Le blog de La Sorcière
 

Il me le faut...

Je veux ce poster. Non mais sans déconner, je ne peux plus vivre sans, il me le faut. Tout de suite, là. Et non, pas à quarante livres sterling de merde sur ebay...

 

Jimmy Smits dans la saison 3 de Dexter ???

Nan !

Siiiiiiiii !!!

Ouéééééééééé !!!

 

211 : Left turn ahead

Alors, parlons peu, parlons bien, parlons Dexter. C'est qu'ensuite, j'ai une raclette sur le feu, moi...

Certes, la fin de saison dernière était d'une intensité et d'une horreur à la limite du surnaturel, du genre qui vous prend aux tripes pour vous les tordre dans tous les sens.
Avec cette fin de saison 2, rien à voir. C'est tout aussi dur, mais d'une finesse et d'une précision dans l'étude psychologique, à vous donner le frisson.
C'est ce que j'ai ressenti en regardant cet épisode.

D'abord, les réactions de psychopathe de Dexter, lorsque Doakes le pousse dans ses retranchements. On n'y est pas habitués. C'est la suite logique de la fin de l'épisode précédent, la face cachée du monstre, celle qu'on n'a vraiment pas envie de regarder dans les yeux, celle qui fait très très peur.

Dexter : I can unleash the beast anytime I want.

Et puis très vite, on retrouve l'enfant.

Par maints aspects, cet adulte apparemment si sûr de lui et qui mène une vie de frère, de collègue et de petit ami (quasi-) exemplaire est quand même resté un bon gros bébé.
Et ces failles qui sont les siennes ont tendance à remonter de plus en plus souvent à la surface, et avec elles les comportements qui vont avec. Celui du petit garçon abandonné pendant deux jours pataugeant dans le sang de sa mère, et celui de l'adolescent foufou et un peu capricieux qui tue parce que son père lui a donné le droit de le faire, et que ça éclate.
C'est bien évidemment quand on se rend compte de ça que tous les flashbacks qu'on a pu voir cette saison prennent tout leur sens.
Et cette sensation-là est vraiment vertigineuse.
Pour nous.
On imagine pour le personnage.

Et ça, Doakes l'a parfaitement compris. Ce qui fait de lui un des mecs les plus intelligents de cette série. C'est bien simple, depuis deux épisodes, il éclipse totalement Lundy, relégué au rang de vieux beau qui ne sert plus à rien sinon à faire sourire Deb.

Et cela fait de la scène où il tente de convaincre Dexter de se rendre à la police l'une des plus intenses et profondes de la série. Oh my God, quelle perfection.
On est tellement dans la peau de Dex, à ce moment-là, alors qu'il commence à comprendre à quel point ce serait une délivrance, de se rendre à la police. On a juste l'impression de sentir le soulagement nous envahir et la lourdeur du secret glisser de nous comme une couverture mouillée... c'est indescriptible.

Enorme, vraiment.

Entre les deux, la scène où Doakes et Dex font équipe pour se débarrasser des trafiquants était quand même ultime, en passant.

Pauvre Doakes !

Bref, pour en revenir à Dexter, bien entendu, toutes les scènes où on le sent en train de faire ses adieux à ceux qu'il aime sont d'une douceur et d'une tendresse incroyables... La journée avec Rita et les enfants sur le bateau (où il s'est débarrassé de tant de cadavres, en passant), la petite conversation avec Batista, également.

Ce pauvre Angel, accusé d'avoir violé cette cinglée de Lila... Et la petite phrase de Dex, qui n'a aucun doute de son innocence.

Dexter : If I got to choose a person, a real person to be like, out of anyone it'd be you.

Bref, Dex solde ses petites affaires, il fait place nette, non sans regret, mais il aime les choses propres. Ca, on le sait depuis le début.

Pareil, son face à face avec Lila est fascinant.

Terrible de voir sur son visage l'angoisse lorsqu'il réalise qu'il la blâme alors qu'elle ne fait rien de plus que ce que lui tente de faire à Doakes, l'accuser de quelque chose dont il est innocent, et la peur, aussi, la peur qu'elle dise vrai lorsqu'elle affirme qu'elle est son âme soeur.

Enfin, alors qu'on a vraiment toutes les peines à comprendre ce qui se passe, il faut bien le dire, tellement Dexter brouille les pistes, tellement on a du mal à suivre son mode de raisonnement, cette scène...

