Le blog de La Sorcière
 

604 : The God-why-don't-you-love-me blues

Franchement, c'est terrifiant à quel point je n'ai plus grand-chose à raconter sur cette série. J'arrive toujours à passer un bon moment devant, mais à part coller les captures et les répliques, répéter que Susan est une bourrique, que j'adore les sourires crispés de Bree et autres banalités, j'arrive un peu au bout de mes capacités à renouveler le truc. Si vous vous ennuyez, criez.

On ajoute à cela le fait que j'ai vu cet épisode il y a plus de deux mois et hop, c'est la merde !
Cela dit, je m'étais bien amusée devant, j'avais bien ri. L'intro, notamment, avec une Mary-Alice qui se surpasse dans l'ironie, une Katherine à la dérive et Bree qui n'en a superbement rien à taper étant donné que son amant l'attend la bite à la main, arf... magnifique.

Katherine : Mike made a mistake and he knows it. He's just waiting for Julie to feel better, and then he'll dump Susan and beg me to take him back. So... grab an apron. We still have dessert to make. I'm thinking tarte tatin. It's Mike's favorite. We'll make an extra one for him.

Mary-Alice : Poor Bree. She wanted to help her friend. But she didn't have time to deal with Katherine's imaginary lover...

Bree : I have a teeth cleaning, so I won't be able to help you.
Mary-Alice : … not when she had a real one.

Oh, oui, pauvre Bree !
D'autant que ça débouche sur l'affaire du gâteau de mariage de Katherine dont cette peste de Bree s'empare, bien trop occupée à s'envoyer en l'air pour être créative. Et que cette même affaire aboutit à la scène surréaliste du mariage.

Le fait que ce soient les deux madames Pince-cul qui se livrent à cette grotesque petite course, c'est assez extraordinaire. J'avoue que je me suis repassé ça deux ou trois fois, notamment à cause des captures, mais aussi parce que ça m'a fait beaucoup rire.

Pareil, le coup des nibards de Lynette, ça m'a bien fait marrer. Qu'il s'agisse des mimiques de Tom, complètement émoustillé par les obus de Madame (qui est habituellement, il faut bien l'avouer, fort peu pourvue) et de ses aveux.

Tom : My name is Tom Scavo and I like big breasts.

Pareil, que ce soit Lynette, parmi toutes les Wives, sans doute la moins coquette et dont le nombre de vieilles chemises à carreaux est probablement supérieur à celui de Mike, qui endosse aujourd'hui le rôle de femme-objet, c'est pas mal. Elle en est la première étonnée et je déplore que ce soit dans le cadre d'une grossesse qu'elle s'escrime à cacher, mais c'est drôle.

Evidemment, ça ne jette pas une lumière très flatteuse sur son patron et sur les autres hommes de la boîte.

(Et moi, je me demande bien ce qu'il lui ont foutu dans le soutif pour que ça donne ça.)

A l'opposé, il y a Gaby qui se regarde vieillir ou du moins prendre de la bouteille. Devant son ancien amant et sa nièce qui a vraiment décidé de copier toutes les bêtises de Tata.

Bon, le retour de John... je ne suis pas contre si ça reste un clin d'oeil comme la dernière fois. Ca permet d'explorer la nouvelle dynamique des Solis, ça me va. Et comme Carlos et Gaby finissent encore dans les bras l'un de l'autre, encore plus.

A part ça, il faut bien dire qu'on s'en tape complet de Julie Mayer et du fait qu'elle se soit envoyé le nouveau voisin.

Franchement, le "Tu me manques, Monique" d'Orson avait une autre classe.
En tout cas, c'est reparti ! Et pour fêter ça, je me suis fait spoiler un mort hier soir. C'est forcément un signe.

 

603 : Never judge a lady by her lover

Alors, où j'en suis dans DH... Ah ben j'en suis là, c'est-à-dire pas très loin. Faut bien dire que je n'attends plus grand-chose de la série, donc ma foi, je regarde ça avec décontraction en attendant le moment fatidique où je vais irrévocablement décrocher et laisser tomber pour tout regarder d'un coup en avril ou en mai. Pour l'instant ça va, même si Susâne est en train d'atteindre tout doucement le point de non-retour et que les Scavo sont des crétins.
Eh bien n'empêche, ils m'ont fait rire, ces débiles-là.
La manière qu'ont leurs gamins de les considérer comme des semi-retardés, c'est un ressort comique quasi-inusable. Sans compter qu'ils doivent être ravis de voir débarquer deux usines à caca dans leurs petites vies d'ados à grands pieds.

Parker : Not to mention it's so gross you're still doing it.

La petite Penny, on ne l'entend pas souvent ouvrir le bec, mais quand elle le fait...

Penny : If they're boys, I'm outta here.

Sans blague ! Pauvre gosse ! Ca doit être déjà VACHEMENT sympa d'avoir trois grands frères aussi relous qu'ils sont roux !

C'est très con, mais j'ai également bien ri au dîner où Tom vide tous les verres de pinard de Lynette parce que celle-ci n'ose pas avouer à Carlos qu'elle est enceinte. Ce qui est vraiment très énervant, au passage. Elle pense pouvoir planquer ça encore longtemps ?

Tom : Remember last time you were pregnant with twins ? Every part of you swelled up. It was like sleeping next to a body they dragged out of the river. (Sympaaaaaa, Knorr !)
Lynette : You said I was beautiful !
Tom : I had to. You were twice my size !

Et elle ne pouvait pas y penser avant, que ce serait chaud avec le taf ? Ca ne lui a pas suffit d'oublier sa gamine dans la voiture en plein soleil parce qu'elle était overbookée et pensait pouvoir tout gérer ? Mais ces gens n'apprennent vraiment rien, dites ?

Enfin, j'ai rigolé, c'est déjà ça.

Tom (très paf) : You're boobs arrrre greeeeat in that dress !

