Le blog de La Sorcière
 

Un peu de Doctor Who en cette période de disette...

Grâce à pekA qui nous a bricolé une petite affiche de propagande toute sympathique.

Je l'ai imprimée sur ma vilaine imprimante dont la cartouche couleur montre quelques signes de faiblesse, ça rend très mal sur la photo, mais c'est vraiment très chouette en vrai. Bravo pekA ! On attend la réponse des Daleks !

 

Nan....... NAN !!!

Du très bon... et du très mauvais au sujet des quatre épisodes spéciaux de Doctor Who prévus pour "2009".
D'abord, la diff... n'importe quoi. Un Christmas special comme d'hab, un épisode en avril 2009, un autre Christmas Special... et ensuite deux autres entre le 26 décembre et le 1er janvier 2010... WHAT ?

Le reste concerne le casting...

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Vous voyez ce qu'il vous reste à ne pas faire...

C'est-à-dire précommander sur Amazon GB la saison 4 de Doctor Who à paraître le 17 novembre.

Personnellement, étant une très mauvaise fan, il me reste encore à faire l'acquisition de la saison 3, celle de la pauvre Miss Jones que je n'ai pas super envie de revoir. (A part pour John Smith et John Simm... et Blink. Merde. En fait j'ai envie de la revoir.)

Et mes finances étant ce qu'elles sont (c'est-à-dire à environ -8000 sur l'échelle de Rockfeller), je ne dis pas merci à mon rabatteur, pekA !

(Si comme moi, vous voulez par vengeance vous payer la fiole de pekA qui se prend pour un Ood, c'est ici. AH AH AH !)

4000ème billet. YAY !

 

Pousse-au-crime !

Vous essayez de bosser un samedi matin. Vous avez décidé d'être raisonnable et d'ignorer royalement les pots de yaourt et les bouteilles vides qui traînent un peu partout parce que le travail passe avant tout le reste (ça vous arrange bien).
Et non, vous n'allez pas prendre un petit quart d'heure pour regarder ce qui se fait en promo de dernière minute chez les voyagistes en ligne. Bref, vous êtes au TAQUET !

Et là, un mail arrive, vous stoppez net votre splendide et inoubliable prose parce qu'on ne sait jamais, ça pourrait être important.

NON ! Vous n'envisagez pas d'aller faire un tour sur Amazon.uk ! Vous vous remettez au travail tout de suite !

(Oui, mais euh... Face of Boe... )

ARBEIT !

(Jawohl, jawohl... )

 

Un homme, une coupe de cheveux, un manteau...

Il y a quelque chose de pourri au royaume de Gallifrey...

(Mais c'était quand même pas une raison pour piquer le pardessus de Captain Jack !)

Bon, David Tennant joue Hamlet. Il a quand même un tout petit peu la classe. J'en ai soupé du Danois qui ne sait pas ce qu'il veut (moi, je suis sieur MacBeth à fond), mais ça donnerait presque envie de le voir dialoguer avec des crânes.

C'est juste que ça fait bizarre de le voir avec de VRAIES chaussures aux pieds...

 

413 : Journey's end

Trois chiffres : 66 minutes. 295 captures d'écran. 20 minutes de sanglots incoercibles.

Plus de larmes encore que pour Doomsday. On pensait que ce n'était pas possible, mais si. Russell T. Davies l'a fait. Il a fait mieux que Doomsday. L'enfoiré.

Ah, si j'étais seule, je me referais cet épisode trois fois de suite tellement c'était merveilleux. Merveilleux, c'est ça que j'ai répété plusieurs fois pendant le visionnage et après, encore sous le choc. Incroyablement fort, jouissif, hystérique, survolté. On a trouvé l'el Dorado du geek, les gars, et c'est cet épisode.

Et pour commencer... vous vous rendez compte que la planète entière (enfin presque) a vibré pendant une semaine de peur de voir cet abruti changer de tronche et voilà qu'en trois secondes, en un petit geste en direction de son bocal à main, le voilà tranquillou régénéré... en lui-même ?!! Il a pas juste l'impression de s'être un peu foutu de nous, le Docteur ? Ca le dérange pas trop de nous faire des coups pareils ???

