Le blog de La Sorcière
 

Ceci deviendra un jour une review...

En attendant, je viens de finir la saison 1, j'ai pleuré comme une madeleine, mais étonnamment, à la fin, j'ai ri.

Mais bon...

 

109 : The empty child

Comment décrire la magnificence de cette série ? Non parce que franchement, les deux épisodes qui viennent sont mais... pfff... pas de mots. Flippants à mort, beaux à pleurer, tristes comme pas possible... et drôles, avec ça.
Car nous tombons sur un nouveau personnage qui vaut son pesant de euh... de... de capotes à la banane !

Captain Jack, donc. Ptain, Captain Jack... Mais où sont-ils allés le chercher, celui-là ? Est-ce qu'ils se sont dits que ça manquait un peu de gauloiserie, là-dedans ? Parce que jusque là, c'était sacrément sage. Mais alors, ce beau gosse au sourire canaille qui lance des oeillades assassines à tout ce qui porte jupon et qui claque les fesses des messieurs, euh... j'adore, bien entendu !

Comment je pourrais ne pas aimer alors que les deux bons à rien de personnages principaux nous la jouent couple platonique depuis un bon paquet d'épisodes, maintenant ? Jack Harkness va vous épicer un peu tout ça, z'allez voir.

Bref, nous retrouvons nos deux lascars sur Terre en 1941, à la recherche de... euh je sais plus trop, d'ailleurs, d'une capsule qui a voyagé dans le temps, tout ça tout ça, et qui s'est écrasée sur Terre. Bien sûr, on se retrouve à Londres en plein Blitz, et là, d'office, ça vous glace l'hémoglobine.
Maintenant, on peut se demander comment et surtout POURQUOI cette dinde de Rose s'éloigne de plus de trois mètres de son protecteur pour chercher un mouflet qui appelle sa mère au lieu de dire : "Hé oh, Zoreilles ! Y a un chiard qui est paumé, si on allait se le chercher ?"
Mystère.
Du Rose tout craché, encore une fois.
Pareil, elle tombe sur une corde, cette idiote, qu'est-ce qu'elle fait ? Ce que ferait n'importe qui, elle grimpe après. Ah ah ah, mais quelle tache !
Faut vraiment le vouloir pour se retrouver suspendue au bout d'un zeppelin en plein raid aérien, quand même.

C'est là qu'elle (enfin, surtout son arrière-train, d'ailleurs) se fait repérer par le fameux Captain Jack qui n'en ferait bien qu'une bouchée. (Surtout avec les dents qu'il a.)

Bref, vlà ma Rose récupérée par l'énergumène qui sait y faire, l'enfoiré, et qui a le double avantage d'être canon (on sait tous à quel point ça compte pour Rose) et d'avoir un vaisseau spatial.

Lui aussi est un "voyageur".

En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, les voilà en train de danser sur le toit du vaisseau, devant Big Ben. Si ça c'est pas du vice.

Pendant que Rose drague outrageusement le nouvel homme de sa vie (un par épisode, en ce moment, elle fait fort), le Docteur, lui, joue les touristes et tombe sur une nichée de marmots façon garçons perdus de Peter Pan, menée par une Wendy qui s'appelle Nancy et qui est l'une des plus remarquables guests de cette saison.

Cette petite jeune fille, donc, a pris sous son aile des petits Londoniens qui ont perdu maisons et familles et les nourrit à chaque raid en piquant la bouffe des gens qui sont descendus s'abriter à la cave.

(De préférence la bouffe de ceux qui s'empiffrent car ils se tapent le boucher.)

Enfin, ça tombe bien, le Docteur lui aussi a tout perdu, et c'est tout naturellement qu'il se retrouve à la table de Nancy.

Très vite, on se rend compte qu'un truc cloche et que quelque chose de bien plus terrifiant que les Fritz menace le petit groupe. Et on se rend compte aussi qu'il est fort heureux que Rose ait trouvé cette corde providentielle et s'y soit agrippée. Car le chiard qui appelle sa mère ("Mummy, mummy, mummy, are you my mummy ?") a comme qui dirait un petit souci. Il est "vide" comme l'explique Nancy au Docteur. Tout a très commodément commencé un mois plus tôt, juste au moment où la capsule que suivait le Docteur s'est écrasée sur Terre. Mmmmh.

(Et ceci est HYPER flippant.)

(Ptain, il est sublime. )

Un peu plus tard, aiguillé par Nancy, le Docteur se retrouve dans un hosto où il trouve un tas de gens morts mais pas vraiment morts, avec des masques sur le visage et qui présentent exactement les mêmes blessures. Notamment une coupure sur le dos de la main, comme le mouflet tout vide.

(Youpi, de nouveaux zombies !)

Heureusement, il trouve aussi un médecin qui ne va pas très bien non plus, mais qui lui explique un peu de quoi il retourne.

The Doctor : Identical, all of them. Right down to the scar on the back of the hand. How did this happen ? How did it start ?
Dr. Constantine : When that bomb dropped, there was just one victim.
The Doctor : Dead ?
Dr. Constantine : At first. His injuries were truly dreadful. By the following morning, every doctor and nurse who had treated him, who had touched him, had those exact same injuries. By the morning after that, every patient in the same wardâ?¦ the exact same injuries. Within a week, the entire hospital. Physical injuries as plague. Can you explain that ? What would you say was the cause of death ?
The Doctor : The head trauma ?
Dr. Constantine : No.
The Doctor : Asphyxiation ?
Dr. Constantine : No.
The Doctor : The collapse of the chest cavity ?
Dr. Constantine : No.
The Doctor : Alright, what was the cause of death ?
Dr. Constantine : There wasnâ??t one. Theyâ??re not dead.

Bref d'un coup, après avoir conseillé au Docteur de ne surtout pas toucher les zombies, le voilà qui se met à tousser et qu'un... euh... qu'un masque à gaz ne lui pousse sur la figure.

Euh, mais ça fait très très peur, leur truc, là !!!

Et puis bon, évidemment, ajoutez à cela l'ambiance de désespoir qui règne déjà tout autour, l'obscurité, les bruits de bombes, les barbelés et toutes ces figures désespérées et faméliques qui pensent que la guerre ne finira jamais et que si c'est le cas, ce sera parce qu'ils auront été anéantis, ça n'aide pas. C'est terrible et magnifique à la fois.