Nan mais c'est bien ! Ils arrivent encore à me faire poiler, c'est bon signe !
Du côté des Solis, j'ai eu très très peur. Il faut dire que Gabrielle est tellement subtile dans sa manière de se conduire quand elle croise son ancien amant que bon. Ca donne quand même un peu envie de lui balancer des tartes.

Oui, voilà, c'est exactement comme ça !
Enfin, dès le début, je me suis dit que Carlos n'avait pas de souci à se faire. A part aller loucher sur de vieilles photos bien planquées, m'étonnerait fort que Gaby ait le temps d'aller batifoler avec un ancien jardinier désormais divorcé. Elle est sûrement bien trop crevée par l'élevage de ses petites punaises de bois de lit qui la font tourner en bourrique toute la journée. Sans compter la petite dernière aux 17 printemps.

Bree m'a également bien fait marrer, j'avoue. Il ne se passe vraiment pas grand-chose, mais les situations sont bien rigolotes. Le coup de l'huile balancée sur la piste de danse pour faire d'une pierre deux coups et flanquer à terre mari gênant et rencard de son amant, c'était fabuleux. Surtout avec les petites attitudes pincées de Marcia et la tronche ahurie de Kyle MacLachlan.

J'adore !

Pareil, les sourires crispés de Bree, je crois vraiment qu'ils sont inusables, je ne m'en lasse jamais.

Ben n'empêche qu'elle a gagné, la rouquine. C'est pas ce soir que Karl ira s'amuser avec miss Nez-roqué.

Par contre... hanlala, la mère Delfino, c'est plus possible. Mais quelle TANCHE !!!

Non mais n'importe quoi. Ok, c'est vrai que les nouveaux voisins sont chelous au possible, surtout le paternel, d'ailleurs, woh putain, il me fait flipper, lui, avec sa bonne tête !

Et la reum... ah oui, oui, qui est très au courant qu'une dame s'est fait péter le caisson dans sa baraque et que ça n'empêchera, ma foi, pas de dormir.

Eh ben ça m'a fait bien plaisir de la voir sortir avec la batte de base-ball, la mère du gamin, quand la Delfino débarque pour en faire de la galette.

Nan mais elle nous pompe avec son engeance de fille, la Susan, là.
Cela dit, j'ai trouvé la fin plutôt sympa. Je ne suis pas sûre que ça ait tout à fait fait le tour chez Madame Delfino, mais c'était joli. A part que c'est vraiment tous des chacals, dans ce quartier.

Bon, ça vole quand même pas super haut, heureusement qu'il y en a quelques uns qui font assez les pitres pour que ça me tienne éveillée.

 

602 : Being alive

Je ne sais pas trop quoi penser de Desperate, ces temps-ci. Je trouve le départ mou, pour un début de saison. A part Drea de Matteo qui est juste déglinguée ce qu'il faut, je trouve la nouvelle famille de voisins improbable et inintéressante. Et comme ce qu'il peut advenir de la moitié des autres familles de Wisteria me laisse de glace, je ne sais pas. En même temps, ça ne me vient pas à l'idée d'arrêter, donc c'est que je dois y trouver mon compte, quelque part.

En tout cas, il y en a une qui m'intéresse toujours beaucoup et que je trouve vraiment géniale, c'est la vieille McCluskey. Ce personnage est inusable. La voir tomber amoureuse, c'est tellement impensable que je me suis gondolée pendant tout le truc. Et tomber amoureuse de Loren Bray, alors là, alors là, alors là, c'est le bonheur le plus absolu.

Je suis fan. Il faut absolument que ça continue, qu'ils s'installent ensemble, c'est trop drôle de voir ces deux vieux grincheux s'acoquiner et grincher ensemble. Surtout la vioque qui est complètement love de son croûton, qui lui dit "je t'aime" et qui attend la réciproque.

Qui ne vient pas. Trop bien.

Quand le vieux con lui prend la main pour lui avouer enfin ses sentiments...

Roy : If you'd got hit by a bus, I'd really miss you.

C'est fou de se dire que même à 160 balais, on a toujours les mêmes problèmes qu'à vingt ou trente ans !

Enfin bref. Ca, j'ai adoré. Ca m'a beaucoup amusée et je suis bien prête à continuer à regarder la série rien que pour Karen.
Evidemment, je n'ai pas été très contente de découvrir que Julie Mayer avait survécu à son agression, pire encore, qu'elle était dans le coma, ce qui ne fait qu'attirer sur elle une attention qu'elle ne mérite pas du tout. Heureusement qu'il y a Karl et Bree qui font les macaques à côté, ça m'a relativement divertie.

("J'ai vraiment pas la tête à ça, ma chérie. On baise ?")

Pareil, les petits commentaires de Susâne sur les copines de Karl, c'était assez hilarant.

Susan : Katherine is a lady, she's not one of those dumb skanks who would fall for Karl's come-ons.

Voilà, voilà !
Malgré ça, visiblement, on peut être une dame, apprécier la broderie ET les manières de Karl Mayer.

De manière générale, j'avoue que cette intrigue m'amuse mais sans plus. Même Orson me gave, maintenant, tellement il est facilement manipulable par tout le monde. D'ailleurs, en la matière, elle est douée, la Mayfair. Ouh là là, la sorcière, dites voir !

"Alors, Mike et moi, on s'est embrassés, mais surtout, ne dis rien à Bree !"

Ben voyons.
A part ça, sale journée, pour Susan Delfino. D'abord, elle ne peut même pas niquer tranquillement avec son mari-mari, ensuite, elle a une vérole de gamin qui débarque toujours au mauvais moment, et ensuite, elle découvre que sa gourde de fille s'est fait agresser et qu'elle pourrait être enceinte ! Ah ben y a des matins où voudrait mieux rester couchée, c'est le cas de le dire !

