Le blog de La Sorcière
 

213 : Doomsday (bouhouh)

Bon, je ne vous le cache pas, cette review, ça devait être l'une des plus dures que j'aie jamais faites. C'est très dur de tuer un personnage qu'on adore... Et puis finalement, je crois que j'ai enfin surmonté la disparition de Rose... Je ne sais pas trop pourquoi. Il y a un moment où on arrête de pleurer. Elle me manque toujours, mais j'arrive à repenser à la dernière scène de cet épisode sans avoir les larmes aux yeux. Donc il y a du progrès.
En voiture, Simone.

Souvenez-vous. Des Cybermen, des Daleks... D'ailleurs, en attendant de mourir, je dois bien reconnaître que Rose est extraordinaire, avec les Daleks. Les narguant et excitant leur curiosité histoire de ne pas se faire descendre tout de suite. Et puis finissant par leur déballer toute l'affaire du vortex temporel du Tardis... affaire lors de laquelle la chère Rose avait exterminé l'empereur des Daleks et sauvé Docteur Nine et le reste de l'univers. Ah là, je peux vous dire que les Daleks, pour le coup, ils ne font plus trop les marioles.

De l'autre côté, nous, on ne fait pas les fiers quand le Docteur promet les yeux dans les yeux à une Jackie désespérée qu'il protègera Rose et la lui ramènera quoiqu'il lui en coûte.

The Doctor : I promise you. I give you my word.

No comment.

Ca m'éclate quand même, cette histoire de Cybermen. Eux, ils sont là pour que tout le monde devienne comme eux. Finies les injustices dues au sexe, à la race, à l'âge. Pas de souci avec les Cybermen. Adieu la discrimination. C'est pas formidable, quelque part ? Ca fait pas un tout petit peu réfléchir. Si.

Et puis d'un coup, les Cybermen découvrent à leur tour la présence des Daleks. Nous faisant le coup de la Webcam sur le MacBook Pro (!), le Docteur réalise à son tour que c'est vraiment la merde. Et de nous sortir sa tronche qui a l'air de hurler silencieusement un milliard de OMFG.

Le dialogue entre Dalek Thay et les Cybermen est absolument exceptionnel. J'ai failli en mouiller ma culotte. Sérieusement, c'est à mourir de rire. Le dialogue de sourds de ces deux tas de ferraille, suivi d'un côté par Rose et Mickey (qui se marre) et de l'autre par le Docteur qui nous produit 32 *gloups* à la seconde, c'est mortel.

Dalek Thay : Identify yourself !
Cyerman : You will identify first...
Dalek Thay: State your identity !
Cyberman : You will identify first.
Dalek Thay: Identify !
Mickey : It's like Steven Hawking meets the speaking clock. (!!!)
Cyberman : Demands are illogical, you will modify !
Dalek Thay : Daleks do not take orders !
Cyberman : You have identified as Daleks. (Ouf, ça, c'est fait.)

Cyberman : Our species are similar though your design is inelegant.
Dalek : Daleks have no concept of elegance !
Cyberman : This is obvious.

C'est moi où ils sont à deux doigts d'évoquer leurs mères, leurs soeurs, et tout ce qui va avec ?!

(C'est pas les yeux d'Eccleston, certes, mais je reconnais que l'intensité de son regard réussirait à faire fondre un mur de briques, dans cette scène. D'autant que c'est très spectaculaire de le voir aussi terrifié. On n'a pas l'habitude.)

Et puis grand moment de satisfaction, celui où les Daleks aperçoivent le Docteur derrière les Cybermen, et commencent à s'exciter tout seuls. Sauf qu'ils ne sont pas les seuls à s'exciter, curieusement.

Dalek : The female's heartbeat has increased. (no kidding)
Mickey : Yeah, tell me about it.

Et le petit mouvement de recul quand Rose dit : "That's the Doctor." Mwahahahahahahahah, les Daleks c'est juste des PTITES BITES !

Rose : Five million Cybermen is easy. One Doctor... now you're scared.

Et là, ça part dans tous les sens. Jackie passe à ça de la correctionnelle et le Docteur retrouve le Pete Tyler du monde parallèle, celui qu'est pas commode et qui veut toujours commander tout le monde.

Les gars, c'est juste trop pas le moment de se fritter pour savoir quelle Terre on va sacrifier aux Cybermen, étant donné que si ça continue, y aura plus aucune Terre DU TOUT ! Solution de ce futé de Docteur : hé, gars, j'ai une Jackie Tyler qui a à peine servi sur l'autre Terre. Et si tu venais la sauver, histoire de ?

(Le pire, c'est que je n'y aurais jamais pensé. Je ne ferais pas une super Time Lady, moi.)

Hop, la séquence "screwdriva" du Doc, galvanisé par l'idée de recaser Jackie et Pete ensemble... et un petit peu aussi par le fait qu'on lui demande de sauver l'univers. Tiens, le Mickey, tape m'en cinq.

The Doctor : And Mickedy-mick-Mickey ! Nice to see ya !
Mickey : And you, boss.
Dalek : Social interaction will cease !

(Je rêêêêêve d'écrire une pièce de théâtre en langage dalek, ce serait grandiose ! )

S'ensuit un échange musclé entre Daleks et Cybermen pendant que *galopegalopegalope* tout le monde se fait commodément la malle.

"EXTERMINATE !"

"DELETE !"

Malheureusement, l'héroïque Mickey pose accidentellement la main sur un objet dont je n'ai pas encore parlé et que ces crétins de Daleks ont apporté avec eux. The Genesis Ark... qui n'attendait qu'une chose, c'est qu'on l'ouvre. A ce stade de l'épisode, rappelons quand même que des millions de Cybermen sont en train d'envahir la Terre, et que quatre Daleks ont également débarqué. Hélas, trois fois hélas, cette Arche mirifique (Made in Gallifrey, c'est pas de la merde, l'artisanat des Time Lord) a pour intérêt de produire... un nombre non négligeable de... Daleks, bien entendu. Etant donné qu'il s'agit d'une jolie petite prison. Double invasion, donc. C'est quand même juste trop pas de bol.

Dzoing, les gens.

Et pendant ce temps...

Mgnniiiii. Mais grouillez-vous de tomber dans les bras l'un de l'autre, nom de Zeus !

Quand même ! Et ça glousse grave, derrière.