D'ailleurs, j'adore le petit speech rempli d'admiration que tient le Docteur à la jeune Nancy à propos de cette guerre. D'autant qu'il sait de quoi il parle.

The Doctor : 1941. Right now, not very far from here the German war machine is rolling up the map of Europe. Country after country, falling like Dominoes. Nothing can stop it, nothing until one tiny, damp little island says "no". No, not here. A mouse in front of a lion. You're amazing. The lot of you. Don't know what you do to Hitler, but you frighten the hell out of me. Off you go, then. Do what you got to do. Save the world.

Bref, pour en revenir à notre histoire, c'est l'horreur quand on découvre que le petit garçon qui appelle sa mère ("Mummy, mummy, are you my mummy ?") porte lui aussi cet affreux masque et qu'il suit Nancy comme un petit chien...

Nan, c'est terrifiant.
C'est bien simple, je suis allée me coucher en me disant que j'allais en rêver de son "Mummy" en boucle.

De l'autre côté, le Docteur, rejoint par Rose et Captain Jack, est dans la même merdasse. Les zombies masqués se mettent debout en appelant "Muuuummyyyy!" ( ) et encerclent nos trois lascars.
D'ailleurs, c'est là qu'on apprend que toute cette affaire de capsule est en fait un canular made in Captain Jack qui espérait en tirer quelques biftons. Ahum. Clâsse.

Efnin. Brrrrrr... Je n'aurais jamais cru qu'un gamin de cinq ans avec un masque à gaz sur la figure et qui appelle sa mère puisse être aussi effrayant...

 

108 : Father's day

Mmmmh... Moi, j'ai quand même l'impression que je vais me faire avoir, sur ce coup-là ! Genre on va me briser le coeur sans vergogne, hein ? Comme si j'en avais déjà pas assez qui m'essorent les tripes à chaque nouvelle saison !
Bref. Comme c'est difficile de ne pas verser une larme devant certains épisodes de Doctor Who...

(Tellement difficile que j'étais à deux doigts de sangloter comme une fiotte.)

C'est bien simple, aussitôt que Rose explique à "9" que ce serait quand même vachement tip-top si elle pouvait profiter du Tardis pour aller voir son père, dans le passé, vu que celui-ci est mort quand elle était bébé, j'ai trouvé que ça puait vachement la merde. Je n'arrive même pas à comprendre comment le Doc peut accéder à sa demande. Peut-être juste parce qu'il ne peut pas lui résister... En tout cas, ça va foutre un sacré dawa.

Voilà donc ma Rose assistant au mariage de ses parents (on ne peut pas dire que ce soit un mariage de princesse, d'ailleurs, et la mariée est loin d'être rayonnante).

Dès ce mariage un peu bancal, ma gorge s'est serrée, et j'ai compris que Rose allait au devant de graves désillusions. Qu'elle ait eu une vie de merde avant que le Docteur ne débarque, je crois qu'on a tous capté qu'elle pouvait le gérer. Mais découvrir que ses parents ont eu une vie encore plus merdique, je ne suis pas sûre qu'elle ait été prête à le découvrir. D'autant que sa mère qui l'a élevée seule (Jackie a gagné mon plus grand respect, dans cet épisode) lui a épargné tous les détails un peu moches concernant son père.

Mais avant tout cela, c'est donc à la mort de son père que Rose assiste. Et là, au lieu d'aller lui tenir la main au moment où il rend son dernier soupir, la pauvre enfant reste pétrifiée.

Et c'est là que le Docteur commet l'erreur fatale. Il accepte de revenir encore une fois en arrière, quitte à croiser leurs doubles (!) pour que Rose puisse réaliser son voeu. Sauf que cette fois, Rose ne reste pas du tout prétrifiée. Elle court et pousse son père au moment où la voiture s'apprête à le percuter. Bref, elle le sauve.
Ce qui (à mon grand plaisir, je l'admets) va mettre le Docteur dans une rage glaciale.

Qu'il puisse être aussi furieux après Rose, j'avoue que ça m'a foutu la chair de poule. Il est quand même flippant, quand il s'y met.
S'ensuit une irrésistible prise de tête, que le père de Rose prend pour une querelle d'amoureux...
Enfin, moi, de mon côté, je suis restée sous le choc de la violence de la réaction du Docteur qui y voit immédiatement une remise en question totale de sa relation avec Rose, l'accusant même de ne l'avoir suivi que pour pouvoir sauver son père. Argh.

The Doctor : I say 'spaceship', you're not interested, I say 'time machine'...
Rose : I didn't plan it, I just saw it happening and thought I could stop it.
The Doctor : Ah, I did it again. I picked another stupid ape. (Iiiiiiik, l'affreux !) I should have known. It's not about showing you the universe. It never is. It's about the universe doing something for you.
Rose : What's the problem ? He's never gonna be famous, he's not gonna start World War Three or anything !
The Doctor : Rose, there's a man alive in the world who wasn't alive before. An ordinary man. That's the most important thing in creation ! The whole world's different because he's alive !
Rose : So you'd have him dead ?
The Doctor : I didn't say that...
Rose : No, I get it. For once, YOU're not the most important man in my life. (Oooouh, joli !)
The Doctor : Rose, my whole planet was destroyed, my family... do you think it never occurred to me to go back and save them ?

Pfiou. En apnée pendant tout le truc. Evidemment, les portes claquent et Rose se retrouve toute seule avec son père. Je ne sais pas si le Docteur serait parti... je crois que oui, il a vraiment un pur caractère de chien, celui-là.
Pas de chance, voudrait-il partir qu'il ne le peut pas : le Tardis n'est plus qu'une cabine téléphonique comme une autre.

Rose a fait plus de mal qu'elle ne le pensait. Elle a endommagé le temps, laissant apparaître d'affreuses créatures venues engloutir ce méchant paradoxe (et le monde entier avec lui).
Maintenant, je m'interroge sur ce fameux paradoxe. A mon avis, ce serait lié au fait qu'en sauvant son père, Rose modifie suffisamment l'avenir, au point de ne pas partir dix-huit ans plus tard lorsqu'elle rencontre le Docteur. Du coup, si elle ne part pas, elle ne peut pas sauver son père. Paf, c'est tout cassé.
Je suis nulle en paradoxe. C'est peut-être juste le fait qu'elle se croise elle-même deux fois dans cet épisode. Enfin. Bref. Toujours est-il que le mariage où sont supposés se rendre Pete Tyler, Jackie et bébé Rose tourne salement au drame. Et que la noce se retrouve enfermée dans une église à attendre que des affreuses bestioles ailées réussissent à entrer pour les dévorer.
Bien entendu, ce couillon de Docteur est aussi de la partie.
Le problème, c'est que cette fois, il n'a pas de plan.