Enfin la journée n'est pas tout à fait perdue puisqu'elle parvient à convaincre son amie, pour son bien, évidemment, de garder ses enfants numéros cinq et six, parce que vous comprenez, les enfants, c'est une bénédiction. Plusse on en a et plusse la vie est belle, saine, ravissante, et plusse on est belle du dedans et du dehors et plusse la famille est heureuse et épanouie.

(J'ai perdu mon smiley qui joue du pipeau.)

Franchement, on va dire que c'était malin de la part de Cherry de goupiller ça comme ça et j'envisage de ne pas faire un scandale, mais bon. Je suis quand même très dubitative. Très.

Du côté des Solis, R.A.S. si ce n'est le très joli plongeon de Gaby depuis l'échelle supposée avoir servi à sa nièce pour se faire la malle.

Et j'aime assez le petit accrochage des deux latinettes qui ont vite fait d'avoir la voix qui part dans le registre poissonnière. J'aime bien.

Ca me rappelle que la réplique de Drea au début de l'épisode, quand les soupçons commencent à peser sur son fils, m'a fait bondir de joie. "We are going to go out there and start hugging people."

En voilà une qui a tout compris à Wisteria Lane !
Et puis sinon, ben c'est tout. Vraiment pas grand-chose de plus à en dire. Voyons la suite.

 

601 : Nice is different than good

*baille*

Aloooors. Quels mystères nous attendent cette année à Wisteria Lane. (Comme si on regardait encore Desperate pour ses mystères, me direz-vous.)

Je l'ignore, mais en tout cas, plus ça change et moins ça change, dans ce petit quartier de bourges mal dégrossis. Tenez : une saison sur deux Mike et Susan roucoulent d'amour tendre, et une saisons sur deux ils se déchirent. A la surprise générale, nous entamons donc une saison "up" pour le couple le plus pénible et prévisible de la télévision américaine. Puisqu'ils se remarient.
C'était mignon la première fois, là, c'est juste...

Moué.
Comme l'annonçaient les photos promo, pour Katherine Mayfair (qui, rappelons-le, avait mis le grappin sur l'ex de sa meilleure amie... ça se fait, ça ?), ce sera forcément une saison sous le signe de la couleur rouge. Rouge comme sa colère de s'être fait planter là, à quelques mètres de l'autel.

Franchement, ça m'amuse de loin, ça me fatigue gentiment. Susâne est toujours aussi bête, Mike est toujours... gentil, Katherine est toujours légèrement frappée dans sa tête, ce qui, ajouté à la jalousie et au dépit de s'être fait barboter le plombier sous le pif, la rend complètement flippante.

Ca tombe bien, c'est comme ça que je la préfère, RoboMom. Ses sourires à 4,95, j'adore ! Susan aussi.

(Mais qu'elle est bêêêêête ! )

Le meilleur moment de l'épisode, c'est sans conteste la sauce. Mmmmh, la bonne sauce tomate bien rouge et bien grasse qui mijote à gros bouillons dans la marmite...

Enfin bon. La Suse n'a pas mauvais fond, elle est juste un peu lente, alors après avoir rattrapé sa robe à ouate-mille pépète avec son insignifiante fille (qui me fait grincer des dents comme pas permis), elle finit par épouser son insignifiant plombier, et après avoir enfermé sa rivale dans un placard, finit par faire des excuses publiques à toute l'assemblée, comme le lui réclamait la Mayfair.

Sauf que la Mayfair n'est pas à une fourberie près. Qu'elle n'a rien à perdre. Et une sacrée vie de merde, il faut bien le dire.

Susan : I hope that helped.
Katherine : Honestly... it didn't.

Bon, moralité, on peut s'attendre à voir des crottes de chien sur les paillassons, des rosiers décapités et des lits en portefeuille au cours de cette saison. Ca promet quelques vagues rigolades et je reconnais que Dana Delany fait ça très bien. J'espère que la Suse va en voir de toutes les couleurs... non parce qu'elle est quand même grave.
Une fois de plus, j'imagine qu'on verra Mike se réveiller dans l'avant-dernier épisode de la saison, au moment où les deux seront sur le point de s'arracher mutuellement la tête et tout le monde tombera dans les bras les uns des autres, à moins qu'on en accompagne une au cimetière.

Oui, qui sait, elle pourrait bien tomber la nuit, dans une ruelle sombre, sur un des charmants nouveaux voisins qui respirent la joie de vivre, l'amour et l'harmonie. Aussitôt qu'ils ouvrent la bouche, ceux-là, c'est bon, vous êtes au radieux pays de mon petit poney et vous voyez danser les ours en peluche. Quelle famille rayonnante, on sent tout de suite les personnes recommandables et hautement fréquentables.

(Oui, surtout lui, là. Encore un gamin échangé, volé, battu ou un truc du genre, non ?)

Ah ! Edie les aurait flairés tout de suite, ceux-là ! Et surtout, elle n'aurait certainement pas vendu une baraque à Mme Christopher Moltisanti, ça j'en suis bien certaine.

Mais le voisin Lee, lui, débute dans l'immobilier, alors certes, elle est un peu bizarre, la dame, mais bon, on va lui vendre la casbah parce qu'il faut bien faire bouillir la marmite et prouver à Bob qu'on n'est pas juste bon à traîner en kimono toute la journée en cancanant avec les copines.

Des gens charmants, donc, et il faut bien une cruche de l'envergure de Julie Mayer pour ne pas s'en rendre compte. Oh, mon Dieu, ce personnage, c'est pas possiiiible !

(Elle était rigolote, pourtant, avant... dans la saison 1... Bref.)

Moralité, quand elle se fait agresser dans une petite ruelle noire (qu'est-ce que je disais ?) par ce que j'imagine être M. Moltisanti, eh bien moi, sans pitié, je me suis dit : bien fait pour ta gueule, petite sotte.

