Le blog de La Sorcière
 

Pâques.

Oui, cette année les cloches (ou le lapin, ça dépend de là où vous habitez) nous apportent un Docteur. Selon mes informations, Pâques, c'est le 4 avril. Mggggnnnnnnh, so close. A deux semaines près, j'étais rentrée. Bon, bref, la nouvelle bande-annonce a été diffusée par la Beeb, vous pouvez la trouver sur Youtube, tout ça. Et moi, je trouve ça très joli. Très. Très, très. J'adore ce Docteur, il a une belle voix. Il a sans doute pas les plus belles oreilles ou les plus beaux cheveux, mais il a la plus belle voix des Docteurs. Et sa nouvelle copine, ben elle est drôlement jolie.

 

Hiiiiii ! Je suis trop pressée !!!

\o/

 

"The Eleventh hour"

Ouééééé ! Le titre du premier épisode de Matt Smith dans le rôle du Docteur, il est trop classos ! Evidemment, il sera scénarisé par Steven "God" Moffat. Tout comme le suivant, d'ailleurs.

Beaucoup moins drôle, par contre... et là, si c'est vrai, on est prêt à déclarer le deuil national à blogsorciere.com... Le premier épisode de la saison 5 semble vouloir s'annoncer pour le 13 mars. Non mais c'est quoi cette date de merde, là ? 24 heures après mon départ du sol européen, je suis choquée et déçue, Steven, moi qui ne fais que chanter tes louanges sur ce blog, je suis profondément blessée. A priori, pour la review, il faudra donc attendre fin avril. *court très vite*

Non mais j'étais sûre qu'ils me feraient ce coup-là, hein. Une semaine plus tôt, que je puisse avoir AU MOINS une petite mise en bouche avant de partir, c'était évidemment pas possible. Attendre mon retour fin avril non plus. Tant qu'à faire. Enfin, j'imagine qu'on ne peut pas avoir le sirop d'érable, l'argent de la ville olympique et le cul de Matt Smith.

A part ça, il y a un nom de guest très sympa qui commence à circuler et ça me plaît beaucoup ! Bref, l'un dans l'autre, chuis contente, quand même !

(Et ça me fera tout plein d'épisodes à regarder en rentrant, uhuhuh, ça faisait longtemps que ça m'était pas arrivé d'avoir tout plein d'épisodes nouveaux de Doctor Who à regarder !)

 

"The Eleventh hour"

Ouééééé ! Le titre du premier épisode de Matt Smith dans le rôle du Docteur, il est trop classos !
Evidemment, il sera scénarisé par Steven "God" Moffat. Tout comme le suivant, d'ailleurs.

Beaucoup moins drôle, par contre... et là, si c'est vrai, on est prêt à déclarer le deuil national à blogsorciere.com... Le premier épisode de la saison 5 semble vouloir s'annoncer pour le 13 mars. Non mais c'est quoi cette date de merde, là ? 24 heures après mon départ du sol européen, je suis choquée et déçue, Steven, moi qui ne fais que chanter tes louanges sur ce blog, je suis profondément blessée.
A priori, pour la review, il faudra donc attendre fin avril. *court très vite*

Non mais j'étais sûre qu'ils me feraient ce coup-là, hein. Une semaine plus tôt, que je puisse avoir AU MOINS une petite mise en bouche avant de partir, c'était évidemment pas possible. Attendre mon retour fin avril non plus. Tant qu'à faire.
Enfin, j'imagine qu'on ne peut pas avoir le sirop d'érable, l'argent de la ville olympique et le cul de Matt Smith.

A part ça, il y a un nom de guest très sympa qui commence à circuler et ça me plaît beaucoup ! Bref, l'un dans l'autre, chuis contente, quand même !

(Et ça me fera tout plein d'épisodes à regarder en rentrant, uhuhuh, ça faisait longtemps que ça m'était pas arrivé d'avoir tout plein d'épisodes nouveaux de Doctor Who à regarder !)

 

Hum.

C'est quand ils veulent pour une date de retour, je suis sur des charbons ardents, moi !

 

Comme je le disais sur FB...

