Le blog de La Sorcière
 

201 : New Earth

Un petit début de saison sympa (et très looove, enfin autant que Doctor Who puisse l'être à ce jour).
Faut dire que les petites incursions dans le futur, c'est toujours très très sympa, on ne sait jamais où donner de la tête.
On se retrouve donc sur New Earth, l'originale ayant disparu dans l'explosion du Soleil, souvenez-vous, épisode 1x02. Et New Earth, c'est une ôde à la vieille Terre.

Ce qui amuse énormément Rose et le Docteur qui sautent dans tous les sens, très heureux d'avoir repris ensemble leurs petits voyages. Vrai, ça faisait longtemps qu'on ne les avait pas vu avec une banane pareille.

Et vas-y que ça gambade dans l'herbe, et vas-y que ça se roule par terre et que ça se regarde en pouffant de rire. Ahum.

(Et là, on se dit qu'une bonne attaque de zombies les calmerait net. Z'inquiétez pas, ça va venir.)

(Et là, moi je me dis que Rose, elle craque grave sur ce nouveau Doctor qu'elle dévore des yeux en permanence, ce qui prouve bien que les Anglais ont des goûts de merde, mais bon, comme elle est jeune et donc bête, admettons. C'est quand même pas une raison pour l'attaquer avec les dents.)

The Doctor : Strictly speaking it's the fifteenth New York since the original. So that makes it New, New New New, New New New New New New, New New New, New, New York. What ?
Rose : You're so different.
The Doctor : New New Doctor.

Bref, Rose, tu es foutue. L'amour, c'est mal, ça n'attire que des ennuis, surtout dans les séries télé. Rose, fais ta prière.

Sinon, très intéressante cette New Earth où les humains sont des... chats.

Rose : They're cats !

Bien joué, Rose !

J'ai beaucoup aimé la petite séance de décontamination dans l'ascenseur de l'hosto. C'était tordant.

Enfin, comme d'habitude, pendant que le Docteur vaque à ses affaires de Time Lord, la Rose se promène. Décidément, si elle y passe, j'espère que ce sera parce qu'elle est une petite fouine, parce que qu'est-ce qu'elle peut foutre comme merde, quand elle fout son nez partout.
Bref, c'est là qu'elle tombe sur une revenante : Cassandra, la dernière Terrienne pur jus. Hum.

Accompagnée par une sorte de fou du roi tout blanc, un clone souffreteux chargé d'hydrater sa précieuse peau de fesses.

Rose : What about Gollum ?

Et voilà comment Rose se retrouve envahie par la personnalité de Cassandra qui en a un peu marre d'être plate.

Cassandra/Rose : Although... Nice rear... bumper !

Pendant ce temps, le Docteur rend visite à wow... the Face of Boe, ze retour !

Pauvre Face of Boe, tout mourrant...

Novice Hame : The rest of Boe-kind became extinct long ago. Heâ??s the only one left. Legend says that the Face of Boe has watched the universe grow old. Thereâ??s all sorts of superstitions around him. One story says that, just before his death, the Face of Boe will impart his great secret. He will speak those words only to one like himself.

J'imagine qu'on en rentendra parler. Y a plutôt intérêt, d'ailleurs. J'adore les secrets. J'attends.

(Pour info, épargnez-vous les : "Ouééééé, tu vas voir, le secret de Face of Boe, c'trop énooooorme, j'ai hâte que tu saches !" Absolutely unnecessary.)

Alors, concernant Cassandra/Rose, j'ai trouvé que le Docteur mettait un temps fou à se rendre compte qu'il y avait une couille dans le potage. Même si la rosse use de stratagèmes plutôt convainquants.

Notamment un Wonderbra.

Et notamment...

The Doctor (trois octaves au dessus): Yup... still got it...

Enfin, trouvant qu'on guérit les gens un peu vite, dans cet hosto, le Docteur découvre plein de zombies sur lesquels on fait des expériences pour développer des traitements. C'est grave deg. Surtout qu'on appelle ces charmantes personnes "The Flesh". Ik.

Et puis Cassandra continue à vampiriser le Docteur...

(J'en profite pour dire que d'une part, Billie Piper a dû s'amuser comme une petite folle, et que d'autre part, elle est très bonne... actrice.)

Alors, sans qu'on le voie venir, il finit par demander aux chats ce qu'ils ont bidouillé sur sa Rose.

The Doctor : Hold on, I can understand the bodies, I can understand your vows. One thing I can't understand, what have you done to Rose ?
Novice Hame : I don't know what you mean.
The Doctor : And I'm being very, very calm. You wanna be aware of that, very very calm. And the only reason I'm being so very, very calm is that the brain is a delicate thing. Whatever you've done to Rose's head, I want it reversed.

Sinon ça va péter !

Bref, les zombies dégueus sont libérés que c'est une horreur.

Ca cavale dans tous les sens, on se retrouve avec un échange de corps à mourir de rire de Cassandra qui délaisse Rose pour se réfugier à l'intérieur du Docteur vu que celui-ci commence à sérieusement s'énerver.

Cassandra/The Doctor : Goodness me, I'm a man... Yum !... So many parts ! And hardly used... ( ) Ah.. ah ! Two hearts ! Oh, baby, I'm beating out a samba !

Rose : Get out of him.
Cassandra/The Doctor : Ooh, he's slim. And a little bit foxy. You've thought so too. I've been inside your head... You've been looking... you like it !

(Sans blague... )

Bref, Cassandra ne sait plus où donner de la tête entre Rose qui hurle de laisser son Docteur tranquille et le Docteur qui la menace de mille morts si elle ne quitte pas le corps de Rose dans l'instant. Moralité, lorsque Cassandra envahit un zombie avant de réintégrer Rose...

Cassandra/Rose : Inside her headâ?¦ theyâ??re so alone. They keep reaching out just to hold us. All their livesâ?¦ and theyâ??ve never been touched.

Ca, ça calme net.

Enfin, grâce au Docteur, les malheureux sont guéris de leurs vilaines maladies avant de risquer de contaminer toute la New Earth, et il finit par convaincre Cassandra de laisser Rose tranquille.

Ce qui fait que Rose réintègre son rôle de groupie rougissante dont je vais très vite me lasser, je pense.

Au final, et cela je l'attendais... Le Docteur emmène Cassandra/Gollum mourir dans le passé, face à la vraie Cassandra, encore humaine à l'époque.

