Le blog de La Sorcière
 

119 : Late returns

Vous excuserez les deux reviews manquantes, je n'ai pas le courage de boucher les trous, surtout que ce n'étaient pas tout à fait des incontournables.

Pareil pour celui-ci que j'ai eu un peu de mal à suivre... et qui repose sur deux ou trois éléments clé. D'abord, une intro qui nous vend tout de suite le produit, comme souvent.

1992, la campagne Clinton (Bill Clinton !) célèbre la victoire de son candidat.

Une jeune femme parfaitement radieuse lève elle aussi son verre. Aussitôt qu'on la voit, on sait que ce sera elle, la victime. Car la victime a toujours une manière bien à elle d'accrocher la lumière. Et c'est le cas ici de Vanessa Prosser (la Lily des 4400).

Ajoutez à ça un peu de Fleetwood Mac et quelques répliques bien senties, et vous êtes dedans.

Beth : Does it bother you that he's such a womanizer ?
Vanessa : He's not gonna do that in the white house !

Non, pas du tout.

Et bien sûr, quelques secondes plus tard, Vanessa fait le grand plongeon.

Bon, comme je le disais plus haut, j'ai eu du mal à tout suivre étant donné que c'est un autre meurtre qui fait ressortir le cas Vanessa, et qu'entre les histoires de paternité, de chantage et d'assassinat, on s'y perd un peu.
Mais dans cet épisode, comme souvent, on n'a pas peur de taper dans le glauque, au point qu'il y a de quoi se gratter la tête de perplexité.
D'abord, on découvre que Vanessa n'était pas la fille de son père. Dieu merci, celui-ci n'en saura jamais rien. Le tableau aurait été complet.

Puis, débarque l'ex petit copain qui est complètement à la ramasse.

Ensuite, voilà que sa collègue de l'époque était amoureuse d'elle et lui avait écrit une lettre d'amour qui fait porter sur elle les soupçons de la police.

Enfin, le truc qui vous achève proprement : Vanessa est morte car elle avait découvert que son nouveau mec, promis à une brillante carrière politique (et d'ailleurs devenu député) avait un gros squelette dans son placard. A savoir qu'il était un peu proche de sa soeur... laquelle avait abusé de lui (!!!) quand ils étaient jeunes. Mais bien sûr !!!

Enervé, effrayé, honteux, le gars bouscule la blonde dans l'escalier.

Et appelle sa soeur dans un geste qu'on devine instinctif tellement elle l'a accompagné, poussé, limite étouffé, jalousement, durant toutes ces années.

Ensemble, ils se débarrassent du corps. Dans le temps présent, la soeur endosse la responsabilité de la mort de Vanessa dans une tentative de rattraper ses erreurs passées. Et surtout pour couvrir son frère.

C'est sans compter Scotty qui ne compte pas se contenter d'une fausse coupable. Officieusement, il s'en va recueillir l'aveu du député tout en sachant que celui-ci ne sera jamais puni pour ce crime accidentel. Et c'est bon de le voir grandir, ce petit.

C'est sur du Duran Duran qu'on clôt cet épisode... avec un certain soulagement, je ne vous le cache pas.

Tout cela doit beaucoup à Laura Allen qui n'est pas sans ressembler un peu à notre héroïne. Laquelle est vexée comme un pou que son mec fréquente une autre nana, en passant. Allez hop, un petit pacte d'exclusivité est conclu. Ce qui veut sans doute dire qu'il n'y en a plus pour longtemps entre Kite et Rush.
Faut dire qu'elle est un peu chiatique, l'enquêtrice. Nan ?

 

116 : Volunteers

Bon, je n'avais pas trop l'intention de m'y prendre comme ça, mais là, il faut que je solde mes comptes. J'ai trop de retard pour Cold Case, ça me bloque tout, et entre nous, je suis en train de méchamment me manger le contrecoup de mes longues semaines à bosser comme une malade, donc je n'ai qu'une envie, c'est de finir les trucs en cours et de passer à autre chose. Dommage, c'est cet épisode qui va en faire les frais puisqu'il est le dernier d'une longue lignée d'excellence.
L'ennui, donc, c'est que cela fait plus de dix jours que je l'ai vu, et que je n'en maîtrise plus tous les tenants et aboutissants.
Néanmoins, je peux quand même en dire qu'il m'a proprement plombée. Summer of love, hein ? Mon cul !
D'abord, nos deux victimes de 1969, Charlie et Julia, sont admirables. Les acteurs sont parfaits de réalisme, et cela fait maintenant deux fois que je surprends une sublime Amber Benson, anciennement goudou dans Buffy, ce qui ne lui allait pas super au teint.
En vampire dans SPN, elle était formidable. Mais alors là, en peace-and-love, elle est tout simplement solaire.

