Deux blaireaux affamés mais émouvants (Madame a la chance de se prénommer Foon, ahem), l'expert en earthonomics, un gros con de courtier qui ne pense qu'à son portemonnaie et à sa gueule, l'Astrid et... Bannakaffalatta.

Chose amusante : tous ces gens sont de gros imposteurs. Que ce soit le courtier qui ne le cache pas, le vieux Copper qui a trouvé son diplôme de "terrologie" dans une pochette surprise, les deux blaireaux qui ont gagné le voyage parce que madame a téléphoné 5000 fois à SVP, et même le pauvre Bannakaffalatta qui déjà pas gâté par la nature rapport à ses piquants, s'avère être un cyborg. Ce qui ne l'empêche pas de draguer à mort la belle Astrid aussitôt que le Docteur a le dos tourné !

(Surtout que haut comme il est, il doit avoir une vue imprenable sur les cuisses de la dame. Bref.)

Evidemment, jusque là, qu'est-ce qu'on s'marre, hein ? Franchement, moi je me régalais, lorsque...

Comme qui dirait que le blaireau mâle, pourtant bien gentil, se casse la gueule là-dedans.

Ahahah, il est pas vraiment mort, hein ? Hein ???

Ben si. Et là, ça se gâte.

(Et ces salauds d'hôtes tuent avec... leur auréole. C'est pas génial, ça ?)

Bref, notre Ten improvise une petite partie de base-ball, les pieds dans le vide.

(Que quelqu'un NOURRISSE cet homme !)

Avant d'être sauvé par Bannakaffalatta qui sacrifie son énergie pour mettre les hôtes au tapis...

Sauf que AAAAAAAH, il en reste un ! Ah, au temps pour moi, Foon l'a ficelé et désespérée d'avoir perdu son mari, se jette dans le vide, emportant l'hôte avec elle.

Mais c'est fini, oui !!! On avait dit qu'on voulait rigoler un coup !

Ah, mais j'oubliais ! Il y a de la réplique qui tue, dans cet épisode. D'abord, lorsque ça commence à râler façon "who put you in charge ?", Ten claque un exceptionnel :

"I'm the Doctor. I'm a Time Lord. I'm from the planet Gallifrey in the constellation of Kasterborous. I'm 903 years old and I'm the man who's going to save your lives and all six billion people on the planet below. You have a problem with that ?"

Wouhouuuuh !

Et puis quand Astrid lui demande comment il connaît si bien la Terre : "A few years ago, I was sort of homeless and... there was the Earth."

Et là, alors qu'il vient de perdre trois de ses petits protégés, il se lève, superbe, et dit simplement : "No more."

Rah, comment ça calme !

Bref, c'est pas tout ça, mais il faut empêcher la carcasse du Titanic de s'écraser sur Terre parce que sinon, ça va faire un gros badaboum nucléaire qui va rayer la planète de l'univers, et ça, le Docteur, il préférerait pas. Alors il prévoit d'aller démasquer le grand chef des hôtes, bien planqué au niveau 31, parce qu'il est futé, le Docteur.

Avant d'y aller, il promet à Astrid de l'emmener en voyage avec lui, tout touché par sa manière de lui demander si elle peut venir.

Alors pour fêter ça, elle chope une caisse à outils, à moins que ce ne soit une trousse de secours, enfin bref, un remonte-couillon, quoi, et se dépêche de lui lécher la poire avant qu'il ne soit trop tard.

(Eh ben, si le Docteur avait baisé chaque fois qu'il s'est fait embrasser de force par une gonzesse, il aurait déjà gagné sa place à Torchwood !)

Requinqué comme pas deux par cette violente démonstration d'affection, notre Docteur s'en va faire le mariole chez les hôtes, très content d'avoir démasqué toute l'affaire...

The Doctor : Take me to your leader. I've always wanted to say that ! ( )

Pendant que les trois survivants de sa fine équipe s'éclatent à faire exploser quelques hôtes grâce à ce qui leur reste de Bannakaffalatta. Charmants, ces gens-là.

Bref, derrière toute cette affaire, il y a Max Capricorn, le patron de la compagnie qui possède le Titanic. Un gros loser qui est devenu à moitié cyborg, ce qui la fout mal. Et comme il a perdu sa compagnie, eh bien il décide de tout faire péter.

(Enfin c'est un peu plus complexe que ça, mais au fond, ça n'a que peu d'intérêt, pour moi... Sauf que c'est amusant de comparer la petite histoire à la grande, c'est-à-dire au vrai naufrage du Titanic... )

Sauf qu'Astrid débarque et lui fonce dans le cul... Pauvre petite. Sous le regard impuissant du Docteur, elle se flanque dans le ravin, avec le vilain Capricorn.