Oui, Blink, c'est toujours aussi bien au bout de quatre visionnages.

J'ai même encore sursauté. Vous y croyez, vous ?

Moffat, you frakking genius.

 

Russell T. Davies et ses dix moments préférés de Doctor Who

C'est pas souvent que je fais de la traduction sur ce blog, mais là, ça en vaut la peine. Sur TimesOnline, l'ancien patron de Doctor Who a révélé quels sont ses dix moments préférés de la série qu'il a réinventée de ses petits doigts magiques. C'est ici. Moi, je vous fais le résumé et je vous ajoute les captures parce que je suis formidablement belle et merveilleuse.

1 - Les adieux de Rose et du Docteur dans Doomsday.

Parce que c'est la première rencontre entre les Daleks et les Cybermen et que le Docteur consume un soleil pour dire au revoir à Rose. Et RTD avoue que tout ce bazar entre deux races de robots, ben c'est juste un prétexte super romantique pour séparer deux personnages qu'il est impossible de séparer autrement. (Bouhouhouhouh !)

2 - Les retrouvailles de Donna et du Docteur dans Partners in crime

Forcément, la scène où ils miment toute leur conversation parce qu'elle est hilarante. Et pour RTD, c'est la scène comique absolue, donnée à la reine de la comédie, ce que plein de fans redoutaient à la base.

3 - "I think you need a Doctor", ze réplique de Nine dans The Parting of the Ways

Le premier baiser du Docteur et de Rose. Dites donc, ce serait pas un peu un gros chamallow, ce RTD ???

4 - Mamie a perdu la face, dans The Idiot’s Lantern

RTD trouve que le mélange de l'ordinaire et de l'extraordinaire a vraiment de la gueule dans cet épisode. Terrifiant et surréaliste, mais dans un cadre super normal.

5 - Pourquoi les robots voulaient tuer Mme de Pompadour dans The Girl in the Fireplace

La réponse donnée à la toute dernière seconde, après qu'on est tout ramollis de tristesse. Un rebondissement à la Twilight Zone.

6 - Le rire de Martha dans Last of the Time Lords

Martha à genoux devant le Master, sur le point d'être exécutée. Et là, elle rit. Le seul truc que le Master ne peut pas supporter et qui ne peut que signifier sa fin. Tout ça parce qu'elle lui rit à la truffe. Ah ah !
(Et RTD appelle John Simm "Johnny Sexy Boy" ! )

7 - "Don’t blink. Don’t even blink."

Des monstres immobiles. Des aliens qui bougent quand vous ne les regardez pas. Des statues vivantes. Trois idées fabuleuses en un épisode. RTD dit que ça aurait pu être un film. Une franchise, même. Et ce con de Moffat a donné ça à Doctor Who.

8 - Le Docteur découvre qu'un Dalek a survécu à la Guerre du Temps

Chris Eccleston est fabuleux et la voix du Dalek, Nick Briggs aussi. Et ça manque de Daleks, dans ce classement.

9 - Le Docteur met sa foi à l'épreuve dans Satan Pit

Franchement, est-ce bien nécessaire de rappeler pourquoi tellement cet épisode est merveilleux ? (En fait, RTD fait un long speech sur la manière dont les "méchants" sont vus dans la série. Mais je commence à avoir la flemme, tout doucement.)

10 - Le Tardis retourne sur Terre dans Journey’s End

Tout le monde est là pour escorter la Terre d'un bout à l'autre de l'univers, jusqu'à son système solaire. Pour RTD, c'est cinq ans de sa vie comprimés dans une seule scène. Magique, non ?

Rah, merci, Russell. Merci de ne pas nous abandonner lâchement et de nous accompagner dans notre deuil !

 

Tout de même !

Bon, le départ du dixième Docteur ne bat pas tout à fait le final de BSG, mais pas loin !
Le départ de BSG, c'était deux cents lecteurs de plus, mais il faut dire que ce n'était pas pendant les vacances. Et qu'à l'époque, les fréquentations étaient moins élevées. Du coup, on ne sait plus trop. Enfin, tout ça pour dire que ce n'est pas comparable mais que la Perfide Albion a de la ressource !