Au fil de l'épisode, le voile se lève sur la vie de ces deux jeunes en 1969 et l'on découvre avec force respect qu'ils aidaient clandestinement des femmes à avorter proprement, au lieu de se faire charcuter par des charlatans. (On vous fait grâce des détails pour cette fois parce que vous avez été très sages. Mais franchement, j'en avais mal aux ovaires.)

Ils font ça, ces braves, pour rien, pour la beauté du geste, pour défendre la liberté. Et quand on regarde ça depuis notre petit salon, leurs manigances paraissent incroyables... incroyables de courage, et aussi incroyablement vaines quand on sait que quelques années plus tard, l'avortement devient légal. A ce moment-là, on se dit que ce serait trop dégueulasse qu'ils meurent pour ça. En fait, limite on préférerait.
Car le coupable est le pire des vendus. Du genre à cramer son ordre d'incorporation pour le Vietnam mais qui bosse en réalité pour la CIA. Les deux jeunes ayant découvert son secret alors qu'il les photographiait en pleine mission avortement (cette nigaude de Maggie Grace se fait mettre en cloque), l'enfoiré les tue froidement pour protéger sa couverture (et sa future carrière) lors d'une scène bien entendu insoutenable. Le regard d'Amber Benson alors qu'il vient de tuer Charlie et que Julia sait qu'elle va mourir... ce regard-là, je ne suis pas près de l'oublier. Pour moi, c'est l'image de cet épisode.

Pour autant, il y a des petits défauts, dans cette histoire. D'abord, un gros gros bug de casting, et j'avoue que ça me fait chier de le reconnaître... Katee Sackhoff qui, malgré ses blouses à fleufleurs et ses colliers en bois, est complètement anachronique avec sa blondeuur ultra-moderne et sa coupe de Starbuck en pleine repousse. Impossible de la voir autrement qu'en Kara, impossible de ne pas s'imaginer Lee débarquer au coin de la rue. C'est la Starbuck de la saison 1, brute de décoffrage, et point barre.

Et puis il y a Scotty et sa copine Elisa dont il semble avoir une honte mortelle, surtout lorsqu'il croise Lilly. Je pense que s'il pouvait fourrer Elisa dans un trou de souris en attendant que Lilly passe son chemin, de préférence avec quelques coups de tatane en traître, il le ferait. Faut dire qu'elle n'a pas l'air d'avoir la lumière dans toutes les pièces, la chère enfant.

On sent tout de suite le côté forcé de cette affaire. Ca devrait imploser sous peu. To be continued, donc.

(Oui, c'est une review boulet, je sais. Mais je jure que si je revois un jour cet épisode, je l'éditerai. Et pour me faire pardonner, je vais reviewer le prochain épisode de SPN.)

 

115 : Disco inferno

Mmmmh. J'avoue avoir écouté "Disco Inferno" des Trammps en boucle pendant une soirée après avoir vu cet épisode.
D'ailleurs, j'avoue que je suis en train de l'écouter là tout de suite pour me donner du courage.

Allez, même si je titube de fatigue, ce soir, après une journée complètement hallucinante dans une boîte déserte (et hantée), par un temps superbe, à bosser en solitaire pendant dix heures... je vous le recommande, c'est une expérience surréaliste. Ca aurait valu le coup d'avoir un ballon de volley sous la main.
Donc je vous rédige cette review depuis mon lit, avec à la main un gros chocolat chaud au lait concentré (ça doit faire environ cinq semaines que j'ai pas fait de vraies courses, c'est le moment de faire des expériences).

Alors, il faut savoir qu'il y a plus d'une semaine que j'ai vu cet épisode et qu'il était hors de question que je le revoie parce que même une sorcière ne peut supporter qu'un certain quota de misère humaine. (Et vu sur quoi je bosse actuellement, ce quota est pulvérisé au bout de trois minutes de taf).
En plus, je suis dans la merde. La semaine dernière, prise d'une frénésie cold-casienne après les deux sublimes épisodes sus-reviewés, j'en ai maté trois d'affilée. Et un quatrième hier à cause du Dark Side qui, par je ne sais quelle entourloupe, parvient en ce moment à détourner n'importe quelle conversation pour qu'elle mène à Cold Case. Vous avouerez qu'on n'est pas aidés.
Avec ça que la date du 18 septembre clignote en permanence devant mes yeux : 18 septembre, date du season premiere de SPN. Et si j'ai pas fini la saison 3 d'ici là, il y aura des morts.

Breeeeef.

Disco Inferno, hein ?

Ben c'est le cas de le dire. Vu qu'après une superbe scène d'introduction digne de Saturday Night Fever, on se retrouve avec sur les bras un assassiné, pour pas changer...

... et en bonus 22 de plus, morts dans l'incendie de la boîte de nuit où avait lieu un concours de danse. Outch. On n'était pas prévenus.
L'alignement des boîtes portant toutes la même date et le même intitulé file un sacré coup.

Double enjeu, donc : trouver qui a tué notre pauvre victime, un jeune Juif roi du disco, et qui a mis le feu à la discothèqque.

