Le blog de La Sorcière
 

Arte vous sert Billie Piper sur un plateau !

(Un petit "up" car c'est ce soir !)

Ce matin, en arrivant au travail, parmi ma pile de choses à lire bien rangées sur mon bureau (en fait non, en total foutoir, il faut bien l'avouer), il y avait ceci :

(Madâme s'offre la couverture, sivouplé !)

Comme vous pouvez l'imaginer, mon sang n'a fait qu'un tour et j'ai cherché (en vain) quelqu'un à qui hurler que c'est Roooose, bande d'ignares, Roooose !

Si vous voulez retrouver la délicieuse enfant en costume victorien, vous l'aurez compris, c'est sur Arte à partir du 20 juin dans les Aventures de Sally Lockhart. Il s'agit de l'adaptation d'une série de quatre bouquins écrite par Philip Pullman (Oui, oui, le monsieur de A la croisée des mondes). Je ne sais pas vous, mais moi, j'y serai !

(Et quel plaisir de voir que les éloges ne manquent pas concernant les talents d'actrice de notre Billienounette.)

 

Parce que je n'ai pas résisté...

Et que si je plonge, je ne plongerai pas seule !

(Photo promo extrêmement spoiler pour Stolen Earth. Mais ô combien jouissive. A un ou deux détails près. Plus une de Journey's end, juste pour le plaisir.)

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The Doctor is WHAT ??? (Extrait de Turn Left)

Holy cow !

(La musique, rah...)

 

Invasion...

Cette fois, ils sont bien parmi nous...

(Dalek Sec qui se la pète sur la Freebox... Ne cherchez pas à comprendre l'agencement de la pièce, il y a un miroir, sur cette photo... )

Je peux vous dire que ça moufte pas, du côté des autres figurines... WORSHIP THEM !

(D'ailleurs je crois qu'un des centurions a voulu faire le malin et qu'il a été... exterminé.)

(Et oui, il faut que j'arrête de faire des photos en intérieur avec le Précieux quand il fait un temps de merde, et a fortiori à diverses périodes de la journée, mais je suis une vraie couleuvre.)

 

Mon nouveau Ken...

C'est bizarre, on dirait qu'il fait peur à mes amies.

 

410 : Midnight

Oh wow.

Ca partait pourtant mal. En général, je ne suis pas fan de cette époque de la saison. C'est vrai, le pauvre loner, entre le deuxième arc de deux et l'épisode "Doctor-Lite", et aujourd'hui en plus une Donna inexistante (sans doute trop occupée à tourner l'épisode suivant). Pas facile.
Et pourtant, cette enflure de RTD nous a encore écrit un machin pas possible.
Je vous le dis, cet épisode avait tout pour être à chier. D'autant qu'une intrigue à huis-clos, c'est très très périlleux, comme choix.

Là, le goret nous monte petit à petit un malaise monstrueux qui nous laisse tout morveux à la fin, presque coupables.
Tout commençait si bien. Par une adorable querelle téléphonique entre Mr and Mrs Doctor.

Donna : I said no.
The Doctor : Saphire waterfall. It's a saphire waterfall made of saphires. There's an enormous jewel the size of a glacier. Reaches the cliffs of Oblivion and then shatters into sapphires at the edge and falls a hundred thousand feet to a crystal ravine.
Donna : I bet you say that to all the girls.
The Doctor : Oh come on, they're boarding now. It's no fun if I see it in on my own.

Il n'y a pas de mais. Mrs Doctor a décidé de zapper l'excursion et de se faire papouiller la couenne au spa. Gnan. Il a qu'à y aller tout seul à ses chutes pourries.

(Cela dit, on la comprend. Raaaah, veuuuuux ! Et double ananas dans le cocktail, merci !)

Donna : And you be careful. All right ?

Comme c'est trop meugnon, tout de même. Ah, ma Donna. Elle me manquera. Oui, je dis ça parce qu'on sait tous que la Tate ne reste qu'une saison, pas par le pouvoir du crâne ancestral qui me souffle les spoilers. Gnapas spoilers fin saison 4. Enfin si, quelques uns épars, mais pas concernant Donna. Ni Rose. Ou presque pas. Bref.