 

The end of time (2)

Bon, mes petits amis, je respecte votre chagrin, mais ne comptez pas sur moi pour verser dans les jérémiades du genre : "David Tennant a quitté Doctor Who et plus rien ne sera comme avant."
J'ai déjà fait ma drama-queen pour le départ d'Eccleston et si c'est lui qui reste mon Docteur, ça ne m'a pas empêchée de prendre mon pied comme rarement devant les quatre saisons de Tennant, donc je sais que non, les choses ne seront pas "plus jamais comme avant". Ce sera différent, en bien, certainement, je ne suis pas inquiète. Je pense qu'on va énormément s'amuser devant les aventures d'Eleven, et après deux saisons et demie assez déprimantes pour Ten (oui, depuis la perte de Rose, ça va pas super fort, quand même), je suis contente à l'idée de revenir à un plaisir plus enfantin, plus frais et plus innocent, chose que le machin à grands bras semble tout à fait capable d'assurer. Ca ne m'empêche pas d'être terriblement nostalgique en voyant David partir. Ca ne m'a pas empêché de pleurer devant cet épisode. Mais je refuse de dire que ce sera forcément moins bien. Et je vous serais infiniment reconnaissante de m'éviter ça dans les commentaires.

Donc voilà. Au revoir, David, au revoir, Russell. C'était une grande sortie. Pas les meilleurs épisodes à mes yeux, mais c'était un beau départ, très bien préparé, très bien accompagné, peut-être un peu trop pour moi, au point d'enlever un poil d'émotion à force de baliser la sortie, mais on ne se sépare pas d'un David Tennant comme on tombe d'une chaise donc voilà.

Pour commencer, quelques fleurs pour John Simm dont la performance ici est magnifique, beaucoup plus en ce qui me concerne que dans la première partie. Je préfère le Maître bipolaire de cet épisode. Qui passe du rire de dément au grand regard mouillé, de la colère au désespoir. Oh oui, là j'ai retrouvé mon John Simm inoubliable, celui de Life on Mars, avec ses beaux yeux verts tout tristes.

Et il y a toujours l'alchimie qui crève l'écran entre les deux petits génies.

Comme j'ai aimé l'histoire du Docteur et du Maître, dans cet épisode. Cette histoire si compliquée et qui aurait pu être si simple. Un beau gâchis que tout ça. Ils avaient vraiment tout pour faire un duo du tonnerre, et ça, Ten le sait. Et il est bien probable que le blondinet le sache aussi, tout au fond de lui. Sinon, au lieu de le garder comme ça, de jouer avec lui comme un bébé fauve qui joue avec sa nourriture, il le tuerait sur le coup.
Bon, mais dans un premier temps, il n'est pas du tout tout triste, le Master, il est tout triomphant et il nous a ligoté son vieux copain façon Bâton de berger que j'en ai ri, oui, ri, de voir Ten ficelé comme ça avec ses Converse qui dépassent.

De l'autre côté, les Time Lords manigancent et rah... j'ai adoré le thème de Gallifrey de la fin de la saison 3 revisité de manière un peu plus martiale. Vraiment, explorer de la sorte la mythologie des Seigneurs du temps, c'est super. C'est un peu comme les cylons, on n'est pas sûrs de vouloir en savoir autant, mais rien à faire, on est trop fascinés. Là, c'est le Conseil qui se réunit et on se rend vite compte que le Président, mmmmh, il n'est pas très patient.

(Ce gant me rappelle quelque chose, pas vous ?)

Intéressant malgré tout de sentir chez lui comme chez Ten cette farouche envie de vivre qui ferait faire un peu n'importe quoi. Logique.

Et puis Gallifrey, merde. Je n'aurais jamais cru qu'on verrait un jour Gallifrey en vrai, autrement que dans les flashbacks.

Quel plaisir de voir l'écriture gallifréenne, aussi.