Honnêtement, ce n'est pas tant l'enquête qui est intéressante, vu que l'issue est plutôt basique. On se trouvera quand même soulagé que ce ne soit pas le papa, très croyant, qui liquide son fiston parce que celui-ci décide de vouer sa vie au disco et d'épouser sa copine goy. Ca aurait été pire que tout.

A mes yeux, l'intérêt de cet épisode, c'est bien sûr le contraste entre le quotidien feutré de cette famille juive très pratiquante et les paillettes du disco. Et surtout, surtout, quel éclairage sur ce monde qu'on ne connaît qu'à travers les chansons de Donna Summer (entre autres) et les déhanchements de John Travolta.
En ce qui me concerne, j'ai vu La fièvre du samedi soir plusieurs fois, et souvent en riant. Jamais il ne m'avait effleuré que le disco ait pu être une telle révolution dans la société, que des jeunes aient pu mourir ou se faire renier par leurs familles pour cela. Pour moi, c'était une mode, une toquade, le genre de chose dont on ricane aujourd'hui tellement les looks d'alors étaient exagérés.
Cold Case ne détient peut-être pas la vérité absolue concernant cette époque, mais en tout cas, elle fait réfléchir. Et la scène où Benny sur le point d'être tué, se fait renier par son père parce qu'il refuse d'abandonner ce qui est devenu sa vie, ce qu'il croit être son avenir, ça m'a bouleversée. Parce que jamais il ne m'était venu à l'idée que ça ait pu être autre chose qu'une musique entraînante et des pas de danse un peu ridicules.

Benny : Disco's my life, dad.

Et également ta mort, mon coco.
Parce que comme s'il n'était pas suffisant qu'on nous balance à la tête toutes les vies qui ont été grillées, au propre comme au figuré, par cette histoire de disco, on découvre à la fin que c'est pour cela que Benny est mort. Et l'enquête, jalonnée par des personnages qui portent sur leur visage toutes ces années de lente guérison, qu'elle soit physique ou pas, prend des allures de concours de vie de merde.
Celle de Sonya, le grand amour de Benny, grièvement brûlée lors de l'incendie, dont les scènes grisâtres de 2004 contrastent douloureusement avec celles de 1978, éclatantes.

Celle des parents, bien sûr, qui ont perdu cette nuit-là leur unique enfant, bouffés par un chagrin muet, en particulier le père, bloqué sur les dernières horribles paroles qu'il a adressées à son fils.
Même celle du concurrent de Benny, qui ayant cessé de sniffer sa coke, à des milliers d'années lumière des dance-floors, est devenu un gros chauffeur de taxi morose.

Comme souvent, ce sont les pires enfoirés qui s'en sortent le mieux. Parmi eux, le tueur et celle qui lui avait promis une grosse séance de pelotage contre un bon coup de barre de fer dans les pattes de Benny, vainqueur assuré du concours. Ayant raté son coup, l'abruti finit par coller une balle dans la tête de Benny avant de mettre le feu à la boîte.

Voilà comment Benny est mort pour cent dollars et parce qu'il dansait trop bien le disco...

La fin est adorable... enfin un chouette lâchage de la part de Lilly qui accepte d'aller danser avec Kite. Au son de Last Dance, la chanson parfaite, et le plus bel hommage qui soit aux nombreuses victimes de cet épisode.

Et cerise sur le gâteau, petit pas de danse de Jeffries, le roi du disco !

(Ouf, une de plus. )

 

114 : The boy in the box

(Avec un titre pareil, ça aurait pu être un épisode de Bones... )

Alors voilà, on vient de voir un épisode sublime, sentimentalement dévastateur, on se dit qu'on va s'en mater un autre histoire de se faire une bonne intrigue bien basique genre années 90, pour se remettre... Tough shit ! On se retrouve avec le même en pire ! Le truc qui sert, mais à RIEN ! Juste à nous plomber la soirée puissance 12 000, l'oeil fixe, le nez morveux, le sanglot coincé dans la gorge. M'enfin y z'ont pas honte ???

(C'est là qu'on se dit qu'une série, c'est fait pour être regardé au rythme d'un épisode par semaine, pas de douze, Madame la Sorcière !)

1958. Des gosses qui jouent dans un champ, des nonnes et Johnny Cash...

C'est beau, on voudrait que le temps suspende son vol, mais malheureusement...

(Bon, ce serait trop demander qu'ils nous occisent autre chose que des marmots et des faibles femmes ? Et pourquoi pas un beau grand gaillard, pour changer ???)