Pauvre Ten. Ca m'a rétamée de le voir une fois de plus traverser ce genre d'épreuve.
C'était tellement chouette de le voir retrouver quelqu'un avec qui il accroche d'entrée de jeu, comme ça avait été le cas avec Rose. Ou presque. (Parce que là, c'est quand même Astrid qui lui demande si elle peut venir. Nine avait demandé à Rose. Deux fois.)

Bref, très triste. J'ai vraiment partagé sa tristesse, sur ce coup-là. Et si la scène où il claque des doigts pour que les hôtes, à présent dépourvus de chef, le portent jusqu'au pont est un peu kitsch, eh bien il a quand même une sacrée classe, notre Time Lord.

Et toujours cette gueule terrible du gars qui vient de se prendre une grosse claque, mais qui n'en tolèrera pas davantage. La gueule qui rappelle terriblement la fureur du Time Lord. Brrrr...

Heureusement, pétons un bon coup, la rigolade revient bien vite. Il faut dire lors du passage éclair du Docteur sur Terre, à l'occasion d'une mini-visite guidée des touristes, on a découvert que les Londoniens avaient déserté la capitale, de peur d'un troisième Noël catastrophique d'affilée. Tous, sauf la reine et... le grand-père de Donna Noble !

Bref, voilà la Queen qui dévale les escaliers de Buckingham Palace, en charentaises, tous bigoudis dehors, avec le chien, pour voir le Titanic raser le palais, avec aux commandes un Docteur complètement déchaîné mais bien décidé à ne pas laisser Londres morfler une troisième fois.

Elizabeth II : Thank you, doctor, thank you ! Happy Christmas !

The Doctor : Unsinkable ! That's me !

Et voilà comment le Docteur a encore une fois sauvé la Terre, notamment grâce à son nouveau pote, Alonso !

Mais quand même, au final, que de pertes.
C'est quand même effarant de voir à quel point le chemin du Docteur est jalonné de morts. Pourtant, s'ils n'y avait pas ces morts, l'épisode n'aurait pas cette profondeur, c'est sûr. Ce serait juste un épisode de divertissement, qu'on oublie aussitôt la télé éteinte. On a à peine eu le temps de s'attacher à eux, mais impossible de ne pas penser à Morvin, Foon, Bannakaffalatta et Astrid. Au point, d'ailleurs, que le Docteur nous pique une crise, cherchant à tout prix un moyen de ramener la blonde. Et il y arrive presque.

(Oh, pauvre biquounet... )

Copper : Doctor, let her go.
The Doctor : I can do anything !
Astrid : Stop me falling.

Alors le Docteur rend à Astrid, qui voulait tant voir les étoiles, deux derniers services :

The Doctor : Astrid Peth, citizen of Sto, the woman who looked at the stars and dreamt of travelling… there is an old tradition.

The Doctor : Now you can travel forever.

Et il la transforme elle-même en étoile...

The Doctor : You're not falling, Astrid. You're flying.

C'est pas juste trop mimi ?

Et puis sur sa lancée, une fois récupéré son Tardis, il largue pépé-Earthonomics sur Terre avec une carte de crédit bien remplie, et pépé est ravi.

Copper : Oh Doctor, I will make you proud !

Et c'est reparti pour de nouvelles aventures.

Ben dites donc, c'était extrêmement bien. Je l'ai regardé deux fois sans un soupçon d'ennui. La première fois, j'ai été très étonnée de ce que j'ai vu. La deuxième fois a été un panard sans nom.
Merci à Doctor Who de m'avoir rajeunie de vingt ans pendant quelques jours.
Si j'avais vu ça à dix-douze ans, je crois que j'en aurais rêvé toutes les nuits. Peut-être même que j'aurais décidé de partir à la rechercher du Docteur, moi aussi.

Et pour finir... Astrid... Ah, A S T R I D, comme tu aurais eu ta place à bord du T A R D I S.

Vous avez compris ?

 

EXTERMINATE!

(Oui, je sais, je me répète.)

Bon, vous n'y croyez pas, moi non plus, mais si. Ils vendent bien des masques Daleks avec le changeur de voix qui va bien. *se retenir*

Oooooh, comme je m'imagine déjà en train de clamer : "DO NOT BLASPHEEEEME!" ou "YOU WILL IDENTIFY!" ou encore "EMERGENCY TEMPORAL SHIFT!" voire même "ALERT! ALERT! YOU ARE THE DOCTOR!"

Raaaah...

(Pas cher, seulement 39,90 de leurs livres à la con. Hum.)