Evidemment, profonde perplexité en les entendant parler de la Guerre du Temps. Mais j'y reviendrai plus tard. En tout cas, j'ai beaucoup aimé, et j'ai trouvé Timothy Dalton grandiose et terrible, parfait dans ce rôle avec sa voix qui tonne et ses caprices de diva.

J'ai bien aimé leur prophétesse aussi, dommage qu'elle reste aussi anecdotique, c'est un peu le reproche que je ferais de manière générale à ces deux derniers épisodes qui introduisent énormément de choses en les faisant retomber aussitôt. Typique de RTD, ça, et de son petit côté hyperactif.

Mais elle fait son petit effet, et sans elle, les Time Lords auraient bien du mal à bidouiller les quatre coups du Maître.

Back on Earth, j'avoue une petite déception en constatant que Donna allait être "off" pendant tout l'épisode. A posteriori, je me rends bien compte que c'est l'épisode de Wilf et que la ramener au premier plan aurait forcément affaibli la présence de pépé, mais ça m'a un peu déçue. Cela dit, le peu qu'elle fait est parfait.

Le "He loves playing with Earth girls" du Master m'a éclatée.

Et quand Wilf lui crie au téléphone "Run for your life", j'ai hurlé. Oh, papy, il parle comme un Time Lord, je vous dis.

Enfin, j'aurais vraiment adoré revoir Doctor-Donna. Un peu plus quoi.

Mais le sourire de Ten qu'on devine derrière son scotch face à l'exaspération du Master qui se rend compte que Donna a échappé à la transformation... hihi, c'était magistral.

Ten : Do you think I'd leave my best friend (ooooh!!!) without a defense mecanism ?

Sa meilleure amie, han, j'ai cru que mon coeur allait exploser de tendresse en l'entendant dire ça.

Non, vraiment, quel bichou, ce Ten, et quel amour on sent rayonner de lui dans ce tout dernier épisode. Pour Wilf, pour ses anciens compagnons, pour Donna, et pour le Maître, ce merveilleux ami/ennemi.
Quelle scène ça nous donne. Et quelles répliques.

Ten : You're a genius, you're stone-cold brilliant, you are. I swear you really are, but you could be so much more, you could be beautiful, with a mind like that, we could travel the stars. It would be my honour, because you don't need to own the universe, just see it. You have the privilege to see the whole and time and space. That's ownership enough.
The Master : Would it stop then ? The noise in my head ?
Ten : I can help.
The Master : I don't know what I would be without that noise.
Ten : Wonder what I'd be without you.
The Master : Yeah.

Haaaaan ! Les garçoooons !!!

Voilà comment Koshei rate la dernière occasion qui lui est offerte de tout planter là... Il a l'air d'un petit garçon, quand Ten lui parle comme ça, et la seconde suivante, il redevient un monstre, une erreur. Persuadé que la prophétie, c'est lui.

Sauf que.

Ten : You're still bonedead stupid, you still can't see the obvious. That guard is one inch too tall.

Wilf : God bless the cactuses !
Ten : That's cacti !
Cactus : That's racist !

C'est parti pour la grande séquence nawak qui nous rappelle que merde, c'est les fêtes, quoi !
Le coup du pauvre Ten trop ficelé pour être libéré et qu'on roule comme une merde, c'était énorme. Ah, le Time Lord, il a tout de suite l'air beaucoup moins terrible !

Cactus : Just wheel him !

Ten : Worst. Rescue. EVER !

Et le coup des escaliers, oh non, mon pauvre Seigneur du Temps, mais comment osent-ils ?

On se retrouve donc à bord du vaisseau des Cactus.

Qui ont vraiment la tête remplie de flotte puisqu'ils s'y croient très à l'abri, oubliant que le Maître a un peu tous les missiles de la Terre sous la mimine.

Ce que Ten leur rappelle avec force brâmées.
Mais est-ce que ce n'est pas super mignon de voir Wilf tout interdit en se rendant compte qu'il est dans l'espace ? Hein ? Si, trop trop mignon. Roooh, pépé avec son petit télescope qui se retrouve dans un vaisseau spatial.

Wilf : But we're in space !