Au fil de la chose, on soupçonne tout. Les mauvais traitements infligés à un petit garçon tellement turbulent que deux familles qui avaient voulu l'adopter l'avaient rendu à l'orphelinat (énorme claque dans la gueule quand la nonne rescapée explique que les châtiments corporels, à l'époque, c'était légion. On a beau le savoir, ça fiche quand même un coup), les petites brutes du dortoir, et même un truc infâme, des tests de radioactivité infligés en douce à des gamins pauvres dont la disparition n'aurait gêné personne.
Mais il y a pire que ça, encore. Il y a une mère qui n'a jamais dit à son fils qui il était vraiment, qui le regarde grandir en silence et qui ferait n'importe quoi pour qu'il trouve un vrai foyer et une vraie famille... jusqu'à supplier son amant qui bosse dans un hôpital de tenter en douce un super traitement qui marche vachement bien pour les problèmes comportementaux : les électrochocs. C'est déjà pas gégé. Mais quand la mère, c'est une des deux nonnes de l'orphelinat, c'est encore pire.

La vieille peau de vache que Lilly et Scotty traquent sans relâche pour lui faire cracher le morceau était leste de la cravache, mais quarante cinq ans plus tard, elle essaye surtout d'épargner la mémoire de sa collègue et amie, décédée depuis peu.

C'est elle qui au final a assisté à l'agonie de l'enfant et à la détresse de la mère...

Est-ce qu'on avait vraiment besoin de voir ça ? J'en sais rien. Au final, qu'est-ce que ça change ? Pas grand-chose. Si ce n'est qu'une orpheline qui a toujours cru avoir eu un frère se retrouve plus que jamais seule au monde...

... qu'une nonne peut enfin être délivrée de ce terrible secret, et qu'un gamin est enfin enterré auprès de sa vraie mère.

Ca va, pas trop envie de vous tirer une balle, les zamis ?

La très belle fin est sur Youtube, c'est ici. Moi, ce jonglage entre la couleur et le noir et blanc, le présent et le passé, ça me donne le tournis tellement c'est magnifique.

Je vais toutefois peut-être y aller un peu plus mollo sur Cold Case parce que mine de rien, c'est un peu épuisant nerveusement...

 

113 : The letter

Je me fais avoir à chaque fois, c'est décourageant. Pourtant, je sais que je vais en chier, que ça va être sordide et triste, mais je ne peux pas m'empêcher de trouver ravissantes les premières secondes de chaque épisode. C'est un sentiment vraiment bizarre... l'enchantement mêlé à l'anticipation, savoir que dans quelques secondes, tout va basculer et qu'on va se retrouver avec un cadavre sur les bras.
Et puis aussi, les premières notes de musique qui retentissent et le cerveau qui cherche à toute allure de quand cela peut dater. Bref, démarrer un nouvel épisode de Cold Case, c'est chaque fois un grand moment. L'équivalent de l'écran noir avant que le film ne commence, au cinoche. C'est quand même très très agréable.

Et alors lorsque vous voyez "1939" s'afficher à l'écran, c'est bon, vous êtes déjà tout émotionné.

C'est dans ces épisodes qui remontent à plusieurs décennies que l'on peut apprécier le mieux le souci du détail, le casting exceptionnel (ils ont tous tellement l'air d'appartenir à cette époque que c'est à en chialer), le soin apporté aux costumes, au maquillage, aux décors. C'est bien simple, cette intro est tellement magnifique que j'en ai eu les larmes aux yeux.

Magnifique aussi la victime que j'ai eu l'occasion d'apprécier l'an dernier dans House.

Sadie, donc, assassinée en 1939 dans une maison close. Un cas jamais résolu et ressuscité par la petite-fille dont la mère vient de mourir et qui a reçu en héritage une lettre écrite par son aïeule juste avant de mourir.

Ce qui est génial, c'est que dès l'intro, on sait quels personnages vont être exploités, lesquels on va nous sortir avec soixante ans de plus. C'est phénoménal et jouissif, même quand on commence à maîtriser les codes de la série. Peut-être même que ça n'en l'est que plus.

Et au delà de l'aspect glauque de ce genre d'enquête, on sent à quel point Lilly prend un pied d'enfer à remonter aussi loin. C'est un défi à la taille de l'enquêtrice qu'elle est.

Je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer la petite fenêtre ouverte vers la vie privée de Scotty. Lorsqu'il va voir l'expert en graphologie pour étudier la lettre...

Scotty : What's that tell you ?
Graphologue : Ah ! Firm, logical... running from something ?

Interesting.
Je pense que le prochain dont on va apprendre des choses intéressantes s'appelle Scotty Valens. Yummy. Avec ça qu'il est de plus en plus mignon, de plus en plus charmant, de plus en plus taquin. Je l'adore. Même quand il mange des trucs dégueulasses.

Et qu'il charrie Lilly avec une lourderie tout à fait indigne de son rang.

Lilly : Kite's been in court all day.
Scotty : So ask him tonight.

Ouh là là, comment qu'elle aime pas qu'on sous-entende des trucs sur elle et le substitut du procureur !

Ptit con !

Pour en revenir à l'écriture qui est au coeur de l'enquête, ce n'est donc pas celle de Sadie qui est sur la fameuse lettre... pour la bonne raison que Sadie ne savait ni lire ni écrire. Elle faisait écrire ses lettres par une petite fille plus instruite qu'elle.