C'est dur, la vie de grand enfant. Si vous aviez vu la tronche de Gepetto quand il est passé chez moi cet aprem. Eh ben figurez-vous que c'est un fan de BSG et qu'il a tout de suite reconnu mon cylon old-school ! Vous voyez, mes superpouvoirs sont tellement forts que je convertis automatiquement toute personne vivant à moins de dix mètres de moi !

I AM GOD !!!

 

"That stranger with the haunting face, here then gone without a trace... "

Avant la review officielle de "Voyage of the Damned", l'épisode spécial Christmas, voici la chanson qu'on entend à bord du Titanic, "The Stowaway". Je trouve les paroles délicieuses... Alors les voici.

Once I found a stowaway
Upon my ship on Christmas Day
I was fair so I gave him a chance
“You shouldn’t be here,
What’s your tale ?
I ought to throw you to the whale.”
He just smiled and said,
“Come here, let’s dance.”

He said, “Borrow or steal,
I’ll find a way
To be with my lover upon Christmas Day
And I’ll run and I’ll roam
I’ll cover the ground
This Christmas I’ll see you
I’ll be around.”

He told me ’bout his girl back home
Waiting patient, all alone
While we danced I shed a little tear
He closed his eyes, all out at sea,
I think he danced with her not me
I’ll just have to wait another year.

He said, “Borrow or steal,
I’ll find a way
To be with my lover upon Christmas Day
And I’ll run and I’ll roam
I’ll cover the ground
This Christmas I’ll see you
I’ll be around.”

I think of him now and again
I wonder how his journey ends
As I sail by on my lonesome sea
That stranger with the haunting face
Here then gone without a trace
Lying with his love, that’s where he’ll be.

“Beg, borrow or steal
I’ll find a way
To be with my lover next Christmas Day
And I’ll run and I’ll roam
I’ll cover the ground
Next Christmas I’ll see you
I’ll be around.”

(Ca donne pas envie de voir Ten se lancer sur la piste de danse dans son petit smoking bien serré et ses Converse du dimanche ? )

 

Rose... reloaded

Comme je le disais précédemment, ayant reçu les DVD de la saison 1 (et de la saison 2, d'ailleurs), je me suis refait le début de la nouvelle série... Et je dois dire que c'était vraiment un projet ambitieux et bourré d'audace que de reprendre cette série et d'en faire ce que Russell T. Davies en a fait... C'est fou comme en regardant ce début, il est presque facile d'imaginer ce que les Américains en auraient fait. *soupir de soulagement*

Après, quelques petites choses m'ont beaucoup amusée. Par exemple, la manière très cavalière qu'a Nine de proposer à Rose de l'accompagner. Au hasard d'une rencontre, comme ça, l'air de rien. Quand on a vu la suite, ça fait très très bizarre.
A revoir ça, je me dis qu'il y a beaucoup de choses en commun entre Rose et Martha, beaucoup plus qu'à première vue. Martha a malheureusement la malchance de passer juste après Rose.

Et puis chose amusante, il fait à Rose un peu le même coup qu'à Martha. Tu n'as pas à savoir d'où je viens, petite, tu ne peux pas comprendre. Sauf que contrairement à Martha, Rose se met très en colère. Bien aimé revoir la manière qu'elle a de gérer Nine, d'ailleurs. Un Nine très autoritaire, bien plus terrible que Ten avec lequel la différence d'âge est presque oubliée. (Et pourtant, elle est d'importance.)

Et puis réentendre le thème de Rose, dès les premiers épisodes, surtout dans le deuxième, d'ailleurs, quand on sait que ce sera sur ces notes-là que... Bref...

Voilà, entre autres... Sinon, les bonus sont exceptionnels. Il y en a pour tous les goûts. J'ai trouvé super mignon qu'on mette aussi les vidéos promo, celles d'avant la diff, avec le Docteur et Rose qui expliquent comment ça va se passer. Super impressionnant, surtout quand on pense à la légende que c'est, en Grande-Bretagne.

Ca a vraiment dû faire un raffut de tous les diables, ce retour.

D'ailleurs, sur le premier DVD, il y a une interview de Chris Eccleston, faite juste avant la diffusion du premier épisode. Vous n'avez jamais vu un mec aussi nerveux. Il a l'air sur le point de prendre le journaliste et de le flanquer par la fenêtre. Et il a vraiment l'air de se demander ce qu'il fait là, le pauvre. Et pourquoi il a accepté de reprendre un rôle aussi casse-gueule.

Bref. Très agréable à revoir. Très émouvant... Je n'arrive même plus à en voir les défauts, c'est grave...

 

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