Bon, c'est pas tout ça, mais on a deux Terres à sauver. Alors le Docteur il trouve une super soluce : renvoyer Cybermen et Daleks dans le vide situé entre les deux mondes parallèles puis refermer tranquillement cette petite brèche. Mais surtout, avant, renvoyer Rose dans l'autre Terre pour qu'elle ne soit pas aspirée par le vide, vu que ceux qui sont déjà passés dans cet endroit charmant (a.k.a. ceux qui ont voyagé entre les deux dimensions) sont condamnés à être expédiés là-bas aussi. Lui, pfuit, il a un plan, tout va très bien aller, merci, au revoir.

Et comme la Rose résiste, ces enfoirés-là la prennent par surprise. Et c'est comme ça que Pete Tyler embarque femme et enfant dans son monde, avec la bénédiction du Docteur qui ne reverra donc plus jamais Rose.

Mais elle revient, la coquine, direct, plantant tout le monde, histoire de venir donner l'ultime coup de main à son Doctor, quitte à faire pleurer sa mère restée de l'autre côté...

Et nous, on pleure parce qu'on sait qu'elle va crever... Oh, et comme le Docteur est fâché.

The Doctor : Once the breech collapses, this is it ! You will never be able to see her again, your own mother !
Rose : I made my choice a long time ago, and I'm never gonna leave you.

Et voilà comment les deux loustics rouvrent la faille volontairement, accrochés chacun à un truc bien commode... et regardant défiler toutes les saloperies attirées par le vide.

C'est joli ! Et surtout, ça marche du tonnerre. Seulement quand l'un des leviers menace de se refermer, la courageuse petite Rose lâche prise pour le remonter... et là, bien sûr...

Rose est aspirée...

Oh, ce hurlement atroce quand il la voit sur le point de disparaître dans le vide...

Et puis d'abord, c'est quoi cette mort de rien du tout ? On se dit que non, que c'est pas possible, que c'est indigne... Ca l'est... Sauf que... Pete Tyler fait un dernier saut et chope sa fille qui n'est pas sa fille juste avant que celle-ci disparaisse dans le vide. Un dernier regard...

Et c'est fini... Séparés à tout jamais.

Et là, l'ouverture des vannes en enclenchée.

En plus, la musique est tellement merveilleuse que c'est pas possible de résister.

C'est trop triste... d'un côté la douleur hurlée par Rose, de l'autre, le chagrin muet et résigné du Docteur... Et Jackie, Pete et Mickey qui ne peuvent qu'être les témoins de tout ça.

Vous savez quoi ? J'ai capté aussitôt l'apparition de Pete que c'était ça, la mort de Rose. Etre condamnée à ne jamais revoir le Docteur. Et c'est pire que n'importe quelle autre mort. Même pour le Docteur. Parce qu'il ne pourra jamais vraiment la pleurer... après tout, elle n'est pas morte. Elle est vivante, très loin... sauf que non, pas vraiment vivante. Et pourtant, le Docteur aura tenu involontairement sa promesse de la rendre à Jackie...
Seulement, il se trouve qu'à ce moment de l'épisode, on n'a pas encore réglé ce problème de mort. Et là, dernière séquence, donc. Rose, réveillée par la voix du Docteur qui l'appelle...

Rose : Last night I had a dream. I heard a voice and it was calling my name. I told Mum and Dad. And Mickey. Anyone else would think I was mad. Not those three. They believed it. Because they've met The Doctor. So they listened to the dream.

Rose : And that night, we packed up. Got into Dad's old jeep and off we went. Just like the dream said. Followed the voice. Across the water. Kept on driving hundreds and hundreds of miles. 'Cause he's calling. Here I am, at last. And this is the story of how I died.

Et il est là, bien sûr. Virtuellement, du moins, en train de faire cramer un soleil pour avoir assez d'énergie, pour pouvoir lui parler deux minutes, et lui dire adieu...

Pauvre Rose qui tend la main mais qui ne peut même pas le toucher... C'est sans doute ça, le pire, l'ironie absolue... Ne même pas pouvoir le toucher alors que s'il y a un moment dans toute la série où ça devrait être possible, c'est maintenant, après tous les "hugs" inutiles qu'ils nous ont balancés à la tête. Eh ben non. Pas de contact pour les adieux de Rose et du Docteur.

Ah, Billie, Billie... tu me brises le coeur tellement tu es exceptionnelle, dans cette scène...

Rah, et ce con qui essaye de sourire, et elle qui manque de s'évanouir tellement il est craquant, comme ça...

Cela dit, quand Rose évoque le baby, la tronche qu'il fait est irrésistible ! Comment il a trop la trouille qu'elle se soit fait mettre en cloque par Mickey, gnignigni.
(M'enfin, y t'manque quand même un peu une case, mon pauvre Ten.)
Eh ben ma Rose, on dirait qu'un petit frère est en route. Z'ont pas perdu de temps, les vioques.

Bon bref. Y croirez-vous si je vous dis que cet abruti-là n'arrivera même pas à lui caser qu'il l'aime ?! Mais l'empoté, c'est pas Dieu possible !

Et elle lui dit, elle, pourtant !!!

Rose : Am I ever going to see you again ?
The Doctor : You can't.
Rose : What are you going to do ?
The Doctor : Back to the TARDIS. Same old life.
Rose : On your own ?
The Doctor : Yeah.

Rose : I... I love you. (gnaaaaaah !)

The Doctor : Quite right too... And I suppose, if it's my last chance to say it. Rose Tyler... I...

Et là CE CON disparaît ! A TOUT JAMAIS !

Et il pleure... Ptain. Le Time Lord pleure !

Et voilà...

Peine capitale, donc, pour Rose Tyler qui paye très cher ses quelques mois d'aventures à bord du Tardis... Bien sûr, quelques jours après avoir vu cet épisode pour la première fois, le traumatisme est passé, en ce qui me concerne. Et la jurisprudence Doctor Who me laisse à penser que nous n'en avons pas tout à fait fini avec l'affaire Rose Tyler. Je l'espère de tout coeur car il reste des choses à régler. Après tout, deux fois déjà on est parvenus à aller sur cette Terre parallèle qui est maintenant la nouvelle maison de Rose, Jackie et Mickey.
Bref, adieu, Rose. Pour l'instant, du moins. Ton rire résonnera encore longtemps à bord du Tardis. Oh oui.
En attendant, une fois séchées ses larmes, notre Time Lord se retrouve donc seul...

Fort peu longtemps, cela dit...

Car à peine quelques secondes plus tard débarque Donna, la nouvelle candidate aux voyages cosmiques.

Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Bonne question.
En tout cas... eh ben bonne chance, mon petit Ten !

A suivre avec Runaway Bride, l'épisode de Noël...

(C'est honteux d'essayer de nous faire rire comme ça après nous avoir desséchés de la sorte... C'est petit, c'est bas... C'est même DEGUEULASSE !)

 

212 : Army of ghosts

Bon, préparez les mouchoirs, parce que là, ça va faire mal, ça va faire très très mal. La grande claque dans la gueule de ce début 2008, c'est quand même Rose Tyler qui me la met. Dans cette intro.

Rose Tyler, cette petite Terrienne de rien du tout, 19 ans, rien pour elle à la base, et qui du jour au lendemain se met à voyager avec un inconnu qui lui offre non seulement une nouvelle vie, mais aussi et surtout la vie tout court...
Comment ne pas sentir son coeur se serrer quand Rose fait le bilan de sa vie avant et après le Docteur, interrompu par cette petite scène à vous faire pleurer de tendresse...

The Doctor : How long are you gonna stay with me ?
Rose : Forever.

La question en dit long. La réponse dit le reste. *snif*

Et puis Rose, en voix off, nous enfonce dans le coeur l'équivalent d'un 33 tonnes.

Rose : That's what I thought, but then came the army of ghosts, then came Torchwood and the war. That's when it all ended. This is the story of how I died...

Et ce visage...

Je vais vous dire ce qu'il aura fallu pour me sortir de mon hébétude passé cette intro et le générique. Il aura fallu que Jackie Tyler, après avoir engueulé sa fille de ne pas donner davantage de nouvelles, saute sur le Docteur et l'embrasse goulûment... DEUX FOIS !

Jackie : Oh, you lovely big fellow. You're all mine, yes you are, muuuaaaah !

Et là, j'ai ri. A posteriori, je ne ris plus du tout. Il y a des injustices, dans cette fin de saison, à la pelle, même. Et ceci en est une monstrueuse. Mons... tru... euse...

Le Docteur est de mon avis.

Faut dire que ça va pas fort, la Jackie. Vlà qu'elle voit des fantômes... le grand-père de Rose, voyez-vous ça.
Et le pire, c'est qu'elle n'est pas la seule. Le monde entier est devenu l'ami de Casper le gentil fantôme.

Evidemment, il y a une magouille là-dessous, et j'ai été très étonnée de voir que la future Martha s'y trouve liée. Enfin, officiellement, ce n'est pas elle vu que l'actrice n'incarne pas encore Martha... Enfin, c'est compliqué. On verra plus tard. Pas de bol, moi, je vois une photo et je retiens la tronche pendant 35 ans. Donc je l'ai reconnue d'office.

Alors oui, elle est très mignonne. Plutôt pas mauvaise dans son rôle. C'est un premier contact, quoi. Mais bon. Gnurf. Pas contente.
Je vais la plaindre parce que finalement, à nos yeux, la pauvre gosse est quand même la première victime ou presque du débarquement des Cybermen sur Terre... Notre Terre.
Le tout pendant que le Docteur et Rose jouent à Ghostbusters en sautillant partout. Hum.

The Doctor : Who're ya gonna call ?
Rose : Ghostbusters !
The Doctor : I ain't afraid of no ghost ! ( )

Comment que ça va vous retomber sur la tronche, mes pauvres agneaux. Riez encore tant que vous le pouvez. D'ailleurs, la première à jouer les Cassandre, c'est Jackie. Qui sort à sa fille ce speech qui a manqué de me faire mourir de tristesse.

Jackie : Do you think you'll ever settle down ?
Rose : The Doctor never will so I can't. I'll just keep on travelling.
Jackie : And you'll keep on changing. And in fourty years time, fifty, there'll be this woman, this strange woman, walking through the marketplace on some planet a billion miles from Earth. She's not Rose Tyler. Not any more. She's not even human.

C'est clair. Mais c'est sans doute parce que ceci n'arrivera jamais que ce n'en est que plus beau. Parce que finalement, tout ça n'aura duré que quelques secondes, dans la vie du Time Lord.

Enfin bref, Jackie à bord du Tardis, au grand dam du Docteur qui n'est pas du genre à cacher que ça lui déplaît souverainement.
Et c'est comme ça que nous arrivons à Torchwood, où nous trouvons cette mystérieuse sphère, apparue de nulle part, sans qu'on comprenne pourquoi... bientôt suivie des fantômes.

Ils sont quand même très cons, à Torchwood. Ca sent tellement la merde que c'en est suffocant.
Plus précisément, ça sent le vide entre plusieurs dimensions... Oui mais vous comprenez, mon bon monsieur Docteur, c'est que ça émet une énergie de folaïe, ce truc, et que si on arrivait à l'exploiter, on n'aurait plus besoin de botter le cul de Saddam ou des copains pour le pétrole. C'est des farceurs, à Torchwood.

D'ailleurs, c'est marrant, mais quand le Docteur explique ce que ça fait quand on fait les malins avec les différentes dimensions...

... j'ai percuté que Torchwood était une anagramme de... Doctor Who !

Enfin, le Doc nous fait son show, peine perdue. Cette madame Yvonne de Torchwood n'est pas décidée à céder.

Il m'éclate.

(Et il est drôlement craquounet. )

Bref, Ten, on voudrait pas dire, mais on est au bord de l'invasion, là, quand même. Tellement au bord que... ah ben non, c'est déjà trop tard.

Quelle bande de nazes, ces Terriens. Leurs gentils fantômes, en fait, c'était des Cybermen en train de passer d'une dimension à l'autre.

The Doctor : It's not an invasion, it's too late for that. It's a victory.

Mais ce n'est rien, encore. J'ai failli hurler, je vous jure, failli hurler. Car pendant ce temps, Rose se promène, furète. Se retrouve dans la même pièce que la sphère. Se fait appréhender par un scientifique. Et alors que la voilà en mauvaise posture, alors que les Cybermen marchent déjà sur le monde...

MICKEY SMITH ! CE CON A FAILLI ME CAUSER UNE ATTAQUE !!!

Et c'est pas tout ! Mickey Smith certes débarqué de l'univers parallèle, tout comme les Cybermen, mais.... mais ! Troisième entité surprise !

"EXTERMINATE ! EXTERMINATE ! EXTERMINATE !"