Dexter : Deb, I'm the Bay Harbor Butcher.

Et les différentes versions qui vont avec !

Et puis la vraie, enfin. Et enfin, la première véritable conversation entre le frangin et la sister. C'est juste pas trop tôt.

Sauf qu'on est totalement suspendus à ses lèvres et qu'on se répète : "Il va pas le dire, il va pas le dire, il va pas le dire."

Et non, il ne le dira pas. Car au moment où il aurait pu le faire, il pose une question très intéressante à sa soeur. Est-ce qu'elle n'a jamais été tentée de céder à un geste fou, avec tout ce qui lui est arrivé ?

Deb : Everytime I started to spin out of control I had you to grab on to.

Ca me fait trop plaisir que de tous les personnages qui ignorent quel monstre peut être Dexter, ce soit elle qui trouve pile poil les mots qu'il faut pour le convaincre de continuer à se battre, au nom de tout ce qu'il y a de bon dans la vie. C'est parfait. Il fallait que ce soit elle.

Et puis histoire que cet épisode ne finisse pas sur une note trop agréable non plus.

"Honeeeey, I'm hooooome !"

C'est là que j'ai compris que j'avais vu juste, il y a deux ou trois épisodes de cela.

 

210 : There's something about Harry

On va essayer de faire comme si je n'avais pas vu les deux derniers épisodes. Ca me fâcherait de faire comme la saison dernière et de laisser en plan le tout dernier épisode. Hum hum.

En voyant cet épisode en début de semaine, j'avoue que je suis restée un peu perplexe... jusqu'à, disons, une dizaine de minutes de la fin. Bien entendu, difficile de conserver l'intensité de la semaine dernière puisqu'on avait quand même atteint un sacré niveau. D'autant, d'ailleurs, que ce qu'on attendait depuis le début de la saison arrivait enfin : Dexter démasqué, et par Doakes, bien sûr.
Une partie de cet épisode est donc consacrée à assurer la transition entre l'avant et l'après.
Cela permet également aussi enfin un dialogue "raisonné" entre Dexter et Doakes, et ça, c'était très nécessaire. Dialogue énorme, naturellement.

Dexter : Why couldn't just leave me to do my work in peace ? Why'd you have to go and ruin everything ?
Doakes : You're a killer. I catch killers.
Dexter : So do I. I caught you.
Doakes : I'm not a killer.
Dexter : You are. That's why you've always known what I am. That's why you have more "officer-related" shootings than anybody else. Only I don't fuck with you when you shoot somebody, why couldn't you pay me the same professional courtesy ?
Doakes : There's nothing professional about what you do. I kill when I have to, on the job.
Dexter : So, it's okay to take a life as long as you get a paycheck for it ?

J'adore la manière qu'a Dex de tenter de conserver le masque face à son otage, par moments.

Dexter : I should warn you Sergeant, you can't play on my feelings. I don't have any.
Doakes : Oh really ? Who's lying now ?

Doakes est un sérieux client, à ce petit jeu-là.

Ca, donc, et les interrogations de Dexter concernant l'avenir de Doakes...

Dexter : Taking a life is one thing, but the care and feeding of it is another. I can't keep my problem locked away in a cabin forever. Harry always said there were plenty of people who deserved to die, but no matter how hard I close my eyes and wish, Doakes isn't one of them. Harry, he never prepared me for this one, what do I do? What would you do?

Beaucoup de réflexion, donc, au cours de cet épisode, sur fond de recherches de Doakes que tout le monde prend maintenant pour le Bay Harbor Butcher.

Et puis d'un coup, cette révélation qui donne tout son sens à cet épisode : Harry s'est suicidé.

Alors là, clairement, ça nous la coupe. A Dex aussi, qui n'a pas oublié qu'un plus un font deux. Et qui capte très vite que si son père s'est suicidé, c'est parce qu'il n'a pas été capable de faire face au monstre qu'il avait créé.

Et de retuer derechef, devant témoin, cette fois, lors d'une scène renversante. Ce bon gros Doakes, celui-même qui a descendu bon nombre de baddies, s'en effondre en hurlant sur le sol de sa cage... Il y a de quoi.