Une petite fille devenue bien vieille mais qui a gardé des indices précieux de la vie de Sadie. Et notamment plein de petits papiers que la (très) belle trouvait tous les matins avec le lait frais... puisque le laitier, justement mentionné dans la lettre, était tombé amoureux d'elle.

Je ne saurais décrire la grâce désuète de ces séquences portées par la voix d'Ella Fitzgerald. C'est splendide, romantique, adorable.

Alors je ne vous dis pas la tristesse quand on découvre que le meurtrier, c'est bien lui... Tombé amoureux d'une femme de couleur à la peau si claire qu'elle aurait pu se faire passer pour une blanche, mais mère d'une lointaine petite fille elle bien noire...

Trop dur à accepter en 1939, surtout quand la menace plane déjà sur leur couple improbable. Venu pour prévenir Sadie qu'elle allait être victime d'une attaque par un petit groupe de Blancs bien blancs et bien en pétard, le laitier se retrouve spectateur de cette horreur...

Avant d'en devenir l'acteur principal.

A croire que plus ces épisodes sont beaux et plus ils sont tristes. Je me rends de plus en plus compte que ce sont ces meurtres parfois inexplicables, commis par les personnes dont on veut le moins qu'elles soient des criminels, qui ont le plus d'impact à la fois sur les enquêteurs et sur nous. Et à vrai dire, c'est presque ceux-là que j'attends le plus.
Pauvre pépé qui va donc payer ce geste inconsidéré commis soixante ans plus tôt. A quoi ça sert ? On sait pas trop. C'est juste... trop triste.

Heureusement, la dernière scène est si belle qu'elle laisse quand même un sentiment de sérénité et de repos.

Les victimes sont souvent attachantes, mais là... c'est au delà de tout ce que j'ai pu voir. Du moins jusqu'à cet épisode.

(Dans lequel on apprend d'ailleurs que les meurtres fichés remontent jusqu'à... 1903 ! Ouh là là, trobientrobientrobien !!! )

 

"Blue Moon"

Sans hésiter la plus belle fin que j'aie vue jusqu'à présent dans Cold Case.



Et un des plus beaux épisodes, aussi.
Review pour ce soir, comme d'hab...
 

112 : Glued

Bon, j'ai enfin le temps de me pencher sur le cas de cet épisode que j'ai vu il y a déjà quelques jours. Et il faut que je fasse avancer le schmilblick parce que j'ai juste envie d'aller plus vite, là ! (Et le suivant est magnifique.)

Bref, pour commencer, un épisode où on entend Supertramp, c'est bien. La Sorcière aime Supertramp. La Sorcière a été bercée au son de Supertramp.

Par contre, je ne suis pas très très contente, parce que... ces enfoirés ont tué Dean Winchester !!!

(Je ne vais pas m'attarder sur l'horreur de ce crime, je crois que tout le monde a capté.)

Bon, en gros, ce n'est pas l'enquête qui rend cet épisode passionnant, c'est plutôt son impact sur les personnages, et surtout sur UN personnage. Celui que j'attendais depuis un bon moment, maintenant... et je commençais à m'impatienter. La Sorcière n'aime pas s'impatienter.
Depuis le début de la série, chaque cas est couvert par la présence rassurante du chef de nos bons petits soldats : le lieutenant John Stillman. On va dire qu'à ce jour, il ne servait pas à grand-chose, tout juste à encadrer, voire recadrer si nécessaire. Ah ah, et pourtant, ce faisant, en ce qui me concerne il a acquis une aura assez remarquable, m'inspirant un respect phénoménal.
De là la question cruciale : alors et lui, c'est quoi, son problème ?

Eh bien son problème, c'est justement ce cas précis. L'assassinat de Tim Barnes en 1980, parti acheter un cahier, petit trajet dont il n'est jamais revenu.

23 ans plus tard, Stillman n'a toujours pas résolu cette enquête qui lui a pourtant coûté cher tant il s'est investi dedans. Comme il le confie à Lilly.

Stillman : I lost my marriage over a case I couldn't even solve.

Et si aujourd'hui il tient à se repencher dessus, c'est que sa propre fille, née à ce moment-là, est elle-même enceinte.
Je peux vous dire que la superposition du Stillman de 2003 et de celui de 1980 est hallucinante. Le physique, les voix qui se fondent... Au point qu'il y a eu des moments où j'ai dû me demander lequel des deux acteurs était utilisé pour telle ou telle scène.

L'enquête en elle-même ne m'a pas passionnée, mais j'ai été touchée par la détresse des parents, celle de 2003 car ils ne se sont jamais remis de la perte de leur fils, et celle de 1980 parce qu'ils sont dépassés par leurs tâches en tant que parents de trois petits monstres qu'ils ont bien du mal à gérer.