Allez viens papy, on va te faire ta petite infusion Saveurs du soir.
Bon, pendant ce temps, il y a du dossier, sur Gallifrey. Je n'ai pas tout compris, vraiment pas tout, moi, les Time Fraks, je ne suis vraiment pas douée pour, tout ce que je sais, c'est que le pauvre Master continue à chercher d'où viennent ses tambours et que ça commence à me faire beaucoup de peine.

Et ces quatre coups, il s'avère que ce sont ces enfoirés de Time Lords qui les lui ont collés dans le crâne pour pouvoir le retrouver, en prenant soin d'envoyer un petit ancrage sur Terre histoire de. (Honnêtement, j'y comprends rien, hein, c'est un poil trop abstrait pour moi, sur ce coup.)
En tout cas, j'ai adoré le "rythm of four, the heartbeat of a Time Lord". Comment on a pu ne pas y penser plus tôt ?

Une chose est sûre : c'est des fuuuumieeers ! Je ne comprends même pas comment un type bien comme Ten peut être issu d'une race de dégénérés aussi arrogants que ceux-là.
(Vous me direz, il y a quelques traits de ressemblance, malgré tout, sa nature a tendance à le rattraper de temps en temps.) En attendant, regardez comme il est mignon, notre Ten, replié sur ses pattes de sauterelle, en train de bidouiller des câbles.

(Ca me rappelle Nine qui jouait avec des fils, aussi, le jour de sa mort. )

A posteriori, ça fait vraiment mal au coeur de voir la joie du Master quand il récupère le diamant de Gallifrey. Pauvre gamin.

Bon, l'heure est venue de saluer une fois de plus la performance de Bernard Cribbins qui est absolument stellaire. Je n'ai pas de mots pour décrire la sensibilité avec laquelle ce pépère a su incarner Wilfred Mott. Il est l'un des rares personnages de passage à avoir su toucher mon coeur et je suis bien persuadée que dans ces deux derniers épisodes, il est entré dans la légende de Doctor Who, juste à côté, en ce qui me concerne, de Sally Sparrow et du jeune Latimer.
Quelle composition il nous livre là. C'est magnifique. On dirait qu'il était né pour jouer ce rôle, pour accompagner le Docteur Ten jusqu'à la fin.

Time Lady : I was lost. So very long ago.

(Et là, j'ai pensé à Donna. Honest.)

La scène où il retrouve Ten pour discuter est sublime de simplicité, comme le bonhomme, d'ailleurs, qui parle de sa défunte femme d'une manière qui ne peut que toucher le Docteur.

Wilf : Do you think he changed them ? In their graves ?
Ten : I'm sorry.
Wilf : Not your fault.
Ten : Isn't it ?

Tout ça, je l'ai relevé parce que c'est tellement beau et tellement naturel. Tellement rempli d'humilité de la part de ce petit vieux qui d'un seul coup prend encore une fois conscience de l'ampleur du personnage qu'il a devant lui.

Ten : I'm older than you.
Wilf : Get away.
Ten : I'm 906.
Wilf : Oh really, then ?
Ten : Yeah.
Wilf : 900 years. We must look like insects to you.
Ten : I think you look like giants.

Quelle belle réplique de la part de Ten qui n'a cessé d'être impressionné par cette petite race si fragile.

Et là, la phrase.

Ten : I'd be proud. If you were my dad.

Han !

Ok, ça manque un peu de gonzesses, mais qu'est-ce qu'ils sont choux, les mecs, dans cet épisode !!

Et puis le flingue, bien sûr. Que Wilf veut donner à Ten, qu'il insiste pour lui mettre dans la main, pour tuer le Master et faire que tout le monde redevienne humain. Et surtout pour que le dixième Docteur ne meure pas.

Flingue que Ten refuse, bien sûr, lui qui ne s'est jamais servi d'une arme et qui ne saurait tuer son vieil ennemi pour sauver sa peau. Ou celle de six milliards de Terriens.

Ten : Sometimes I think a Time Lord lives too long. I can't. I just can't.

Mais que Wilf le conjure de prendre et qui va finalement s'avérer bien utile.

