Le blog de La Sorcière
 

107 : Circle of friends

Oh yeah ! I'm too good ! J'ai vu le huit et j'avais deviné dès le début de CET épisode ! Trop contente ! Enfin, j'en reparlerai quand je reviewerai l'épisode 8. Gnihihihi. Enfin, si vous n'avez pas vu le huit, évitez d'aller jusqu'au bout de cette review, ce serait dommage...

Et pour commencer en beauté et nous mettre à l'aise dès le début, un speech génial de Dex, en voix off.

Dexter : "The FBI estimates that there are less than fifty serial killers active in the United States today. We don't get together at conventions, share trade secrets or exchange christmas cards, but sometimes I wonder what it's like for the others. The only sound I hear... the only sound in the entire world, is my heart beating."

Gniiiii, c'est trop bon, c'est trop BON !

(I feel such a sick frak d'aimer ce genre de truc de malades... )

Je pense d'ailleurs �TRE une grande malade, parce que dès le début, j'ai ressenti exactement la même chose que Dexter lorsqu'il découvre que sa frangine et Angel ont démasqué l'Ice Truck Killer.

Comment ? Quoi ? Mécépapossib' ! Pas ce machin à lunettes, là ??? Nononononon, l'ITK doit avoir la classe suprême, ne doit pas fuir comme un lapin en voyant les flics débarquer, l'ITK ne vit pas dans une caravane pourrie avec des animaux empaillés affreux, paaaas du tout, il y a erreur sur la personne.

D'ailleurs, la déception de Dexter et sa détermination à ne pas y croire en dit long sur son respect de la bête.

J'ai été rassurée de voir qu'il n'y croyait pas. Parce que s'il n'y croit pas, c'est que ce n'est pas lui...

Parallèlement à ça, il se passe quand même un truc entre Rita et Dex...

Je ne sais pas pourquoi, d'un seul coup, il m'est venu à l'esprit que ce prénom de Rita ne lui va vraiment pas bien. Et c'est là que j'ai compris. Sainte Rita, patronne des causes désespérées, faiseuse de miracle et soigneuse des pauvres. S'il y a bien une cause désespérée, c'est celle de Dexter Morgan. S'il y a quelqu'un qui peut le sauver, c'est probablement elle. Sa foi en lui est super touchante...

Je suis sûre qu'elle peut l'aider, mais il n'a sûrement pas intérêt à lui révéler son secret. Sa culpabilité en sachant que son ex-mari était un truand et lui un tueur en série montre bien qu'il tient à elle. Qu'il ne fait pas que se servir d'elle. Et il aime être avec elle... Le truc, c'est qu'il est vraiment terrifié. De ce qu'il est. Je suppose qu'il se voit pire qu'il n'est.

Marrant de voir aussi comme il se reconnaît en Jeremy, le gamin tueur qu'il a épargné tout au début.

Marrant aussi de le voir essayer de lui faire passer les préceptes de papa Harry...

Préceptes qui finalement finiront par le mener direct dans la tombe.

Le truc qui m'a fait flipper aussi, c'est de voir à quel point Dexter semble ne pas craindre que ses collègues tueurs ne le dénoncent. Que ce soit le gamin ou l'ITK. Merde, tous deux connaissent la vraie nature de Dex. Il y a donc vraiment quelque chose qui les lie, ces gens ?



C'est d'ailleurs là-dessus qu'on joue pour le twist final. Alors qu'on fait dans notre froc, parce que FUCK ME, il est bon, Crashdown, dans le rôle du cinglé !!! Très bon !!! Excellentissime, même ! Donc, alors qu'on commence à flipper sévère et que Dex a enfin accepté qu'il soit l'ITK, bien sûr, il faut qu'il lui parle, de tueur à tueur...

Et il angoisse grave, lui aussi... de se retrouver devant le maître.

Et là...

Neil Perry : "Who the fuck are you ?"

ENORME !

Et pendant ce temps-là, Deb folâtre avec le prothésiste de Tony Tucci...

Le...

Pro...

Thé...

Si...

Ste...

Come... on !

 

106 : Return to sender

Aaaaah, le voilà l'épisode que j'attendais ! Enfin on nous jette un gros grain de sable dans la machine bien huilée qu'est Dexter Morgan ! Enfin il se plante ! Enfin il manque de se faire pincer !

Et tout ça est remarquablement mis en scène. Encore une fois, Michael C. Hall est... non à force, je vais être à cours de superlatifs.

Sa tête quand il se rend compte que son dernier meurtre n'est pas passé inaperçu...

Sa tête quand il découvre que son dernier cadavre a été retrouvé non pas dans la flotte mais là où il l'a liquidé...

Sa tête quand il se rend compte qu'il y a un témoin, un petit réfugié trouvé dans le coffre de la voiture...