Alors là, je vais vous dire, j'ai rien compris à ce qui m'arrivait. J'ai fait "aga, aga" pendant au moins une demi-heure. Les Cybermen, Mickey, les Daleks... je savais même plus comment je m'appelais. Et au milieu de tout ça, la mort de Rose qui plane toujours au dessus de nos têtes. De quoi devenir maboul.

Même pour le petit Docteur qui percute rapidement que c'est VRAIMENT la merde lorsqu'il apprend que les Cybermen ne sont pas les constructeurs de la sphère, et que c'est cette sphère qui est à l'origine de la brèche dans laquelle se sont engouffrés ces foutus pantins en fer blanc.

To be continued, évidemment, sinon ce ne serait pas drôle.
C'est révoltant.

 

211 : Fear her

(Marge, c'est pas personnel, je te jure !)

Argh. Merde. On ne nous l'avait jamais fait, le coup du gamin à noyer, dans un épisode de Doctor Who. Fallait bien que ça arrive un jour. Enfin, à deux épisodes de la "fin", ça fait un peu chier, quand même.
Dans ces cas-là, je ne sais pas vous, mais moi, j'enclenche le mode survie et je décide de profiter à fond de ce qu'il y a à profiter. A savoir ici l'ambiance encore aérienne entre les deux lascars... étant donné que l'Apocalypse va s'abattre sur leurs tronches (et les nôtres) dès le début de l'épisode suivant... Gloups.

D'ailleurs, grande nouvelle. Jusqu'à l'épisode précédent, je résistais encore. Je reportais toute mon affection sur Rose en louchant d'un oeil coupable sur le New Doctor. Dans cet épisode, je ne sais pas pourquoi, j'ai lâché prise. J'ai décidé que j'étais aussi amoureuse de David Tennant.

(Pas autant que d'Eccleston, mais très très presque.)

Surtout grâce à ses cheveux.

Pour commencer, j'ai trouvé hilarant l'atterrissage du Tardis coincé entre deux containers.

Qui redisparaît pour se rematérialiser dans l'autre sens.

Excellent !

C'est con, inutile, ça n'en est que plus drôle.

Et je me suis retrouvée tout aussi enthousiaste que Rose lorsqu'elle découvre qu'ils sont en 2012 et que...

Trop sympa, le cadeau du Docteur !

(Ca aurait mérité un gros bisou coquin, mais non.)

Pourtant, il est d'humeur délicieuse, notre Ten. Ravi d'être là, comme d'habitude. Et aux aguets, appréciant de se faire chatouiller les mimines par un résidu d'énergie dans un pov' jardin.

(Ca donne envie de lui faire des guilis partout... )

Hein, Rose ?

(Get a roooom.)

Mais qu'est-ce qu'ils ont encore... ? J'ai une capture où ils sont encore en train de...

Et je ne me souviens plus du tout pourquoi...

(Enfin bref, vu que ça doit être un des derniers, je poste, je poste, c'est toujours ça de pris.)

Bon, une enfant désolante, donc. Pas gâtée. Et qui ne nous sort même pas l'ombre d'un sourire quand Ten lui déballe un salut vulcain.

Les enfants, de nos jours...

Avec ça, cette morveuse pas gracieuse a un gros défaut. Lorsqu'elle dessine des gens, ces gens se retrouvent prisonniers de ses dessins.

C'est intéressant. Qu'elle me donne sa recette, j'ai quelques candidats.

Enfin bref, forcément, des enfants disparaissent mystérieusement, paf, le Docteur et Rose sont sur le coup. D'ailleurs, ça m'a bien fait marrer que Rose découvre dans cet épisode que son compagnon de voyage a décidément eu une vie avant elle. Naïve enfant.

Rose : Thatâ??s easy for you to say, you donâ??t have kids.
The Doctor : I was a dad, once.
Rose : What did you say ?

(Moi, je serais elle, je me dirais : "Merde, il couche, et même pas avec moi !" D'ailleurs, ça m'intéresse, cette histoire. Il a fait voeu de chasteté en cours de route, c'est ça ? Ou bien les Time Lords se reproduisent en se regardant dans les yeux ? Non parce que dans le genre moine, il se pose un peu là. A force d'enlacer des blondes, ça devrait commencer à le chatouiller. Enfin bref, cet épisode était tellement chiant que j'ai eu le temps de me poser des questions à la con. Et en parlant de ça, y a des toilettes à bord du Tardis ? )

Enfin, de fil en aiguille, la sale gosse qui forcément héberge une forme extra-terrestre se met à faire disparaître tout ce qui passe...

Et puis...

Arf. Sans compter que...

Et pour une fois, c'est à Rose de gérer toute l'affaire, avec un petit coup de pouce du Doctor version cartoon qui une fois libéré, s'en va allumer la flamme olympique, ce qui m'a fait me rouler par terre de rire.

Bravo, Rose.

Et voilà, le tout dernier hug, si je me souviens bien.

Ca sent la fin.

The Doctor : A storm's approaching.

Ouais, et il est temps parce qu'on est à littéralement à l'état liquide, là.

J'en ai mal au bide rien que d'y penser. Ca va être une horreur à reviewer...

(Désolée, c'était cours, naze, mais y en a marre.)

 

210 : Love and monsters

Ouch. Compliqué, cet épisode. Pour un tas de raisons.
La première étant bien sûr que le Docteur et Rose jouent les figurants (vu que les acteurs étaient occupés à filmer le remarquable arc précédent). Ce n'est pas inintéressant, bien au contraire, mais c'est super frustrant. Parce que, par ZEUS, il reste QUATRE EPISODES ! QUATRE EPISODES ! On veut les voir, on veut qu'ils soient ensemble, on veut en profiter, nom d'un hanneton cagneux !
Alors on attend, on attend, on attend, et au bout d'un moment, on comprend qu'on attend un peu en vain, alors on se fait une raison.
Mais pour une cinglée obsessionnelle comme moi, c'est un peu pas facile.

Pourtant, comme je le disais, c'est très intéressant de voir un épisode d'un point de vue extérieur.

Car c'est là qu'on se rend compte du côté flippant qu'ils peuvent avoir, les deux lascars. Et ça, ils ne s'en rendent vraiment pas compte, tellement occupés qu'ils le sont à faire régner l'ordre dans l'univers, à pourchasser (à coups de steacks crus ?) ou à se faire pourchasser par les créatures les plus improbables... Vu de l'intérieur, c'est drôle, c'est chouette, c'est tromeugnon. Vu de l'extérieur, c'est du grand n'importe quoi. Et ils sont loin de se rendre compte des traces qu'ils laissent, des gens qu'ils blessent, de ce qu'il y a dans leur sillage.