(A part qu'il est canon, mais ça ne va pas beaucoup l'aider, je crois.)

The Doctor : The entire Earthâ??s been sterilised. This and other places like it are all thatâ??s left of the human race. We might hold out for a while but nothing can stop those creatures. Theyâ??ll get through in the end. The walls arenâ??t that old. And thereâ??s nothing I can do to stop them. There used to be laws stopping this kind of thing from happening. My people would have stopped this. But theyâ??re all gone. And now Iâ??m going the same way.

Bon, attention, c'est là que j'ai *hum* un tout petit peu pleuré. Quand le père de Rose réalise enfin que ce n'est pas n'importe quelle blonde qu'il a devant lui.

Pete Tyler : It's... it's like I trusted you. Moment I met you, I just did. A wound in time... You called me Dad. I can see it... my eyes... Jackie's attitude... you sound like her when you shout... You are. You are.... you're my Rose. You're my Rose grown up.

Rah, qu'est-ce qu'elle est mimi avec les yeux rouges, la ptite Billie. Je vous jure, elle est irrésistible.

Beuhaaaaaaaah !

Snirfl.

Bon, et alors y en a un qui fait grave la tronche tout seul dans son coin... je vous jure que je n'en reviens toujours pas de l'avoir vu aussi dur envers Rose, l'ignorant presque, lui tournant le dos, iiiik, pas gentil Docteur !
Par contre, truc marrant (outre le jeune Mickey se jetant dans les bras de la grande Rose), cette scène avec bébé Rose.

The Doctor : Now, Rose... you're not gonna bring about the end of the world, are you ?

Et alors que la bécasse de 19 ans les rejoint...

The Doctor : Jackie gave her to me to look after. How times change.

(Je n'ai pas pu m'empêcher de rire. C'est impossible de ne pas rire.)

Bon bref, vite vite, réconciliez-vous, y en a MARRE !

Rose : If I'd realized...
The Doctor : Just... tell me you're sorry.
Rose : I am. I'm sorry.

Beuhaaaaaah !

Bon, et avant que ça ne tourne carrément aux grandes eaux de Versailles, j'ai quand même adoré la scène où alors que son père l'interroge sur les souvenirs qu'elle a de lui (souvenirs qu'elle ne peut pas avoir puisqu'il devrait être mort), Rose lui ment avec aplomb, lui brossant le portrait du père idéal qu'elle a toujours cru qu'il était, lui racontant quelque part les mensonges que Jackie lui a racontés quand elle était enfant, le protégeant ainsi le plus longtemps possible. C'est adorable... C'est juste Rose.
Bien entendu, celui-ci finit par comprendre qu'elle le balade. Et puis par la même occasion, il capte aussi qu'il devrait être mort.

Pete : Now it's my fault all this has happened.
Rose : This is my fault.
Pete : No, Love. I'm your Dad. It's my job for it to be my fault.

Et c'est comme ça que sans le vouloir, Pete Tyler va tuer... le Docteur !

En casant bébé Rose dans les bras de la grande Rose pour montrer à Jackie très jalouse que siii, c'est la même Rose, paf, les affreux volatiles se matérialisent dans l'église...

... et dévorent le Docteur !

Mais comme Pete Tyler n'est pas tout à fait le dernier des abrutis, il a bien remarqué la voiture qui ne cesse de passer en boucle devant l'église...

... et évidemment s'en va se flanquer dessous parce qu'il n'y a pas d'autre solution. A l'instant même, le Docteur réapparaît au côté de Rose...

The Doctor : Go to him. Quick.

Oh, sniffy, c'que c'est triste...

Enfin, une chose aura changé malgré tout : Pete Tyler ne sera pas mort tout seul dans la rue. Mais avec sa fille.

Ah, c'était une belle histoire, drôlement bien racontée et mise en scène. Un super épisode, vraiment.

Et le pire, c'est que les deux prochains sont absolument mortels.

 

107 : The long game

Ah, Rose.
Je t'aime beaucoup, Rose.
Mais des fois, tu es un peu une sacrée coquine.
Voilà donc que la Rose s'est trouvée un compaing en 2012 et qu'elle l'embarque avec elle à bord du Tardis. C'est quand même un poil gonflé.

(Voire inconscient. La péronnelle ne voit donc pas qu'elle a TOUT ce qu'il lui faut à bord de ce mirifique vaisseau ?)

Enfin bref, vite, vite, l'occasion pour le Docteur de dire quelque méchancetés sur son nouveau pensionnaire, surtout que celui-ci, comme par hasard, commence par se montrer relativement inadapté.

The Doctor : The Fourth Great and Bountiful Human Empire. Planet Earth at its height. Covered with megacities, five moons, population 96 billion. The centre of a galactic domain that stretches across a million planets, a million species. With humanity right in the middle.
(Adam tombe dans les pommes.)
The Doctor : He's your boyfriend.
Rose : Not any more.

Heureusement, la Rose a de l'humour, et elle sait se montrer observatrice. Enfin, ça ne l'empêche pas de donner une deuxième chance à l'importun en le promenant à bord d'une extraordinaire station spatiale peuplée d'humains et surtout de journalistes.

Alors, petite parenthèse. J'ai absolument A-DO-RE la manière dont est dépeint le journalisme du futur. Un truc atroce, avec des gens branchés de partout à une sorte d'AFP cosmique qui se télécharge directement dans leur tête...

The Doctor: Compressed information. Streaming into her. Reports from every city, every country, every planet. And they all get packaged inside her head. She becomes part of the software. Her brain is the computer.

Le tout manipulé d'en haut par un genre de PPDA mutantisé qui vient d'une autre planète, avec des grandes dents. La métaphore est sublime. Bref, plus rien à voir avec le journalisme. Justement, regardons bien autour de nous. C'est vraiment ce qui nous pend au nez. Comme dernièrement, j'ai lu un certain bouquin concernant une certaine chaîne (pour laquelle je ne travaille pas, je le précise pour MissBlonde), j'ai beaucoup ri en voyant la journaliste qui attend tellement d'être promue au 500ème étage. Promue vers quoi, elle n'en sait rien, la bourrique. Juste promue, quoi. Arf arf arf.