Notre Docteur s'en va donc en célibataire prendre l'autocar du futur pour visiter la belle planète Midnight/Email Diamant. Super commode. Faut pas sortir sinon tu te fais azimuter les gencives. Ptain, ça donne envie. Malheureusement, il se trouve que c'est très beau. Et décidément, cette saison ils ont fait un travail remarquable sur les décors en CGI. Franchement, entre la planète des Oods, la Bibliothèque et ça, chapeau, les gars.

Par contre, non, le Docteur ne s'en va pas à la recherche du Magicien d'Oz (ben quoi, un peu de peinture verte et on aurait pu y croire, non ?), il fait son touriste de base. Et je vais vous dire, moi, voir le Docteur emprunter les transports en commun comme n'importe quel rampant, le nez frisant d'anticipation, ça m'a fait glousser pendant quelques longues minutes.

J'avoue que le coup des trois divertissements diffusés en même temps m'a fait honteusement penser à mes deux ordis et à ma télé, parfois tous allumés en même temps, et quel soulagement lorsque Ten nous coupe tout ça histoire de faire connaissance avec les autres passagers.

Que des braves gens. Un gentil couple un peu beauf sur les bords et leur fils emo-ado. Une lesbienne célib' (RTD et sa manière ô combien subtile de nous rappeler que tout le monde n'est pas hétéro), un professeur et son assistante... Bref, tous transparents, bien sympas, pas des flèches, mais on fait avec.

On notera aussi que Rose cherche toujours à contacter cette TANCHE de Docteur mais qu'il a décidé d'être aux abonnés absents chaque fois qu'elle veut faire coucou.

Ce qui se passe ensuite ? La simplicité même. La cabine se retrouve paumée entre son point de départ et son point d'arrivée, sans pilotes, et nos passagers sont bloqués, puis traqués par une entité qui envahit d'abord la lesbienne.

(Qu'elle est flippante, cte conne. Sérieux, je n'ai jamais aimé la tronche de cette actrice, mais là, elle est vraiment terrifiante, avec ses horribles yeux violet.)

Je ne vais pas revenir sur l'extraordinaire synchronisation des dialogues. Je ne sais pas comment ils ont fait mais c'est prodigieux. Les intonations, les accents, tout est d'une précision redoutable.

Et qui aurait pu croire que quelqu'un qui répète la moindre de vos paroles puisse faire aussi peur.

Mais voilà, lorsqu'on est coincé dans un lieu clos, avec quelque chose qui cogne contre la carrosserie, sans moyen de joindre l'extérieur ni de sortir, le moindre pet de travers prend des proportions titanesques. Et c'est ainsi que quelques personnes pourtant si agréables quelques minutes plus tôt peuvent se transformer en une véritable meute en colère.
Mue par la peur, celle-ci n'a de cesse de trouver un responsable, un coupable, à exécuter le plus vite possible. D'abord la blonde Sky Silvestry. (Les noms, dans cte série, c'est du délire.)
Blonde que notre Docteur va bien entendu défendre bec et ongles. Au point de s'attirer la méfiance générale.

Au point que cette fois, c'est lui qu'on veut flanquer par l'airlock. A se demander si Laura Roslin n'est pas dans le coup.
Pauvre Docteur. Si impuissant lorsqu'il se fait à son tour envahir, répétant comme un idiot tout ce qui se dit pendant que l'affreuse qu'on devine toujours aussi maléfique joue les innocentes délivrées.

Est-ce qu'on n'a pas un tout petit peu honte d'être humains lorsqu'on voit ces abrutis, tellement apeurés qu'ils n'ont plus un neurone en état de marche, se déchirer entre eux pour savoir ce qu'il faut faire, et enfin traîner notre pauvre rat musqué pour le flanquer par-dessus bord ?

Heureusement, une étincelle de bon sens parvient à faire percuter l'assistante et l'hôtesse. Cette dernière se sacrifie pour tuer le démon.

Et notre Ten est sauvé.

Mais pauvre choupi... qu'est-ce qu'il a morflé. Nul doute que son amour-propre en a pris un bon coup, mais plus que tout, c'est certainement cette fenêtre brièvement ouverte sur ce que l'âme humaine peut comporter de plus sombre qui l'a blessé.

Le fait que ces petits singes qu'il affectionne tant puissent, en quelques minutes, se transformer en véritables bêtes sauvages... Lui qui a une telle foi en nous. Ca fait vraiment mal au coeur.