En ça, cet épisode est fascinant.

Je n'ai pas trop accroché à l'intrigue générale avec l'envahisseur déguisé en humain. Oui, bon, bof. Le personnage principal, Elton, est assez sympatoche, pour autant que quelqu'un qui vient voler la vedette aux deux héros puisse l'être. Un petit loser comme on y est habitué puisqu'il semble que tous nos contemporains londoniens soient des petits losers. Et il arrive à nous faire passer une certaine émotion, cet Elton qui a aperçu le Docteur quand il était petit, et qui aujourd'hui le traque et se démène pour en apprendre le plus possible sur lui, rejoignant même le fan-club du Docteur (ça ne s'invente pas).

Alors, au fond, c'est moi où c'est presque un petit hommage à la "fanbase" de Doctor Who ? A moins qu'on ne se foute de notre gueule vu la tronche des fans en question...

Bref, pour en revenir à Elton, difficile de faire mieux, à mon sens. Complexe, émouvant, drôle, désespéré, un peu concon.

Et affligé d'un sidekick aussi creux que lui en la personne d'Ursula, alias Mimi Geignarde.

Bref tout ce petit monde rêve Docteur, parle Docteur, chante Docteur, mange Docteur. De vrais malades. Quand on pense ce par quoi Elton doit passer pour recroiser enfin sa route, ça laisse songeur. Et ça pointe bien du doigt tous les enjeux qu'il y a à se frotter au Docteur. Puisque finalement, Elton n'avait pas grand-chose au début de l'épisode, mais le peu qu'il avait, il finit quand même par le perdre quasi-entièrement par le biais d'un obscur extra-terrestre vaguement cousin des infâmes Slitheens.

The Doctor : What's the twin planet of Raxicoricofallapatorius ?
Truc : Clom.
The Doctor : Clom ?

Il va quand même remonter la piste de Rose jusqu'à Jackie, ce qui nous offre quelques scènes assez croustillantes mais dans le fond extrêmement déprimantes...

Pauvre Jackie, si seule... si... nympho !

Bref. Quand nos deux lascars réapparaissent à la fin de l'épisode pour cueillir l'infâme dévoreur de Terriens qui a bouffé tout le fan-club, finalement, ce n'est que pour consoler un peu le pauvre garçon...

Et répondre à ses questions. On attendait de savoir dans quelles circonstances s'était passée la première rencontre d'Elton avec le Docteur, lorsqu'il était enfant. Il se trouve que c'est le jour de la mort de sa mère, que Ten n'a pas pu sauver...

Je passe sous silence la fin complètement loufoque... Si ce n'est ce discours qui m'a foutu un bourdon monstrueux mais qui est tellement vrai.

Elton : So, there you go. Turns out I've had the most terrible things happen. And the most brilliant things. And sometimes... well, I can't tell the difference. They're all the same thing. They're... just me. You know, Stephen King said once, he said... salvation and damnation are the same thing... And I never knew what he meant. But I do now. Cos the Doctor might be wonderful but... thinking back, I was having such a special time. Just for a bit. I had this nice little gang and they were destroyed. It's not his fault. Maybe that's what happens when you touch the Doctor. Even for one second. I keep thinking about Rose and Jackie, and how much longer before they pay the price.

Si on n'avait pas compris que la fin va être super déprimante, maintenant, c'est fait... Merci, Elton, tu repasses quand tu veux.

Toujours est-il qu'en ce qui me concerne, tout ceci était quand même relativement dispensable... Gn.

 

La question impossible...

Ok, les gars. J'ai fini la saison 2. J'ai vu deux saisons de Doctor Who. Il est donc temps de poser la question cruciale : Tennant ou Eccleston ?
Comme je suis une tordue j'ai décidé de vous la poser d'abord à vous. Et essayez de ne pas laisser votre saison de plus peser dans la balance (deux contre une pour Eccleston).

Est-ce que vous êtes plus :

Ou plus :

Attention, je vais tenir les comptes, alors votez !

(Vous noterez que je ne suis pas du tout de parti pris concernant les "companions".)

Alors, je sais que certains d'entre vous vont essayer de m'enfumer en disant "ouaaaais, mais bon, ils se complètent, et puis au fond c'est le même personnage blablabla" (oui, je sais même QUI dirait ça) MAIS, il ne faut en garder un, alors voilà.
Je vous écoute.
Moi, je vais faire ma liste pour et contre.

 

"That's screwdriva !"

Irrésistible... Quand on pense que c'est l'épisode le plus TRISTE de toute la série, c'est-à-dire le 213. Attention, y a du spoiler. Mais David est hallucinant de drôlerie.



(Ne pas acheter une de ces vacheries. Ne pas.)
 

209 : The Satan pit

O joie, ô suprême félicité. Quand je pense qu'il aura fallu descendre jusque dans les entrailles de l'Enfer et vaincre le Maudit pour enfin tenir la déclaration d'amour absolue, ça me fait des frissons rien que d'y repenser.
Cette série a vraiment tous les culots.
Nous faire vivre les plus belles choses possibles pour ensuite nous poignarder en plein coeur... c'est DEGUEULASSE !

Et pourtant, il ne manque rien à cet épisode. J'ai beau chercher, je ne vois pas. En fait, si, il manquerait bien un tout petit quelque chose, mais en toute bonne foi, je me dis que cette chose-là aurait été superflue.
Et de toute façon, j'en ai aimé chaque minute, moi, de cet épisode. Que ce soit les scènes d'action, les scènes de réflexion, les scènes tristes ou les scènes gaies. Ce n'est pourtant pas mon préféré de tous, mais je n'y aurais strictement rien changé.

En plus, étant donné le titre, plus d'ambiguïté possible pour les retardés mentaux. On est bien dans l'antre de la Bête. Enfin, surtout le Docteur et Ida qui poursuivent leurs recherches. A savoir qu'est-ce qui empêche donc la planète d'être aspirée par le trou noir, comme tout bon corps céleste se doit.

Tout au long de cette recherche, c'est super touchant de voir à quel point le Docteur observe les réactions de sa co-détenue et se montre fasciné par son besoin de savoir coûte que coûte ce qu'il y a en bas. Même quand l'issue semble irrévocable. Au point d'aller lui-même jusqu'à tenter l'impossible par, curiosité, par mimétisme, par hommage, on ne sait plus trop.