C'est enfin, à travers ses yeux, et à travers ceux de Harry, que Dexter nous apparaît comme le monstre qu'il est. Cela faisait longtemps qu'on ne l'avait pas vu sous cet angle. Depuis le premier épisode, pour ma part, où je l'avais quand même trouvé très flippant.
Et voilà, c'était ça, le but de cet épisode : l'envers du miroir. Nous rappeler à qui on à affaire. Et il fait peur.

Vachement peur.

Le pire c'est que l'effet miroir, lui aussi en fait les frais.

Je n'ose imaginer ce que ça doit être de se rendre compte qu'on EST un monstre. Parce qu'il ne suffit pas de le répéter pour le comprendre.
Exactement ce que Harry n'avait pas vu venir.

Psychologiquement, c'est quand même grandiose et redoutablement juste. En arriver à ce point de perfection concernant un personnage de fiction, (et aussi tordu, encore !) c'est admirable.
Je ne parle même pas de la construction de la série.

To be continued, donc. ;)

 

209 : Resistance is futile

(Rentrée précipitamment pour cause de maladie avec de gros morceaux de gerbe de dedans, il faut bien reconnaître qu'outre le côté "je grelotte mais je transpire", ça a au moins un avantage : voir des choses qu'on n'aurait pas pu voir avant 22h. I.e. Dexter.)

Roh, ce Dexter... Malgré la bande-annonce de la semaine dernière (oui, celle-là même qui m'a laissée pantelante durant six journées atroces), il parvient encore à nous surprendre. Même si du coup, une fois la bande-annonce analysée et que la conclusion "cépapossib'" imposée, forcément, on marche moyennement.

Pas grav'. Ca donne l'occasion de profiter de la mise en scène tout à fait outrageuse.

En parlant de ça, la scène d'ouverture est stupéfiante. Dexter qui sort de l'ascenseur, les mains dans le dos... on dirait que sa soeur l'amène au bureau menotté.

Quand on voit le collègue qui fait une grosse glissade dans le sillage, on se dit : "Naaaaan."

Siiii.

Comme dirait cette vieille Céline D., ce n'était qu'un rêve. Prémonitoire ou presque.

Et j'en profite pour noter que voir en moins de 48h Maître Bratac et Jacob Carter dans deux de mes séries préférées, c'est pas désagréable.
Par contre, je me serais bien passée du second effet "borg" de cet épisode. Chaque fois que mes yeux louchent vers le titre, je les revois, tout grinçants avec plein de tuyaux partout. Brrrrr... Et pour ceux qui ignorent ce qu'est un borg... c'est ici. Et "resistance is futile", c'est un peu voire beaucoup leur dicton favori.

A ma grande surprise et à mon grand désespoir, je crois bien que l'agent Lundy vient de commettre l'irréparable. Et non, je ne fais pas allusion à la scène où il saute hors du lit et à la vision très gênante de son royal derche. Non, non.

Disons juste que tout ceci sonne terriblement faux et que les longs regards de braise de Deb n'y pourront rien changer. Ca sonne juste faux. Et le fait qu'il insiste pour étaler leur relation au grand jour me laisse à penser qu'il y a un but à toute cette affaire. Et ça me fait chier. Oui, cette pauvre Deb n'a vraiment pas de bol. Elle tombe amoureuse comme elle décapsule une bière, la malheureuse. Et c'est jamais du bon bonhomme.

La manière qu'il a de la planter aussitôt qu'on évoque le BHB, c'est quand même très révélateur... Pauvre Deb.

Passons maintenant aux choses sérieuses... Ah, cette fameuse scène où Dex découvre que sa cachette est vide... Allez, osez me dire que vous ne vous êtes pas sentis à sa place. Osez me dire que vous n'avez pas ressenti cette chute vertigineuse. Toute la scène est tournée comme si Dexter sortait de son corps et observait le tout de dehors. Et lui, en fait, c'est nous. Procédé super brillant et qui marche à tous les coups. Jamais on n'a été plus proches du personnage qu'à cet instant.

Dexter : It's over.

Et puis la sonnette, les agents qui viennent le chercher, Deb qui ne comprend pas.

Et cette phrase incroyable : "I should be panicked. Terrified."

Quelle maîtrise. Un mot de trop, et il avouait tout. Un véritable numéro d'équilibriste. Comment fait-il pour ne pas s'effondrer devant Lundy, face à ses trophées ?