Je ne parle même pas des copines déjà transies de désespoir dans les bras de Jack (probablement ravi, d'ailleurs). C'est honteux.

The Doctor : I didn't need to change. I didn't want to. Why would I ? Look at me !

(Je rêve. J'hallucine. Pincez-moi. Fort.)

Et en même temps, c'est tellement drôle, tellement innocent, tellement RTD qu'il est impossible de lui en vouloir plus de trois secondes. D'autant que...

(Je ris, je pleure, je caquète, je liquide.)

Enfin de vraies retrouvailles. Et c'est moi ou Jack se retient de verser une larme ?

Donna (à Jack) : You can hug me, if you want. No, really, you can hug me. (Donna !!! )

C'est tellement mignon, tout ça. Il a l'air tellement heureux, notre Ten. Je jure que c'est presque mieux que dans Satan's Pit (pas tout à fait, cela dit). Ca doit être tellement bon de faire ça, enfin, après un tel vide. Comme si c'était juste normal que ce soit comme ça, et pas autrement.

(Bisou ?)

J'ai vraiment été heureuse de voir Ten aussi rayonnant. Ca m'a rappelé (parce que je l'ai vu hier) le double épisode de 1941 où tous survivent. Et pourtant, là, tout va mal. Mais Ten est heureux. Pas longtemps, mais il l'est. Et malgré la situation, il ne peut pas le cacher.

Profite, Docteur adoré. Profite de ces précieuses poignées de secondes.

Bon, parlons un peu des autres. D'abord, Martha. Mon Dieu, qu'est-ce qu'elle peut me déplaire, cette nana, c'est hallucinant !
Et plus ça va, pire c'est. Ce n'est pas de très bon augure pour l'avenir, je peux vous le dire, étant donné la fin.
En tout cas, non vraiment, elle m'horripile. No second chance. I'm that kind of a woman.
Cela dit, en bonne germaniste, j'ai absolument adoré le "EXTERMINIEREN!" de ces bons vieux Daleks nurembourgeois.
J'ai tellement ri que j'ai bien cru que j'allais me faire péter la rate. D'ailleurs, ça n'a rien à voir avec Doctor Who (ni même avec le pauvre allemand de Martha), mais j'ai eu une révélation, en regardant le passage où elle parle avec la vieille folle. En fait, je me rends compte que mon cerveau ne fait pas la différence entre l'anglais et l'allemand. A l'arrivée, je comprends, donc pas de souci, mais sur le coup, je n'arrive pas à savoir de quelle langue il s'agit. Il faut que je me concentre pour déterminer si les gens parlent anglais ou allemand.

Enfin bref !
A Torchwood, j'ai eu une pensée émue pour Tosh qui avait si bien protégé le Hub que même les Daleks n'ont pas réussi à descendre les deux survivants.

Tosh, you clever girl, you were fantastic.

Rah, et puis l'arrivée en fanfare de Mickey et Jackie, j'en ai poussé des cris de joie tellement je les attendais.
Et Donna. Alors là, si je dois dire quelque chose, c'est "Bravo, la Tate". Merveilleuse. Elle a amplement mérité cette sortie magnifique. Ce passage par la Time Lorditude. Plus que personne dans cette série, c'était un cadeau qu'elle méritait. Le plus beau cadeau, mais aussi le plus empoisonné qui soit. Donna, meilleure compagne parmi les compagnes, jamais je n'aurais espéré te voir devenir Docteur Donna.

Comme c'est bien amené. Et comme le génie de RTD prend ici tout son sens, réglant d'un seul coup l'affaire de la main (que j'ai vue être coupée il y a quelques minutes avec mon ours de frère), les étranges battements de coeur, et tout ce qui gravite autour de Donna depuis toujours. Comme Ten a de la chance d'avoir su si bien s'entourer. Un Tardis en danger, une Donna, une main...

Et alors que Ten est probablement en train de mourir un peu en regardant son précieux vaisseau être sacrifié par les Daleks... ("You are connected to the Tardis. Now feel it die.")

Un autre Ten émerge de cette main. Et une nouvelle Donna.