Car pendant que le Master commence à balancer les missiles, les Time Lords, eux, se réveillent définitivement et décident que Gallifrey, c'est nettement plus classos que la Terre.

"Gallifrey rises !"

Là, c'est le petit quart d'heure action rigolote qui m'a pas mal rappelé les manip' du Titanic et qui a le mérite de relâcher un peu la pression avant d'aborder le gros qui tache.

Go, Wilf, go !

Et là, bien sûr, les Time Lords débarquent. Sur Terre. OMFG.

Et là, bien sûr, mon Ten, il saute. Oh. My. Fucking. Lord.

(Alors là, excusez-moi, mais l'espace de deux centièmes de secondes, je me fais pipi dessus de rire.)

(Voilà, c'est fini, je ne ris plus.)

(Mais alors plus du tout.)

Oh mon pauvre choupinou tout brisé !

Et là, le gros gros délire commence. D'abord, ces cons de Time Lords se sont échappés... d'une prison temporelle dans laquelle le Docteur les avait enfermés ? C'est bien ça ?
Parce qu'ils voulaient faire l'ascension ??? WHAT ?!?
C'est donc bien lui qui est à l'origine de l'extinction de sa race et c'est ce fardeau précisément qu'il a porté tout ce temps sans jamais nous en toucher mot à nous, ses fans !
Eh bien quand on voit ce que ces gentilles personnes sont capables de faire à un pauvre gamin, un des leurs, pour pouvoir faire leur ascension de MERDE, lui prendre sa vie et en faire de la charpie, rah ! Timothy, tu me déçois ! Profondément !

Et je suis bien contente, toutes proportions gardées, d'apprendre que le pauvre Master n'est qu'une victime, dans cette histoire et que oui, avec un esprit pareil, il aurait pu être aussi sublime que Ten et visiter l'espace et le temps à ses côtés, si seulement on ne l'avait pas rendu fou exprès.

Honnêtement, j'en étais malade qu'il découvre ça.
Et Gallifrey qui débarque, si grande, si terrifiante, et qui, tel un symbole, s'apprête à engloutir la Terre.

Alors là, je n'aurais JAMAIS cru voir ça.

Et encore une fois, bien sûr, le Docteur se retrouve face à un choix impossible.

The Master : The link is inside my head. Kill me, the link gets broken, they go back.

Sérieux. Le coups des Anges Pleureurs auxquels le Président fait référence dans cet épisode. La position, mains sur les yeux. Ce n'est pas un superbe hommage à Moffat qui reprend la suite ? Oh, si. Ca m'a bouleversée, personnellement, de voir ces deux personnages comme ça, les yeux cachés. Et surtout que cette femme se dévoile comme ça, en versant une larme. Qui qu'elle soit, elle est très chère à notre Docteur.

Assez pour le faire revirer une ultime fois.

Ten : Get out of the way.

Non, cette arme, il ne s'en servira pas pour tirer sur un des siens. J'ai crains un instant qu'il ne se tue lui-même, mais non. Dieu merci. Il détruit la machine qui détruit le Maître et qui fait disparaître Gallifrey et les Time Lords. Mais avant ça, un cadeau. Pauvre Maître dont tant d'entre nous ont cru qu'il allait tuer Ten.

The Master : Get out of the way.

Oh, merci, Maître.

Et là, bien sûr, on attend. On attend la lumière jaune, on attend les mains qui brillent, et putain, ça vient pas. On s'attend presque à ce que ce soit Matt Smith qui se relève. Et rien.

Ten : I'm alive. I'm still alive.

Non, Davies n'oserait pas nous faire ça. Mais il faut qu'il se régénère, merde, qu'est-ce qu'il attend, ce con ???
Et là... toc toc toc toc. NOOOOOOOOOOOOOOON !!!

Je vous l'avais dit, les mecs. Ce sera pas avec le flingue, mais c'est bien Wilf qui le tue. Oh putain que c'est tordu, que c'est méchant. Evidemment que Ten ne le laissera pas crever en se ramassant les radiations dans sa petite cabine, évidemment qu'il va prendre sa place puisqu'il faut que quelqu'un entre pour que l'autre puisse sortir. Et il est résigné, pourtant, Wilf. Eh oui, je suis un vieil homme, blablabla.