Au lieu de cela, il a cet air de petit enfant effrayé mais sage comme une image. Et pas un sursaut de soulagement, pas un sourire lorsqu'il comprend que ce n'est pas lui qui est suspecté, mais Doakes.

Et le petit plus made in Dexter Morgan ? Répéter ce que Doakes disait de lui, quasiment mot pour mot. Le comble de la perversité. Et pourtant, bon sang qu'on l'aime, ce cinglé.

Très bel éclairage sur la règle numéro 1 de Harry, en passant. Faire assister son fils à une exécution pour lui montrer ce qui l'attend s'il ne fait pas attention, c'est à la fois terrible et grandiose.

M'est avis que cette règle, ne jamais se faire prendre, va compter très fort dans les épisodes qui vont suivre.

Et LA scène de cet épisode, celle qu'on ne voyait pas venir, celle qui efface totalement la presque déception d'avoir vu la bande-annonce... Oh my God... en fait je crois que Doakes n'y croyait même pas tout à fait... que lorsqu'il surprend Dex avec son cadavre entre les mains, il réalise seulement à qui il a à faire. C'est juste totalement ENORME.

Jesus fucking Christ, tu l'as dit !

J'ai bien cru que Dex l'avait tué, mais non. Et je viens de comprendre comment Dex pourrait ne pas tuer Doakes, qui finalement, n'a fait de mal à personne si ce n'est qu'il l'a découvert. Ce qu'il faudrait, c'est que Doakes soit sur le point de descendre Dex, que Lila débarque, cette folledingue, qu'elle tue Doakes. Là, Dexter aurait une excuse du tonnerre pour la zigouiller, cette sale mante religieuse. Et il n'aurait même pas besoin de toucher à un cheveu de l'innocent Doakes.

Fiou, fiou.

Cette série n'a jamais été aussi excellente.

 

Oh my God... Oh my God... OH MY GOD !!!

Promo de l'épisode 2x09, Resistance is futile.

OMG !!!

 

208 : Morning comes

Oh ben oui, j'avoue, j'ai pas pu attendre jusqu'à ce soir.

Et ouh la la ! Ca se corse ! Ca y est, c'est parti mon kiki et ça va chauffer jusqu'à la fin de la saison, maintenant. Gnnnnnnn.

Je me félicite bien entendu du gros faux pas commis par l'aut' zinzin, là. Non mais elle a les fils qui se touchent, cette pauvre Lila. J'étais à cent lieues d'imaginer qu'elle puisse contacter le meurtrier de la mère de Dex (LE MEURTRIER DE LA MERE DE DEX !!!). Juste pour quoi ? Juste pour le récupérer ! Manman.

Hyper flippant. L'ambiance qui se dégage du désamour soudain de Dex pour sa psychopathe de copine est extrêmement glauque.

Et en même temps c'est rassurant parce qu'on se rend compte qu'elle est mille fois pire que lui, et ça, ça nous arrange, quelque part.

Et pourtant, mon Dieu qu'il fait peur le Dexter qui se rend chez elle après avoir découvert qu'elle s'était fait un double de la clé de Rita pour aller l'intimider... Brrrrr... Il ne faut pas toucher aux bébés de Dexter, ma vieille, non, parce que c'est des coups à finir hachée menue !

Le "Give me Rita's key" prononcée d'une voix rauque et limite animale, wouuuhhhooohoooh !

That's our Dexter !

Notre Dexter qui du coup reprend ses bonnes vieilles habitudes et s'en va découper l'assassin de sa maman, à la scie électrique, s'il vous plaît, vous noterez le raffinement...

Iiiik !

Là où ça risque de faire très très mal, c'est que Doakes vient quand même de percuter que Dex était lié à un des meurtres du BHB, grâce à Lundy...

Moralité, il va s'agir de nous l'éliminer rapidement, ce gros curieux...

Parce qu'il vient juste de trouver tous les échantillons de sang qui prouvent la culpabilité de Dex. Gloups. Fais ta prière, Jimmy.

Sinon, plus que jamais, toutes les scènes Dexter/Lundy sont excellentes. Il me fait délirer, papy. Vous voulez du thé ? Non merci. Eh ben en v'là quand même. Des petits gâteaux, avec ça ?