(How you doin' ? )

Donna : It's you !
Doctor : Oh yes !
Donna : You're naked ! (Enfin !!!)

Et là, je me suis dit : le voilà, le Docteur de Rose. Pitié, faites qu'ils puissent repartir ensemble, faites que personne ne meure. Please.

Donna : You are bonkers.
The Doctor : Why what's wrong with blue ?
Donna : Is that what Time Lords do ? Lop a bit off and grow another one ? You're like WORMS !
The Doctor : No, no, no, no no, I'm unique, never been another like me. And all that regeneration energy went into the hand. Like that. Love the hand. Then you touched it, WHAM, shhhh instantaneous biological metacrisis... I grew out of you. Still could be worse.
Donna : Oi, watch it Spaceman !
The Doctor : Oi watch it Earthgirl ! (Uh oh !) I sound like you. All sort of... rough.
Donna : Oi !
The Doctor : Oi ! (Oh my God !!!)

Donna : Oi !
The Doctor : Spanners. Shhh. Must have picked up a bit of your voice is all. Is it ? Did I ? No. Oh you are kidding me. No waaay !!! One heart ! I got one heart ! This body has got only one heart. (WHAAAAAAAT ???)

Donna : Like you're human ?

The Doctor : Oh that's disgusting ! ( )
Donna : Oi !
The Doctor : Oi !
Donna : Stop it !
The Doctor : No wait, I'm part Time Lord... part human. Well isn't that wizard ? (Not at all. Now let's make babiezzzzz ! )

Fucking unbelievable !
Dès lors, on est aspiré dans une spirale de folaïe, on est dans un état second, on n'a même plus le temps de réfléchir à comment ça va finir, c'est juste trop bon, il faut que ça ne finisse jamais.

Pendant ce temps, pauvre Rayures qui croit son Tardis éliminé. Avec Rose qui vient lui prendre la main dans cette épreuve.

Rose, ma Rose, qui ne saura jamais pourquoi Jack, après avoir été volontairement exterminé, ressuscite si facilement. Peut-être est-ce mieux de la préserver de ça. Peut-être son Docteur le lui dira-t-il un jour.

En tout cas, superbe explication de la folie de Dalek Caan. Il a vu le Temps, tout simplement. Enorme. Logique. Imparable. Bien sûr, qu'il a vu le Temps. Tout vu. Il en a tellement vu, le pauvre vieux, que ça commence à bien faire.

Mais avant cela, Davros nous claque son petit caca nerveux qui dans le concept n'est pas si éloigné de celui de l'Empereur Dalek (vu hier, dire si c'est encore frais). Détruire, détruire, bien sûr, mais surtout, montrer au Docteur à quel point ils sont proches. Révéler l'âme du Docteur, hail the Doctor, the great Exterminator.

Comment ne pas comprendre en un quart de seconde ce qui va se passer. A peine Martha apparaît-elle avec sa clé à la con qu'on capte exactement où Palpa... euh, Davros, veut en venir.

Détruire la Terre si la souffrance devient trop ingérable pour ses habitants. De quoi horrifier le Docteur, bien sûr. Plus inquiétant encore, l'admiration de Rose, elle-même aspirée par le sillage de violence que laisse Ten derrière lui. Hélas, pauvre Docteur qui déteste tant les armes, regarde ce que toi tu as crée. Ton armée, prête à tout faire péter, elle aussi. Pas aussi terrifiante que cette armada de boîtes de conserves, mais pas loin.

Terrible écho au final de la saison 1 où Nine n'avait pas pu détruire la Terre pour détruire les Daleks. Coward... any day.

Davros : And the prophecy unfolds. The doctor's soul is revealed. The man who abhorres violence, never carrying a gun. But this is the truth doctor. You take ordinary people and you fashion them into weapons behold your children of time transformed into murderous. I made the daleks doctor you made this.... how many more, just think, how many have died in your name ?

Davros : The Doctor, the man who keeps running, never looking back because he dare not out of shame.

Rah...

Dans sa folie, le pire, c'est qu'il a raison. La fuite, toujours, pour le Docteur. Elle lui coûte cher, mais elle est bien là.
Pauvre Ten. Je ne le plaindrai jamais assez.