Sa tête, encore, pendant ce rêve super troublant, où il pleut du sang...

Et où il est la victime et se fait découper en morceaux par sa petite soeur.

Superbement flippant. Et jouissif. Le voir se décomposer à mesure qu'il découvre que c'est l'Ice Truck Killer qui a ramené le cadavre, et acquérir la certitude que sa fin est proche, c'est vraiment super bon. Parce que quelque part, passer par là, c'est un peu le seul moyen pour lui de progresser, de sortir de cette routine où tuer est devenu facile.

Futé, d'ailleurs, de la part de L'ITK de le mettre dans cette situation, pour voir jusqu'où il peut aller pour s'en sortir. Notamment se retourner légèrement contre sa soeur qui a (pour une fois) eu un bon feeling...

(Ouh, la déception dans son regard... )

Chouette aussi, toute l'intrigue de Maria avec le petit témoin...

Décidément, elle a un grand coeur, cette nana... J'imagine que constater ça, pour Dexter, outre la menace que représente le gamin, ça doit être super troublant.

Au final, après un épisode palpitant, le gamin réussit à dresser un portrait robot du tueur :

Hé hé hé. Pas mal comme symbolique. Car tout le monde sait que celui qui a buté la nana est quelque part le sauveur des réfugiés cubains. Angel le dit lui-même. Le gosse en est conscient.

Autre ENORME découverte : Harry a donc trouvé Dexter sur le lieu d'un crime. Dingue ! Le gamin du coffre, c'est lui ! Quelque chose me dit que l'homme qui a tué le jour où Dexter a été trouvé ne doit pas être étranger aux meurtres sur lesquels il enquête. D'autre part, s'il a assisté à un meurtre, pas étonnant qu'il en soit là aujourd'hui. La meilleure manière de surmonter ce genre de chose étant de se fermer à toute émotion, à toute peur.

En tout cas, la relation qui se crée entre Dex et l'ITK est fascinante.

Je commence à avoir très envie de savoir...

 

105 : Love american style

Pffff... trop trop bon...

Sérieusement, il arrive un moment où on a presque envie de le voir s'énerver un peu, le petit Dex, non ? Moi, si. C'est vrai qu'il est fascinant, ce personnage toujours si calme et froid, à la fois marrant dans sa manière de tromper son monde, sa discrète fascination pour son alter-ego assassin...

C'est vraiment un point de vue novateur... et passionnant. Et super déroutant, mais bon, quand on regarde les séries que je regarde, on aime être dérouté, sinon on se fait chier.

Et il n'en est pas moins fascinant de voir Dexter, version ado ou adulte, se dépêtrer de ses relations avec les femmes.

Ca, on peut pas dire, il a trouvé la bonne avec Rita.

Elle est vraiment chouette, cette nana...

Oh oui, ptain, que j'ai ri quand apparaît le jeune Crashdown de BSG en geek à lunettes !

Donc forcément, quand la nature meurtrière de Dex percute sa manière de vivre ses relations avec le beau sexe, ça devient assez drôle. Enfin, drôle, façon de parler. Parce qu'au final, au lieu de tuer le méchant qui persécute les clandestins cubains, il finit par le tuer avec sa bonne femme. Elle fout bien mal à l'aise, cette scène. Parce que bon, c'est une scène de tuerie, d'une part. Mais aussi parce qu'elle met vraiment en lumière le malaise et les interrogations de Dex face à l'amour, celui que ces deux monstres, finalement, ressentent l'un pour l'autre.

Au point quand même de leur poser la question AVANT de les zigouiller !!!

Pfff, il est sublime, non ?

D'ailleurs, c'est un peu comme cette séquence où Rita chiale devant un film alors que Dex reste de marbre. Ca résume bien, non ?

Première erreur, donc, de doubler la mise alors qu'il n'avait pas forcément le temps de s'attarder sur deux méchants ? Oui, peut-être bien.

A vous GLACER le sang ce petit oeil qui regarde attentivement notre assassin charger les sacs poubelles dans son coffre.

Enfin bref, ça commence à sérieusement s'envoler... On commence à vraiment s'attacher très fort à Dex et à son père...

 

104 : Let's give the boy a hand

Et c'est en (re)voyant cet épisode que je me rends compte à quel point j'avais mal choisi mon moment pour commencer cette série (en plein début de SFU) et à quel point je la trouve formidable. A quel point c'est intelligent, délicieusement cramé et flippant, super bien foutu et bien filmé. En plus, cet épisode a un avantage et constitue un tournant : on commence enfin à s'intéresser aux personnages secondaires, sans s'en sentir forcés en plus.

Il n'empêche que je n'ai pas arrêté de me dire que si Dex était tout seul dans la série, à mes yeux, elle n'en souffrirait guère.

