*baille*
Aloooors. Quels mystères nous attendent cette année à Wisteria Lane. (Comme si on regardait encore Desperate pour ses mystères, me direz-vous.)
Je l'ignore, mais en tout cas, plus ça change et moins ça change, dans ce petit quartier de bourges mal dégrossis. Tenez : une saison sur deux Mike et Susan roucoulent d'amour tendre, et une saisons sur deux ils se déchirent. A la surprise générale, nous entamons donc une saison "up" pour le couple le plus pénible et prévisible de la télévision américaine. Puisqu'ils se remarient.
C'était mignon la première fois, là, c'est juste...

Moué.
Comme l'annonçaient les photos promo, pour Katherine Mayfair (qui, rappelons-le, avait mis le grappin sur l'ex de sa meilleure amie... ça se fait, ça ?), ce sera forcément une saison sous le signe de la couleur rouge. Rouge comme sa colère de s'être fait planter là, à quelques mètres de l'autel.

Franchement, ça m'amuse de loin, ça me fatigue gentiment. Susâne est toujours aussi bête, Mike est toujours... gentil, Katherine est toujours légèrement frappée dans sa tête, ce qui, ajouté à la jalousie et au dépit de s'être fait barboter le plombier sous le pif, la rend complètement flippante.

Ca tombe bien, c'est comme ça que je la préfère, RoboMom. Ses sourires à 4,95, j'adore ! Susan aussi.

(Mais qu'elle est bêêêêête !
)
Le meilleur moment de l'épisode, c'est sans conteste la sauce. Mmmmh, la bonne sauce tomate bien rouge et bien grasse qui mijote à gros bouillons dans la marmite...



Enfin bon. La Suse n'a pas mauvais fond, elle est juste un peu lente, alors après avoir rattrapé sa robe à ouate-mille pépète avec son insignifiante fille (qui me fait grincer des dents comme pas permis), elle finit par épouser son insignifiant plombier, et après avoir enfermé sa rivale dans un placard, finit par faire des excuses publiques à toute l'assemblée, comme le lui réclamait la Mayfair.

Sauf que la Mayfair n'est pas à une fourberie près. Qu'elle n'a rien à perdre. Et une sacrée vie de merde, il faut bien le dire.
Susan : I hope that helped.
Katherine : Honestly... it didn't.

Bon, moralité, on peut s'attendre à voir des crottes de chien sur les paillassons, des rosiers décapités et des lits en portefeuille au cours de cette saison. Ca promet quelques vagues rigolades et je reconnais que Dana Delany fait ça très bien. J'espère que la Suse va en voir de toutes les couleurs... non parce qu'elle est quand même grave.
Une fois de plus, j'imagine qu'on verra Mike se réveiller dans l'avant-dernier épisode de la saison, au moment où les deux seront sur le point de s'arracher mutuellement la tête et tout le monde tombera dans les bras les uns des autres, à moins qu'on en accompagne une au cimetière.
Oui, qui sait, elle pourrait bien tomber la nuit, dans une ruelle sombre, sur un des charmants nouveaux voisins qui respirent la joie de vivre, l'amour et l'harmonie. Aussitôt qu'ils ouvrent la bouche, ceux-là, c'est bon, vous êtes au radieux pays de mon petit poney et vous voyez danser les ours en peluche. Quelle famille rayonnante, on sent tout de suite les personnes recommandables et hautement fréquentables.

(Oui, surtout lui, là. Encore un gamin échangé, volé, battu ou un truc du genre, non ?)
Ah ! Edie les aurait flairés tout de suite, ceux-là ! Et surtout, elle n'aurait certainement pas vendu une baraque à Mme Christopher Moltisanti, ça j'en suis bien certaine.

Mais le voisin Lee, lui, débute dans l'immobilier, alors certes, elle est un peu bizarre, la dame, mais bon, on va lui vendre la casbah parce qu'il faut bien faire bouillir la marmite et prouver à Bob qu'on n'est pas juste bon à traîner en kimono toute la journée en cancanant avec les copines.

Des gens charmants, donc, et il faut bien une cruche de l'envergure de Julie Mayer pour ne pas s'en rendre compte. Oh, mon Dieu, ce personnage, c'est pas possiiiible !

(Elle était rigolote, pourtant, avant... dans la saison 1... Bref.)
Moralité, quand elle se fait agresser dans une petite ruelle noire (qu'est-ce que je disais ?) par ce que j'imagine être M. Moltisanti, eh bien moi, sans pitié, je me suis dit : bien fait pour ta gueule, petite sotte.