Bon, en haut, on a laissé notre équipe en mauvaise posture. Prise d'assaut par les Ood (qui ne sont qu'un) envahis par la Bête. Et la Bête sait y faire, la salope, terrifiant son monde bien enfermé rien que par les mots.
Avec le Docteur, en contact radio, ça marche moyen. Ca aurait pu, notez.

The Beast : This one knows me, as I know him. The killer of his own kind.

Oh, c'est petit, c'est bas, ça.
(Vous pouvez développer, mon brave ?)
Avec les autres, moins entraînés, l'effet est radical.

The Beast : You know nothing. All of you. So small. The captain so scared of command. The soldier haunted by the eyes of his wife. The scientist still running from Daddy. The little boy who lied. The virgin. And the lost girl, so far away from home. The valiant child who will die in battle so very soon.
Rose : Doctor what does that mean ?

The Doctor : Rose, don't listen.
Rose : What does that mean ?
The Beast : You will die... and I will live.

Fumier.

Iiiiiik ! C'est bon, j'ai rien dit !

Et alors que le Docteur nous déballe un magnifique speech pour rasséréner tout son petit monde qui part en panique, le câble de l'ascenseur rompt... le Docteur est coincé seize kilomètres plus bas avec Ida... sans aucun moyen de remonter. Avec soixante minutes d'oxygène... C'est foutu, c'est mort, c'est l'horreur.

Et pourtant, ça ne se décourage pas. Rose, surtout, qui prend les choses en main avec un courage et une détermination extraordinaires alors que les autres sont prêts à renoncer et à se faire dévorer tout vivant par les Ood qui s'enflent et qui soufflent pour faire sauter la porte derrière laquelle sont réfugiés la plupart des survivants.

S'ensuit une horrible échappée à quatre pattes dans le système d'aération, genre on ne se sentait pas assez claustro comme ça.

C'est assez terrible de les voir tous terrés comme des petits lapins, espérant accéder à un endroit de la station d'où ils pourront "débrancher" les Ood.
C'est là qu'évidemment, on nous sort le sacrifice du soldat pour sauver les autres. Et comme visiblement ce n'était pas encore suffisant, c'est au capitaine de l'achever pour ne pas que les Ood en fassent de la charpie. Le tout sur haut parleur histoire que tout le monde en profite.

Un bien beau geste... sauf que la Bête est parmi les fuyards... Et merde.
Je vous dis pas les nerfs, dans quel état ils sont.

Et de son côté, ce con de Docteur, il fait quoi ? De la varappe, tranquille, rien que ça. Etant donné qu'il ne peut pas remonter, il a décidé de descendre voir ce qu'il y a dans le puits... Et qu'est-ce qu'il est mimi, le Time Lord, suspendu à son câble comme une petite araignée, dites donc.

Et puis d'un coup, paf, il arrive au bout du câble. Et là, qu'est-ce qu'il fait ? Eh ben il fait sauter les mousquetons un à un, pour descendre encore plus bas, sans savoir ce qui l'attend mais persuadé qu'il n'y a que cela à faire, avec les cris d'Ida restée en haut lui résonnant dans les oreilles. Pauvre fille qui a tellement peur de mourir toute seule...

The Doctor : If they get back in touch, if you talk to Rose, just tell her... tell her... Oh she knows.

NOOOOOO ! NO SHE DOESN'T YOU STUPID BASTARD ! TELL HER YOU LOVE HER, YOU IDIOT !

Et juste au moment où il lâche prise et tombe dans ce puits insondable, la voix de Rose, enfin débarrassée des Ood, retentit dans la radio d'Ida...

Ida : I couldn't stop him. He said your name.

Ooooh le vide terrible que doit ressentir la pauvre puce, à cet instant... C'est terrible. Les bras m'en sont tombés de tristesse. Et quand il s'agit de quitter la planète parce qu'il n'y a plus rien à faire, eh ben ma Rose, elle refuse, et elle n'en démord pas. Elle restera.

Rose : You don't know him. Cause he's not... I'm telling you, he's not... And even if he was, how could I leave him ? All on his own, all the way down there... No. I'm gonna stay.

Zack : Then I apologize for this.

Et voilà ma Rose anesthésiée et embarquée.

Zack : I have lost too many people. I am not leaving you behind !

Et si vous n'avez pas encore le coeur brisé, il suffit de voir l'horreur sur le visage du Docteur, quand de tout en bas, il voit la fusée partir...

Quand de son côté, Rose réveillée menace de tout faire péter dans la fusée si on ne la ramène pas tout de suite en bas...

C'est déchirant, c'est terrible. J'ai eu l'impression qu'on m'arrachait les tripes tellement c'est triste et tellement on sent qu'ils ne doivent pas être séparés. Sous aucun prétexte. Mais le captain n'est pas con. Il trouve la phrase parfaite.

Zack : Would you really ? Is that what your Doctor would want...

Oh non, et elle le sait très bien... elle le sait mieux que personne. Il le lui a déjà dit...

Alors, et en bas, qu'est-ce qu'il se passe ? Eh bien le Docteur fait son Gandalf. Le voilà atterri en bas on ne sait par quel miracle, en douceur et avec de quoi respirer. Il découvre que Lucifer crèche bien ici. Qu'il a été vaincu il y a très longtemps, et emprisonné.

Ca aurait pu être grotesque. C'est excellent. Comme très souvent. Et la barrière est mince entre les deux. Surtout en SF.

Et puis il y a ce long monologue du Docteur face à cette créature qui ne l'impressionne pas franchement... Le cheminement de la pensée de ce remarquable analyste qu'il peut être, parfois, vous laisse subjugué... Il en arrive à comprendre qu'il est face à l'enveloppe, à l'animal, mais que l'esprit s'est fait la malle. Et tournant la tête vers la fusée, déjà bien loin...

The Doctor : Oh no...

Ensuite, il débrouille tous les fils, faisant le lien avec le trou noir, là pour cueillir l'Affreux si jamais il a des velléités de s'évader.

The Doctor : You escape, you die ! Brilliant !

Et puis il réalise aussi qu'il doit le libérer parce que si le concept peut s'échapper, en libérant l'enveloppe, retenue par un champ de gravité, cela détruira les deux grâce au trou noir. Sauf qu'il y a un petit détail auquel les formidables geôliers du Maudit n'avait pas pensé : Rose.

The Doctor: If I destroy this planet, I destroy the gravity field. The rocket. The rocket loses protection and falls into the black hole. I have to sacrifice Rose.