Ten : Okay, right then, I will. 'Cause you HAD to go in there, did you. You HAD to go and get stuck, oh yes. 'Cause that's who you are. Wilfred. You were always this. Waiting for me, all this time.
Wilf : No really, just leave me. I'm an old man, Doctor, I've had my time.
Ten : Well, exactly ! Look at you. Not remotely important ! but ME ? I could do SO MUCH more ! SO. MUCH. MORE ! But this is what I get. My reward. Well, IT'S NOT FAIR ! Oh... live too long.

Wilf : No. No no, please. Please don't. No, don't ! Please, don't ! Please !
Ten : Wilfred. It's my honour.

Oh, ma pauvre petite biche. Il n'y a même pas d'hésitation possible.

Oh...

Et encore une fois... toujours pas de Matt Smith. Que le cul te pèle, Davies !!!

Sauf que...

Plus de cicatrices. Here we go.

Et pendant que Wilf retrouve sa famille, Ten, lui, en attendant de se régénérer, va chercher sa récompense : la sienne, de famille. Ses petits à lui qu'il a élevés et aimés. Je précise qu'à ce moment-là, La Sorcière a toujours les yeux résolument secs. De toute façon, elle a abordé cet épisode en sachant qu'elle ne pourrait jamais pleurer plus que devant Journey's End.
Alors elle endure.

Ten : I'll see you one more time.

J'imagine que tout le monde a fait un bond de douze mètres en réalisant que Martha avait plaqué son fiancé pour épouser Mickey. En mon fort mauvais for intérieur, je me suis dit que décidément, celle-là, à part ramasser les miettes laissées par Rose, elle ne sait pas faire grand-chose d'autre.

Ten les sauve ici des tirs d'une grosse Patatalo.

Et disparaît. Pas la peine d'épiloguer, The Idiot et Madame ont compris.

Ensuite, sauve le petit Luke de la Dame Smith.

Et le plus beau sauvetage, à mes yeux. Oh oui, celui-là, il a manqué de me briser le coeur. Outre toutes les bêbêtes rencontrées par le Doc au cours des quatre saisons passées, il y en a un qui pleure dans son verre, là, après avoir tout perdu ou presque là en bas.

Oh oui. Son nom est bien Alonso.

Je ne serais pas contre le fait qu'Alonso et ses oreilles viennent nous servir un peu de thé dans la saison 4 de Torchwood. Oh, merci Docteur qui voit tout et qui entend tout.

J'ai également été très touchée de constater qu'il vient s'enquérir d'un autre coeur brisé, celui de celle qui serait devenue Madame John Smith s'il était resté humain.

Ce bouquin écrit par sa descendante, Verity Newman... mix des deux noms des créateurs du tout premier Docteur... oui, elle lui ressemble drôlement à Miss Joan Redfern.

Ten : Was she happy, in the end ?
Verity : Yes, she was. Were you ?

Pas de réponse, bien sûr. Le sait-il lui-même ?
Oh, et ma Donna qui se marie.

La première fois que Ten l'a rencontrée, elle se mariait, bien mal, d'ailleurs. Est-ce que ce n'est pas logique qu'il la quitte au moment où elle épouse enfin un type bien ? La boucle est bel et bien bouclée.

Je vous jure que quand il tend l'enveloppe de Geoffrey Noble, qu'on devine être le mari de Sylvia, j'ai manqué moi aussi de m'étrangler. Oh mon Dieu, le déluge d'émotions.

Par contre, je n'ai toujours aucune certitude en ce qui concerne la femme en blanc. Ten ne répond pas lorsque Wilf lui pose la question. Mais son regard semble se poser sur une autre femme en blanc, celle qui se marie.

Alors qui était-elle ? Je suis très tentée de penser qu'il s'agit de la mère du Docteur, mais ce regard qui va chercher Donna, il me trouble énormément. Peut-être qu'il n'y a pas de réponse, tout simplement, et qu'il suffit qu'on sache qu'elle a été là pour l'aider à retrouver sa voie, et donner un coup de pouce au destin de Wilf. Parce qu'un Time Lord, des fois, ça vit trop longtemps.