Quant à l'autre cinglé qui veut détruire la réalité, wow. Ambitieux, le monsieur.

(Ouh, quelle abjecte dentition ! )

Et là, le Tardis. Frak me, le Tardis et Blue Suit qui débarquent !!!

Je jure que le show de Donna, descendue par Davros mais réveillée par le tir dans sa nouvelle nature de Time Lady m'a enchantée.

Donna : Half Doctor... half Donna !

(Je couine, je ris, je saute, j'en peux plus.)

The Doctor : The Doctor Donna. Just like the Ood said, remember, they saw it coming.

Donna : Well, don't just stand there, you skinny boys in suits ! Get to work !

Un Docteur... plus deux moitiés de Docteur.

De ma vie, je n'ai jamais ressenti un pareil geekgasme. Et vous voulez que je vous dise quel est le pied suprême ? Le truc qu'on ne pensait jamais voir ? Le truc qui m'a le plus soulevée de joie après l'extraordinaire trahison de Dalek Caan qui renie sa nature et donne un coup de main inattendu au... enfin, aux Docteurs ?

Ceci, bien sûr.

Le Tardis, enfin piloté par six personnes, comme il se doit, et les six meilleures personnes au monde, bien sûr.
Que c'est beau. Comme on aimerait que cela dure toujours. Et le remorquage de la Terre (grâce à K9 !!!), après avoir renvoyé une par une toutes les planètes enlevées par Davros. Grandiose. Mirifique.

Et cerise sur le gâtal :

The Doctor à rayures : Tell me, Gwen Cooper, are you from an old Cardiff family ?
Gwen : Yes, all the way back to the 1800.
The Doctor à rayures : Yeah, I thought so, special genetic modificity, yeah.

Et regardez bien. Ils se remettent instantanément à refaire comme avant. Si, si.

(Bisou ?)

Et la fin arrive, après le grand moment de bonheur délirant, le sauvetage de la Terre.

Un à un, ils s'en vont, après avoir rempli leur mission. Ma gorge se serre, mon ventre gargouille (oui, bon, j'ai faim). Ten sait qu'il va tout perdre, encore une fois.

Mais ses petits n'ont plus besoin de lui, à présent. Ou si peu. Ils ont tous trouvé une famille.
Sarah-Jane...

Jack, Martha...

Et même Mickey, qui courageusement, décide de revenir sur sa Terre d'origine...

(Si c'est pas direct Torchwood, je veux bien être pendue par les orteils... )

Oui, Docteur, tu peux être fier de tes petits. Tu les as bien élevés, malgré tout.

Allez, remballe ta Rose, ta Jackie, ta Donna, et direction Darlig Ulv Stranden... Bad Wolf Bay...
Mon coeur s'est terriblement serré à cet instant. Revoir cette plage... c'est presque insupportable.

Le choix de l'endroit est tout sauf anodin. Ten sait qu'il y a du business à finir, ici. Pauvre Rose, si inquiète à l'idée d'être à nouveau abandonnée.

The Doctor : We saved the Universe but at a cost. And the cost is him. He destroyed the Daleks. Committed genocide. He's too dangerous to be left on his own. (Aaaaaw... )
Blue Suit : You made me !
The Doctor : Exactly ! You were born in battle. Full of blood and anger and revenge. Remind you of someone ? That's me, when we first met. And you made me better. Now you can do the same for him. (Craaaaaac.)

Rose : But he's not you.

Oh, non, ma Rose, il ne l'est pas, pour sûr. Il est bien plus que cela, bien mieux, encore. Il est fait pour toi, pile poil à ta mesure. Le compagnon parfait, celui qui n'a qu'un coeur, qui vieillira à tes côtés, qui te fera douze chiards et une vie merveilleuse. Et Docteur malgré tout. Mais il n'est pas Ten.

The Doctor : He needs you. That's very me.

Ooooh...
Mon pauvre Ten... Comme ça doit le briser de renoncer à Rose pour toujours.