(Et limite j'espère qu'elle va rester sur le carreau, dites donc. L'ennui c'est que la Suse ne s'en remettrait sans doute jamais et que si c'est pour la voir déambuler la tête recouverte de crêpe noir pendant dix saisons, non merci.)

(Tiens, j'ai envie de crêpes, maintenant. C'est bon, ça, les crêpes.)

A part ça, nous découvrons aussi que Mme Moltisanti est une mutante.

Charmant. Les nouveaux arrivants de cette saison promettent d'être aussi intéressants que les Applewhite. *baille*

Bon, sinon, dans la famille Solis... bah. La petite est ravissante, c'est sûr. Mais entre nous, ça fait un peu genre on ne savait plus quoi faire de nos bambines ventrues alors pouf, on invente une petite ado sculpturale pour faire tourner Gaby en bourrique et lui rappeler le bon vieux temps de sa fraîche jeunesse.

Bien sûr, Carlos est complètement démissionnaire sur ce coup-là, à part pour ce qui est de signer les papiers qui feront d'eux les tuteurs d'Anna. Tiens donc, ça me rappelle un autre Desperate Husband qui n'écoute rien de ce qu'on lui dit, ça !

Et au final, Gaby se souvient tellement bien de sa fraîche jeunesse qu'elle décide d'empêcher la gosse de faire les mêmes conneries qu'elle.

(Où l'on se demande si Gaby n'a pas fait un petit détour sur le trottoir avant d'aller rouler des hanches sur les podiums. Peut-être pas, mais ça a dû y aller, les promos canapé.)

Du côté des Van de Hodge... je me fatigue, je me fatigue. Je ne peux plus encadrer Orson et même le petit jeu de Bree et Karl m'a un peu ennuyée. Passées la surprise d'une telle association et la grosse rigolade quand il s'agit de choisir les draps censés habiller leur couche clandestine, bah...

Mais alors, la palme revient sans conteste aux Scavo qui s'enfoncent dans un n'importe quoi parfaitement abyssal. La palme de la palme, elle est pour Tom qui est, mais... est-ce que cet homme écoute ce qu'on lui dit ? Est-ce qu'il entend quand sa femme lui dit de toutes les manières qu'elle peut qu'elle ne VEUT PAS de ces enfants ? Qu'elle n'a PAS ENVIE de les élever et de se retaper vingt ans de bagne à leur courir derrière ? Nooooon, surtout pas ! C'est tellement fun de torcher deux mouflets pour le prix d'un quand on a déjà passé la moitié de sa vie à pondre et à essuyer des fesses pleines de caca !
Alors si les premières petites répliques sont plutôt drôles...

Lynette : At their graduation, I'll be the crazy old lady with oatmeal on her chin.

Et qu'on rit jaune en voyant Lynette terroriser une future mère dans la salle d'attente du gynéco...

Eh ben la goutte d'eau, c'est définitivement la première écho...

Et elle se réveille quand, la mère Scavo ? A trois mois de grossesse, quand elle peut plus avorter ? Non mais n'importe quoi ! Et l'autre crétin, ça lui vient jamais à l'esprit de se demander si c'est bien raisonnable, à leur âge, avec déjà quatre gamins à la charge et lui étudiant, de rajouter encore deux bouches à nourrir alors que sa femme (enceinte, rappelons-le) est la seule à faire bouillir la marmite ? Mais il va où, lui ?

Le pire, c'est encore sa gueule quand elle lui dit qu'elle ne les aime pas, ces enfants. Sans blaaaaague ? Elle a cinquante balais, elle vient de se retrouver un taf et elle se remet d'un cancer, abruti !

Vous me direz, elle est aussi conne que lui.
Ca fait vingt ans qu'elle se fait faire chiard sur chiard alors qu'on voit très bien dès le début que c'est absolument pas sa came (oui, les petits flashbacks de l'an dernier, je m'en souviens très bien), alors hein, camembert.
Je vous jure que si ça se finit avec deux têtards dans les bras et un "ben tu vois que tu les aimes, finalement, tes petits, bibiche" ou une chute dans les escaliers façon Mam' Scarlett, ben ça va chier des bulles carrées.
Je ne sais pas comment ils vont s'en sortir, de cette intrigue, mais je les attends au tournant parce que là, pour le coup, attention danger.

Sur ce, je vais me faire des crêpes, moi !

 

Ca y est, ça recommence !

Le Docteur Quinn va être tellement content d'apprendre ça !

(Oui, bon, photo spoiler, gnagnagna.)

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Bon, et si on disait du mal ?

(Oh bé le billet préparé avec amour et que j'oublie depuis dix jours ! Hop, hop, réparons l'offense !)

Ah, la joie de voir débarquer les photos promo des Housewives ! Vite, vite, médisons, cette année, il y a de quoi faire !

Bon, de manière générale, c'est plutôt joli. Les Wives font leur cinéma façon rétro, j'aime bien. L'occasion pour les actrices de se la jouer à donf', on n'en attend pas moins d'elles, limite on serait déçues ! (D'autant qu'en secret, on rêve un peu toutes de faire pareil.)

Commençons par ce qui marche.

J'aime bien les photos de Marcia. Elles sont aussi trafiquées que les autres, mais c'est un style qui lui va divinement bien. J'aime particulièrement celle-ci parce que ce côté Lauren Bacall est parfait. (Et que j'adore Lauren Bacall qui se prend des baffes nazies sans moufter dans les ports angoissants.)

La pose alanguie avec le vernis rouge sang et le regard rêveur... perfection !

Evidemment, on a également celle à qui tout va, y compris le rouge à lèvres importable par d'autres, j'ai nommé Eva Longoria.

Là, on est plus dans du Ava Gardner... la pose est résolument années 40. Le visage est surnaturel et la tête démesurée par rapport au reste du corps, mais passons.

