
Voilà une série dont j'ai dû voir, mis bout à bout, deux épisodes entiers (les diffusions télé, c'est vraiment pas mon truc) mais dont je garde un bon souvenir, même depuis tout ce temps. Ca fait des années que je me dis que je dois absolument la voir dans son intégralité. Par la volonté du père, du fils et du Saint-Ebay, je suis donc l'heureuse détentrice de la première saison.
Il y a quelques années, j'avais attrapé le pilote en route (tiens, l'image est amusante) et même si je n'avais pas tout capté, j'avais été transportée par la fin, très douce-amère, presque magique. J'étais restée là-dessus.
Mais commençons par les présentations. C'est l'histoire de Georgia (George, pour les intimes, ça lui va tellement mieux), 18 ans, très futée mais aussi très larguée...

Cette demoiselle vit dans une famille d'Américains un tout petit peu plus que moyens, donc pas tout à fait blaireaux, mais est loin d'être épanouie. Et elle cherche du boulot...
Or un jour, alors qu'elle se rend à un entretien...

Ceci est le siège des toilettes de la station Mir... Et George se la prend en pleine poire. Inutile de préciser qu'elle n'y survit pas.
C'est le début de "my so-called after-life", comme elle dit. Enfin, sauf que George est morte, certes, mais pour elle, ce n'est pas encore l'heure de partir frapper chez Saint-Pierre ou chez le fourchu, non, George a une mission : elle doit devenir Faucheuse. Elle est chargée de récupérer les âmes des gens juste avant qu'ils meurent. Pour cela, elle n'est pas seule. Toute une équipe de Faucheurs se révèle à elle. Dont Ruben, le grand chef qui répartit les "rendez-vous" sur des petits post-it, et Mason, à qui George est confiée dans un premier temps.
Ce qu'il y a de bien avec les Rippers (Faucheur, Rippers, même combat), c'est qu'ils sont présents. On peut les voir, intéragir avec eux. Sauf qu'ils n'ont pas tout à fait leur gueule d'origine...


Ce que j'adore, dans cette série, c'est la voix-off. George est une très très grande cynique...
George : Who decides what we look like ?
Mason : I don't know. Maybe this is what our inner child looks like when it grows up.
George (off) : If that were the case, it looks like my inner child's road to adulthood was paved with crack cocaine, ten-dollar blowjobs, and maybe even a trick baby or two.

Le pire, c'est qu'il faut qu'elle récupère l'appart d'un mort pour pouvoir squatter tranquille... Car il faut bien vivre, même quand on est une Faucheuse. D'ailleurs, la première scène dans la banque est formidable... Les Faucheurs ont pour toute indication un post-it avec l'heure présumée de la mort et le nom de famille du futur trépassé. Donc c'est un peu la partie de Cluedo pour savoir qui sera le grand gagnant.
George : "Graveling in the bank lobby with the banana peel."
Bon, bref, après quelques rebondissements, notre héroïne se voit confié son premier boulot. Récupérer l'âme d'une personne qui meurt dans un accident de train... Pas de bol, c'est une toute petite gamine. Alors forcément, George se rebiffe et sauve la crevette. Seulement ça ne marche pas comme ça. Ruben lui explique que si une âme n'est pas récupérée à temps, elle pourrit... Pauvre George.

J'avoue que je ne m'attendais pas à la voir pleurer... Elle semble tellement dure et détachée depuis le début...
Elle décide donc d'embrasser sa carrière de Faucheuse... Et de cueillir l'âme de la petite.

La fin est de toute beauté...


Franchement, cette série est très drôle... Avec pourtant un arrière-goût très amer... C'est vraiment le genre de choses que j'aime...
Et j'adore le mot de fin de George :
"For me death was just the wake-up call."
Très honnêtement, j'ai rarement vu un pilote aussi bien gaulé... C'est de la très bonne série, ça, madame !