(C'est grave Cassandra !!! )

Très joli final, émouvant... Très belle tronche de Docteur zému qui est bien gentil de lui avoir permis de se revoir à l'époque où on la trouvait belle.

Bref, sympatoche. Pas transcendant, mais Whoesque, quoi.
Clairement, Eccleston parti, finie la figure paternelle du Docteur. C'était un peu ça que Rose cherchait en lui dans la saison 1. Ayant réglé son Oedipe en route, c'est donc parti pour l'ère Doctor Who, a.k.a le boyfriend idéal.
Ah ah ah, c'qu'on va s'marrer.

 

Alors euh...

Le Précieux qui se met à éructer "EXTERMINATE ! EXTERMINATE ! EXTERMINATE !" quand le boulot appelle, c'est quand même une expérience spectaculaire...

(*s'évente nerveusement*)

 

200 : Christmas invasion

Ok. Quelques impressions en vrac pour cet épisode un peu spécial qui s'intercale entre les deux saisons. D'une part, j'ai adoré le travail de deuil de Rose qui mine de rien a bien du mal à surmonter cette histoire de régénération. Nul doute qu'elle le croit du fond du coeur, mais ce n'est pas tout de le croire. Encore faut-il l'accepter. Et ça, c'est le plus dur.

Surtout quand il serait nécessaire que l'objet en question soit omniprésent histoire que la pilule passe plus facilement... et qu'au lieu de ça, il tombe dans le coma pour finir sa mutation. Hm. Quel homme.

(Sérieusement, il a l'air d'avoir douze ans et demi. Pffff, moi je suis pas très branchée jeunots, hein ! Faudra manger de la soupe, mon petit, si tu veux devenir un vrai Docteur !)

Malgré tout ça, l'obstination de Rose à le maintenir en vie est admirable. J'imagine que sans ce rebondissement (et celui qui va suivre), elle ne s'y serait pas faite aussi rapidement. Une fois passé le big craquage dans les bras de sa mère, celui où elle réalise qu'elle a vraiment perdu les yeux bleus de Chris Eccleston (que nous pleurons tous, snif), j'ai compris que le plus gros était derrière elle.

Pauvre petite.

A part ça, donc, une énième invasion extra-terrestre... qui apporte avec elle son lot de kolossaleuh rigoladeuh, notamment... je vous le donne en mille... le sapin de Noël tueur.

Jackie : I'm gonna be killed by a Christmas tree !!!

(Un Christmas Tree défait par le Docteur ressuscité parce que Rose se penche à son oreille pour lui chuchoter "I need you". J'ai trouvé ça merveilleux.)

Et puis une fois de plus, le duo Docteur/Jackie, vraiment impayable.

The Doctor : My head, argh, I'm having a neuron implosion. I need...
Jackie : What do you need ?
The Doctor : I need...
Jackie : Just say !
The Doctor : I need...
Jackie : Tell me, tell me, tell me. Painkillers ?
The Doctor : I need...
Jackie : Do you need aspirin ?
The Doctor : I...
Jackie : Codeine, paracetamol ?
The Doctor : I...
Jackie : Oh, I dunno, Pepto Bismol ?
The Doctor : I need...
Jackie : Liquid parafin ? Vitamin C, Vitamin D, Vitamin E ?
The Doctor : I need...
Jackie : Is it food ? Something simple ? Bowl of soup ? Nice bowl of soup ? Soup and a sandwich ? Ooh soup and a little ham sandwich ???
The Doctor : I need you to shut up !

Jackie : Oh he hasn't changed that much, has he !?!

Extraordinaire !!!

A part ça, j'étais ravie de revoir Harriet Jones, devenue Première Ministre. Sauf que je ne m'attendais pas du tout à la voir passer du côté obscur de la force. Quand je pense que son discours télévisé où elle implore le Docteur de venir les aider a failli me tirer des larmes...

Alors, la scène ou un tiers de la population humaine est sur le point de se jeter du haut des buildings, télécommandée par les Sycorax, j'ai trouvé ça excellent. Simple, clair, efficace.

(Et tout ça à cause d'une adorable sonde envoyée sur Mars, quelle belle ironie... )

Harriet Jones : Did we ask about the Royal Family ? Oh... They are on the roof.

(Et moi d'imaginer la vieille Queen, 82 balais, tranquillou sur le toit de son palais avec le prince qu'on sort, Charles et la Camilla. )

Bon, on se moque de Jackie, mais quand je pense que c'est son thé à la con qui réveille Ten pendant que la Rose galère à jouer les Docteurs auprès des Sycorax. (Mignonne, mais pas encore au point.)

(Vous voyez, y a des petits moments comme ça où il est craquant. Là, on a envie de le manger de bisous... et de lui bourrer les poches de Carambars. )

Rose : I, um... I address the Sycorax... according to... article fifteen of the Shadow Proclamation. I command you to leave this world, with all the authority of... the Slitheen parliament of Raxicoricofallapatorius (joli !) and, um... the Gelth Confederacy... as, uh, sanctioned... by the Mighty Jagrafess and... ooh, the Daleks ! Now, leave this planet in peace !

Heureusement, le héros est là. Et ma foi, il est très en forme.

Bref, après avoir beaucoup gesticulé et fait douze ou treize grimaces, paf, duel avec le grand méchant Sycorax qui lui coupe la main. (Aïe, j'ai mal à mon Star Wars.)

Main qui se régénère aussitôt, ah ah ah, bien niqué !

Et donc, comme je le disais, le fameux coup de la clémentine et la réplique qui suit, c'est ça qui m'a fait basculer. Les réflexes impressionnants, c'est toujours sympas. Les répliques qui tuent, c'est toujours fabuleux. Mais rien de tout cela ne serait crédible s'il n'y avait pas la tronche qui va bien avec. La tronche impénétrable du gus qui en a vu d'autres et à qui on ne la fait plus.

The Doctor : No second chances. I'm that sort of a man.

Et vlan. Voilà comment on récupère NOTRE Docteur.

Par contre, juste au moment où je me dis que ça finit un peu trop bien, Harriet atomise le vaisseau alien. Incrédible. Harriet, on avait tellement confiance en toi, comment as-tu pu nous faire ça ? HARRIET !

Déçue, je suis. Docteur déçu aussi. Et hop, en six mots, il la fout quasiment au chômage.

The Doctor (à un obscur petit assistant) : Don't you think she looks tired ?

(Ah ! Là, il est adorable ! N'empêche, vous avez vu comme je fais des efforts pour l'aimer ?)