Lundy : Oh, sorry ! Guess I ate them all.
Dexter (voix off) : Asshole.

Il est très intimidant, quand même. Vaut mieux pas se trouver en défaut face à lui, il est capable de mettre très mal à l'aise. Très bon manipulateur, donc, et le pire c'est que c'est difficile de déterminer ce qu'il sait exactement, ou du moins ce qu'il peut capter chez ses interlocuteurs. Alerte rouge, donc... J'ai toujours le sentiment qu'il en sait plus qu'il ne le dit.

A part ça, ma copine Debra a enfin compris pourquoi les vieux, c'est trop top !

Ouais, c'est cool, un vieux. Ca t'ordonne d'éplucher les patates avec toute la classe dont c'est capable, alors que ça vient de te promettre de te faire des petits plats au poil. Avec ça une bonne claque sur les fesses, et paf, y a plus qu'à cueillir la donzelle !

C'est doué, un vieux !

Bon bref, il m'a prise un peu au dépourvu, là, Lundy. Deb aussi, apparemment ! Le coup du rencard, le dîner et le reste qu'on suppose. Je trouve ça super chouette, et faut vraiment être un vieux pour être aussi peu compliqué (surtout qu'il doit lui rester un mois à vivre, à tout casser) mais n'empêche, une toute petite voix au fond de moi n'arrête pas de me souffler que... s'il a des soupçons sur Dex, le meilleur moyen est d'infiltrer la famille par sa soeur... et... la petite voix m'a également suggéré que ce serait très rigolo par rapport à la saison dernière... Mais bon. J'ai fait taire la petite voix momentanément parce que c'est quand même juste trop chouette, ce qui arrive à cette pauvre Deb.

D'ailleurs, elle m'a fait mourir de rire à casser Lila comme elle le fait dans cet épisode. Bitch !

Et bien sûr, l'étau se resserre, donc. "Bay Harbour Butcher is one of our own."
Aïe aïe aïe. Ca va faire mal, très mal. Le pied, ce serait si Dex arrivait à faire accuser Doakes à sa place. Genre, oh regardez, il a les petits échantillons de sang, le vilain !

Mais tu rêves, ma pauvre Sorcière !

Ben oui, ben et alors ?!?

I DEXTER !

 

207 : That night, a forest grew

Oh, le magnifique épisode, le beau ballet d'amants...

Voilà ce que beaucoup de séries ne comprennent pas, quand il s'agit de passer le cap de la deuxième saison. Certes, il sera toujours difficile de faire plus grand, plus fort qu'une bonne première saison... sauf qu'une deuxième saison, c'est aussi l'occasion d'explorer de nouveaux territoires, de creuser chacun des personnages, de les placer dans des situations inédites qu'on n'aurait jamais imaginées. Et ça, Dexter l'a magnifiquement compris. Cet épisode à l'esthétique irréprochable le montre bien. J'ai été émerveillée dès la première image, dès les premières secondes d'ambiance qui sont vraiment magiques.
Et j'ai bien vite compris pourquoi.

Jeremy Podeswa, je vous aime.
Vous bossez sur les plus belles séries que je connaisse ou presque. Carnivale, Rome, Dexter, SFU...

Evidemment, ces quelques secondes de grâce inquiétante ne durent guère. Non, vraiment, c'est vite l'horreur qui leur succède. Mais malgré ça, j'avoue que les ombres chinoises sur eux, c'est... c'est juste magnifique, quoi...

Sérieux, c'est incroyable.

Il est hyper tentant de mettre juste en dessous les captures d'écran du réveil de Rita. De cet environnement si doux, si chaud et si rassurant. Et si "blond" !

(Malgré la reum, on est bien d'accord.)

Bref, cet épisode s'articule autour de deux trios assez étranges. D'un côté Dexter et ses deux femmes, l'ange et le démon. De l'autre, Deb et ses deux hommes, le formidable Lundy et l'insignifiant Gabriel.
Avec ça que pour pimenter un peu la sauce, Dexter se permet d'envoyer des petits mots doux aux journaux histoire de noyer encore plus le poisson. Très futé. Sauf que pas tant que ça. S'il s'imagine à raison que de gros boeufs musqués tels qu'Angel ou le geek bridé vont tomber dans le panneau la tête la première, il en faut plus pour brouiller le cerveau d'un Lundy, qui très commodément, laisse tout le monde s'engueuler autour des glyphes du BHB, avant de délivrer son oracle.