(Cette histoire de promotion m'a d'ailleurs vaguement rappelé The Island.)

Parce qu'entre nous, la promotion, elle ressemble plutôt à ça :

Sinon, elle m'a bien fait marrer, la Rose, dans cet épisode. Rien que sa tenue m'a fait délirer. Ca a l'air con, mais elle a un look d'enfer. Elle fait très "cyber-pop", et c'est en regardant cet épisode que je me suis fait cette réflexion : le casting est vraiment au poil. Billie Piper est tellement parfaite dans ce rôle que c'en est presque indécent. Et d'ailleurs, visuellement, dans cette scène, ils sont top tous les deux.

(Helloooooo ! Could we be standing any closer ???)

Bref, le petit bonhomme du 500ème étage, tout bleu et tout froid avec son sourire hyper flippant m'a trop fait délirer. Mais le message qu'il délivre est quand même... waouh.

The Editor : â??That thingâ??, as you put it, is in charge of the human race. For almost a hundred years, mankind has been shaped and guided, his knowledge and ambitions strictly controlled by its broadcast news, edited by my superior, your master and humanityâ??s guiding light, The Mighty Jagrafess of the Holy Hadrojassic Maxarodenfoe. I call him Max.

C'est bien humain, ça, de se croire tranquille les rois du monde et de se faire manipuler sans s'en rendre compte... Pas vrai, Smiley ?

La preuve encore avec l'autre crétin d'Adam qui en moins de trente secondes se dit que ce serait pas mal de voler l'Almanach des résultats de la lotterie pour les 50 années à venir (or so) et se fait percer la tête, j'en aurais gerbé...

(Ouais, clairement, la beauté du geste, connaît pas en 2012.)

Et quand le bonhomme tout bleu s'apprête à donner en pâture à la bête le Docteur et la Rose, j'avoue qu'entre deux "oh" et deux "ah", j'ai ri, mais ri...

Visuel = tip-top moumoute. D'ailleurs tout cet épisode est super bien filmé. On y croit dur comme fer. Tout y est plus vrai que nature, jusqu'à l'ambiance. Quant à lui, je ne sais pas si c'est moi, si c'est lui, ou si c'est nous deux (uhuhuh), mais il est de plus en plus superbe.

Bref à cause de ce crétin d'Adam, on frise de peu la catastrophe galactique, mais grâce à Cathica, la locale qui veut être promue, tout ce petit monde est sauvé d'une possible zombification (décidément). Et le Docteur ramène Adam chez lui.

Adam : But I want to come with you !
The Doctor : I only take the best, I've got Rose.

(Aaaaaaawww...)

Et hop, Adam est donc largué en bonne et due forme par la Rose chez sa petite maman.

L'innocente ayant la mauvaise surprise de découvrir qu'en claquant des doigts, un truc sort de la tête de son fils. Oups.

N'est pas compagnon du Docteur qui veut ! D'ailleurs, le titre de travail de cet épisode, c'était "The Companion Who Couldn't".

(J'ajoute quand même pour la défense du jouvenceau que les scènes coupées expliquaient son geste inconscient par une grave maladie dont souffrait son père... En tout cas, à l'écran, tel quel, il passe vraiment pour un petit gougnafier. Bon débarras.)

 

106 : Dalek

"EXTERMINATE !"

(Ou comment la Sorcière s'est retrouvée à une heure indue en train de consulter frénétiquement eBay pour se trouver un exemplaire de ce tas de ferraille. Un qui crie "EXTERMINATE", de préférence. Je n'en dirai pas plus sur cette pénible affaire.)

Enfin, voilà un épisode extrêmement intéressant, surtout pour les nazes qui ne connaissent le Doctor que sous les traits aimables de Christopher Eccleston.

(Car il faut savoir qu'il y en a eu huit autres avant lui, et que même si l'apparence est différente, c'est le même Doctor. Vous me suivez ?)

Bref, notre Docteur a donc eu une petite vie bien remplie (rappelons qu'il porte beau ses 900 et quelques printemps) et nous savons déjà qu'il est le seul survivant d'une guerre qui semble avoir été terrible.
L'épisode commence alors que Rose et Nine (j'aime bien l'appeler comme ça, des fois on cherche son nom, pour changer, et merde, il n'en a pas, ce con) débarquent en Utah en 2012, pour répondre à un appel de détresse émanant de ce qui s'avère être vite un musée qui abrite une collection très spéciale... puisqu'il s'agit d'objets aliens.

J'imagine que pour les connaisseurs, ceci doit avoir une résonance particulière.

(Moi, je me suis contentée de crier : "VEUX !")

Outre bien sûr le fait que ça a l'air de faire des choses à notre bon docteur, de tomber sur cette face de Playmobil.

The Doctor : The stuff of nightmares reduced to an exhibit... I'm getting old.

Enfin, ce n'est rien comparé à ce qui l'attend quand il découvre la pièce maîtresse de ce musée, qui n'est autre que l'ennemi public numéro un : un Dalek. Ou plutôt LE Dalek. L'équivalent du Docteur dans le camp adverse. A savoir l'unique survivant de la race qui a anéanti tous les Time Lords.

Et là, je peux vous dis que le Docteur, il nous pète un câble mais maison. J'en ai presque eu peur, dites donc.

The Doctor : Alright then, if you want orders, follow this one. Kill yourself.
Dalek : The Daleks must survive !
The Doctor : The Daleks have failed. Why don't you finish the job and make the Daleks extinct ? Rid the universe of your filth. Why don't you just DIE ?

J'adore le fait qu'ils aient gardé l'ancien look du truc, ce qui nous fait une sorte de R2 pas tellement flippant. Sauf que quand il sort de sa torpeur en reconnaissant le Docteur, eh ben c'est plutôt flippant. Et le Docteur version hurlante et malfaisante, complètement hystéro face à cet ennemi enchaîné dont il se moque avec toute la haine dont il est capable, c'est juste splendide.

Pendant ce temps, Rose drague, tiens, pour changer.