Blue Suit : I look like him, I think like him. Same memories same thoughts, same everything. Except I've only got one heart.
Rose : Which means ?
Blue Suit : I'm part human specifically the aging part. I'll grow old and never regenerate. I've only got one life, Rose Tyler. I could spend it with you. If you want. (Jesus fucking Christ !!!)
Rose : You'd grow old at the same time as me ? (YEEEEEESSSSSS !!!)
Blue Suit : Together.

Et là, mes enfants, ça fait trois bonnes minutes que je sanglote, que je suis obligée de faire pause pour pleurer tout à loisir comme jamais je n'ai pleuré devant cette série tellement c'est beau, tellement c'est parfaitement doux-amer, tellement c'est la fin que je voulais.

Et là, Rose, admirable.

Rose : Alright, both of you answer me this : when I last stood on this beach on the worst day of my life, what was the last thing you said to me ? Go on, say it.
The Doctor : I said : "Rose Tyler".

Rose : Yeah, and how was that sentence gonna end ?

The Doctor : Does it need saying ? (Putain de sa race de Time Lord de... !!!)
Rose : And you Doctor ? What was the end of that sentence ?

Et là, le truc le plus merveilleux du monde. On ne l'entendra pas, mais on le voit grave, ne serait-ce que dans la tendresse qu'il y a dans son geste, mais un peu aussi dans les mouvements de son visage...

Blue Suit : I LOVE YOU.

(Je ne suis plus que larmes et sanglots. Surtout lorsque je regarde Ten en train de gloupser juste à côté de Monsieur et Madame Docteur.)

Enfin...

Et je suis sûre qu'il aurait tellement aimé le dire. Mais non. Il faut que ce soit l'autre, bien sûr, et tous deux le savent. C'est beau, c'est affreux, c'est tout.

Adieu Bad Wolf Bay. Lorsque Rose se retourne, c'est pour voir le Tardis disparaître. A jamais, sans doute.

Mais avec le plus beau cadeau qui soit. Si ce n'avait été pour Rose, Ten n'aurait jamais laissé vivre Blue Suit.

(Bon, et maintenant, dépêchez-vous d'aller faire des bébés ! Vite !!!)

Adieu, Rose...

Et si l'on se demande pourquoi River Song avait regardé Donna d'un oeil aussi triste, voici la réponse. Pauvre Donna. Pour Rose, le cadeau, pour elle, la peine capitale. Elle ne mourra pas. Elle redeviendra tout simplement celle qu'elle a toujours été avant de rencontrer le Docteur. C'est peu-être pire encore que la mort. Elle ne conservera aucun souvenir de lui. Pire encore, ses proches ne devont jamais lui parler de Ten ni du Tardis sous peine de provoquer une mort immédiate. Car un humain ne peut pas devenir Time Lord. C'est contre nature. Et même Ten n'y peut rien.

Doctor : There's never been a human Time Lord metacrisis before, and you know why.
Donna : Because there can't be.

Et encore une fois, il perd donc tout.

S'il n'y avait eu la scène précédente, je crois que je ne m'en serais jamais remise.

Un dernier regard sur la pipelette écervelée avant de partir.

Et un peu de baume au coeur en sachant que Wilf, lui, n'oubliera jamais et continuera à penser au Docteur, au nom de sa petite-fille.

Wilf : All those friends of yours...
The Doctor : They've all got someone else. Still that's fine. I'm fine.
Wilf : I'll watch out for you son.
The Doctor : You can't ever tell her.
Wilf : No no, but every night, Doctor, when it gets dark and the stars come out, I'll look up on her behalf. I'll look up at the sky and think of you.
The Doctor : Thank you.

Te voilà de nouveau bien seul, mon pauvre Ten. Comme ta croix de dernier Time Lord est donc lourde.

Voilà. Quel épisode exceptionnel. RTD nous a donné là ce qu'il y avait de plus beau. Pas étonnant qu'après cela, il ait choisi de partir. Comment pourrait-il encore égaler un tel final ? Encore quelques épisodes et ce sera la fin de l'ère Davies. La boucle est d'ores et déjà bouclée. Je crois que je ne pourrai plus jamais dire un mot de travers sur lui, maintenant.

Voilà qui marque donc officiellement la fin de ma saison des séries. A partir de maintenant, c'est conserves jusqu'à début septembre. Mais ne vous inquiétez pas. On peut faire de très bonnes choses avec des conserves.