Erf, erf, erf.

Angel : He's one of us ?

Mais oui, patate !

Bref, autre gros divertissement de cet épisode, le coup de boule disco que Dex met à cet enfoiré de Doakes.

Ah vous chantiez, eh bien dansez maintenant !
Oui, mais dehors.
Ah, ce Dexter, quel malin. Mon petit doigt me dit qu'il va le payer au centuple, mais c'était juste trop bon de voir la flippe des autres quand Doakes se met à tabasser Dex...

Enorme !
(Tout comme ce qu'il a l'air d'avoir dans son pantalon, dites donc ! )

Bon bref, au revoir Doakes... provisoirement.

Passons maintenant à du lourd, du très lourd. Mais c'est quoi cette atroce bonne femme qu'il s'est dégotée, ce con ! Mais elle fait très très peur, cette dame, dites !

Mais lâchez-le, madame !!!
Et le pire, dans l'histoire, c'est que tout est là pour lui montrer qu'il fait une grosse connerie avec cette nana. Absolument tout. Et il le sait.

D'ailleurs, par comparaison, on voit à quel point Rita lui fait du bien. Rien que sa présence le rend meilleur. Et ça aussi, il le sait, ce con.

Mais voilà, au moment pile où il pourrait rebasculer du côté clair, Lila, elle, bascule définitivement dans la folie furieuse.

Allez, combien de temps avant que Dex ne s'en rende compte ? Si ce n'est pas déjà le cas, d'ailleurs...

Je me demande vraiment si Doakes et Lila ne vont pas finir par faire partie de ses victimes de cette saison... On remarquera d'ailleurs que c'est encore un épisode sans victime, pour Dex. Baiser comme un damné, on dirait que ça lui réussit. Brrrrr...

Et enfin, passons au plus couple le plus récréatif et le plus reposant de cet épisode. Ah sérieux, c'est vivifiant, ce genre d'association improbable, moi, j'adore.
Et le pire c'est que ça marche du tonnerre. Il se passe vraiment un truc dès qu'ils se retrouvent ensemble dans une pièce. Comme si les volumes changeaient, tout à coup.

C'est très curieux. Mais ça contribue fortement à la magie qui se dégage de cet épisode, je trouve. Avec ça qu'ils sont magnifiquement filmés, grâce aux bons soins de mon pote Jeremy.
Beaux regards qui ne se croisent jamais tout à fait...

Et puis hop, d'un seul coup, ça se percute.

J'avoue que les progrès de Deb m'étonnent très agréablement. D'abord le fait qu'elle jarte aussi facilement son bellâtre, sans tournicoter plus que ça, comme capable d'un seul coup de ne plus dormir avec son doudou de bébé. Ensuite le fait qu'elle déballe tout à Lundy sans détours. Ma foi, c'est de la grande fille, ça, dites donc. Qu'est-ce que ça lui fait du bien de ne plus être la victime qui se fait manipuler par l'Ice Truck Killer.
J'ignore absolument où ça va nous mener et je n'aurais vraiment jamais parié sur ces deux-là dans le premier épisode de cette saison, mais ma foi, ça marche super bien.
Et au fond de moi, une petite alarme a retenti... si elle se confie trop à Lundy, Deb va nécessairement lâcher des infos qui vont finir par confondre Dex. Je l'ai craint quand elle a commencé à lui dire qu'elle était contrariée parce qu'il avait rompu avec Rita...
J'imagine que c'est donc définitivement de ce côté qu'on se dirige...

En attendant moi, je regarde anxieusement le compte des épisodes, et je me rends compte qu'on en est déjà au septième.
Quelle série formidable, en tout cas. Je me régale. C'est sans doute beaucoup moins palpitant que la saison dernière, mais c'est très très intense. Et quelle esthétique...

 

206 : Dex, lies and videotapes

J'AIME CETTE SERIE !

Contrairement à certaines séries brouillon qui vous en mettent plein la vue par une esthétique léchée mais qui devient vite lourdingue, et qui vous balancent les infos n'importe comment, voici l'exemple parfait de la série qui, à la mi-saison, atteint un niveau de quasi-perfection... sans même qu'on s'en rende compte. Les ficelles les mieux planquées sont toujours les meilleures.
Car cette fois, nom d'un chien, Dexter est lancé. Après l'intensité de la semaine dernière, on continue à monter en pression et chaque personnage commence à être embringué inéluctablement dans un magnifique engrenage de destruction.