Et la dernière visite, elle est pour Rose, bien sûr. La Rose de 2005, celle qui déambule dans sa cité, à Londres, avec sa mère qui cherche toujours l'âme soeur et qui ne se doute pas que Pete-bis l'attend bien au chaud dans son univers parallèle.

Je suis certaine que Ten ne l'aurait pas arrêtée si ce petit hoquet pré-régénération ne l'avait pas trahi.

Bonne fille comme elle est, elle s'arrête, Rose.

Rose : You all right, mate ?
Ten : Yeah.
Rose : Too much to drink ?
Ten : Something like that.
Rose : Maybe it's time you went home.

Et nous sommes en 2005, donc. Oh, Rose, dans quelques mois, tu vas rencontrer un type formidable qui va te faire voir les étoiles.

Ten : I bet you're gonna have a really great year.

Mon pauvre Docteur. Comme tu as aimé cette femme. Comme tu as du mal à la quitter des yeux, cette Rose qui ne sait pas encore tout ce qu'elle va vivre avec toi.
Mais maintenant, il est l'heure, mon cher Docteur. L'heure de partir. Tout seul, hélas, ce qui me fait bien de la peine. Tout juste accompagné par la chanson des Oods.

Ood-Sigma : We will sing to you, Doctor. The universe will sing to your sleep. This song is ending, but the story never ends.

Pauvre bichon qui se traîne jusqu'à son fidèle Tardis pour y mourir en paix, discrètement. Et qui se regarde tout doucement partir, sans témoin.

Avant de lâcher une dernière phrase, tellement triste.

Ten : I don't want to go.

Non, David, tu ne veux pas partir, mais il le faut bien et tu le sais puisque c'est toi qui l'as voulu, tout comme Ten.
Pardonnez-moi mais je ne peux m'empêcher de lire là dedans la difficulté de l'acteur à céder sa place au suivant. C'était le rôle de sa vie et il le sait. Et c'est chose bien ingrate que de devoir laisser les commandes à un autre homme, plutôt que de faire mourir tranquillement son personnage.
C'est un bien joli parallèle, je trouve. Docteur, acteur, même combat.

Et zou.

Et voici la dernière image de David Tennant dans le rôle du Docteur.

Le Docteur est mort, vive le Docteur.

J'ai lu pas mal de critiques sur l'arrivée d'Eleven et ça me peine un peu que les gens voient dans cette poignée de secondes une "imitation" de David. Franchement, le mec, il vient de naître. Il est surexcité. Il se demande qui il est, il déborde d'énergie dans ce nouveau corps et ces nouveaux coeurs qui en remplacent d'autres à moitié brisés. Mais évidemment qu'il saute partout en hurlant, le gus !

Et alors là, attention, on tient le meilleur. Quand Eleven s'empoigne les cheveux, son cri viscéral à ce moment-là m'a fait pousser un véritable hurlement. Trois éclats de rires monstrueux, toute la pression libérée d'un coup.

Eleven : I'm a girl ! No ! NOOO ! I'm a girl ! And still not ginger !

Pas une larme avant la 71ème minute, les amis. Pas UNE. Jusqu'à cet instant. Car là, je n'ai pas pu continuer à rire, je me suis effondrée et j'ai chialé. J'avais jamais connu un truc pareil. AH AH AH BOUUUUUUUUHOUUUHOUUUH !

J'ai arrêté la vidéo pendant quatre ou cinq minutes, le temps de me calmer, et j'ai pu assister à la fin et au superbe cri de ralliement de notre nouveau Docteur. "Geronimoooooo !" J'adore. Rien à dire de plus. J'adore. Et j'ai hâte. Très très hâte.

Sur ce, mes braves, have a nice day. Rendez-vous ce soir ou demain pour le Confidential. Et gardez la foi. Longue vie, très très longue vie au Docteur !

 

Bye, guys...

Et merci pour tout.

(Pas de spoilers.)

 

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