Enfin, pour finir, j'ai bien aimé le petit malaise de fin d'épisode, où Rose et le Docteur ne savent plus trop si l'autre a toujours envie de partir à l'aventure en duo ou pas. C'était super mignon.

Rose : And what about you ? What are you going to do next ?
The Doctor : Well, back to the TARDIS. Same old life.
Rose : What, on your own ?
The Doctor : Why ? Don't you want to come ?
Rose : Well, yeah...
The Doctor : Do you, though ?
Rose : Yeah !
The Doctor : I just thought... 'cos I'd changed...
Rose : Yeah, I thought 'cos you'd changed... you might not want me any more.
The Doctor : Oh, no, I'd love you to come.
Rose : Okay !

(Comme si cela pouvait faire l'ombre d'un doute... )

The Doctor : And I think it's gonna be... fantastic.

Ouéééé !

 

Children machin truc 2005

Ca dure sept minutes, mais c'est quand même HYPEEEEER important. Merci à mes rabatteurs de m'avoir dirigée vers ce truc, j'aurais été verte de ne pas assister à la première réaction de Rose et aux premières singeries du NewDoctor.

Pau... vre... Rose. Qui observe craintivement l'énergumène tout neuf et très sautillant qui vient de remplacer son Docteur à elle qu'elle avait.

Et l'autre, il est ravi, il se tâte de tous côtés histoire d'essayer de deviner quelle dégaine il a.

The Doctor : So, what do I look like ? No, no, no, no, no, no, no, don't tell me. Let's see, two legs, two arms, two hands, slight weakness in the dorsal tubercle... hair ! I'm not bald ! Ooh... big hair. Sideburns. I've got sideburns ! Or really bad skin... Little bit thinner (doux euphémisme, chère crevette), that's weird. Give me time, I'll get used to it. I... have got a mole. I can feel it. Between my shoulder blades, there's a mole. It's all right ! Love the mole! Go on then. Tell me... what do you think ?

Et là, la douce enfant casse tout net cet enthousiasme débordant.

Rose : Who are you ?
The Doctor : I'm the Doctor !

(C'est pas gagné.)

Et là, il s'est passé un truc bizarre. Voir son visage se décomposer, tout triste de constater que Rose ne le suit pas dans ce délire, et que pire encore, elle est terrifiée... ben ça m'a drôlement émue. J'ai eu vachement pitié de lui.
Enfin, il se ressaisit vite, le goret, et il vaut mieux étant donné qu'elle est sur le point de hurler qu'on lui rende son Docteur et que limite elle le soupçonne d'être un Slitheen.

The Doctor : Rose, it's me ! It's honestly, it's me ! I was dying. To save my own life I changed my body, every single cell, but... still me.
Rose : But you can't be...

The Doctor : Then how can I remember this ? Very first word I ever said to you. Trapped in that cellar, surrounded by shop window dummies... ooh, such a long time ago. I took your hand, I said one word. Just one word. I said... "Run !"

(Bien joué, Tiger.)

Rose : Doctor... ?

Oooooh, pauvre gosse ! Elle me fait trop de peine, elle est au bord de tourner de l'oeil. Et en même temps, elle m'a fait marrer quand elle lui demande s'il peut redevenir comme avant.

Rose : Can't you change back ?
The Doctor : Do you want me to ?
Rose : Yeah.
The Doctor : Oh...
Rose : Well, can you ?
The Doctor : No.

Bref, tout cela demande de sérieux ajustements... Ah, Rose, Rose... comme le prix à payer est cher pour vivre de telles aventures.

A suivre, donc... avec l'épisode de Noël.

 

113 : The parting of the ways

(Le Docteur est mort, vive le Docteur.)

Je vous demande la plus grande indulgence pour ce billet. Hein ? C'pas facile. *snifl*
Mon dernier billet de Doctor Who avec le grand Christopher Eccleston. *beuheuh*

Bon, je dois bien reconnaître que la récupération express de la Rose m'a laissée bouche bée. Ptain, ça c'est de l'efficacité, dites donc.

Pour commencer, les Daleks et leur Empereur. Wow, sacrément dérangé, ce gars-là. Mais la conversation qu'il a avec le Docteur est génialissime.

Emperor Dalek : You destroyed us, Doctor. The Dalek race died in your inferno, but my ship survived. Falling through time, crippled but alive.
The Doctor : I get it.
Daleks : Do not interrupt ! Do not interrupt ! Do not interrupt ! ( )
The Doctor : I think you're forgetting something. I'm the Doctor and if there's one thing I can do, it�s talk. I�ve got five billion languages and you haven't got one way of stopping me. So if anyone's going to shut up, it's YOU ! Okey-doke, so where were we ?
Emperor Dalek : We waited here in the dark space, damaged but rebuilding. Centuries passed and we quietly infiltrated the systems of Earth, harvesting the waste of humanity. The prisoners, the refugees, the dispossessed, they all came to us. The bodies were filleted, pulped, sifted. The seed of the human race is perverted ; only one cell in a billion was fit to be nurtured. (Iiiiiik !!!)
The Doctor : So you created an army of Daleks out of the dead.
Rose : So that makes them... half-human. (Eeeeeewwww !)
Emperor Dalek : Those words are BLASPHEMY ! (Et c'est reparti pour un tour.)
Daleks : Do not blaspheme ! Do not blaspheme ! Do not blaspheme ! (Ouééééé ! )
Emperor Dalek : Everything human has been purged. I cultivated pure and blessed Dalek.
The Doctor : Since when did the Daleks have a concept of blasphemy ?
Emperor Dalek : I reached into the dirt and made new life. I am the GOD of all Daleks.
Daleks : Worship him ! Worship him ! Worship him ! ( )
The Doctor : They're insane. Hiding in silence for hundreds of years, that's enough to drive anyone mad. But it's worse than that. Driven mad by your own flesh, the stink of humanity. You hate your own existence. And that makes them more deadly than ever.

Drôle, mais passionnant et hyper flippant. Du peu que je sache des Daleks, cette évolution fout les tripes en vrac. Et bonjour pour arrêter tout ce petit monde, parce que si l'absence de sentiments est redoutable, le fanatisme l'est encore plus.
Et le jeu du Docteur, survolté, est stupéfiant.

(Je crois pouvoir affirmer sans me tromper que ce garçon est complètement givré.)

Et pourtant, aussitôt que la porte se referme et que le cinéma s'arrête, pauvre Docteur... après cette guerre qui lui a coûté sa planète... tout ça pour rien.