Ce qui fait qu'elle passe totalement à côté de l'échange surréaliste auquel on vient d'assister. Et que pendant que le collectionneur, un affreux jojo qui me paraît très pompé sur Bill Gates *fait les cornes* passe un Docteur à moitié à oilp (bonjouuuur) à la question, eh ben la Rose, elle se balade. Et elle va voir le Dalek grâce à sa nouvelle conquête, Adam, un assistant du collectionneur. D'ailleurs, aux côtés dudit collectionneur, on retrouve Osiris, c'est dire si celui-ci aime l'exotisme.

Excellente Anna-Louise Plowman, d'ailleurs.

Bref, Rose fait connaissance avec le Dalek. Lui parle. Et prend pitié de lui, bien entendu.

C'est du Rose tout craché, tout dans l'émotion, et tellement loin d'imaginer l'engin de destruction qui se cache derrière ce petit tas de ferraille d'allure inoffensive. Mais lorsqu'elle pose la main dessus...

... eh bien la chose en profite pour synthétiser son ADN et se regénérer totalement, brisant ainsi toutes ses chaînes et repartant pour une nouvelle mission, ou plutôt toujours la même : exterminer.

Et il est futé, le petit fumier. Commence une folle course-poursuite à l'intérieur de l'installation souterraine. L'animal ne craint pas les balles ce qui fait que tous les agents de sécurité y passent les uns après les autres. Il y a une scène formidable où le machin déclenche le système anti-incendie, inondant tous ses adversaires... avant de leur balancer un petit coup de jus, ce qui électrocute toute l'aimable assemblée. Une vraie tuerie.

Ah, le petit goret. Bref, la Rose court, avec son nouveau copain Adam. Nouveau copain qui ne vaut pas franchement plus cher que Mickey, puisqu'au moment où le Docteur, réquisitionné pour sauver tout le monde, donne aux deux rescapés la consigne de passer vite fait une porte qu'il doit fermer pour empêcher le Dalek de parvenir jusqu'au coeur de la bâtisse, le veule se dépêche de passer. Laissant Rose derrière la porte qui s'est fermée sous son nez. Le coup de fil qu'elle passe alors au Docteur pour lui dire qu'elle est restée coincée est terrible. Le Docteur vient de condamner Rose, lui qui s'était déjà mangé un savon de Jackie dans l'épisode précédent. C't'affreux.

(Aaaaaaw, il est sur le point de pleurer... D'ailleurs, le Dalek nous sort un adorable : "What use are emotions if you will not save the woman you love ?")

Sauf que, et ça, je l'avais senti venir, le Dalek qui s'est nourri de l'ADN de Rose a bien du mal à la tuer. Elle est pourtant là, juste devant lui, prisonnière, mais il ne passe pas à l'action.

Rose : I'm begging you, don't kill him. You didn't kill me.
Dalek : But why not ? Why are you alive ? My function is to kill. What am I ? What am I ?

S'ensuit alors une scène super intense durant laquelle Rose dialogue avec le Dalek, réalisant que celui-ci a évolué grâce à elle, avant d'être rejointe par le Docteur avec lequel elle trouve quand même le moyen de s'engueuler.

Et puis finalement, elle doit bien convenir que la créature n'a d'autre choix que de s'autodétruire. Et elle obéira à son ordre. Je n'étais pas sûre qu'elle parvienne à le lui donner. Mais si. Rose apprend vite, au fond, à grands coups de désillusions. C'est la dure loi de l'espace.

Dalek : Why do we survive ?
The Doctor : I don't know.
Dalek : I am the last of the Daleks.
The Doctor : You're not even that. Rose did more than regenerate you. You've absorbed her DNA. You're mutating.
Dalek : Into what ?
The Doctor : Something new. I'm sorry.
Rose : Isn't that better ?
The Doctor : Not for a Dalek.
Dalek : I can feel. So many ideas. So much darkness. Rose, give me orders. Order me to die.

Intéressant épisode, très fort émotionnellement. Je ne l'aurais pas cru, mais une fois encore, on arrive à nous attrister grâce à une bestiole qui a quand même réduit un monde à néant.
Et ce Docteur enragé, moi, il me plaît beaucoup.
Cette fois, il est vraiment le seul rescapé d'un conflit qui finira oublié. Rien que de penser à ça, ça me fait froid dans le dos. Pauvre Docteur... Malgré les compagnons qui font un bout de chemin avec lui et qui lui font oublier provisoirement sa solitude, il n'empêche qu'il est quand même très seul. Et puis maintenant qu'il a détruit son dernier ennemi, c'est probablement encore pire. Snif.

Par contre, j'ai tout de suite compris que c'était une mauvaise idée d'embarquer Adam. Dès le début, on sent qu'il est de trop, qu'il n'a rien à faire à bord du Tardis. Et même le Docteur semble le récupérer à contrecoeur, juste pour faire plaisir à Rose qui est quand même une sacrée petite coquine...
Bref, j'ai vraiment souhaité qu'ils s'en débarrassent rapidement. Ce sera le cas.

 

105 : World war three

Quel dommage de gâcher un titre aussi spectaculaire pour un épisode aussi naze !

Enfin, ce n'est pas très grave, car vu les épisodes phénoménaux que je m'enfile depuis hier, j'en ai très vite oublié les Slitheens.

Bref, les Slitheens, donc, ce sont ces horreurs d'aliens qui se planquent à l'intérieur des gros et qui ont infiltré 10, Downing Street. Zzzzzzz...

Mais pas seulement. Les voilà aussi chez Mickey, le "copain" de Rose. C'est là que ça devient drôle. Non parce que voir Jackie et Mickey défaire le méchant Slitheen en lui balançant des cornichons et des oignons au vinaigre à la tronche, c'est quand même juste énorme.

(Désolée, pekA, mais c'est juste trop beau, tu comprends ?)

Go Mickey, go !

Bien entendu, l'affreux explose en une grosse masse verte gluante. Sinon, ce ne serait pas drôle.

Ah oui, et d'ailleurs, ils sont encore plus beaux quand ils sont plusieurs !!!