Le fait que l'on soupçonne soudain la mère renforce encore l'horreur de la situation. Pauvre femme qui, dans un moment d'égarement, a demandé à Dieu de la soulager de son fardeau, et qui quelques minutes plus tard se retrouve avec un fils mort sur les bras.

L'intervention des trois couillus de la crim' allège un peu l'atmosphère (thank god). Les voir se planter avec leurs petits fauteuils pliants à un endroit stratégique où tous les drogués viennent se ravitailler pour faire coucou aux bagnoles qui passent, ça m'a fait hurler de rire. Tous les trois, ils ont un sacré potentiel comique. Et puis la fraîcheur de Scotty qui découvre, ravi, ce genre de petit plan, c'est trop mignon.

J'attendais aussi avec impatience notre première intrusion dans le monde de Lilly, et ma foi, je n'ai pas été déçue. J'ai presque été étonnée que cela arrive si vite, alors qu'on commence tout juste à gérer les informations concernant son enfance. Là, c'est bien sûr l'ami Kite qui force un peu la porte de son foyer. Pas con, le gars. Si Lilly ne dit pas non, c'est que ça veut dire oui.
Eh bien je ne m'attendais pas non plus à tomber sur une antenne de la SPA. Didjou, mais ces chats sont passés au rouleau compresseur, ou quoi ?

Lilly : I thought you liked cats ?
Kite : Cats, not... mutants.

Lilly : This is Olivia. And this is...
Kite : Tripod ?

Il est amusant, ce garçon, il me plaît bien. Quelqu'un pour lui dire qu'il va avoir du mal à arriver à ses fins ?

Bonne chance quand même.

Pour en revenir à l'enquête, j'ai quand même beaucoup aimé le coup du prêtre qui a reçu la confession du tueur mais qui ne veut pas rompre le secret. C'est énorme.

Lilly : Even if that person killed an 8-year-old boy ?
Father Declan : Even if.

La manière qu'ont Scotty et Lilly d'exploiter ça est grandiose. Tout simplement en amenant le prêtre dans les locaux au moment où leur suspect s'y trouve, le faisant flipper à mort.
Quelle tristesse de constater que c'est le vendeur du magasin, écoeuré de voir le petit lui piquer un tube de colle pour filer à une bande de Blacks qui l'ont raquetté, qui lui file une mandale, le laissant sur le carreau.

Encore une fois, sans nous mentir, les flashbacks nous ont bien manipulés. C'est ce même vendeur qui avait pourtant fait grâce au gosse des quelques cents qui lui manquaient pour acheter son cahier...

Et cette fois, c'est Stillman qui reçoit la visite furtive de la victime...

Tandis que Lilly qui n'a pas voulu que son soupirant la voie les cheveux détachés referme cette porte brièvement ouverte sur sa vie quotidienne...

C'est bien, c'est très très bien...

 

111 : Hubris

Heeeeem. Malgré mon fort attachement à ces meurtriers qui se croient tout puissants et qui tuent parce que, vous comprenez, j'ai la classe, moi... difficile de ne pas sauter sur mes petits pieds et de leur hurler à tous qu'ils sont quand même un peu des gros benêts, et qu'il faudrait peut-être qu'ils aillent s'acheter une culture. Au moins qu'ils révisent leurs classiques au lieu de se la péter justiciers no-life à l'oeil et à la truffe humides.

(Oui, bon, j'avoue que je suis capable de reconnaître une réplique d'Hamlet au bout de trois mots, ce n'est peut-être pas le cas de tout le monde. Mais quand même... la mise en scène des crimes... HELLO ? Pas un qui ne percute, ou si tard ? Ces gens ont-ils fait des études avant de devenir les gardiens de l'ordre chez les maîtres du monde ???)

Bref, c'est déjà fort mal parti pour cet épisode dont le crime a eu lieu en... 1995. Mmmmh. Boring.

Bon point en revanche et c'est ça qui va nous sauver l'épisode : un coupable superbe qui compense l'ignorance crasse de nos héros, soupçonné depuis des années mais toujours en liberté faute de preuves tangibles, et qui, un peu agacé d'avoir perdu son boulot à la fac et avide de retrouver son statut de splendide quadra bourré de réussite, nous rezigouille une nouvelle gonzesse selon le même MO avec un alibi en or, histoire de se dédouaner totalement et de faire accuser un autre type du meurtre survenu dans les années 90. Je veux dire... waouh ! C'est énorme ! Quel culot !!!

Ca, c'est le sourire de la bête qui vient de se faire coincer, genre : "Avouez que c'était bien tenté, hein ?"
C'est quand même lui qui vient chercher Rush et Valens pour qu'ils relancent l'enquête et l'innocentent... on croit rêver !
Evidemment, il aura fallu en déployer, des trésors de ruse et d'intelligence pour remonter jusqu'à ce génial individu qui se tapait toutes ses étudiantes.
Mais tout de même, est-ce qu'ils n'auraient pas pu percuter tout de suite que la mise en scène à la Ophelaï, ça sentait son prof d'anglais comme pas permis ?