The Doctor : I was there. The war between the Daleks and the Time Lords, with the whole of creation at stake. My people were destroyed, but they took the Daleks with them. I almost thought it was worth it. Now it turns out they died for nothing.

Bref, cette ambiance de fin du monde, on va pas se le cacher, moi, j'adore. Ca pousse toujours les personnages à commettre les pires folies, et c'est exactement ce qui va arriver. Dans un combat perdu d'avance, plein de choses se révèlent. A commencer par Jack qui part se battre à mains nues (ou presque) contre les salières blindées et qui... ma foi, il fonce, quoi !

(Encore, encore ! )

Et puis cette conversation magnifique entre le Docteur et sa Rose, qui en dit tellement long sur les deux.

The Doctor : There's another thing the TARDIS could do. It could take us away. We could leave. Let history take its course. We go to Marbella in 1989.
Rose : Yeah, but you'd never do that.

The Doctor : No, but you could ask. Never even occurred to you, did it ?

Et non, ça ne lui était même pas venu à l'idée de se trouver une belle petite planque tranquille sachant que cette guerre affreuse ne se passerait pas avant des milliers d'années. Et voilà pourquoi il lui lance ce regard caressant. Parce qu'il sait qu'il ne s'est pas trompé en l'emmenant avec lui.

Et si sur le coup je n'ai pas vu venir le rebondissement qui suit, ben je le comprends.
Hop, le voilà qui envoie Rose dans le Tardis sous un prétexte à la con. Et j'ai failli m'étrangler en le voyant sortir son screwdriver pour fermer le truc et l'envoyer tout loin.

Pauvre Rose...

Pis quand l'hologramme du Docteur s'est mis à parler, ben j'ai commencé à pleurer.

The Doctor's Hologram : This is Emergency Program 1. Rose, now listen, this is important. If this message has activated then it can only mean one thing : we must be in danger and I mean fatal. I'm dead, or about to die any second with no chance of escape.
Rose : No ! ( )
The Doctor's Hologram : And that's okay, I hope it's a good death. But I promise to look after you, and that's what I'm doing. The TARDIS is taking you home...
Rose : I won't let you.
The Doctor's Hologram : ...and I bet you're fussing and moaning now. Typical. But hold on now and just listen a bit more. The TARDIS can never return for me. Emergency Program 1 means I'm facing an enemy that should never get their hands on this machine. So this is what you should do. Let the TARDIS die. Just let this old box gather dust. No one can open it, no one will ever notice it. Let it become a strange little thing standing on a street corner. And over the years the world will move on and the box will be buried. And if you want to remember me you can do one thing for me, that's all, just one thing : have a good life. Do that for me Rose, have a fantastic life.

(AAAAAAAAAHHHH ! )

C'est juste atroce. Et moi j'imagine cette pauvre petite arrivée à Londres, les pattes coupées, l'horreur que ça doit être de se retrouver là quand on préférerait mille fois être ailleurs quitte à y laisser sa peau. Pauvre gosse.

Comment pourrait-elle reprendre sa vie après tout ça ? Perso, je crois que je me flinguerais.

Et puis pendant que là-haut, de pauvres petits humains de l'an 200 100 se battent à mille contre un, se faisant dégommer les uns après les autres, à Londres, d'autres tout petits humains m'ont épatée. Ils sont trois, c'est un peu des gros beaufs, mais ils ont décidé qu'ils feraient bouger le Tardis. Surtout que Rose a enfin percuté.

Rose : I thought it was a warning. Maybe it's the opposite. Maybe it's a message ! The same words written down now and two hundred thousand years in the future. It's a link between me and the Doctor ! Bad Wolf here, Bad Wolf there !

Bref, quand ça ne marche pas avec une Mini...

Jackie rapplique avec le 16 tonnes !

Et voilà comment Rose va ouvrir la boîte de Pandore et voir ce qu'elle n'aurait jamais dû voir.

Ah, tout de même, comme j'ai été écoeurée qu'on nous tue d'abord la Lynda, pauvre gosse, livrée en pâture aux Daleks.

Terrifiant.

Et puis Captain Jack...

Mais comment voulez-vous qu'on chiale pas ???

Et puis cette décision horrible que le Docteur doit prendre. Choisir entre débarrasser l'univers des Daleks et éliminer la race humaine, ou laisser les humains devenir les esclaves des Daleks. La confrontation finale entre le Doc et l'Empereur Dalek.... oh my God.

Emperor Dalek : I want to see you become like me. Hail the Doctor, the great exterminator.
The Doctor : I'll do it !
Emperor Dalek : Then prove yourself, Doctor. What are you ? Coward ? Or killer ?
The Doctor : Coward. Any day.

Et puis...

The Doctor : What have you done ???
Rose : I looked into the TARDIS and the TARDIS looked into me.
The Doctor : You looked into the Time Vortex ! Rose, no one's meant to see that !
Emperor Dalek : This is the abomination !
Dalek : Exterminate ! (Oui, c'est bon, on a compris.)
Rose : I am the Bad Wolf. I create myself. I take the words, I scatter them in time and space. A message to lead myself here.
The Doctor : Rose, you've got to stop. You've got to stop this now ! You've got the entire Vortex running through your head. You're going to burn !
Rose : I want you safe. My Doctor. Protected from the false god. (Aaaaaaww... )
Emperor Dalek : You cannot hurt me. I am immortal ! (Et ta soeur ?)
Rose : You are tiny. I can see the whole of time and space, every single atom of your existence and I divide them. Everything must come to dust. All things. Everything dies.

Rose : The Time War ends.
Emperor Dalek : I will not die ! I cannot die !

The Doctor : Rose, you've done it, now stop. Just let go.
Rose : How can I let go of this ? I bring life.

(Yiiiiiiiiii !!!)

The Doctor : But this is wrong ! You can't control life and death...
Rose : But I can ! The sun and the moon, the day and night... but why do they hurt ? (Aïe aïe aïe)
The Doctor : The power�??s gonna kill you and it's my fault !
Rose : I see everything. All that is, all that was, all that ever could be...
The Doctor : But that's what I see, all the time. And doesn�??t it drive you mad ?
Rose : My head...
The Doctor : Come here.
Rose : ...it's killing me. (Mais nooooon !!!)
The Doctor : I think you need a Doctor. (Ouiiiiii !!!)

(Si c'est pas la plus merveilleuse manière de se faire sauver par le Docteur, ça ? Quand je pense que l'idiote ne s'en souviendra même pas.)