(Et limite j'espère qu'elle va rester sur le carreau, dites donc. L'ennui c'est que la Suse ne s'en remettrait sans doute jamais et que si c'est pour la voir déambuler la tête recouverte de crêpe noir pendant dix saisons, non merci.)
(Tiens, j'ai envie de crêpes, maintenant. C'est bon, ça, les crêpes.)
A part ça, nous découvrons aussi que Mme Moltisanti est une mutante.

Charmant. Les nouveaux arrivants de cette saison promettent d'être aussi intéressants que les Applewhite. *baille*
Bon, sinon, dans la famille Solis... bah. La petite est ravissante, c'est sûr. Mais entre nous, ça fait un peu genre on ne savait plus quoi faire de nos bambines ventrues alors pouf, on invente une petite ado sculpturale pour faire tourner Gaby en bourrique et lui rappeler le bon vieux temps de sa fraîche jeunesse.

Bien sûr, Carlos est complètement démissionnaire sur ce coup-là, à part pour ce qui est de signer les papiers qui feront d'eux les tuteurs d'Anna. Tiens donc, ça me rappelle un autre Desperate Husband qui n'écoute rien de ce qu'on lui dit, ça !

Et au final, Gaby se souvient tellement bien de sa fraîche jeunesse qu'elle décide d'empêcher la gosse de faire les mêmes conneries qu'elle.


(Où l'on se demande si Gaby n'a pas fait un petit détour sur le trottoir avant d'aller rouler des hanches sur les podiums. Peut-être pas, mais ça a dû y aller, les promos canapé.)
Du côté des Van de Hodge... je me fatigue, je me fatigue. Je ne peux plus encadrer Orson et même le petit jeu de Bree et Karl m'a un peu ennuyée. Passées la surprise d'une telle association et la grosse rigolade quand il s'agit de choisir les draps censés habiller leur couche clandestine, bah...

Mais alors, la palme revient sans conteste aux Scavo qui s'enfoncent dans un n'importe quoi parfaitement abyssal. La palme de la palme, elle est pour Tom qui est, mais... est-ce que cet homme écoute ce qu'on lui dit ? Est-ce qu'il entend quand sa femme lui dit de toutes les manières qu'elle peut qu'elle ne VEUT PAS de ces enfants ? Qu'elle n'a PAS ENVIE de les élever et de se retaper vingt ans de bagne à leur courir derrière ? Nooooon, surtout pas ! C'est tellement fun de torcher deux mouflets pour le prix d'un quand on a déjà passé la moitié de sa vie à pondre et à essuyer des fesses pleines de caca !
Alors si les premières petites répliques sont plutôt drôles...
Lynette : At their graduation, I'll be the crazy old lady with oatmeal on her chin.
Et qu'on rit jaune en voyant Lynette terroriser une future mère dans la salle d'attente du gynéco...

Eh ben la goutte d'eau, c'est définitivement la première écho...

Et elle se réveille quand, la mère Scavo ? A trois mois de grossesse, quand elle peut plus avorter ? Non mais n'importe quoi ! Et l'autre crétin, ça lui vient jamais à l'esprit de se demander si c'est bien raisonnable, à leur âge, avec déjà quatre gamins à la charge et lui étudiant, de rajouter encore deux bouches à nourrir alors que sa femme (enceinte, rappelons-le) est la seule à faire bouillir la marmite ? Mais il va où, lui ? 

Le pire, c'est encore sa gueule quand elle lui dit qu'elle ne les aime pas, ces enfants. Sans blaaaaague ? Elle a cinquante balais, elle vient de se retrouver un taf et elle se remet d'un cancer, abruti !

Vous me direz, elle est aussi conne que lui.
Ca fait vingt ans qu'elle se fait faire chiard sur chiard alors qu'on voit très bien dès le début que c'est absolument pas sa came (oui, les petits flashbacks de l'an dernier, je m'en souviens très bien), alors hein, camembert.
Je vous jure que si ça se finit avec deux têtards dans les bras et un "ben tu vois que tu les aimes, finalement, tes petits, bibiche" ou une chute dans les escaliers façon Mam' Scarlett, ben ça va chier des bulles carrées.
Je ne sais pas comment ils vont s'en sortir, de cette intrigue, mais je les attends au tournant parce que là, pour le coup, attention danger.
Sur ce, je vais me faire des crêpes, moi ! 