J'aime bien ce côté diva assumée, au passage, ça a un petit côté auto-critique que je trouve presque mignon. Et c'est splendide.
Eva a recoupé ses cheveux, donc ? Je l'aimais beaucoup avec ses cheveux courts, donc tant mieux !

Bon, là, ça commence à se compliquer. Dana Delany donne encore relativement le change grâce à cette robe flamboyante. C'est la couleur qui lui va le mieux, le rouge.

Un petit côté mystérieux et un peu hitchcockien, à moins qu'elle ne s'apprête à aller chanter sous la pluie. En tout cas, sexy. Bonjour le décolleté et les gambettes !

Après, ça se gâte méchamment. Limite on s'apprête à essuyer un grain. Cette photo de Felicity est encore à peu près regardable, la composition est sympa, la pose aussi, la robe lui va divinement bien et ce noir est agréablement surprenant.

Elle nous la joue un peu à la Scarlett en grand deuil. On dirait la figure de proue d'un navire qui s'apprête à sombrer.

Par contre, là, ça va plus du tout !!!

M'enfin ! C'est bien de faire travailler les malvoyants, mais on les laisse pas couper des morceaux des actrices avec photoshop pour publier ensuite le massacre en tant que photo promo !
Sérieux, on dirait qu'on l'a placée de dos et qu'on lui a tourné la tête à 180 degrés, c'est atroce ! Et puis les dents, et puis les cheveux, et puis les yeux, et puis le décolleté... ça ne va pas du tout !

Comme je suis dans un bon jour, je vais juste poster la photo de Teri qui est à peu près regardable. Le rouge à lèvres blanc, même pour aller dévaler les pistes à Saint Moritz, il faut pas. Surtout passés quarante balais. Hum.

("J'exhibe mon mollet gauche parce que le reste n'est pas montrable et que même qu'on m'a photoshopé le cul car en vrai, j'en ai pas.")

En revanche, la photo de classe n'a que peu d'intérêt. Hop, on découpe les silhouettes et on les colle un peu n'importe comment, et roule ma poule !

Les robes sont hideuses.
Bon. Allez les filles, c'est quand vous voulez, on vous attend !

 

524 : If it's only in your head

Allez, réglons le cas Dave Williams et qu'on n'en parle plus !

Bon, j'ai quand même trouvé cet épisode bien meilleur que le précédent. Pris ensemble, c'est plutôt pas mal. Et pour commencer, entre nous, je pense que si Mrs Dash avait vécu, le Dave, il serait devenu aussi frappadingue tellement elle est cheloue, cette dame.

Sans parler de la gosse qui est ter-ri-fiante.

Hiiiiiiik !

Bref, on se tape une fois de plus l'accident fatal et tout ça et tout ça. Super méga jouasse. On adore.

Heureusement qu'est-ce qu'on se marre chez les Solis qui accouchent d'une petite nouvelle qui ressemble beaucoup à sa maman...

Oué, oué, oué...

Donc cette petite Ana recueillie par Carlos et Gaby, elle est délicieuse. Charmante et tout, tout sourire. Et surtout très, très bien habillée. Vera Wang et compagnie.

Et c'est sans sourciller qu'elle explique à sa nouvelle maman qu'elle se fait offrir ça par ses petits fiancés, hi hi hi, les hommes sont-ils bêtes.

D'ailleurs, cette fraîche enfant se dépêche de faire tourner en bourrique toute la maisonnée voire plus.
Souvenons-nous de ces deux empotés de jumeaux qui se faisaient déjà manipuler comme des crétins par leur soeur Kayla. Ils sont évidemment les premiers à être embobinés par la ravissante nouvelle venue.

Même Parker se fait avoir. Bien entendu, ça fout Gaby dans une rage folle. On imagine bien que ça doit être agaçant de constater qu'on n'est pas la seule à maîtriser cet art délicat à la perfection.

Et hop, Cendrillon s'en va pleurer tout ce qu'elle sait auprès de Papa Carlos qui se dépêche de venir enguirlander son épouse... qu'il connaît sur le bout des doigts.

Nul doute que Gaby va bien s'amuser avec cette petite taupe, véritable Mini-me, sous son toit. Ca promet, je suis très curieuse de voir ça. En plus, le fait qu'elle soit absolument ravissante alors que bon... Gaby se donne bien du mal pour rester jeune et belle, ça promet d'être excellent. Je me doute bien qu'elle va finir à peu près comme Kayla, c'est-à-dire à l'arrière d'une voiture en train de faire tristement coucou à Daddy, mais bon... en attendant, même si ça fait un poil redite, on risque de bien rigoler. Gaby beaucoup moins, a priori.
Donc ça, j'ai adoré. Ca m'a surprise et pas mal fait rire.
Du côté des Scavo, pareil... sauf que je savais que Lynette finissait en cloque. Mais bon, sans ça, ça m'aurait sans doute énormément surprise de la découvrir cintrée une fois de plus.
Pauvre Lynette, elle m'a fait de la peine à croire que son cancer est de retour. C'est là qu'on a un peu conscience de ce que ça doit être de guetter la moindre nausée avec l'angoisse de voir revenir le crabe.

Du coup, hop, direct chez le carabin, avec un verdict bien inattendu. Tellement que Lynette n'y croit guère.

Dr. Rushton : I'm glad you came in. We've got your results back and the tests did pick something up.
Lynette : So, it is the cancer. Oh God, I can't go through this again !
Dr. Rushton : No, no, no. Nothing like that. You're pregnant.
Lynette : Excuse me ?
Dr. Rushton : About six weeks or so.
Lynette : Are you sure it's not cancer ?

Genre limite elle préfèrerait !

Et l'annonce à Tom, oh my God, j'en pleurais de rire.

Lynette : I'm pregnant.
Tom : With a baby ?
Lynette : How long have you been sniffing those markers ?

Tom : You can't. I mean we can't. We're old !

Et la (très grosse) cerise.

Lynette : We're having twins. Again.