Et lui, d'ailleurs, ça lui fait quoi ? Est-ce un sacrifice, ou pas grand-chose, au fond ? Comment le vit-il ? Est-ce qu'il sait ce qui l'attend en récupérant ce gros cadeau empoisonné ? Parce qu'une fois de plus, outre le fait que j'ai pleuré le départ de l'acteur, c'est finalement le traumatisme de Rose qui regarde son ami, son confident (et plus si affinités ?) partir en morceaux, que j'ai vécu.

Et pauvre Docteur. Comment expliquer à cette enfant ce qui est en train de lui arriver. Ca doit lui sembler tellement normal, à lui. Et encore... est-ce une pointe d'inquiétude liée aux désagréments de ce processus ?

The Doctor : I absorbed all the energy of the Time Vortex and no-one's meant to do that. Every cell in my body's dying.
Rose : Can't you do something ?
The Doctor : Yeah, I'm doing it now. Time Lords have this little trick, it's sort of a way of cheating death. Except... it means I'm gonna change. And I'm not gonna see you again. Not like this. Not with this daft old face.

The Doctor (avec un sourire jusqu'aux oreilles, le con) : You were fantastic ! Absolutely fantastic. And you know what ? So was I !

Exit Christopher Eccleston, donc.

(*remonte ses manches*)

A nous deux, mon bon David !

Vite, vite, mes premières impressions à chaud, telles que je les ai ressenties alors que mes larmes n'étaient même pas encore sèches. D'abord... oh... my... God. Quelle gueule.
Ensuite, mmmmhh... Il est drôle. Très drôle. Et sa toute première bouille, là, juste au dessus, eh ben elle est assez craquante. Et c'est là-dessus qu'il va falloir jouer. Ce petit côté ahuri très enfantin. Là.
Ensuite, le coup des dents... excellent.

The Doctor : Hello ! Oka-gulp. New teeth. That's weird. So where was I ? Oh, that's right... Barcelona !

Et le smile. Le freaky smile. Et voilà comment ce con m'a fait éclater de rire alors que j'étais en train de pleurer tout ce que je savais !

Et une dernière chose. Le "Bahcelowna" est délicieux.

Voilà, je ne peux pas faire mieux en ce qui le concerne. Je reviendrai sur son cas très vite car il y a beaucoup à dire. Et non, si vous voulez le savoir, je ne suis pas encore convaincue. Ca pourrait venir si je ne trouvais pas sa tronche aussi flippante.

(J'imagine que ça pourrait également venir si on nous l'amochait un poil, ce gentil petit Peter Pan.)

Enfin bref, un final qui m'a coupé le souffle. Juste magnifique. Dans ses enjeux, dans les sacrifices des uns et des autres, accomplis sans aucune arrière-pensée : Lynda, Jack, Rose, le Docteur. Pour finir avec un passage de témoin qui va changer énormément de choses, je le devine...

 

112 : Bad wolf

Hanlala, ce que cette série m'inflige, c'est juste pas descriptible. Déjà, un épisode "télé-réalité", d'office, ça ne peut que me plaire. Surtout vu la manière dont c'est présenté. Tout commence avec des "ahahah", trop bon le loft du futur !

(Et le Docteur au confessionnal !!! )

Et puis, mort de rire le Maillon Faible (avec grave la voix de la nana qui présente le truc en Grande-Bretagne) et l'Anne-Droïde.

Enfin, à hurler de rire la formule Makeover, d'autant que les deux robotes se retrouvent avec celui auquel il ne faut surtout pas toucher, à savoir Captain Jack qui est déjà parfait comme il est.

Donc, on nous laisse tranquillement quelques minutes pour ricaner tout à loisir. Sauf qu'au bout d'un moment, on se demande ce qu'ils foutent là. Et eux aussi. Ca flaire l'arnaque. Encore plus quand une des lofteuses explique au Doc qu'il y a des centaines de Téléréalités qui se déroulent au même moment, qu'ils sont à bord du Satellite 5, l'ancienne base journalistique, et que cent ans après que le Docteur et Rose aient démasqué la bêbête à grandes dents, eh bien on choisit les participants à ce genre de petit jeu complètement au pif et contre leur gré. Bien évidemment, on commence à imaginer le pire, mais on se dit que non, pourquoi tout de suite penser à mal ?

Ah ben si, en fait, on avait raison. Et la Rose qui rigolait bêtement en disant connerie sur connerie au Maillon Faible est coupée net dans ses gloussements quand elle voit la copine d'à côté qui se fait désintégrer parce qu'elle est le Maillon Faible. Au revoir.

Iiiik !

Même topo pour une lofteuse qui se fait éliminer à son tour, sous les yeux du Docteur...

Lynda : She's just been evicted... from life !

Bref, on est en plein jeux du cirque, sans les gladiateurs et les animaux sauvages, mais où l'on sacrifie allègrement des vies au nom du grand dieu divertissement. Et tout le monde trouve ça normal. Limite on regarde nos trois compères de travers parce qu'ils ne cachent pas leur effarement, voire leur terreur face à une telle boucherie aseptisée. C'est atroce. Pas parce qu'on tue, mais parce qu'on tue à la télé et parce que les gens adorent.

(Et si je puis me permettre, à mon avis, on n'aura pas besoin d'attendre l'an 200 100 avant de voir ça chez nous. A mon avis, c'est un peu ça, le message, là-dessous. Eurk.)

Le tout s'accélère naturellement lorsque nos trois voyageurs sont à leur tour menacés. Le Docteur, d'abord, qui ayant compris le truc, se met à beugler après sa Rose avant de se loft-suicider en bousillant une caméra. (Bouhahahah, celle-là m'a fait hurler de rire.)

Hop, échappant miraculeusement à la sanction, il embarque sa co-lofteuse (pas très futée, d'autant qu'à mon grand déplaisir, ce goujat-là lui tend la main de manière fort familière, à croire qu'il fait le coup à toutes les blondes qui passent, hmpf) à la recherche des copains.

Alors, comme je ne suis pas trop idiote, des fois, j'ai bien compris, dès le début de la série, et ce au bout de deux ou trois allusions, qu'il y avait un truc bizarre avec cette histoire de Bad Wolf.

(Merci les flashbacks, il y en avait que je n'avais pas vu.)

(Celui-là, si.)

(Celui-là, non.)

(Celui-là, si.)

Rose : I keep hearing those words, everywhere we go. Bad Wolf. Different times. Different places. Like itâ??s written all over the universe.
Rodrick : What are you going on about ?
Rose : If the Bad Wolf is in charge of this quiz, then maybe Iâ??m not here by mistake. Someoneâ??s been planning this.