Non parce que je ne sais pas si c'est moi, mais je suis absolument (et même de plus en plus) fascinée par la gueule de Michael C. Hall. Ce mec est incroyable. Franchement, je ne me lasse pas de le regarder et limite de le disséquer du regard. C'est vraiment un acteur remarquable.

Par ailleurs, le lien entre Dex et le tueur devient vraiment fort. Le coup des mises en scène avec les photos qui renvoient à ses propres photos de famille, c'est vraiment super flippant. D'autant que lui seul peut comprendre ce petit jeu. Mais que naturellement, il ne peut pas en parler à ses collègues enquêteurs.

(Ah tiens, donc c'est intéressant, il y a des petites flèches blanches sur mes caps. C'est nouveau, ça vient de sortir. Et non, je ne les referai pas !)

Cet épisode, c'est aussi enfin l'émergence d'une certaine sympathie pour les personnages secondaires. Notamment Maria, qui sous ses airs de latina castratrice, fait preuve d'une belle sensibilité. Faut dire que se planter et annoncer à tout le pays le nom d'un tueur qui est en fait la victime du vrai tueur, et qui est en train de se faire découper en morceaux, ça la fout mal. Très belles scènes donc, entre elle et la mère de la victime. J'ai trouvé ça excellent.

Pareil pour Angel qui nous bassine pendant tout l'épisode avec ses dix ans de mariage et le bijou qu'il va offrir à sa femme... pour qu'on se rende compte à la fin de l'épisode qu'en fait, sa femme l'a jeté et qu'il ne réussira pas à la récupérer, laissant une petite fille derrière lui.

Rita, pareil, sauf qu'elle, je l'aime beaucoup depuis le début. L'intrigue du chien peut paraître insignifiante, mais elle ne l'est pas. J'adore Dexter qui hésite à zigouiller la voisine.

Arf. Notez que ça ne lui vient pas à l'idée de liquider le clebs en lui-même ! Quoique... Non vraiment, il m'éclate, ce mec.

Et la fin du jeu de piste, hyper stressante, qui nous emmène quand même aux tréfonds du sordide... lorsqu'on se rend compte qu'en fait, le tueur offre à Dexter une victime consentante, bien cachée...

Terrible, le : "Please kill me I'm ready." de la victime. Sauf que bien sûr, on ne croit pas une minute que Dex va le faire.

Dexter : "I can't kill this man. Harry wouldn't want it. And neither would I."

Encore un coup, je trouve ça magnifique la présence constante et bienveillante du père adoptif dont les préceptes sont restés ancrés profondément en Dexter. Rien que pour ça, les flashbacks sont super précieux.

Et la fin, ce speech avec en fond les personnages secondaires...

Dester : "Everyone hides who they are at least some of the time. Sometimes you burry that part of yourself so deeply that you have to be reminded that it's there at all. And sometimes you just want to forget who you are altogether. So I'm not a man nor a beast. Im' something new entirely. My own set of rules. I'm Dexter. Booh !"

Ptain que c'est BIEN ! Et que ça promet pour la suite !!!

 

Par pitié...

Si vous ne connaissez pas, regardez ce générique, il est fascinant... Et Dexter et moi avons la même cafetière... (et le même Bill). Donc, the morning routine :





Bientôt, la Sorcière se repenche sur le cas Dexter Morgan. Promise...
 

102 : Crocodile

Que dire sur cet épisode si ce n'est que... putain, qu'est-ce qu'ils suent, à Mayami ! Je trouve que cette atmosphère floridienne moite et pesante très accentuée par les visages toujours un peu brillants, les chemises mouillées et la rivière (ou le lac, ou le bras de mer) où Dex va se baigner et fait du bateau ajoute encore au côté glauque de la série. Ca change, j'aime beaucoup ce Miami-là. Beaucoup plus que celui des docteurs Troy et McNamara. D'ailleurs, je n'ai pas DU TOUT envie de reprendre Nip/Tuck.

Sinon, le générique est... spécial... Je n'avais jamais rien vu du genre. Super décalé, assez saccadé...

Et le coup de la métaphore corps humain/bouffe est excellente...

Je suis restée fascinée...

Difficile de dire si c'est beau ou pas, c'est, c'est tout.

(Le coup de l'oeuf, c'est le meilleur, je trouve... )

Et on finit par la tête de nounours timbré de Dex. Joli, très fort.

De cet épisode j'ai envie de retenir le fait que Dex s'enfonce vers le côté justicier. Dans le premier épisode, on reste assez choqué par le fait que le héros découpe les gens qu'il n'aime pas en petits morceaux. Là, en fait, on s'attarde plus sur le côté "gros enfoiros" du mec qu'il découpe.

Et aussi, le truc que j'ai trouvé génial, c'est le regard de pure panique quand sa copine fait mine de vouloir faire un câlin...