Enfin, sinon, j'ai quand même bien aimé tout le petit cirque entre d'un côté Jackie, Mickey et les deux voyageurs cosmiques, et puis de l'autre, Harriet Jones et les deux mêmes voyageurs. En fait, c'est ça que je trouve super dans cette série, et même dans ces deux épisodes relativement minables : où qu'ils aillent, les deux lascars se font toujours des potes. Et à chaque fois, en un rien de temps, c'est à la vie à la mort. Ca en dit long sur la sympathie qu'ils dégagent, et aussi sur l'intensité que la série peut atteindre lorsque les scénaristes décident de pousser jusqu'au bout. Bref, ça c'est très fort. Et comme ça marche, c'est d'autant plus jouissif.

Surtout lorsque pour sauver la Terre de l'invasion slitheen, Mickey balance une bombe nucléaire sur 10, Downing Street et que seule la pièce où se trouvent le Docteur, Rose et Harriet résiste. Normal, elle est conçue pour ça. Mais enfin, ça nous a valu quand même une belle séance de gratte-gratte la tête de la part du Docteur, pas tout à fait jouasse à l'idée de risquer de sacrifier sa Rose pour sauver la Terre. Surtout que la mère éplorée est à l'autre bout du fil.
Enfin, grâce au blindage made in Britain, nos amis s'en sortent indemnes.

Et alors que Harriet, la MP sans portefeuille, se précipite au grand air, le Docteur percute que c'est elle la future première ministre de Grande Bretagne, trois mandats rien que ça... pour devenir l'architecte de l'âge d'or de son pays. Waouh.

Autre chose que je trouve super couillu : le parti de jouer la transparence. Oui, quand on voyage dans le temps, on le dit aux gens. Pas trop fort, et pas à tous, mais tôt ou tard, au cours de l'épisode quel qu'il soit, les complices l'apprennent. Et ils l'acceptent, se résignent s'il le faut. C'est le cas ici de la mère de Rose, par exemple qui va laisser sa fille repartir.
Et même si le Docteur s'arrange pour laisser un minimum de traces sur son passage, le premier contact a quand même eu lieu.
Bref, j'aime cette manière (pas toujours très fine, je l'admet) de repousser ce côté un peu tabou de la SF, de ne pas toujours jouer le jeu du secret, du complot, du fait de cacher aux masses des choses que bien sûr elles ne pourraient pas comprendre. Ben là, les masses, elles ont systématiquement le nez dessus. Ce qui fait que nous, chaque fois, on est choqué parce que "mais merde, tout le monde va le savoir !!!".
Pas mal, hein ?
Et puis il y a des fois, eh bien le Docteur, il s'en lave les mains. Et il a bien raison. Il n'intervient qu'en cas de casse. La classe.

Enfin, malgré les réticences de Mickey qui n'est décidément pas très copain avec le Docteur...

... et de Jackie, Rose repart. Promettant de revenir tellement vite qu'ils ne se rendront même pas compte qu'elle est partie. Tout l'intérêt de voyager dans une machine temporelle. Tenez, dans dix secondes elle sera de retour.

Sauf que dix secondes plus tard, toujours personne. Jackie rentre tristement chez elle. Et Mickey attend.
Et nous, on peut toujours se demander s'il vaut mieux qu'ils sachent tout ou pas.
Ouaip. Voilà, c'est ça, Doctor Who...

 

104 : Aliens of London

Et pour commencer, une petite anecdote amusante concernant cet épisode dont certaines scènes ont été filmées tout au début du tournage. Ca a dû être... sympa !

Christopher Eccleston : My first day, I chased a brilliant actor, of restricted height called Jimmy Vee, dressed as a pig, dressed as a spaceman. So he's a pig, disguised as a spaceman, and I had to chase him up and down a corridor. Err, and that's how I spent my day... and it got more surreal.

Bon, bref, soyons honnêtes, cet épisode et le suivant, c'est quand même... beeeeeuh, pas gégé. Enfin, disons qu'il y a des chances que ça nous échappe totalement à nous, non-Britons. Et encore... il faut peut-être être un E.T. pour comprendre l'humour de cet épisode... Ah ben oui, c'est bien ce que je disais, en fait !

Bref, plutôt que de pleurer sur l'absurdité du traitement de ce scénario pourtant pas si mauvais que ça (des aliens à Londres, tout de même !), je vais plutôt m'attarder sur ce qu'il y a d'intéressant ici, car il y a aussi de l'intéressant. C'est la première fois que Rose rentre chez elle depuis qu'elle a été recueillie par le Docteur.

(Ca fait un peu goret, dit comme ça, non ?)

Bref, histoire de faire acte de présence auprès de sa mère, Rose et le Docteur décident de revenir à Londres douze heures après leur départ. Tout contents, comme d'hab.

Sauf que ça va trop pas durer.

Il a des petits ratés, le Tardis, quand même. C'est pas douze heures plus tard, mais douze mois plus tard. Oups. Douze mois, donc, que la pauvre Jackie est sans la moindre nouvelle de sa fille, puisque celle-ci a tout simplement disparu de la surface de la Terre.

Ce qui vaut à El Doctor de se manger une gifle magistrale qui le flanque à moitié par terre.

The Doctor : 900 years of time and space, and I've never been slapped by someone's mother !

C'est vrai que vue de chez Jackie, c'est quand même hyper chelou, cette histoire. Et à vrai dire, du point de vue de tout le monde. Ils sont bien gentils, sur leur petit nuage, à bord de leur cabine téléphonique, mais ptain, ils sont quand même bien lourdingues. N'importe qui penserait que le Doc, c'est un pervers et que la Rose, elle fait le trottoir. Et puis bien sûr, cette petite dinde-là refuse catégoriquement de raconter quoique ce soit à sa mère, ce qui rend celle-ci encore plus folle d'angoisse. Et on la comprend.

D'ailleurs, il y a encore des moments où Rose se demande ce qu'elle fout là. Tout de même.

Rose : When you say nine hundred years...
The Doctor : That's my age.
Rose : You're nine hundred years old ?
The Doctor : Yep.
Rose : My mum was right. That is one hell of an age gap. Every conversation with you just goes mental. And there's no-one else I can talk to. I've seen all that stuff up there, the size of it, and I can't say a word. Aliens and spaceships and things... and I'm the only person on planet Earth that knows they exist.

Tout irait (presque) bien si ce n'était pas pile poil le moment choisi par un vaisseau alien pour s'écraser sur Londres, pour le plus grand plaisir de cet idiot de Docteur.

Ouééééé, un first contact !