(Mouhahahah, petite.)

Bref. Ils commencent tout doucement à se rendre compte qu'il y a anguille (ou plutôt loup) sous roche.

Pendant ce temps, Jack manque de se faire découper en rondelles par ses deux rhabilleuses à qui il finit par tailler les oreilles en pointes.

Petite pause pour parler de euh... de l'hybride.
Cette chose qui veut parler au Docteur de ses maîtres.

J'y reviendrai à la fin, mais à aucun moment je n'ai deviné l'identité de ces fameux maîtres. Je le me suis superbement fait balader. Et j'en suis ravie tellement je suis tombée de haut.

Bref, pour en revenir à nos trois compères, alors là, le truc qui m'a archi-sciée... bien sûr que Rose se fait étaler en finale du Maillon. Je veux dire, il lui manque quoi ? 198 000 ans de culture générale ?

Mais putain de merde de putain de merde, je ne pensais pas... QU'ON NOUS LA DESCENDRAIT, BANDE DE SALAUDS !

Et bien entendu, pile poil au moment où le Docteur et Jack débarquent, et où elle court vers eux. Dzoing.

Une horreur, j'en ai hurlé de rage.

(Tout en sachant qu'elle revenait, on est d'accord.)

Et puis rah, ce pauvre Doc, complètement ahuri, à genoux par terre, les doigts dans le petit tas de cendres, muet d'horreur...

Et qui se laisse emmener comme une poupée de chiffon et flanquer au trou, oh tenez, hé, j'en chialerais.

Et par contre, ptain, quelle force quand on les interroge et qu'aucun ne répond, et que soudain, le Docteur lâche "Let's do it" et qu'il commence à pleuvoir des baffes. Wow. Splendide.

Enfin, pour en arriver au big final, comme si ça ne suffisait pas, nos deux survivants découvrent que Rose n'est pas morte. Pas plus que les autres participants qui ont simplement été téléportés.

(Cela dit, ils auraient peut-être préféré être tués sur le coup, les malheureux.)

La Rose est donc bien en vie... mais aux mains des fameux maîtres de l'"hybride". Qui ne sont autre que les... rah nom d'un chien, ce choc. Les DALEKS !

Dalek : We have your associate. You will obey or she will be exterminated.
The Doctor : No.

Dalek : Explain yourself.
The Doctor : I said no.
Dalek : But she will be destroyed.
The Doctor : No, because this is what I'm gonna do. I'm gonna rescue her.
Dalek : But you have no weapons ! No defences ! No plan !
The Doctor : Yeah. And doesn't that scare you to death ? Rose ?
Rose : Yes, Doctor ?
The Doctor : I'm coming to get you !

(My herooooo ! )

Et le tout avec un SMILE immense, le Doc, tout ragaillardi d'avoir retrouvé ses ennemis jurés, alors qu'un demi-million de Daleks s'excitent et commencent à balancer des "EXTERMINATE !" dans tous les sens !!!

Monstrueux. J'en tremblais. Et j'ai quand même eu l'héroïsme d'attendre 24 heures avant de regarder l'épisode suivant. Chuis fière de moi.

Mais alors (parce que des fois je suis une vraie demeurée), c'est en zigouillant le Jagrafess lui-même à la botte des Daleks (?) que Rose et le Doc ont déclenché tout ce cinoche cent ans plus tôt. Holy shit, ça commence à devenir d'un compliqué, même pour moi.
Et en croyant libérer les Terriens d'une menace terrible, en fait, ils les ont précipités dans un chaos encore plus monstrueux ?
Faut-il comprendre qu'il vaut mieux ne pas être conscients qu'on est manipulés et pas chercher midi à quatorze heures ? Mais c'est atroce.
La tête m'en tourne !

En tout cas, c'est des sacrés petits fumiers, ces Daleks ! A ce rythme-là, quand est-ce qu'on nous sort des survivants dans le camp des Time-Lords ?

(Euh, nan, mauvaise idée, merci.)

Bref, sinon, le petit truc mignon du jour : quand il dit "hurry up", Eccleston, le putain de gros accent du nord qu'il a, c'est du délire !

(Oui, ce genre de truc m'amuse, et alors ?)

 

111 : Boom town

Oh, ptain, la consternation quand j'ai capté que cet épisode, c'était le retour des infâmes Slitheens ! Je vous dis pas. Surtout après le superbe arc précédent, et surtout en voyant arriver la fin de la saison et avec elle la fin de MON Docteur à moi que j'ai. Sur le coup, je me suis dit que ces cons allaient me gâcher l'un des trois derniers épisodes de Chris Eccleston en retournant dans le Londres Cardiff d'aujourd'hui. Eh ben finalement, pas tant que ça.

D'abord parce que Mickey.
Mickey qui attend toujours fidèlement (ahum !) sa Rose et qui nous pique un cent mètres aussitôt que le Tardis est en approche. Mickey qui fait d'abord grise mine mais qui s'enhardit jusqu'à être très désagréable avec le Docteur qu'il jalouse terriblement.

Mickey : I mean, I don't mind you hanging out with Big Ears up there...
The Doctor : Oy ! ( )
Mickey : Look in a mirror !

Mickey qui essaye tant bien que mal de vivre sa vie et qui n'y arrive pas. Mickey qui se fait une fois de plus planter parce qu'il sera toujours le laissé pour compte de Rose, parce que oui, ce salaud de Docteur qui est pourtant arrivé dans la vie de Rose bien après lui passera toujours avant.

Mickey: It's always the Doctor, it's always gonna be the Doctor, it's never me !

Mickey qui fait pourtant des efforts, mais insuffisants.

Bref, si je ne suis pas fan du personnage, j'avoue qu'il m'a touchée dans cet épisode, par sa pauvre petite banalité de petit terrien très moyen, mais bon gars, au fond.
D'ailleurs, pas bravo à Rose qui ne sait vraiment pas ce qu'elle veut, qui est all over Jack pendant un épisode, qui se jette sur le Docteur à la moindre rigolade, et qui d'un seul coup irait bien se faire sauter tranquillement à l'hôtel par son vieux Mickey.

Elle est mimi, c'est sûr, mais hé oh, jeune fille, ça va bien dix secondes, hein ???

(Et je me suis étranglée de rire en voyant le Docteur surveiller de très près les deux tourtereaux depuis le Tardis.)