 

Pour tous les ignares...

Vous ne connaissez pas Doctor Who ? Vous avez réussi à échapper à ma propagande mais vous aimeriez quand même bien en savoir plus ? Le grand manitou des séries en France a parlé. Il consacre aujourd'hui un article vidéo sur Doctor Who sur son blog...
Alors filez chez Alain Carrazé, c'est ici.

Et si avec ça vous ne vous y mettez pas, je ne peux plus rien faire pour vous.

(Et pour les autres, ben bonne chance pour ce soir.)

 

Bande annonce "Journey's end"

C'est court, mais c'est bon. Je l'aime beaucoup, ce monsieur Davros. Je ne partirais pas en vacances avec lui, mais je l'aime beaucoup.

 

412 : The stolen Earth

Bon, on va faire simple...

C'EST DEGUEULASSE !!!

Alors, ok. Donc, la Terre disparaît. Se retrouve coincée avec plein d'autres planètes dans un endroit que même le Docteur n'arrive pas à trouver.

Very good, very good... SAUF QU'ON S'EN FOUT !!! Parce que Rose est là, Rose est de retour, et Rose va le retrouver, lui, le Docteur. Et il le sait, ce petit goret. Même s'il faut que ce soit Donna qui le lui rappelle.

Donna : Thing is, Doctor, no matter what's happening, and, and I'm sure it's bad, and I get that, but... Rose is coming back. Isn't that good ?
The Doctor : Yeah.

(Si ça, c'est pas un sourire de jeune marié. )

*fond*

*mais reste méfiante*

(Donna, you're such a shipper. )

Bon, bref, mais qu'importe.
Est-ce que vous ne trouvez pas super mignon le coup de Dumbledore's Army version simiesque, dites ? Moi, si. J'ai trouvé ça incroyablement adorable. Le Docteur est aux abonnés absents, alors aussi désespérée que soit la situation, ses assistants sont tous là pour mettre la main à la pâte. Tous ceux qui l'ont approché, de près ou de loin. Même Wilf, à grands coups de fusil à paintball, le pauvre vieux.

(J'adore voir les familles des "companions" se transformer en warriors, par la force des choses. C'est toujours passionnant.)

Face à un Dalek. Face à une armée de Daleks, même, puisque ce sont eux. Le "EXTERMINATE" qui retentit sur toutes les ondes et déclenche la même panique auprès de tous les anciens compagnons, c'est quand même un putain de grand moment. Même si on a un peu envie de les secouer. Martha les a vaincus à Manhattan, Sarah Jane... bon, Sarah Jane, j'en sais rien... Rose, elle... Bah, Rose elle est blasée. Et triste.

Mais alors, s'il y en a une que je n'attendais pas, c'est bien Harriet.

Ah, Harriet, tu me brisas le coeur, autrefois. La grande déception du Docteur, Harriet Jones. Eh bien aujourd'hui, Harriet Jones se rattrape. Et c'est elle qui met en place l'Armée du Docteur (The Doctor's Army. Ca pète un max, ça !) en contactant Torchwood, l'autre pintade de Martha et Bonne-Maman Smith.

(Saurez-vous déterminer le nombre de Jones dans cette scène ? Sachant qu'Ianto et Gwen sont avec Jack... )

Le tout sous les yeux écoeurés de Rose, mais euh, et moi ??? (Ca, c'est ma Rose, vous voyez. Elle était pas si loin.)
J'adore sa mini-crise de jalousie à l'égard de Martha, c'est trop drôle. Pourvu qu'elles se rencontrent, qu'on rigole un coup !

Harriet : Martha Jones, former companion to the Doctor...
Rose : Oi ! So was I !

T'inquiète pas, ma Rose, elle n'a même pas réussi à faire le poids face à ton fantôme, alors tu ne risques rien.
Bref, notre Rose est chez la famille Noble. C'est chouette, non ? Moi, je trouve ça chouette.