(Et par Zeus, qu'est-ce que David Tennant est bon, dans ces scènes-là. Autant il peut me gonfler quand il fait celui qui a mis les doigts dans la prise de courant, autant là... )

Et est-ce qu'on n'est pas soulagés de le voir retrouver sa Donna ? Qui comprend tout de suite que ça ne va pas fort, d'ailleurs.

Pauvre Docteur. Sérieux, j'en ai honte.

Quoiqu'il en soit, on se fout totalement de savoir qu'est-ce qui a attaqué l'autocar. C'est ça, le plus dingue.
On est bien trop occupés à être catastrophés, pétrifiés de consternation, et à se dire que c'est trop vrai, ce qui se passe, là-dedans, que limite, ça pourrait être nous.
Et bien sûr, le fait que les passagers focalisent sur le vrai nom du Docteur, ça fait tiquer, une fois de plus, de même que l'allusion à Medusa Cascade. Je ne sais pas ce qu'on essaye de nous teaser, mais on peut croire que ce nom va jouer un rôle important à la fin de cette saison.
Probablement tout aussi important que...

Que j'ai hâte d'être à la semaine prochaine...

 

Hier...

... en allant me choisir un thé à la cafète du boulot (oui, hier j'étais tellement désespérée que j'ai même renoncé au café), je suis tombé sur ceci.

Je vous laisse imaginer à quoi ça m'a fait penser. J'ai regretté de ne pas avoir eu un feutre sur moi. J'aurais rajouté un superbe "Time". Il n'est pas trop tard, cela dit.

(Et il était très bon, d'ailleurs.)

 

Hem...

"Turn left"

 

409 : Forest of the dead

Ah ouais, tout faux, quoi.

Ahum !

Non mais c'est pas que j'ai pas aimé, hein ! D'ailleurs, je suis sûre que c'est le genre d'épisode qui mérite d'être revu à froid, avec son grand frère, et tout. J'ai juste été... étonnée. Et comme je m'apprêtais à devoir détester River Song, j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher à elle. Et à adhérer au concept de la Madame Docteur.

Pourtant, comment nous présenter l'heureuse élue autrement que de cette manière ? C'est plutôt génial et super gonflé de nous la parachuter comme ça, limite envoyant les paluches au fessier inexistant de Ten. Non sérieux, c'est brillant.
En revanche, je ne suis pas archi-persuadée que ce soit le moment idéal pour le faire.
Aussi enthousiasmant que ce soit de découvrir qu'elle connaît le Docteur mieux que personne, au point de s'excuser de devoir prononcer son vrai nom à voix basse, j'ai toujours des réserves. C'est qu'il a une vie un peu compliquée, en ce moment, le Docteur.
Je me dis tout de même que c'est peut-être justement le moment idéal de faire passer le message : oui, il s'en remettra, de ce qu'il traverse maintenant, oui, il aimera à nouveau, et oui, cela se finira encore de manière dramatique, du moins pour lui. Parce que c'est comme ça.

(Grand, grand moment, quand même.)

Il ne fait aucun doute que cet épisode s'inscrira malgré tout parmi le top trois de la série. Plus tard pour moi, peut-être. Une fois que le cas de Rose sera réglé, ainsi que celui de Donna, car en ce moment, mes pensées sont bien trop occupées par ces deux nanas que j'adore. Et bon... clairement, c'était pas le week-end idéal, pour moi. Je l'ai passé avec un petit nuage noir au dessus de la tête, comme dans les BD.
Et s'il m'en souvient bien, même l'épisode de la Pompadour m'avait eue par retour de boomerang, à retardement. Oui, je suis longue à la détente, je sais.

Niveau "timey-whimey", c'est évidemment la perfection. Mais qu'attendre d'autre de la part de Steven Moffat ?
Toute la relation River/Doctor est superbement gérée. Elle se sacrifie pour lui, devant ses yeux.

Sachant cela, un jour, il lui offrira son tournevis amélioré (et des larmes !).

Et c'est cela qui lui permettra de récupérer l'empreinte de River et de l'envoyer auprès de Charlotte Luxe, petite fille mourante qui vivra à jamais dans le disque dur de la Bibliothèque, aux côtés des deux Dave, de Miss Evangelista, tous ceux qui sont morts ici. Mais sans mourir vraiment car le "Moff'" n'aime pas tuer.

La chanson du Docteur s'arrête. Pour lui du moins. Car de l'autre côté du miroir, River vivra heureuse... et sans se souvenir de quoique ce soit.