A part, bien sûr, notre agent Lundy, qui continue à nager dans cet océan de merde avec le même sourire, la même classe, la même désinvolture. Sauf que... même si en tant qu'"étranger", il a été épargné jusqu'ici, il semblerait qu'il n'y en ait plus pour longtemps.
Je sais que je me répète, mais la dynamique qui a été mise en place entre lui et Deb, et par extension entre lui et Dex est absolument fascinante. J'en viens à plaindre Deb malgré moi. Cette nana a dû grandir dans un sentiment d'insécurité incroyable pour ainsi se jeter littéralement dans les bras de la première figure paternelle à peu près rassurante qui se présente. Et pour que même son mec du moment s'en rende compte, c'est que ça doit crever les yeux. D'ailleurs, il faut la voir, le regard qui brille et la bouche qui sourit malgré elle quand elle parle du grand Lundy. Waouh.

Malheureusement (ou heureusement, qui sait), elle n'est pas aidée par Dexter, qui semble gagner les faveurs (ou les défaveurs, c'est dur de savoir, dans un premier temps) de son héros, lui volant par là même la vedette auprès de lui. Ah ça, c'est pas cool, c'est qu'elle en taperait du pied, la petite. Déjà qu'il lui a piqué son père, cet imbécile de frère, vlà-t-y pas qu'il lui vole son nouveau copain.

Rageant, il est vrai. Et j'allais dire que Lundy avait tout capté et jouait de bonne grâce le jeu de cette jeune paumée... jusqu'à cette réaction d'abord ravie puis très gênée quand bonne fille, elle lâche le dossier... avant de se jeter dans ses bras.

Mmmmh. Nouveau tournant, donc.

En dehors de ceci, dans cet épisode, j'ai vraiment, vraiment cru que Lundy avait démasqué Dexter, et qu'en bon limier futé et un poil manipulateur, il cherchait à le pousser à se trahir. Cette scène avec Deb nous montre que non. Point. Il cherchait simplement à se débarrasser de Masuka. Mais nul doute que cette ambiguité et ce double-talk de l'agent Lundy ont très grandement contribué à l'atmosphère pesante de cet épisode.

C'était grandiose. Et il faut bien un homme de la trempe de Dexter pour ne pas craquer face à cette pression involontaire.

D'autant qu'il doit gérer environ un milliard d'autres problèmes. Dans le désordre : sa relation avec Rita qui bat sérieusement de l'aile (merci la belle-doche), Doakes qui se remet à le suspecter (merci, Deb), un copieur qui fout la merde, une vidéo compromettante, et la découverte que sa mère et Harry avaient une liaison.

Youhouuuu, quand est-ce qu'il découvre que Harry est son père ???

Bref, le vernis continue à se craqueler, et le vrai Dexter commence à sortir. Celui qui n'a plus si peur de perdre l'ange de miséricorde qui lui servait de gage d'honnêteté, celui qui n'hésite pas à jeter Lila sur le lit (ça tombe bien, elle n'attendait que ça)... Bref, Dex, il est en pleine crise d'adolescence. Il s'encanaille.

J'avoue que j'ai été sidérée lorsqu'il lâche son infidélité alors qu'il avait un boulevard pour récupérer Rita. Lui qui ment si bien, qui déguise si bien. Incroyable. Enfin, nul doute que ce Dexter-là a besoin d'un peu d'exploration pour comprendre ce qu'il lui arrive. Logique, quelque part. Comment savoir ce qu'il désire s'il se contente bêtement de ce qu'il a ?

Et c'est ce même Dexter qui s'offre le luxe de tuer sa nouvelle victime, l'ignoble copycat (ptain, Haywire, de Prison Break) et de l'offrir tranquillement aux enquêteurs. S'il faut pas être gonflé, quand même...

Enfin, tout cela était grandiose. Très troublant, de plus en plus... On ne nous épargne rien, et il est de plus en plus difficile de trouver ses repères dans ce panier de crabes. Mais qu'est-ce que c'est bon.

 

205 : The dark defender

Ou quand le Dark Passenger devient Dark Defender...