Pendant ce temps, on retrouve les Judoon (nom d'un rhino, en voilà que je ne pensais pas revoir non plus !), on capte pourquoi ces poltronnes d'abeilles terriennes se sont fait la malle, on annonce une perte à Donna (gloups) et mon Docteur nous emmène enfin à cette fameuse Medusa Cascade dont on entend parler environ trois fois par épisode depuis le début de la saison.

The Doctor : The entire Medusa Cascade has been put a second out of sync with the rest of the universe. Perfect hiding place. Tiny little pocket of time, but we found them !

Bon, alors, il est où, ce petit nom ? Mmmh ?
Ce qu'il y a de génial, dans cet épisode, c'est toutes les allusions qu'il y a. D'abord forcément, toutes celles qui vont avec les guests de folie, et puis des tonnes d'autres... Klom, Pirovillia, et j'en passe et des meilleures. Evidemment, tout au bout de la chaîne, une fois les Daleks outés, on retrouve notre bon ami Dalek Caan qui n'y est plus du tout, le malheureux. (Et bien sûr, je veux un dalek rouge, maintenant, c'est malin.)

Non, ça va pas fort du tout.
D'ailleurs, lorsqu'il se retrouve en communication avec le Docteur, il lui tient à peu près ce langage.

Dalek Caan : I flew into the wild and fire. I danced and died a thousand times.

Ouhlala, je crois que Dalek Caan a un ptit peu abusé de la fumette !

Bon, mais avant ça, il faut retranscrire le phénoménal entretien téléphonique du Docteur avec son armée.

Jack : HA ! Where the hell have you been ?!?! Doctor, it's the Daleks.
Gwen : Oooh, he's a bit nice, I thought he'd be older. (Tant que les hormones bouillonnent à Torchwood, tout va bien.)
Ianto : He's a lot, yeah ?
Sarah Jane : It's the Daleks, they're taking people to their spaceships !
Martha : It's not just Dalek Caan. (Merci pour cette brillante information, Martha.)
Sylvia : That's Donna !
Wilf : That's my girl !
Doctor : Sarah Jane, who's that boy ? That must be Torchwood. Oh, they're brilliant ! Look at all you clever people.
Donna : That's Martha. And who's him ?
Doctor : Captain Jack. Don't, just don't. (looooool !) Don't.
Rose : Doctor, it's me. Came back. (Ooooh, pauvre Rose que personne n'entend... )
Donna : It's like an... outerspace facebook ! ( )
Doctor : Everybody except Rose.

Mais non, elle est là, bichounou, regaaaaarde, elle est triiiiste, raaaaah ! Triste mais comme ça doit faire un choc de le revoir enfin. Argh, c'est affreux. Non mais à ce stade de l'épisode j'étais déjà persuadée qu'ils n'allaient pas encore se retrouver.

Mais avant de passer enfin aux retrouvailles, voilà le gros méchant du jour. D'ailleurs, nous n'avons pas été présentés, donc j'ai dû faire quelques recherches. Apprenez que monsieur Davros est l'auteur de la race dalek qu'il a programmée génétiquement pour en faire... ce que vous connaissez. Charmant monsieur, en somme. Une sorte de Père Noël, mais version evil.

Et en plus, il est ultra-laid. Bouh, l'affreux !
J'ai bien cru que les deux coeurs du Docteur allaient se briser quand il voit ça.

Mais heureusement, son armée de Dumbledore est là pour le réveiller. Et surtout, mieux encore...

The Doctor : Think, Donna, when you met Rose in that parallel world, what did she say ?
Donna : Just... the darkness is coming.
The Doctor : Anything else ?
Donna : Why don't you ask her yourself ?

Même si comme moi, on n'a pas compris tout de suite, les premières notes du thème de Rose retentissent, et là, on sait qu'elle est là.
Je n'ai beau avoir qu'un coeur, j'ai bien cru qu'il allait exploser, à cet instant précis. J'ai même fait pause tellement je voulais prolonger cette sensation.

Rah, comment qu'il bugge, le Docteur !!!

Et il faut qu'elle se mette à courir vers lui pour qu'enfin il débloque !!!

(Raaaah, je meurs !!!)

Comme je suis heureuse que de tous, ce soit Donna qui soit témoin de ça.