Ensuite, la dynamique d'équipe. C'est quand même super sympa de les voir tous les quatre réunis...

... déambuler joyeusement dans les rues de Londres Cardiff...

... puis s'attabler pour casser la croûte en rigolant.

Et ça m'a fait un petit pincement au coeur de voir le Docteur si heureux avec sa petite équipe. C'est rare de le voir aussi décontracté. Et naturel. Sans gesticulations superficielles ou grands sourires forcés.

Bref, des petits moments précieux qui font du bien. Tout comme j'ai adoré quand Rose arrive enfin à prononcer "Raxicoricofallapatorious", ce qui fait hurler de joie toute l'équipe.

Ah, et j'ai adoré apprendre pourquoi le Tardis ressemble à une cabine téléphonique !

The Doctor : The TARDIS is meant to disguise itself wherever it lands. Like if this was Ancient Rome, it�??d be a statue on a plinth or something. But I landed in the 1960s, it disguised itself as a police box and the circuit got stuck.

Et puis pour en venir à l'intrigue du jour, le petit duel entre Margaret Blaine et le Docteur, alors là, énorme. Franchement, vu le grand portenawak du double épisode sur les Slitheens, je ne m'attendais pas à un tel truc. Les petites répliques fusent, et une fois de plus, on arrive à nous faire marrer tout en réussissant le prodige de nous faire presque verser une larme pour un alien à la con, qui plus est traître comme pas deux.

Le dîner ("Dinner in bondage. Works for me !") entre les deux, alors que le Docteur s'apprête à la ramener sur Raxacoricofallapatorious est fabuleux.

J'adore leur conversation et l'intelligence et le second degré de la bestiole qui tente d'abord de le zigouiller aussi discrètement que possible, en vain, bien sûr, puisqu'il voit tout venir avec une décontraction révoltante, puis qui change de tactique en essayant de le faire culpabiliser...

The Doctor : You let one of them go but that's nothing new. Every now and then, a little victim's spared. Because she smiled, because he's got freckles, because they begged. And that's how you live with yourself. That's how you slaughter millions, because once in a while, on a whim, if the wind's in the right direction, you happen to be kind.
Margaret Blaine : Only a killer would know that. (Wow !) Is that right ? From what I've seen, your funny little happy-go-lucky life leaves devastation in its wake. Always moving on because you dare not look back. Playing with so many people's lives, you might as well be a god. And you're right, Doctor, you're absolutely right. Sometimes you let one go... Let me go.

Avant de passer au sentiment.

Margaret Blaine : In the family Slitheen, we had no choice. I was made to carry out my first kill at thirteen. If I'd refused, my father would have been fed me to the venom grubs. If I'm a killer, it's because I was born to kill. It's all I know.

(J'en profite pour dire que lui, à ce moment-là, je me suis dit : Ok, il est temps qu'il arrête tellement il est démentiellement bon. Une telle intensité, un tel jeu d'acteur, waouh. Moi ça finit par m'aveugler. Il est juste trop bon. Et ça le rend tellement beau que c'est plus tenable. Finalement, il me rend service, en se cassant, parce que ça me permet d'espacer un peu mes visionnages sans être trop en manque. Ouf.)

Pour finir, outre le "Bad Wolf" qui a vraiment commencé à me gratter, à force, il y a le Tardis, bien sûr. Le Tardis et son âme. Ah, je ne me doutais pas qu'il en viendrait à jouer un rôle pareil dans la série. En tout cas, là, merci le Tardis, parce que quand la vieille Blaine chope la Rose pour s'en servir de bouclier, les boules.

The Doctor : This ship's alive. You've opened its soul.

Et voilà comment le Tardis transforme Margaret Blaine en oeuf, réglant tous les problèmes du jour en quelques secondes. Clâsse, le Tardis.

Bref, c'était vachement bien. Etonnamment. Ce qui fait que c'est encore mieux vu que je m'attendais à une grosse bouse.
Et maintenant je vais me préparer mentalement à la fin. Bouhouhouh.

 

110 : The doctor dances

Tiens, intéressant titre, ai-je pensé en attaquant la suite de "The empty child".

(Et de m'imaginer le Docteur en train de battre des entrechats ou de danser le hip-hop.)

Par contre, c'est un peu troublant, parce que vu de chez nous, on a du mal à capter le rapport avec la choucroute, si je puis me permettre. C'est vrai, on laisse le Docteur aux prises avec d'affreux zombies de la deuxième guerre et d'un coup, il paraît qu'il danse. Est-ce parce qu'il a chanté tout l'été et qu'il est fort dépourvu parce que la bise (oh ouiii !) est venue ? Pfuit, sais pas.

Hé hé, en fait, si, je sais. Et même que j'ai trouvé ça drôlement mignon.
Bref, c'est au début de cet épisode que confronté à une armée de morts-vivants qui appellent leur mère (tsssss), le Docteur se fend de cette superbe tactique qui est de les renvoyer tous dans leur chambre parce qu'il est très très fâché. J'ai failli m'étouffer de rire.

Bref, s'étant momentanément débarrassé des zombies et de Captain Jack parti récupérer son vaisseau, le Docteur danse, en effet. Invité par la Rose encore toute émoustillée d'avoir roucoulé avec le Captain au clair de lune. C'est bien entendu l'occasion pour elle de se moquer gentiment de son compagnon de voyage qu'elle n'est pas loin de traiter de vieux croulant, l'impertinente. D'ailleurs, il est un poil jaloux et vexé, l'animal.

The Doctor : You just assume I don't dance.
Rose : What ? Are you telling me you do dance ?
The Doctor : Nine hundred years old, me. I've been around a bit. I think you can assume at some point I've danced.
Rose : You ?
The Doctor : Problems ?
Rose : Doesn't the universe implode or something if you dance ? ( )
The Doctor : Well, I've got the moves but I wouldn�??t want to boast.

(Ooooh, pourquoi tant de rides sur ce beau et large front ? )

Rose : You'll find your feet at the end of your legs. You may care to move them.

Rose, tu me fais mourir de rire !

Uhoh.

Bref, j'adore la dynamique qui se met en place entre les trois lascars. Rose et le Docteur qui décidément nous font de drôles de truc, Rose et Captain Jack qui me font mal aux yeux à force de se draguer comme ça, le Docteur et ledit Captain qui développent une sorte de complicité un poil ambigüe mêlée de rivalité virile ( le "So, where did you pick this one ?" du Docteur en faisant la connaissance de Jack est sublime). C'est excellent. Je n'y aurais jamais cru mais ça marche du tonnerre. Alors forcément, quand les deux gaillards se mettent à débattre de la qualité et de la pertinence de leurs outils respectifs (a.k.a. leurs vaisseaux), moi, j'en peux plus de me marrer. Et quand Jack s'amuse à les charrier en les téléportant dans son vaisseau alors qu'ils sont en train de danser, j'ai juste explosé.