C'est à la fois beau et triste, simple et compliqué. C'est du Moffat, quoi.
Pauvre Docteur, qui lui va vivre pendant tout ce temps en sachant qu'il aimera River, et en sachant aussi comment elle mourra. Et quand.
Elle qui a tellement voulu lui épargner les spoilers n'aura pas pu l'empêcher d'apprendre le plus important de tous.
Foutue malédiction du Time Lord. Non seulement elle lui enlève tout ce qu'il aime, mais elle se met maintenant à lui enlever tout ce qu'il aimera.

River : When you run with the Doctor, it feels like it'll never end. But however hard you try you can't run forever. Everybody knows that everybody dies and nobody knows it like the Doctor. But I do think that all the skies of all the worlds might just turn dark if he ever for one moment, accepts it.

Bon, ce qu'il y a de casse-couille là-dedans, et de relativement nouveau dans le mode opératoire de Steven Moffat, c'est qu'on n'a pas toutes les réponses. Qui est vraiment River ? Finalement, on ne le sait pas. On ne fait que le deviner. Ce qui peut très bien vouloir dire qu'on a tout faux.
A quelle occasion Ten aurait-il pu lui révéler son illustre nom ? Devant l'autel ? ("Moi, Jean-Pierre Bourret, je te prends, River, pour épouse.")
Sous la couette ? ("Chérie, avant que nous ne consommions, j'ai un truc terrible à t'apprendre : je m'appelle Rodrigo.)
Qu'est-ce qu'il a donc de si terrible, ce nom, qu'il ne faille le prononcer ?
ET PUTAIN MAIS JE VEUX LE CONNAÎTRE, MOI, CE NOM !!!

(Et c'est là qu'ils ont intérêt à ne pas se planter de nom, les Power That Be, parce qu'un nom, ça peut être très ridicule, surtout quand ça vient d'une autre planète.)

Connaîtrons-nous le nom du Docteur avant la fin de la saison ? Le connaîtrons-nous un jour ? Et assisterons-nous à la première rencontre entre River et Ten (enfin, première pour elle) ? Tellement de questions que c'en est tout à fait révoltant.

(Mais pour ceux qui doutent du fait que la série peut vivre pendant encore vingt ans, té, méditez un peu là-dessus, sur tout ce qui nous reste encore à apprendre de lui.)

A part ça, pareil, les Vashta Nerada, la perfection. En fait, c'est même pas des méchants, les pauvres. C'est juste qu'on leur a piqué leur forêt où ils habitaient pour en faire des... livres. Pas étonnant qu'ils soient en pétard.

In the meantime, ça fait quand même un petit peu peur.

Iiiiik !

Et Donna... oh, pauvre Donna.
Ca me rend malade. Elle était tellement heureuse, au milieu de ses chimères.

Je n'en reviens pas qu'elle rate de si près celui qui aurait pu être l'homme de sa vie... à cause d'un simple bégaiement. C'est trop triste, trop frustrant. Alors qu'il la cherchait, lui aussi.

Mais non, Donna Noble repart donc avec son Docteur, et rien d'autre. Sauf que lui s'en va avec la promesse de vivre un jour quelque chose de très fort. Ainsi qu'un nouveau petit truc.

Et elle, rien. Pffff. C'te déprime, quoi.

Pourtant, c'est tellement riche, tellement profond, à maints égards bien plus que tous les épisodes écrits précédemment par Moffat (ce qui est très très prometteur pour l'avenir, entre nous)... Je me demande jusqu'à quel point on ne vient pas d'assister à un grand tournant de la série. La question peut se poser. Ou pas. Ce qui est génial (et hyper énervant), c'est que ça peut être un "one-shot" comme ça peut être complètement déterminant pour le futur de la série. C'est à eux de choisir, en fait. C'est redoutablement futé car du coup, ça met un bon coup de jus à l'univers Who.
Non, franchement, c'est brillant. Que ce soit dans l'écriture ou dans ce que cet épisode peut impliquer.
A vous passer l'envie d'un jour vous mettre à écrire des scénarios.

 

Uh oh...

Petit extrait de "Forest of the dead"...



Ca sent quand même la Mrs Doctor, non ? Eeeeeewwwww ! Mais ils n'oseraient pas nous faire ça dans la saison de Rose !?
 

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