Quel malheur d'être aussi peu taillés pour être parents et d'être frappés d'hyper-fertilité !
Et quelle méchante ironie. Alors qu'ils pourraient s'en sortir, maintenant, qu'ils pourraient rebosser tous les deux vu que leur progéniture est pratiquement tout élevée. Arf... les pauvres, les infortunés. Une fois de plus le nez dans la merde. Et pas la peine de se demander pourquoi ils n'envisagent pas de... couic. Quand on s'appelle Scavo, j'imagine que c'est pas concevable.

Bon sinon, comme on s'y attendait, Bree et Karl se lancent dans ce qui semble vouloir être une aventure torride. Il est bel homme, le gaillard. Pas étonnant qu'elle ait les genoux qui jouent des castagnettes aussitôt qu'il l'approche.

Alors bien sûr, ça aide pas qu'Orson rentre après s'être fait refaire le portrait par ce qu'on imagine être un ami de Karl.

Pas très à son avantage, le futur ex.

Pendant ce temps, Mike rigole très fort au téléphone avec son ex à lui. Et Katherine se fend drôlement la poire à côté aussi.

Ca, c'est un marié rayonnant, dites donc.
Heureusement, cet âne-là a l'intelligence de jeter un oeil à la vidéo de Dave qui se trouve comme par magie dans la caméra. Et lorsque Katherine revient du bistro avec deux cafés, le marié s'est fait la malle, parti sauver son ex-femme et son gamin.

C'est là que ça se met à durer, durer, durer. Que Mayer a bien du mal à faire fonctionner ses deux neurones pour ne pas se faire soupçonner d'être au courant des sombres desseins de son compagnon de ouacances.

(Cela dit, votre ex vous appelle pour vous dire que votre voisin veut votre peau et qu'il faut suuuurtout pas qu'il se doute de quoi que ce soit, euh... )

Of course, l'imbécile tente de se faire la malle avec le Maynard, mais se tord la cheville. Ca nous aurait étonnés, aussi qu'elle nous claque pas une Susânerie au meilleur moment.

Et là, j'avoue que ça devient relativement difficile.

C'était assez atroce ce petit jeu de cache-cache dans le cimetière. Puis le coup de larguer Susan sur la route pour qu'elle assiste au même accident que celui qui a coûté la vie à la femme et à la fille de Dave.

En voyant ça, je me suis dit qu'il n'aurait pas le courage. Pourtant, quand il détache la ceinture de MJ... brrrr.

Au final, l'accident a bien lieu.

Mais sans MJ. J'avoue avoir poussé un soupir de soulagement.

Et évidemment...

Voilà, voilà. On le voyait pas du tout venir. Cela dit, c'est sans doute leur meilleur moment de la saison, donc soit.
Mais pauvre Dave, quand même. Il aurait bien mieux valu qu'il se tue. C'est ce qu'il voulait. Alors le retrouver dans son asile, avec le terrible zoom arrière sur sa gueule de dégénéré, c'était terrifiant.

Fiou. So long, Dave. Tu as été un superbe méchant pendant la première partie de la saison, mais le temps que ça se décante, ton affaire, on aurait eu le temps de tuer dix ânes à coups de figues.

Bon. Le cliffhanger... ah ah ah, il était très joli, celui-là, presque frustrant. J'ai pas été habituée à ça, je reconnais.

Mais qui est donc derrière ce voile ? Quelle est la teeeeerriiiiible vérité ?

Difficile d'en juger par l'assistance présente. Entre Lynette qui semble d'aligner les petits chiens et Bree qui jette des regards brûlants vers Karl...

Moi, rien à faire, je suis persuadée que c'est la Mayfair que le Delfino épouse avec un air si résigné.

Il est bien trop honnête pour ne pas le faire, surtout après l'avoir plantée à l'aéroport pour aller ramasser sa Susâne sur la route. Et ce serait bien plus drôle comme ça, d'ailleurs, et bien plus compliqué, d'autant que maintenant, tout le monde sait qu'ils sont toujours fous l'un de l'autre.

(Et en même temps, on s'en branle un tout petit peu donc voilà.)

En tout cas, ayééééé, j'ai fini, madame ! Je vais laisser les semi-momies de Wisteria reposer tout l'été, le temps qu'elles fassent le plein de botox et de silicone. Et je les retrouverai avec un certain plaisir à la rentrée.
Et maintenant ?

 

523 : Everybody says don't

Bon, c'est quand même pas gégé gégé, cette affaire-là. A part Tom Scavo qui nous fait le coup de la Muraille de Chine et les Solis qui nous pondent un troisième chiard tout élevé, voir Dave Williams péter définitivement son dernier câble et Mayer et Delfino se remettre à se regarder de biais, ça n'avait rien de très extraordinaire.

Tous les éléments se mettent enfin péniblement en place, que ce soit du côté des flics, bien lents au démarrage, ou du côté des vieilles qui décident enfin de passer la seconde.

Définitivement, elles sont terribles. Et franchement, de toutes, ce sont vraiment les moins connes. Car enfin, expliquez-moi comment tout le monde ne percute pas que ce type est fou à lier ?

Et puis le coup de la vidéo, non mais n'importe quoi. Définitivement n'importe quoi. Je veux dire... j'ai ri. Cette vidéo où Dave explique les motifs de son futur crime, c'est la preuve ultime que l'affreux Maynard va survivre.

Bref, n'importe quoi, c'est exactement ce qu'il se passe chez les Hodge. J'ai adoré Bree qui rentre chez elle et retrouve toutes ses affaires à leur place.

Le chantage d'Orson est évidemment odieux, mais elle est bien débile, cette pauvre Bree, de se laisser entraîner dans un tel truc.