Pendant ce temps, Rose est en train de se rendre compte que leur évasion ne tient pas debout. Qu'il y avait mille façons de les tuer... et que non.

Et là, le Docteur est magistral. Placé face à son absence de foi en quoique ce soit depuis le début de cet épisode, il finit par résoudre à la fois cette situation impossible et à répondre à la question qu'il se pose concernant ce en quoi il croit, au fond de lui, de la plus belle manière qui soit.

The Doctor : If I kill you, I kill her. Except that implies, in this big grand scheme of gods and devils, that she�s just a victim. But I�ve seen a lot of this universe. I�??ve seen fake gods and bad gods and demigods and would-be gods. And out of all that, out of that whole pantheon, if I believe in one thing, just one thing�?� I believe in her.

Incroyable.

Et de pulvériser la prison, libérant le monstre. Provoquant la chute de la planète et de la fusée dans le trou noir...

Et réveillant quelque peu la Bête qui sommeille en Toby.

Et là, c'est au tour de Rose d'être souveraine. Faisant voler en éclats la vitre de la fusée et détachant le Toby précipité dans le trou noir, avec toutes ses mauvaises humeurs.

Rose : Go to hell.

Prête à mourir, la Rose, mais consciente qu'elle a fait ce que le Docteur aurait voulu. �? combien, ma Rose.

Vous ne pleurez pas encore face à une telle tension dramatique ? Vous devriez. Perso, à ce stade, j'étais déjà agitée de soubresauts nerveux.
Deux secondes plus tard, je me suis mise à hurler. Alors que la planète s'effondre, le Docteur lève la tête et...

Tombe nez à nez avec son bien-aimé Tardis... Rah, le soulagement qui déferle quand on comprend que c'est bon, c'est gagné, il va les sauver, tous... Et c'est ce qu'il fait, bien sûr, alors que dans la fusée, les passagers résignés attendent une mort certaine.

Et puis il y a la fin... les retrouvailles tant attendues, après tous ces rebondissements. La porte du Tardis qui s'ouvre à la volée, Rose qui se précipite à l'intérieur, et lui qui la regarde, les yeux brillants et remplis de fierté.

Et sans un mot ils se ruent l'un sur l'autre.

J'en ai pleuré. A gros sanglots. Tellement ils se serrent fort, à s'étouffer, à grand renfort de soupirs et de gloussements adorables... C'est magnifique. C'est sans conteste leur plus beau "hug". C'est la perfection absolue.

(Et qu'on m'explique pourquoi cette musique sublime n'est pas sur la BO !!!)

Et pour finir, ironiquement, la dernière scène de cet épisode est la toute dernière tournée par Billie dans la série...

Rose : He said I was gonna die in battle.
The Doctor : Then he lied. (Tu sais que non, chéri.)

Oh, ma Rose.

Vous savez quoi ? A partir de là, j'ai presque eu envie que tout finisse vite. Parce que c'est tellement beau qu'on sait que ça ne peut que tourner au drame. Snif. Et qu'il vaut mieux que ce soit rapide. Mais il reste encore quatre épisodes. Un tiers de la saison. Hallucinant, non ?

 

208 : The impossible planet

(Welcome to Hell.)

Attention, on va toucher au sublime. Cet arc, à partir du moment où je l'ai compris et accepté (ce qui a pris un certain temps), je l'ai adoré. Je l'ai trouvé extraordinaire, traité avec maestria et beaucoup de culot. Il a mis mes nerfs à rude épreuve, tellement que j'ai fondu en larmes à la fin, de soulagement, de triomphe.

Le tournant de la série, il est là, déjà annoncé par l'épisode précédent. Cette fois, on le touche du doigt. Et pourtant, comme toujours, tout commence de manière plutôt anodine, voire drôle.

The Doctor : I don't know whats wrong though, she's sort of... queasy. Indigestion. Like she didn't want to land..
Rose : Well... if you think it's going to be trouble we could always... get back inside and go somewhere else...
Rose and the Doctor : Ahahahahahahah !

Mékissoncon ! Comment voulez-vous résister à ça ???

Surtout que dix secondes plus tard, les voilà face à face avec euh...

The Doctor : Right ! Yes ! Hello ! Sorry. Who are you ?
Ood : We must feed !
The Doctor : You gotta what ?
Ood : We must feed !
Rose : Right, I think they mean us !
Ood : We must feed !

(C'est fou ce que le Docteur a déteint sur Rose, comme elle rentre dans son jeu, inconsciemment, allant parfois jusqu'à le devancer dans la loufoquerie... )

Et pourtant, ils sont bien inoffensifs, ces Ood ("That's odd !"), enfin, pour le moment.

Donc, avenir très lointain, une station scientifique sur une planète perdue au milieu de nulle part. Et une poignée de vaillants Terriens qui y bossent.

Et vaillants, ils le sont. Parce que faire des recherches dans un endroit pareil, il faut le vouloir, comme le remarque rapidement un Docteur une fois de plus béat d'admiration devant le courage et la curiosité de ce petit peuple pourtant si fragile.

Littéralement le nez dans un trou noir.

Et là, je me suis dit : "Oh fuck. Ca pue."

The Doctor : A black hole is a dead star. It collapses in on itself. In, in, in, in, in, until the matterâ??s so dense and tight, it starts to pull everything else in too. Nothing in the universe can escape it. Light, gravity, time. Everything just gets pulled inside and crushed.
Rose : So they canâ??t be in orbit. We should be pulled right in.
The Doctor : We should be dead.
Ida Scott : And yetâ?¦ here we are. Beyond the laws of physics. Welcome on board.

Sympa. En plus d'être extrêmement impressionnant, voire de foutre immensément les chocottes, sachant que ce machin aspire tout ce qui lui passe sous la tronche, de préférence des mondes super peuplés... sauf notre planète impossible. Comme c'est intéressant. (C'est là que j'ai commencé à ne plus rien vouloir comprendre.)

Sauf que rapidement, paf, c'est le drame. Des pans entiers de la station disparaissent chacun leur tour... emportant avec eux... le Tardis.

L'horreur. La course effrénée du Docteur quand il se rend compte que son vaisseau est perdu m'a crevé le coeur...

Et là, très vite, on fait les comptes. Ils sont bloqués. Sur cette planète. Dans cette station flippante. Dans un avenir très lointain. En orbite autour d'un trou noir. Et Rose ne rentrera jamais chez elle.

