Oh, le magnifique épisode, le beau ballet d'amants...


Voilà ce que beaucoup de séries ne comprennent pas, quand il s'agit de passer le cap de la deuxième saison. Certes, il sera toujours difficile de faire plus grand, plus fort qu'une bonne première saison... sauf qu'une deuxième saison, c'est aussi l'occasion d'explorer de nouveaux territoires, de creuser chacun des personnages, de les placer dans des situations inédites qu'on n'aurait jamais imaginées. Et ça, Dexter l'a magnifiquement compris. Cet épisode à l'esthétique irréprochable le montre bien. J'ai été émerveillée dès la première image, dès les premières secondes d'ambiance qui sont vraiment magiques.
Et j'ai bien vite compris pourquoi.

Jeremy Podeswa, je vous aime. 
Vous bossez sur les plus belles séries que je connaisse ou presque. Carnivale, Rome, Dexter, SFU...
Evidemment, ces quelques secondes de grâce inquiétante ne durent guère. Non, vraiment, c'est vite l'horreur qui leur succède. Mais malgré ça, j'avoue que les ombres chinoises sur eux, c'est... c'est juste magnifique, quoi...

Sérieux, c'est incroyable.
Il est hyper tentant de mettre juste en dessous les captures d'écran du réveil de Rita. De cet environnement si doux, si chaud et si rassurant. Et si "blond" !

(Malgré la reum, on est bien d'accord.)
Bref, cet épisode s'articule autour de deux trios assez étranges. D'un côté Dexter et ses deux femmes, l'ange et le démon. De l'autre, Deb et ses deux hommes, le formidable Lundy et l'insignifiant Gabriel.
Avec ça que pour pimenter un peu la sauce, Dexter se permet d'envoyer des petits mots doux aux journaux histoire de noyer encore plus le poisson. Très futé. Sauf que pas tant que ça. S'il s'imagine à raison que de gros boeufs musqués tels qu'Angel ou le geek bridé vont tomber dans le panneau la tête la première, il en faut plus pour brouiller le cerveau d'un Lundy, qui très commodément, laisse tout le monde s'engueuler autour des glyphes du BHB, avant de délivrer son oracle.

Erf, erf, erf.
Angel : He's one of us ?
Mais oui, patate ! 
Bref, autre gros divertissement de cet épisode, le coup de boule disco que Dex met à cet enfoiré de Doakes. 

Ah vous chantiez, eh bien dansez maintenant !
Oui, mais dehors.
Ah, ce Dexter, quel malin. Mon petit doigt me dit qu'il va le payer au centuple, mais c'était juste trop bon de voir la flippe des autres quand Doakes se met à tabasser Dex...


Enorme !
(Tout comme ce qu'il a l'air d'avoir dans son pantalon, dites donc !
)
Bon bref, au revoir Doakes... provisoirement.
Passons maintenant à du lourd, du très lourd. Mais c'est quoi cette atroce bonne femme qu'il s'est dégotée, ce con ! Mais elle fait très très peur, cette dame, dites !

Mais lâchez-le, madame !!!
Et le pire, dans l'histoire, c'est que tout est là pour lui montrer qu'il fait une grosse connerie avec cette nana. Absolument tout. Et il le sait.

D'ailleurs, par comparaison, on voit à quel point Rita lui fait du bien. Rien que sa présence le rend meilleur. Et ça aussi, il le sait, ce con.

Mais voilà, au moment pile où il pourrait rebasculer du côté clair, Lila, elle, bascule définitivement dans la folie furieuse.


Allez, combien de temps avant que Dex ne s'en rende compte ? Si ce n'est pas déjà le cas, d'ailleurs...

Je me demande vraiment si Doakes et Lila ne vont pas finir par faire partie de ses victimes de cette saison... On remarquera d'ailleurs que c'est encore un épisode sans victime, pour Dex. Baiser comme un damné, on dirait que ça lui réussit. Brrrrr...
Et enfin, passons au plus couple le plus récréatif et le plus reposant de cet épisode. Ah sérieux, c'est vivifiant, ce genre d'association improbable, moi, j'adore.
Et le pire c'est que ça marche du tonnerre. Il se passe vraiment un truc dès qu'ils se retrouvent ensemble dans une pièce. Comme si les volumes changeaient, tout à coup.

C'est très curieux. Mais ça contribue fortement à la magie qui se dégage de cet épisode, je trouve. Avec ça qu'ils sont magnifiquement filmés, grâce aux bons soins de mon pote Jeremy.
Beaux regards qui ne se croisent jamais tout à fait...


Et puis hop, d'un seul coup, ça se percute.

J'avoue que les progrès de Deb m'étonnent très agréablement. D'abord le fait qu'elle jarte aussi facilement son bellâtre, sans tournicoter plus que ça, comme capable d'un seul coup de ne plus dormir avec son doudou de bébé. Ensuite le fait qu'elle déballe tout à Lundy sans détours. Ma foi, c'est de la grande fille, ça, dites donc. Qu'est-ce que ça lui fait du bien de ne plus être la victime qui se fait manipuler par l'Ice Truck Killer.
J'ignore absolument où ça va nous mener et je n'aurais vraiment jamais parié sur ces deux-là dans le premier épisode de cette saison, mais ma foi, ça marche super bien.
Et au fond de moi, une petite alarme a retenti... si elle se confie trop à Lundy, Deb va nécessairement lâcher des infos qui vont finir par confondre Dex. Je l'ai craint quand elle a commencé à lui dire qu'elle était contrariée parce qu'il avait rompu avec Rita...
J'imagine que c'est donc définitivement de ce côté qu'on se dirige...
En attendant moi, je regarde anxieusement le compte des épisodes, et je me rends compte qu'on en est déjà au septième. 
Quelle série formidable, en tout cas. Je me régale. C'est sans doute beaucoup moins palpitant que la saison dernière, mais c'est très très intense. Et quelle esthétique...