Jack : Didn't look like talking...
Rose : Didn't feel like dancing.

Bref, c'est fameux. Et pourtant, les clones homosexuels de Tom Cruise, c'est pas franchement ma tasse de thé. Mais je sais reconnaître ma défaite et j'admets que l'entrée en jeu de Jack Harkness est grandiose.

Enfin, Captain Jack a quand même foiré un gros truc, c'est le coup du canular. La capsule qui s'est écrasée a en effet foutu une superbe merde. Comme le découvrent vite Rose et le Docteur.

Rose : Nanogenes ! (les mêmes qui ont guéri ses mains brûlées par la corde à laquelle elle était suspendue)
The Doctor : It wasn't empty, Captain. There were enough nanogenes in there to rebuild a species.
Captain Jack : Oh, God.
The Doctor : Getting it now, are we ? When the ship crashes, the nanogenes escape. Billions upon billions of them, ready to fix all the cuts and bruises in the whole world. But what they find first is a dead child, probably killed earlier that night, and wearing a gas-mask.
Rose : And they brought him back to life ? They can do that ?
The Doctor : What's life ? Life's easy. A quirk of matter. Nature's way of keeping meat fresh. Nothing to a nanogene. One problem, though. These nanogenes, they're not like the ones on your ship. This lot have never seen a human being before, don't know what a human being's supposed to look like. All they've got to go on is one little body and there's not a lot left. But they carry right on ; they do what they're programmed to do. They patch it up. Can't tell what's gas-mask and what's skull but they do their best then off they fly, off they go, work to be done. But, you see, now they think they know what people should look like and it's time to fix all the rest. And they won't ever stop. They won't ever, ever stop. The entire human race is going to be torn down and rebuilt in the form of one terrified child looking for its mother and nothing in the world can stop it !

Atroce. Totalement atroce. L'idée de ces petits machins envahissants consciencieusement toute la Terre pour produire des morts-vivants masqués est d'une noirceur sans nom.
Et au milieu d'une telle horreur, cette magnifique scène m'a fait retenir mon souffle. Lorsque Rose discute avec la pauvre Nancy dont le monde entier est en train de s'écrouler, et qu'elle lui explique qu'elle vient du futur, un futur où il n'y a pas d'Allemands en Angleterre, un futur où les Anglais ont gagné. A vrai dire, Nancy n'a même pas l'air de comprendre qu'un quelconque futur puisse exister. C'est bouleversant.

Nancy : Alright, you got a time travel machine. I'll believe you. Believe anything, me. What future ?
Rose : Nancy, this isn't the end. I know how it looks. It's not the end of the world or anything.
Nancy : How can you say that ? Look at it !
Rose : Listen to me. I was born in this city. I'm from here in, like, fifty years time.
Nancy : From here ?
Rose : I'm a Londoner. From your future.
Nancy : But you're not...
Rose : What ?
Nancy : German.
Rose : Nancy, the Germans don't come here. They don't win. Don't tell anyone I told you so, but you know what ? You win.
Nancy : We win ?

C'est en assistant au dénouement de cet arc que j'ai capté à quel point cette série, je l'avais dans la peau. Tout simplement parce que ma réaction finale a été celle du Docteur. J'y arrive.

D'abord, la révélation... oh purée, ça m'avait effleurée, mais je n'osais pas y croire. Bien sûr que le gamin ne cesse de poursuivre Nancy, elle qui disait qu'il s'agissait de son frère. Et bien sûr qu'il répète cette question en boucle... Uh.

Pauvre gosse, fille mère si jeune, en pleine guerre, et qui perd son gamin dans un accident aussi bête...

Ah ptain, quand le gamin demande une ultime fois "Are you my mummy" et que Nancy répond "yes, I am your mummy", je vous jure, j'en aurais chialé.

Et quand le masque s'enlève enfin et que c'est pas du tout un zombie en dessous, puis que tout le monde redevient normal, j'ai explosé de joie, comme le Docteur.

The Doctor : Everybody lives, Rose. Just this once ! EVERYBODY LIVES !

Et enfin, la petite scène finale, délicieuse... Jack, très cool, qui écoute son vaisseau l'informer que l'annihilation de sa personne est sûre à 100% et qui se fait récupérer par le Docteur (princier, sur ce coup) pour retrouver les deux loustics en train de danser, c'est... rah, c'est parfait !

Et l'inévitable renversement en arrière pour la Rose.

Superbe, magnifique, la perfection. Ce double épisode, c'était... pfiou. Tellement de choses que je ne saurais dire... Manier aussi bien le rire, l'émotion, l'intelligence, l'horreur, c'est l'apanage des grandes séries. Et décidément, Doctor Who en est une. Si j'avais encore des réserves avant cet arc, je peux vous dire qu'elles ont totalement disparu à ce moment-là. En vérité, après ça, j'ai eu peur d'être déçue par le suivant. D'autant qu'il se passe dans le "présent". Mais non, pas tellement en fait. C'est juste différent. C'est ça qui est génial, aussi. C'est que c'est toujours différent.
Allez, après le prochain, c'est la dernière ligne droite. Et je peux vous dire que ça me fait tout drôle de reviewer les épisodes avec Christopher Eccleston maintenant que je l'ai vu disparaître.

(Mais comment je vais faire pour le dernier épisode, bordel ??? Je vais jamais y arriver !)

 

Lorsque j'aurai récupéré la Batmobile...

(... et que j'aurai appris comment m'en servir... )

Ceci ira directement trouver sa place à l'intérieur. Ce sera ma source d'inspiration.

(Et pour ceux qui se demandent toujours quelle est la réplique qui m'a "eue", elle se trouve à l'intérieur de ce petit Tardis, ce qui m'a bien fait marrer.)

 

La devinette du jour...

Tiens, j'ai regardé Christmas Invasion (ce qui n'aide pas quand on a déjà du sommeil en retard), et attention, je ne suis pas TOTALEMENT convaincue. Mais... le nouveau Docteur m'a eue. A vous de deviner avec quelle réplique.

(Oui, je suis comme ça, moi. Une réplique et paf.)

 

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