En revanche, j'avoue que remonter jusqu'à l'homme de main grâce à une faute d'anglais qu'il fait à l'oral et qui renvoie aux cours du soir donnés par le coupable... waouh.

Pareil, le motif, complètement hallucinant. "She made me love her."
Alors qu'on croyait que la victime a été tuée parce qu'elle l'aimait et le harcelait, lui homme marié et père de famille, c'est tout l'inverse. C'est lui qui est tombé amoureux et qui n'a pas supporté qu'elle le quitte.

Bref, pas mal, mais il y a quand même des trucs inexcusables du côté de la Crim'.
Sinon, scène extrêmement embarrassante entre Lilly et son pote Kite, là, qui lui tourne furieusement autour depuis un ou deux épisodes. Mon Dieu, mais quel âge elle a, la pauvre enfant ? Se mettre à glousser comme une pré-pintade de 14 ans au moment où il se rapproche d'elle, prêt à l'embrasser, c'est du dernier ridicule. Vrai, on dirait presque moi, dites donc !

Pas facile d'approche, la miss. Et surtout, je crois que les jolis flocons et la romance, c'est pas trop trop son truc. Disons qu'il y a de fortes chances pour qu'elle ne s'autorise pas ce genre d'extras... Redoutable sur le terrain mais bonne à rien en dehors... on commence à comprendre pourquoi elle met tant d'acharnement à remettre les choses à leur place dans son boulot. Lilly, va ranger ta chambre.

 

110 : The hitchhiker

Très honnêtement, je n'ai pas trop trop aimé cet épisode. Atlantic City, 1997, deux jeunes cons qui veulent devenir les maîtres du monde... d'entrée de jeu, ça sent le meurtre par le cousin dont le rire hennissant est bien trop nerveux pour ne pas être suspect.

(Lilly est de mon avis.)

En plus, on nous embrouille notre race avec cette histoire de tueur en série, auquel finalement le meurtre du jour n'est pas lié, mais qu'on finit quand même par arrêter... bref, c'est un peu dense. Surtout quand comme moi, on aime regarder ce genre de trucs à minuit passé. (Vous avez le droit de penser que je ne suis pas nette.)

Mais bon, deux prétextes intéressants, ici, et joliment liés. D'abord, Scotty qui fait une bourde grosse comme lui.
Le voilà maintenant à la crim' comme chez lui, et il veut que ça marche, il veut qu'on le remarque, il veut qu'on le félicite. Alors il pousse un suspect, autrefois braqué par la victime, à bout, recueillant une confession qui n'en est pas une, seulement parce qu'il a menacé le type de lui enlever son fils.

(Excellent personnage, très complexe, très difficile à cerner... Malheureusement pas exploité à sa juste valeur, mais la maladresse est intéressante limite on se demande si ce n'est pas fait exprès pour troubler le spectacteur.)

Enfin, tout cela sous l'oeil impitoyable de Lilly et du chef. Qui le cueillent tout de suite à sa sortie, encore tout fier de son coup. Pour lui expliquer, mon petit gars, qu'il faudrait peut-être y réfléchir à deux fois avant de menacer un immigré Russe de ressortir les bonnes vieilles méthodes du KGB.

Mouché, le Scotty.

Voilà. Cette petite fenêtre ouverte sur la Russie, je l'ai trouvée excellente. Ce n'est pas grand-chose, mais c'est clair que c'est le genre de choses qu'il faut savoir quand on fait ce boulot. Et pour ça, Scotty est encore un peu jeunot.

(Je sens que l'apprentissage va être passionnant. )

Pour le reste, une fois de plus, la reconstitution du meurtre est grandiose d'horreur et de tension dramatique. Et triste, contrairement au reste de l'épisode, en fait. Parce que voir la mort arriver comme Matt Mills la voit, de la main de son propre cousin, c'est atroce.

Bien aimé la petite scène de fin où Scotty, embrassant cette humilité qui lui fait habituellement tant défaut, s'en va s'excuser auprès du Russe.

Et peut-être même encore plus celle où Jeffries et Vera se tapent un carton dans les bureaux déserts, et font signe à Lilly de les rejoindre...

C'est le genre de petits trucs sympas. Qu'on apprécie quand on commence à aimer une série et ses personnages. Et qu'on a envie de voir plus souvent.

 

109 : Sherry darlin'

A première vue, voici un épisode qui m'a moins bien accrochée que les deux précédents. D'abord, après m'avoir chauffée à blanc avec son superbe crâne et ses yeux de velours, adios Danny Pino. M'enfin c'est quoi, cette arnaque ?
Je n'ai pas fini de me rincer les rétines, rendez-le-moi illico !

Déception, donc. Et c'est là qu'on se rend compte qu'en seulement deux épisodes, le petit corniaud a bien réussi son coup.