Dexter aurait-il choisi son camp ? Dexter aurait-il définitivement renoncé à n'être qu'un robot guidé par ses pulsions et par un cynisme à la limite du surnaturel ? Bref, Dexter aurait-il une bonne fois pour toute accepté son statut d'être humain doué de sentiments ? La réponse est oui. Aidé en cela par les doutes de la population, maintenant informée des cibles choisies par le Bay Harbor Butcher, et puis par un petit coup de pouce du destin qui va revenir hanter ses rêveries.

Bien sûr, s'imaginer en justicier ("The dark defender... nah, Miami's too hot for all that leather") ne l'empêche pas de péter un câble, mais là où autrefois, on voyait un mec totalement cramé et sans aucune envie de s'en sortir, pire encore, qui ne voyait même pas pourquoi il devrait s'en sortir, là, on a un homme qui se pose un milliard de questions, qui réagit au quart de tour, et qui, ma foi, ne tue pas. Alors qu'il a devant lui la victime toute trouvée. Que dis-je, LA victime suprême. Le meurtrier de sa mère, ni plus ni moins. L'homme qui lui a volé sa vie. Eh ben même pas il le zigouille, dites donc, alors qu'il aurait eu le temps de le faire vingt fois. Ca, c'est du mec, je vous le dis.

D'ailleurs, ça m'emmerde bien de le dire, mais c'est quand même grâce à Lila. Beurk. Je vous ai déjà dit qu'elle me faisait penser à Keira Knightley, mais en pire ? Cette manière d'articuler, façon vache ruminante, toutes lèvres dehors, ces joues creuses, ce regard bovin. Iiiiirk, ça me dégoûte.

Je ne parle même pas de sa manière d'aguicher Dexter lors de leur petite escapade en amoureux. Et encore, je me demande même si elle cherche à l'aguicher. On dirait que c'est juste une seconde nature, chez elle, que de se foutre à poil devant le premier venu. Et je me dis que si elle avait voulu se le faire, ben elle aurait sans doute pu. En attendant, il était absolument grandiose de voir Dexter se transformer en bête rugissante devant le meurtrier de sa mère. Oh my God, quelle scène de folie. Quelle différence par rapport au tueur froid et calculateur que l'on connaît. Non, vraiment, le voir comme ça, c'était grandiose.

Et terriblement triste. Bien sûr, le fait qu'il renonce, couteau en main, à tuer le responsable de toute cette misère, ça n'en est que plus beau.

Et la voix qu'il a quand il lui parle, une octave en dessous, complètement cassée, waouh. Bref, Michael C. Hall... ptain, mais quel acteur.

(Les gaters essaieront de ne pas remarquer que le meurtrier de maman, c'est maître Bra'tac. )

Et dans la série associations inattendues, je demande Deb et Lundy. Ca continue, ce petit jeu entre les deux. C'est plutôt mimi de voir tout ce que Lundy peut apporter à cette paumée de Debra. Et j'avoue que j'en suis restée comme deux ronds de flan en découvrant qu'il avait mené sa petite enquête sur Gabriel. Lui apportant le dossier sans tortiller du cul. Paf. Voilà, ma chérie, va le retrouver, c'est un type bien, tu as ma bénédiction.

Et à ses côtés, Deb semble avoir encore dix ans de moins, elle qui fait déjà très immature.

Je crois qu'il fallait vraiment un personnage de la trempe de Lundy pour me faire apprécier Debra. D'ailleurs, leur scène dans le port, les pieds dans l'eau, m'a beaucoup plu.

Enfin, un truc m'a percutée, en voyant Dex écouter les bandes audio des interrogatoires de sa mère par Harry. En fait, je me demande si Harry ne serait pas le vrai père de Dexter. Il a l'air de bien connaître la maman... et cela expliquerait pourquoi il a emmené Dexter. Et pas Ryan...

Les scènes de flashbacks façon massacre à la tronçonneuse sont toujours aussi éprouvantes et font remonter de bien mauvais souvenirs... Mais voir Dex surgir d'un coup, tel le Dark Defender, pour sauver sa mère et se sauver lui-même, ça m'a arraché un sourire...

Bref, très très bon épisode, formidable à regarder, bourré d'émotions, et qui fait grave avancer le schmilblick. En plus, il démarre sur la musique que j'adore.

 

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