The Doctor : I've trapped you here.
Rose : No, don't worry about me.
La station : CRAAAAAAC
Rose : Okay. We're on a planet that shouldn't exist, underneath a black hole... and no way out. Yeah, I've changed my mind, start worrying about me.

Aaaaaaw...

Parlons un peu de l'ambiance de toute cette affaire. Suffocante, en ce qui me concerne. Façon U-Boot, des couloirs étroits, des machines qui sifflent, pas d'ouvertures vers l'extérieur... Ca m'a foutue très mal à l'aise. Ajoutez à cela l'impossibilité de s'en casser avant que l'équipe n'ait fini sa mission de forage pour découvrir ce qui se cache au coeur de cette planète, c'est terriblement oppressant.
Que nos deux petits choux se retrouvent bloqués dans le monde où ils ont atterri, admettons. Qu'ils le soient dans un tel enfer, c'est déprimant.

Mais intéressant. Hein, les lascars ? Ah, Rose, ma ptite Rose. Je t'adore. Même si c'était un tout petit peu lourdingue, ta tentative de demande en mariage à ce nigaud de Time Lord, tout flippé à l'idée d'être obligé de vivre en simple mortel.

The Doctor : I'll have to get a house ! With, with doors and carpets, can you imagine ? Me, living in a house ?!
Rose : You'll have to get a mortgage !
The Doctor : No.
Rose : Oh yes.
The Doctor : No. That's it, I'm dying. It is all over. (Comment il fait sa drama-queen, celui-là !)
Rose : What about me ? I'll have to get one too. Or... it could be the same one. We could... I don't know... share. Or not, whatever. (Bien tenté.)

The Doctor : Anyway. (Non mais regardez-moi ce dégonflé dont la tronche crie clairement : *y a déjà pensé*)

Rose : Yeah, we'll see.
The Doctor : I promised Jackie I would always take you back home. (Ptite bite.)
Rose : Everyone leaves home in the end.
The Doctor : Not to end up stuck here !
Rose : Yeah, well stuck with you, that's not so bad. (C'est même inespéré.)
The Doctor : Yeah ?
Rose : Yes.

C'était pourtant si romantique. Regardez ce beau soleil couchant.

Bon, et maintenant, le vif du sujet. Je vais vous avouer un truc : j'ai fait un blocage total sur la Bête. Du délire. C'est-à-dire que depuis le début, entre les 666, les "hell" à toutes les sauces, les Ood qui se mettent à délirer, la Bête qui apparaît et tout le tralala, moi, j'ai complètement fait celle qui ne comprenait pas, j'ai délibérément repoussé l'éventualité que ce puisse vraiment être l'Enfer et que Satanas se trouve en dessous.
Je me suis dit (c'est ma maladie, ça) que ce ne pouvait être qu'une métaphore et j'ai commencé à chercher ailleurs, en me disant que si c'était vraiment ça, ça ne pouvait être que complètement moisi. J'ai dû rester focalisée sur l'arc "Sokar" dans SG1, que j'avais trouvé relativement excellent mais honteusement sous-exploité. Bref, jusqu'à la fin de cet épisode, je n'ai jamais voulu y croire. Alors que c'est une évidence. Ca ne peut pas être plus clair.

Moralité, j'ai un peu balisé quand Toby commence à se faire taquiner par le Malin, avant de se faire carrément envahir...

Je me suis sentie super mal quand la pauvre Scootie s'est fait défenestrer dans le vide par l'horrible créature.

Et j'ai été frappée par la scène où tout le monde la cherche avant de découvrir que...

The Doctor : Sorry... I'm so sorry.

Mais tout cela n'est rien comparé à ce que j'aurais pu ressentir si j'avais percuté. Voilà, je me suis moi-même prise en flagrant délit de non-awareness et j'en suis bien dégoûtée.

Heureusement, comme le forage et terminé, le Docteur décide de descendre en bas avec Ida, ce qui nous vaut cette adorable scène d'au revoir.

Et c'est en voyant le fameux puits que je me suis dit que euh, en fait, c'est peut-être vraiment la prison du Malin.

Et comme en haut, les Ood sont envahis par ce charmant mais non moins maléfique personnage, on peut dire que Rose est très très mal barrée.

The Beast : The pit is open... and I am free !

To be continued...

Ouéééééééé !
Le dernier Time Lord affrontant Lucifer ! Si ça c'est juste pas cadeau !

Ayant donc enfin percuté, j'ai pu apprécier totalement l'épisode suivant. Et être aussi épouvantée qu'il se devait...

 

*hum*

Avec Marge, en ce moment, on "extermine" nos bières...

(Je loue l'inventivité des gens qui sont payés pour concevoir ce genre d'objet dérivé complètement con et d'autant plus indispensable. Ca me fascine.)

Marge, si tu veux venir exterminer une bière demain soir, n'hésite pas !

 

Genre ça s'arrange pas...

Bon, je suis toujours en grève de Doctor Who. Eh oui, j'ai regardé Runaway Bride façon rebound histoire de ne pas rester sur l'affreux traumatisme de la fin de la saison 2, mais depuis, plus rien, je bloque, j'aimerais bien, mais je ne peux point. J'ai trop peur.

Donc en gros, il me reste la saison 3, plein de petits machins à côté, et ensuite la saison 4 qui commencera prochainement.

On est d'accord. Je ne suis qu'à la moitié de Doctor Who.

Vous suivez ?

Et ça fait 72 heures que j'ai digéré la fin de la saison 2.

On est toujours d'accord.

Alors expliquez-moi pourquoi ce matin, alors que j'attendais que Gilbert Truchon, mon assureur, me reçoive pour me faire cracher mes tripes histoire d'assurer la Baxmobile, pourquoi en zappant sur le Précieux et en tombant sur un site disant que peut-être bien, oui, peut-être bien que David Tennant quittera la série après la saison 4 ou après les trois épisodes spéciaux de 2009, pourquoi FICHTRE j'ai commencé à avoir les larmes aux yeux et le menton tremblant à l'idée de voir débarquer un autre Docteur.

POURQUOIIII ???

Parce que je suis en train de devenir maboule.

Alors vous, les quelques geeks qui n'avez pas encore commencé à regarder Doctor Who, vous, les purs, surtout, SURTOUT ne faites pas la même erreur que moi. NE REGARDEZ PAS CETTE SERIE ! SAUVEZ-VOUS PENDANT QUE VOUS LE POUVEZ ENCORE !

RUN !

RUN FOR YOUR LIFE !!!

 

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