Du coup, c'est l'occasion pour Lilly de rebosser un peu seule, et aussi un peu avec Vera que j'adore. Vous ne pouvez pas imaginer comme il me plaît, Patapouf. Il m'éclate, parce qu'il est drôle (a-t-il le choix, le pauvre bougre ?), mais aussi parce que son petit côté lourdingue et lourdaud associé à la porcelaine-attitude de Lilly, je trouve ça très bon.

On notera que c'est grâce à lui que l'on remarque Lilly en train de s'éclipser discrètement en pleine journée. L'on apprend ainsi qu'elle a une soeur (intereeeestiiiing), que c'est elle qui s'occupe de sa mère... enfin, normalement.

Nick : Where you going ?
Lilly : Pharmacy run.
Nick : Thought your sister was taking care of your mother.

Mmmmh, monsieur est au courant de tout... Et s'il y a du rififi chez les Rush, m'est avis qu'on n'a pas fini d'en entendre parler !
Pour en revenir à Scotty, le fait qu'il ne soit pas là, ça m'a permis de réfléchir un peu plus sur le cas Lilly Rush. Parce que mine de rien, elle nous fait un drôle de plan, la demoiselle. Ca me fait flipper de la voir aussi à fond dans certaines enquêtes, au point qu'il ne semble plus y avoir de limites entre sa vie et son boulot.
Comparé à tous ses mâles collègues qu'on sent beaucoup plus détachés, c'est spectaculaire. On en vient à se demander pourquoi elle s'inflige ça, pourquoi avoir choisi les "cold cases" dont le caractère ancien confère sans doute une charge émotionnelle supérieure aux crimes tout frais, plus passionnés... Pourquoi se frotter à ça si c'est pour finir l'oeil mouillé et le coeur gros à la fin de chaque épisode ? Probablement parce que Lilly ne sait pas vivre sans. Et si c'est ça, eh ben on va super bien rigoler pendant six saisons, youpi !
En même temps, une héroïne bien tordue, yummy ! I love that. (D'autant qu'être malheureux, c'est bien plus intéressant que nager dans la béatitude. Foi de moi.)

Bref... aujourd'hui, au menu, une mémé de 81 ans assassinée chez son petit-fils qui l'avait à charge et retrouvée quinze ans plus tard dans le sous-sol de son ancienne maison. Gloups. Personnellement, et c'est vraiment pas de bol, cela m'évoque des choses.

J'avoue que l'idée que ce type ait pu étouffer sa grand-mère gentille mais un peu gênante à coup d'oreiller sur la tronche m'a tout de suite été insupportable. Ca m'a foutu la nausée.
Bien sûr, le fait qu'il appelle Lilly dès le début pour s'accuser, puis pour discuter, c'était louche. Mais je redoutais vraiment que ce soit lui. Je n'en aurais pas dormi de la nuit si ç'avait été le cas.

Lilly : How is it you know she was murdered ?
James : I did it.

Et si je vous disais que j'ai reconnu l'acteur rien qu'à ça...

Et que je n'ai même pas attendu qu'on le voie en entier pour filer sur IMDB et avoir la certitude que j'avais raison ?

Incroyable. Ce vieux Haywire. Toujours des rôles complètement ahurissants, lui.
Bref. Très bon. En revanche, contrairement à d'habitude, pas du tout convaincue par le casting de Sherry, sa meuf de 1989, et sa version 2003.

Il faut bien le dire, je ne supporte pas la deuxième actrice. Elle a joué dans le plus mauvais épisode de House et dans un épisode pas gégé de Bones. J'aime pas sa gueule, c'est physique. Avec ça que les Fine Young Cannibals m'ont un peu mis sur la voie. "She drives me crazy", hein ?
Lilly capte vite, elle aussi, mais reste à faire avouer James, toujours complètement accro à cette garce et tellement bouffé de remords qu'il serait bien fichu de se flanquer lui-même sur la chaise électrique.

Lilly : She didn't love you, James. And I'm your girl now.

Elle est grave, quand même.
Enfin, quinze ans plus tard, conformément à ce que voulait James, mémé se retrouve finalement avec un enterrement digne de ce nom, puisque l'imbécile l'avait enfouie dans son sous-sol après le sale coup de sa péronnelle de copine.

Dommage, mais complicité de meurtre, mon gars, c'est pas franchement reluisant non plus, même quand on s'est fait manipuler par une mante religieuse qui encaissait tranquillou les chèques de pension de la vieille.

Voilà. Clairement pas aussi fort que les précédents, mais j'avoue que la dimension grand-mère, ça m'a bien émue. Sûrement parce que la mienne a 81 balais, qu'il m'arrive de l'avoir à charge, et qu'elle me casse bien les pieds quand elle squatte chez moi... mais rien que d'y penser, brrrrr... non...
En attendant, c'était un peu maladroitement introduit, mais en profiter pour sous-entendre que Lilly a elle aussi une vieille sur les bras, c'est pas tout à fait idiot.

 

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