Alors, c'est juste pas de bol parce qu'il y en a un qui n'est pas super content d'apercevoir le Docteur, c'est Mickey. Mickey l'Idiot. Mickey le petit copain de Rose. Le Mickey qu'on a accusé d'avoir tué Rose vu qu'on ne la trouvait pas.

D'ailleurs, le Mickey se récupérerait bien la Rose, sauf que moué, elle n'y met pas plus de bonne volonté que ça...

D'autant que le Doc n'arrête pas de tourner en ridicule le pauvre "Ricky".

The Doctor : Ricky, if I was to tell you what I was doing to the controls of my, frankly, magnificent time ship, would you even begin to understand ?
Mickey : Well, I suppose not.
The Doctor : Well shut it, then.

(C'est bon, Nine, on a compris, c'est toi qui as le plus beau, et surtout le plus GROS vaisseau. Tssss... )

Bref, le Docteur est pécho par les autorités, et il joue à cache-cache avec un faux alien à tête de cochon (WTFWTFWTF).

Pendant que tout le monde se concentre sur ce faux alien, ben les vrais aliens, eux, ils ont envahis le premier ministre et plein d'autres gros lards et au milieu d'un concert de flatulences, ils s'apprêtent à foutre le bronx.

The Doctor : Excuse me, do you mind not farting while I'm saving the world ?

(Ne pas rire, ne pas rire, ne pas rire.)

N'empêche, pour le bien de tout le monde (et surtout au nom de la crédibilité de cette série), je crois qu'il vaut mieux que je m'arrête là pour cet épisode. To be continued, donc...

 

103 : The unquiet dead

Ouééééé, après les mannequins-zombies du premier épisode, voilà des VRAIS zombies ! Enfin presque...
Roh, la mémé qui se relève dans son cercueil, j'ai adoré !

Oh, grand-mère, comme vous avez de grands yeux !

Bon, à part ça, je ne vais pas vous le cacher, oui, j'ai survécu aux affligeants épisodes 4 et 5, et si j'avais déjà une légère tendance à aduler l'association Docteur/Rose, ben là, c'est bon, il n'y a plus de retour possible. A quoi ça tient ? A pas grand-chose, en fait. A l'enthousiasme des deux personnages, tellement curieux de tout découvrir ensemble, à leur insouciance, comme si rien ne pouvait leur arriver quand ils sont ensemble, et puis à leur joie de partager leurs aventures avec l'autre.

C'est très joli, c'est même rare. Un coup de foudre, quoi. Ca arrive, des fois.

(Et trois épisodes d'une complicité remarquable sans une seule allusion sexuelle, ça repose, par les temps qui courent... Cela dit, elle a dix-neuf ans, il en a 900... Il pourrait donc être environ 45 fois son père.)

Bref, une fois la Rose attifée comme il se doit et le Docteur ayant changé de pull (il pourrait faire l'effort de mettre une chemise en dessous, parce que si moi j'apprécie tout à fait ses petits cols en V sur son torse viril, je ne suis pas sûre qu'en 1860, ça passe aussi facilement), nous les voilà en pleine attaque de zombies/fantômes...

... lesdits zombies/fantômes ayant le bon goût de venir interrompre une histoire racontée par Charles Dickens himself.

Bref, la Rose se fait embarquer par les zombifiés, ce qui ne plaît pas des masses à son compagnon de voyage, mais ça nous vaut cette scène excellente où elle tente de reprendre ses esprits alors que derrière, d'autres esprits sont en action.

C'est à mourir de rire, j'adore.

Bref, là où ça se gâte, c'est que notre Rose et notre Docteur, ils sont bien gentils, mais ils voient un peu le bien partout. Alors quand ils découvrent que les zombies sont en fait habités par une race sur le point de s'éteindre si on ne lui file pas quelques corps, eh ben ils s'apitoient, les braves. Surtout le Docteur qui ne fait pas trop le fier vu que ça semble un peu être le résultat de la "Time War" évoquée dans l'épisode précédent. Enfin, Rose n'est quand même pas super partante pour leur filer des morts de sa planète.

C'est vrai, ça fait un peu cracra. Du coup, ils s'engueulent un peu que c'est super mignon, mais le bon Docteur, toujours prêt à sauver une race en danger, parvient à la convaincre. Hop, ça tombe bien, la bonne de l'entrepreneur de pompes funèbres avec qui Rose avait justement sympathisé est partante pour tenter de les aider. Evidemment, c'est là que le tout bascule, parce que la petite séance de spiritisme tourne au vinaigre.

Ah, en fait, c'était pas des gentils zombies du tout.

Arf !

Et c'est là, ENFIN, que Rose percute que si elle meurt maintenant, elle meurt vraiment. Même si elle n'est pas encore née.

(Pas toujours super futée, la charmante enfant.)

Oué, d'ailleurs, le Docteur flippe sa race aussi, tiens.

The Doctor : I saw the fall of Troy. World War Five. I pushed boxes at the Boston Tea Party. Now I'm going to die in a dungeon. In Cardiff !

(On voudrait ne pas rire, mais comment voulez-vous ?)

Enfin, Charles Dickens n'étant pas le dernier des imbéciles, il fait péter la barraque d'importance, et le Docteur s'en veut à mort parce que la pauvre Gwyneth, tellement gentille et tout reste sur le carreau, probablement tuée dès le début de la séance de spiritisme. Ce qui est super triste, et franchement, je ne pensais pas qu'elle y resterait. Décidément, ils n'ont pas l'air d'avoir peur de liquider les personnages sympathiques, après la charmante dame-arbre de l'épisode précédent.

Autre chose qui m'a vachement serré la gorge, la dernière conversation entre les deux voyageurs et Dickens.

Charles Dickens: But you have such knowledge of future times. I don't wish to impose on you, but I must ask you... my books, Doctor. Do they last ?
The Doctor : Oh, yes.
Charles Dickens : For how long ?

The Doctor : Forever.

Gloupsi.

Surtout que Dickens doit mourir quelques mois plus tard et qu'il n'aura jamais le temps d'écrire la formidable histoire de fantômes qu'il vient de vivre.
Non mais sérieusement... C'est dingue, cette série, non ?
Et encore, je ne peux pas tout aborder dans une simple review, mais c'est quand même super riche et à des tas de niveaux...
Là, paf, on nous rajoute une dimension culturelle à tout le truc... C'est passionnant, drôle, poignant. Mais ça reste quand même un tout petit peu un truc de geek biberonné à Star Trek !