Et la manière qu'il a de lui empoigner un nibard pour la décourager tout en lui faisant croire qu'en fait c'est elle qui n'est pas prête (ce qui est le cas, oh my god, cette gonzesse a de sérieux problèmes !), c'est vraiment du grand art !!! "That was close !"

Autre chose, le petit jeu qui commence à s'instaurer entre Dex et le meurtrier est vraiment sympa. Mais je me demande vraiment comment le gars peut avoir accès au congélo de Dex. C'est pour ça que j'ai pensé à lui pour les meurtres. Mais bon. Pour le moment, je n'y crois pas trop, même si j'avoue que je cherche des indices qui pourraient indiquer que c'est lui... On retrouve trop la même rigueur, le même sens du détail, le même amour de l'art, là-dedans. C'est troublant.

 

101 : Dexter

Allez, tout le monde debout pour accueillir un petit nouveau qui arrive en cours de route, j'ai nommé :

A la base, je ne suis pas très policier. Pour moi, le plus souvent, les séries policières suivent toujours un peu le même schéma, et ça a tendance à m'ennuyer un peu. Il faut dire que je suis restée traumatisée par les séries policières de mon enfance, notamment par les sirènes du générique de Starsky et Hutch le dimanche après le journal, et les choucroutes capillaires de Dee Dee McCall dans Rick Hunter. Bref, moi pas très policiers... Je suppose que si j'avais l'occasion de me choper le début des Experts, ça pourrait éventuellement le faire, mais pas sûr.

Bref, là, il y a quand même une grosse, et même une très grosse différence. Ok, ça enquête à mort sur un tueur en série, mais notre héros, Dexter Morgan, expert de la police criminelle, est LUI AUSSI, tueur en série, à ses heures perdues. Et ça, pardon, mais dans le genre, c'est quand même un peu une première. Et l'idée de voir les choses "de l'intérieur", pour une fois, ça m'a intriguée.

Ladies and gentlement, Dexter Morgan !

Quand on voit le bureau du monsieur, ça fait euh... un peu brrrr, quand même...

Ce qui est excellent avec Dexter, c'est qu'il donne magnifiquement le change. Et qu'il le fait en toute lucidité. Donc aux yeux de tous, ou presque, il est super normal, sympa, marrant, bien sous tous rapports... Y compris aux yeux de sa soeur d'adoption (Dexter a été adopté) qui est elle-même flic !

Là où il devrait quand même se méfier, c'est quand l'étincelle d'admiration et de convoitise s'allume dans son charmant regard, devant une scène de crime particulièrement réussie...

J'ai adoré cette scène où Dex et son collègue décortiquent le meurtre grâce aux taches de sang sur les murs. Le coup des fils rouges c'est génial pour capter comment ça s'est passé, en fait !

Ce qui est passionnant, c'est la dualité du personnage. Apparemment tellement normal, qui sort avec une fille... avec laquelle il est infoutu de baiser, d'ailleurs, et il l'a justement choisie parce qu'elle est complètement traumatisée et que ne pas coucher, elle aussi, ça l'arrange. Bref, ce côté gentil garçon, limite gentleman... Et pourtant...

Ce gentleman-là découpe lui aussi des gens... Par contre, j'ai l'impression qu'à chaque fois qu'il tue, il tue des grosses ordures. Certains trucs m'ont échappé mais même si ses crimes sont atroces (mais parfaits et pas du tout sous le coup d'une pulsion, très réfléchis et organisés), apparemment, ils ont un but.

C'est que le petit Dexter, tout jeune déjà, avait tendance à dégommer des zanimaux... Et son papa, il le savait...

Scène super intéressante justement, de flashback, où son père lui fait comprendre qu'il doit se servir de ses pulsions meurtrières pour aider. Finalement, Dex, c'est une sorte de superhéros...

En tous cas, je suis curieuse de savoir ce qui a pu arriver à ce gamin pour qu'il soit aussi perturbé...

A un moment, je me suis même demandée si ce n'était pas lui le meurtrier qui vidait de leur sang ses victimes, mais je ne vois pas OU Dex trouverait le temps de mener de front trois vies différentes !

J'aime beaucoup. Je ne suis pas fan des héros tout propres, et j'aime quand c'est sombre et tourmenté mais avec de l'humour. Dex est à la fois drôle, charmant, inquiétant et passionnant. Pour le moment, cette série a tout pour me plaire. Même si je reconnais qu'un petit temps d'adaptation est nécessaire au début.

 

Haaaaaan !

Je suis sous le charme ! Il est... renversant !

Nouvelle série en vue, donc. (A condition que je renonce à ce qu'il me reste de sommeil... )

"Dexter" avec Michael C. Hall, "le" David de Six Feet Under. Que je vais regarder très différemment, à l'avenir...

 

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