Complètement con, donc. Et pas tout à fait volé, si vous voulez mon avis. Décidément, ils se valent, tous les deux.
Pareil pour la Mayfair, non mais c'est juste plus possible, quoi. Complètement aux abois, la pauvre femme, à faire connerie sur connerie pour se faire épouser lamentablement par le plombier qui louche de plus en plus vers son ex. Ce qui la terrifie. C'est clair qu'une fois mariés, ça va tout résoudre, hein, aucun souci ! Même qu'une fois la corde au cou, il l'aimera encore plus !

Chelou, chelou, chelou. Le pire étant que c'est Mike en mentant comme un arracheur de dents qui envoie MJ et Susan à la pêche avec le fou furieux. Cela dit, en faisant ça, il sauve sans doute la vie de son fils qui se serait probablement fait descendre comme un chien sur la jolie pelouse de sa reum.

(Merci à Edie, au passage.)

Donc ça se termine par un hug qui semble être traîtreusement le dernier.

Par un : "Take good care of my boy." (Oh yes he will !)

Et par Mike qui a l'air d'avoir un gros doute sur la fin, tout de même, en surprenant le très flippant sourire de Dave dans le rétroviseur.

Good boy !

Bref, pour rigoler un coup, on a Gaby et ses ravissantes filles qui vont faire une virée chez la "deuxième maman" de Carlos... qu'elle ne peut pas blairer, ça nous aurait étonnés.

Qui nettoie ses boîtes de soda avant de boire à même le machin.

(Oh, Marge, j'ai TROP pensé à toi !!! )

Et qui brandit sa tribu lorsqu'il est question de recueillir une petite troisième dont Tante Connie ne peut plus s'occuper.

Au final, Gaby va quand même se retrouver avec la nièce de Carlos à la maison. Une ado chez les Solis, voilà qui peut être très très drôle ! (Et on verra que c'est le cas.)

Sinon, chez les Scavo, c'est ado à tous les étages, y compris du côté de Tom, parfaitement euphorique après une visite du campus sensé emballer Preston, lui même décidé à renoncer au capital familial pour aller visiter l'Europe. ("Cut off from the Scavo family fortune ?! Oh no !")
Moralité, le plus emballé des deux, c'est évidemment Tom qui décide de reprendre ses études et d'apprendre le mandarin.
Et cette conne de Lynette... mon Dieu mais je l'aurais giflée, quoi. Tellement elle est certaine que c'est une nouvelle lubie, qu'est-ce qu'elle fait, cette grognasse ??? Elle se dépêche de tout faire sournoisement foirer. Même pas elle se demande pourquoi ni comment, paf. Elle va faire picoler Tom histoire de lui faire rater son examen d'entrée, et ce n'est qu'après ça qu'elle comprend qu'il faisait ça pour augmenter ses chances de trouver du boulot en maîtrisant une langue cruciale pour le marché. Non mais ne me dites pas qu'elle n'est pas au courant que la Chine, c'est ZE marché, à la base, merde-euh !

Mine de rien, il est quand même temps que ça se finisse parce que je peux plus les voir en peinture !
Je ne passe pas un mauvais moment devant, c'est juste que d'en recauser, ça fait une fois de trop, sans doute.
Bon, je sais que le final a été diffusé tout d'un bloc, mais moi je coupe en deux parce que sinon, sans mentir, elles vont me faire péter une pile. Vingt-quatre épisodes, c'est beaucoup, ça doit faire environ quatre de trop.

 

522 : Marry me a little

Ah ben c'était quand même nettement plus intéressant et mieux foutu que l'épisode précédent, hein ? Et puis dans cet épisode, j'ai absolument adoré le duo Karl/Bree. Ils sont irrésistibles, surtout qu'on les présente dès le début dans une ambiance très polar des années 30, avec un éclairage sublime, et ils sont très beaux, comme ça. Très classes et très drôles. Magnifiques.

D'ailleurs, il est tout à fait indispensable que le détective un rien canaille se tape l'épouse bafouée pour la décoincer un peu sur les bords et la rassurer sur son pouvoir de séduction. C'est vrai, ça. Entre son médecin SM, son pharmacien psychopathe et son dentiste kleptomane, ça n'a sans doute pas souvent été la fête du string, chez Bree. Je suis bien certaine que ça lui ferait pas de mal de se faire sauter un coup par un vrai pro. Dût-il être l'ex-mari de sa copine Susâne !

En tout cas, en cambrioleurs, ils étaient superbes. Et autant elle m'a gavée dans les épisodes précédents, autant je l'ai trouvée excellente, là, la rouquine de service, avec son nouveau faire-valoir.

Roh, les petits sautillements en s'essuyant les escarpins sur le paillasson, j'ai cru mourir de rire !

Ah, et bravo à Orson qui nous sort ZE réplique de l'épisode. En trouvant l'appartement ravagé par les bons soins de la future-ex-Mrs Hodge.

Orson : It wasn't me. I swear !

E-NORME !

Bon, mais n'empêche que mon couillon d'Orson qui se croit cambriolé, eh ben il remonte bien vite la piste suite à un coup de fil chelou, et voilà ma Bree bien chocolate.
Quel joli symbole, n'empêche, que le kleptomane cambriolé par sa femme qui veut se faire la malle. Sublime.

Eh ben n'empêche, je ne suis pas rassurée pour Mâdâme. Timbré comme il est, il est bien foutu de la cloîtrer dans le sous-sol de sa baraque. Ah, on me souffle que ça a déjà été fait dans la saison 2, au temps pour moi !

Bon, sinon, j'ai trouvé la thématique des masques très élégante. Ca m'a beaucoup plu. Entre celui de Dave, le masque vénitien des Hodge, le déguisement de Parker, le Joker de Lynette, le masque de beauté de Gaby...

Plutôt classe.
En fait, je me demande...

Mais la voilà, la solution ! Le Dave, il embarque l'affreux Maynard qui lui ressemble comme un clone et qui est aussi flippant que lui, et on n'en parle plus ! De toute façon, y a pas moyen que le mouflet de cire soit le fils de Mike et Susan, on est d'accord ? Bon, voilà, affaire réglée, et pas besoin de tuer qui que ce soit ! Vive moi !