Elle qui l'a sauvé après la perte de Rose. Elle qui a été le premier témoin de son chagrin. La seule sans doute à comprendre à quel point il y était attaché. Ca ne pouvait être personne d'autre. Même Jack ne soupçonne pas ça. Et cette tendresse infinie sur le visage de Donna, l'amie, au moment de ces presque-retrouvailles. Comme je suis contente que ce soit elle qui rende Rose au Docteur, elle qui lui avait involontairement volé ses premiers instants de deuil. Quelle belle logique, quelle superbe retour de boomerang.

Rah, ces précieuses secondes de bonheur délirant, pour Ten. Tel qu'on ne l'a jamais vu. Jamais il n'a couru aussi vite sur ses petites pattes de rat, même avec une armée de Daleks au train. Ja-mais.
Honnêtement, je me demandais quelle serait sa réaction. En fait, je crois que je n'osais même pas espérer celle-ci. Même pas besoin de compléter sa petite phrase restée en suspens. C'est tellement évident, maintenant.
Je crois que lui-même est dépassé par sa propre réaction. Que c'est bon de le voir comme ça.

Hélas... Le Docteur n'avait jamais été touché par un tir Dalek et il fallait que cela arrive à ce moment précis.

(Je crois que rien ne peut décrire le hurlement que j'ai poussé... Et je le sentais venir. Leur course est trop longue. J'attendais l'inévitable tout en espérant qu'il n'arrive pas.)

Rose : I've got you. I missed you. Look, it's me.
The Doctor : Rose. Long time no see.
Rose : Yeah. Been busy, you know. Don't die. Please, don't die. Oh God, don't die.

Achevez-moi, je sanglote.
Merci, RTD, merci BEAUCOUP !

Heureusement que Captain Jack est là pour ramasser toute la petite troupe et les mettre à l'abri. Jesus, je suis à l'état liquide.
Et là, voilà-t-y pas que cet abruti de Docteur a des velléités de se régénérer ! Ah non, alors, PAS QUESTION !

Pauvre Rose. Repasser par là. Argh, comme elle le veut tel quel, son Docteur. Pas autrement.

Rose : Oh no. I came all this way...
Donna : What do you mean ? What happens next ?
The Doctor : It's starting.
Jack : Here we go ! Good luck, Doctor.
Donna : Will someone please tell me what's going on ?
Rose : When he's dying, he's, his body repairs itself, it changes. But you can't !
The Doctor : I'm sorry. It's too late. I'm regenerating.

TAAAAAAH !!! TO BE CONTINUED DE SA RACE LA PUTE A MOUSTACHES !!!

Bon, alors la semaine prochaine, il nous faut : un moyen pour le Docteur de NE PAS SE REGENERER, c'est bien compris ??? La résolution de l'intrigue de Donna (il est temps, je commence à imaginer des trucs complètement azimutés... mais bien), l'histoire de la clé de Martha (rien compris, je hais UNIT), un moyen de bouter le Dalek hors de notre planète et un moyen de la remettre à sa place si c'est pas trop demander.

The Doctor : Saturday, good. Good, I like Saturdays.

Moi aussi. Est-ce qu'on peut en avoir un autre tout de suite ou c'est trop demander ?

En tout cas, c'était magnifique. Il faut que je le revoie à froid pour pouvoir davantage profiter de tout ce qu'il y a autour parce que honnêtement je n'ai pas écouté grand-chose. Une chose est sûre, on a beau tout attendre de cette série, elle trouve toujours le moyen de vous prendre à contrepied et de vous mettre en état de choc prolongé. Incroyable.

 

La Pompadour me poursuit...

A force de voir de la pub pour ce film avec Sophia Myles (l'ex de David Tennant *mode commère ON*), j'ai très envie d'aller le voir. A noter qu'il y a aussi César, dedans. Traumatisme assuré !

(Ca me rappelle qu'une fois que je me serai remise du Doctor Who d'hier soir, il faut que voie Cashback, étant donné que le Dark Side a bravé tous les dangers de la circulation pour m'apporter le DVD hier... ainsi que de quoi dépuceronner mes pétunias, mais ça, vous vous en foutez, j'imagine. Non non, mais vous pouvez, pas de souci.)

 

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