 

Ok...

Alors, j'ai aperçu une ou deux photos du deuxième (dixième) Docteur, et en fait... attention... il est plutôt... mimi... Quand il ne fait pas son sourire et ses yeux flippants, là.

Mais vue de chez moi, Eccleston est quand même vachement plus rassurant. Même quand il fait son sourire un peu flippant.

(Ca doit être les yeux bleus, ça... )

Bon sinon, j'en suis à l'épisode 7. Non, ne tapez pas !

 

102 : The end of the world

Alors, si l'attaque des mannequins-zombies était quand même super osée pour un premier épisode... que dire de la destruction de la Terre dans le deuxième ?!?

(Et là, je me suis dit : "Nan. Ils vont pas oser nous faire exploser la Terre sur du Britney Spears." Ben c'est pas passé loin. )

Bref, plusieurs choses que j'ai adorées, dans cet épisode. D'abord, la fraîcheur de Rose qui s'émerveille de pouvoir voyager dans le futur, comme une enfant au pied du sapin de Noël.

Et puis lorsqu'arrivés cinq billions (milliards ?) d'années dans l'avenir, le Docteur et elle admirent la Terre...

The Doctor : You spend all your time thinking about dying. Like youâ??re going to get killed by eggs or beef or global warming or asteroids. But you never take time to imagine the impossible. That maybe youâ??d survive.

Et là, j'ai littéralement fondu.

La fin du monde, donc. Le soleil explose et Rose va être aux premières loges... Avec tout un tas d'autres gens... Des extra-terrestres. L'effarement de la pauvre enfant est hilarant.

Autant que l'excitation de l'autre grand pendard, là.

Alors, les extra-terrestres. Ils sont pas mal, en fait. Il y en a des très bleus qui ne sont pas sans rappeler des choses aux Scapers, il y en a de très jolis qui sont des arbres (!), d'autres qu'on aurait pu croiser dans Dune.

Et puis il y a le dernier être humain. J'ai trouvé cette idée à se taper le cul par terre.
Surtout que le dernier être humain est quand même... très plat.

Iiiiiik !

Bref, l'idée que le dernier être humain soit cette vile carpette, je trouve ça d'un cynisme magnifique. Vrai, tant mieux qu'on lui fasse péter sa planète parce que c'est pas volé. Ah oui, et mauvaise nouvelle : dans ce futur très très lointain, il y a encore des réplicateurs. Une vraie saloperie, ces machins-là.

Bon, à part ça, première prise de bec entre les nouveaux associés, oué, cool, Rose s'en va bouder en entendant l'ordinateur de bord égrener un charmant compte à rebours : "Earth death in 25 minutes."

Les réplicateurs foutent la merde et font tomber le bouclier de la station spatiale alors que le soleil est sur le point de faire "pouf", ce qui promet un joli feu de joie.

Et avec sa nouvelle copine à branches, le Docteur s'en va réparer le foutoir. L'occasion pour nous de *prend une grande inspiration* découvrir qu'il nous cache des choses...

Jabe : What about your ancestry, Doctor ? Perhaps you could tell a story or two. Perhaps a man only enjoys trouble when thereâ??sâ?¦ nothing else left. I scanned you earlier. The metal machine had trouble identifying your species. Refused to admit your existence. And even when it named you, I couldnâ??t believe it. But it was right. I know where youâ??re from. Forgive me for intruding itâ??s remarkable that you even exist. I just want to sayâ?¦ how sorry I am.

Salfépleuré !

Enfin *snif*, alors que la Rose est sur le point de se faire griller comme une merguez, le Docteur sauve tout son petit monde (ou presque). J'ai adoré la scène où il doit passer entre les pales de je ne sais quoi. Ca fait vachement "Time Lord", en fait. Juste au moment où Jabe, la Dame-Arbre, sur le point de partir en cendres, lui dit qu'elle a compris qu'il en était un.

Après ça, paf, on nous démasque la dernière Humaine qui était à l'origine du sabotage, l'occasion de découvrir une autre facette de ce délicieux et mystérieux Docteur. Ca rigole pas, avec lui. Il regarde la peau de vache imploser sans ciller. Bien fait pour sa gueule.

Enfin, tout cela n'empêchera pas le soleil d'exploser et la Terre avec. J'ai trouvé cette scène phénoménale. Et pour une petite Terrienne telle que Rose, assister à un tel spectacle, ça doit être d'une tristesse... et en même temps pourquoi, puisque ça ne se passera pas avant des milliasses d'années. C'est rassurant, quelque part...

Ce n'est pas un hasard si dans le même épisode, Rose assiste à la destruction de sa planète et qu'à la fin, alors que le Docteur lui offre une petite balade sur la Terre, il lui confie que lui aussi à vu la sienne être anéantie...

(Ne me remercie pas Popo... )

The Doctor : My planet's gone. It's dead. It burned like the Earth. It's just rocks and dust. Before it's time.
Rose : What happened ?
The Doctor : There was a war and we lost.
Rose : A war with who ? What about your people ?
The Doctor : I'm a Time Lord. I'm the last of the Time Lords. They're all gone. I'm the only survivor. I'm left travelling on my own because there's no one else.
Rose : There's me.

(Aaaaaaaaaawwww... )

Snirfl. C'est trop triste. Trop trop triste. J'adore quand c'est triste.

Mieux encore, j'adore quand c'est triste mais que ça finit sur une scène choupi. D'ailleurs, voici LA capture d'écran qui me fait sourire rien que de la regarder : dernière image de l'épisode, le Docteur et Rose s'en vont manger des frites.

C'est trop choueeeette.

Ouais, bref, c'est vaaaachement bien ! C'est vrai que le visuel est vraiment spé mais c'est super intelligent, plein d'émotions... et le fait qu'ils arrivent à rendre une telle émotion malgré certains côtés grand-guignol, c'est exceptionnel. Et Oh my God, quel personnage que ce Docteur ! D'ailleurs, c'est super de commencer la série en se concentrant sur deux personnages, on entre bien plus facilement dans leur univers. Et puis les répliques cultes, les petites allusions... c'en est FARCI !

Enfin, j'adore, quoi. Really, really, really.

 

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