Bon, y en a une, en attendant, qui est joliment ravagée du bulbe, c'est la Mayfair. Alors là, celle-là, mais ça va pas mieux, hein ? Elle nous a presque fait croire pendant la majeure partie de la saison qu'elle a profité de ces cinq ans pour redevenir normale, mais en fait pas du tout !
Faut dire que le fait d'entendre résonner les cloches nuptiales (c'est le cas de le dire) chez la voisine, ça l'arrange pas trop.

(Je vais sortir une énormité, mais... c'est moi ou elle est très jolie, là ? Non mais je veux bien qu'on me bouscule dans mes habitudes de bourgeoise, mais là, ça fait beaucoup !)

Bref, la Mayfair, aussitôt qu'elle entend le mot mariage, ptain, comment qu'elle jaillit de sa chaise en imitant la sirène des pompiers ! Un truc de guedin !

Et pour cause ! Il lui rend un fier service, le caribou ! Car une fois la Mayer remariée, aucun doute que son plombier va lui demander sa main, à elle !

Oué. Ben le plombier, vu la gueule qu'il tire en apprenant les prochaines épousailles de son ex, c'pas gagné.
Le pire, c'est que Katherine sait qu'elle fait une connerie, que Mike l'aime mais pas assez, pas autant. Et qu'il va la prendre pour femme parce que c'est définitivement foutu - croit-il - avec l'empotée de service.

Et elle s'enfonce, la Mayfair, elle s'enfonce en garantissant le versement de la pension alimentaire, elle s'enfonce en acceptant cette demande en mariage pourrave, et on se demande bien comment elle va pouvoir remonter à la surface quand Mike va retourner ventre à terre dans son ancien foyer.

C'est atroce, mais j'ai hâte de voir ça.
Amusant aussi de voir à quel point Susâne se prend au jeu de la noce. Ca la rend toute rayonnante alors qu'elle sait que c'est du chiqué. C'est... troublant.
D'autant que je veux pas dire, mais il est de plus en plus laid, son promis. Bouh, l'affreux bonhomme, mais sérieusement, qui veut de ça, quoi ???

D'ailleurs, qui le trouve beau, dans la salle ? Répondez, c'est pour une étude scientifique.
Pourquoi ne pas se couper les cheveux normalement ? Pourquoi ces deux appendices capillaires sur le côté de la tête, je comprends pas. Qu'est-ce qu'il cache, là-dessous ? Avoue, Jackson ! Quel est ton terrible secret ???

Toujours est-il que grâce aux bons soins du sieur Williams, point de cérémonie. Le marié est embarqué par l'immigration, hop-là, sous le regard consterné de la fiancée et de sa très chère amie de coeur.

N'empêche, si jamais Bree se tape Karl, paf, ça lui fera deux ex récupérés par les copines. A Wisteria, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

A part ça, ah, les Scavo. Tom et sa nouvelle lubie : la jeunesse éternelle. Mais qu'est-ce qu'il ne nous a pas encore fait, celui-là ?

Il est presque touchant de naïveté. Penser qu'en perdant dix ans grâce à un lifting il va trouver plus facilement du boulot... Eh ben n'empêche que le coup du collègue Bruce qui vient justement de se faire tirer la face... OH MY GOD !!!

Non mais la gueule ! La moumoute ! Le sourire ! Aaaaah !

Tom : Clever, Lynette, inviting the Joker over to scare me !

Aaaaaaaaah !!!

Arf, c'était énorme. Et le petit speech de Lynette sur les rides de Tom était très mignon.

Et j'étais contente aussi qu'elle ait l'honnêteté de reconnaître sa crainte qu'il ne la trouve plus assez jeune et belle, dans le même temps. Parce que pour moi, il s'agissait surtout de ça dès le début.

J'ai un peu moins accroché à l'intrigue des Solis, j'ai trouvé qu'elle faisait un peu redite. Mais c'est une bonne leçon pour rappeler à Gabrielle que malgré le retour de fortune, comme le dit son amie tombée dans le ruisseau, en quelques secondes, une vie peut basculer. Et lorsque Gaby découvre que c'est le veuvage qui a précipité cette femme dans le dénuement le plus extrême, on voit dans son regard qu'elle se dit : "Et si Carlos mourrait ?"

Alors oui, certainement qu'elle trouverait un moyen de faire vivre sa famille sans avoir besoin de traîner les petites filles à la soupe populaire (c'est que vu leur appétit, faudrait prévoir large !) car elle a de la ressource et peu de principes. Mais tout le monde ne l'a pas, cette ressource. Et il était clairement temps de lui rappeler ce qu'elle a traversé il y a encore peu de temps.

Enfin voilà, c'était bien sympatoche. Surtout comparé au précédent. Mais vivement qu'on nous expédie le Williams, je ne peux plus le voir en peinture, çui-là !

 

Steve Jablonsky est une feignasse !

Oh ben oui, un petit peu quand même, hein ?
Non mais j'aime beaucoup ce qu'il fait sur Desperate, c'est toujours tout à fait approprié. Mais tout de même ! Reprendre quasiment la même chose pour les Sims 3, c'est un peu gonflé ! Il aurait dû se douter que les ménagères de moins de cinquante ans, aussi féroces soient elles, allaient se rendre compte du truc, quoi !

Pour résumer : oui, au lieu de rédiger ma review du 5x22, j'ai joué aux Sims 3 hier soir. Et oui, Steve Jablonsky signe la BO de Desperate ET la bande-son des Sims 3. Et oui, c'est du pur copier-coller de ce qu'il fait à Wisteria Lane. C'est troublant, d'ailleurs, je m'attends à voir débarquer Mayer à chaque coin de rue.

 

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